Comment l’angle de contact dépend-il de la vitesse
de la ligne de contact ?
On constate que θ Ê quand V Ê
Cisaillement dans le ménisque, qui diverge à la ligne de contact → dissipation au voisinage de la LC
Dissipation visqueuse = travail de la force γ ( cosθ0 – cosθ)
→ θ3− θ03 = 9 (ηU/γ) ln(L/a)
Pour des angles pas trop grands (Cox-Voinov)
Situation référence : substrat homogène
V
Liq. mouillants θ(U=0) = 0 parfait accord
Liq. non mouillants : c’est moins bien....
...surtout aux petites valeurs de Ca=ηU/γ
Avec des défauts : substrat hétérogène
Caractéristique vitesse-force ?
Bon paramètre : force F par unité de longueur F = γ ( cosθ0 – cosθ)
• Situation référence : pas de désordre U
Fθ
θ ηθ
γ
= μ
= 3 sin
2
F l U
θéquilibre
• Rajoutons du désordre :
Transition de dépiégeage à F = FC (ou θ = θa0)
β
est le second exposant « universel » qui caractérise la transitionpas de mesures pour l’instant U
Fθ U
Fc
θ
θr0
θa0 H
− β
∝( ) FC
F U
Dynamique activée au voisinage du seuil
échelle de longueur λ : taille des défauts (supposés forts)
f
V
fc+
piégée comp.
critique
fc-
• désordre à température finie
V ∼ exp[−(E*−λ2f)/kT]
Confirmation expérimentale 1 : He superfluide/Cs rugueux
0.1 1 10
0 0.002 0.004 0.006 0.008
1.03 K 1.13 K 1.65 K 1.75 K
F/σLV
→ U ∝ exp(s*F/2kBT) s* ≈ 10 nm
E* ≈ 50 K
Systèmes classiques à petits Ca=ηU/γ → U ∝ exp(F)
Dynamique activée au voisinage du seuil
échelle de longueur λ : taille des défauts (supposés forts )
[défauts faibles / piégeage collectif ] énergie d’activation E* : barrière d’énergie entre 2 configurations piégées
→ E * ∼ λ2 fc
L’hystérésis n’est qu’un blocage cinétique ?
f
V
fc+
piégée comp.
critique
fc-
• désordre à température finie
V ∼ exp[−(E*−λ2f)/kT]
Une expérience pour tester si
l’hystérésis n’est qu’un blocage cinétique
vitesse d’évaporation ∼ 1 couche / min épaisseur ∼ 100 couches temp. d’évaporation ∼ 80 K
Quartz Silicon wafer
(20x20 mm2)
2 Cs getters (25 mm long)
•
dispositif
•
dispositif
ressorts
aimant
déplacement : 20 mm vitesse: 0.3 to 3000 μm/s dissipation : qqs mW
• Principe
θ est calculé à partir de
l’ascension capillaire h Hyp. : profil = profil d’équilibre
10−9 < Ca ≡ ηV/γ < 10−5
Difficultés : variations de h sont petites ( qq μm) détermination du niveau à l’infini dérive du niveau à l’infini
inhomogénéités de la plaque à grande échelle
…et distance plaque – objectif = 20 cm
h θ
•
mesures
1 − On mesure θ(V0 = 3μm/s) et θ(−V0) 2 − Puis θ(V) par une mesure relative :
décalage Δh quand V0 → V → V0
0 2 4 6 8 10
40 50 60 70 80 90 100 110
Altitude la ligne, z l (μm)
temps (s) 0
20 40 60 80 100 120
40 50 60 70 80 90 100 110
Altitude de la ligne de contact, z l (μm)
temps (s)
Δh = 6.6 μm
h
here:
V=300μm/s
•
mesures
-1500 -1000 -500 0 500 1000 1500
-0.96 -0.94 -0.92 -0.9 -0.88
V (μm/s)
-cos (θ)
-1 0 1 2 3 4
0.919 0.920 0.921 0.922 0.923
y = 884.74 - 959.02x R= 0.99392
Log (V a)
cos (θa)
Substrat : 90 couches
recuit à 250 K Température: 18 K
→ Hystérésis
→ dynamique activée sur plus de 3 décades
longueur d’activation bien définie
• forme de la caractéristique V(cosθ)
H
• Surface d’activation
0 100 200 300 400 500
14 15 16 17 18 19 20
90
90 + A(250K) 75 + A(200K) 33
90
90 + A(250K) 75 + A(200K)
T (K)
λ : 10 à 20 nm
∼ taille des défauts
− par recuit (S90) : 10 → 20 nm
− plus petit au recul
− dépend de T / de θ effet géométrique
1 1.1 1.2 1.3 1.4 1.5
15 20 25 30 35 40 45
(θA + θR)/2
Dissymétrie avancée/recul
• Energie d’activation / hystérésis θeq inconnu →
EA* et ER* indéterminés paramètre accessible : ε* ≡ EA*/λA2 + ER*/ λR2
ε* ∼ H
sont contrôlés par le même mécanisme Dynamique au seuil
Hystérésis
0 0.05 0.1 0.15
0 0.05 0.1 0.15 0.2
H/γ
• Ordre de grandeur de ε*
− Pour des défauts dilués de forme :
θ0 : angle de contact sur un substrat lisse n : densité de défauts
− En extrapolant à n =1/d2 , et pour θ0 < 45° : H ∼ γ sin2φ On trouve ε* ou H ∼ 0.1 γ → φ ≈ 15°
Les ordres de grandeur de ε* et de λ sont cohérents avec
l’hypothèse d’un piégeage par les défauts topographiques du substrat.
