Différents types d’images Caractéristiques et exploitation
Photographies prises en classe
Les événements ou les situations ont été vécus par le groupe.
Tout le monde en a conservé un souvenir.
Dans cette situation, on n’utilise pas complètement le langage d’évocation car on reste dans l’implicite d’une situation partagée.
Le langage d’évocation sera utilisé seulement dans une situation de communication à un tiers. C’est toutefois une démarche qui permet d’entrer progressivement dans le langage d’évocation grâce à des interventions de l’enseignant qui fera préciser le moment, les lieux, le contexte d’une action passée.
Photographies personnelles prises en famille, hors de l’école
Ces supports motivent l’utilisation d’un langage d’évocation très descriptif et plus explicite ; des éléments affectifs ou émotionnels peuvent rendre l’expression plus difficile.
L’enfant n’en parle devant toute la classe que s’il le choisit mais il peut en parler avec le maître ou un petit groupe.
Photographies documentaires
Dans ces représentations d’éléments ou de milieux pas forcément connus des enfants (images du monde vivant, de paysages, d’objets techniques…), l’enfant prélève des informations qui sont renvoyées à son expérience ; des hypothèses sont formulées, validées ou invalidées par l’enseignant, discutées entre enfants.
Affiches, images publicitaires, images des revues
Ces images portent un message fortement marqué socialement et culturellement. Elles ont des visées explicites : surprendre, émouvoir, convaincre. Ce sont des « trompe-l’oeil ».
Les enfants découvrent les relations qui existent entre les éléments iconiques (dessins, images, photographies, logos…) et les éléments linguistiques (par exemple, un fond d’affiche avec la photographie tramée d’un donjon et le logo du département, le nom d’une ville et une date).
L’enseignant peut favoriser les tris et les collections ; au cours de telles activités, il engage l’enfant à expliquer, à argumenter, à justifier ses choix.
Illustrations des albums, images séquentielleset celles des imagiers
Elles ont une dimension fortement narrative et servent de point d’appui pour la mise en mémoire. Elles ont un rapport au texte (redondantes, complémentaires ou distanciées).
La série d’images séquentielles crée la signification, aide à la construction de la trame narrative, des concepts de succession, de simultanéité, de postériorité ou d’antériorité.
OEuvres d’art et reproductions (photographies, cartes, affiches,
timbres…)
C’est un support fortement marqué par l’imaginaire et l’esthétisme. Elles offrent une vision particulière du monde intérieur ou réel. Elles permettent une prise de distance et une symbolisation esthétique.
L’enfant établit des rapprochements, constate des différences et des ressemblances. Il peut collectionner en exprimant les critères de son choix, ce qu’il perçoit, ce qu’elles expriment, ce qu’il ressent, ce qu’elles évoquent pour lui.
Dessins et productions plastiques C’est la trace d’un cheminement créatif personnel qui a valeur de témoignage et de mémoire d’une recherche. Le dessin est l’occasion de donner forme à une émotion, une idée, un monde.
Il raconte.