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Influence des transitions induites par chocs non adiabatiques dans la théorie de l'élargissement et du déplacement des raies atomiques

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Academic year: 2021

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Texte intégral

(1)

HAL Id: jpa-00206858

https://hal.archives-ouvertes.fr/jpa-00206858

Submitted on 1 Jan 1969

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Influence des transitions induites par chocs non adiabatiques dans la théorie de l’élargissement et du

déplacement des raies atomiques

F. Schuller, B. Oksengorn

To cite this version:

F. Schuller, B. Oksengorn. Influence des transitions induites par chocs non adiabatiques dans la

théorie de l’élargissement et du déplacement des raies atomiques. Journal de Physique, 1969, 30

(11-12), pp.919-922. �10.1051/jphys:019690030011-12091900�. �jpa-00206858�

(2)

INFLUENCE

DES

TRANSITIONS

INDUITES

PAR CHOCS NON

ADIABATIQUES

DANS LA THÉORIE

DE

L’ÉLARGISSEMENT

ET

DU DÉPLACEMENT DES

RAIES

ATOMIQUES

Par F. SCHULLER et B.

OKSENGORN,

Laboratoire des Hautes Pressions, C.N.R.S., I, place A.-Briand, 92-Bellevue.

(Reçu

le 1 er

juillet 1969.)

Résumé. 2014 On étudie l’influence sur le

profil

des raies

spectrales atomiques

des transitions induites par chocs

non-adiabatiques

entre niveaux de structure fine. On met en évidence un

effet

expérimentalement

mesurable de ces transitions dans le cas du

premier

doublet du lithium

perturbé

par un gaz rare.

Abstract. 2014 The influence of transitions induced

by

non-adiabatic collisions between fine structure levels, on the

shape

of atomic

spectral

lines, is studied. An

experimentally

measurable effect of these transitions is obtained in the case of the first doublet of lithium

perturbed by

a rare gas atom.

Introduction. - Dans un

pr6c6dent

article

[1],

nous avons trait6 le

probl6me

des

perturbations

des

raies

spectrales atomiques

par la

pression,

en suppo-

sant que les transitions induites par les

chocs,

entre

les differentes

composantes

d’un

multiplet pouvaient

etre

n6glig6es.

Toutefois,

la validite de cette

hypothese

ne

parait plus

assur6e

lorsque

1’ecart entre les

composantes

devient tres

faible,

comme c’est le cas de 1’atome de lithium.

Nous

pr6sentons

ici une 6tude de 1’effet de ces tran-

sitions

induites,

en

utilisant,

comme dans notre

pr6-

c6dent article

[1],

le cadre de la th6orie d’Ander-

son

[2].

Nous supposons par ailleurs que la densite des

atomes

perturbateurs

est suffisamment faible pour que

1’elargissement

des composantes de structure fine n’en- traine pas le recouvrement de leurs

profils,

conform6-

ment aux

hypotheses

de base de la th6orie d’Anderson.

CALCUL DE L’OPERATEUR DE COLLISION COMPLET. -

Comme

pr6c6demment [1],

nous d6terminerons

1’ope-

rateur d’6volution T dans la

representation

d’inter-

action,

en utilisant

l’approximation

«

scalaire »,

ce

qui

revient a admettre que l’on a :

La validite de cette

approximation

a ete 6tudi6e dans

[1];

nous ne reviendrons donc pas sur ce

point

dans le

present

article.

En faisant

appel

a un calcul de

perturbation

du

second

ordre,

on

peut

montrer que

l’op6rateur

d’ac-

tion

P(t)

est donne par

1’expression

suivante :

Les elements de matrice de

1’energie

du second

ordre

Ê(2)

sont d6finis par la relation

suivante,

pour un etat donne :

avec n, v = nombres

quantiques principaux,

j, x

= nombres

quantiques angulaires,

m, 03BC. = nombres

quantiques magn6tiques, He

= hamiltonien

d’interaction,

wnj =

l jhE))

(dans 1’expression (3),

on a

n6glig6

au d6nominateur la variation de

1’energie

des 6tats non

perturb6s

avec

les nombres

quantiques j

et

x) .

On a montre

[1]

que l’hamiltonien d’interaction

dipole-dipole pouvait

s’ecrire sous la forme suivante :

b =

parametre d’impact,

R = distance

interatomique,

v = vitesse relative des deux atomes en inter- action.

Les

quantités p1x,, p2x,

etc., sont les

composantes

de

l’op6rateur

moment

dipolaire

des atomes 1 et 2 dans

un

systeme

de coordonn6es dont l’axe z est normal a la

trajectoire

de 1’atome

perturbateur.

Article published online by EDP Sciences and available at http://dx.doi.org/10.1051/jphys:019690030011-12091900

(3)

920

Les elements de matrice non

diagonaux

de P

pour t

-->- + oo sont alors donn6s par :

Tous calculs

faits, 1’expression (4)

aboutit a la relation suivante :

ou l’on a

adopt6

la notation :

les

quantités

sous la racine carr6e 6tant les forces d’oscillateur des transitions consid6r6es.