φ
0 0 2 2
2
cos 1
sin sin
θ φ θ
γ −
≈n d H
Autres systèmes
Système simples : un seul type de défauts, pas de polymères, pas de processus lent à l’interface liquide/solide….
Difficulté données existantes incomplètes
analyse avec θ(V=0)
avancée ≠ θ(V=0)
reculLiquides simples sur téflon amorphe [Petrov 03]
Travail d’adhésion : Wa ≡ γ(1 + cosθeq)
Hystérésis : champ coercitif B0
Dynamique pour B < B0 :
V = V0 exp[−(E*−2MSλ3B)/kBT]
λ ∼ qq nm
→ B0 ∼ E*/(2MSλ3)
0 B0 B
Systèmes magnétiques
Prémouillage ou
mon activité principale après 11 h
On observe par hasard…
S90/recuit : à T > 18.4 K, on laisse un film quand on tire la plaque :
Contraste dû à l’interférence entre les faisceaux réfléchis à l’interface Cs / liq.
à l’interface liq./vap.
→ épaisseur du film ∼ 50 nm.
Diagramme de phase
μV − μL T
TW
C film
mince
film
épais
1 couche = 0.125 Hz
film mince < 1 couche film épais : e = (C3/Δμ)1/3
C3/Δμ)1/3 ≈ 60 nm et on mesure environ 50 nm.
Substrat désordonné → hystérésis pour la transition film mince/film épais
[Ross 98]
• bord de film vs bord de ménisque
Les deux sont piégés par les défauts du substrat….
…mais la force de rappel élastique est due à :
une vraie tension de ligne la tension de surface pour le bord de film pour le bord du ménisque
Géométrie du bord…
…du film …du ménisque
200 μm 1 mm
→ le bord du film est moins rigide que celui du ménisque
→ « longueur de persistance »
L
c∼ 10 μ m >> ξ
∼10 nm
piégeage collectif
Dynamique du bord…
…du film …du ménisque
dynamique activée : V
∼exp[ λ
2f/k
BT]
→ film : λ = 17 nm ménisque : λ = 18 nm
piégeage individuel par les défauts topographiques
10-5 0.0001 0.001 0.01 0.1
18.08 18.10 18.12 18.14 18.16 18.18 18.20
V (μm/s)
T (K)
0.1 1 10 100 1000
0.866 0.868 0.87 0.872
V (μm/s)
cos( θ)
Le bord du film n’est pas une ligne 1D à toute échelle Largeur du bord :
aux échelles < Λ : bord du film ≈
aux échelles > Λ : bord du film = « vraie » ligne
La longueur de persistance n’est pas un effet de piégeage collectif : elle est fixée par la structure de la ligne
0 5 10 15 20 25 30 35 40
0 500 1000 1500 2000 e∞= 50 nm
z (nm)
x (nm)
m
2 3
2 / 1
3
γ ≈ μ
⎥⎦
⎢ ⎤
⎣
⎡
= Δ
Λ e∞
C v
bord du ménisque
objet rigide
• dynamique de la ligne à l’avancée
Au dessus de TW, on s’attend à un comportement symétrique Rampe en température : le bord n’avance pas
(3 mK / min) le contraste diminue
∼ 2 mm
• dynamique de la ligne à l’avancée
20 103 20.1 103 20.2 103 20.3 103 20.4 103 T (mK)
FILM EPAIS
FILM MINCE ∼ 2 mm
Helium/césium : comportement symétrique [Dupont-Roc 01]
(même épaisseur du film : 50 nm)
avancée
Dans notre cas : invasion du film épais avec une échelle caractéristique << résolution optique ???
recul
Et les parois magnétiques dans tout ça ?
Systèmes magnétiques
Films magnétiques minces (qqs couches atomiques) Situation analogue au prémouillage :
2 états possibles
ligne élastique avec une vraie tension de ligne
accrochages sur des défauts (à la surface du film mag.) Différence : on impose la force (par l’intermédiaire de B)
• vitesse / force [Kirilyuk 97]
Hystérésis : champ coercitif B0
Dynamique pour B < B0 :
V = V0 exp[−(E*−2MSλ3B)/kBT]
λ ∼ qq nm
→ B0 ∼ E*/(2MSλ3)
0 B0 B
Quelques questions à travailler
Pourquoi les grosses gouttes roulent tandis que les petites restent accrochées ?
Que se passe-t-il si le piégeage est très fort devant la rigidité de la ligne ? En quoi la fracturation d’un matériau fragile ressemble-t-il à la
propagation d’une ligne de contact ?
Un système doit-il être désordonné pour présenter de l’hystérésis? En quoi l’hystérésis est-il lié à l’existence d’états métastable ?
Que signifie « auto-affine » ? Comment caractériser une ligne accrochée sur des défauts aléatoires ?