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Étude expérimentale d'un convertisseur a plasma de césium

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Étude expérimentale d’un convertisseur a plasma de

césium

E. Dieulesaint, Ph. Defranould

To cite this version:

(2)

95 A.

ÉTUDE

EXPÉRIMENTALE

D’UN CONVERTISSEUR A PLASMA DE

CÉSIUM

Par E. DIEULESAINT et PH.

DEFRANOULD,

Laboratoire de Recherches Générales de la Division « Tubes

Électroniques

»,

Compagnie Française Thomson-Houston.

Résumé. 2014 Nous avons dans

un article précédent [1] exposé le

principe

de fonctionnement et

décrit quelques réalisations de convertisseurs à plasma de césium.

Nous rapportons ici les résultats d’une suite d’essais effectués sur un de ces convertisseurs chauffés par bombardement électronique. Nous convenons de distinguer trois régimes de fonctionnement suivant la valeur de la température du césium.

Abstract. 2014

In a previous paper, we demonstrated the operating

principle

of thermionic caesium

plasma

converters and described a few of the models we built.

We set forth here the results of a series of tests conducted on one of these models heated by electric bombardment. We are able to distinguish three operating modes depending on the caesium

pres-sure.

1,1 JOURNAL DE PHYSIQUE SUPPLÉME NT AU No 6.

PHYSIQUE APPLIQUÉE TOME 25, JUIN 1964, PAGE 95 A.

Cette étude

expérimentale

a pour but de

déter-miner l’influence des différents

paramètres

inter-venant dans le fonctionnement d’un convertisseur

à

plasma

naturel de césium. Ces

paramètres

sont :

les

températures

de cathode et d’anode :

Tc, Ta. ;

les

potentiels

de sortie de cathode et d’anode : rpc,

cpa ; la

température

de césium :

Tes;

la distance interélectrodes :

d ;

la nature des matériaux

uti-lisés.

Nous nous sommes intéressés

plus

particuliè-rement à la

température

du césium. En

effet,

la

pression

de

césium,

déterminée par la

température

du réservoir contenant le césium

liquide,

a un rôle

déterminant

[2

et

3].

Nous avons aussi examiné

l’influence de la distance interélectrodes sur le

courant et la

puissance

de sortie du convertisseur :

son influence est

beaucoup

plus marquée

que la

théorie ne le laisse

prévoir.

I . Les convertisseurs utilisés. - 1.1. DESCRIP-TION. -

Le convertisseur à

géométrie

cylindrique

[1

à

3]

est

représenté schématiquement

sur la

figure

1. Il

comprend

deux enceintes : une enceinte à bombardement

(A)

formée par l’intérieur du

cylindre

constituant la

cathode ;

; une enceinte à césium

(B)

constituant la

partie

« convertisseur »

est formée par

l’espace

annulaire

compris

entre la cathode et l’anode

qui

lui est

concentrique.

La cathode

(C)

est

portée

à la

température

de? fonctionnement par bombardement

électronique :

:

la source d’électrons est un filament de

tungstène

(D)

chauffé par effet Joule. Le

cylindre

de la cathode est constitué par un métal réfractaire

(molybdène

ou

tantale).

Sa

partie supérieure

est

amincie de

façon

à constituer un

support

(E)

à

grande

résistance

thermique.

La surface émissive

de la

cathode

est de

11,4

cm2. Un anneau de

céra-FIG. 1. - Schéma d’un convertisseur

thermoélectronique

chauffé par bombardement électronique.

(3)

PHOTOGRAPHIE 1. - Sous-ensembles du convertisseur :

Anode brasée sur anneau de céramique. Cathode brasée sur son support. Filament de bombardement.

mique (F)

assure l’isolement

électrique

cathode-anode

(Photographie

1).

L’anode

(G)

en nickel est munie d’ailettes de

refroidissement en cuivre

(H)

de

façon

à maintenir

naturellement sa

température

autour de 500 °C.

Trois distances interélectrodes ont été étudiées :

0,3

mm ;

0,5

mm et 1 mm.

Le réservoir de césium est constitué par un

queusot

en cuivre

(J)

brasé à l’extrémité inférieure

de l’anode par l’intermédiaire d’un tube en nickel

dont la résistance

thermique plus importante

que

celle du cuivre diminue le

couplage

entre la

tempé-rature d’anode et la

température

de césium. Le tube en nickel est suffisamment

long

pour que le

réservoir à césium soit le

point

le

plus

froid du

convertisseur.

Les convertisseurs étant destinés à travailler à

l’air,

aux environs de 700 °C

pour

l’anode et entre

300 et 400 °C pour les autres

parties,

sont

protégés

par un revêtement à base

d’argent

et de rhodium.

Quatre thermocouples

chromel-alumel ont été

brasés sur le convertisseur : m sur le réservoir de .

césium ;

un sur

l’anode ;

un sur l’extrémité du

support

de

cathode ;

un sur le haut de l’enceinte du convertisseur.

1.2. CHOIX DES MATÉRIAUX. - Les

performances

d’un convertisseur sont fonctions des travaux de sortie et des

températures

des électrodes. En ce

qui

concerne

l’anode,

le

problème

est

rapidement

résolu

puisque,

quel

que soit le matériau que l’on

utilise,

son travail de sortie est très

proche

de celui

du césium

(1,89

V)

pourvu que sa

température

soit suffisamment basse. Pour l’émetteur ou cathode

il faut utiliser

un’matériau

réfractaire

ayant

une

bonne émission

thermoélectrique,

c’est-à-dire un

y/T

le

plus petit

possible.

En

effet,

le rendement et la

puissance augmentent

avec la

température

et avec la diminution du travail de sortie de la

cathode. La

température

de l’émetteur est limitée par la vitesse

d’évaporation

du matériau

qui

est

une fonction

exponentielle

de la

température

[4].

La diminution du travail de sortie est aussi limité :

il est

nécessaire

que y,,

>- VI

pour que l’ionisation

du césium par contact soit

importante.

