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Action des courants d'induction sur le voltamètre à aluminium

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Academic year: 2021

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HAL Id: jpa-00238829

https://hal.archives-ouvertes.fr/jpa-00238829

Submitted on 1 Jan 1888

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Action des courants d’induction sur le voltamètre à aluminium

M. Neyreneuf

To cite this version:

M. Neyreneuf. Action des courants d’induction sur le voltamètre à aluminium. J. Phys. Theor. Appl.,

1888, 7 (1), pp.250-254. �10.1051/jphystap:018880070025001�. �jpa-00238829�

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autour du second couteau

et, par suite,

Si Y~oa,j ---- Ya~~;t, le second terme du second membre est nul.

Il faut et il suffit, pour réaliser l’élimination, que le pendule

soit symétrique dans sa forme extérieure et que les observations aient lieu sur les deux couteaux entre les mêmes limites d’ampli-

tude.

Ainsi donc, en résumant, les travaux et les idées accumulées de de Prony, de du Buat, de Bohnenberger, de Kater et enfin de

Bessel avaient, dès i 84g, conduit à la conception d’un pendule

matériel, muni de deux couteaux échangeables, dont les arêtes

sont à très peu près des axes réciproques. Un tel pendule éli- mine, par la réversion, l’erreur de la position du centre d’oscil- lation, par la symétrie de la forme, 1"’efl’et total du milieu ambiant,

par l’échange des couteaux, l’influence de la courbure de leurs

arêtes; sous la réserve expresse, malheureusement trop souven t méconnue par les observateurs, que les oscillations autour des deux couteaux, c’est-à-dire dans les deux positions du pendule,

_

avant comme après l’échange desdits couteaux, soient effectuées dans les mêmes limites d"amplitude.

Ce pendule, proposé et calculé par Bessel, ne fut exécuté qu’a- près sa mort, par Repsold de Hambourg. (r1 suivre.)

ACTION DES COURANTS D’INDUCTION SUR LE VOLTAMÈTRE A ALUMINIUM;

PAR M. NEYRENEUF.

Si l’on soumet à l’action des courants induits de la bobine de

~uhmkori un voltamètre à aluminium, on n’opère pas, d’une nia- nière générale, la séparation des deux courants direct et, inverse.

On peut cependant réaliser, avec ce métal, une soupape élec-

Article published online by EDP Sciences and available at http://dx.doi.org/10.1051/jphystap:018880070025001

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trique (1) dans des conditions particulières et en utilisant de

phénomènes que je vais décrire rapidement.

1. Si, par le moyen d’un intervalle d’air à franchir, on ne con-

serve que le courant direct, on ne constate pas d’efl’et spécial avec

un voltamètre (platine, eau acidulée, aluminium), quel que soit,

par rapport aux électrodes, le sens du courant. La décomposition

de l’eau se produit également soit avec dégagement d’oxygène,

soit avec formation d’alumine suivant la nature du pôle positif,

et la déviation galvanométrique n’indique aucune direction pri- vilégiée.

2. Dans le cas où les deux courants induits arrivent au volta- mètre, on voit se dégager en assez grande abondance sur l’alumi-

nium de l’hydrogène pur, tandis que quelques bulles de mélange

tonnant se forment péniblement sur le platine . La déviation gal- vanométrique est ici presque nulle.

3. Si, dans la disposition précédente, on remplace le platine par

une seconde lame d’aluminium, on constate un dégagement d’hy- drogène sur chacune des électrodes. Ce dégagement pour une lame donnée est toujours plus abondant quand elle est reliée au pôle négatif du courant direct.

4. En remplaçant par de l’eau distillée le liquide conducteur,

il se forme encore un dégagement d’hydrogène sur les deux lames d’aluminium, dont les bulles sont mélangées avec des flocons d’alumine.

5. Un voltamètre à eau distillée, avec électrodes al uminium et mercure, constitue une soupape ne laissant passer que l’un des

courants induits, quel que soit le sens de l’inducteur. Le courant

) Voir, pour l’emploi du voltamètre à aluminium avec les courants galva- niques :

G. PLANTÉ, Comptes rendus, 1859.

DUCRETET, Journal de Physique, 1re série, t. IV, p. 84.

CAIL, Ann. télegraphlques, t,. 111 et Y.

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*conservé va dans le liquide du mercure à l’alulniniuo1. Sa pré-

sence peut être rendue sensible, soit par la déviation permanente de l’aiguille du galvanomètre qui atteint facilement 30°, soit au

moyen d’anneaux de Nobili qui apparaissent bientôt sur le mercure.

Il est bon d’opérer ici dans des conditions assez parfaites d’iso-

lement. On dispose, sur un bloc de paraffine, un flacon de verre

muni d’une tubulure latérale in férieure, propre à recevoir une

tige de fer que l’on recouvre avec du mercure. Au-dessus de ce

inétal est une couche d’eau distillée dans laquelle plonge la lampe

d’al umini um soutenue par un bouchon paraffiné, fixé dans la tu-

b ulure supérieure.

6. Le courant que laisse passer la soupape est de sens inverse à celui correspondant au couple Inercure-eau-aluminiun1; aussi

l’addition de quelques gouttes d’acide dans l’eau distillée a-t-elle pour effet de diminuer notablement la déviation galvanométriquc

initiale.

