• Aucun résultat trouvé

Caractérisation de la loi normale

N/A
N/A
Protected

Academic year: 2021

Partager "Caractérisation de la loi normale"

Copied!
8
0
0

Texte intégral

(1)

(Cahiers Mathématiques de l’Université de Sherbrooke)

Titre :

Caractérisation de la loi normale

Auteur(s) :

Djilali Ait Aoudia

Revue :

CaMUS (Cahiers Mathématiques de l’Université de Sherbrooke)

Volume :

1

Année :

2010

Pages :

1-6

Éditeur :

Université de Sherbrooke. Département de Mathématiques

URI :

Repéré à : http://camus.math.usherbrooke.ca/revue.html

(2)
(3)

i i article  2010/11/27  14:33  page 1  #1 i i i i i i CaMUS 1 (2010), 16

Caractérisation de la loi normale

Djilali Ait Aoudia

Résumé. Dans ce travail, nous nous intéressons à deux des caractérisations les plus célèbres de la loi normale : soient le théorème de Bernstein et celui de Geary concernant l'indépendance de la moyenne et de la variance expérimen-tales. Nous présenterons succinctement une approche diérente qui dégage la structure des moments qui découlent des hypothèses de ces théorèmes.

1. Introduction

La loi normale est l'une des principales lois de distributions de probabilité formulée par le mathématicien français Abraham de Moivre en 1733 et elle a été mise en évidence par Gauss au XIXe siècle. L'expérience montre qu'un grand nombre de caractères physiques, biométriques, peuvent être modélisés avec succès par une loi normale. Une des explications de ce phénomène est fournie par le théorème centrale limite. En eet, de nombreux phénomènes sont dûs à l'addition d'un grand nombre de petites perturbations aléatoires. Dans cette note, nous revisitons deux des caractérisations les plus célèbres de la loi normale, notamment celle de Bernstein [1] concernant l'indépendance de X − Y et X + Y lorsque X et Y sont des variables aléatoires indépendantes, ainsi que celle de Geary [3] concernant l'indépendance de la moyenne et de la variance expérimentales. Ce papier a pour objectif de présenter des approches un peu diérentes pour établir ces résultats en s'appuyant sur le fait qu'une loi normale est caractérisée par ses moments, ce qui n'est pas vrai en général (voir [2], exemple 2.3.5 page 64).

2. Le théorème de Bernstein

Le théorème ci-dessous dû à Bernstein [1] est l'un des résultats fondamentaux qui caractérise la loi normale par l'indépendance linéaire, important en particulier

Je tiens à remercier très chaleureusement les Professeurs Éric Marchand et François Perron pour leurs conseils et leurs commentaires.

c

(4)

