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Domaine de la Merci - 38700 La Tronche
ANNEE 1989 No d'ORDRE
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1GOMMES A MACHER ET SANTE
T H E S f
Présen tée à l' UNIVERSITE JOSEPH FOURIER- GRENOBLE I, pour ob ten ir le grade de DOCTEUR EN PHARMACIE
par
Mademoiselle SIMONETTI Carol
Cette thèse sera soutenue publiquement le jeudi 2 Mars 1989 devant Madame le Professeur
Monsieur Madame
J. ALARY Président du Jury J. SCHMITT Pharmacien
M.C. BRIFFOD Chirurgien-dentiste [Données à caractère personnel]
Domaine de la Merci - 38700 La Tronche
ANNEE 1989 N° d'ORDRE
GOMMES A MACHER ET SANTE
T H E S E Ill 11111111 Il 111111111111
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115 005531 4
Présentée à 1 1UNIVERSITE JOSEPH FOURIER- GRENOBLE I,
pour obtenir le grade de DOCTEUR EN PHARMACIE
par
Mademoiselle SIMONETTI Carol
Cette thèse sera soutenue publiquement le jeudi 2 Mars 1989 devant Madame le Professeur J. ALARY Président du Jury
Monsieur J. SCHMITT Pharmacien
Madame M.C. BRIFFOD Chirurgien-dentiste
A mes parents, A Bernard,
en témoignage de mon amour, A mes amis,
A mon président et maître de thèse,
Madame le Professeur J. ALARY
. qui a suivi et dirigé avec bienveillance
mon travail.
A Monsieur J. SCHMITT, pharmacien
qui m'a aidée tout au long de ma première expérience professionnelle, qui m'a conseillée et encouragée pour la rédaction de ma thèse.
A Madame M.C. BRIFFOD, chirurgien-dentiste dont le concours a été précieux.
Je tiens à remercier
Monsieur P. DELAVEAU, qui m'a aidée et conseillée dans mon travail,
Monsieur A. SCHEININ, pour l'abondante bibliographie qu'il m'a fournie, Mademoiselle M.H. ROCHAS, pour son aimable coopération,
Madame M. ASTIER-DUMAS, pour les renseignements et la bibliographie qu'elle m'a fait parvenir,
Tous mes remerciements vont aux sociétés TOGUM, W.L.S. LOSER, DUMOULIN,
constructeurs de machines destinées à l'industrie alimentaire,
pour la bibliographie et l'iconographie qu'ils m'ont envoyées,
L.A. DREYFUS COMPANY, GENERAL FOODS FRANCE ET XYROFIN FINNSUGAR, qui m'ont fourni de nombreux documents,
Je remercie aussi pour leur coopération,
les Laboratoires CIBA-GEIGY,
les Laboratoires de Thérapeutique Moderne Sarbach, les Laboratoires Ricqlès-Zan S.A.,
les Laboratoires Brothier S.A. et Sophymex S.A., et les Laboratoires Goupil S.A.,
l'Organisation Mondiale de la Santé (O.M.S.), La Revue Prescrire,
Les Actualités Pharmaceutiques,
INTRODUCTION 22 CHAPITRE I
LA GOMME A MACHER
I - llTSTORTQUR • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • 24
I-1 MASTICATOIRES TRADITIONNELS (75, 121) ... 24
I- 1- 1 Introduction . . . 24
I- 1-2 Le Bétel ... 24
I- 1-2- 1 La chique de Bétel . . . 24
I-1-2-2 Les constituants de la chique de Bétel ... 24
I-1-2-3 La mastication de la chique et ses effets ... 25
I- 1 - 3 La Coca ••••..••••••...•••••.•••....•.•••••...••••••••••••• 27
I-1-3-1 Répartition géographique ... 27
I- 1- 3-2 Historique . . . 27
I-1-3-3 Composition et effets ... 27
I-1 - 3 - 4 Consommation . . . 28
I-1-3-5 Le cocaïsme ... 28
I-1-4 La Kola 30 I-1-4-1 Répartition géographique ... 30
I- 1-4-2 Aspects botaniques . . . 30
I- 1-4-3 Campo si ti on chimique . . . 30
I-1-4-4 Effets de la mastication de la Kola ... 31
I-1- 5 Les Tabacs . . . 31
---I- 1- 5-1 Les Tabacs américains .. .. .. .. .. . .. .. .. . .. .. . .. .. . .. .. 31
I-1- 5-2 Les Tabacs australiens ... 32
I-1-6 Le Duboisia I-1-7 fe_K~t (34) I-1-7-lBotanique, répartition géographique ... . I-1- 7-2 Composition chimique ... . I-1-7-3 La mastication des feuilles de Kat ... . I-1-7-4 Action physiologique du Kat 33 33 33 34 34 34 I- 1-1-5 Toxicité . . . 35 I- 1-8 Conclusion . . . 36 ---I-2 HISTOIRE DU CHEWING-GUM . . . 40
I- 2- 1 Introduction . . . 40
I-2-3f.e_c!!e'k!.igg=.gQm ...··· II -DEFINITION DES GOMMRS A MACRRR ••••••••••••••••••••••••••••••••••••••• lii-T,E PRODUIT FINI •••••••••••••••••••••••••••••••••••••••, , ••••••,••••• III-1 LES FORMES (190) ...•... III-1-lf e~ _u _ e g ~ .••••.•.•..•.•.•....••.•••••..••..••••••• III-1-2 f_e~ ~h~w f ng g ~ ...•... III-2 LE CONDITIONNEMENT (104) ... III-2-1 _ !g~s_d~ _u _ _e g ~ (190) ... III_2_2 _ !g~s_d~ ~h~w ng-gu~s_ ...•... III-3 EVOLUTION DU PRODUIT FINI: CONSERVATION (104, 190) ... IV -COMPOSITION DF:S GOMMES A MACllF:R •••••••••••••••••••••••••••••••••••••• IV-1 INTRODUCTION ... IV-2 COMPOSITION DE LA BASE ELASTIQUE OU GOMME-BASE ... JV-Z-1f_e~ ~ ! ! ~ ~e~ g ! ~e _s (189) ...•••••••••••••••••.
IV-2-1-1 Origine ...··· IV-2-1-2 Définitions ...
IV-2-1-2-1 Latex (mot d'origine latine
signifiant :liquide) ... IV-2-1-2-2 Gomme (du grec : kommi) ... IV-2-1-2-.3 Elastomères ... IV-2-1-3 Principaux latexetmodes d'obtention ...
IV-2-1-3-1La "gomme" chicle ...
IV-2-1-3-2 Les "gommes" balataetmassaranduba ...• IV-2-1-3-.3 Le "caoutchoucnaturel" ou "latex d'hévéa" ... IV-2-1-.3-4 La "gomme" jelutong ... IV-2-1-3-s Les latexsecondaires
IV-2-1-4 Propriétés mécaniques des élastomères ...
