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Contribution à l'étude de la cryoscopie des urines · BabordNum

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(1)

Année 1901-1902 ... 2ST° 87

CONTRIBUTION A L'ÉTUDE

DE LA

CRY0SG0P1E DES URINES

THÈSE POUR LE DOCTORAT E» MÉDECINE

Présentée et soutenuepubliquement le 9juillet1Q02

PAR

César-Pierre-Honoré SARAZIN

Agrégé des Sciences physiques

Né à Lille (Nord), le 19 juillet 1865

MM. SIGALAS,, professeur, Président.

BERGONIÉ, professeur, ^

BENECH, agrégé, [ Juges.

GENTES, agrégé, )

Le Candidatrépondra aux questionsqui lui serontfaitessurlesdiversesparties

del'Enseignementmédical

-S—tS-SÔST3>-*J-

ANGERS

GERMAIN ET G. GRASSIN, IMPRIMEURS-LIBRAIRES

40, rue du Cornet et rue Saint-Laud Examinateurs de la Tliùse

1902

(2)

FACULTÉ DE MÉDECINE ET DE PHARMACIE DE BORDEAUX

M.de NABIAS Doyen | M. PITRES Doyen honoraire

PROFESSEURS MM. MICÉ

DUPUY MOUSSOUS, Clinique interne

j

Clinique externe

^

Pathologie et thérapeu¬

tique générales Thérapeutique

Médecine opératoire Cliniqued'accouchements

Anatomie pathologique.

Anatomie

Anatomie générale et histologie

Physiologie Hygiène

Médecine légale Physique biologique et

électricité médicale...

MM.

PICOT.

PITRES.

DEMONS.

LANELONGUE.

YERGELY.

ARNOZAN.

MASSE.

LEFOUR.

COYNE.

CANNIEU.

VIAULT.

JOLYET.

LAYET.

MORACHE.

BERGONIÉ.

Professeurshonoraires.

Chimie

Histoire naturelle Pharmacie Matière médicale Médecineexpérimentale.

Clinique ophtalmologi¬

que

Clinique des maladies chirurgicales des en¬

fants

Cliniquegynécologique.

Clinique médicale des

maladies des enfants.

Chimie biologique Physique pharmaceuti¬

que

Pathologie exotique

MM.

BLAREZ.

GUILLAUD.

FIGUIER.

deNABIAS.

FERRÉ.

BADAL.

PIECHAUD.

BOURSIER.

A. MOUSSOUS.

DENIGÈS.

SIGALAS.

LEDANTEC.

AGRÉGÉS EN EXERCICE :

section de médecine (Pathologie interne et Médecine légale)

MM. SABRAZES.

HOBBS.

MONGOUR.

MM. CABANNES.

N.

section de chirurgie et accouchements

Accouchements.

Pathologie externe.

MM.YILLAR.

CHAVANNAZ.

BRAQUE HAYE.

BÉGOUIN.

MM. FIEUX.

ANDÉRODIAS.

Anatomie.

section des sciences anatomiques et physiologiques

MM. GENTES. I Physiologie MM.PACIION.

CAVALIÉ. Histoirenaturelle BEILLE.

section des sciences physiques

M.BENECH. I Pharmacie M. DUPOUY.

Chimie

COURS COMPLÉMENTAIRES : Clinique des maladiescutanées et syphylitiques MM.

Clinique des maladies des voies urinaires Maladies du larynx, des oreilles etdu nez Maladiesmentales

Pathologie interne Pathologie externe Accouchements Physiologie Embryologie Ophtalmologie

HydrologieetMinéralogie

DUBREUILH.

POUSSON.

MOURE.

RÉGIS.

RONDOT.

DENUCÉ.

FIEUX.

PACIION.

PRINCETEAU.

LAGRANGE.

CARLES.

Le Secrétaire de laFaculté : LEMAIRE.

Par délibération du 5 août 1879, laFaculté aarrêtéqueles opinions émisesdansles

Thèses qui lui sontprésentées doivent être considérées commepropresà leursauteurs

et qu'elle n'entend leur donnerni approbation ni improbation.

(3)
(4)
(5)

CONTRIBUTION A

L'ÉTUDE

DE LA

CRYOSCO PIE DES URINES

INTRODUCTION

Souvent s'impose en clinique la nécessité d'explorer la fonc¬

tion rénale.

On peutciter, parmi les méthodes employées dans ce but : La recherche de la toxicité urinaire. C'estunprocédé,

purement de laboratoire, qui renseigne sur la rétention des

substances toxiques et sutYauto-intoxication quipeutenrésulter

pour l'organisme, plutôt que sur la perméabilité rénale propre¬

ment dite.

L'épreuve du bleu de méthylène. Ce moyen, aisé en

cli¬

nique, renseigne-t-il bien positivement surlaperméabilité

rénale?

