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Conception d'un nouvel ensemble d'analyse multidimensionnelle

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Conception d’un nouvel ensemble d’analyse

multidimensionnelle

J.C. Brun, G. Verroust, C. Victor

To cite this version:

(2)

129 A.

CONCEPTION D’UN NOUVEL

ENSEMBLE

D’ANALYSE MULTIDIMENSIONNELLE Par J. C.

BRUN,

G. VERROUST et C.

VICTOR,

Laboratoire Joliot-Curie de

Physique

Nucléaire,

Orsay.

Résumé. 2014

Après

avoir montré l’intérêt de l’analyse multidimensionnelle des phénomènes en

Physique Nucléaire, les auteurs exposent les principes’généraux

qui

doivent présider à la réali-sation des ensembles qui l’effectuent.

A la lumière de ces principes, un analyseur multidimensionnel universel à 100 000 canaux d’un

type nouveau est en cours de fabrication au Laboratoire Joliot-Curie de Physique Nucléaire de la Faculté des Sciences d’Orsay. Cet ensemble, construit autour d’un ordinateur IBM 1620 peut s’adapter à un très grand nombre d’expériences à corrélations multiples.

Abstract. 2014 After

having shown the

importance

of multidimensional analysis in nuclear physics, the authors outline the general

principles

of the equipment performing this type of analysis. These principles were

applied

to the design of a 100 000 channel, multidimensionnal analyser,

which is being constructed in the Laboratoire Joliot-Curie de Physique Nucléaire de la Faculté des Sciences d’Orsay.

This equipment, designed around a computer IBM 1620 can be adapted to a great number of

experiments involving multiple

correlations.

PHYSIQUE PHYSIQUE APPLIQUÉE’

SUPPLÉMENT AU

TOME 23, JUIN 1962, PAGE

Introduction. - Dans un

grand

nombre

d’expé-riences de

physique,

nucléaire -

que ce soit dans

le domaine des basses ou des hautes

énergies

- il

est nécessaire de déterminer simultanément

plu-sieurs

grandeurs caractéristiques

des

particules

ou

rayonnements

émis. Selon le cas, il

peut

s’agir :

de

mesures sur une même

particule

pour en connaître par

exemple

à la fois la nature et

l’énergie,

ou bien

de mesures sur

plusieurs

particules

émises au cours

d’une même réaction

nucléaire,

interaction élémen-taire ou

désintégration

spontanée.

Jusqu’à présent,

ces mesures -

lorsqu’elles

sont

possibles

- sont faites

en

général

en faisant varier

séparément

chacune des

grandeurs (dimensions)

à

mesurer. Une telle

procédure

est souvent fort

longue,

et les

expérimentateurs

souhaitent

disposer

d’un

appareil permettant

d’analyser

et

d’enre-gistrer

en un minimum de

temps

l’ensemble des

informations

provenant

des instruments de

détec-tion.

Ainsi,

il

sera possible

par un

gain

de stabilité

et une

statistique plus

fournie d’accroître la

pré-cision des

expériences.

D’autre

part,

l’ensemble des

mesures durant moins

longtemps,

on pourra utiliser

le

temps

précieux

disponible

auprès

des

accélé-rateurs pour réaliser un

plus

grand

nombre d’études.

Enfin,

certaines

expériences

à

plusieurs

«

dimen-sions »

trop

complexes pour

être abordées par la

méthode

usuelle, pourront

être entreprises avec un

appareil

d’analyse

multidimensionnelle.

De même

qu’un grand progrès

a été fait dans les

mesures

d’énergie

des

rayonnements

en

passant

du

sélecteur à un canal à un sélecteur

multicanaux,

de

même un

grand progrès devrait marquer le passage

des sélecteurs multicanaux aux ensembles de me-sure multidimensionnels.

Ces nouveaux

appareils

doivent être d’une

grande

souplesse

et d’une

polyvalence poussée

pour

pouvoir

être

adaptés

aux divers

types d’expériences

possibles

dans leur domaine

d’application.

Dans tous les cas,

les

grandeurs

à mesurer se

pré-sentent sous forme de variables continues

(énergie ;

temps

de

vol,

etc...)

ou, sous forme de variables

discontinues

(angle ;

position,

etc...).