L’émetteur doit être constitué de matériaux tels que le

tung-stène,

le

tantale,

le

molybdène,

le niobium. On

peut

penser à utiliser des cathodes

inhomogènes

[1,

5 et

6]

dont le

potentiel

de sortie moyen est

inférieur à Y; : les

parties

à haut

potentiel

de sortie étant

responsables

de l’ionisation du césium

et les

parties

à bas

potentiel

de sortie étant

chargées

de l’émission

thermoélectronique.

Des cathodes du

type

«

imprégné »

à matrice de

tungstène

poreux

ont été utilisées dans ce sens et ont donné des

résul-tats satisfaisants

[1].

Nous avons d’abord utilisé comme émetteur le

molybdène

dont l’émission

thermoélectronique

est

relativement bonne

(103 y/T

=

1,5),

mais sa

poro-sité au-dessus de 1 800 OC diminue

considérable-ment la durée de vie des convertisseurs. Des coupes

micrographiques

ont révélé des failles de l’ordre du micron dans la cathode.

Nous avons alors

remplacé

le

molybdène

par du

tantale dont la tension de vapeur est très inférieure

à la même

température ;

leurs travaux d’extrac-tion sont très voisins

(-

4,2

V).

Aucune

porosité

n’a été constatée sur les cathodes en tantale ce

qui

nous a

permis

de

porter

la durée de vie du

conver-tisseur de

quelques

dizaines d’heures à une centaine

d’heures.

Une autre diniculté est la

présence

de césium. En

général

les métaux se

comportent

bien ;

par contre

l’utilisation de cathodes à

oxydes

semble exclue. D’autre

part,

le césium

attaque

la silice à chaud

(200

à

300 °C)

les enceintes en verre ne

peuvent

donc être

employées.

La

céramique

utilisée comme

isolant

électrique

entre la cathode et l’anode n’a pas été altérée par le césium. Par

contre,

il semble que le scellement

céramique-métal

à base

d’oxydes

devienne

fragile

après

plusieurs’heures

de

fonction-nement à haute

température

(5

à

600 °C).

1.3. FORMATION. - Les deux enceintes du

con-vertisseur sont

pompées

sirnultanérnent

jusqu’à

> 10-7,miri

H g.

La cathode est chauffée vers 1800 °C et le reste

(4)

déga-zage. On vérifie l’émission

thermoélectronique

en

appliquant

une tension de

quelques

centaines de volts entre les électrodes du convertisseur. Le

con-vertisseur est alors

séparé

du bâti de pompage, le

vide étant maintenu à l’intérieur. Le césium

con-tenu dans une

petite ampoule

a été

préalablement

introduit

[1]

dars une canalisation de verre

placée

dans le

prolongement

du

queusot.

Après

pompage,

l’ampoule

de césium est brisée par une

petite

mas-selote de fer. Cette masmas-selote enrobée de verre, de

façon

à éviter le contact du fer avec le

césium,

est

manoeuvrée de l’extérieur par un aimant. Le

césium est introduit dans le convertisseur par

éva-poration (chauffage

au

chalumeau) ;

la fermeture se fait par

pincement

du

queusot

cuivre

qui

cons-titue alors le réservoir de césium.

2. Mesures et stabilisation des

températures.

-L,a détermination de la

caractéristique

I =

f(V)

est

la

principale

information que l’on

peut

déduire directement : on l’obtient en faisant varier la

résis-tance de

charge

branchée aux bornes du

conver-tisseur. Les

paramètres : puissance

d’entrée

(tempé

rature de la

cathode) ; température d’anode ;

tem-pérature

de

césium ;

distance

interélectrodes,

sont

maintenus constants.

Un

enregistreur

(X, Y)

l trace la

caractéristique

V ==

/(7) lorsqu’on

fait varier R. La

caractéristique

peut

aussi être obtenue sur l’écran d’un

oscil-loscope,

en utilisant un transformateur alimenté en

tension alternative

(50 Hz)

dont le secondaire est

placé

en série dans le circuit de

charge.

La mesure des différentes

températures

est effec-tuée à l’aide de

thermocouples.

Seule la

tempé-rature de cathode n’est pas connue exactement en

fonctionnement. Toutes les courbes sont relevées à

« puissance

d’entrée constante ». Nous avons

stabi-lisé la

puissance

de bombardement en introduisant en série dans le circuit une résistance de

contre-réaction limitant l’intensité du courant de bombar-dement. LTn ordre de

grandeur

de la

température

de cathode est obtenu « à vide » c’est-à-dire

lorsque

le

convertisseur ne contient pas de césium. La mesure

est effectuée en fonction de la

puissance

de

bombar-dement par

pyrométrie optique

à travers une

fenêtre

placée

à l’extrémité du

queusot

de pompage, à la

place

du réservoir de césium.

L’anode est munie d’un

système

de

refroidis-sement à air constitué par un anneau creux

percé

de trous sur sa circonférence. Ce

système

est pourvu

d’un manomètre détendeur

permettant

le

réglage

de la

pression d’air,

et d’une électrovanne

com-mandée par un

régulateur

de

température

à

tran-sistor. Ce

système

permet

une stabilisation de la

température

d’anode

à -L F)

°C sur nne

large plage

(,15()

°C-R()()

OQ.

1 fI réservoir de césium est

i>laré

à l’intérieur

d’une étuve à double écran réflecteur en acier

inoxy-dable

qui

assure le

chauffage

du césium

liquide

et

la stabilisation de sa

température ;

le

chauffage

de l’étuve est assurée par l’intermédiaire d’un

auto-transformateur et d’un

régulateur

de

température.

Ce

système

permet

la stabilisation de la

tempé-rature du césium

à +

2 °C sur une

plage

allant de 140 °C à 400 °C

(Photographie

2).

PUOTO(;nAPIIIE 2. -- Détails de

montage : Connexion

eipc-triques, thermocouples, anneau de refroidissement, four

à césium (ouvert).

D’autres

thermocouples

sont

disposés

sur

l’en-semble du convertisseur de

façon

à vérifier que la

température

du réservoir de césium est bien le

«

point

froid » de l’enceinte du convertisseur

pro-prement

dit. La

figure

2

représente

un bloc

dia-gramme des circuits accessoires du convertisseur.