Lépine, en effet, a montré, ce quisemble d'ailleurs logique, que toutesles substances nesont pas éliminées de la même façon que

le bleu. D'ailleurs, en admettantquel'on sachebien exactement

fixer le degré de filtration de la matière colorante, il faut remar¬

quer que la quantité de cette substance, traversant

les

canaux rénaux, est fonction de deux variables :

a) Laperméabilité des épithéliums ;

b) L'activité de la circulation en général et de la

circulation

rénale en particulier.

(6)

La cryoscopiepermet dese rendre un compte plus exact, non seulement de la perméabilité rénale, mais encore de l'état de la

circulation.

Jeme suis proposé, dans ce très modeste travail, d'examiner

les conditions les plus simples dans lesquelles cette méthode pourrait être appliquée, soit au lit du malade dans les

services

hospitaliers etsans le secours d'un laboratoire annexe,soit même

dans la pratique journalière de la Médecine, et d'indiquer ainsi

un moyen d'examen des urines, assez rapideet approximatif, au praticien qui déjà dose lui-même l'urée et recherche

l'albumine

et le sucredans ce liquide.

Cette étude nécessite :

L'indication des principes sur lesquels repose lacryoscopie; Son application etl'interprétation des résultats;

La discussion des simplifications que l'on peut essayer

d'apporter aux appareils et auxdosagesnécessaires.

Je diviserai le sujet en plusieursparties :

I. Rappel des principes généraux de la cryoscopie engénéral;

ses loisavecvérifications approximatives spéciales, dans descon¬

ditions semblables à celles des urines;

II. Manuel opératoire suivi dans un laboratoire : appareil cryoscopique, sa conduite; dosage du chlorure de sodium

de

l'urine;

III. Divers modes d'interprétation des résultats :Méthodesde Koranyi, de Claude etBalthazard, de L. Bernard, de Bouchard;

IV. Résultats obtenus chez des sujets indemnes de lésions cardiaques et rénales. —J'ai réuniuncertain nombre de chiffres

relatifs à de tels sujets et les résultats sont conformes à ceux indiqués parClaude etBalthazard. Pour bien faire voir la cons¬

tanceapproximative des chiffres cryoscopiques,j'ai suivipendant

quarante jours consécutifs unmêmeindividu nechangeant rien,

pour cet examen, à ses conditions de vie ordinaireet recueillant

avec soin lesurines de lajournéeentière, du lever au coucher.

De plus, pourréfuter l'application de la méthode

cryoscopique

à une émission isoléed'urine, j'ai recueilli séparément le

liquide

émis à divisesheures de la journée etje l'ai soumis aux

essais:

(7)

les divers résultats sont absolument discordants alors que le liquide composé, obtenu par la réunion des urines séparées et dans leurs proportions respectives, cadre parfaitement avec les

résultats des autresjournées d'observation.

Y. Résultats relatifs à quelques caspathologiques. Sous

ce titre sont réunis quelques essais effectués sur des urines de cardiaques et de sujets atteints d'affections diverses pouvant intéresserl'appareil rénal.

VI. Emploi d'un appareil simplifié et d'un dosage sommaire

des chlorures. Comparaison des résultats obtenus ainsi avec

ceux qui ont été donnés par l'appareil primitivement indiqué et

un dosage exact.

(8)

CHAPITRE I

PRINCIPES DE LA CRYOSCOPIE EN GENERAL

Phénomènes fondamentaux. - L'existence d'un corps

en dissolution dans un liquide abaisse lepoint de congélation de

ce fluide, comme si la substance dissoute retenait les

molécules

du dissolvant en les empêchant de passerà l'état

solide.

Si l'on excepte les cas d'une solution saturée à

priori

ou

devenantsaturée par lefait d'une congélation

partielle, le produit

solidifié est du dissolvantpar.

Appelons t le point de

congélation du liquide

pur et

t' la

température de solidification du même

liquide engagé dans

une

dissolution(f inférieur à t). La différence

D= t t'

s'appelle Yabaissementda point de

congélation de la dissolution;

il est d'autant plus grand que la concentration est

plus grande.

Fixation des points de congélation. Il s'agit

main¬

tenant dedéfinir ces températures t ett' :

La solidification d'un liquide pur, del'eaupar exemple, est

un phénomène qui reste identique à

lui-même pendant

toute sa

durée. En effet, lerefroidissement faitpasserà l'état de glaceune certaine quantité d'eau et la partie non

solidifiée

est

de même

compositionquele

produit primitif. La congélation continue dans

des conditions toujours semblables et la température reste

inva¬

riable pendant toute l'opération,

soit

t.

La fixation de

t ne

pré¬

sente donc aucunedifficulté.