42 47 49 49 49 50 51 52 52 53 55 55 55 56 56 56 56 57 57 58 58 59 60 60 61 61
rv-2-2fe~ ~ ~s! ~ re~ ge_s n!h~s~ ...66
IV-2-2-1 Introduction ... 66
IV-2-2-2 Les différents élastomères synthétiques autorisés ...66
IV-2-2-3 Mode de fabrication ... 66
IV-2-2-3-l Obtention des copolymères de butadiène et de styrène 67 IV-2-2-3-z Obtention des copolymères d'isobutylène et d'isoprène 67 rv-2-3fe~ ~dg ! fs_d~ _g~ ~e ~s~ ...68
Iv-2-3- 1 Agents structurants ... 68
1v-2-3-1-1 Les résines IV-2-3-1-1-1 Résines végétales ... IV-2-3-1-1-2 Résines obtenues par synthèse ... rv-2-3-1-t-3 Esters de résines végétales ... rv-2-3-l-2 Les cires IV-2-3-1-2- 1 Cires végétales ... rv-2-3-1-2-2 Cires animales rv-2-3-1-2-3 Cires dérivées du pétrole ou 68 68 68 69 70 70 71 obtenues par synthèse ...71
rv-2-3-1-3 Les produits d'origine animale ...72
IV-2-3-2 Additifs spécifiques ...72
IV-2-3-2-1 Antioxygènes . . . 72
rv-2-3-2-2 Antiseptiques 73 rv-2-3-2-3 Emulsifiants, stabilisants, épaississants, gélifiants ...73
rv-2-3-2-4 Additifs divers: "produits de charge", "supports", "agents de glissement" ...74
IV-2-3-2-4-1 Les charges renforçantes ...•... 74
Iv-2-3-2-4-2 Les charges inertes ... 74
Iv-z-3-3 Auxiliaires technologiques 75 IV-3 LES PRODUITS D'ADDITION UTILISES DANS LA PREPARATION DE LA GOMME A MACHER ... 79
IV-3-1 Les colorants ... 79
rv-3-Z~e~ ~g~n!s_ gt! ~g ge~ ···•··· 84
IV-3-4~e~ ~ !d n~ !! !_ ~s ...,... 86
Iv-3-5~e~ ~g~n!s_d~ gu~t~t! g ...86
IV-3-5-1 Les aromatisants ... 86
IV-3-5-2 Les agents de sapiditéouacidifiants ... 89
IV-3-5-3 Les exhausteurs de goût ... 89
Iv-3-S-4 Les édulcorants 89 Iv-3-S-4-1 Les édulcorantsàpouvoir calorifique important (tableaun°XIV) ...•... 91
Iv-3-s-4-2 Les édulcorantsàfaible pouvoir calorifique ... 96
Iv-3-S-4-3 Comment édulcorer unchewing-gum? ...•... 101
IV-3-6~d! ! !_s_d! ~r~ ...•... 108
Iv-3-7 ~e~ ~~n!s_d _errr ~~ .•... 108
IV-4 EXEMPLES DE FORMULATION ...•...•...•... 108
IV-4-1f r u ! n_d~ _ ~s~ ~ ~s! gu~ ...•...•.. 108
IV-4-2f r_ ~_ ~t! g gégé;r_ale ...111
V- PABRTCATTON DRS GOMMES A MAGRRR ...•.•...•...••••.113
V-1 FABRICATION DE LA GOMME-BASE ...•... 114
v-2-1-1Préparation de la gomme-base ... 116
v-z-1-2 Mélange ... 117
v-
2-1-3 Cas particulier : les chewing-gums "sans sucre" (104, 205) ... 121v-
2-2 ! _r~-~ !_rgs __ g (190) ... 123v-
2-3 efr~ g ~s~ ~n!=
gd t gn~ ~n! (190) ... 123v-2-4
-
Ex-
tru-
s-
ion-
-M-
-
ise-
-
en-
-
forme-
-
... 124v-
2-4-1Les tablettes ... 124v-
2-4-1-1 Laminage ... 124v-
2-4-1-2 Découpage ... 125v-2-4-1-3Séchage 126
v-
2-4-2 Les centres de dragées (190) ... 126v-
2-4-2-1 Extrusion ... 126v-2-4_2_2 Laminage-Découpage ...126
v-2-4-2-3 Refroidissementetséparation des pièces ... 127
v-z-4-2-4 Séchage ...127
128 v-z-5-1Cas des dragées sucrées (104, 190) 128 V-2-5-2 Cas des dragées "sans sucre" (205) 130
v-
2-6 -Cond--itionnemen-----t ... 132V-2-1 g ~ g ~ e~ h n~ e_ ~t! g ... 134
VI-CONTROTRS EFERCTURS SUR~ GOMMRS A MACRER ...•...135
VI -1 CONTROLE BROMATOLOGIQUE ...,... 135
vr-1-1-1 Protocole . . . • . . . • . . . 136
VI-1-1-2 Produits hydrosolubles ...•... 137
VI-1-1-2-1 Acides organiques . . . 137
vr-1-1-2-2 Colorants ... 137
VI-1-1-2-3 Edulcorants ... 138
VI-1-1-3 Produitsminéraux ...139
vr-1-1-3-1 Cendres vi-1-1-3-ZCalcium totales ... 139
139 VI-1-1-4 Produits aromatiques ... 139
VI-l-:2 d~n! f f ! n_e! ~ ge_dg ! -h r ~-~n s (B.H.A.) (146) ...•.. 140 vi-1-3 d~n! f f ! n_d~ f h~n~s_e! e_d~r ~s_ ~sgs d~ ~ers~s_e~~ ~s u_g~nre_ n~ (192) ... 143 CONCLUSION : 146 vi-1-4 d~n! f f ! n_d~s_ r g ~u~ ~ ~s! ~ re~ e~ fh~w ng-gu~s ... 146
VI-1-4-1 Elastomères naturels (199) ... 146
VI-1-4-2 Diagnose différentielle des élastomères rencontrés dans les masticatoires commerciaux (191) ... 148
VI-2 CONTAMINATION PAR LES METAUX LOURDS (14) ... 148
VI-3 CONTROLE MICROBIOLOGIQUE DES CHEWING-GUMS (12) ... 150
VII -[,E CllRWTNG-GTTM • POINTDR VUT\ ECONQMTOllE • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • 153 VII-1 PRODUCTION ET CONSOMMATION DU CHEWING-GUM : DONNEES GENERALES ... 153
CHAPITRE II
EFFETS BIOLOGIQUES DES GOMMES A MACHER
I-F:F'F'RTS DR ~ PRATIQUE: DR [.A MASTICATION AU NTVRAU BUCCA[, ... 160
II -EPF'RTS DTGRSTTPS DU C11EN.I.J:1G=fl • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • 162 II-1 AU NIVEAU DE L'ESTOMAC 162 Il-1-1 Sécré---tion-- basa---le 162 II-1-1-1 Etude de HANSENetRUNE : effet du chewing-gum sur la sécrétion de l'estomac (79) 162 II-1-1-1-1 Description de l'étudeetrésultats enregistrés 162 II-I-1-1-2 Conclusion ... 166
II-I-1-2 Travaux de CORNET, BOIZARD, CARNOT, OUGOUAC : la mastication prolongée de chewing-gum est-elle susceptible de retentir sur la sécrétion acide de l'estomac?(25) 167 II-1-1-2-1 Description des étudesetrésultats obtenus ... 168
11-1-1-2-2 Conclusion . . . ... 169
11-1-1-3 Etude de LAURITZEN, H0JGAARD, UHRENHOLDT, LAURITSENetMOESGAARD : effet du chewing-gum sur la sécrétion acide gastrique (108) ...•.... 169
II-1-1-4 Conclusion ... 172
IJ-l-2(ié!_OJ2h!!:_gf:_e ,,,...,..,....,,,,,,,..,...,,,...,,,,,,,... 172
II-2 AU NIVEAU DE L'INTESTIN ... 173
173 11-2-1-1 Obstruction intestinale basse par du bubble-gum (26) ... 173
II-:z-1-:z Embarras intestinaldûauchewing-gum (152) ...•... 174
II-2-2 ~r! _h!! _e~ ! _ g_u~s ,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,, 174 II-:z-3 Conclusion 175 CHAPITRE III INTERET DE CERTAINES GOMMES A MACHER POUR LA SANTE I -f.RCRF:WTNG-GUM, F'ORMR GAr.F:NTQUR ..., 178
II -T.RS GOMMF:S A MACRRR A RF'F'RTS GRNF:RAUX • , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , • , • 183 II-1 CHEWING-GUM ANTIACIDE (205) ... 183
II-2 CHEWING-GUM AUX BIGUANIDES ... 183
II-3 CHEWING-GUMS DESTINES A LUTTER CONTRE L'ALCOOLISME (28) ... 184
II-4 CHEWING-GUMS ANTINAUPHATIQUES, ANTIEMETIQUES (205) 184 II-5 CHEWING-GUMS CONTENANT DES VITAMINES ... 184
II-6 CHEWING-GUM A L'ASPIRINE (ASPERGUM) (31, 35, 214) ... 185
II-7 CHEWING-GUM A L'EXTRAIT DE REGLISSE (31) 185 II-8 CHEWING-GUM AUX EXTRAITS DE FEUILLE DE COCA (31) ... 186
II-9 LES CHEWING-GUMS DITS " HOMEOPATHIQUES " ...,,..,...,... 186
II-10 CHEWING-GUM AU GINSENG (Panax ginseng Mey, Ara1iacées) ... 186
II-11 CHEWING-GUM A L'ANANAS (Bromelia sativa L., Broméliacées) ... 187
II-12 CHEWING-GUM AU MAGNESIUM (Mg) ...•.. 187
II-13 LES CHEWING-GUMS DESTINES A LA LUTTE CONTRE LE TABAGISME ...•.. 187
II-13-1 Introduction . . . 187 -----
-190 II-13-:z-1 Forme galéniqueetprésentation 190 II-13_2_2 Pharmacocinétique ... 191
II-13-2-2-2 Autres caractéristiques
pharmacocinétiques ... 192 II-13_2_3 Pharmacologie ... 192
II-13-2-3-1 Effets cardia-vasculaires 192
n-13-2-3-2 Effetsurle pH gastrique (65) ... 193 IJ-13-2-4 Effetsdu chewing-gumàla nicotine
auniveau buccal ... 194 II-13-2-4-1 Effetssurla salive (141) ... 194
- ~ - - Effetssurles dents et les gencives (23) ... 194
II-13_2_5 Toxicité ... 194 II-13-2-6Effets secondaires (56, 88, 136) ... 195
II-13-2-7 Interactions nicotine1médicaments ... 196 II-13_2_8 Contre-indications ... 197 II-13-2-9Efficacité cliniquedu chewing-gumà
la nicotine ... 197 II-13-2-9-1 Résultatsdu traitement par le chewing-gumàla
nicotine ... II-13-2-9-2 La conduite du traitement ... III -T. ES GOMME:8 A MA CHER A F:EF'F:TS WCA UX
III-1 LES CHEWING-GUMS DESTINES AUX SOINS DE L'OROPHARYNX ... III-2 LES CHEWING-GUMS DESTINES AUX SOINS DES GENCIVES ET
DU PARODONTE (13, 47, 115) ... III-3 CHEWING-GUM ET CARIE DENTAIRE ... III-3-1! _e~ f h~w ng-gu s_ ~ ~s_s! r e~ ...