Chaque

événe-ment individuel est

repéré

par l’ensemble de

gran-deurs

qui

le

caractérise,

et

peut

être

représenté

vec-toriellement. Les

grandeurs

associées sont les

coor-données du vecteur. ,

De cette

représentation

découle la notion d’es-pace multidimensionnel

qui

est utilisée par la suite.

Par

exemple;

il faut un espace à trois dimensions

pour trois

grandeurs

corrélées

définissant

un même

événement

qui

est alors

repéré

par les trois nombres

(X, Y, Z). Le groupe

X,

Y,

Z

qui

permet

de reconnaître un événement est

appelé

«

Adresse »;

sa reconnaissance ne suffit pas.

L’expérimentateur

cherche à connaître la

statistique,

pendant

un

temps

donné,

des événements en fonction de leur

adresse,

c’est-à-dire la fonction :

(IITe

=

nombre

d’événements au bout du

temps t).

Ceci

signifie

que la

représentation

des

phéno-mènes doit se faire dans un espace

multidimen-sionnel

ayant

une dimension de

plus (Ne)

que l’es-pace des adresses. Cela

impose,

pour une

compré-hension

simple

et pour une visualisation des

phéno-mènes,

de

pouvoir représenter

des

plans

consé-cutifs

(Ne, X) pour

Yo Zo

..., .

Yo Zo

... étant

pris

comme

paramètres.

Ces

quelques

considérations montrent que

l’exi-gence de polyvalence pour l’appareil décrit dans

cet article conduit à une

organisation

de l’ensemble

(3)

130 A

qui

doit donner lieu à un

grand

nombre de

combi-naisons avec

beaucoup

de

souplesse

selon la volonté

de

l’opérateur.

Pour ces

raisons,

nous avons étudié

un

analyseur

multidimensionnel d’un usage

général,

pouvant

répondre

à, tous les besoins de ce genre

autour des accélérateurs du laboratoire. Les

cara.c-téristiques principales

de cet

appareil

établies

en collaboration aves MM.

Langevin,

Radvanyi

et Riou sont les suivantes :

- Le nombre d’adresses distinctes

analysables

par

l’appareil

peut

atteindre 100 000.

- Le nombre de dimensions différentes de

l’es-pace adresse est variable de 1 à 6 au choix de

l’opérateur.

- La

précision

de la mesure sur

chaque

dimen-sion

d’adresse,

c’est-à-dire le nombre de

points

de

mesure

possible

de

chaque

variable,

est

organisable

au choix de

l’opérateur

sous réserve que le nombre

d’adresses

possible

reste inférieur à 100 000.

- La

capacité

d’accumulation,

c’est-à-dire la

grandeur

maximum de

.Ne,

est de 10 000 pour

chaque

adresse.

- L’accès de

l’appareil

se fait au choix par des

entrées

analogiques (impulsions)

ou des entrées

digi-tales codées.

- Les circuits d’entrée doivent

pouvoir

travailler

avec des

temps

morts totaux de l’ordre de 10 U-S.

- Tenant

compte

du nombre d’événements en

corrélation à stocker en 12 heures de travail

expéri-mental,

on

peut

montrer

qu’il

n’est pas nécessaire

de chercher à en stocker

plus

due 100 par seconde. Ce

taux a été établi

compte

tenu du

régime

des accélé-rateurs et des

temps

morts

électroniques

dans les

cir-cuits de

l’expérience ;

portes, coïncidences,

etc... - Pour la mise au

point

et la

surveillance,

l’ex-périmentateur

doit

pouvoir

contrôler en

perma-nence la

répartition

des

phénomènes

dans

l’espace

des adresses

et,

à tout instant extraire l’ordonnée

Ne

d’une adresse ou d’un groupe d’adresses dans

l’es-pace général représentant la

statistique

de

l’expé-rience.

-

L’exploitation

des résultats doit

pouvoir

se

faire sur

ordinateur,

l’exploitation

humaine de

100 000 nombres de 4 chiffres étant exclue.

(4)

Projet d’analysateur

Le

diagramme

1

représente

l’organisation

de

l’appareil

par

exemple

pour une

expérience

à trois

dimensions

(X, Y, Z).

