A NNALI DELLA
S CUOLA N ORMALE S UPERIORE DI P ISA Classe di Scienze
A. H IRSCHOWITZ
Entre les hypersurfaces et les ensembles pseudoconcaves
Annali della Scuola Normale Superiore di Pisa, Classe di Scienze 3
esérie, tome 27, n
o4 (1973), p. 873-887
<http://www.numdam.org/item?id=ASNSP_1973_3_27_4_873_0>
© Scuola Normale Superiore, Pisa, 1973, tous droits réservés.
L’accès aux archives de la revue « Annali della Scuola Normale Superiore di Pisa, Classe di Scienze » (http://www.sns.it/it/edizioni/riviste/annaliscienze/) implique l’accord avec les conditions générales d’utilisation (http://www.numdam.org/conditions). Toute utilisa- tion commerciale ou impression systématique est constitutive d’une infraction pénale.
Toute copie ou impression de ce fichier doit contenir la présente mention de copyright.
Article numérisé dans le cadre du programme Numérisation de documents anciens mathématiques
http://www.numdam.org/
ET LES ENSEMBLES PSEUDOCONCAVES
par A. HIRSCHOWITZ
En
hommage
an Professeur KARL STEIN à l’occasion de son soixantième anniversaire0.
Introduction.
Le
problème qui
nous tourmente est le suivant: Peut-on décrire lescomplémentaires
d’ensemblespseudoconvexes
en termesd’hypersurfàcest
Voici une variante
précise
de ceproblème :
Soit g uncompact
connexede Stein du
plan projectif
Exiate.t.il une courbealgébrique
de nerencontrant pas Kt
Au cours de ce
travail,
nous rencontrons d’antresvisages
de ceprob-
lème sans toutefois
apporter
le moindreélément
deréponse positive.
Au
paragraphe 1,
on montre qne pourqu’un
ensemble fermépseudo-
concave soit une
hypersurface,
il faut et il suûlt que sade Hausdorff soit localement
finie, n désignant
la dimensioncomplexe
del’espace
ambiant.Au
paragraphe 2,
on donnequelques propriétés
élémentaires des limitesd’hypersurfaces,
ou limaces. Les limaces méritent d’être étudiéespuifiqu’on
montre au
paragraphe
3 que pourqu’un
ouvert de Stein d’une variét4 de Stein soitméromorphiquement
convexe, il faut et il suffit que soncomplé-
mentaire soit une limace.
Emportés
par notreélan,
nous étudions au pa-ragraphe
4 les ouverts ju-convexeri d’une variété de il.’agit
desouverts dans
lesquels
les fonctionsméromorphes
selaissent approcher
uni-formément sur les
compacts
auvoisinage desquels
elles sontholomorphe
par des fonctions
méromorphes
dans ~.Enfin,
dans leparagraphe 5,
onPervenuto alla Redasione il -20 Gennaio 1973.
montre conformément à une
conjecture
que m’a trèsgentiment suggérée
leProfesseur Karl
Stein,
que pouz que l’ouvert Uméromorphiquement
con-vexe dans la variété de Stein V soit u-convexe dans
V,
il faut et il suffit queH2 (U, 1R) s’injecte
dansH2 (V, 1R).
Il convient ici de rendre aupère
de César ce
qui
revient : c~est en effet AdrianDouady qui
m’aexpliqué pourquoi
cette condition est nécessaire. Vous me voyez ravi de l’en remercier.1.
Ensembles pseu’ocollcaves.
Rappelons (voir
parexemple
Nishino[9])
laDEFINITION
(1.1).
Soit ~ une variétéanalytique complexe.
Un fermé Cde X est
pseudoconcave
si soncomplémentaire
est un ouvertpseudocon-
vexe
[cf.
Hormander[7] § 2.6).
En
fait,
nous nous intéressons surtout aux fermés localementpseudo-
concaves ; au
demeurant,
si X est un ouvert de les deux notions coin- cident.Rappelons
maintenant que si X est un espacecompact
métrisable onmunit l’ensemble
F’(X)
des fermés nonvides
de X d’une structured’espace
métrisable
compaci
enposant
où d
désigne
une distance définissaat latopologie
de X(cf
Alexandroff etHopf [1] chap II, § 5).
Maintenant si X est un espace localementcompact
métrisable dénombrale àl’infini,
on munit l’ensembleF(X)
de tous lesfermés de X d’une structure
d’espace
metrisablecompact
en l’identifiant à l’ensemble des fermés contenant l’infini dans lecompactifié
d’Alexandroff de X : eneffet,
cecompactifié
d’Alexandroff est métrisable(cf.
Bourbaki[3]).