(9)

2° Prenons maintenant une solution, aqueuse pour fixer les

idées. Sa solidification commence et nous donne de laglacepure ;

il en résulte une augmentation de la concentration du liquide

restant et ce nouveau fluide ne se congèle qu'à une température

inférieure à fen déposant de nouvelleglace et ainsi de suite, de

sorte que le point de solidifications'abaisseprogressivement pour atteindre une limite qui correspond à la saturation complète.

En résumé, la solidification s'effectue par une série d'étapes

de plus en plus froides; celle que nous devons noter pour fixer

t'est donc la première, c'est-à-dire le point thermométrique cor¬

respondant au début de la congélation. Sa détermination précise présente quelques difficultés pratiques.

Pour définir, en toute exactitude, le point cryoscopique d'une solution, il faudrait fixer la température à laquelle la solution et

un fragment de glace formentun système stable, c'est-à-dire un

mélange dans lequel la partie solide, par exemple, ne subit ni augmentation ni diminution avecle temps :

Si, en effet, la températureatteinte était au-dessus du point cryoscopique, le fragment de glace diminuerait par une sorte de

dissolution;

Que cette température soit au contraire inférieure au point

de congélation, le liquide est en surfusion et un cristal deglace

fait cesserimmédiatement ce phénomène en déposantsurle frag¬

ment solideune nouvelle quantité de produit;

3° Entre ces deux températures, on peut donctrouver un état calorifique tel que la glace ajoutée reste intacte : c'est le point cryoscopiquef.

Pratiquement, il est bien impossible d'arrêter le refroidisse¬

mentprogressif à l'instant précis où l'on atteintce degré f. On

abaisse donc la température un peu au-dessous du point cryos¬

copique; le liquide reste en surfusion et la moindre addition de glace amène une solidification partielle du dissolvant. En même temps, la température remonte jusqu'à un point qu'il faut saisir

et qui représente la température de solidification de la partie

restant liquide, si le réfrigérantetle milieuextérieurn'échangent

aucune chaleur avecle liquide cryoscopé.

(10)

Influence de la surfusion. Cette portion restée

liquide

est,

comme on l'a fait remarquer déjà, plus concentréeque la solution

donnée: sa températuredecongélation t" estinférieure à

t', point

cryoscopiquecherché, et l'écart

t'—t"

est d'autant moindre que la quantité de glace formée est plus petite, c'est-à-dire que la surfusion a été plus

faible. On tire de

cetteconséquence pratiqueque, dans lesdéterminationscryos- copiques, ilfaut faire cesserla

surfusion aussi vite

que

possible,

de façon àpouvoir négliger la différence t't".

Dans les expériences de haute précision, on peut d'ailleurs se

mettre à l'abri de cette cause d'erreur en déterminant t" et la quantité de glace obtenue. On en déduit, par

l'application des

lois de la cryoscopie, le point réel t' qui

correspond

au

liquide de

concentrationinitiale.

Influence des échanges

calorifiques.

Nous

avons

indiqué la

possibilité d'échanges

calorifiques

entre

le réfrigérant

ou

l'air

ambiantetleliquide soumis à l'expérience. Il faut éviter ces com¬

munications et pour cela :

(Action du réfrigérant). 11 convient de diminuer, autant

quepossible, la vitesse

de refroidissement

ou

de réchauffement

du liquide cryoscopé, au momentde

la congélation. On

y

arrive,

comme l'a montréRaoult, en disposant convenablement :

а) l'éprouvettecryoscopique;

б) le mélange réfrigérant.

a) L'éprouvette, au lieu d'être plongée directement

dans le

réfrigérant, estentouréed'un moufle à air ou à liquide inconge-

lable. De plus on accroîtla massedu corps en expérience.

b) Quant au réfrigérant, on doit amener sa température, au

moment de la congélation, aussi voisine que possible du point cryoscopique. On y arrive assez

facilement

par

des mélanges

réfrigérants appropriés ou par l'évaporation

d'un liquide volatil

(éther ou sulfure de carbone) sous l'influence d'un courant

d'air

secgradué.

La vitesse de refroidissement est rigoureusement nulle quand

(11)

le réfrigérant esttelque la température convergentese confonde

aveccelle de congélation (1).

(Action de Yair extérieur). On l'élimine par une bonne

fermeture du tube cryoscopique et par l'emploi d'une substance

isolante.

Lois dela Cryoscopie. L'abaissement du point de con¬

gélation des solutions est régi par des lois que nous allons rappeler.

Loide Blagden. Supposons un corps àl'état de simple

dissolution dans un liquide; le retard de la congélation est d'autant plus considérable que sa concentration est plus grande,

etBlagdena montré (4788) que :

L'abaissement du point de solidificationestproportionnel au poids du corps dissous dans unequantité donnée du dissolvant.

Soit />er le poids du corps dissous dans ioo grammes de liquide; nous pouvons écrire

D= Kp.