3.

RÉSULTATS

EXPÉRIMENTAUX.

L’analyse

théorique

du

fonctionnement

du

con-vertisseur

à vapeur de césium

permet

de

prévoir

trois

régimes

de fonctionnements différents

[2

et

3]’

suivant la valeur de la tension de vapeur du césium dans

l’espace

interélectrodes :

Prentier

l’éginze

cc à basse

pression

de césirzrn » :

rc. 200 OC.

(5)

infé-98 A

Fie. 2. - Bloc

diagramme des circuits accessoires d’un convertisseur thermoélectronique.

A : Anode ; B : bombardement ; C : cathode ; D :

Déten-deur ; E : étuve; F : refroidissement par air; G : chauffage;

H : autotransformateur ; R : régulateur ; S : relais ; T :

thermocouple ; V : électrovanne.

rieure à 200 OC

environ,

les libres parcours moyens des ions Ai et des électrons Àe sont

grands

devant la distance cathode-anode

(d

=

0,3 mm)

car la

den-sité des atomes de césium est alors faible. Par

exemple

pour

TC.

= 110

’OC,

.Pcs

= 10-3 mm de

mercure, on trouve

>,i = 2 0 mm X, == 10 mm.

Nous admettons que les ions

Cs+,

les électrons

et les atomes neutres de césium constituent un gaz

de

particules

libres sans choc. L’étude

théorique,

conduite à

partir

de

l’équation

de

Poisson,

en

sup-posant

une distribution maxwellienne des vitesses

à

l’émission, permet

de calculer une

caractéristique

ayant

l’allure de celle d’une

diode,

à la différence

près,

que la

présence

d’ions diminuant la

charge

d’espace,

le courant de saturation est

plus

vite

atteint. ’

Deuxième

régime

« à haute

pression

de césium» : :

200 OC

Te.

280 °C. ’

La

température

critique

du césium est atteinte

lorsque

les libres parcours moyens sont de l’ordre des dimensions interélectrodes.

Lorsque

la

tempé-rature du césium est

supérieure

à la

température

critique,

par

exemple

pour

Tc.

=

260 pC,

Pca =

0,5

mm de mercure, on a

Les chocs sont alors assez nombreux pour donner

naissance à un

plasma

neutre et isotherme dans

l’espace

interélectrodes. Les électrodes ont pour

effet de créer des

gaines

dont

l’épaisseur

est de l’ordre de

grandeur

de la

longueur

de

Debye,

soit environ 1 03BC dans les conditions de fonctionnement. Les

équations

de continuité

électrique,

écrites aux

frontières du

plasma

pour les différentes distri-butions de

potentiel,

permettent

de calculer les différences de

potentiel

dans les

gaines

et d’en déduire les

caractéristiques

I =

f(Vs).

On suppose

le

plasma équipotentiel,

ce

qui

revient à

négliger

sa

résistance. Cette théorie conduit à une

caracté-ristique

dont la concavité est tournée vers le bas.

L’expérience

confirme ce

fait,

seulement

lorsque

le courant n’est pas

trop

élevé.

Troisième

régime

cc à

décharge » :

: Tcs > 280°C.

Lorsque

l’intensité du courant

augmente,

on

constate,

sauf aux très faibles

pressions

de césium

correspondant

au

premier régime,

une cassure sur

la

caractéristique qui

se relève

brusquement.

Ce

phénomène

s’amplifie

si l’on élève encore la

tempé-rature du césium et le relèvement se manifeste sur

la totalité de la

caractéristique.

Nous attribuons cet effet à la naissance d’une ionisation dans le volume du

plasma,

ce

qui

correspond

à un

fonc-tionnement en

régime

de

décharge.

Le

potentiel

d’ionisation du césium étant de

3,89

V,

il est

pos-sible d’attribuer cette

ionisation,

soit aux électrons

rapides

de la queue de la distribution des

vitesses,

soit

plus

vraisemblablement à des chocs cumulatifs

portant

l’atome dans un état excité. La

figure

3

représente

un réseau de

caractéristiques

I =

f(V)

mettant en évidence ces trois

régimes

pour un

convertisseur à cathode en tantale. La

figure

4

(6)

99 A

FIG. 3. - Réseau de

caractéristiques I =

f( V)

en fonction de la température du césium. Cathode-tantale. Anode-nickel. Distance

cathode-anode : 0,3 mm. Température anode = 600 OC.

Tempé-rature cathode N 1 950 OC. Puissance d’entrée == 480

watts.

représente

un réseau semblable d’un convertisseur

à cathode eu

molybdène.

Des réseaux de courbes

analogues

ont été tracés par

Hatsopoulos [7]

et

Blue

[8].

Seule la

pression

de césium

(température)

varie,

tous les autres

paramètres

sont maintenus constants ;

Fp.. 4. - Réseau de

caractéristiques I = f( 6’)

en fonction de la température de césium. Cathod e- molybdène, Anode nickel. Distance

cathode-anode = 0,3 mm. Température anode = 600 °C.

(7)

Nous remarquons une distinction très nette des trois

régimes,

cette distinction se manifestant

surtout par :

- L’allure des

caractéristiques qui

passe d’une

caractéristique

classique

de diode à vide avec un

palier

de saturation très

marqué,

à une

caractéris-tique

de

« décharge

gazeuse »

qui

est

pratiquement

une droite

oblique

de

pente

très accentuée

(impé-dance

faible).

- Le courant de court-circuit

qui

passe de

quelques ampères

à

plus

de 60

ampères.

- La

puissance

de sortie

(10

à 40

watts).

-

L’impédance d’adaptation (quelques

ohms à

quelques

centième

d’ohms).

Chaque régime

de fonctionnement

peut

être

considéré

séparément

et nous avons étudié

l’in-fluence de la

puissance

d’entrée

(température

de

cathode),

de la

température

de césium

(pression

de

césium)

de la

température

d’anode et de la distance

interélectrodes.

3.1. Premier

régime :

« à basse

pression

de

césium ». - 3.1.1.

CARACTÉRISTIQUES.