Les elements de matrice

Q,

sont donn6es en fonction

des coefficients de Clebsch-Gordan par les relations :

ou les

integrales I2

et

13

ont ete calculées

d’après [3] ;

elles

dependent

par ailleurs du

parametre :

Dans le cas ou ce

parametre

est tres

petit,

par

exemple

pour le

lithium,

on

peut

poser :

La matrice P pour 1’etat excite se

pr6sente

sous la

forme suivante :

Les elements a,

b,

c,

d,

ainsi que

l’unique

element

de 1’6tat de base

Pll,,

ont ete calcul6s

pr6c6dem-

ment

[1],

tandis que e

et f sont

obtenus a

partir

de

la relation

(5).

Cette matrice

possede

trois valeurs propres diffé- rentes,

designees

par :

Par

ailleurs,

on sait que la th6orie d’Anderson que

nous

appliquons

ici ne fait intervenir que les elements de matrice

diagonaux

de

l’op6rateur

de collision

T;

on montre facilement que, pour 1’6tat

excite,

ces 616-

ments de matrice sont donn6s par :

(4)

avec :

L’influence des transitions induites par les collisions

non

adiabatiques depend

de la valeur des elements de matrice e

et f.

Dans le cas

general,

la valeur relative

de ces elements par rapport aux autres elements de la matrice P

depend

de la

grandeur

du

parametre

d’im-

pact

b.

Toutefois,

si l’on utilise

l’approximation expri-

m6e par les relations

(6),

P se

pr6sente

sous la forme

d’une matrice

ind6pendante

de b

multipliée

par le facteur

(vb5) -1.

CALCUL DE LA SECTION EFFICACE DE COLLISION

OPTIQUE. - En

appliquant

la formule d’Anderson pour la section efficace differentielle

6(b) [2],

on

obtient les

expressions

suivantes :

composante

En introduisant le

parametre d’impact

reduit y defini par

y5

=

1032 Vb5,

les sections efficaces diffé- rentielles s’6crivent sous la forme :

composante j f

=

1/2 :

Rappelons

que les sections efficaces

différentielles,

calcul6es dans

[1]

sans tenir

compte

des transitions

induites,

sont donn6es par :

Lorsque

l’on fait le rapport des sections efficaces

totales,

avec ou sans transitions

induites,

on obtient

les valeurs suivantes :

Nous avons

applique

ce calcul au cas du

couple lithium-argon,

en utilisant des valeurs

th6oriques

pour les forces d’oscillateur du lithium

[4].

Dans ce cas,

le rapport des sections efficaces totales pour les deux

composantes,

calcule sans tenir

compte

des transitions

induites,

est

6gal

a : :

L’influence des transitions induites se manifeste par

une diminution des sections efficaces totales. En

effet,

on obtient en

appliquant

les relations

(7)

les

rapports

suivants :

Cette influence est la

plus

forte dans le cas de la

composante 1/2;

en outre, elle est exactement la

meme, qu’il s’agisse

du

deplacement

ou de

1’elargissement.

Cela

peut paraitre

surprenant, car si l’on se contente, suivant un

procédé

couramment

employ6,

des deux

premiers

termes du

d6veloppement

de la section effi-

cace différentielle par rapport a

P,

on obtient un

effet nul sur le

deplacement

et une

augmentation

sur

1’elargissement.

Mais il nous semble que

1’approxi-

mation « scalaire » utilis6e ici donne des resultats

plus precis

que les m6thodes

d’extrapolation

faisant

appel

a ce

d6veloppement.

Signalons

enfin que ce calcul

applique

au cas du

couple sodium-argon

6tudi6 dans

[1]

montre que les effets des transitions induites sur les sections efficaces totales sont absolument

n6gligeables.

Conclusion. - Le role des transitions induites par les chocs

non-adiabatiques,

tout en 6tant peu

impor-

tant en

g6n6ral,

est toutefois assez

grand

dans le cas

du lithium pour laisser

pr6voir

un effet

exp6rimentale-

ment mesurable. Les raisons en sont, d’une part, la faible

separation

des

composantes

de structure

fine,

d’autre part,

l’anisotropie

relativement forte du poten- tiel d’interaction attractif avec les atomes pertur- bateurs.

(5)

922

BIBLIOGRAPHIE

[1]

SCHULLER

(F.)

et OKSENGORN

(B.), J. Physique,

1969, 30, 531.

[2]

ANDERSON

(P. W.),

Phys. Rev., 1949, 76, 647.

[3] GRAY

(C. G.),

Thèse, Toronto, 1967.

[4]

GRIEM

(H. R.),

Plasma

Spectroscopy,

McGraw-Hill, 1964.

Références

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