III-3-1-1 Cariogénicité des chewing-gums sucrés ... III-J-1-2 Edulcorants artificiels et polyols ... 199 202 205 205 206 207 208 209 210
rn-3-1-3
Cariogénicitéduxylitol ... 212 III-3-1-3-1 Etude clinique ... 212rr- - - -~ Substitution partielledusaccharose
alimentaire parduxylitol ...•... 213
III-3-1-3-3 Autres études cliniques ... 215
III-3-1-3-4
Expérimentationdu xylitolsur l'animal ... 218nr- - ~ Actiondu xylitolsur les dents ... 218
III-3-1-4-1 Influencedu xylitolsur l'acidité
dumilieu buccal ... 219
r
r
r
-3
-1
-4
-2
Actiondu xylitolsur la plaque dentaire et ses bactéries ...,...•... 226rrr-3-1_4_2_1
laplaque··· 226rrr-
3-1-4-2-2
les bactéries ... 226I
r
r
-3
-1
-4
-3
Contribution du xylitolàla reminéralisation de l'émail dentaire ... III-3-1-5 Conclusionsrrr-3-2
fe~ fh~w ng-gu~s_ g ! g ~ ...III-3-2-1 Mode d'actiondufluor dans la cavité buccale ... III-3-2-1-1 Sur la plaque dentaire ...
228 232 233 233 233 III-3_2_1_2 Sur 1 'émail . . . 234
r
r
r
-3
-Z
-1
-2
-1
Formation de fluoroapatite ... 234- - - - -~ Actionsur la maturation des dents ..•...•.. 234
III-3-2-1-2-3 Remplacement des carbonates (Co32-)
par les ions F- ... 235 III-3-z-1-2-4 Occupation des sites libres par
les ions F- ... 235
rrr-3-2-1-2-5
Actionsurla reminéralisation ... 235rrr-
3-2-2 Le fluor : quand et comment? •• ••• •• ••• •• • • •• •• •• • • 236 III-3-2-2-1 Fluoration prééruptive ... 236III-3-2-2-2 Fluoration postéruptive ...237
III-3-2-3 Les chewing-gums fluorés ...239
III-3-3~u!r~s_ ~ g ~ ! n~ ge~t n~e~ ~ g g ~n~ gegt~ ~e_e!! la
_r~ ~n! n_d~s_ _r e~ ...242
CONCLUSION ... 246
BIBLIOGRAPHIE ... 248
LISTE DES FIGURES ... 268
Le chewing-gum ou gomme à mâcher apparaissait aux Etats-Unis il y a un
peu plus d1un siècle. Consommé aujourd•hui dans le monde entier, il semble
répon-dre à un besoin de l1homme qui, depuis des temps immémoriaux, mastique diverses
drogues végétales.
Après avoir défini les gommes à mâcher, nous étudierons en détail les
nombreux composants qui entrent dans leur formule et nous con si dèrerons 1 eur fabrication ainsi que les contrôles réalisés sur ces masticatoires. Nous examine-rons les différents aspects du produit fini et l •importance des ventes de chewing-gums.
Nous nous intéresserons ensuite aux répercussions de leur mastication au niveau buccal et sur le tractus digestif.
Enfin nous verrons comment les gommes à mâcher s•écartent de la
confi-serie en devenant le véhicule de substances bénéfiques, par leur action locale ou générale, à la santé de leurs consommateurs.
I - HISTORIQUE
I-1 MASTICATOIRES TRADITIONNELS (75, 121) r-t-t Introduction
Le chewing-gum, masticatoire moderne, est l1aboutissement d1une longue
évolution, la mastication étant un phénomène très ancien. De nombreuses drogues végétales l •ont précédé, coexistent avec lui dans le monde et l •étude historique du chewing-gum ne peut se·faire sans celle des masticatoires traditionnels.
1-1-2 Le Bétel
I-1-2-1 La chique de Bétel
Originaire de l 1Inde, la chique de Bétel est traditionnellement utilisée
par les populations du sud-est asiatique. Sont concernées environ 600 millions de personnes réparties sur plus de huit millions de km2 (figure no 1). Mais le Bétel
a régressé : son aire antique, plus vaste, s•étendait vers l •ouest jusqu•à l1Arabie. L•utilisation de ce masticatoire diminue dans les pays d1origine mais
il s•est répandu en Afrique, en Amérique et en Europe. L1occidentalisation
con-duit peu à peu à une substitution de la chique par la cigarette et les confi-series.
I-1- 2- 2 Les constituants de la chique de Bétel
• la feuille fraiche de Bétel : Piper betle L.,
• la noix d'Arec, graine d'un palmier : Areca catechu L.,
• la chaux éteinte qui provient de la calcination de coquilles de mollus-ques, de coraux, de roches calcaires ou qui est constituée de cendres végétales.
Des ingrédients setondaires peuvent être ajoutés pour modifier le goOt tabac, cachou, camphre, clou de girofle ...
r-t-2 - 3 La mastication de la chique et ses effets
Une certaine quantité de chaux est étalée sur une feuille de Bétel puis de la noix d'Arec est déposée. On place le tout dans la bouche et une mastication soigneuse permet de lier les trois ingrédients.
Les utilisateurs recherchent essentiellement un effet stimulant ainsi qu'une purification de l'haleine.
La stimulation est due aux alcaloïdes de la noix d'Arec, et plus parti-culièrement à l'arécoline. Notons le rôle important joué par la chaux qui, en créant un milieu alcalin, assure la libération et la transformation del 'arécoline toxique Cà propriétés cholinergiques) en arécaïne (autre alcaloïde de la noix d'Arec), peu toxique et à effets psycho-stimulants.
~ COOCH3 COOH
L1huile essentielle aromatique de saveur brûlante que contiennent les
feuilles de Bétel est antiseptique et purifie la bouche. Les tanins de la noix d1Arec rendent le masticatoire astringent.
La couleur rouge de la salive des chiqueurs, symbole de bonheur en Asie, provient de l •oxydation de la catéchine, tanin de la noix d1Arec, favorisée par le
milieu alcalin et par une oxydase présente dans la feuille de Piper betle.
Il faut remarquer que la salive n•est jamais avalée volontairement : ces populations crachent en effet beaucoup, sans que cette action ait la connotation négative que nous lui connaissons en France.
La chique est toujours rejetée après sa mastication (qui dure en moyenne dix minutes).