- Avec le

convertisseur utilisé ce

régime

s’établit très nette-ment pour des

températures

inférieures à 160 ou

180 °C. Les

caractéristiques

1 =

/(F)

sont

iden-tiques

[9]

à celles d’une diode normale à

vide,

elles

comprennent

deux

parties principales :

- Une

partie

qui

peut-être appelée

« à

charge

d’espace »

où le courant croît

exponentiellement

avec la diminution de la tension aux bornes du

convertisseur. Cette

partie

est

comprise

entre les limites V,, =

Y,,,

et V,, =

cpc -

pa ; c’est la

partie

ascendante de la courbe.

V,,,

est la tension à vide. - Une

partie

pratiquement

horizontale entre 1/s =

cpa -

cpc et Ys = 0

qui

est le

régime

de

saturation.,

le courant ne variant pas

lorsque

l’on diminue la tension. Le coude raccordant les deux

parties

étant

plus

ou moins

prononcé

selon la

com-pensation

de la

charge

d’espace.

3.1.1.1.

Influence

de la

telnpérature

du césium.

-l’Tous avons tracé sur la

figure

5 un réseau de

carac-téristiques

en fonction de la

température

de

césium

Tcs,

tous les autres

paramètres

restant constants. La

température

de césium varie de 85 °C 160 °C de

façon

à rester dans le

premier

régime.

Nous remarquons

qu’une

pression

de césium très

basse

(10-4

mm

Hg)

suffit pour compenser la

charge

d’espace

électronique ;

il semble bien alors que l’ionisation totale du césium sur la cathode de

tantale se

produise

comme il est

prévu

puisque :

Dans ces

conditions,

pour une

température

de

césium de 85°C le flux

ionique

est suffisant

[2]

pour neutraliser Liii courant

électronique

de

2,5

A/e-r-ii2.

Ici pour toutes les

caractéristiques

tracées sur la

figure

5 il y a excès d’ions. Tous les

autres

paramètres

étant maintenus

constants,

la

Fi(;. 5. - Réseau de

courbes relevées pour différentes valeurs de la température de césium (premier régime).

Caractéristiques 1 =

f( V) ; - -- -

Puis-sance = VI.

Cathode-tantale. Anode-nickel. d = 0,3 mm.

Puis-sance d’entrée = 470 watts. Ta = 550°C.

T«; - variable : 1 : 85

oC ; 2 : 100 OC ; 3 : 110 0(,’

120 OC.

caractéristique

devrait rester

identique lorsque

l’on fait varier Tcs. Les courbes

expérimentales

relevées

sont en bon accord avec ces

hypothèses ;

nous

remarquons toutefois une

légère

augmentation

du

courant de saturation

lorsque

l’on

augmente

la

température

du césium. Cette variation du courant

de saturation

provient

d’une

petite

variation du travail de sortie du tantale due à un

léger

recou-vrement par le césium.

3.1.1.2

Température

électronique.

--- Nous-

pou-vons déduire la

température

moyenne des

élec-trons Te à

partir

des

caractéristiques

de la

figure f)

tracées en coordonnées

semi-logarithmiques :

en

effet dans la

partie

ascendante de la courbe le

courant est donné par la formule

et la

pente

en coordonnées

semi-logarithmique

est

inversement

proportionnelle

à la

température

élec-tronique :

Dans le cas des courbes de la

figure

5 nous avons

trouvé :

3.1.1.3.

Influence

de la

température

de l’anode.

-Nous avons tracé sur la

figure

6 un réseau de

carac-téristiques

en faisant varier la

température

d’anode

les autres

paramètres

étant constants. Nous

remar-quons un

déplacement

de la

caractéristiques

vers

(8)

FIG. 6. - Réseau de

courbes relevées pour plusieurs valeurs de la température d’anode en régime « basse pression

de césium »..

Caractéristiques 1 = f ( V ) ; - - - Puissance P = V I.

Po = 470

w ; T, - 1 950 °C ; Tes = 140 °C.

Cathode = tantale. Anode = nickel. Espace cathode-anode = 0,3 mm.

Ta = variable : 1 : 11a = 450 OC ; 2 : Ta # 500 °C ; 3 : 7’«, = 550°C; 4 : T«, 600 °C ; 5 : T,, = 650 °C ;

6 : Ta = 700 °C ; 7 : Ta = 750 °C.

de 450°C à 750 °C. Ce

glissement

est très

impor-tant

puisqu’il

est de l’ordre du volt. Nous

remar-quons surtout un

déplacement

du coude et de la tension en circuit ouvert

Vso.

Nous avons

repré-senté sur la

figure

7 la variation de

Vso

(force

électromotrice)

en fonction de la

température

FIG. 7. - Variation de la force électromotrice et de la

position du maximum de puissance (Fsi =

çc -

pa)

en fonction de la température d’anode. Cathode = tantale ; d = 0,3

mm ; Po = 470 watts ;

Te - 1 950°C; T’es = 140 °C. ’

d’anode ;

sa diminution est d’environ 1 volt

lorsque

la

température

monte de 450 à 750 °C. Sur la même

figure

la courbe 2

représente

la variation de l’abscisse du coude de la

caractéristique

donnée par la formule

Vs!

=

y -

ya. Ces deux courbes

V.0

=

f(Ta)

et

Vs! ===

1’(T,,)

sont à peu

près

paral-lèles et leur

amplitude

de variation est de l’ordre du volt

(légèrement

inférieure pour

Vsi).

On

peut

donc déduire que cette variation de la force électro-motrice est due essentiellement à la

variation du

potentiel

d’extraction de l’anode y,,. Ce

potentiel

varie avec le taux de recouvrement de césium. A basse

température

de césium la variation de cpa est

importante

dans l’intervalle de

température

450-750 °C . Si nous admettons que ye ^-’ Y Tantale Ci

4,2V

la variation de

V.,

nous donne alors les différente

valeurs de (pa

lorsque

Ta

varie :

Pour

Par

contre,

la variation de Tcs

(dans

la gamme 85-160

OC)

n’influe

pratiquement

pas

(quelques

dixièmes de

volts)

sur la force électromotrice. Ces résultats sont concordants

puisque

d’une

part

Vsi

et pc varient peu avec la

température

du césium et

d’autre

part

le flux de neutres Ja

dépendant

direc-tement de

Tes

n’intervient que sous forme de

logarithme [2].

