Comité sectoriel de main-d’oeuvre du commerce de détail
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DIAGNOSTIC SECTORIEL DE LA MAIN-D’ŒUVRE DU COMMERCE DE DÉTAIL AU QUÉBEC
2012-2015
RAPPORT FINAL AOÛT 2012
Pour vous éclairer
dans le commerce de détail
REMERCIEMENTS
Le Diagnostic sectoriel de la main-d’œuvre du commerce de détail au Québec 2012-2015a été réalisé par SOM Recherches & sondages, sous la direction de madame Sylvie Ouellette et de monsieur Vincent Bouchard. Le projet a été coordonné par monsieur Manuel Champagne, conseiller en formation, sous la direction de madame Patricia Lapierre, directrice générale de Détail Québec.
Détail Québec souligne la participation des employeurs et des travailleurs du commerce de détail ayant participé à l’enquête téléphonique ainsi qu’au sondage en ligne. Détail Québec remercie plus particulièrement les participants (employeurs et experts) aux groupes de discussion qui, par leur participation, ont permis de cerner les réalités, les enjeux et les tendances du secteur.
Cette étude sectorielle a été produite grâce à la contribution financière de la Commission des partenaires du marché du travail et avec l’appui des partenaires du marché du travail du commerce de détail.
Pour tout renseignement ou commentaire concernant ce document, adressez-vous à : Détail Québec
550, rue Sherbrooke Ouest Bureau 590, tour Ouest Montréal (Québec) H3A 1B9 Téléphone : (514) 393-0222 Ligne sans frais : 1 888 393-0222 Télécopieur : (514) 393-9037 Courriel : [email protected] Site Internet : www.detailquebec.com
Note : L’utilisation du masculin a été choisie pour des fins de lisibilité. Il inclut le féminin et ne se veut aucunement discriminatoire.
Reproduction autorisée à condition de mentionner la source.
ISBN 978-2-923440-28-6
Dépôt légal – Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 2012 Dépôt légal – Bibliothèque et Archives Canada, 2012
11
/INTRODUCTION14
/SECTION 1 – DIAGNOSTIC15
/LE COMMERCE DE DÉTAIL EN QUELQUES CHIFFRES16
/FAITS SAILLANTS24
/SECTION 2 – STATISTIQUES GÉNÉRALES25
/POPULATION ET MÉNAGES28
/VENTES-PORTRAIT30
/VENTES SELON LES SOUS-SECTEURS32
/COMMERCE ÉLECTRONIQUE34
/CONSOMMATION36
/PIB COMMERCE DE DÉTAIL39
/RENTABILITÉ DES PME40
/ÉVOLUTION DES FAILLITES AU QUÉBEC41
/DÉPENSES IMMOBILISATIONS42
/NOMBRE D’ÉTABLISSEMENTS ET PROFIL GLOBAL44
/ÉVOLUTION DU NOMBRE D’ENTREPRISES ET D’ÉTABLISSEMENTS45
/TABLE DES MATIÈRES
/
SECTION 2 – STATISTIQUES GÉNÉRALES -SUITE48
/RÉPARTITION DES ÉTABLISSEMENTS SELON LA TALLE49
/SEXE DES EMPLOYÉS50
/ÂGE DES EMPLOYÉS51
/SCOLARITÉ DES EMPLOYÉS52
/NIVEAU DE COMPÉTENCES DES EMPLOYÉS53
/PROFESSION DES EMPLOYÉS56
/STATUT D’EMPLOI DES EMPLOYÉS57
/RÉMUNÉRATION DES EMPLOYÉS59
/TAUX D’EMPLOYÉS AU SALAIRE MINIMUM60
/TAUX DE CHÔMAGE61
/COUVERTURE SYNDICALE62
/COUVERTURE DE DÉTAIL QUÉBEC63
/PROGRAMMES DE FORMATION DEP ET DECTABLE DES MATIÈRES - SUITE
65
/SECTION 3 – GROUPES DE DISCUSSION AVEC LES EMPLOYEURS66
/OBJECTIFS ET MÉTHODOLOGIE67
/ÉVOLUTION DES RH DEPUIS LES5 DERNIÈRES ANNÉES69
/1. STYLE DE VIE70
/2. VALEURS DES NOUVELLES GÉNÉRATIONS72
/3. INTERNET ET MÉDIAS SOCIAUX74
/4. RAPIDITÉ DES CHANGEMENTS TECHNOLOGIQUES75