Cette tradition de mastication est profondément ancrée dans la vie pri-vée et dans la vie publique et accompagne les rituels amoureux, religieux et sociaux. Il est attribué au Bétel le pouvoir d•apporter treize dons à l 1homme.
Parmi ceux-ci figurent la stimulation aphrodisiaque, le charme physique, la popularité, un bon goût à la bouche, une bonne haleine et, de façon générale, le fait d1éloigner la maladie.
Les différents constituants de la chique de Bétel sont utilisés dans un but thérapeutique. La chique présente en effet certaines vertus : c•est un anti-septique intestinal par ses alcaloïdes et ses tanins, elle augmente l •appétit car elle est amère, elle apporte du calcium. Elle permet une diminution des caries par augmentation du pH de la bouche et par élimination de la plaque dentaire grâce à
l1effet mécanique de la mastication.
On note par contre chez les utilisateurs des phénomènes d1hypertension,
une abrasion dentaire importante, de la perlèche, des dépôts de tartre sur les dents et une irritation constante des muqueuses buccales qui entraîne des
déchaus-sements et des parodontopath ies avec, dans 1es cas 1es p1us graves, des 1és ions cancéreuses de la muqueuse buccale.
I-1 -3 La Coca
r-1-J-1Répartition géographique
Le Cocaier (Erythroxylon coca Lam. Linacées) est cultivé dans 1a Cordillère des Andes, principalement au Pérou et en Bolivie (figure no 1). C1était
la plante sacrée des Incas.
r-1-J-zHistorique
La mastication des feuilles de Coca apparaît comme une pratique ur~-millénaire, bien antérieure à la civilisation Inca. Dès le début divinisée,~ Coca était primitivement réservée aux religieux et aux hauts dignitaires du royaJ-me ; avant l1arrivée des Espagnols, elle était déjà utilisée par une vaste popu
-lation.
r-1-)-)Composition et effets
Le principe actif principal est un alcaloïde, ester de l1ecgonine la
cocaïne (ou benzyl méthyl ecgonine). Les feuilles en contiennent 0,5% en moyenne
(209).
CH-OOC
Cet anesthésique de surface naturel a servi de modèle aux produits actuels.
Il s • agit d • un poison du système nerveux central et du système nerveux autonome qui provoque dans un premier temps une stimulation des facultés mentales et du travail musculaire mais qui agit ensuite comme dépresseur. Par ses propri-étés sympathomimétiques, la cocaïne accélère le rythme cardiaque, provoque une vaso-constriction, diminue la réactivité des fibres lisses et tarit les sécrétions
(32).
r-1- 3 - 4 Consômmation
Les chiqueurs de Coca ou 11cocei ros 11 consomment 1 es feu i 11 es sèches. La
nervure centrale ôtée, ils les calent dans une joue jusqu•à obtention d•une chi-que. Est jointe aux feuilles une faible quantité de cendres alcalines : la
11Llipta11• Le milieu alcalin ainsi constitué permet la libération des alcaloïdes
et la neutralisation de 1 •acidité du suc gastrique.
r-1- 3-s Le cocaisme
Le cocaïsme, qui est cette habitude de mastiquer des feuilles de Coca Cà ne pas confondre avec la cocaïnomanie, usage abusif de cocaïne), est exclusivement le fait des populations indiennes. Les mineurs sont les plus gros consommateurs. Généralement utilisé du matin au soir, le masticatoire entraîne une toxicomanie sérieuse et étendue qui préoccupe les autorités del
•o.M.S ..
On estime en effet à six à sept millions le nombre d1individus
Toutefois, cet usage paraît finalement assez bi en supporté. Dans les marchés péruviens et boliviens, il est aisé de se procurer des feuilles de Coca (qui sont inscrites, en France, avec leurs préparations galéniques, au Tableau 8 des stupéfiants) (32).
Lors de la mastication de la Coca, la salive n'est pas rejetée et la chique est presque totalement ingérée.
Aux populations andines miséreuses, le cocaïsme permet de mieux résister à l'effort, de lutter contre le froid des hauts plateaux, de "ne pas sentir la faim", enfin de connaître, à court terme, une certaine euphorie: avec la Coca, elles supportent leur quotidien.
Ce masticatoire est intimement lié à la vie sociale, économique, à la religion des pays où on le consomme. La feuille de Coca a un rôle magique et médi-cal à la fois, qu'exploitent des sorciers guérisseurs : les ••curanderos".
Ainsi en médecine traditionnelle, la Coca intervient-elle dans le diagnostic, le traitement et le pronostic des maladies somatiques (troubles diges-tifs) et psychosomatiques, soit par un effet pharmacologique, soit par son statut magique (209).
Peu d'études ont été faites sur les effets à long terme de la mastica-tion de la Coca. Apparaissent toutefois une altéramastica-tion de la pensée, de la persan-na 1 ité, de l' i nte 11 i gence et de la mémoire : 1 es sujets ont tendance à devenir indifférents, apathiques, méfiants.
Au niveau buccal, la moitié des chiqueurs présente des glossites mais, par contre, il sembleraï't que la mastication de la Coca n'engendre pas de cancers buccaux.
1-1-4 La Kola
1-1-4-1 Répartition géographique
La mastication de la noix de Kola est une pratique très répandue dans 1•ouest africain (Sénégal, Côte d1Ivoire, Bénin, Congo ... ) (figure no 1).
1-1-4-2 Aspects botaniques
Les kolatiers (ou colatiers) sont des arbres de la famille des Stercu-liacées qui croissent en Afrique tropicale. Leurs fruits sont des follicules ligneux très épais, ovoïdes, mesurant une vingtaine de centimètres et renfermant des graines.
Ce sont les graines de deux espèces de kolatiers qui sont utilisées corn-me masticatoires. Les plus recherchées, blanc velouté ou bien écarlates, provien-nent de Cola nitida A. Chev .. Celles de Cola acuminata P. Beauv. sont elles aussi consommées.
Les graines sont mastiquées fraîches, sauf dans les régions éloignées des lieux de récolte.
Parfois leur consommation s•accompagne de celle des graines d1une
Gutti-férale, le Garcinia kola Heck., appelé aussi fausse Kola, Kola mâle ou Bitter-Kola : e 11 es sont très amères et permettent, paraît-il , d • ingérer sans inconvénient davantage de vraie Kola.
1-1-4-3 Composition chimique
Les graines de kolatier contiennent des alcaloïdes : de la caféine sur-tout (1,5 à 2,5 %) , des traces de théobromine et des tanins catéchiques (5 à
10 %) qui, sous 1 'influence d'une oxydase, s'oxydent très vite en noircissant (33).
1-1- 4 -4 Effets de la mastication de la Kola
La mastication de la Kola permet de diminuer la fatigue et de supprimer momentanément les sensations de faim et de soif. En Afrique, il s'agit d'un stimu-lant très populaire, utilisé comme masticatoire chaque fois qu'un effort doit être fourni. La Kola exerce les actions excitantes bien connues de la caféine vis-à-vis du cortex cérébral, stimulant le coeur avec des effets inotropes et chronotropes positifs mais aussi diurétiques (33).
1-1-5 Les Tabacs
Il existe plusieurs espèces de tabacs (genre Nicotiana, famille des Solanacées).
1-1-5-1 Les Tabacs américains
En Amérique du Sud, dès l'époque précolombienne, les indigènes chi-quaient des feuilles de tabac. Ces tabacs, Nicotiana tabacum L. et Nicotiana rus-tica L. sont originaires du Pérou et de Bolivie, où ils croissent sur les versants est de la Cordillère des Andes et dans les vallées proches. La mastication des feuilles de tabac, principalement pratiquée par les populations de ces régions, s'est étendue, à l'est et au nord, parmi les tribus indiennes du Brésil, de Colombie, du Vénézuela, des Guyanes et, au sud, parmi celles du Chili et d'Argentine ; on la signale jusqu'au nord de la Patagonie.
Les feuilles sont en général mastiquées sèches avec addition extempo-ranée de chaux.
Bien avant 1 •arrivée des Espagnols, le tabac avait été utilisé comme mas-ticatoire au Mexique, en Californie et le long de la côte nord-ouest de 1 •Amérique du Nord.
Mais au xvème siècle déjà, le calumet avait remplacé la chique.