Sur le

diagramme

nous avons

représenté par les

blocs

X,

Y, Z les organes de détection,

de

tri,

de

coïncidence,

organisés

selon la

logique

définie pour

l’expérience.

-L’ensemble

X,

Y,

Z fournit

quatre

informations

Trois informations

grandeur

définissant les

événe-ments ;

et une

impulsion

de validation

qui signale

que ces

grandeurs

sont en corrélation

Le convertisseur coordinateur code

séparément

les diverses informations «

grandeurs »

en « décimal

codé binaire »,

puis

ordonne les

signaux

sous forme

d’une adresse codée

[signal

série ;

six chiffres

déci-maux codés

binaire].

Cet

appareil

contient donc les

organes suivants : convertisseur

analogiques

digi-taux ;

dispositif

d’entrée

parallèle ;

dispositif

de

test

d’adresse ;

pupitre

de

coordination,

qui

orga-nise les éléments selon le nombre et la

grandeur

des « dimensions »

(organisation

manuelle par

l’opé-rateur,

ou

automatique

par carte

programmé) ;

dis-positifs

annexes de sécurité et de

contrôle ;

un

re-gistre

de sortie

qui

est relié à la mémoire

tampon

Mémoire-tampon.

- Cette mémoire

à,f errite

est

du

type

« mémoire à adresse non localisée ».

Chaque

adresse est inscrite dans la mémoire dès

qu’elle

se

présente,

et à la

première

place

libre.

La

mémoire-tampon

a pour but de

régulariser

le

flot

statistique

d’informations.

Une moitié de cette mémoire est connectée au

registre

de sortie du

convertisseur

coordinateur. L’autre moitié est connectée au

registre

d’entrée

de

l’organe

suivant

(machiue-

IBM

1620).

Les adresses contenues dans cette

partie

de la mémoire

sont transférées

régulièrement

da,ns la machine à

calculer. Dès que cette moitié de la

mémoire-tampon

est

vide,

elle est

prête

à être connectée au

registre

de sortie du

convertisseur ;

elle est alors

remplacée

par la

partie

occupée

de la mémoire.

La

capacité

de la

mémoire-tampon

(nombre

d’adresses

qu’elle

peut stocker)

est de deux fois

vingt

trois adresses.

C’est l’ordinateur

qui

commande l’extraction et

le transfert des adresses stockées dans la

mémoire-tampon,

vers son propre

registre

d’entrée.

En cas de

dépassement

de

capacité

de la mémoire

tampon,

les entrées des convertisseurs

coordi-nateurs sont fermées. La

capacité

de

mémoire-tampon

est suffisante pour un

rythme

moyen de

100 adresses par seconde. Le taux de

perte

est alors inférieur à 10-4.

La

mémoire-tampon

remplit

en outre deux rôles accessoires : distribution des adresses au

dispositif

de localisation d’adresse sur

oscilloscope ;

adjonc-tion à l’adresse codée en binaire décimal

[1, 2, 4, 8]

des

signaux

nécessaires pour

qu’elle

puisse

être admise dans l’ordinateur IBM

(code

IBM ;

con-trôle de

parité,

etc...).

Dispositif

de visualisation. - Cet

appareil

sert à localiser l’adresse selon ses coordonnées sur

plu-sieurs écrans

d’oscilloscope,

(projection

à axos

communs)

Les écrans des tubes

d’oscilloscopes

cathodiques

sont du

type

à

persistance

lumineuse

moyenne .

Traitement des informations

Le traitement nécessite le

classement,

le

stoc-kage,

l’extraction

des résultats et leur

exploitation

Ces

opérations

se font d’une

façon

différente selon

que l’on utilise moins de 9 000 adresses

(canaux)

ou

plus.

Fonctionnement à moins de 9 000 adresses.

-L’adresse extraite de la mémoire

tampon

est

trans-férée dans l’IBM 1620.

Le circuit de calcul d’adresse détermine selon

une

règle

de

rangement

interne à la mémoire de

l’IBM,

la

place

à

laquelle

cette adresse doit être

comptabilisée. (Recherche

d’adresse dans une

mé-moire localisée

puis

ajouter 1)..

