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Corrig&eacute du DM 5

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Academic year: 2022

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Texte intégral

(1)

Corrig´ e du DM n

5

Exercice [EDHEC 2000]

.

Pour tout entiernsup´erieur ou ´egal `a 1, on d´efinit la fonctionfn par :

∀x∈R+, fn(x) =xn+ 9x2−4.

1. (a) fn est d´erivable surR+ en tant que fonction poulynomiale et

fn0(x) =nxn−1+ 18x=x(nxn−1+ 18)>0 De plus,fn(0) =−4 etfn(x) −→

x→+∞+∞.

fn est donc continue et strictement croissante de R+ dans [−4,+∞[. D’apr`es le th´eor`eme de la bijection, comme 0∈[−4,+∞[ , l’´equationfn(x) = 0 a donc une unique solution dansR+ not´ee un.

(b) Pour calculeru1 etu2, il faut r´esoudref1(x) = 0 etf2(x) = 0.

• f1(x) =x+ 9x2−4, on a un polynˆome du second d´egr´e de d´eterminant : ∆ = 1 + 4×4×9 = 145. Donc u1 est la racine positive (l’autre ´etant n´egative) de f1, soit

u1= −1 +√ 145

18 .

• f2(x) =x2+ 9x2−4 = 10x2−4, on a un polynˆome du second d´egr´e de d´eterminant : ∆ = 4×4×10 = 160.

Doncu2 est la racine positive (l’autre ´etant n´egative) de f2, soit u2=

√160 20 = 4√

10 20 =

√2√ 5

5 =

r2 5 (c) On rappelle quefn(un) = 0, de plus

fn

2 3

= 2

3 n

+ 9 2

3 2

−4 = 2

3 n

>0 et fn(0) =−4 On obtient donc

fn(0)< fn(un)< fn

2 3

Commefn est strictement croissante surR+ et qu’ils en sont ´el´ements, ainsi∀n∈N 0< un <2

3. 2. (a) Soitx∈]0,1[, on a :

fn+1(x)−fn(x) =xn+1−xn =xn(x−1) Commex <1 etxn>0, on a bien

fn+1(x)< fn(x) (b) Commeun

0,2

3

, on a un∈]0,1[ et donc d’apr`es la question pr´ec´edente fn+1(un+1)< fn(un+1).

De plus, comme fn(un) = 0 =fn+1(un+1), alors

fn(un)< fn(un+1)

et comme fn est strictement croissante surR+ et que un et un+1en sont ´el´ements, on a alors pourn∈N un < un+1.

La suite (un)n∈

Nest croissante.

(c) La suite (un)n∈

Nest croissante et major´ee par 2

3, donc elle est convergente vers`avec 0≤`≤2 3.

1

(2)

3. (a) Comme 0≤un ≤2/3 et que pourn >0 la fonctionx7→xn est strictement croissante surR+ alors 0n≤(un)n

2 3

n

et comme 2 3

<1, on a 2

3 n

n→+∞−→ 0 donc par encadrement (un)n −→

n→+∞0.

(b) Pour toutn∈N, on a

unn+ 9un2−4 = 0 Alors comme (un)n −→

n→+∞0 et un2 −→

n→+∞`2, par passage `a la limite on obtient 9`2−4 = 0

et comme `≥0, alors

`=2 3. On peut donc en conclure que

un −→

n→+∞

2 3 4. On cherche `a majorer 2

3−un. On observe que 9un2−4 = 9

un−2

3 un+2 3

=−(un)n Donc

2

3 −un = (un)n 9 un+23

2 3

n

9 un+23 car (un)n≤ 2

3 n

≤ 1 923

2 3

n

carun ≥0.

Commeun ≤2

3, on en conclut que

0≤ 2

3−un≤ 1 6

2 3

n .

Comme 2 3

< 1, la s´erie g´eom´etrique 1 6

X

n≥0

2 3

n

converge. D’apr`es le crit`ere de comparaison par in´egalit´e, X

n≥1

2 3 −un

converge ´egalement.

Exercice facultatif [EDHEC 1997]

.

Soitpun entier naturel fix´e. Pour tout entier naturelnnon nul, on pose un= 1

n+p n

. 1. Sip= 0, on a

un= 1

n n

= 1.