Quand les tabacs américains furent introduits en Europe vers le milieu du xvrème siècle, on les utilisa d1abord sous forme de poudre à priser puis
on les fuma dans des pipes ressemblant aux calumets.
Plus tard, certains prirent plaisir à mastiquer les feuilles. Cette cou-tume se propagea surtout chez ceux dont la profession interdisait de fumer en rai-son d•un danger d1explosion ou d1incendie : les mineurs, les marins. Ces derniers,
surtout les Hollandais, propagèrent 1•usage de la chique de tabac dans les pays d • Orient.
La mastication du tabac est à présent en régression sauf aux Etats-Unis.
r-1-S-2 Les Tabacs australiens
Bien avant 1 •arrivée des Européens au XVIIème siècle, les abori-gènes d1une partie de 1 •Australie centrale mastiquaient les feuilles de plusieurs
espèces de tabacs, Nicotiana grossei Domin. étant le plus utilisé. Les feuilles sèches sont additionnées, au moment de 1 •emploi, de cendres d1arbres (acacia ... ).
La salive imprégnée de jus de tabac et la chique sont toujours rejetées. Ainsi le chiqueur est-il moins exposé que le fumeur à 11intoxication tabagique :
en effet, la plus grande partie de la nicotine est éliminée avec la salive. De plus, l1appareil digestif et le foie constituent une barrière aux toxiques alors
combustion, le chiqueur de tabac n1a pas d1apport nocif de goudrons ni de monoxyde
de carbone.
I-1-& Le Duboisia
Il existe trois espèces de Ouboisia (famille des Solanacées), originai-res d1Australie et de Nouvelle-Calédonie. Seul Ouboisia hopwoodii F. Muell.,
appelé localement PITURI, est utilisé comme masticatoire. Son principe actif est la nicotine.
Les feuilles de Duboisia subissent avant l 1emploi une sorte de cuisson,
délicate à réaliser et plus ou moins secrète.
Pour les mastiquer, on leur ajoute des cendres végétales (acacia, euca-lyptus ... ).
1-1-1 Le Kat (34)
1-1-1-1 Botanique, répartition géographique
Le Kat, Catha edul i s Forsskal (Cél as tracées), se présente comme un arbuste (un à deux mètres) ou un arbre (di x mètres) sel on les conditions de
ter-rain et de climat qu1il rencontre. Il croît dans toute la partie orientale de
l1Afrique, de l1Ethiopie au Cap, ainsi qu1au Turkestan et en Afghanistan (figure
no 1). Son orthographe varie selon les lieux : Kat, Cât, Kath, Kaht, Katt. .. On
1 1appelle aussi MIROA ou MURUNGU.
La longue mastication des feuilles fraîches de Kat est pratiquée par les Musulmans d1Ethiopie, de Somalie et du Yémen. Dans les pays voisins, il est plutôt
consommé sous forme d1infusion des feuilles sèches additionnée de miel ou de sucre
r-1-7-Z Composition chimique
Les principes actifs de Catha edulis sont des molécules azotées : cathine, noréphédrine, cathinone, cathidine estérifiée ... La plante contient aussi des substances banales : sucres réducteurs, acides aminés, acide ascorbique, subs-tances colorantes volatiles, tanins astringents ... Les feuilles de Kat sont con-sommées fraîches car les molécules actives sont très fragiles et perdent bien vite leur activité.
1-1-1-3 La mastication des feuilles de Kat
Les feuilles de Kat ont un goût sucré, acide, légèrement astringent. Le fait de fumer conjointement du tabac renforce l 1action des produits libérés par la
mastication, entrecoupée de l 1absorption fréquente
café ... ).
de boissons ( eau, thé, Le plus souvent la mastication du Kat n1est pas individuelle et
ambula-toire mais collective, par groupes de quatre ou cinq hommes, dans un local spécial appelé le MABRAZ où ils trouvent une ambiance amicale.
r-1-1-4 Action physiologique du Kat
Il y a plusieurs phases
• la première phase est celle de l 1euphorie : pendant les deux premières
heures ce sont des discussions interminables dans une ambiance ·de bien-être, entrecoupées de vagues d1hilarité.
• Dans un second temps vient la phase d1excitation avec augmentation de la
On note une mydriase, une hyperactivité intellectuelle et une exaltation de la libido.
• Vers 1a qua trième heure apparaît la phase dépressive avec insomnie et anorexie.
• Lui succède enfin un sommeil profond et de 1on gue durée. Le révei1 est marqué d1une grande lassitude.
r-1-1-sToxicité
L1usage habituel du Kat n1est pas dépourvu d1effets nocifs potentiels.
Ceux-ci sont :
• digest ifs :àcourt terme la bouche est sèche, la soif vive. Le sujet peut avoir des nausées, être constipé ou devenir anorexique. A plus long terme surviennent des stomatites, des es h g tes~ des gastrites et des ulcères gastr
i-ques.
• Cardiaques (arythmie, hypertension), • Urinaires (dysurie, pollakiurie),
• Génitaux (douleurs testiculaires, impuissance).
• A la longue, le Kat peut altérer le caractère et faire apparaître de l1agressivité. On décrit chez des utilisateurs fortement imprégnés un état de type
schizophrénique.
le Kat correspond cependantàune pratique ancestrale relativement bien tolérée. Les conséquences de son emploi ne sont toutefois guère favorables au développement socio-économique des pays de consommation habituelle et intensive, d1où les préoccupations politiques de leurs autorités sanitaires.
Au Yémen et en Ethiopie où sa consommation est importante, le Kat peut être considéré comme un véritable fléau social.
La cathinone est une amphétamine naturelle de haute activité retenant l'attention des pharmacologues. Sa fragilité dans la feuille fait qu'elle ne peut représenter un danger de toxicomanie pour les pays européens.
Toutefois, et bien que non considéré comme médicament, le Kat a été inscrit au Tableau B et le décret du 2 Avril 1957 en interdit 1 'importation, la production, la détention et le commerce sur le territoire français (à l'époque, Djibouti était
particulièrement visé) (34).
r-1-a Conclusion
Nous avons pu remarquer que 1 'emploi de certaines drogues végétales
corn-me masticatoires remonte à des temps très anciens et se retrouve en bien des points du globe.
Le fait remarquable qui leur est commun est l'intrication intime entre les applications thérapeutiques indigènes et le rôle social -et surtout religieux - que ces pratiques accompagnent, entretiennent et renforcent.
Quelles sont les raisons attribuées à cet intérêt que nous portons au fait de mastiquer ?
Si nous considérons les chiques traditionnelles, nous voyons intervenir deux sortes de facteurs :
• des facteurs chimiques et pharmacologiques * produits astringents,
central
cortex),
* produits aromatiques,
*
alcaloïdes, avec une capacité excitatrice du système nerveux - arécoline (à effets de type cholinergique),- cocaïne (à effets de type sympathomimétique et stimulant du
-nicotine (à effets de type nicotinique). • des facteurs mécaniques
* solidité, * douceur, * résistance, * élasticité.
Il est donc possible de distinguer d1une part une action pharmacologique
inhérente aux masticatoires, d1autre part le fait en lui-même de porter
quelque-chose à la bouche.
Le zoologiste anglais Desmond Morris déclare que : 11fumer, mâcher du
chewing-gum, priser ou boire autrement que pour étancher sa soif sont des gestes calmants assimilables à 11activité animale connue sous le nom de diversion11• On
peut aussi lier 1 1action de~ masséters à une mécanique mandibulaire active contre
toute forme d1ennui ou de tension nerveuse. 01ailleurs, il est connu des
psycho-logues que les périodes dépressives voient croître l1util isation des
mastica-toires. Cette activité buccale considérée comme dérivatif d1inhibition des
phéno-mènes tensionnels est très probablement liée au souvenir des pulsions orales infantiles.
Le chewing-gum, héritier des masticatoires traditionnels, trouve ses origines dans 11utilisation, par les Indiens d1Amérique, de la résine du spruce
mais surtout dans celle du latex sécrété par le sapotillier d1Amérique centrale.