✐ ✐ ✏❛✐❝❧❡✑ ✖✷✵✶✵✴✶✶✴✷✼ ✖✶✹✿✸✸ ✖♣❛❣❡✷ ✖ ★✷ ✐ ✐ ✐ ✐ ✐ ✐ ✷ ❈❛ ❛❝ ✐❛✐♦♥❞❡❧❛❧♦✐♥♦♠❛❧❡ ♣❛ ♦♥❡①❡♥✐♦♥❡ ♦♥❡♠♣❧♦✐ ❞❡ ✉❧❛ ♣❧✉ ❣♥ ❛✉①✳ ❚❤ ♦ ♠❡✶ ✭❙✳ ❇❡ ♥ ❡✐♥✱✶✾✹✶✮ ❙♦✐❡♥ X ❡ Y❞❡✉①✈❛✐❛❜❧❡❛❧❛♦✐❡ ✐♥❞♣❡♥❞❛♥❡✱❛❧♦ ✭✷✳✶✮ (U=X−Y✐♥❞♣❡♥❞❛♥ ❞❡ V=X+Y)⇐⇒      X ∼N E(X),σ2 ❡ Y∼N E(Y),σ2 ❉ ♠♦♥ ❛✐♦♥✳ ▲❛ ❝✐♣♦✉❡❡ ✉♥❡①❡❝✐❝❡ ❧♠❡♥ ❛✐❡✳❊♥❡✛❡✱♣✉✐ ✉❡❧❡✈❡❝❡✉✭❞❛♥R2 (U,V)❡ ❣❛✉ ✐❡♥✭❝❛ ♦✉❡❝♦♠❜✐♥❛✐♦♥❧✐♥❛✐❡❞❡ ❡ ❝♦♠♣♦❛♥❡ ❡ ❞❡❧♦✐ ❣❛✉ ✐❡♥♥❡✮✱♣♦✉♠♦♥ ❡ ❧✬✐♥❞♣❡♥❞❛♥❝❡❞❡U❡ V✱✐❧✉✣ ❞❡❞♠♦♥ ❡ ✉❡ Cov(U,V)=0✳ ♦✉ ❝❡❧❛✱♦♥✈ ✐✜❡✉❡ Cov(U,V)=Cov(X−Y,X+Y)=Var(X)−Var(Y)=σ2−σ2=0. ◆♦✉ ♣♦♣♦♦♥ ❞❡✉① ♠ ❤♦❞❡ ♣♦✉ ❧✬✐♠♣❧✐❝❛✐♦♥✿❧❛♣❡♠✐ ❡ ✬❛♣♣✉②❛♥ ✉ ❧❡❢❛✐ ✉✬✉♥❡❧♦✐♥♦♠❛❧❡❡ ❝❛❛❝ ✐❡♣❛ ❡ ♠♦♠❡♥ ❡ ❧❛❞❡✉①✐♠❡❡♥ ❡①♣❧♦✐❛♥ ❧❛ ✉❝✉❡✐♥❞✉✐❡ ✉ ❧❡❢♦♥❝✐♦♥❝❛❛❝ ✐✐✉❡ ❞❡X ❡ ❞❡Y✳ ◆♦♦♥ ❞✬❛❜♦❞ ✉❡❧❡ ❝♦♥❞✐✐♦♥❞✉ ❤♦ ♠❡✐♠♣❧✐ ✉❡ ✉❡ ♦✉ ❧❡♠♦♠❡♥ ❞❡X ❡ Y ❡①✐ ❡♥ ✭✈♦✐ ♣❛ ❡①❡♠♣❧❡[4]✱▲❡♠♠❡✺✳✸✳✷✱♣❛❣❡✻✺✮❡ ❛♥ ♣❡ ❡ ❞❡❣♥ ❛❧✐ ✱♥♦✉ ✉♣♣♦♦♥ ✉❡E[X]=E[Y]=0❡ E[X2]=σ2.

❡♠✐ ❡ ♠ ❤♦❞❡ ❈♦♠♠❡♥ ♦♥ ♣❛ ♠♦♥ ❡ ✉❡E[Xn] =[Xn]♣♦✉ ♦✉ n≥ 0✳ ◆♦✉ ❛❧♦♥ ♣♦❝❞❡ ♣❛ ❝✉ ❡♥❝❡ ✉ n✳❈✬❡ ✈❛✐♣♦✉ n=0,1✳❙✉♣♣♦♦♥ ❧❡✈❛✐♣♦✉ n=0,1,···,m−1❡ ♠♦♥ ♦♥ ❧❡♣♦✉n=m✳❯♥❝❛❧❝✉❧✐♠♣❧❡♥♦✉❞♦♥♥❡ E[Xm−Ym] =E (X−Y)(Xm 1+Xm 2Y+···+Ym 1) =E (X−Y){(X+Y)m 1−(X+Y)m 1+m 1 i=0 Xm 1 iYi} =E (X−Y){(X+Y)m 1m 1 i=0 [m−1i −1]Xm 1 iYi}

=E (X−Y)(X+Y)m 1 −E (X−Y)m 1 i=0

Ai,mXm 1 iYi ❛✈❡❝

Ai,m=[ m−1i −1]=Am i 1,m. ▼❛✐ ❞✬✉♥❡♣❛ ✱♣❛❧✬✐♥❞♣❡♥❞❛♥❝❡❞❡X−Y❡ X+Y✱♦♥❛

(5)