Cette loi a été vérifiée par divers expérimentateurs, depuis Blagdenet,entre autres., parDespretzetparRosetti, qui opéraient

surdes solutions aqueuses de chlorure de sodium à des concen¬

trations comprises entre0,5et 7 0/0. Mais Rud,orf, le premier, a montré l'insuffisance de l'énoncé lorsqu'il s'agit de solutions

salines concentrées.

Au point de vue spécialoù nous nous sommes placés, si nous voulons nous rendrecompte de l'exactitude de la loi de Blagden,

nous prendrons une urine quelconque dont nous déterminerons

lepoint D; puis nous diluerons ce liquide dans des proportions

données et nous fixerons, pour chaque mélange, la valeur de

l'abaissement du point de congélation. Voici les résultats que cetteexpérience m'a donnés :

(1) Latempérature convergente de Raoultest le point du thermomètre

vers lequel tendrait la solution, régulièrement agitée, s'il n'y avaitpas de congélation. L'excès de cette température sur celle du réfrigérant

paraît dépendre uniquement de l'agitation du liquide et serait dû par conséquentà lachaleur dégagée par cephénomène.

(12)

1" Essai. Urinepure, D = 2,23

= 1,14au lieu de 1,115

D = - 1,89

0,97au lieu de 0,945

Urine: 1 partie

Eau : 1

2e Essai. Urine pure Urine : 1partie

Eau : 1 Urine : 1

Eau : 2

= 0,66au lieu de 0,63

D = 1,12

= 0,58 au lieu de 0,56

3e Essai. Urine pure, Urine: 1 partie

Eau : 1 Urine: 1

Eau : 2

= 0,40au lieu de 0,373

L'abaissement augmente donc en

réalité

un peu avec

la dilu¬

tion, maispratiquementces

variations sont

peu

considérables et

nous pouvonsbien

admettre la proportionnalité.

Loi de Raoult. Raoult a ajouté à la

considération de

l'abaissement du point de

congélation d'un

corps

dissous

enpro¬

portion donnée

la notion d'abaissement moléculaire.

Nous connaissons D répondant à une

dissolution à

p.

0/0.

Dissolvonsensuite, de ce mêmecorps,une

quantité M, égale à

son poids moléculaire,

dans 100 de liquide;

nous

obtenons, pour la

nouvelle solution, un point

cryoscopique Dm

que nous nommons

l'abaissement moléculaire. Si nous admettons la

loi de Blagden,

cette valeur Dm estreliéeà D parla relation

Ce calcul peut être effectué en

partant de diverses valeurs

expérimentales de D,

correspondant à des poids

p

différents et,

si la loi de Blagdenétait rigoureuse,

les chiffres obtenus seraient

tous les mêmes, ce qui n'a paslieu.

Raoult

a

construit les courbes

Ce sont en général des

droites

sur une

grande partie de leur

longueur (correspondant à

des concentrations

pas

trop faibles).

Prolongéesjusqu'àl'axe

vertical,

ces

lignes fixent

un

point que

Raoult a nommé l'abaissement moléculaire à

l'origine

et

qui

se

r

d'où nous tirons

Dm = D X

y

Dm =f (D).

(13)

13

rapporte au cas, non accessible à

l'expérience, d'une solution

infiniment diluée.

A priori la valeur de cet

abaissement moléculaire (à l'origine)

est fonction de la naturedu dissolvantet ducorps dissous. Nous

devons rappeler la relation qui existe entre

la fonction

et ces

deux variables :

I. Influence du corps dissous. Dissolvons dans un même liquide, l'eau par exemple, divers corps,

ordinairement

orga¬

niques etincapables d'y subir de

condensation

ou

de décomposi¬

tion : alcool, acide acétique, glucose,sucredecanne,etc.;

l'abais¬

sementmoléculaire est toujours trouvéégal à 18,5, d'où la

loi de

Raoult :

Dans un dissolvant donné, lesabaissements moléculairessont lesmêmes pour toutes les substances

organiques,

et, en

général,

pour tous les corps qui n'y subissent ni

condensation, ni décom¬

position.

Ainsi, enparticulier, Raoult cite les

chiffres suivants

pour

les

solutions aqueuses de:

Sucre de canne 18,7

Alcool éthylique .

18,3

Acide acétique

18,6

soit une moyenne de 18,5 environ.

Dans cette loine rentrent pasles substances

décomposables

ou

condensables (en particulier et surtout

les électrolytes dissous

dans l'eau). A cetteexception près, nous voyons

qu'une molécule

quelconque dissoute dans une

quantité donnée de dissolvant

pro¬

voque un abaissement invariable du

point de congélation.