Le réseau de courbes de la

figure

6 montre en

outre une

légère augmentation

du courant de

satu-ration avec

l’augmentation

de la

température

d’anode ;

ceci

peut

être

interprété

comme une

aug-mentation de la

température

de cathode

(on

(9)

102 A

inévitable

(rayonnement)

entre les

températures

de

cathode et d’anode. De toute

façon,

si cet effet est

assez

net,

il reste très faible.

3.1.1.4.

Influence

de la

puissance

d’entrée. - La

figure

8 montre

plusieurs caractéristiques

tracées

pour diflérentes valeurs de la

puissance d’entrée,

les

températures

Ta et Tes restant constantes. Le manque de

souplesse

de notre

système

de

chauffage

Fic. 8. -

Courbes relevées pour différentes valeurs de la puissance d’entrée (premier régime).

Caractéristiques 1 = f ( V ) ; - - -

Puis-sance de sortie = F7.

Cathode-tantale ; d 0,3 mm ; Ta - 600 oc ; 7Bg = 150 °C.

Puissance d’entrée : 1 : 546 watts (Tc = 2 050 °C) ;

2 : 525 watts (Tc = 2 000 °C) ; 3 : 456 watts

3(Tc - 1 900 °C).

ne nous a pas

permis d’explorer

une

large plage

de la

puissance

d’entrée. Il

existe,

dans le cas de

notre

expérience,

un seuil pour la

puissance

d’entrée en dessous

duquel

la

température

de l’ensemble de

l’enceinte et en

particulier

des isolants ne

permet

pas d’effectuer de mesures, en efiet : le

point

froid donnant la

température

de césium n’est

plus

bien

localisé ;

les isolants non pourvus de

chauffage

auxiliaire sont recouverts d’une mince couche de césium

qui

les court-circuite.

Néanmoins les courbes de la

figure

8 nous

per-mettent de vérifier que

l’augmentation

de la

puis-sance c’est-à-dire du courant de saturation ne

change

pas la forme de la

caractéristique.

D’autre

part,

nous remarquons que cette variation de la

température

de cathode n’affecte

pratiquement

pas la

position

du coude ni la valeur de la force électro-motrice ce

qui

est en bon accord avec la formule

(2)

donnant

Vsn :

une variation de 200°C de Tec provoque une

varia-tion de

8/100

de volt de la. force électromotrice si

on admet pc

constant,

ce

qui

est le cas

puisque

la

position

du coude reste fixe.

3.1.2. PUISSANCE DE SORTIE. - Nous

avons

tracé en traits

interrompus

sur les

figures 5,

6 et 8

les courbes donnant la

puissance

de sortie en

fonc-tion de la tension. Ces courbes

sont,

comme les

caractéristiques,

composées

de deux

parties,

situées de

part

et d’autre du maximum : une

partie

recti-ligne

(Vs

= 0 à

Vsi

=

pc

- ya)

puis

une

partie

grossièrement

parabolique

VSl =

([Jc -

pa à Vs =

Vso.

Le maximum est obtenu pour

V.,

=

cpc -

cpa c’est-à-dire

toujours

aux environs de 2 volts. Cet

optimum

de

puissance

est donc directement lié au

coude de la

caractéristique,

il varie comme ce coude

en fonction des différents

paramètres (T CS, Ta, Po) :

- Variation très faible en fonction de la

pression

de

césium ; légère augmentation

due à l’accrois-sement du courant de saturation.

- Variation

plus

importante

en fonction de la

température d’anode ;

l’optimum

de

puissance

est

obtenu

lorsque

le

potentiel

de sortie de l’anode est

minimum c’est-à-dire pour cpa min =

(pics

==1,8

volt

ce

qui

correspond

à une

température

d’anode basse

(T. - 400 OC).

- La

puissance

de sortie

augmente

avec la

puis-sance

d’entrée,

c’est-à-dire avec

Tc,

ce

qui

est bien conforme à la théorie. Nous remarquons

aussi,

ce

qui

est

plus

important

que le rendement croît avec

la

puissance

d’entrée. Nous avons

indiqué

à

l’opti-mum

de

puissance,

la valeur du

rendement ;

il passe de

0,68 %

pour 456 watts à

2,2 °10

pour 545 watts de

puissance

d’entrée.

3.1.3. CONCLUSION. -

Trois remarques

impor-tantes

peuvent

être faites sur ce

premier régime

à

« basse

pression

de césium ».

- Influence

faible,

sur la

puissance

de

sortie,

des

températures

d’anode Ta et de césium

Tc. ;

il est

néanmoins

préférable

de travailler à cpa == (pica =

1,8

volt c’est-à-dire Ta 450 °C.

- La

puissance

maximale de sortie est obtenue pour V. pc -

cpa, elle est

toujours

égale

à

Js( pc - pa).

- Le rendement croît avec la

puissance

d’entrée

(température

de

cathode), légèrement

avec la

tem-pérature

de césium

(pression

de

césium).

3.2. Deuxième

régime :

« à haute

pression

de

césium ». -

3.2.1.

CARACTÉRISTIQUES.

- Nus

avons utilisé pour étudier ce deuxième

régime

les

mêmes convertisseurs à cathode de tantale et de

molybdène

dont

l’espace

interélectrodes est de

0,3

mm. Ce

régime

est moins

marqué

que le

premier

il s’établit pour des tensions de vapeur du césium

correspondant

à des

températures comprises

entre

200 °C et 280 °C. La

figure

9

représente

les

caracté-ristiques

en fonction de la

température

de césium.

Nous voyons que les

caractéristiques correspondant

aux

plus

faibles

pressions

de césium ressemblent à

(10)

103 A

FIG. 9. - Réseau de courbes relevées pour différentes

valeurs de la température de césium (deuxième régime).