Nous utiliserons Cela dans le cas où X est une variété de Stein et nous utiliserons surtou le critère suivant : pour que la suite
Fn
de fermésconverge vers
F,
il faut et il aeffit que les deux conditions suivantes soient vérifiées :1°)
Pour toutcompact K
deX - F,
il existe un entier N tel quepour n > N,
on ait 0.2°)
Pour toutpoint
xde F,
il existe une suite àgn tendant vers x et telle que pourappartienne à Fn.
Donnons à
présent quelques propriétés
de stabilité des ensembleslocalement
pseudoconcaves.
PROPOSITION
(1.2).
L’adhérence de la réunion d’une famille de fermés localementpseudoconcaves
est localementpseudoconcave.
Toute intersection décroissante et toute limite d’ensembles localementpseudoconcaves
estlocalement
pseudoconcave.
La démonstration découle sans difficulté despropriétés correspondantes
des ouverts localementpseudocanvexes (cf. [7]).
PROPOSITION
(1.3).
Soit C un sous ensemble fermé da X tel que le germe de C en toutpoint
de 0 contienne le germe non vide d’un ensemblepseudoconcave.
Alors C est localementpseudoconcave.
DEMONSTRATION. La chose étant
locale,
onpeut
supposer que X est la boule unité B de Raisonnone alors par l’absurde. On saitqu’il
existe sous
Fhypothese absurde.,
uneapplication analytique 99
dupolydisque
P défini par:
dans B
qui
envoiedans B - C et
qui
envoie unpoint
x au moins dans 0. Choisissons(ap fl)
dans P de
façon
que:Un tel existe parce est
yi (C )
estcompact.
estdans
C,
il admet unvoisinage
ouvert Û contenant un ensemblepseudo-
concave 0’ contenu dans 0 et
passant
L’ouvert estun
voisinage
de(a, ~8)
danslequel ( C’)
estpseudoconcave.
Choisissons 8 de
façon
que contienne l’ensembleet posons
Définissons
alors (}
parB w 1% -i m
Cette
fonction p
estplurisousharmonique pour 1 z
E. A causedu choix de a et de
fl,
elle atteint son maximun pour x- fl
sans être con-i3tante,
cequi
est absurde.Cqfd.
Voici maintenant le
résultat principal
de ceparagraphe.
THBoRimmE
[1.4].
Soit Û ouvert deC"
et 0 un ensemblepseudocon-
cave dans U. Pour que 0 soit une
hypersurface,
il faut et il suffit que sa(2n
-2).mesure
de HAUSDORIP.F soit localement finie dans U.DEMONSTRATION. On
peut
supposer que Û est la boule unitéB,
de(t".
que 0 est fermé dansB4
et que(0)
estfini,
et montrer que 0 est unehyperfiurface
auvoisinage
de 0.Considérons la
projection canonique a
deB, -
sur Elle estlipschitzienne
derapport
8 dèsqu’on
munit d’unemétrique
naturelle.Posons
¿p == B p - Bp_1.
Si a resteinte à C nIp
estsurjective,
onpi-1
p
conclut
comme P2A-1
(0
estfini,
il existe p tel que n restreinte à 0’ np
ne soit pas
surjective.
Onpeut
tracer uncercle 7
de rayon inférieur à1,
centré à
l’origine
dans une droitecomplexe
et ne rencontrant pas 0. Onpeut
alors choisir de nouvelles coordonnées defaçon
que:que 0’ soit
fermé
dans le nouveaupolycylindre
unité P et ne rencontre pas lecompact
Posons 0’ P. Notons
maintenant p
laprojection
de0’
surl’yper- plan
,Hd’équation x"
= 0. C’est iciqu’on
utiliselebypothése
sur(0’)
pour
conclure,
à l’aide d’unénoncé général (cf.
Federer[4])
que l’ensembledes
points
de H où la fibrede é
est infinie est de mesure de LEBE-SGIJB nulle.
Son complémentarie
dans P f1 H n’étant pas de mesurenulle,
n’est pas
polaire (de capacité
nulle au sens deNISHINO). D’apres
NisHiNO(cf. [9]),
il en résulte que0!’
est unehypersuperfaces
dans P.Cqfd.
Signalons
enfinqu’un exemple
deSTOLZFNIRBIIG,
surlequel
nousrevenons dans un instant montre
qu’un
sous ensemblepseudoconcave
de laboule unité de
(tA
ne contient pas nécessairement unehypersurface.
Cetexemple
montre que si onespère décrire
lesensemples pseudoconcaves
enterms
d’hypersurfaces,
il faut introduire les...2. Limaces.
DEFINITION
(2.1).