De cette proposition, nous tirons

deux conséquences souvent

utiles :

a) Soient deux dissolutions de corps

différents dans

un

même

liquide, et admettons, dans 100 parties

du dissolvant, des

nombres de molécules n et n'. Nous avons, d'après la loi de Rlagden, des abaissements de congélation

D

et

D',

pour

chaque

solution, égaux à

D = nI)m

D' = n'Dm

(14)

d'où noustirons

D

_ _n

D n's

Les abaissements des deux dissolutions sont doncproportion¬

nels aux nombres respectifs des molécules qui entrent dans une même quantité dedissolvant.

b) En particulier, siles deuxsolutions contiennent des nombres égaux demolécules (n = n), on a D = D'.

Deux solutionsèquimolèculaires possèdent donc le même point cryoscopique.

On a exclu de cette loi les électrolytes en solution aqueuse;

on peuty faire rentrerces corps, mais à la condition de rejeter

l'eau de la listedes dissolvants.

II. Influence du dissolvant. Pour la mettre en lumière, on a calculé l'abaissement qui correspond à la dissolution d'une molé¬

cule du corps dans roomolécules de liquide. Appelons P le poids

moléculaire de ce dernier; l'abaissement du point de congélation

étantDm quandunemolécule quelconquese trouvedans un poids

ioo de dissolvant, nous pouvons chercher, en appliquant la loi

de Blagden, la valeur de cetabaissement si nous changeons en 100P (100molécules) la quantité du liquide; nous trouvons ainsi

une valeur

DmX100 Dm

100 P P

On peuteffectuer le calculpour chaque dissolvant etl'on trouve

Pour l'eau -5ïL =JM_ = i.02

29

Pacide formique —= 0.63

39

acétique - 60 = 0.65

la benzine

^

= 0.62

73

la nitrobenzine

123 0.59

Ainsi, si nous exceptons le cas de l'eau, nous pouvons direque

la nature du dissolvant estpratiquement sans importance sur le phénomène.

La dépression du point de congélation dépend donc unique¬

ment desnombres de molécules enjeudans le dissolvant et dans

le corps dissous.

(15)

Mais les électrolytes en solution aqueuse font exception, et si

nousprenons le Dm de chacun

d'eux,

noustrouvons

des chiffres

différents, mais qui permettent de les classer en

plusieurs

caté¬

gories. En particulier pour le

chlorure de sodium, qui

nous

inté¬

resse spécialementdans cette

étude de l'urine,

noustrouvons :

Dm = 35,10

environ pour des concentrations

voisines de celle de l'urine,

soit 10/0. Sans nous attarder à

rappeler les explications de

cette

anomalie des électrolytes, citons seulement

l'hypothèse d'Arrhé-

nius : dissociation des molécules en ions, ce qui augmente le

nombre des particulesréellement

existantes

enramenant

ainsi les

électrolytes à laloigénérale.

Loidu mélange.Quandplusieurssubstances sans

action

chimique l'une sur l'autre sont

mélangées dans la solution,

l'abaissement du point de congélation est

le total des abaisse¬

mentspropres à chaque corps.

Appelons: Di l'abaissement

d'une solution d'un premier

corps,

de concentration p 0/0.

D2 celui del'autre corpsà p' 0/0.

Formons un troisième liquidecontenant :

Dissolvant 100parties

Premier corps p

Second corps

p'

Nous lui trouvons un point de

congélation D, lié

aux

deux

autres par la relation :

D = Di + D2

A l'appui de cette loi, les

expériences citées

par

les auteurs

sont nombreuses. Nous avons voulu voir ce que l'on obtient en formant une sorte d'urine réduite, aumoyend'urée et

chlorure

de sodium. A cet effet j'ai préparé deux

solutions

:

Urée 25grammes

Eau 1000

2° Chlorure Na .... 10

Eau 1000

(16)

Leurs points respectifs decongélation ont ététrouvés égaux à

Di= 0,76 Da =0,60 Une troisième solution a été faite ensuite :

Urée 25 grammes

Chlorure Na 10

Eau 1000

Elle a donné :

D = 1,35

alors que le total D + D' atteint 1,36. La vérification de la loi

est donc suffisante.

L'importance pratique de la loi du mélange est considérable;

soit, en effet, un liquide, contenant deux corps en dissolution,

caractérisé par un pointcryoscopique D. Le dosage chimique de

l'un des corps dissous nous permetd'obtenir facilement l'abaisse¬

ment Di que ce premier corps seul provoquerait. Et alors la

formule

D = Di -j- D2

nous donne

Da D Di

d'où nous pouvons déduire aisément la concentration du second

corps dans la solution.

(17)

CHAPITRE II

MANUEL OPÉRATOIRE DE LA CRYOSCOPIE DES URINES

Dans ses études cryoscopiques de haute

précision, Raoult

se

servait d'unappareil dont la complication est superflue

si

on se borneauxdéterminations relativesà l'urineetdestinées à rensei¬

gner le clinicien.

Leliquide étudiédoitêtreceluide la journéeentière.