Caractéristiques

I = f( V) ; - --- - Puis-sance = VI. Cathode-tantale ; d = 0,3 mm ; Puissance d’entrée = 550 watts. T,, - 2 100 OC, ; T,,, - 650 °C. T Cs - variable : 1 : 220 °C ; 2 : 230 °C ; 3 : 240 °C ; 4 : 250 °C ; 5 : 260 °C ; 6 : 270 °C.

beaucoup

moins

marqué

et le

palier

est alors

légè-rement ascendant. Les dernières courbes de ce

réseau ont une

partie

à haute densité de courant :

on remarque

l’amorçage

du

régime

de

décharge [9,

10, 11]

qui

est de

plus

en

plus

marqué

lorsque

l’on

augmente

la

température

de césium.

Cette «

décharge » qui prend

naissance à haute

intensité de courant est de

plus

en

plus

importante

lorsque la

gaine ionique

est de

plus

en

plus

grande

c’est-à-dire

lorsque

la tension aux bornes du

con-vertisseur est faible.

Lorsque

le courant de

satu-ration

augmente,

la densité

électronique

dans l’es-pace interélectrodes

augmente

ce

qui

permet

de supposer que la

gaine

ionique

à la cathode diminue.

Après

avoir traversé la

gaine cathodique,

les

élec-trons de la « queue de la distribution de Maxwell »

assez

énergiques

pour exciter ou ioniser les atomes

de césium seront moins nombreux et une densité

de courant

plus

importante

sera nécessaire pour

amorcer la «

décharge

».

C’est ce

phénomène

que l’on semble remarquer sur les courbes de la

figure

9.

Lorsque

le courant de

saturation

croît,

croissance résultant de l’abais-sement du travail de sortie de la cathode dû à

l’aug-mentation du taux de recouvrement

lorsque

la

température

de césium

augmente,

l’amorçage

se

fait pour des intensités de courants de

plus

en

plus

élevées.

Ce même

phénomène

est visible aussi sur les

courbes de la

figure

10

lorsque

le courant de

satu-ration croît avec la

puissance d’entrée.

Nous

FIG. 10. -

Courbes relevées pour différentes valeurs de la puissance d’entrée (deuxième régime).

Caractéristiques I =

f( V) ;

- - -

Puis-sance = V I.

Cathode-tantale ; d = 0,3

mm ; Ta = 600 °C. T’es =

250 °C ; Puissance d’entrée Po ; 1 : 550 watts ; 2 : 480 watts ; 3 : 460 watts.

voyons ici que, de même

qu’au premier

régime,

la variation de

puissance

d’entrée n’a pas

d’influence

sur l’allure de la

caractéristique

ni sur la force

élec-tromotrice. Seul le courant de court-circuit est

altéré,

ce

phénomène

étant d’ailleurs

complexe

à

cause de

l’amorçage

de l’arc caractérisant le

3e

régime.

Nous avons aussi étudié la variation de la force

électromotrice en fonction de la

température

d’anode. Cette

variation, légèrement

moins

impor-tante,

(2,9

à

2,1

V pour la

température

d’anode

allant de 450 °C à 750

°C),

est

identique

à celle du

premier

régime.

3.2.2. PUISSANCE DE SORTIE. - Sur les

figures

9

et 10 nous avons

portés

les courbes donnant la

puis-sance de sortie du convertisseur en fonction de sa

tension aux bornes. L’examen de ces courbes

per-met de remarquer que la

puissance

de sortie et le rendement

sont,

comme pour le

premier régime,

des

fonctions croissantes de la

puissance

d’entrée

(tem-pérature

de

cathode)

et de la

température

de césium

(pression

de vapeur du

césium).

Les valeurs

comparées,

toutes choses

égales

par

ailleurs,

de la

puissance

et du rendement de ces deux

premiers

régimes

nous

permettent

d’affirmer que

(ces

valeurs

étant

supérieures

pour le second

régime :

voir

fig. 5

et

9,

8 et

10)

la

puissance

de sortie et le

rende-ment du convertisseur

thermoélectronique

étudié

sont des fonctions croissantes de la

température

de cathode et de la

pression

de césium.

3.3. Troisième

régime :

« à

décharge

». - Nous avons vu que ce

régime

s’amorçait

déjà

sur les

(11)

très faible

(quelques

dixièmes de

volts),

les courbes de la

figure

4 nous montrent sa

progression

lorsque

la

température

du césium

augmente.

Nous voyons que la

pente

des

caractéristiques

devient de

plus

en

plus

raide

lorsque

la

température

de césium

aug-mente c’est-à-dire que la résistance interne diminue

avec

l’augmentation

de la

pression

du césium.

Les courbes de la

figure

11 montrent l’influence

importante

de la

pression

du césium sur le courant de court-circuit et sur la

puissance

de sortie. Ces

Fic. 11. -- Réseau de courbes relevées pour différentes

valeurs de la température de césium (régime « à dé-charge »).

-- -

Caractéristiques I = f ( V ) ; - - -

Puis-sance P = F7.

Cathode-tantale ; d = 0,3 mm ; Puissance d’entrée :

546 w ; Ta = 650 °C.

Tc, = variable ; 1 : 320 °C ; 2 : 340 °C ; 3 : 360 °C ;

4 : 380 °C.

courbes ont été tracées à très haute

pression

de césium

(5

à 6 mm

Hg

pour Tcs =

350°C).

Les

courbes en traits

interrompus

donnent la

puissance

de sortie

correspondante ;

elle

croit,

ainsi que le

rendement,

en fonction de la

pression

du césium.

Les valeurs obtenues sont

supérieures

à celles du second

régime,

toutes choses

égales

par ailleurs. Ce

régime

est donc le

régime

de fonctionnement

don-nant les meilleures

performances

au

point

de vue

puissance

de sortie.

L’optimum

est atteint pour une

impédance

très

basse,

il se

déplace

vers les basses

tensions

lorsque

Tcx

croit.

L’adaptation

devient alors de

plus

en

plus

difficile : la

charge adaptée

au

maximum de

puissance

dans le cas de la courbe 4

de la

figure

11 est de 22 X 10-3 D. Ceci nous a

obligés

à utiliser des connexions de très faible

résis-tance

ohmique

et à réaliser les meilleurs contacts

possibles.