Onappelera
limace de X toute limite dans X d’une familled’hypersurfaces.
Comme l’ensemble des fermés de X estmétrisable,
toute limace est une limite d’une suite
d’hypersurfaces.
EXEMPLES
(2.2).
Dans(t2, lhyperisurface Hn
tendvers une limite
STOLZENBERG
(cf. [12]
donnel’exemple
d’une limace de la boule unitéde
(t2 qui
ne contient aucun germed’hypersurfaces.
Pour ce
qui
est de lastabilité,
les limaces n’ont rien à envier a per-sonne.
PROPOSITION
(2.3).
La limite d’une suiteconvergente
de limaces estencore une limace. En
particulier
toute intersection décroissante de limaces est una limace. L’adhérence d’une réunionquelconque
de limaces est unelimace.
DEMONSTRATION. La
primière
affirmation résulte du fait que l’esemble des fermés d’un ensemble métrisable localmentcompact
dénombrable à l’infini est métrisable.Pour démontrer la dernière affirmatio de
l’énoncé,
il sufflt de remarquer que l’adhérence de la réunion est la limite des réunions finies.Cqfd.
REMARQUE (2.fi).
Onpeut
introduire lefaisceau y
desparties
ferméesdans X. C’est un faisceau
d’espaces topologiques.
Laproposition (1.2) dit,
entre
autres,
que lefaisceau 9
des fermés localementpseudoconcavesdans JE
est un sous faisceau fermé de
y.
Le faisceauc7Y
deshypersurfaces, quant a lui,
n’est pas un sous faisceau fermé de~.
Le souspréfaisceau
ferméassocié est le
préfaisceau É
des limaces. Malheureusement ce n’est pas unfaisceau comme en
témoigne
uneexemple
dû à Oka(cf. [10]),
et constituéd’une limace L de
(t2
et unehypersurface principale
HC~ 2013
L.Cette
hyperfurface
.JET a deuxcomposantes
connexesHi
etHa’ g!
t1H.
est
vide,
et Oka montre que n’est pas une limace. Mais auvoisinage
de tout coincide soit avec L soit avec si bien que
LUHi
est localement limace. Les notations d’Oka sont ~?_ (r, r·)
etHi = (0).
REMA.RQUE (2.6).
La construction du sous faisceau ferméengendré
par~
doit. àpriori,
se faire à l’aide d’un nombre tranfinid’étapes,
il seraitbien
agréable
de savoir si onpeut
réaliser cette construction en un nombre finid’étapes.
REMARQUE (2.7).
Dansl’exemple
de la remarque(2.5),
l’ensemblelocalement limace
envisagé
contient une limace. Onpeut toujours espérer
que ce
phénomène
soitgénéral
dans les ouverts de Mais pas dansn’importe quelle
variété : Soit T un tore de dimension deux sans diviseurs et U un ou vert convexe daus le domaine d’une carte deT,
lecomplémen-
taire de U est localement limrce et ne contient aucune limace
puisqu’il n’y
a pas de limaces dans T.REMARQUE (2.8).
Soit Hl’hypersurface
de(t2 d’équation Z1 zl
= 0 eth
l’hypersurface
de- paramétrée
par xi= et, x
= eit, Bienentendu, d’après
laproposition (1.3),
HUh estpseudoconcave.
Le raisonnement de K STEIN dans[11] permet
de montrer qne HUh n’est pas localemeut limaceen zéro. Ceci donne donc un
exemple
d’ensemblepseudoconcave qui
n’estpas localement limace. On
peut cependant
remarquer que cet ensemble contienn un ensemble localement limace non vide. Onpeut
bien sûr sedemander si ce
phénomène
estgénéral.
3.
Ollvert meromorphfquelnont
convexes.Les
paragraphes
3 et 4prolongent
un travail antérieur(cf. [6]).
DEFINITION
(3.1).
Soit X une variété. On dira que l’ouvert de STEIN Ü deX,
estméromorphiquement
convexe si toute fonctionholomorphe
dans Û est limite uniforme sur lescompacts
de U de fonctionsméromorphes
dans X. On dirc aussi que
( U, g )
est unepaire méromorphiquement
convexe.EXEMPLE
(3.2).
On a montré dans[6]
que si X est une variété de STEIN ou une variétégrassmannienne,
parexemple,
et si H est unehyper-
surface de
X,
H estméromorphiquement
convexe.REMARQUE (3,3).
Les naïf. ont pu croire un moment que lephéno-
méne décrit ci-dessus se
produisait
sur une variété gquelconqne.
En faitHOWÀLRD
(cf. [8])
a donnél’exemple
d’une surface S admettant unehyper-
surface H et pas de fonctions
méromorphes ;
et telle soit deSTEIN.