On

rappor¬

tera(chapitre IV) les chiffresrelatifsauxdiverses

émissions

succes¬

sives, pour bien montrer la nécessité de cette

recommandation.

L'instrument alors en usage se borne, généralement,

à

un réfrigérant dans lequel plonge le vase

cryoscopique, éprouvette

qui reçoit elle-même le tube proprement dit,

l'espace annulaire

étant rempli d'un liquide quelconque non

congelable, alcool,

par exemple; c'est par l'intermédiaire de ce

liquide

que

l'urine

se

refroidit. Un thermomètre au l/50fi de degré au

moins

et un agitateur en aluminium ou en platine plongent

dans le produit

étudié.

Dans les laboratoires, la méthode deréfrigération la

plus

com¬

mode consiste à faire évaporer unliquide

volatil, éther

ou

sulfure

de carbone. Le dispositif, auquel je me

suis arrêté dans

mes déterminations, consiste en un vase de verre

hermétiquement

closet enveloppé de matières mauvaises

conductrices de la cha¬

leur, pour prévenir réchauffement par

l'air ambiant. Le

cou¬

vercle, également protégé contre le rayonnement par une enve¬

loppe de feutre, est percé de plusieurs ouvertures :

l'une,

cen¬

trale, reçoit le tube à alcool; trois autres,

marginales, servent

:

La première, à l'aspiration de

l'air

par

l'intermédiaire d'une

trompe à eau;

(18)

18

Laseconde, à l'entrée de l'air desséché, qui vient barboter à

traversleliquide vaporisable.

Ladernière, enfin, pourtrois rôles différents:charger levasede liquide volatil,modérer à volontéla réfrigérationetproduire laquan¬

titédéglacé nécessaireàla cessation du phénomène de surfusion.

Pourremplircesdeux dernières indications, j'ai faitusaged'un petit

tube deverremince ferméàuneextrémité,contenantunpeud'eau,

et entrantàfrottement léger dans l'ouverture. On peutparfaire la

fermetureau moyend'un capuchon de caoutchouc, et l'on com¬

mence ainsi la réfrigération en ouvrant modérément le robinet

de la trompe aspirante. Dès que la température atteint 0 degré environ, il est bon de ralentir la vitesse de refroidissement,

comme on l'a déjà indiqué : à cet effet, le petit capuchon de

caoutchouc est retiré, etl'air appeléparlatrompe pénètrepartie

à travers leliquide, partie autourdu petit tube. Laglacenetarde

pas à seformer dansce réservoir, que l'on retire du réfrigérant

si l'on veut arrêter complètementl'évaporation. La solidification s'y maintient, en général, assez longtemps pour quel'on puisse

attendre la fin del'expérience.

L'introduction de l'urine dans le tube cryoscopique se fait de

la manière suivante :

Lavage du tube, du thermomètre et de l'agitateur à l'eau

distillée;

Rinçage des mêmes pièces au moyen de l'urine à étudier qui est ensuite rejetée;

Introduction d'une autre portion de cette urine jusqu'à

environ la moitié de la hauteur de l'éprouvette;

On bouche ensuite par un bon liège, percé d'un trou pour le passage de la tige thermométrique et d'une fente destinée à

l'introduction etàla manœuvre del'agitateur en spirale.

Le manuelopératoire estconnu : le réfrigérantest mis enfonc¬

tionnement et l'on suit la marche descendante du thermomètre

qui baigne dans l'urine. Dès que la température est descendue

vers 0 degré, on modère l'aspiration, comme il a été dit ci- dessus, et l'on agite aussi uniformément que possible jusqu'à la

fin de la détermination. Si l'on désire une grande précision, on

(19)

peut faire deux observations : 1° La première est,

destinée

à

faire

connaître approximativement le point cherché. Laissant des¬

cendreleliquide jusqu'à3°environ, on faitpasserdans l'éprou-

vette, en surfusion, un petit fragment de glace, en se servant

d'un crochet métallique, introduit dans le tube par la fente du

bouchon. Lephénomène alors constaté est le suivant :

Le thermomètre descend d'une petite quantité au moment du

contact puisremonte, rapidementd'abordetavec unevitesse

qui

finit par s'annuler, jusqu'au point correspondant à

la congélation

de lapartie restéeliquide. On note cette température,

stationnaire

quelques instants, comme une valeur

approximative;

2° Le tube cryoscopique, retiré de son

manchon,

se

réchauffe

lentement dans l'air etla glace formée subit lafusion. On arrête, pendantce temps, la marche del'aspirateur,

de façon à empêcher

unrefroidissementplusbas du vase,lequel

serait

au

moins inutile

pour la détermination qui va suivre :

quand la glace

a

complè¬

tement disparu de l'urine, le tube est

remis

en

place

et

généra¬

lement il n'est pas nécessaire de continuer

l'aspiration; dès

que

le thermomètre s'abaisse dequelquesdixièmes

au-dessous du point

provisoirement fixé, on fait cesser la

surfusion

et

le thermomètre

s'élève jusqu'au point cryoscopique, que nous prenons comme définitif, soit D,expriméencentièmesde

degré au-dessous de zéro.