✐ ✐ ✏❛✐❝❧❡✑ ✖✷✵✶✵✴✶✶✴✷✼ ✖✶✹✿✸✸ ✖♣❛❣❡✸ ✖ ★✸ ✐ ✐ ✐ ✐ ✐ ✐ ❉✳❆✐ ❆♦✉❞✐❛ ✸ ❉✬❛✉ ❡♣❛ ✱♣❛❧✬❤②♣♦❤ ❡❞❡ ❝✉ ❡♥❝❡✱♦♥❛❜✐❡♥ E[(X−Y)(m 1 i=0 Ai,nXm 1 iYi)] =E m 1 i=1 Ai,mXm iYi −E m 1 i=0 Ai,mXm i 1Yi+1 =m 1 i=0 E Ai,mXm iYi− m 1 i=0 E Am i 1,mXiYm i =m 1 i=0 E Ai,nXm iYi− m 1 i=0 E Ai,mXiYm i =m 1 i=0 Ai,mE Xm iE Yi−E XiE Ym i {✐♥❞♣❡♥❞❛♥❝❡} =0 {❤②♣♦❤ ❡❞❡ ❝✉ ❡♥❝❡}. ❆✐♥ ✐✱♦♥❝♦♥❝❧✉ ✉❡ E[Xm−Ym]=0 ❡ E[Xn]=E[Yn]=0 ♣♦✉ ♦✉n≥0. ▼❛✐♥ ❡♥❛♥✱♦✐❡♥ Z1❡ Z2❞❡✉①✈❛✐❛❜❧❡❛❧❛♦✐❡ ✐♥❞♣❡♥❞❛♥❡ ❞❡❧♦✐♥♦✲ ♠❛❧❡❝❡♥ ❡❡E Z2 i =σ2✳❉♦♥❝♣♦✉♠♦♥ ❡❧❡❤♦ ♠❡✱✐❧ ✉✣ ❞❡♠♦♥ ❡ ✉❡E[Xn]=E[Zn 1]♣♦✉ ♦✉ n≥0✳❈✬❡ ✈❛✐♣♦✉ n=0,1✳❙✉♣♣♦♦♥ ❧❡✈❛✐ ♣♦✉ n=0,1,···,m❡ ♠♦♥ ♦♥ ❧❡♣♦✉n=m+1,m 1✳❖♥❛

E Xm+1+Ym+1 =E (X+Y)m 1 (X−Y)2+4XY

− (X+Y)m+1−(Xm+1+Ym+1) =E (X+Y)m 1(X−Y)2 m k=1 amkXkYm+1 k =E (X+Y)m 1E (X−Y)2 − m k=1 amkE Xk E Ym+1 k =E (Z1+Z1)m 1E (Z1−Z2)2 − m k=1 amkE Z1k E Z2m+1 k =E (Z1+Z1)m 1(Z1−Z2)2− m k=1 amkZ1kZ2m+1 k =E Zm+1 1 +Z2m+1 , ❛✈❡❝amk= m+1k −4m 1k 1 ♣♦✉ 1≤k≤m✳ ❊ ❧❡❤♦ ♠❡❡ ❞♠♦♥ ✱❡♥✬❛♣♣✉②❛♥ ✉ ❧❡❢❛✐ ✉❡❧❛❧♦✐♥♦♠❛❧❡❡

(6)

✐ ✐ ✏❛✐❝❧❡✑ ✖✷✵✶✵✴✶✶✴✷✼ ✖✶✹✿✸✸ ✖♣❛❣❡✹ ✖ ★✹ ✐ ✐ ✐ ✐ ✐ ✐ ✹ ❈❛ ❛❝ ✐❛✐♦♥❞❡❧❛❧♦✐♥♦♠❛❧❡ ❝❛❛❝ ✐❡♣❛ ❡ ♠♦♠❡♥ ✭✈♦✐♣❛ ❡①❡♠♣❧❡[4]✱❝♦♦❧❧❛②2.3.3✮✳ ❉❡✉①✐ ♠❡ ♠ ❤♦❞❡ ❙♦✐❡♥

φ(t)=E[eitX]=E[eitY],V=X+Y❡ W =(X−Y)2. ■❧✈✐❡♥

(a)E[WeitV] = E[(X2−2XY +Y2)eit(X+Y)] = E[X2eitX] φ (t) E[eitY] φ(t) −2E[XeitX] iφ(t) E[YeitY] iφ(t) +E[Y2eitY] φ (t) E[eitX] φ(t) = −2φ(t)φ(t)+2(φ(t))2,

(b)E[WeitV] = E[W]E[eitV] (✐♥❞♣❡♥❞❛♥❝❡) = E[(X−Y)2]E[eit(X+Y)]

= E[(X2−2XY +Y2)]E[eit(X+Y)]

= [E(X2)−2E(X)E(Y)+E(Y2)]E[eitX]E[eitY] = 2σ2(φ(t))2, ✭✷✳✷✮ (a)+(b)=⇒      −φ(t)φ(t)+(φ(t))22(φ(t))2 ❡ φ(0)=1, φ(0)=0 ✭✷✳✸✮ =⇒        φ φ =−σ2 ❡ φ(0)=1, φ(0)=0 =⇒ φ(t)=e−σ2t22 ✷