/5. SALAIRE MINIMUM77
/6. HEURES D’OUVERTURE ET SAISONNALITÉ78
/7. PÉNURIE DE MAIN-D’ŒUVRE ET RETRAITES MASSIVES80
/8. DIVERSITÉ. DE LA MAIN-D’OEUVRE81
/PERCEPTION DES FORMATIONS DEP ET DEC OFFERTES POUR LE COMMERCE ÉLECTRONIQUE82
/SECTION 4 – ROULEMENT DE PERSONNEL83
/CONTEXTE, OBJECTIFS ET MÉTHODOLOGIE ABRÉGÉE84
/CARACTÉRISTIQUES DES ÉTABLISSEMENTS86
/TAUX DE ROULEMENT88
/PERCEPTION DU TAUX DE ROULEMENT RAJUSTÉ89
/ACTIONS POUR CONTRER LE ROULEMENT DE PERSONNEL90
/CONNAISSANCE DES COÛTS RELATIFS AU ROULEMENT DE PERSONNELTABLE DES MATIÈRES - SUITE
91
/SECTION 5 – EMPLOYEURS92
/CONTEXTE, OBJECTIFS ET MÉTHODOLOGIE ABRÉGÉE93
/CARACTÉRISTIQUES DES ÉTABLISSEMENTS95
/MODES DE RECRUTEMENT UTILISÉS96
/POSTES PLUS DIFFICILES À RECRUTER97
/TAUX D’EMBAUCHE DES RETRAITÉS OU DES55 ANS OU PLUS98
/CATÉGORIES DE POSTES PLUS DIFFICILES À RECRUTER99
/ÉVOLUTION DU NOMBRE D’EMPLOYÉS100
/IMPORTANCE DU PROBLÈME DE ROULEMENT DE PERSONNEL101
/POSTES TOUCHÉS PAR LE ROULEMENT DE PERSONNEL102
/CAUSES DU ROULEMENT DE PERSONNEL103
/ACTIONS POUR CONTRER LE ROULEMENT DE PERSONNEL104
/PROPORTION DE LA MASSE SALARIALE INVESTIE EN FORMATION105
/RESSOURCES UTILISÉES POUR OFFRIR LA FORMATION107
/MÉTHODES UTILISÉES POUR OFFRIR DE LA FORMATION108
/SUIVI APRÈS LA FORMATIONTABLE DES MATIÈRES - SUITE
/SECTION 5 – EMPLOYEURS –SUITE
109
/DIFFICULTÉS ASSOCIÉES À LA FORMATION110
/CATÉGORIES D’EMPLOIS BÉNÉFICIANT DE LA FORMATION111
/INTÉRÊT POUR DES SUJETS DE FORMATION112
/INTÉRÊT POUR D’AUTRES SUJETS DE FORMATION113
/DEP EN VENTE-CONSEIL114
/DEC EN GESTION DE COMMERCES115
/PERCEPTIONS DE LA MÉTHODE D’APPRENTISSAGE EN LIGNE116
/UTILISATION DE LA MÉTHODE D’APPRENTISSAGE EN LIGNE117
/UTILISATION D’OUTILS DE GESTION118
/MODES DE RÉMUNÉRATION OFFERTS119
/CONCILIATION TRAVAIL ET VIE PERSONNELLE120
/SITE INTERNET ET COMMERCE ÉLECTRONIQUE122
/RÉSEAUX SOCIAUX124
/PRINCIPAL DÉFI LIÉ À LA MAIN-D’ŒUVRE125
/ENJEUX POUR LES ÉTABLISSEMENTS126
/NOTORIÉTÉ DE DÉTAIL QUÉBECTABLE DES MATIÈRES - SUITE
127
/SECTION 6 – EMPLOYÉS128
/CONTEXTE, OBJECTIFS ET MÉTHODOLOGIE ABRÉGÉE129
/CARACTÉRISTIQUES DES RÉPONDANTS131
/PRÉSENCE ÉTUDIANTE AU SEIN DE LA MAIN-D’OEUVRE132
/ANCIENNETÉ DANS LE SECTEUR DU COMMERCE DE DÉTAIL133
/ANCIENNETÉ DE TRAVAIL AUPRÈS DE L’EMPLOYEUR ACTUEL134
/ANCIENNETÉ DU POSTE ACTUELLEMENT OCCUPÉ136
/MODES DE RECHERCHE D’EMPLOI137
/PRATIQUES D’INTÉGRATION138
/INTENTION DE DEMEURER AU SEIN DU SECTEUR ET DE TRAVAILLER POUR LE MÊME EMPLOYEUR140
/MOTIFS POUR DEMEURER À L’EMPLOI DU MÊME EMPLOYEUR141
/MOTIFS POUR NE PLUS ÊTRE À L’EMPLOI DU MÊME EMPLOYEUR142
/QUANTITÉ DE FORMATION OFFERTE PAR L’EMPLOYEUR143
/DERNIÈRES FORMATIONS REÇUES145
/MÉTHODE DE FORMATION PRÉFÉRÉETABLE DES MATIÈRES - SUITE
/SECTION 6 – EMPLOYÉS -SUITE
146
/APPRENTISSAGE EN LIGNE147
/SATISFACTION À L’ÉGARD DU TRAVAIL ACTUEL150
/ÉVALUATION DU RENDEMENT EN2011151
/ÉCHELLE SALARIALE152
/POSSIBILITÉS D’AVANCEMENT DANS L’ENTREPRISE154
/FEEDBACK, HEURES TRAVAILLÉES, TÂCHES ET ACTIVITÉS SOCIALES155
/ÉQUILIBRE ENTRE VIE AU TRAVAIL ET VIE PERSONNELLE157
/RECOMMANDATION DE FAIRE CARRIÈRE DANS LE COMMERCE DE DÉTAIL158
/NOTORIÉTÉ DE DÉTAIL QUÉBEC159
/DÉMARCHE« MES COMPÉTENCES, MON AVENIR»TABLE DES MATIÈRES - SUITE