PROPOSITION
(3.4).
Dans une variété deSTEIN, l’intérieur
d’une inter- sectionquelconque
d’ouverte de STEINméromorphiquement
convexes estméromorphiquement
convexe, toute réunion croissante et toute limite d’ou- verts de S1’EINméromorphiquement
convexes estméromorphiquemente
convexe. Si U est
méromorphiquement
convexe de STEIN dans X et si Vest de STE1N
dans X,
alors Un Y estméromorphiquement
convexe dansY,
Si
Ui
etU2
sontrespectivement
de STEIN etméromorphiquement
convexedans les variétés de STEIN
gi
et alorsUt X Ut
estméromorphiquement
convexe dans X
X2.
Cette
proposition
est uneconséquence
facile du théorèmequi
suitpuisque, grâce
àlui,
on se ramène à montrer lespropriétés correspondantes
des limaces. Le lecteur pourra vérifier qne la démonstration ne
présente
alors aucune difficulté.
THEOREME
(3.5).
SoitV2
une variété de STEIN.Pourqu’un
ouvert deS’l’EIN Yi
soitméromorphiquement
convexe dansVI,
il faut et il suffitque son
complémentaire
soit une limace deV2.
DÉMONS1’RATION: Le travail est
largement préparé
dans[6]. Rappelons
que si S~ est une variété de S1’EIN et g un
compact de Q,
on note~gn
l’on-semble des
points z
de D tels que toutehypersurface passant
parz rencontre g et on note l’ensemble des
points z
de S~ tels que toutehypersurface principale
de Qpassant
par z rencontre K. On montre dans[6]
quehgn
etHKQ
sontcompacts.
On y montre aussi que si M est unvoisinage compact
deK,
alorshNû
est unvoisinage
de Notonsque ce lemme est le seul
point
où on utilise le faitque D
soit lisse.Enfin on montre dans
[6]
que dans les conditions del’énoncé,
les con-ditions suivantes sont
équivalents :
(i) VI
estméromorphiquement
convexe dansV..
(ii)
Pour toutocmpact
.g deYi , hgp,
contient(iv)
Pour toutcompact
8’ deVi v,
n estcompact.
Si on note
(1)
la condition :V2
est unelimace,
il nous suffit demontrer qne
(ii)
>(1)
->(i v).
(ii) ==> (1).
Nous allons montrer queVi - Vi
est une réunion delimaces
après quoi
il nous suffirad’appliquer
laproposition (2.3).
Soit doncx dans
V2 -
y, . Considérons une suite exhaustiveK(n)
decompacts
deLe
compact
contenu dans est contenu dansVi.
Onpeut
donc choisir une
hypersurface ’’’n passant
par x sans rencontrer De la suitehn,
y onpeut
extraire une sous suiteconvergente.
La limite est mani- festement une limacepassant
par x et contenue dans(l)
>(iv).
Nous montrerons
plus précisement
que est contenudans Y, .
Choisissons une
voisinage compact
M de 8dans VI.
On sait que est un 19. Annali detla scuom Norm. Sup. di Pita.voisinage
de Soit x dansV2 - V 1 :
nous allons montrer que x n’est pas intérieur à Soitla"
une suited’hypersurfaces
tendant versV 2 -
-
Yi,
et choisissons xndans hn
defaçon
tende vers x. Pour nsuffisamment
grand, ltn
ne recontre pas est hors de Il enrésulte que x n’est pas interieur à
Cqfd.
4.
Ouverts ,u-convexes.
DEFINITION
(4.1).
Soit X une variété. On diraqu’un
ouvert deU de X est a-convexe si toute fonction
méromorphe
dans Upeut
êtreapprochée
uniformément sonr toutcompact
auvoisinage duquel
elle estholomorphe
par des fonctionsméromorphes
dans X. On dira aussi que(U, X)
est unepaire
p.convexe.EXAMPLES
(4.2).
Tout ouvert est p.convexe. On verra au para.graphe
suivant une conditiontopologique
suffisantes pourqu’un
ouvert uero-morphiquement
convexe soit y-convexe.REMARQUE (4.3).
La stabilité des ouverts ,u-convexes estbeacoup
moinsbonne que celle des ouverts
méromorphiquement
convexes. Pour des raisonsévidentes,
une réunion croissante (Ilouvertis ,u-convege. Enrevanche,
inter- section d’ouverts deSTEIN J1.
convexs n’est pas ,u-convexe engénéral :
ainsidans X
(t-
et(t- X (t
sont ,u-convexes et leur intersection ne l’est pps. De la mêmefaçon, ~"
est ,u-convexe dansG,
mais~’~
XG*
ne l’est pasdans C
X~.
