J AN O STROWSKI
Réponse à un appel
Mathématiques et sciences humaines, tome 19 (1967), p. 21-26
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REPONSE A UN APPEL Jan OSTROWSKI
En
réponse
àl’appel qui
termine le très intéressant article de Madame MichelinePetruszewycz
"A propos de lapraxéologie", je
mepermets d’apporter quelques renseignements supplémentaires.
Commeje
l’aisignalé
autrepart -
RuchFilozoficzny:
Mouvementphilosophique,
t,.XXI,
nO2,
p. 240b - c,Torun, 1962 -
huit ans avant Alfred Victor
Espinas, 1844-1922,
, le motpraxéologie
aété
utilisé par Louis Bourdeau1824-1900,
dans sa "Théorie dessciences", Paris,
y Garnier-Baillière,
a1882,
vol.I,
XX + 490 pp., » vol.II, 634
pp., * où1’avant-°--deÀnier
cha-pitre
est entièrementconsacré
à sonprojet
depraxéologie
comme science des fonc- tions. C’est sans doute parl’intermédiaire
del’analyse
de ce livre dans "La RevuePhilosophique
de la France et del’Etranger" qu’Alfred Espinas
fit connais-sance de ce terme. Le livre de Bourdeau fut mentionné honorablement par Robert
Flint, 1838-1910,
y dans"Philosophy
as Sciencia Scientiarum and aHistory
of classification of theSciences",
William Blackwood &Sons, Edinburgh
&London, 1904, 340
pp., voir pp.254-255.
Un des
premiers
auteurs à avoir noté ce mot fut Mauricp Blondel dans son1893,
p.206,
où Blondel fait une allusion bien claire àl’usage
du termepraxéologie
chezEspinas
mais sans le nommer.Pour la
première
fois on le rencont,re sous la formeanglicisée
de"praxiology"
chez Charles Arthur
Mercier, 1852-1919;
autour de "Conduct and its disorders biolo-gically
considered" Macmillan & Co. a London, 1911. * XVIII + 377 pp., a voir p.VIII,
pour
désigner
une science de la conduilequ’on
devraitcréer‘,.
Si Mercier apris
connaissance de ce mot par l’intermédiaire de Flint il resterait à
expliquer
sousquelle
influence(auteur
oudictionnaire)
il avaitmodifié l’orthographe.
Sous cettemême forme modifiée on retrouve ce mot un peu
plus
tard chez WilliamMacDougall,’
1871-1931,
dans unopuscule
écrit avec John BroadusWatson, 1878-1958,
intitulé"The Battle of
Behaviorism", Psycho Minïaturs,
General Series n°19, London, Kegan Paul, Trench,
Truebner & Co Ltd.1928,
103 pp., voir pp.54-55.
On y revient à laproposition
faite par John StuartMill,
"Asystem
ofLogic", 1843 -
et on y lie la formeanglicisée
aux nouvelles tendances de lapsychologie (behavioristique, phy- siologique,
oubiologique,
comme chezMercier).
C’est
auprès
d’un savant chinois* le Dr.Zing Yang Kuo, 1898-
,auteur,
entre
autres,
de "The scope ofpraxiology", ShanghaÍ.,
World BookCo., 1935, 102
pp., et d’un article:"Prolegomena
inPraxiology",
"The Journal ofPsychology", Princeton, Mass., 1934,
y n°3,
pp.1-22.
voir p. 5~ que nous apprenons que le mot"praxiology"
avait été
proposé
par Mercier etKnight, Dunlap, 1875-1949,
comme un meilleur nompour le behaviorisme watsonien. Il serait
intéressant
d’examiner dansquelles
cir-constances cela a eu lieu. Mais en fin de
compte
Kuo s’estlimité
auxinvestiga-
tions
purement physiologiques
ducomportement
desêtres
vivantset,
autant que nous pouvonsjuger, n’a jamais publié
sa"Praxiology".
En tout cas, y dans ces
circonstances,
nous sommesobligés
de nous solidariseravec le
point
de vue de MmePetruszewycz
sur lanécessité
de continuerl’usage
del’orthographe française
du mot"praxéologie"
comme nom de toute sciencegénérale
de la conduite
humaine,
enréserva,nt,
si l’onveut, l’anglais "praxi ology"
pour des recherches dutype
behavioriste oubiologico-physiologiste.