Il possède plusieurs des caractéristiques mécaniques et chimiques citées plus haut élasticité et plasticité, couleurs et arômes agréables et libérés lentement. Généralement, il est dépourvu d1effets pharmacologiques et toxiques, à
la différence des masticatoires ancestraux. Il existe cependant des cas d1introduction volontaire de substances biologiquement actives (produits à visées
zone de mastication de la Kola : Sénégal, Guinée, Burkina-Fasso, Côte d1Ivoire. Ghana, Togo, Bénin, Nigeria, Cameroun, Tchad, Soudan, Centre Afrique,
Gabon, Congo ...
zone de mastication du Khat Yémen, Ethiopie, Somalie, Kénya, Tanzanie, Mozambique, Afrique du Sud.
rb.
bb b. bbb'_ ~ zone de mastication du Bétel : Inde, Sri Lanka, Népal, Birmanie, Laos,
Thaïlande, Vietnam, Sumatra, Java, Bornéo ...
zone de mastication de la Coca Equateur, Pérou, Chili, Bolivie, Argentine ...
Figure n° 1 d'après(l21): zones de consommation des principaux masticatoires traditionnels.
I-2 HISTOIRE DU CHEWING-GUM I-2 -1 Introduction
Aux alentours de 1880 naissait en Amérique du Nord le chewing-gum, résultat d1une longue évolution (196).
Depuis la préhistoire, les nomades de Somalie transportaient, dans de petites bourses réservées à cet effet, de l1encens, gomme-résine produite par
Boswellia carteri Birdw. et par d1autres espèces de Boswellia
<Térébin-thacées-Burséracées). Il s1agit de 11encens souvent mentionné dans la Bible et
que les Egyptiens utilisaient dans leurs rites religieux. Sa mastication permet-tait aux Somaliens d1apaiser leur soif : ils compensaient ainsi la rareté de l 1eau
des zones arides où ils vivaient (190).
On rapporte que dans la région méditerranéenne, plusieurs siècles avant notre ère, les Grecs anciens mâchaient l1oléorésine exsudant d1un arbre de la
famille des Anacardiacées : Pistacia lentiscus L. et appelé mastic ou mastiche Cdu grec ll a o C t X?) (196).
Lorsqu1il découvrit 1 1île de Saint Domingue, Christophe Colomb trouva
des populations indiennes grandes consommatrices de ce masticatoire.
Le médecin et botaniste grec, Dioscoride, traite du mastic dans son livre 110e materia medica11 •
Il est toujours consommé de nos jours en Grèce et au Moyen-Orient où l 1on trouve un masticatoire Cà base de mastic et de cire d1abeilles pour le
ramol-1 ir) (ramol-190), qui sert à parfumer ramol-11haleine et à fortifier les gencives
Dans la forêt tropicale humide qui croît sur la presqu'île mexicaine du Yucatan Centre le Golfe du Mexique et la Mer des Antilles) et qui était le centre de la civilisation Maya, ceux-ci, dès 1 'époque précolombienne, incisaient le tronc du sapotillier (Achras zapata L.) et recueillaient le latex qui s'en écoulait pour le mastiquer. Ils l'appelaient CHICLE (de l'aztèque CHICTLI) (205). Des preu-ves de 1 •utilisation de ce masticatoire ont été mises en évidence lors de fouilles de villes Mayas. Mais avec le déclin de cette civilisation (vers 800 après Jésus Christ) la mastication de la CHICLE a cessé d'être une pratique couramment répan-due. Seules quelques tribus indiennes avaient gardé le secret de la production d'un masticatoire à partir du latex du sapotillier (190).
En Amérique du Nord, vers 1600, les premiers colons apprirent des indigènes
- 1 es "Peaux-Rouges" - à mâcher la résine du spruce Cvari été noire de Pi ce a
mariana L., Abiétacées). Cette résine est encore exploitée dans certaines régions du nord des Etats-Unis, près de la frontière canadienne, où des Indiens la vendent aux touristes en la présentant comme l'ancêtre du chewing-gum (196).
L'habitude de mâcher s'implanta très vite et John Curtis, un ancien marin, fut le premier à produire industriellement un masticatoire à base de résine de spruce. Il employait deux cents personnes. Mais il rencontrait beaucoup de difficultés pour ramollir la matière première. Une des principales raisons de 1 'arrêt de la fabrication de masticatoires à base de résine de spruce est l'augmentation importante du tirage des journaux, accompagnant l'implantation des machines d'imprimerie rotatives. Les besoins en pâte de bois allèrent croissant et la résine du spruce devint rare, donc chère. Contraints de trouver une autre façon de satisfaire une demande de plus en plus importante, les fabricants découvrirent que la paraffine était un produit de remplacement possible. La première société produisant un masticatoire à base de paraffine appartenait à Curtis et à son fils.
Ce produit, qui contenait aussi du sucre et des colorants, était aroma-tisé et pouvait être coulé dans des moules.
Le développement du chewing-gum tel que nous le connaissons aujourd1hui,
contenant de larges proportions de la tex Cet pl us récemment d • élastomères de synthèse) a c.ommencé vers 1880 (190).
La petite histoire raconte que 1•origine du chewing-gum est liée à la rencontre d1un général mexicain en exil et d1un technicien américain. En effet,
le général Antonio Lapez de Santa Anna, vainqueur de la bataille de Fort Alamo et ancien président du Mexique, était à la recherche d1un substitut du caoutchouc.
Fuyant une révolution, il s•exila à New-York avec, dans ses bagages, quelques caisses de chicle (205) qu1il appelait 11le trésor de Mexico11 (186). Cette
substance brun foncé avait une consistance voisine de celle de la terre boueuse
(111) !
A New-York, il entra en contact avec un inventeur, Thomas Adams, à qui il proposa sa chicle comme ersatz possible du caoutchouc.
Adams, aidé de quelques amis dont un pharmacien, entreprit des essais dans sa cuisine. Hélas, la vulcanisation du latex du sapotillier s•avéra être un échec et, après une année d 1 efforts, il déci da de jet er dans l 1 East Ri ver toute
proche la chicle inemployée.
Le hasard lui fit alors rencontrer au drugstore une petite fille venue acquérir un masticatoire. Adams savait que la chicle était mastiquée depuis fort longtemps par les Mexicains et il se souvenait qu1à plusieurs reprises il avait vu
entreprendre de les mâcher. L1idée lui vint alors d1utiliser la chicle restante
plutôt que de la jeter. Il apprit que le masticatoire vendu à l1enfant était un
produit de bien pauvre qualité, à base de paraffine, et proposa alors au pharma-cien de lui faire essayer quelque chose de très différent. De retour chez lui, aidé d1Horatio son fils de douze ans, il trempa de la chicle dans de 1 1eau chaude,
jusqu1à ramollissement, avant de pétrir cette pâte et d1en faire deux cents billes
de couleur gris clair. Le succès devait être immédiat : le pharmacien vendit cette première livraison en une matinée, à raison de deux billes pour un penny.
Fort de ce succès, Adams investit 55 dollars pour reconstituer le stock de chicle et louer un terrain destiné à l 1édification d1un atelier. L1entreprise
prit le nom de 11Adams 1 New-York Chewi ng-gum11 (190).
C1est ainsi que débuta la fantastique industrie du chewing-gum (111).
D1autres pionniers devaient 11améliorer. William J. \rJhite l1édulcora en
lui ajoutant du sirop de glucose aromatisé à la menthe (205). Il appela son produit le 11Yucatan chewing-gum11•
En 1869, le Docteur William F. Semple, un dentiste de Mount Vernon (Ohio), déposa le premier brevet d1invention concernant un chewing-gum. Il définit
sa production non plus comme une friandise mais comme un moyen d1appoint pour
entretenir la denture et un dentifrice.
William Wrigley Jr. enfin, s1appuyant sur une publicité importante et
soutenue con tri bu a grandement à 11 expansion du chewi ng-gum aux Etats-Unis et en
Thomas et Ho ratio Adams fondèrent 11 11 Ame ri can Chic 1 e Company11 en 1889.
C'est un chimiste suisse. Louis Dreyfus. qui installa en France en 1900 la
pre-mière unité de production de gomme-base.