✳ ▲❡ ❤♦ ♠❡❞❡ ●❡❛ ②

▲❛❝❛❛ ✐❛✐♦♥❞❡❧❛❧♦✐♥♦♠❛❧❡♣❛ ❧✬✐♥❞♣❡♥❞❛♥❝❡❞❡❧❛ ♠♦②❡♥♥❡❡ ❞❡ ❧❛✈❛✐❛♥❝❡❡ ❞♦♥♥❡♣❛ ❧❡❤♦ ♠❡ ✉✐✈❛♥ ❞ ❘✳❈✳●❡❛②❬✸❪✳ ❚❤ ♦ ♠❡✷ ✭❘✳❈✳ ●❡❛ ②✱✶✾✸✻✮ ❙♦✐❡♥ X1,...,Xn❞❡ ✈❛✐❛❜❧❡❛❧❛♦✐❡ ✐♥❞♣❡♥❞❛♥❡ ❞❡♠♠❡❧♦✐❡ ❞❡✈❛✐✲ ❛♥❝❡ ✜♥✐❡✳❖♥♣♦❡ X = ni=1Xi n ❡ S2= n i=1(Xi−X)2 n . ❆❧♦ X ✐♥❞♣❡♥❞❛♥ ❞❡ S2 ⇐⇒ Xi∼N(µ,σ2),i=1,2,···,n .

(7)

✐ ✐ ✏❛✐❝❧❡✑ ✖✷✵✶✵✴✶✶✴✷✼ ✖✶✹✿✸✸ ✖♣❛❣❡✺ ✖ ★✺ ✐ ✐ ✐ ✐ ✐ ✐ ❉✳❆✐ ❆♦✉❞✐❛ ✺ ❉ ♠♦♥ ❛✐♦♥✳ ◆♦♦♥ ✉❡♥♦ ❡❞♠♦♥ ❛✐♦♥❡❝♦♠♣❛❡ ❝❡❧❧❡❞❡◗✉✐♥❡❬✼❪✱♠❛✐❡❧❧❡❡ ✉♥ ♣❡✉♣❧✉ ❞✐❡❝❡✳▲✬❛♣♣♦❝❤❡ ✉❡♥♦✉ ♣ ❡♥♦♥ ❡ ❛♥❛❧♦❣✉❡ ❧❛❞❡✉①✐♠❡❞ ✲ ♠♦♥ ❛✐♦♥❝✐✲❞❡✉ ❞✉ ✉❧❛ ❞❡❇❡♥ ❡✐♥✳❊♥❡✛❡✱❛♥ ♣❡ ❡❞❡❣♥ ❛❧✐ ✱ ♥♦✉ ✉♣♣♦♦♥ ❞✬❛❜♦❞✭✈♦✐ ❘❡♠❛ ✉❡ ❧❛✉✐❡❞❡❧❛❞♠♦♥ ❛✐♦♥✮✉❡ E[Xi]=0 ❡ E[Xi2]=σ2, i=1,2,···,n. ❖♥❛❞✬❛❜♦ ❞E[XiXj]=0,∀i=j❡ nS2 = n ni=1(Xi−X)2 n = n i=1 Xi2−nX2 = n i=1 X2 i−n1( n i=1 Xi)2=(1−n1) n i=1 X2 i−n2 i<j XiXj ❡ ❛✐♥✐❧❡ ✉❧❛ ❜✐❡♥❝♦♥♥✉ E[nS2]=(n−1)σ2. ❖♥❛❛✉ ✐

(c)E[nS2eitnX] = E[nS2]E[eitnX] = E[nS2]E[eit nj=1Xj] = (n−1)σ2E[eitX1] φ(t) E[eitX2] φ(t) ···E[eitXn] φ(t) = (n−1)σ2φn(t), (d)E[nS2eitnX]=E    (1− 1n)n j=1 Xj2−n2 j<k XjXk  eit n j=1Xj   =(1−1n) j E X2 jeitXjeit k=jXk φ (t)φn−1(t)n2 j<k E XjeitXjXkeitXkeit h=j,kXh φ2(t)φn−2(t) =−(1−1 n)nφ(t)φn 1(t)+ 2 n n(n−1) 2 φ2(t)φn 2(t), ❡ ❞♦♥❝ (c)+(d) =⇒ −φφ+(φ)22φ2 =⇒ φ(t)=e−σ2t2 2 . ▲❛ ❝✐♣♦✉❡❡ ♠✐❡✉①❝♦♥♥✉❡❡ ❧♠❡♥ ❛✐❡✳❙♦✐❡♥ X1,···,···,Xn❞❡ ✈❛✐❛❜❧❡❛❧❛♦✐❡ ✐♥❞♣❡♥❞❛♥❡ ❞❡ ♠♠❡❧♦✐♥♦ ♠❛❧❡❛✈❡❝ V(X1)=σ2✳ ♦✉ ♠♦♥ ❡ ✉❡X ❡S2 ♦♥ ✐♥❞♣❡♥❞❛♥❡✱✐❧✉✣ ❞❡♠♦♥ ❡ ✉❡X ❡ ✐♥❞♣❡♥✲ ❞❛♥❡❞✉✈❡❝❡✉ M =(X1−X,...,Xn−X)✱♣✉✐ ✉❡S2❡ M✲♠❡✉❛❜❧❡✳❖ ❧❡✈❡❝❡✉(X,X1−X,···,Xn−X)❡ ❣❛✉ ✐❡♥✭❝❛ ♦✉❡❝♦♠❜✐♥❛✐♦♥❧✐♥❛✐❡ ❞❡ ❡❝♦♠♣♦❛♥❡❡ ✉♥❡❝♦♠❜✐♥❛✐♦♥❧✐♥❛✐❡❞❡Xi✮✱❡❛✐♥✐♣♦✉❞♠♦♥ ❡