On peut ensuiteremplacer l'urine

étudiée

par uneautre,

après

les manœuvres indiquées page 18 et

généralement après chaque

série d'expériences, on opère de même sur

l'eau distillée,

ce

qui

donne ledéplacementduzéro. Ce déplacement, comme on

le sait,

change avec le temps et subit aussi

des variations accidentelles

correspondant àdesrésidus de

déformation du réservoir résultant

soit de latempérature soit dela

pression. Cette grandeur, suivant

qu'elle est au-dessus ou au-dessous du zéro, est

ajoutée à D

ou

retranchée.

Le point cryoscopique nous donne, comme nous

le

verrons

dansun instant, une mesure dela concentration

totale de l'urine

laquelle comprend deuxparties

(1)

:

(1) Cette notion a été introduite par Ch. Bouchard. Voir Traité

de

Pathologie générale, t. III, lrepartie, p. 238.

(20)

La première est constituée par les produits d'élaboration

que l'urineest chargée d'excréter;

2° La deuxième ne provient pas d'une élaboration spéciale.

Parmi les corpsdecetteportion, le plus important estle chlorure

de sodium; les autres sont, normalement, en proportion négli¬

geable.

Nous sommes alors amenés, si nous désirons connaîtrel'im¬

portancedes premières substances, àdoserle chlorure de sodium;

l'application de la loi du mélange nous donnera ensuite le rensei¬

gnement voulu.

Pour doserNaCl, lesprocédés chimiques sontnombreux. Après

une étude comparative de quelques-uns d'entre eux, je me suis arrêté, à cause de sa rapidité et de sa précision suffisante, àla

méthode de Charpentier-Volhardt, quej'ai employée de la façon

suivante :

Dans un flacon de 100 ce. on introduit 10 ce. d'urine,

mesurés exactement, etenviron 60 d'eau (cetteeau sertenpartie

au lavage du tube mesureurd'urine).

2° On acidulé par 4 cc. d'acide azotique pur.

On verse encore 15 cc. d'unesolution, à 29 gr. 059 par litre d'azotate d'argent pur et desséché (cette solution étant équivalenteàuneliqueur de chlorure de sodium à 10°/0o> chaque

cc. précipiteune dose de NaCl correspondant à 1 gr. par litre, et la quantité ajoutéeest donc suffisante pour saturer 15 gr. desel

par litre, proportion qui n'est à peu près jamais atteinte dans l'urine). Nous avons donc un excès d'azotate d'argent que nous devrons déterminer.

Le remplissage du flacon de 100 est achevé au moyen des

eaux de lavage de l'éprouvette de 15 et l'on agite.

5° Le liquide estfiltré et l'on prélève 80 cc. du produit clair correspondantà 8 cc. d'urine.

6° Pour déterminer l'excès d'azotate qu'ils contiennent, on fait usage d'une solution de sulfocyanure d'ammonium, obte¬

nue au moyen de 6 gr. de sel par litre et ajustée par addition d'eau, de manière à ce que :

(21)

21

25cc. précipitent exactement 10cc.

de

la solution

argentique

(réactif indicateur = sel ferrique).

Onverse donc 5 cc. environ d'une solution d'alun de fer, bien exemptde chlorure (la couleurpropre dece

sel disparaît dans la

liqueur, qui est acide), et l'on

termine le

dosage par

l'addition

du sulfocyanure, au moyen d'une

burette,

jusqu'à

la coloration

rose persistante.

Supposons que nous ayons employé pourcela n cc.

de réactif

; ilscorrespondent à

v10

25

cc. d'azotate d'argent. Cet excès se rapporte à 8cc.

d'urine; les

10 cc. contenaient doncentrop :

n y*1225 xA -8 -2

centimètres cubes de liqueur d'argent. Des 15 cc.

employés, la

quantité utilisée estdonc :

15

-f

Ce chiffre représente aussi le nombre de grammes

de NaCl

con¬

tenus dans unlitre d'urine.

De cette connaissance dupoint cryoscopique et

de la

propor¬

tion de chlorure de sodium, on déduit des renseignements importants que nous allons maintenant

examiner.

(22)

CHAPITRE III

INTERPRÉTATION DES RESULTATS

Si les auteurs sontà peu près d'accordsur les déterminations

à effectuer, il règne encore des divergences dans la façon d'uti¬

liser ces données.

Nous pouvons ramener à trois les modes d'interprétationen usage :

L'un baséuniquementsur les loisde lacryoscopie (Méthode

de Bouchard);

2° Un autre s'appuyant sur la considération de la pression osmotique (Procédés Dreser, Bousquet, Léon Bernard).