Au début du siècle. le chewing-gum était si populaire aux Etats-Unis qu1on en fournissait au corps expéditionnaire. Le chewing-gum fut amené en France
en 1917. lors de la première guerre mondiale, par les troupes américaines du géné-ral Pershing : il ne connut alors aucun succès. Dans le même temps. la production américaine annuelle s1élevait à 300 000 tonnes et la gomme à mâcher devenait la
victime de sa propre réussite. En effet, la chicle se raréfiant malgré l 1entrée
sur le marché de deux nouveaux pays fournisseurs, le Brésil et le Pérou. elle devint très coQteuse (205). Trouver un produit de remplacement était
impé-ratif. C'est ainsi qu1apparurent les latex synthétiques, présentant le double
avantage d1être plus constants dans leur comportement et d1avoir un prix de
re-vient moindre.
C1est la seconde guerre mondiale qui allait permettre 1 1implantation du
chewing-gum hors des Etats-Unis. Les G.I1s percevaient quotidiennement des 11K rations11 dans lesquelles figuraient quelques tablettes de chewing-gum
(205). Ils pouvaient par ailleurs acquérir dans leurs unités - et ce à prix minime - les produits ou objets dont ils avaient besoin : articles d1hygiène,
cigarettes, chocolats et. bien sOr, chewing-gums. Ils disposaient ainsi d1une
monnaie d1échange auprès des populations libérées. suivant le principe du troc ou
tout simplement en distribuant de petits cadeaux qui favorisaient et entretenaient les contacts ou l1amitié. Nombre d1enfants de l1époque ont appris leurs premiers
mots d1Anglais en quémandant des boîtes de 11beans11 ou des paquets de
Quand les fabricants de confiserie européens se furent rendu compte de 11 importance de 1 a demande concernant ce nouveau produit, ils entreprirent de
découvrir ses secrets de fabrication et développèrent leur propre gomme-base pour entrer en compétition avec le géant Wrigley et sa filiale productrice de gomme-base, la 11L.A. Dreyfus Company11 (190).
Dès 1909 paraissaient les premiers comptes rendus scientifiques, la majeure partie des brevets étant américaine (196). En 1928 les chimistes commençaient, pour des raisons économiques, à associer à la chicle d1autres
produits naturels insolubles plus faciles d1obtention (comme le latex d1hévéa)
mais aussi des produits de synthèse. Après la deuxième guerre mondiale, les élastomères synthétiques. ont pris une place prépondérante. En effet, 1 10ccupation
par 1 e Japon de 1 a mait i é des régi ons productrices (comme 11 Insulinde ou 1 a
Malaisie) a accéléré 1 1étude des procédés de substitution. Actuellement, certains
fabricants n1utilisent plus que des élastomères de synthèse ; d1autres
maintiennent encore dans leurs formulations des latex naturels provenant d1une
vingtaine d1espèces végétales (196).
Pour 11 Europe, la production des chewing-gums a commencé en 1940-1950 :
au Danemark c1est Dandy, Maple leaf aux Pays-Bas (filiale de l1américain 11General
Food Corporation11 ), Perfetti en Italie et Hollywood, branche de la société Kréma,
qui existe depuis 1952 en France (76). En 1961, Kréma-Hollywood entrait dans le groupe international américain 11General Foods11 pour former la 11General Foods
France11 qui a aujourdrhui la plus grosse part des ventes de chewing-gums en
France.
La 11Wm Wrigley Jr. Co11 est le numéro un mondial.
Sont aussi présentes à travers toute 1 1Europe des filiales de sociétés
L111American Chicle11 filiale de 11Warner Lambert PharmaceuticaP aux
U.S.A., possède plusieurs centres de production dans le monde dont un en Espagne, un en Irlande et un en France. Elle fabrique principalement des dragées et ses marques commerciales sont Adams, Chiclets, Dentyne et Clark.
La 11Beech Nut Incorporated11 associée
a
la11Life Savers 1nc.11 possède unefiliale en Allemagne.
La 11Fleer Corps11, également américaine, a une filiale en Espagne. Elle
fabrique le chewing-gum11Valda11 et une forte proportion de bubble-gum.
Citons encore11Topps Chewing-gum Inc.11 , 11Amurol Products C011 aux U.S.A.,
May, société française (productrice des chewing-gums RICQLES, FLUOGUM ...) implan -tée en métrople, en Espagne et en Algérie, Globo spécifiquement français et fabr i-cant surtout des u e~gu s Hitschler en Allemagne, Tyndaris, Jullia et Dufour
en Italie, et enfin Marabout en Suède(197).
La première fabrique de chewing-gums au Japon a été nst~u te en 1961.
A11Est, la demande semble moins forte mais des usines ont cependant été
implantées. La plupart de ces installations en Pologne, en Yougoslavie et en Tchécoslovaquie ont été équipées par Maple leaf. Des fabriques de chewing-gums ont aussi été construites en U.R.S.S. et en Allemagne de l1Est. Entre1978et1980,
quatre usines ont été réalisées en Russie pour les Jeux Olympiques par un fabr i-cant de mac hi nes pour chewi ng-gums ouest a11 emand. OK-Kaugummi a insta11 é deux usines en Allemagne de11Est.
En plus de la11L.A. Dreyfus S.A.11 (filiale de la11L.A. Dreyfus Company11
américaine)àNeuf-Brisach (68600),les autres fabricants importants de gomme-base
dans le monde sont : CAFOSA GUM S.A.àBarcelone (Espagne), Gum Base Company Ltd
a
II - DEFINITION DES GOMMES A MACHER
Les gommes à mâcher ou chewing-gums (de 1 •anglais ta chew =mâcher) doi-vent être différenciées de· deux produits dont les dénominations sont voisines : les pâtes à mâcher et les gommes.
• Les pâtes à mâcher : ce sont des con fi seri es à pâte tendre, sa 1 ub 1 es,
gélatinées et fondant plus ou moins vite dans la bouche.
• Les gommes ou boules de gomme : ces bonbons sont bien plus anciens que les chewing-gums et contiennent, outre du saccharose et du glucose, de la gomme naturelle (arabique) soluble.
• Les gommes à mâcher Cet leur variante : les gommes à claquer ou
bubble-gums) ne contiennent pas de gélatine et peu ou pas de gomme arabique mais une base plastique naturelle et/ou synthétique, insoluble dans 11eau et dans la salive.
Elles ne sont pas avalées mais rejetées.
En France, c•est en décembre 1981 qu•une définition et une
réglemen-tation officielles du chewing-gum ont été formulées (décret n° 81.112 du 15 décem-bre 1981 émanant du ministère de la consommation). Selon ce texte, 11les gommes à
mâcher ou chewi ng-gums sont des produits destinés à être mastiqués et dont une partie est ingérée. Ces produits sont composés d1une base élastique dénommée
gomme-base, insoluble dans 1 •eau, d'origine naturelle, synthétique ou mixte cons-tituée de substances ne présentant aucun danger pour la santé publique à laquelle
peuvent être ajoutés des produits d'addition autorisés ainsi que des denrées ali-men ta i res 11 ( 3 0 ) .
Un arrêté paru au Journal Officiel de la République Française en date du 1er décembre 1982 (189) dresse la liste :
• des substances pouvant entrer dans la fabrication de la gomme-base : les
11gommes11 végétales ou obtenues par synthèse et les substances d1addition
représen-tées par les agents structurants : résines, cires, lanoline, par les additifs spé-cifiques antioxygènes, conservateurs, émulsifiants, stabilisants, épaissis-sants, gélifiants, 11produits de charge11
, 11supports11, 11agents de glissement11 et par
les auxiliaires technologiques.
• des produits d1addition utilisés dans la préparation de la gomme à
mâcher avec : - 1 es ad dit ifs communs aux produits de con fi serie : ant i oxygènes, colorants, agents émulsifiants, stabilisants, épaississants et gélifiants, amidons modifiés, acidifiants, agents d1enrobage,
- les additifs spécifiques aux gommes à mâcher : antioxygènes, agents émulsifiants, épaississants et gélifiants, acidifiants, additifs divers, exhausteurs de goût, agents d1enrobage. Figurent pour tous ces additifs les
quan-tités maximales autorisées par kg de produit fini et certaines conditions parti-culières d1emploi.
III - LE PRODUIT FINI
Le terme généra 1 de chewi ng-gum engl abe deux branches distinctes : 1 e chewing-gum classique et le bubble-gum, dont la différence réside dans la composi-tion de la base élastique.
Le chewing-gum a une élasticité limitée (allongement de 15 à 25 cm). Le bubble-gum contient une base qui lui confère une grande élasticité et permet de produire, en soufflant, des bulles qui éclatent en claquant.