Donc la s´erie diverge, car le terme g´en´eral ne tend par vers 0.

Sip= 1, on a

un= 1

n+1 n

= 1 n+ 1 ∼

+∞

1 n. 2

(3)

or la s´erie de RiemannX

n≥1

1

n diverge, donc d’apr`es le crit`ere de comparaison par ´equivalence, X

n≥1

un diverge.

On suppose dans toute la suite quepest sup´erieur ou ´egal `a 2 et on pose Sn =

n

X

k=1

uk. 2. (a) Comme 0≤n≤n+p, on a

n+p n

= (n+p)!

n!p!

Donc

(n+p+ 2)un+2 = n+p+ 2

(n+p+2)!

(n+2)!p!

= p! (n+ 1)! (n+ 2) (n+p+ 2) (n+p+ 1)! (n+p+ 2)

= (n+ 2) (n+ 1)!p!

(n+p+ 1)!

= (n+ 2)un+1

(b) Pourn∈N, soitPn la proposition : ”Sn= 1

p−1(1−(n+p+ 1)un+1)”.

Initialisation :Pour n= 1 on a S1=

1

X

k=1

uk =u1= 1 1 +p

1

= 1

1 +p et u2= 1 2 +p

2

= 2 (2 +p) (1 +p) donc

1

p−1(1−(1 +p+ 1)u1+1) = 1 p−1

1−(p+ 2) 2 (2 +p) (1 +p)

= 1

p−1 p−1 1 +p = 1

1 +p =S1 DoncP1est vraie.

H´er´edit´e :On supposePn est vraie pour unn∈N fix´e. Montrons quePn+1 est vraie.

D’une part,

1

p−1(1−(n+ 1 +p+ 1)un+2) = 1

p−1(1−(n+p+ 2)un+2)

= 1

p−1(1−(n+ 2)un+1) D’autre part,

Sn+1 = Sn+un+1

= 1

p−1(1−(n+p+ 1)un+1) +un+1 (par hypoth`ese de r´ecurrence)

= 1

p−1(1−(n+p+ 1)un+1+ (p−1)un+1)

= 1

p−1(1−(n+ 2)un+1) d’o`u l’´egalit´e. DoncPn+1 est vraie.

Conclusion : ∀n∈N,Sn= 1

p−1(1−(n+p+ 1)un+1) 3. (a) On calcule la diff´erence pourn∈N

vn+1−vn = n+p+ 1 n+ 1 +p n+ 1

− n+p n+p

n

= (n+p+ 1) (n+ 1)!p!

(n+p+ 1)! −(n+p)n!p!

(n+p)!

= p!n!

(n+p)![n+ 1−(n+p)]

= p!n!

(n+p)!(1−p)<0 3

(4)

donc la suite (vn) est d´ecroissante.

(b) Comme (vn) est une suite de termes positif, elle est d´ecroissante et minor´ee par 0. Donc, d’apr`es le th´eor`eme de la limite monotone, (vn) converge vers une limite`≥0.

(c) Commevn+1 −→

n→+∞`, alors

(n+p+ 1)un+1 −→

n→+∞` Donc

Sn = 1

p−1(1−(n+p+ 1)un+1) −→

n→+∞

1

p−1(1−`) Donc la s´erie de terme g´en´eral (un) converge et sa somme est 1−`

p−1.

4. On suppose dans cette question seulement que`6= 0. (cel`a permet de diviser par n` ) (a) On calcule la limite du quotient en faisant apparaitre la quantit´e connue (n+p)un

un

` n

= (n+p)un

`

n

n+p =(n+p)un

`

1

1 +p/n = vn

` 1

1 +p/n −→

n→+∞1 Doncun

+∞

` n

(b) Comme la s´erie de Riemann de terme g´en´eral `

nest divergente, d’apr`es le crit`ere de comparaison par ´equivalence, la s´erie de terme g´en´eralun diverge ´egalement. On obtient donc une contradiction avec la troisi`eme question.

5. Donc`ne peut pas ˆetre non nul. Donc`= 0. Et donc, la s´erie de terme g´en´eral un a pour somme 1 p−1.

4

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