Pour
pouvoir expliquer
deuxexemples douadiqiie8,
il nous faut montrer la:PRoporII’IOltl
(4.4).
IdentifionsCI’
à--
i1Rn
et munissons de lamétrique
euclidienne. Soit U un ouvert de etdu
la distance aucomplé-
mentaire de U dans
1R". Alors,
est unouvert de STIMIN
méromorpbiquement
convexe dansCI.
En outre le foncteur U- U commute a,ux intersectionsquelconques.
DEMONSTRATION. La fonction est
plurisousharmonique
dansl’enaembJe 0 des
points
on olle estnégative
est Iln ouvert de STEINet de RuNGE"
dans. C’est à FORTIORI un ouvert
mèroiiiorhiquement
convexe. Mais Û estune intersection d’ouverte obtenus à
partir
de C par translation.D’après
la
proposition (3.4) U
est done de STEINméromorphiquement
convexe dansIJ8 seconde affirmation résulte de
l’égalité dnu
= infdui
=Cqfd.
EXEMPLE
(4.5).
Une intersection décroissante d’onverts ,u-convexesqui
n’est pas peonvexe: Soit B la boule unité de
l’espace 1R4
des variables, ., 1
= H2 ( U" , R) = 0.
Il résulte alors de laProposition (4.4)
ci dessus et duthéorème
(5.1)
ci-dessous queUn
est p.convexe dans(".
D’autrepart U
a""
le
type d’homologie dd S2
et par suite.H2 ( U,1R)
=H2 (U, 1R)
=’IR.
Il ré-sulte alors du théorème
(5.1)
ci dessous queU
n’est pas ,u-convexe dans(tn.
EXEMPLE
(4.6).
Deux ouverts Uet V ,u
convexes dans(tn
tels que.111, .11
U (1 Y ne soit pas a-convexe dans V. Pour U on
prend
la couronne définiepar dans
1R4
et ponr Y la bande définiepair ’
B *.
D’après
laproposition (4.4)
et le théorème(5.1).
Uqui
a letype d’homologie
de i13 est ,u-conveze dansCI,
ainsi que Vqui
est contractile.Mais
type d’homologie
deS2 et, d’après
le théorème(5.1)
n’est pas p-convexe dans Vqui
est contractile.Voici une caractérisation des
paires
a-convexes en termes de limaces.THÉORÈME (4.7).
Pour que lapaire V2)
de variétés de STEIN soit,u convexe, il faut et il sufftt que toute limace de
VI
seprolonge
en unelimace de
V2.
DÉarONSTRàTION.
En fait ils’agit
essentiellement d’une nouvelle formu- lation d’uu résultat de[6],
solonlequel
pour queV2)
soit ,u-convege, il faut et il sufflt que :(iv)
toutehypersurface de Yt
soit limitedans Vs
d’rue suite
d’hypersurfaces
deV2.
Notons(l’)
la condition : Toute limacede Yi
seprolonge
en une limace deV2.
(iv)
-.>(t’) :
Cela résulte de ce quel’espace
des fermés deY!
estmétrisable et
l’espace
des fermés deV 2
estcompact.
(l’)
=>(iv)
est évident.Cqfd.
REMARQUE (4.8).
Comme dans[6],
on aurait pu montrer les théorémes(3.5)
et(4.7)
dans le cas oùV2
est parexemple
unegrassmannienne
ouune
quadrique
de dimension au moins trois.5.
Condition topologique.
On connaît des conditions
topologiques
nécessaires pourqu’une paire
de
variétés
de Stein soit deRunge (cf.
Andreotti-Narusimhan[2]):
Defaçon précise,
si Y est un ouvert deRunge
de la variété de Stein X dedimension n,
alorsY; Z)
est sans torsionet,
pour rsupérieur à n, Y; Z)
est nul. *Dans le même
esprit,
on donne ici une conditiontopologique
nécessaireet eufRsante pour
qulnne paire méromorphiquement
convexe soit ,a-convexe.THÉORÈME (5.1).
Pour que lapaire méromorphiquement
convexe(Di s?2)
de variétés de Stein soit ,u~convexe, il faut et il suf6t
que le morphisme
naturel de
112 (Di , 1R)
dansH2 (~?2 , 1R)
soitinjectif.
Le reste c~u
paragraphe
est consacré à la démonstration de ce théorème.Commençons
par montrer leLxmmic
(5.2).