Sur la

photo

no 2 une

partie

des

con-nexi6ns est visible : elles sont réalisées en barre

rectangulaire

de cuivre de

0,8

cm2 de

section,

les

contacts étant assurées par serrage des barres.

Ceci,

évidemment,

a pour

conséquence

d’accroître les

fuites

thermiques :

nous avons réalisé un

compro-mis en utilisant des blocs d’acier inox de faible conductivité

thermique

comme

supports

du

conver-tisseur.

Comme pour les

précédents régimes,

nous avons

étudié la variation de la force électromotrice en

fonction de la

température

de césium et de la

tem-pérature

d’anode : dans les deux cas, cette varia-tion n’est pas très

importante ;

on

peut

noter

toute-fois,

par

comparaison

avec les deux autres

régimes,

que la variation de la force électromotrice en fonc-tion de la

température

du césium Tes est

plus

accentuée,

alors

qu’au

contraire elle est moins

im-portante

en fonction de la

température

d’anode Ta. Les

figures

12 et 13

représentent

plusieurs

carac-téristiques

tracées pour des valeurs différentes de la

puissance d’entrée,

cela nous

permet

de

con-clure : dans le domaine

étudié,

ia

puissance

de

sortie et le rendement sont des fonctions croissantes de la

température

de cathode.

FIG. 12. - Courbes relevées

pour différentes valeurs de

la puissance d’entrée (régime à décharge).

Caractéristiques 1 =

f(V) - - -

Puis-sance = VI.

Cathode-tantale ; d - 0,3 mm ; Ta - 650 OC

Tes = 320 °C.

Puissance d’entrée : 1 : 550 watts ; 2 : 480 watts.

Ces valeurs sont

supérieures

à celles du

premier

et du deuxième

régime.

(12)

FIG. 13. - Courbes relevées

pour différentes valeurs de

la puissance d’entrée (régime à décharge).

Caractéristiques I = f ( V ) ; - -- - Puis-sance P = VI.

Cathode-molybdène ;

Anode-nickel ; d - 0,3 mm. Température anode = 500 OC Température césium = 320 OC.

Puissance d’entrée variable : 1 : 355 wat ts ; 2 : 400

watts ; 3 : 480 watts ; 4 : 540 watts.

énoncée à la fin de l’étude du deuxième

régime

et

l’appliquer

à l’ensemble du réseau de

caractéris-tiques :

le rendement est une fonction croissante de

la

température

de cathode et de la

pression

de césium dans la gamme étudiée

[12].

3.4. Résistance interne. - Nous

avons

essayé

de

représenter

le convertisseur

thermoélectronique

comme un

générateur électrique

classique,

caracté-risé par sa force électromotrice

Vso

et sa résistance interne r. Dans ces conditions on

peut

écrire :

sur la

figure

14 nous avons

porté

la valeur de r en

fonction de la tension de sortie pour différentes valeurs de la

température

de

césium,

valeurs

qui

vont des basses

températures

du

régime

« basse

pression »

aux

températures plus

élevées du

régime

« à

décharge

». Ces courbes nous montrent assez

bien la différence entre les deux

premiers régimes

et le troisième. Pour les deux

premiers,

il existe un

minimum de résistance interne

qui

est atteint

lorsque

la

puissance

est

maximale ;

la fonction

Fie. 14. - Variation de la résistance interne

en fonction

de la tension de sortie, pour différentes valeurs de la température de césium. Cathode-tantale ; d = 0,3 mm ; Puissance d’entrée = 546 watts ; Ta = 650 °C. Tes - variable : 1 = M 50 °C ; 2 = 200 OC ; 3 = 250 OC; 4 = 300 OC ; 5 = 350 °C.

croît ensuite de

façon pratiquement

linéaire

jusqu’au

court-circuit.

En ce

qui

concerne le

régime

« à

décharge »

la

caractéristique

est

pratiquement rectiiigne,

la résis-tance interne varie très peu.

Notons

enfin,

ce

qui

était à

prévoir

(Spitzer)

que

la résistance interne est une fonction décroissante

de la

température

de césium.

3.5. Influence de la distance interélectrodes.

-D’après

l’étude

théorique

des deux

premiers

régimes [2]

la distance interélectrodes ne doit pas

avoir d’effet

important

sur la

puissance

maximale

de sortie

lorsque

la

charge

d’espace

est totalement

compensée c’est-à-dire,

dans le cas du convertisseur

à cathode tantale

utilisé,

lorsque

la

température

de césium

dépasse

une centaine de

degrés centigrade.

Il n’en est pas de même en ce

qui

concerne le

troi-sième

régime

de fonctionnement- Nous avons tracé

sur la

figure

15 les

caractéristiques

I =

i(V)

pour

trois convertisseurs

identiques

à

l’exception

de leur distance interélectrodes

qui

était

respectivement

de 1 mm,

0,5

mm, et

0,3

mm. Leurs cathodes

étaient en tantale et la

puissance

d’entrée

identique

580 watts ce

qui

donne une

température

de cathode

d’environ 2 100 OC. Les

températures

de césium et

d’anode ont été maintenues constantes

La

puissance

est

portée

en traits

interrompus.

On

remarque alors l’influence

importante

de la

dis-tance interélectrodes. Le courant de court-circuit passe de 40 à 50 A et la

puissance

de sortie de 26

(13)

ren-106 A

Fie. 15. - Réseau de

courbes relevées pour plusieurs valeurs de la distance interélectrodes en régime « à dé-charge ». Caractéristiques I = f (C’) ; - - --- Puis-sance P = F7. Po = 580 w ; T,, - 2 100 OC Ta - 650 ()C TCe = 320 OC. Cathode-tantale ; Anode-nickel. Espace cathode-anode : 1 : d = 0,3 mm ; 2 : d = 0,5 mrn; 3 : d == 1 m m.

dement de

4,7 %

à

6,5 0/,,,.’

Ce résultat est eu bon

accord avec les résultats de Hirsch

[13].