La

mémoire

de l’ordinateur a une

capacité

de

9 000 adresses localisées environ et à

chaque

adresse on

peut

stocker 10 000 unités.

L’extraction des résultats

peut

se faire selon

plu-sieurs modes :

A)

EN COURS D’EXPÉRIENCE. - On

peut

inter-roger la machine sur le contenu de ses mémoires en

choisissant le groupe d’adresses

qui

intéresse

l’expé-rimentateur.

Le nombre d’adresses accessibles par.ce

sondage

ne

dépend que du

temps

(L’opérateur

peut,

soit

stopper

l’analyse

s’il veut

beaucoup d’adresses,

soit laisseï- la machine utiliser son

temps

libre pour

ré-pondre

à

l’interrogation )

Priorité étant conservée

pour le classement et le

stockage.

B)

EN FIN D’EXPÉRIENCE. - L’extraction

peut

être faite :

- Sur machine

imprimante

(ce

mode d’extrac-tion ne

peut

être valable que si l’expérimentateur

s’intéresse à un

petit groupe

d’adresses).

- Sur traducteur

analogique :

un programme de

traduction

analogique

permet

l’extraction sur écrans

d’oscilloscopes

de coupes selon les coordonnées, avec

affichage

sur « nixie » des coordonnées du

plan

de

projection.

Un programme plus complexe

permet

l’affichage

sur écran

d’oscilloscope

des coupes

cylin-driques

dont la

génératrice

est une courbe choisie à l’avance par

l’opérateur, chaque

courbe

(5)

132 A

de la

courbe

génératrice

par

exemple.

En

outre,

chaque

courbe

peut

être

photographiée

pendant

l’observation.

- Sur bande

magnétique : L’enregistrement

se

fait soit à adresse localisée du

spectre total,

soit en

ayant

ordonné le

spectre

selon le programme

d’ex-traction

analogique (plan

par

plan

avec adresse

accompagnant

l’information nombre

d’événe-ments).

- Sur cartes

perforées.

C)

EXPLOITATION DES RÉSULTATS. -

L’exploi-tation

peut

se faire sur ordinateur à

partir

de la

bande

magnétique

ou des cartes

perforées.

L’IBM

1620

peut

exploiter

les résultats avec un

programme de calcul

adéquat.

Toute autre machine

plus puissante

peut

être utilisée avec un

gain

de

temps

appréciable.

Fonctionnement à

plus

de 9 000 adresses.

-L’adresse est transférée du convertisseur

coordi-nateur à l’ordinateur 1620

qui

réalise les deux groupes

d’opérations

suivants :

PREMIER

GROUPE. -

Stockage

des adresses dans

un secteur de

mémoire ; lorsque

ce secteur est

plein,

transfert sans classement de ces adresses sur bande

magnétique.

La totalité de

l’expérience

est ainsi

stockée sur bande

magnétique

ce

qui

occupe entre 4

et 8 bandes de 700 mètres pour 12 heures

d’expé-rience en fonctionnement à 90 000 canaux

(adresses).

Le

pré-stockage

dans une zone de la mémoire de

l’ordinateur a pour but de réduire la

longueur

de

bande

perdue

au

démarrage

et à l’arrêt. Le

temps

de transfert sur bande doit être couvert par la

mémoire

tampon,

ce

qui

est le cas tant que le

pré-stockage

dans la mémoire centrale est inférieur à 300 adresses.

Les

blocages

qui pourraient

survenir par

dépas-sement de

capacité

d’un des organes sont transmis

sur une

ligne

normalisée de

blocage

fermant l’entrée

des convertisseurs et commandant un chronomètre

d’efficacité.

DEUXIÈME GROUPE D’OPÉRATIONS. - Un

échan-tillonnage

des adresses est effectué et les échantil-lons sont classés et stockés de la même manière que

dans le fonctionnement à 9 000 adresses. Le stock

échantillon ne

peut

évidemment contenir

plus

de

9 000 adresses différentes.

(Nombre

d’adresses du stock

= K ;

.K inférieur à 9

000.)