Autrement on arriveà la situation dans
laquelle
on introduit un momentmétaphysique-matérialiste
auxinvestigations qui
ne devraient être restreintes par aucunparti-pris
deposition philosophique,
autant quepossible.
Nous avons eudéjà
l’occasiond’exprimer
cettevue dans notre
revue-analyse
du"Traité
du bon travail"quand
il a paru dans la traductionanglaise publiée
sous le titre"Praxiology,
an introduction to thescience of efficient
action", Pergamon, London, 1965,
a219
pp. voir"’Orzex Bia~y"
(L’aigle blanc),
mensuel: JanOstrowski, "Prakseologia
TadeuszaKotarbinskiego",
Marzec
1966,
no20/1167,
pp.35-37.
Nous y avons aussirappelé
la contributioncritique
du ProfesseurLéo Apostel
dans son article "The formal structure of Action"dans
"Synthèse",
a vol.X,
Paris1957,
pp.349-356.
Sans
répondre
à laquestion: Pourquoi André Lalande, 1867-1963,
n’a-t-il pas introduit le termepraxéologie
dans son "Vocabulaire...", ? quoiqu’il
fût lesuccesseur
d’Espinas
à l’Institut de France et connût bien son oeuvre, onpeut
remarquer, à titre de
consolation,
que Lalande a introduit sonéquivalent
dans lesens
qu’Espinas
a donné aux motstechnique
ettechnologie.
Tout,
ou presquetout,
y semble démontrer quepraxéologie
est un mot de prove-nance artificielle connu dans la forme francisée. Mais il y a encore des raisons de ne pas conclure
prématurément
sur laquestion
de la provenance de ce mot. Si l’onprend par exemple
en considération le mot-vedettePraxeologia
dans la"Grande
Enciclopedia portugesa
etbrasileira",
vol.XXIII,
yLisboa,
Rio deJaneiro, 1945.,~ 938
pp.. voir p.67,
on y trouvel’explication: "Praxeologia
moralpartie
deTeologia (sic!)
que estuda as causas queproduzem,
e as leis que regem os acteshumânes". Et,
d’autrepart,
on saitqu’en général
ce sont les allemandsqui
ont influencé laterminologie philosophique
de lapratique.
Onpeut
bien s’attendreencore à des
surprises
de ce côté-là. D’oùprovient l’explication donnée
dansl’Encyclopédie portugaise 9
Il m’a étéimpossible
del’apprendre auprès
de laRédaction
à Lisbonne. On m"a seulementdonné
une indication du côté de lathéologie
allemande.
Jusqu’ici
nos recherches dans cette direction sont restées vaines. Il reste encore unequestion
ouverte: doit-onaccepter l’hypothèse
d’uneapparition spontanée
dumot,
c’est-à-dire de sa créationartificielle,
éventuellement faiteindépendamment
parplusieurs
auteurs oul’hypothèse qu’il
y atoujours
unemprunt
fait par un auteur à un autre ? Il semble que c’est certainement un
emprunt
dansle cas de
l’usage
du motpraxéologie
parFrançois Perroux, 1903- dans
le"Vocabulaire de la
Psychologie"
de HenriPieron, Paris, P.U.F., 1957,
XV + 468 pp.,voir p.
281.
Mais est-ce de même pour le cas de Nicolas Ivanovitch
Bukharin, 1888-1938, qui l’emploie
à différentes occasions enopposant praxéologie
àgnoséologie.
Ildit en même
temps
que l’idée n’est venue à personne deforger
une telle science de lapratique.Voir
le textecomplet
de sonrapport
fait auCongrès
International de l’Histoire de la Science et de laTechnologie
àLondres,
le 3 Juillet 1931 etpublié
dans la revue russe, fondée etrédigée
par lui àMoscou:"Sozialisticheskaja
Rekonstrukcja
i Nauka": La reconstruction socialiste et lascience,
nO1,
pp. 9 et11.
L’abrégé publié
dans lescomptes-rendus du Congrès ("Archeion" Rome, 1932,
t.