Si h est unehypersurface de 0,
notons.T (h)
le courantd’intégration
sur h. Soit a dansH2 1R). Si
a, T(h) ~
reste nullorsque
h d4crit l’ensemble des
hypersurfaces
lisses et connexes, alors a est nul.DÉMONSTRATION. Il nous suffit de montrer que a annule tous les éléments
de H 2 (Q, 1R)
etévidemn.ent,
il sufnt de montrer que a annuleles
éléments deH2 (Q, Z). 3,Iaintenant, H 2 (.f), Z)
estisomorphe
àHi (Q, C’) d’après
un raisonnementclassique
parce que D est de Stein.L’isomorphisme évoqué
se calcule encohomologie
deëeeb.
Il faut ensuite le convertir encohomologie
calculée à l’aide des courants. Si(S~) désigne
l’ensembledes diviseurs
positifs
sur~
on obtient la suited’tipplications
oa ui désigne l’application naturelle,
’U2 estl’isomorphisme provenant
de la suite exacte de faisceaux0 ~ Z ~ 0 ~ ô. ~ 0,
u. est la fléchecanonique
du passage au
produit
tensoriel par1R sur Z!
et u4 estl’isomorphisme
deLeray qui permet
de passer de lacobomologie
de6ech à
lacohomologie
des courants. On vérifle sans difficulté que u = u4 o U3 0 ut envoie tout diviseur sur la classe du courant
d’intégration
sur ce diviseur. Onpeut
maintenant remarquer, enreprésentant
par uncycle compact,
que si as’annule
sur les courantsd’intégration
sur leshypersurfaces
lisses connexes, il s’annule sur toutes leslypersurfaces
lisses. Il noussufht,
àprésent,
demontrer que la restriction
de tlt à
l’ensemble deshypersurfaces
lisses estsubjective.
Soit
donc y
dans Hi(S~, 0*)
et L un fibré linéairedont y
soitla classe
d’isomorphisme.
Toute section de L déûnit un diviseurpositif
dont
l’image
par u, est y. Il nous reste donc à trouver une section de L dont l’ensemble des zéros soit lisse. Pour cefaire,
on munitr(L), l’espace
des sections
holomorphes
deL,
d’une structuretopologique
de lafaçon
suivante :
Soit x dans 0.
D’après
le théorèmeA,
il existe unesection Oa;
de Lqui
ne s’annule pas dans unvoisinage compact Vz
de x. Cette section définit une trivialisation de L dans unvoisinage
ouvertÛ~
deVx .
Durecouvrement
de 0
par les onpeut
extraire un tecouvrement dénom- brale Il est facile de vérifier quer(L)
muni de latopologie
dela convergence uniforme sur les est un espace de Fréchet
En
application
du théorème deBaire,
ii nous suffit maintenant de prouver quel’ensemble Si
des sections dont l’ensemble des zéros n’est pas lisse dansPx~
est rare dans-T(-L).
Montrons d’abord que
S~
est d’intérieur vide. Soit o dansS;. D’après
le théorème de
Sard,
pour presque toute valeurde e,
la section o-f - 80z,
n’est pas dansSi .
Montrons maintenantque Si
est fermé. La trivialisation choisie sur définit unmorphisme
continu de restriction del’(L)
dans~ ( ~Tx~).
Soit~~
l’ensemble des fonctions dans dont l’ensemble des zéros n’est pas lisse dansComme 8;
estl’image réciproque
deIi’
ilnous suffit de montrer
qtie Xi
est fermé. Mais ceci est uneconséquence
facile du fait que la convergence dans
C~ ( Ux~) implique
la convergence uniforme des dérivées sur lescompacts. Cqfd.
Nous allons utiliser ce lemme pour
expliciter
la dualité entreHI (S~, 1R)
et
H2 (D, 1R)
sous la formequi
nous convient le mieux. Si h est unehypersurface
dans Q et .s un
2-simplexe
dont h ne rencontre pas lebord,
on sait définir lenombre d’intersection de h et de 8. Mais tout 2
simplexe
esthomologue à
un 2
simplese
ne recontrant pas h. Parailleurr,
le nombre d’intersectionh, s )
nedépend
que de la classe decohomologie
du courantd’intégration
sur h et de la classe
d’homologie
dusimplexe
s. Ceci est unefaçon
de définirla dualité entre
H2 (Q, 1R)
défini àpartir
des courants etH$ (D, 1R)
définirà
partir
des chaînessingnlières.
On a alors le
LEMME
(5.3).
Soit Hunehypersurface
de0,
T le courantd’intégra-
tion sur H. Soit y un
2 simplexe compact,
donc uneapplication
du 2-sim-plexe canonique d~
dans D.Supposons qu’il
existe unvoisinage
U de Htel que
y-1 (U)
soit connexe etqu’il
existe une structurecomplexe
sury-1 ( U)
pourlaquelle y
soit une immersionholomorphe. Alors,
siy (U)
ren-contre
H, T, y ~
est un entier différent de zéro.DÉMONSTRATION.