La

règle

d’échantillonnage

est déterminée avant

l’expérience

et mise dans le programme de l’IBM. Trois

types

principaux

d’échantillonnage

sont à

distinguer :

Premièrement l’échantillon de .K adresses est

loca-lisé d’une

façon

inhomogène

dans

l’espace

des

adresses : un

plan

de K adresses ou n

plans

de

K/n

adresses ou un

pavé

de.K

adresses,

etc...

Deuxièmement l’échantillon de .K adresses est

réparti

d’une

façon homogène

dans

l’espace

des adresses. Par

exemple

pour un volume à trois

di-mensions de 90 000

adresses,

une par volume de

10 adresses.

Troisièmement les K adresses du stock

échantil-lon sont établies de la

façon

suivante :

L’espace

des adresses à n dimensions est divisé

en K

pavés égaux

à n

dimensions ;

chacun de ces

pavés

contenant évidemment

plusieurs

adresses. Un code intérieur à la machine assoeie à chacun des

K pavés

une des K adresses du stock échantillon.

Pour

chaque

adresse

expérimentale

se

présentant

à la

machine,

l’ordinateur détermine donc l’adresse

du stock associé au

pavé

auquel

appactient

l’adresse

expérimentale.

C’est cette adresse associée

qui

est

stockée. Cette

opération

revient à établir la somme

du nombre de coups

apparaissant

dans les

pavés

en

fonction du « numéro » du

pavé ;

nous voyons son

analogie

avec

l’opération

changement

de

largeur

de

bande dans un sélecteur

d’amplitude

ordinaire.

Ce dernier mode

d’échantillonnage

donne donc

une vue d’ensemble meilleure du

phénomène, mais,

les autres

règles

d’échantillonnage

peuvent

être

très utiles pour la conduite de

l’expérience.

(véri-fication de bon fonctionnement par contrôle d’une

zone

connue.)

Le stock échantillon

peut

être extrait

et

exploité

comme dans le cas « moins de 9 000 ca-naux ». Cela

permet

le

contrôle,

l’inspection,

le

dé-grossissage

de

l’expérience.

Après

ces

opérations

nous’ disposons

donc d’une

part

du stock échantillon classé et

exploitable

et

d’autre

part,

de bandes

magnétiques

sur

lesquelles

la totalité de

l’expérience

est stockée en vrac. Il

suffit pour classer et rendre

exploitables

ces bandes

de mettre en route un programme de tri sur bandes. L’ordinateur classe et stocke alors sur une bande

l’ensemble des

résultats,

cette

opération

se fait dans un

temps

de l’ordre de l’heure.

L’EXTRACTION. - L’extraction

numérique

est

possible

mais n’a de sens que pour un nombre

limité d’adresses convenablement sélectionné.

L’EXPLOITATION. -

L’exploitation

de la bande

magnétique

peut

se faire sur l’IBM 1620 avec le

pro-gramme de calcul

adéquat

de la même

façon

que dans le cas de moins de 9 000 canaux. Elle

peut

aussi se faire

avantageusement

sur tout autre

ordi-nateur

plus puissant.

En résumé - Il est

possible

de réaliser de cette

façon

un

analyseur

multidimensionnel de

physique

nucléaire à 90 000 canaux

(ou

plus

avec un

pro-gramme

d’échantillonnage

différent).

Les éléments essentiels de cet

appareil

sont :

- Des

(6)

ra-133 A

pides

perm ettant

un assez

grand

temps

de

travail,,

donc un taux intéressant de

phénomènes analysés

en corrélation double ou

triple

par

exemple.

- Une mémoire

tampon

à adresse non lo calisée.

- L’utilisation d’un ordinateur

pour le

clas-serrent et le

stockage

des adresses ainsi que pour

l’extraction et le traitement des résultats bruts.

- L’utilisation d’une méthode

d’échantil-lonnage couplée

à un

stockage

en vrac. La

grande

souplesse

de l’ensemble est due à la

présence

de l’ordinateur dont le programme de

tri,

de

stockage

et de calcul est

composé

selon les besoins de

l’expé-riIT entateur et en fonction d’une

expérience

donnée. La réalisation des éléments de cet

appareil

est en cours au laboratoire.

Manuscrit reçu le 15 mai 1962.

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