7. Le magnésium, dans les différents cas examinés plus haut, se

comporte comme l’aluminium.

8. Si, dans le voltamètre soupape, on remplace l’alum1~liuin par

une lame de platine, d’argent, de cuivre, d’acier, on obtient une

déviation permanente qui n’est pas supérieure à 2°. Elle est de

même sens que celle obtenue avec l’alun1ÎniuI11.

Le palladium ne donne pas de déviation sensible.

Le nickel et le zinc donnent une faible déviation inverse des

précédentes.

9. Peut-on, d’après les résultats précédents, attribuer le méca- nisme de la soupape à la forme même des électrodes dont la dis-

position a été indiquée par Gaugain pour l’électricité statique? Il n’y a pas lieu de le penser, car on devrait alors trouver pour tous les métaux des résultats de même ordre plus petits pour les élec- trodes moins altérables, plus grands par exemple avec le platine qu’avec l’aluminium. Les cas d u zinc et du nickel montrent du

reste nettement l’influence de la force électromotrice secondaire

développée avec les différentes substances.

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10. Le dégagement de gaz à l’extrémité de l’électrode, et surtout

de gaz hydrogène, pourrait être invoqué aussi pour expliquer, par

une sorte de décharge intérieure, la facilité de passage des cou-

rants dans un sens déterminé; pour juger de l’effet du gaz, j’ai remplacé la lame d’aluminium par un fin tuyau d’acier dont l’ex- trémité permettait de produire, soit avec de l’air, soit avec du gaz

d’éclairage, soit avec l’hydrogène, un bouillonnement dans l’eau distillée. Je n’ai remarqué dans ces conditions aucun effet spécial.

~.’1. Il y a lieu d’admettre que le fonctionnement de la soupape

est dû à une cause identique à celle invoquée pour les courants

dynamiques simples. La légère couche d’alumine dont nous avons

constaté l’existence suffit à arrêter le courant producteur. Elle

se trouve détachée du métal par le dégagement d’hydrogène qu’amène le courant inverse qui pourra produire tout son effet.

On n’observe donc qu’une différence d’action et il n’y a pas ]leu d’espérer pouvoir utiliser ces phénomènes pour des mesures d’in- tensité. N’oublions pas, du reste, que l’on se trouve dans un cas

plus complexe encore que celui des courants interrompus dont

les lois, étudiées par Berlin et Cazin, sont loin d’être parfaite-

inenu connues.

12. Certains points de la lame d’aluminium sont le siège d’un dégagement plus abondant. Celle-ci devient rapidement spon-

gieuse, eu égard à la formation d’alumine, et bien plus efficace qu’au début. Si l’on dispose deux laines d’aluminium, l’une neuve,

l’ autre altérée par l’ usage aux deux extrémités d’un tube en U renfermant deux colonnes d’eau distillée séparées par du mercure,

on constate que le système peut servir de soupape en faveur de la la me sur laquelle le dégagement est le plus abondant.

13. Si l’on emploie une très grosse bobine, l’effet, toujours de

même sens, ne présente pas l’accroissement d’intensité que l’on

pourrait attendre. Ceci provient surtout de ce que, dans un pareil instrument, les oscillations plus lentes de l’interrupteur font suc-

céder à de trop longs intervalles les courants efficaces.

14. Je n’ai remarqué aucune décomposition de l’eau avec les

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courants d’ind uction électrostatique, soit avec les disques de Mat-

teucci, soit par le procédé de M. Bichat. Les déviations galvano- métriques qui se produisent très nettement changent avec le sens

du courant inducteur.

NOTE SUR LA SOLUBILITÉ DES GAZ DANS LES LIQUIDES;

PAR M. L. HOULLEVIGUE.

La définition la plus nette qu’on puisse donner du coefficient de solubilité d’un gaz dans un liquide est le rapport qui existe

entre le volume du gaz absorbé, mesuré sous la pression finale,

et le volume du liquide absorbant. Depuis les recherches de MM. de Khanikof et Louguinine (1 ), on admet généralement que le coefficient de solubilité augmente avec la pression (2). Or les expériences sur lesquelles on s’appuie et les conséquences qu’on

en tire peuvent donner lieu à quelques remarques critiques, qui

font l’objet de la présente Note.

MM. de Khanikof et Louguinine déterminent dans leurs expé- riences, non pas le coefficient de solubilité, tel que nous l’avons

défini, mais le coefficient d’absorption, c’est-à-dire le volume de gaz, réduit à 0° de température eL 760mm de pression, absorbé par l’unité de volume d’un liquide.

Soient donc Vole volume initial et Po la pression initiale du gaz, V~ le résidu visible après l’absorption et P1 sa pression, et lz le

volume d’eau dont on étudie le pouvoir absorbant. Le coefficient

d’absorption défini par ~1lBI. de Khanikof et Louguinine a pour

valeur, en supposant la loi de Mariolle exacte,

Avec la méme ly~potl~ése, le coefficient de solubilité a pour valeur

(1) Annales de Chinâe et de Physique, 4e série, t. XI.

(~) V. DITTE, Exposé de quelques propriétés générales des corps, p. 142.

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