Géométrie
TD 3 : Homotopie et théorème de Van Kampen
Lucie Le Briquer 1
erfévrier 2018
Exercice 5(cylindre et ruban de Möbius)
Rétractation par déformation.X espace topologique, Y ⊂X. Une rétractation par déformation deX surY est H:X×[0,1]−→X tel que :
∀x∈X, H(x,0) =x
∀x∈X, H(x,1)∈Y
∀y∈Y,∀t∈[0,1]H(y, t) =y 1.
S1= [0,1]× {0}/(0,0)∼(1,0)
On a bienS1⊂C. Soit : H:
ß [0,1]×C −→ C (t,(c1, c2)) 7−→ (c1, tc2)
AlorsH(0, c) = (c1,0)∈ S1,H(1, c) = (c1, c2) =c etH(t,(c1,0)) = (c1,0)∀c1∈
−12,12 . H continue. DoncCse rétracte par déformation sur S1.
π1(C) =π1(S1) =Z
Idem pour le ruban de Möbius.
2. En retirant un cercle à C on a deux composantes connexes alors que le ruban reste d’un seul tenant. Supposons qu’il existeh:M −→C homéomorphisme. SoitY :={y= 0}dans M,Y ' S1. Alorsh(Y)⊂Choméomorphe àS1 etC\h(Y)a deux composantes connexes (Jordan). MaisC\h(Y) =h(M\Y)est connexe. Contradiction.
Exercice 1(groupes topologiques) Soitγ: [0,1]−→Gun lacet enraciné ene.
γ∗e∼γ On pose :
γs(t) =
ß γ(s(2t) + (1−s)t) sit6 12 γ(s+ (1−s)t) sit> 12
1
e∗σ∼σ On pose˜σs(t)de manière similaire. On pose alors :
H:
ß [0,1]×[0,1] → G (t, s) 7−→ γs(t)˜σs(t)
Ainsi :
H(0, t) =γ(t)σ(t) = (γσ)(t) H(1, t) = (γ∗e)(t)(e∗σ)(t)
= (γ∗σ)(t)
De mêmeσγ∼(e∗σ)(γ∗e) =γ∗σ. Donc :
[γσ] = [γ∗σ] = [σγ] = [σ∗γ]
Donc[γ][σ] = [σ][γ]doncπ1(G, e)est abélien.
Exercice 7(présentations de groupes) On se donne :
• un alphabet fini{a1, . . . , an}=A,
• une nombre fini de relations{w1, . . . , wm}qui sont des mots en lesa±1i . Exemple.Alphabet :{a, b}, Relations :aba−1b. On pose :
A∗= G
n>0
{a±1i }n l’ensemble des mots finis en lesa±1i
Soit∼la relation d’équivalence surA∗définie paru∼vsi on peut passer deuàven échangeant aia−1i et∅ etwj et∅.
On peut alors écrire un mot sous la formeani1
1 . . . anim
m, nk∈Z,ik 6=ik+1 ∀k.
SurA∗ : on peut concaténer les mots. La concaténation passe au quotient enA∗/∼× A∗/∼−→
A∗/∼. SiG=A∗/∼munit de cette loi,Gest un groupe. On le note : G=ha1, . . . , an |w1, . . . , wmi
Propriété universelle.SoitHun groupe engendré par˜a1, . . . ,˜an. Supposons que˜a1, . . .˜anvérifient les relationsw˜j(obtenues à partir dewjen remplaçantaipara˜i). Alors∃!ϕ:G−→Hmorphisme surjectif tel queϕ(ai) =ϕ(˜ai)∀i.
Exemple.G=ha|∅i,H =Z/nZ.∃!ϕ:G−→H tel que ϕ(1) = 1.
Graphe de Cayley.SoitGun groupe,S ⊂Gdes générateurs, symétrique. Le graphe de Cayley est défini par :
• sommets : éléments deG
• g−g0 ⇔ ∃s∈S : g=sg0
2
1.