XIV,
pp.522-525)
ne contient pas le termepraxéologie.
Le titre de l’articleétait:
"Theoria ipraktika
s tochki zreniadialekticheskogo
materialisma": Lathéorie
et lapratique
dupoint
de vue dumatérialisme dialectique.
Ilparle
dupoint
de vue,.praxéologique
dans son article "Marks ijego
istoritcheskoie znachenie":Marx et son
importance historique, publié
dans sa revue(connue
sous le nomabrégé
de
"Sokena")
en1933,
vol.III,
p.17.
Lepremier qui
anoté
ce fait fut StefanRudnianski, 1887-1941,
yphilosophe
etthéoricien
del’organisation
du travail intel-lectuel ;
il l’a fait dans son livre inti-tulé "Zdziejow
filozofii": Contributions à l’histoire de laphilosophie", 2ème éd. 1961,
pp.187.
Sur cette source d’infor- mation a attiré mon attention le Dr. TadeuszPszczolowski, 1922- , auquel
nous reviendronsplus
loin. Comme on le voit c’estdéjà
toute une histoire et une his- toirequi
a même son histoire des recherches. On enpourrait
faire un romanpoli-
cier. Bukharin a-t-il
inventé
lui-même le motpraxéologie
ou l’a-t-ilpris
deSlutzki dont le
premier
à avoirparlé
commepraxédlogue
hors de la Russie ou de l’Ukraine est TadeuszKotarbinski, 1886- ,
y incarnation vivante de cette science.Le Dr Pszczolowki est l’auteur d’une introduction
à
lapraxéologie: "Zasady
sprawnego dzialania ": Les
principes
de l’action efficace(première édition parue
en
1960 à Varsovie,
la4ème édition
se trouve maintenantsous-presse). Suivant l’exemple
de son maîtreKotarbinski,
il y aconsacré
unchapitre
à la sagesse po-pulaire
contenue dans lesproverbes
et les fables. Il y fait aussi une revuegéné-
rale de ce que Mme
Petruszewycz appelle
"l’intentionpraxéologique"
dans les oeuvresdes
principaux philosophes, commençant
par Aristote et fait aussi un tour d’horizon de l’hitoire dupoint
de vue de lapraxéologie.
Il introduit dans son livre divers auteurs dontquelques
uns n’ont pasété mentionnés
dans l’article que nous essayons ici decompléter.
On yparle
dubelge Georges Hostelet, 1875-1960,
auteur de"L’investigation scientifique
des faitsd’activité humaine", Paris,
MarcelRivière
&
Cie, 1960,
vol.I,
XVI +286
pp., y vol.II, 265
pp., fruit de toute unelongue
vieconsacrée
à lapraxéologie
sous une autreappellation.
On yparle
aussi dugrand
romancier
polonais
Bolesà aw(Alexander GitowackÏ), 1845-1912,
auteur de deux livres à "intentionpraxéologique";
unpraxéologue
avant la lettre.Parmi ces
précurseurs
on devraitrappeler
enpremière ligne Barthélémy
Charles Pierre
Joseph Dunoyer, 1786-1862,
auteur "De laliberté
dutravail,
ousimple exposé
des conditions danslesquelles
les forces humaines s’exercent avecle
plus
depuissance", Paris, 1845,
vol.I,
XVI + 482 pp., vol.II,
480 pp., vol.III, 527
pp.,où
"liberté"signifie
"efficacité" et "travail" veut dire 1"action".
Dans une merd’exemples,
y sontnoyés
lespremiers principes
d’efficacité:le
principe
de lapréparation
et duplan,
leprincipe
d’économie de l’effort et del’instrumentalisation,
leprincipe
de la division du travail et de laspécialisation,
le
principe
del’organisation
et de la rationalisation dutravail,
etc ..Cet auteur fut
récupéré
pour lapraxéologie
parl’intermédiaire
dugrand ingé-
nieur
Meliton Martin, 1820-1886,
auteur du "Travailhumain,
sonanalyse,
ses loiset son
évolution", Paris, Guillaumin, 1878, =I,+ 368
pp. Il y propose la créa- tion d’une nouvelle 0 sciencedenl’activité
humaine sous le nom deponologie, exposé déjà
dans son oeuvremagistrale
enespagnol "Ponos", Madrid, 1963-64,
en 4 volumes.Fait noté dans "varia" p. 240
b,
RuchFilozoficzny: Mouvement Philosophique, Torun,
t.