Commençons
par le cas oùy ( U)
et ~ secoupent
enposition générale.
On sait alorsque ( T, y>
est le nombre depoints
d’in-tersection comptês positivement
onnégativement
suivant que les orienta- tions de g ety (U)
aupoint
considéré définissent l’orientation de a ou sonopposée.
Mais du fait que l’orientation définie sur un espace vectoriel vecto- rielcomplexe
par deux sous espaces vectorielcomplexes supplémentaires
munis de leur orientation
canonique (il s’agit,
si(ei, ... en)
est une basecomplexe,
de l’orientation définie par la base réelle(ei, iei y e2,
... ,ien)),
estl’orientation
canonique,
et du fait quey-1 ( U)
est connexe, cesigne
estplus
ou
moins, indépendamment
dupoint
d’intersectionenvisagé,
suivant que l’orientation deA.
coïncide ou non sury-1 ( II)
avec cellequ’on
associecanoniqnement
à la structurecomplexe qui rend y holomorphe.
Si l’ntersection de H et de y
( U)
n’est pas enposition générale,
on seramène à ce cas en
remplaçant y
par uncycle qui
lui esthomologue
etpour
lequel
l’intersection est enposition générale.
Soit y unpoint
de y( Û)
U Het x son
image réciproque.
Onpeut modifier y
dans undisque 1).
de rayon autour de x, defaçon
que la restriction ducycle modifié y’
audisque
derayon
a/2
soit une immersionholomorphe
sur undisque parallèle (dans
unecarte au
voisinage
dey)
ày (D,)
et defaçon
que ne rencontre pas H. Le Théorème de Sardpermet,
enoutre,
de choisir cedisque paralléle
de
façon
que H ety’ (D,~2)
secoupent
transversalement.Cqfd.
DÉMONSTRATION DR LA NÉaRSSITÉ. Soit i
l’application
deZ2 (Du 1R) dans ZI 1R)
etl ceJle
deH2 1R) dans Hz
Soit 0153dans Z2
et supposons que sa classe
d’homologie a
soit différente de zéro. Nous allons monstrer que1 (a)
est non nul.D’après
cequ’on
vient devoir,
il existeune
hypersurface h
lisse et connexe dansDi
telle que si idésigne
lecourant
integration sur h,
on ait( T, a ) ~ ~0.
En modifiant ce, on se ramèneau cas où
C T, a ) =1.
Notrepremier
but est de donner unedescription agréable
ducycle
0153. Soit x dans h. Il résulte de théorèmesgénéraux, qu’on peut
construire unvoisinage
tubulaire fermé V de h dansDi,
muni nati.rellement d’une
structure
de fibré en boules surh,
et tel que la fibresoit,
en x, un
disque analytique
ferméDx
dans01. Soit p l’application canonique
0
de
H2 (Ùt,
dansH2 (Di, V,1R).
Nous allons d’abord voir que la forme linéaire sur se factorise à travers p.Sup- posons,
eneffet,
quep (P)
soit nul. Alors lecycle fi
est somme d’unbord y
0
et d’un
cycle 6
de Y. Mais( T, y )
est nulpuisque
y est un bord et( ? ~ ~ )
est nul parce que 8 et h ne se rencontrent pas.o
Maintenant,
il résulte du théorème de Thom queH2 - y, 1R)
est
isomorphe
àHo (h, 1R) qui
est lui mêmeisomorphe à 1R.
Comme( T, a )
_ o
n’est pas
nul,
p(a)
est ungénérateur
deHs (Di, Di - V, 1R). Considérons
alors
Dx
comme un 2simplexes
dans0,.
Son bord étant dansDt - V,
il définit un
cycle
relatif c dont la classed’homologie
relative o est unmultiple
dep (a).
On a doncc = p (Âa).
Il en résulte que loe - s est sommeo
d’une chaîne a de
0 Vet
d’un bord b. On a ainsi Le scalaire 1 estégal
à ::1: 1puisqu’on peut
calculerC T, s -~- a -[- b )
===
T, s >
_ ± 1. Onpeut,
aubesoin, remplacer
a par - a, cequi
donnea = 8 + a + b.
Nous allons montrer maintenant
qu’on peut approchei h
par unehyper-
surface h’ de
S2 qui
ne rencontre pas a, etqui
rencontreDx
sans rencon- trer son bord : la seule conditionqui
n’est pas évidente à réaliser est celle assurantque h’
rencontreDx .
