L’Association de la Cause freudienne de la Réunion vous
propose : Deux soirées et une
journée
Avec Philippe De GEORGES
Psychiatre, psychanalyste à Nice, Membre de l’Ecole de la Cause freudienne et de l’Association Mondiale de Psychanalyse
Mardi 25 Octobre à 16 heures
- Séminaire de la Bibliothèque
- Cinéma et Psychanalyse
Jeudi 27 Octobre à 9 heures
- Journée d’étude de textes et de travail clinique
à 18 heures - Conférence
Tarif pour les deux journées
Tout public : 90 euros Etudiants : 20 euros
J OURNÉES DE L ’ACF L A -R EUNION
Contact : Déléguée Régionale Stéphanie TESSIER : 06 92 09 09 54
E-mail : [email protected] Site internet : acf-reunion .fr
Mardi 25 octobre de 16 à 17H S EMINAIRE DE LA B IBLIOTHEQUE
Présentation de l’ouvrage de Philippe De GEORGES :
Trois femmes. Chacune a comme tourment un enfant. Leur existence semble réduite au statut de mère douloureuse. Elles ont choisi de se confier à un psychanalyste.
Il leur est difficile de parler, sinon de cet être qui cristallise en lui l’énigme de leur destinée.
Comment vivre autrement que dans la douleur d’exister ? Comment acquérir ce plus de vie que nous appelons désir ?
La rumeur crie à « la culpabilisation des mères ». Non. L’attention au discours d’un sujet donne accès à une vérité qui n’a rien à faire des normes. On est à l’antipode de l’étiquetage paresseux de « dépression », de l’abrasion des « troubles et désordres » par la médication ou la rééducation comportementale.
La singularité prend valeur ici éminente.
Librairie Autrement, 39 Rue Désiré Barquisseau, 97410 Saint-Pierre 02 62 35 35 35
Mardi 25 Octobre de 18h à 20h C INEMA ET P SYCHANALYSE
Conversation autour du film
« Parcours meurtrier d’une mère ordinaire »
De Jean-Xavier De LESTRADE,
Avec la participation de Philippe De GEORGES
Amphithéâtre de l’IFSI, Allée des Roches, CHU de Saint-Pierre (Partie haute)
Séminaire de textes, de 9h à 12h
La schizophrénie à l’épreuve de l’expérience
La schizophrénie est un nom. Un nom, dans un système classificatoire qui s’affine au début du XX° siècle dans le champ de la psychiatrie qui essaie alors de structurer son objet. Il s’agit alors, pour Bleuler comme Kraepelin l’a fait pour la paranoïa, de définir un ensemble de signes, un faisceau de symptômes, qui permettent d’apporter un diagnostic supposé être scientifiquement assuré. Le modèle est à la fois celui des spécialités médicales (symptômes, syndromes, maladies) qui s’affirment à la même époque, que la logique classificatoire entomologique établie au XIX° siècle pour la description et l’organisation des êtes vivants.
Qu’est-ce que la psychanalyse a à voir avec une telle approche ?
Le fait est que ces efforts de construction en raison de la pathologie mentale sont contemporains de l’invention de sa nouvelle discipline par Freud. Les arrière-plans épistémologiques sont les mêmes chez ces différents chercheurs et médecins. Freud n’hésite pas, dès les années de la fin du XIX° siècle, à tâcher de classer les troubles et à définir des entités nosologiques qui ressemblent beaucoup à celles des aliénistes. C’est vrai pour les névroses, mais aussi pour les psychoses où il a recours aux mêmes termes de démence précoce, psychose paranoïaque, mélancolie…
Dès que Bleuler invente la schizophrénie, Freud essaie, par le truchement de Jung et comme il le fait aussi avec Binswanger, d’influer sur la psychiatrie naissante, en chantier. Il est perçu, pas à tord, comme essayant de soumettre l’aliénisme à la psycho-analyse et fait effort pour orienter la conception de l’étiologie de la schizophrénie et de ses mécanismes dans le sens de sa théorie libidinale.
Lacan ne sera pas de reste, puisque dès son entrée dans la carrière, il cherche à définir les critères distinctifs de la psychose à l’égard des névroses, et entre les psychoses, à assurer les délimitations.
Cette veine détonne avec les soucis que les psychanalystes ont toujours eu, dès les balbutiements de leur discipline, et qui n’ont jamais cessé de s’affirmer : d’une part l’accent mis sur la singularité plutôt que sur les particularités et les classes ; d’autre part l’accent mis non sur l’épinglage diagnostic mais sur la conduite des traitements.
Aussi, un siècle plus tard avons nous à remettre toutes ces questions sur le métier : qu’est devenu, à l’usage, un concept comme celui de schizophrénie ? Quel besoin éventuel avons-nous d’une démarche diagnostique ? La psychanalyse a-t-elle besoin d’un système classificatoire ? A quelles signes et à quelles catégories avons-nous recours aujourd’hui dans notre expérience ?
Philippe De GEORGES
Jeudi 27 Octobre de 9h à 16h
E TUDE DE T EXTES ET T RAVAIL C LINIQUE
C ONFERENCE
Séminaire d’élucidation des pratiques, de 14h à 16h
Les exposés de cas supposent une importante participation de tous ceux qui y assistent. Qu’elles soient psychothérapiques, médicales, infirmières éducatives ou sociales, toutes les pratiques que les participants acceptent de soumettre à la discussion par les moyens de l’exposé sont convoquées. Durant cet après-midi de travail, trois de nos collègues ont accepté de s’y prêter
Mont Roquefeuil, 79 Rue des Navigateurs, 97 434 Saint-Gilles-Les-Bains
DE 18 H 30 A 20 H 30
« L E R EGARD , OBJET DE LA PULSION »
Prononcée par Philippe De GEORGES
Psychiatre, psychanalyste, membre de l’ECF et de l’AMP
“Je ne vois que d’un point, mais dans mon existence, je suis regardé de partout”
Jacques Lacan, séminaire XI page 69
Le regard est un objet qui se manifeste sans cesse dans la clinique et qu’on peut repérer dans les récits des cures freudiennes, même si Freud ne le range pas parmi les objets pulsionnels dont fait état sa théorie. Il est question de regard chez les belles hystériques, que celui-ci divise et chez qui il fait vaciller l’image du corps et son unité fragile. Il en est question dans la névrose obsessionnelle, comme en témoigne l’homme aux rats, chez la jeune homosexuelle dont le passage à l’acte suicidaire fait suite au regard courroucé du père. Quant au Président Schreber et à l’Homme aux Loups, ils montrent s’il en était besoin l’atteinte de l’image au miroir, la prise dans le regard de l’Autre et la potentialité persécutive toujours présente, dès qu’il s’agit de voir et d’être vu…sans parler du surgissement des hallucinations visuelles.
Lacan, après avoir repensé la logique pulsionnelle freudienne, complète la série des objets oraux et anaux. Il introduit ainsi l’objet regard au centre de la pulsion scopique, l’objet voix au centre de la pulsion invocante, l’objet phallus puis l’objet rien.
Quel usage avons-nous de l’objet regard dans la clinique analytique d’aujourd’hui ? Quel rapport celui-ci entretient-il avec l’actuel triomphe de l’image ? Voici les axes des questions que nous traiterons ensemble.
Entrée 10 euros pour les non-inscrits aux journées