XXI,
no2, 1962.
. Il y a encore une branche italienne de la
praxéologie représentée
par lephilosophe
sicilien CarmeloOttaviano, qui employa
le terme"prassiologia"
pournommer sa
théorie
de lapolitique.
Dans sa "Metafisica dell"essereparziale"
3ème éd.,
A.Rondinella, Ed., Napoli, 1955,
vol.II,
745 pp., LibroNono, "L’indagine prassiologica"
pp.79-270,
voir p.203,
onapprend qu’Ottaviano
apublié
un article"Storia,
filosofia dellastoria,
scienza dellastoria",
dans "’Rivista FilosoficaNeoscolastica", Milano, gennaio 1935,
pp.67-81,
y où ce terme estdéjà
connu. Nousavons
noté
ce fait dans la"Correspondance"
voir: RuchFilosoficzny"
t.XXIV,
n°
3-4,
pp. 309 b-c.Dans une revue des "intentions
praxéologiques"
il estimpossible
d’omettre la"Machologie" d’Emmanuel Lasker, 1868-1941, mathématicien, philosophe
etcélèbre champion d’échecs,
auteur d’un livretpublié
en allemand et enanglais
sous lestitres
"Kampf"
et"Struggle", New-York,
Lasker’sPublishing, 1907,
p.95,
d’oùcette
conception
de combat nonsanglant
estreprise
et étendue dans "Dasbegrefen
der
Welt", Berlin,
H.Joseph, 1913, 491
pp., voir ch.III-V,
pp. 120 ss. et267
ss., aussi bien que dans "DiePhilosophie
des Unvollendbar"Leipzig,
von Veit &Co., 1919,
XII +
626
pp., voir pp. 99-170.Et enfin comment ne pas mentionner les derniers écrits de Louis
Couff ignal (1902-1966)
sur lacybernétique qui
sont de la purepraxéologie
ou le livre deRoland Claude et Abraham Antoine Moles
"Méthodologie,
vers une science de l’action"(Paris,
GauthierVillars, 1965.
, pp.456),
y ou lacomplémentation
de labibliographie
dede G. Th. Guilbaud. Mais cela serait
peut-être
un peutrop
dans une revueparisienne
de la
part
d’unétranger,
selon le dictonpraxéologique
russe, y que l’on ne va pas àTula avec un samovar
(puisque
c’est là que l’onfabrique
cespittoresques engins
àfaire du bon
thé).
~oEt il serait certainement
dangereux
des’embarquer
dans le domaine de la pra-xéologie mathématique.
On aurait affaire à des]égjons
de contributions. A titred’exemple
nous nouspermettrons d’ajouter
seulementquelques
nomspolonais:
dujeune professeur
à l’université deMaryland,
rlJ.S,.A.,
RichardSyski, 1924- , proba-
biliste et théoricien des files
d’attente, qui
hors son volumineux "Introduction tocongestion theory
intelephone systems",
Oliver &Boyd, Edimburgh
&London, 1960,
XVI + 742 pp., a
rédigé
aussi despapiers
comme "Formulation of R and Dproblem",
Research and
Devel opment" .
’.1961, "Proby matematycznego opisu postepowania
1962,
basé sur unpapier
écrit avec J.K.Goldhaber,
Essai d’une formulation mathé-matique
ducomportement
humain: "Framework for decisionmaking", 1962,
et"Prosty stochastyczny
procesu uczenia sie"("Technika
i Nauka": Latechnique
et lascience,
nO1, 1958,
pp.73-84):
Unsimple
modèlestochastique
duprocès d’appren- tissage.
Ensuite le
prof.
BoleslawSobocinski, 1906-
ancien directeur de 1 "’Insti- tute ofApplied Logi.c",
St.Pauls, Minn.,
et fondateur du "Journal of Forma.lLogic",
auteur -entre autres - de "On universal decision
element’°,
1953. Enfin leprofesseur Henryk Greniewski, 1903-
, auteur de"Elementy Cybernetyki sposobem niematematycznym wylozone", Warsawa, P.W.N., 1959,
voir p.207,
dont il existe une traductionanglaise:
"Cybernetics
without mathematics"1960,
pp.201-207,
etfrançaise: "Eléments
decyber- nétique
sansmathématique".