2. Z/nZest engendré par 1 etn−1 = 0[n]. Donc∃ϕ:ha|ani −→ZnZϕ(a) = 1. Soitu∈ker(ϕ).
On écrit u=am. Alors u∼ar pour un r∈J0, n−1K, ϕ(u) =rϕ(a) =r[n] = 0[n]. Donc r= 0. Doncu∼a0=∅.
3. Zn est engendré par les(ei)16i6n oùei= (0, . . . ,1, . . . ,0).[ei, ej] = 0∀i, j.
Donc∃!ϕ: h(ai)16i6n|[ai, aj]i −→Zntel queϕ(ai) =ei∀i. Soitu∈ker(ϕ).u=ani1
1 . . . anim
m. En utilisant les relations de commutation, on au∼ap11. . . apnn.
ϕ(0 =
n
X
i=1
piei= 0
Doncpi= 0∀i. Doncϕ(u)∼a01. . . a0n=∅.
ha, b|an=b2=baba−1=ei 'Dn
u∈ker(ϕ)alorsu∼bεaravecε∈ {0,1}et06r6n−1.ϕ(u) =I ⇒ε= 0etr= 0donc u∼ ∅.
4. Z/2Z∗Z_2Z'D∞=Z×Z/2Z
Jeudi 01 février
Utiliser le théorème de Van Kampen. X connexe par arcs, U, V ouvert non vides de X, connexes par arcs tels queU∪V =X. On suppose U∩V connexe par arcs,x∈U∩V. On se donne :
π1(U, x) =hai|xii π1(V, x) =hbj|wji π1(U∩V, x) =hck|tki Alors
π1(X, x)' hai, bj|vi, wj, iU∗(ck) =iV∗(ck)i iU∗(ck): écrireck en concaténation de aidansU.
Exercice 4(variétés topologiques)
En procédant par récurrence, il suffit de démontrer queπ1(X, x)'π1(X\{a}, x)∀a6=x∈X. Posons :
U =un voisinage deahoméomorphe àRd V =X\{a}
AlorsX=U∪V,U∩V est homéomorphe àRd\{0}qui est connexe par arcs. Soit x∈X∩V. Par le théorème de Van Kampen :
π1(X, x) =π1(U, x)∗π1(U∩V,x)π1(V, x)
π1(U, x) =π1(Rd,0)' {e} π1(U∩V, x)'π1(Rd\{0}, y)'π1(Sd−1, y0) ={e}
card>3. Doncπ1(X, x)π1(V, x) =π1(X\{a}, x).
3
Exercice 9(applications du théorème de Van Kampen) 1. On démontre par récurrence queSn
k=1S1'Fn
• n= 1 : ok
• On suppose cette hypothèse au rangn. SoitU =Sn
k=1S1∩B(x, ε)etV = (n+1)−ème cercle∪B(x, ε).
– U se rétracte par déformation surSn
k=1S1 doncπ1(U, x)'Fn par hypothèse de récurrence.
– V se rétracte par déformation surS1 :π1(V, x) =Z
– U∩V se rétracte par déformation sur{x}:π1(U ∩V, x) ={e}
Par le théorème de Van Kampen :
π1 n+1
[
k=1
S1, x
!
'Fn∗Z'Fn+1
2.
3. Prenons les ouvertsU etV suivants (correspondent àX privé d’un cercle) :
U = \
V = \
x•
×a
U, V, U∩V sont connexes par arcs.U et V sont des cylindres doncU∩V '(0,1)2, ainsi : π1(U, x)' ha|∅i π1(V, x)' hb|∅i π1(U∩V, x)' h∅|∅i
Alors, par Van Kampen :
π1(T2\{a}, x) =ha, b|∅i 'F2
4. PrenonsU =T2\{a} etV =B(a, ε).
x•
×a
V
U U, V, U∩V sont connexes par arcs.
π1(T2, x) =ha, b|iU∗(c)i=ha, b|aba−1b−1i 'Z2
4