3° Méthodes de Koranyi et de Claude-et Balthazard, reposant

sur la théorie de la sécrétion urinaire du professeur de Budapest.

Méthode de Bouchard. Son point de départest ce fait:

plus la nutrition est parfaite, plus les molécules trouvées dans

Uurine sontpetites et nombreuses.

Le dernier terme de la désintégration de l'albumine est, en

effet, l'urée (de poids moléculaire 60) alors que le poids de la

molécule d'albuminedépasse 6.000.

Bouchard a donccherché à fixer le poids de la molécule idéale,

molécule élaborée moyenne qui « résume comme en un symbole

la moyenne des caractères des molécules dérivées de l'albumine

et qui s'échappentpar les urines ».

Nous connaissons donc D et, d'autre part, la proportion de

chlorure de sodium par litre (s'il y avait dans l'urine des

éléments anormaux constatés, sucre par exemple, il faudrait en tenircompte). Admettons,pourplus de simplicitédanscet exposé,

(23)

l'absence de ces substances; nous savons qu'une solution d'un

gramme de NaCl dans un litre d'eau produit unabaissementdu point de congélation de 0°,06, soit de six unités cryoscopiques (centièmes de degré); donc laproportion connue p de sel pro¬

voque, à elle seule, un retard dans la solidification de

p x 6.

La part qui revient doncauxmolécules d'élaboration dans l'abais¬

sement D est

d = D 6 p

Or, le poids deces matièresest facileà connaître :ilnoussuffit

de déterminer, parévaporation, dans le vide, l'extrait sec P de l'urine, par litre, et d'en déduire le poids p du chlorure. On a donc :

Poids par litre des matières élaborées == Pp.

Or, nous savons qu'une molécule quelconque, dissoute dans

100 cc. d'eau provoque un abaissement de 18,5 (page 13); cette

mêmemolécule dans 1000 d'eau produira unretard dans lacon¬

gélation, égal à 1,85, de sorte que le nombre

des molécules éla¬

borées dissoutes dans notre urine est

d 1,85

et, si x est lepoids de cette molécule moyenne, nous avons un poids totalparlitre

a?x d 1,85

que nous savons égal à P p. ; d'où l'équation

de laquelle on tire

1,85 (Pp)

X = 5

L'expérience, dans lescas normaux,

donne

pour cerapport

des

valeurs comprises entre 75et90,

nombres qui s'élèvent à 100,150

et davantage, quand la nutrition estralentieet

qui,

au

contraire,

diminuent dans lescasdesuractivitédanslesoxydations

(maladies

fébriles).

Méthodes basées sur la considération du D uri-

naire et du D sanguin. Elles reposent sur

la notion de

(24)

tension osmotique : considéronsce quel'on désigne sous le nom de paroi hëmiperméable, c'est-à-dire un septum placé entre deux dissolutionset capable de se laisser traverser par le dissolvant

seulement; van t'Hoff a émis cette hypothèse que les molécules

dissoutes sont dans un état de mouvement continuel dans leur dissolvant (comme les molécules gazeuses enfermées dans un

vase). Il résulte de cet état une pression spéciale qui s'ajoute à

celle du liquide. Pour plus de simplicité, soitune solution saline dans l'eau d'un côté etle dissolvant pur de l'autre.Nouspouvons écrire, enremarquantque l'eauet lasolutionont été misestoutes deux sous la pression de l'atmosphère H :

H = pression eau pure = pression eau de dissolution-j- pres¬

sion des molécules salines.

On en conclut :

Pression eau pure > Pression eau de dissolution, d'où, en vertu de l'hémiperméabilité, un passage du liquide seulement à travers la paroi, de l'eau pure vers la solution. Ce mouvement persiste jusqu'à ce que les pressions des liquides soient égales de part et d'autre (isotonie) de sorte qu'à ce moment, la pression résultante, marquée par un manomètre, dépasse du côté solu¬

tion la pression de l'eau pure. La différence des deux s'appelle

lapression osmotique.

Van t'Hoff a établi, au sujet de ce phénomène, une loi ana¬

logue à celle de Raoull encryoscopie :

Lapression osmotique estproportionnelle au nombre des mo¬

lécules dissoutes dans un volume donné de liquide.

En rapprochant ces deux lois, de Raoult et de van t'Hoff,

nouspouvons dire :

Deux solutions èquimolèculairessontisotoniquesetprésentent

unmêmepoint cryoscopique;

Deux solutions non èquimolèculaires ne sontpas isotoniques

et neprésentent pas lemêmeabaissement; la plus riche en mo¬

lécules est hypertonique et possède un D supérieur à celui de Vautre.

Les mesures cryoscopiques donnent donc les valeurs des pres¬

sions osmotiques, de sorte que la considération du D urinaire et

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