Deux

explications

peuvent

être

proposées :

- Le courant de sortie

peut-être

limité par le

champ

magnétique

induit

qui

courbe les

trajec-toires

électroniques.

Une

partie

des

électrons,

les

plus

lents, peuvent

alors avoir un rayon de courbure

inférieur à la distance interélectrodes. Il est bien

évident, alors,

qu’une

diminution de la distance

interélectrodes diminue le nombre des « électrons

perdus

».

- Dans certaines conditions

une

importante

ionisation en « volume »

peut

se

produire

à la limite

gaine

cathodique-plasma

c’est-à-dire dans la

région

où les électrons

possèdent

le maximum

d’énergie.

De même que l’on

peut

prévoir

un

phénomène

d’ionisation on

peut

prévoir

un

phénomène

de

recombinaison

en volume. Le nombre de

recom-binaisons est évidemment

proportionnel

à la

dis-tance parcourue,

l’augmentation

de la distance

interélectrodes

peut

donc avoir pour effet de limiter

le courant de sortie.

3.3.6. COMPARAISON DE DEUX ÉMETTEURS. -Nous avons utilisé dans les convertisseurs décrits

deux sortes de matériaux comme cathode : le

molybdène,

le tantale.

La

figure

16 montre un

exemple

de courbes

rele-vées pour

chaque

convertisseur en

régime

« à

dé-charge

». L’allure des deux courbes est à peu

près

identique

mais nous avons par contre une

puis-sance de sortie

beaucoup

plus

importante

pour le

FIG. 16. -

Caractéristiques et puissance de sortie de deux deux convertisseurs à matériaux émissifs différents (tantale et molybdène).

-

Caractéristiques I = i(V) - - -

Puis-sance = VI. Po = 480

watts ; 7’, - 1 900 OC ; Tcs = 330

rra, = 600 oC,

Cathode : 1 : Tantale ; 2 : Molybdène ; Anode-nickel ;

Espace cathode-anode = 0,3 mm.

convertisseur à cathode en

molybdène.

Cette

diffé-rence est difficilement

explicable,

les deux maté-riaux

ayant

des travaux de sortie à peu

près

iden-tiques,

celui du tantale étant

plutôt légèrement

plus

faible. D’autre

part,

leur conductibilité

ther-mique

est

comparable

(1,4

pour le

molybdène

et

0,6

W/cm2-cm

degré

pour le

tantale),

et il est vraisemblable

qu’à

puissance

de bombardement

égale

les

températures

des émetteurs sont sensi-blement

égales.

Cette différence est surtout

sen-sible pour le troisième

régime,

on

peut

alors penser

que l’effet

Schottky

est

plus important

pour le

molybdène

ou que la

porosité

du

molybdène

favo-rise

l’adsorption

de césium ce

qui

a pour effet de

diminuer son travail de sortie dans des

proportions

plus

importantes

que

prévues.

Ces deux

suggestions

ne sont que des

hypothèses,

elles nécessiteraient des mesures

plus

nombreuses et

plus précises

pour

être

justifiées.

Conclusion. -

(14)

chauffée par bombardement

électronique.

l’in-fluence des

paramètres

principaux :

température

de cathode

(T,), température

d’anode

( Ta),

pres-sion de

césium,

distance cathode-anode

(d),

sur la.

caractéristique

V ==

i(l).

L’étude

théorique

permet

de

prévoir

une

pression

critique

de césium définissant en réalité deux

régimes

de fonctionnement : l’un à basse

pression

de césium pour

lequel

les libres parcours moyens des électrons

(xe)

et des ions

(Ai)

sont

grands

devant la distance émetteur-collecteur

d,

l’autre à

haute

pression

de césium pour

lequel

ae et Xi sont

petits

devant d. Nous avons

construit,

pour

con-trôler les différents

paramètres,

en

particulier

la

pression

de

césium,

un banc de mesure

équipé

de

régulateurs

de

températures

de

façon

à relever la fonction V =

f (I )

pour des valeurs connues des

paramètres

(la

température

du césium est par

exemple

régulée

à -L

20 et la

température

d’anode

à -- 1- 50).

Les courbes relevées ont

permis

d’évaluer les

variations des

grandeurs

remarquables

telles que la

puissance,

le

rendement,

la force

électromotrice,

la résistance

interne,

et dans certains cas, les

tra-vaux de sortie des électrodes et la

température

des électrons. La

température

de césium est apparue

comme le

paramètre prépondérant

et nous a

con-duits à

distinguer,

en

plus

des

régimes

à basse et

haute

pression

de césium

prévus,

un troisième

régime

(régime

« à

décharge

»).

La

reproductibilité

des courbes nous a

suggéré

une

explication

quali-tative de ce

régime

« à

décharge

». Les résultats montrent que ce

régime

fournit la

puissance

de sortie la

plus grande :

tension de sortie de l’ordre du volt pour des intensités de courant de l’ordre de 50

ampères

avec un rendement voisin de 10

%.

Pour ne pas

abréger

la durée de vie du

conver-tisseur nous n’avons pas cherché à obtenir la

puis-sance de sortie la

plus

élevée. Toutefois

quelques

essais de courte durée

[14]

ont fourni un rendement

net voisin de 15

%

pour une tension de sortie de

0,8

volt et une intensité de courant de 100

ampères.

Le convertisseur que nous avons étudié

(photo-graphie

3)

a été construit sous forme de « module »

destiné à être introduit dans un réacteur nucléaire. La structure et les

supports

de la cathode ont été

prévus

pour être

remplacés

par un émetteur

compo-site

comprenant

un combustible

susceptible

de

porter,

par

énergie

de

fission,

la

partie

émissive à la

température

de fonctionnement. Ces

contingences

ont soulevé des difficultés d’ordre

technologique

s’ajoutant

à celles

provenant

des

températures

très élevées atteintes normalement et des distances interélectrodes nécessairement faibles. Cette struc-ture non

adaptée

à l’étude du

phénomène

de

con-version

proprement

dit a rendu difficile en

fonction-nement la détermination de certains

paramètres

(par exemple

la

température

de

cathode).

Manuscrit reçu le 22 novembre 1963,

BIBLIOGRAPHIE °

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