Mais onpeut
choisir descoordonnées
locales(zi
.,. ,zn)
auvoisinage
de x defaçon
queDx
soit décritpar x!
== ...et
1 tandis que l’ensembleQ
définipar 1 Zt s 1,..., 1 1, 1
=1 ne rencontre pas h. Onpeut
alorsimposer
à h’ de rencontrer lepolydisque
unité sans rencontrerQ.
Enapplication
du Kontinuitâtsatz deHartogs,
on voit alorsque h’
rencontreDx
sans rencontrer son bord. Il résulte alors du lemme(5.3)
que si T’désigne
le courantd’intégration
surh’, ( T’, s + a + b >
est un entier non nul. Mais( T ’. s -]- n -~- b
== -( T’, i (a) ),
cequi
prouve est non nul.La nécessité est
prouvée.
Pour lasufftsancé,
il nous faut laPROPOSITION
(5.4).
SoitS~2
une variété de Stein connexe etQ,
unouvert
méromorphiquement
convexe de Stein dansDI.
Soit .L un flbrévectoriel
holomorphe
sur0..
Alors onpeut approcher
uniformément surles
compacts
deS~,
les sectionsholomorphes
de L surD,
par des sectionsméromorphes
surD2.
DÉMONSTRATION. Nous utiliserons le
LEMME
(5.5).
Soit L un fibré localement trivial sur un espace de Stein X connexe. Il existe un fibre LI localement trivial sur X tel que LED
~’ soit trivial.DÉMONSTRATION. On
peut
trouver N sections de .Lengendrant
lafibre en tout
point
de X(cf.
Forster[5]).
Cecipermet
de définir unépi- morphisme
do fibré trivialg X GN
sur L. Notons LI le noyau de cetépimorphisme.
La suite exacte est scindée : en effet
d’après
leThéoréme B,
la suite End(L,
-+r (X,
End(L,L»)-+O
est exacte.
Cqfd.
Grâce à ci
lemme,
onpeut
considérer une section a surQt
commeun
N plet
de fonctionsholomorphes.
Onpeut approcher
chacune de cesfonctions
bolomorphes
uniformément sur E par des fonctionsméromorphes
m =
(,nt,
... ,mN).
A son tour n1 déBnit parprojection
sur L une sectionméromorphe
de L surD2 qui approche
uniformémen t o sur Kpuisque
toutes les normes sont
équivalentes
surCqfd.
DÉmOINTP.,&TION DE LA SUFFISANCE. Par
dualité,
lemorphisme
naturelde da,ns
H2 1R)
estsurjectif.
Donc le conoyau dumorphisn1e
naturel de dans est de torsion. Soit hune
hypersur-
face de
Di
et d l’élément deHI ~)
définit par le diviseur associé à h.Il existe un
entier p
tel quepd
soitl’image
d’un élément 6 deH 2 (S~~ , Z).
Ceci nous assnre
qu’il
exists un fibrélinéaire
L surQ2
et une section osur
Dt
dont l’ensemble des zéros est h.. Onpeut
alorsapprocher
apar une suite mt de sections
méromoiphes
de .Ld’apree
laproposition (5.4)
et on vériQe facilement que tend vers
Cqfd.
BIBLIOGRA.PHIE
[1] ALEXANDROFF P. et HOFF H.,
Topologie, Springer,
Berlin 1935.[2] ANDREOTTI A. et NARASIMHAN R., A
topological
propertyof Runge pairs,
Ann. ofMath. (2) 76 (1962) 499-509.
[3] BOURBAKI N.,
Topologie générale, chap.
9.[4] FEDERER H., Geometric Measure
Theory, Springer-Verlag,
Berlin (1969).[5] FORSTER O.,
Topologische
Methoden in der Theorie Steinscher Raüme, Actes CIM 1970 Tome 2, 613-618.[6] HIRSCHOWITZ A., Sur
l’approximation
deshypersurfaces,
Ann. Scuola Norm.Sup.
Pisa 25 (1971), 17-58.
[7] HÖRMANDER L., An introduction to
Complex Analysis
in severalVariables,
Van Nostrand, Princetion 1966.[8] HOWARD A., On the
Compactificatiton of
a SteinSurface,
Math. Ann. 176 (1968) 221-224.[9] NISHINO T., Sur les ensembles
pseudoconcaves,
J. Math.Kyoto
Univ. 1(1961/62)
225-245.
[10] OKA K., Domaines
d’holomorphie
et domaines rationnellement convexes,Jap.
J. Math.17 (1941), 517-521.
[11] STEIN K.,
Topologische Bedingungen...,
Math. Ann. 117 (1941), 727-757.[12] STOLZENBERG G., A Hull with. no