L’auteurs’occupe beaucoup
de modèles decomportement
humain.
Il serait
peut-être
bien à propos designaler
ici l’exist,ence d’un Centred’EtudesTraxéologiques auprès
de l’Académie Polonaise des Sciences à Varsovie dans le cadre du "Centre des recherches sur lesproblèmes théoriques
del’organi-
sation" sous la direction du Professeur Jan
7,.Ieleniewski. 1901- , praxéologue
etauteur de
"OrganizacJ a zespolôw
ludzkich":L’organisation
des ensembleshumains,
Warsawa
1965,
664 pp. Ce centre a commencé en1962
lapublication
d’une revue se-mestrielle
"Materia-,,yprakseologiczne",
Textespraxéologiques,
transformés en unpériodique indépendamment publié
sous le nom de"Prakseologia" rédigé
par le mêmecomité de rédaction. Un des membres les
plus
actifs est le DrPszc;zolowski,
àqui,
à cause de la maladie du directeur. on a confié la direction du Centre au sein
duquel
il étaitdéjà
rédacteur d’undictionnaire
des termesspécifiquement praxéo- logiques.
Ce Centre apublié déjà 25 numéros
de sonpériodique
avec une bonne cen-taine d’articles et
chroniques
diverses écrites parquelques
dizaines de collabo- rateursscientifiquement qualifiés.
ITne série de leurs articles futpubliée
enallemand dans un livre intitulé
"Praxéologie’?’ Acht Beitrage
zurEinfuehrung
in dieWissenschaft von
leistungsfaehigen
Handeln aus demForschungszenstrum
fuerallgemei-
ne Probleme der
Arbeitsorganisation
in War.schau"rédigé
par K. Alsleben et W.Wehrstadt, Vorlag Schnelle, Quickborn 1966,
p. 127.Outre ses
publications,
le Centre aorganisé
maintes conférencesscientifiques
et
dirige
les étudespréparatoires
des candidats au doctorat depraxéologie.
En1967
lapraxéologie
devient enPologne
une branche des étudesacadémiques
intro-duites dans les programmes d’instruction dans les
universités. Sous-presse
setrouve maintenant le livre
commémoratif publié
à l’occasion du80ème
anniversaire de TadeuszKotarbinski "Fragmenty
Filozofione Seria Trzecia"(Fragments
Philoso-phiques, 3ème série)
offert par ses anciensélèves.
Dans lapartie
consacrée à lapraxéologie
se trouve mon article sur "La visionpraxéologique
d’A,lfredEspinas", qui
fut extrait d’unchapitre
de ma thèse enpréparation
sur "AlfredEspinas
dansla
philosophie
moderne de l’action".Pour le moment il ne reste que de souhaiter que
l’échange
d’informationsscieniifiques
entre tous les centres nationauxqui peuvent
exister sedéveloppe
leplus possible
pour éviter laperte d’énergie provoquée
par ce que l’onpeut appeler
la découverte de
l’Amérique
sur la cartegéographique,. Ensuite,
que deviennepossi-
ble la
prompte publication
de tout résultat obtenu pour susciter une émulation entre divers auteurs et centres. Etenfin,
de souhaiter la création d’un centre mondial pourl’encouragement
des étudespraxéologiques qui
sont d’unegrande importance
pour que le
développement
des sciences humaines arrivent au même niveau deprogrès
que toutes les autres sciences exactes.
L’évolution
de la culture endépend
beau-coup. Peut-être le Centre de
mathématique
et destatistique
de l’EcolePratique
desHautes Etudes consentirait à contribuer à cette tâche.
Jan Ostrowski
Post
Scriptum:
La
praxéologie
est une sciencequi
vit et fleurït.Presque chaque
moisapporte
une nouveauté. Au mois de Mars
apparut
le livre du ProfesseurHenryk Skolimowski,de l’University
of SouthernCalifornia,
LosAingeles, U.S.A.,
"PolishAnalytical
Philo-sophy"(London, Routledge
andKegan Paul;
New York: The HumanitiesPress, 1967,
XI +
275 pp.).
