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Assimilation des expériences de Hall et Faraday aux effets du gyroscope

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Academic year: 2021

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Texte intégral

(1)

HAL Id: jpa-00237936

https://hal.archives-ouvertes.fr/jpa-00237936

Submitted on 1 Jan 1882

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Assimilation des expériences de Hall et Faraday aux effets du gyroscope

B. Elie

To cite this version:

B. Elie. Assimilation des expériences de Hall et Faraday aux effets du gyroscope. J. Phys. Theor.

Appl., 1882, 1 (1), pp.269-270. �10.1051/jphystap:018820010026900�. �jpa-00237936�

(2)

269

ASSIMILATION DES EXPÉRIENCES DE HALL ET FARADAY AUX EFFETS DU GYROSCOPE;

PAR 31. B. ÉLIE.

L’imitation des actions

électriques,

que l’on tente de divers côtés, semble

pouvoir

s’étendre aux

phénomènes

de la rotation du

plan

de

polarisation

lumineuse trouvées par

Faraday

et à ceux découverts

par M. Hall

( 1 ).

Analytiquement,

il

suffit,

pour les

expliquer,

d’admettre dans

l’énergie cinétique

du milieu un terme de la forme

w’ et w étant les vitesses de rotation dues, l’une à l’action

magné- tique,

l’autre au mouvement lumineux ou

électrique (2).

Pour une

.

explication synthétique,

il faut seulement avoir

présent

à

l’esprit

que les composantes

(a,b, y)

d’une rotation sont liées à celles

(ii,

v,

cw)

d’un

déplacement

et à celles

(f,

g-,

IL)

d’une

quantité qu’on

pourra

regarder

comme une intensité de courant ou un

mouvement lumineux

par les

relations

Dans

l’expérience

de

Faraday,

on a d’une part des

lignes

de force

magnétique dirigées

suivant l’axe

des x,

c’est-à-dire une rotation de même direction w’ des molécules

matér ielles ;

d’autre part, un

rayon lumineux suivant 0 x dont la vibration dans le

plan x v produi t

des rotations élémentaires d’axes

Oz,

situés dans le

plan

de

polari-

sation du rayon.

(’ ) Journal de Physique, Ire série, t. IX, p. 289; 1880.

(2) MAXWELL, Electricity and magnetism, t. II) p. 410.

Article published online by EDP Sciences and available at http://dx.doi.org/10.1051/jphystap:018820010026900

(3)

270

Le

phénomène

résultant est une rotation du

plan

de

polarisation,

c’est-à-dire

qu’une

rotation

perpendiculaire

aux deux

premières (suivant Oy)

est venue se composer avec la rotation lumineuse.

Dans

l’expérience

de

Hall,

la rotation des molécules due au

magnétisme

étant

supposée dirigée

suivant

Oz,

le courant

électrique qu’on

supposera

dirigé

dans la feuille d’or suivant O.x

estl’équivalent

de rotations élémentaires de l’éther suivant

Oy.

Le

phénomène

résultant est un courant dans la direction

Oy qui équivaut

à des

rotations élémentaires suivant

O.x,

c’est-à-dire

perpendiculaires

aux

deux

premières.

Or le gyroscope

présente

le fait tout

pareil

d’une rotation per-

,

pendiculaire

à deux autres. On sait en effet que, si un

couple agi,t

sur un tore en

gyration,

l’effet résultant est une rotation du tore autour d’un axe

perpendiculaire

à la fois à celui de la

gyration

et ..

à celui du

couple;

de telle sorte que, si l’on

imagine

un tore

(hori-

zontal par

exemple ) immergé

dans un fluide dont le sens du courant est

perpendiculaire

à l’axe du tore, et dont les vitesses ne sont pas les dérivées d’un même

potentiel,

mais

produisent

des rotations élémentaires que

je puis

supposer

verticales,

le résultat sera une rotation du tore autour d’un axe

parallèle

au courant, c’est-à-dire

perpendiculaire

à l’axe de

gyration

et aux rotations du fluide.

Soient w’ la vitesse de

gyration

d’un tore, Smv2 son moment d’i- nertie. Le

couple

nécessaire pour le maintenir en rotation uniforme

(1) autour d’un autre axe étant

(1)

l’énergie qu’il

faudra

dépenser

pour amener les axes

de TT 2

à

ww sera

c’est-à-dire

l’expressi.on (1).

La constante de Hall doit donc être

proportionnelle

au moment d’inertie de la molécule n1atérielle.

(1) RESAL, zlfécaizique, p. 125-363.

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