(8)

i i article  2010/11/27  14:33  page 6  #6 i i i i i i

6 Caractérisation de la loi normale

l'indépendance de X et M, il sut de vérier que Cov(X, Xi− X) = 0pour tout i. Pour cela, on calcule

Cov(X, Xi) = Cov(1 n n X i=1 Xi, Xi) = 1 nCov(Xi, Xi) = σ 2 n, et donc

Cov(X, Xi− X) = Cov(X, Xi) − Var(X) = σ 2 n − σ2 n = 0, d'où le résultat. 2 Remarques

1) Si E[Xi] = m 6= 0, on peut poser Li = Xi− m et L = X − m. Alors, on a que

S2 = Pn

i=1(Li− L)2

n ,

que l'indépendance de S2 et X équivaut à l'indépendance de S2 et L, et on peut donc prendre µ = 0 sans perte de généralité.

2)Le théorème de Geary est une généralisation de celui de Bernstein car, pour n = 2, X = X1+ X2 et S2 = (X1− X2)2/2.

Références

[1] S. Bernstein. On a characteristic property of the normal law. Trud. Leningrad Poly. Inst. 3. (1941)

[2] Casella, G and Berger, R. L. Statistical inference. Wadsworth & Brooks/Cole. (1990) [3] R.C. Geary. Distribution of Student's ratio for non-normal samples. J.Roy. Statist.

Soc. Suppl 3. (1936)

[4] W. Bryc. The normal distribution. Characterizations with applications. Lecture notes in Statistics, 100. Springer, New York. (2005)

[5] E. Lukacs. A characterisation of the normal distribution. Ann. math. Statist. 13 (1942)

[6] N.L. Johnson. S. Kotz and N. Balakrishnan. Continuous univariate distributions, volume 1. Wiley, New York, second edition. (1994)

[7] M.P Quine. On three characterizations of the normal distribution. Prob. and Math. Stat. Vol 14. (1993)

Djilali Ait Aoudia, Département de mathématiques et de statistiques, Uni-versité de Montréal

Références

Documents relatifs

On admet que le poids des colis entreposés dans un hangar déterminé d’une entreprise de stockage est distribué suivant une loi normale de moyenne égale à 151 kg et

On choisit 100 véhicules au hasard et on note X le nombre de camions dans cet échan- tillon2. La fréquentation du tunnel suffisamment élevée pour admettre que X suit une

Dans ce TD (et le suivant) on étudie quelques notions fondamentales en théorie des probabilités qui sont à la base de la physique statistique : la loi normale qui est un

Dans mon potager , le poids X d’ une pomme de terre suit une loi normale de paramètres m et. Sachant qu’ elle pèse plus de 150 g, Quelle est la probabilité qu’ elle pèse

On admet que pour une personne prise au hasard parmi celles qui se présentent : la température corporelle (en °C) suit une loi normale d’espérance 37 et d’écart type 0,4 et que

1.b - En effectuant une recherche sur le web, donner la relation entre les distributions N (m, σ 2 ) et la loi normale centr´ ee r´ eduite N (0, 1).. Interpr´ eter

• Une variable aléatoire X que peut prendre une valeur qui dépasse une valeur fixée τ est dite suivant une loi log-normale de trois paramètres τ, µ et σ si Y=LogX-τ suit une

La probabilité que la variable aléatoire X prenne des valeurs dans l'intervalle [a ;b] est égale à l’aire du domaine compris entre la courbe de la loi normale, l’axe