Une section y est consacrée à la
"Praxiology".(Voir Chapitre IV,
y Section5,
p.
116-130).
C’est lareproduction élargie
d’un articlepublié
dans "The Personalist"ol. 46,
no3,. Septembre 1965,
pp.348-365),
sous le titre"Praxiology -
the science ofaccomplished acting" (Praxéologie -
science de l’actionaccomplie
avecsuccès).
L’auteur lui-même s’intéresse
spécialement
à laphilosophie
de la science et de latechnologie.
Voir son article "The structure ofThinking
inTechnology" (La
structure de la
pensée
entechnologie), publié
dans"Technology
and Culture"(Vol.
VII,
no3,
Summer1966,
pp.371-383 ):
aussi, bien que"Knowledge
and Man"(La
con-naissance et
l’homme )dans
"PacificPhilosophy
Forum"(Vol. VI,
n01, Septembre 1967,
pp.
61-73).
peu
plus
tôtapparut Pologne
livretrès intéressant
Marian Mazur"Cybernetyczna
teoriaukladolw samodzieJ.nych" (Une théorie cybernétique
dessystèmes autonomiques - P.W.N.,
warszawa1966,
228pp. ) qui
est un essai pourgénéraliser
etmathématiser
une "théoriephysique
ducaractère
" dans lecomportement
humain.L’auteur est maintenant
professeur à
l’Institutd’Electrotechnique
àVarsovie.
Il a
publié déjà
une centaine d’articlesscientifiques.
BIBLIOGRAPHIE
Jan OSTROWSKI METODY BADAN NAD
DZIA0141ANIEM, IX
RocznikPolskiego Towarzystwa
Naukowego
naObczyznie.
Rok1958-59. Londyn
ss.120,
Patrz: ss.72-
77.
Les méthodes de recherches sur
l’action,
IX Annuaire de laSociété
Polonaise des Sciences et des Lettres àl’Etranger. Année 1958-59, Londres,
120 pp., voir pp.72-77.
Extrait d’un
rapport présenté
à la séance du 4 Avril1959
de lacommission
Ethnographique
de la Section desHumanités. Publié
aussi enplaquette.
Le texte
complet
futreproduit
dans la revue trimestrielle "RuchFilozoficzny":
le MouvementPhilosophique,
tomeXXI,
n°1,
Torun1962,
pp.7-22,
et enplaquette.
Il y a étépublié
sous lepseudo-
nyme : Jan Jordan.
Jan OSTROWSKI ISTOTA I ZNACZENNIE KULTURALNE
NARZEDZIA,
"Technika i Nauka"Londyn 1958,
n°2,
ss.19-29;
n°3,
ss.34-45;
n°6,
pp. 20-31.L’essence et
l’importance
culturelle de l’outil. Revue trimestrielle"La
Technique
et laScience",
Londres1958, reproduit
aussi enpla- quette
sous le titre "L’outil et laCulture",
Narzedzie iKultura,
Londres
1960,
p.39,
avec un sommaire enanglais
et notebiogra- phique
sur l’auteur.Jan OSTROWSKI "Co to
jest cybernetyka ?", "Orze0142 Bia0142y" Londyn, 1962, Cz? I,
Nr
45/1061
z 8.XI.,
Cz.II.
Nr47/1063
z 22.XI. TekstOdczytu.
Qu’est-ce
que lacybernétique ?,
hebdomadaire"L’aigle
blanc"Londres
1962,
texte d’uneconférence.
Jan OSTROWSKI
"Prakseologia -
nauka o sprawnym dzialaniu" "orze0142Bia0142y" Londyn 1963
Cz. 1 Nr
31/1099
z I.VIII,
Cz. II Nr32/1100
z 8. VIII. Tekstodczytu, skróncony.
"La
praxéologie,
science de l’action efficace" ibid. Londres1963,
texte d’une
conférence, abrégé.
Jan OSTROWSKI
"Prakseologia
TadeuszaKotarbinskiego", "orze0142 Bia0142y", mensuel,
Londres