III-1 LES FORMES (190)
Les chewi ng-gums et 1 es bubb 1 e-gums surtout peuvent se présenter sous les aspects les plus divers.
• Les bubb l e-gums durs : - 11barres 11 de pro fi 1 s variés, pl a tes ou
créne-lées, de taille variable, d'une seule couleur ou bicolores,
- billes, cylindres dragéifiés de couleurs vives et brillantes, ou à surface irrégulière et de coloris plus mats,
- 11fruits11 (citrons, fraises, bananes, oranges ... )
dragéifiés, à surface irrégulière.
Billes, cylindres et fruits peuvent être creux ou contenir de la poudre pétillante ou un sirop,
- tablettes,
- 11cigares11 creux, - 11cigarettes11 ,
-"pièces de monnaie",
-centres de bonbons ou de sucettes...
• Les bubble-gums mous : plus récents(1978),ils ont plus de goût et font de plus grosses bulles. Très malléables, leur forme doit être simple pour qu•ils n•arrivent pas déformés au consommateur.
-coussinets pleins, -tubes...
c•est 1•aspect ludique qui est très développé pour les bubble-gums puisque ce sont surtout les enfants et les adolescents qui les apprécient.
Moins de variété ici. Les formes tablette et dragée sont les plus répan -dues. Existent aussi de petits coussinets de chewing-gum creux remplis de sirop
(menthe).
• Les tablettes : elles ont deux aspects principaux (les plus connues) ou u~ courtes et plus épaisses.
longues et plates
*Les tablettes allongées : (exemples : Hollywood, Pulmoll ...). Leur poids un i-taire est de 3 grammes environ. Elles se caractérisent par les dimensions su i-vantes : longueur largeur épaisseur 71 à73 mm environ, 19mm environ, 1,8à1,9mm environ.
*
Les petites tablettes : (exemples : Fluogum, Valda ...). Leur poids unitaire est de 2,5 g environ. Leurs dimensions sont les suivantes :longueur 3cm environ
largeur 1,5cm environ épaisseur 0,4cm environ
• Les dragées e e ~s TABA.GUM, dragées chewing-gum RICQLES,
PANTIFRICE GUM ...).
Coussinets rectangulaires ou carrés de poids compris entre 1,2et 2g, ils sont constitués d'une pâte moins sucrée que celle des tablettes et enrobée par dragéification dure. L'enrobage sucré, aromatisé et éventuellement coloré ne doit pas excéder, pour un produit de qualité,40 %.
III-2 LE CONDITIONNEMENT (104)
Il doit permettre au chewing-gum d'arriver frais, attrayant et dans de bonnes conditions d'hygiène au consommateur; la conservation du degré d'humidité optimal de la gomme àmâcher (celui pour lequel elle a ses caractéristiques pro-pres de flexibilitéàla mastication) et de 1•arôme original sont les points pr
i-mordiaux. L'emballage devra donc être étancheà1'airet au parfum du chewing --gum.
11En ce qui concerne leur étiquetage et leur présentation, les gommes à
mâcher ou chewing-gums, préemballés ou non, sont soumis aux dispositions générales relativesà1'étiquetage etàla présentation des denrées alimentaires. Les appa
-reils distributeurs et les récipients contenant des gommes àmâcher devront com-porter un étiquetage apparent et lisible répondantàces mêmes dispositions"
Pour les gommes à claquer, les emballages les plus divers sont possibles
-le vrac, sans emballage unitaire (épiceries, bureaux de tabac, boulangeries ... ), pour la vente à la pièce,
- emballage individuel fait de papier ciré, avec souvent, à
l1intérieur, une feuille de tatouage à l1eau, une image, une bande dessinée,
- tube,
- emballage en film de polypropylène thermosoudé pour une, deux ou trois billes de bubble-gum,
- blisters en PVC, papier et aluminium pour les 11fruits11 ou les
billes de bubble-gum et pouvant contenir des jouets, des bonbons, des sucettes, -paquets ressemblant aux paquets de bonbons ...
En ce qui les concerne, il existe moins de variété. • Emballages de dragées :
- boîtes cartonnées enveloppées ou pas dans un film de polypro-pylène,
- paquets de quatre à douze pièces environ, faits de polypro-pylène, de papier ciré, d1une feuille de papier et d1aluminium avec ou sans
enveloppe de papier en plus,
-blisters : cette présentation qui existe depuis longtemps pour les médicaments a, au début, été réservée aux dragées sans sucre. Le blister peut être glissé dans un étui de carton ouvert aux deux extrémités ou dans une boîte de carton.
- boîtes en plastique transparent munies d'un clapet d'ouverture sur le dessus.
• Emballages de tablettes: chaque tablette est enveloppée individuelle-ment. A son contact direct se trouve une feuille d'aluminium doublée de papier. Peut éventuellement venir ensuite une feuille de papier. Les tablettes ainsi pliées sont regroupées par paquets de cinq à quatorze tablettes environ. L'embal-lage extérieur est fait de papier et d'aluminium pouvant être plastifiés. Il est muni d'une petite languette de cellophane, rouge en généra 1, qui faci 1 i te son ouverture.
III-3 EVOLUTION DU PRODUIT FINI CONSERVATION (104, 190)
Le fabricant de chewing-gum doit estimer avec précision la durée pendant laquelle son produit peut rester sur une étagère avant d'être vendu, et ceci en fonction de la région où il est expédié. La durée de vie du chewing-gum dépend du pourcentage d'humidité et d'arôme qu'il perd par évaporation, du pourcentage d'in-grédients détruits par oxydation, des conditions de stockage (température et humi-dité relative de 1 'air). Le fabricant devra donc contrôler dans le temps les para-mètres suivants : stabilité del 'arôme, sûreté del 'emballage, possibilité de col-lage du chewing-gum à son emballage, évolution vers une texture friable ••. Des
essais sont dans ce but réalisés sur des étuis périodiquement prélevés à la sortie des chaînes de fabrication. Des adaptations de la formule sont parfois nécessai-res. Si, dans une atmosphère chaude et humide, les chewing-gums ramollissent et ont tendance à coller au papier d'emballage il faut diminuer les quantités d'eau, de glycérine et de sirop de glucose qu'ils contiennent, mais rajouter du sucre.
Les chewing-gums peuvent devenir cassants (en hiver) et c1est alors de
l 1eau et de la glycérine prémélangées (jusqu1à 0,3% de chaque) qu1il faut leur
ajouter.
L 1 emballage doit être étanche et ne pas laisser s 1 évaporer 11 eau. ni
IV -COMPOSITION DES GOMMES A HACHER
IV-1 INTRODUCTION
Le chewing-gum est composé de gomme-base insoluble dans l'eau depuis laquelle se libèrent plus ou moins rapidement lors de la mastication les subs tan-ces qui lui ont été incorporées : édulcorants, aromatisants, principes actifs... Il faut aussi signaler la présence, en faibles quantités, d'additifs nécessaires pour des raisons technologiques. Schématiquement, un chewing-gum contient des substances hydrosolubles (qui représentent entre 60% et 70 %) (31), le reste étant de la gomme-base. Ce qui est rejeté après mastication, quand tous les pro -duits solubles sont ss ~ dans la salive et ont été avalés, est de la gomme-base
pure, pratiquement inchangée. Son volume n'a pas varié malgré l'extraction de la fraction soluble qu'elle contenait car un phénomène d'hydratation par la salive a eu lieu (205).
Pour éviter les accidents et incidents dûsàune éventuelle intolérance
àla gomme àmâcher (31), en annexe au décret français no 81.112 du 15.12.1981 (30) a été signé un arrêté (189) comportant une liste positive des pro -duits pouvant être utilisés, avec une tolérance pendant cinq années (jusqu'au 18.12.86 (155)) pour que les industriels puissent faire la preuve de l 'inno-cuité de certains d'entre eux (cf (189), art. 5). Ce texte a été élaboré après avis favorable du conseil supérieur d'hygiène publique de France et de 1'Académie nationale de médecine (40).
IV-2 COMPOSITION DE LA BASE ELASTIQUE OU GOMME-BASE
La partie insoluble du chewing-gum comprend soit des élastomères natu -rels seuls (solution pratiquement abandonnée), soit des élastomères de synthèse