160
/SECTION 7 – GROUPES DE DISCUSSION AVEC LES EXPERTS161
/OBJECTIFS ET MÉTHODOLOGIE162
/CROISSANCE ÉCONOMIQUE DU SECTEUR2012-2015164
/COMMERCE ÉLECTRONIQUE ET RÉSEAUX SOCIAUX167
/INTERNATIONALISATION DU SECTEUR170
/MAIN-D’OEUVRE172
/EXPÉRIENCE CLIENT174
/DÉVELOPPEMENT DURABLE175
/PRINCIPAUX CHANGEMENTS POUR LES5 PROCHAINES ANNÉESTABLE DES MATIÈRES - SUITE
INTRODUCTION
Détail Québec, le comité sectoriel de main-d’œuvre du commerce de détail, est un organisme à but non lucratif réunissant des représentants d’employeurs et de travailleurs du secteur du commerce de détail. Son mandat est d’améliorer le développement de la main-d’œuvre, partout au Québec, en assurant la compétitivité des entreprises. L’un des aspects de sa mission est de cerner et de faire connaître les défis du secteur.
Par l’entremise de ce diagnostic sectoriel couvrant la période 2012 à 2015, Détail Québec met à jour les statistiques relatives au commerce de détail et approfondit sa connaissance des réalités, des enjeux et des pratiques de gestion qui sont au cœur du secteur.
La délimitation du secteur du commerce de détail dans cette étude est basée sur les codes du Système de classification industrielle de l’Amérique du Nord (SCIAN). Le secteur du commerce de détail est représenté par le code 44-45 comprenant plusieurs sous-secteurs. Détail Québec couvre l’ensemble du secteur du commerce de détail, à l’exception du commerce de l’alimentation et des concessionnaires automobiles. La présente étude se concentre sur les 19 sous-secteurs suivants : DÉLIMITATION DU CHAMP DE
L’ÉTUDE SECTORIELLE
Sous-secteurs Code SCIAN
Magasins de pièces, de pneus et d’accessoires pour véhicules automobiles 4413
Magasins de meubles 4421
Magasins d’accessoires de maison 4422
Magasins d’appareils électroniques et ménagers 4431 Marchands de matériaux et fournitures de construction 4441
Magasins d’alimentation spécialisée 4452
Magasins de bière, de vin et de spiritueux 4453
Magasins de produits de santé et de soins personnels 4461
Stations-service (avec ou sans dépanneurs) 4471
Magasins de vêtements 4481
Magasins de chaussures 4482
Bijouteries et magasins de bagages et de maroquinerie 4483 Magasins d’articles de sport, passe-temps et instruments de musique 4511 Magasins de livres, de périodiques et d’articles de musique 4512
Grands magasins 4521
Autres magasins de fournitures 4529
Magasins de fournitures de bureau, papeterie et cadeaux 4532
Magasins de marchandises d’occasion 4533
INTRODUCTION - SUITE
Le Diagnostic sectoriel de la main-d’œuvre du commerce de détail au Québec 2012-2015repose sur des données primaires et secondaires.
Les données primaires ont été recueillies directement auprès d’employeurs, de travailleurs et d’experts du secteur au moyen de deux enquêtes téléphoniques, d’un sondage en ligne et de quatre groupes de discussion. Les précisions méthodologiques sont présentées dans leur section respective.
Les données secondaires (données existantes) proviennent de différentes sources fiables et valides. Un inventaire exhaustif a été réalisé afin de recueillir des données récentes sur le secteur, la main-d’œuvre et l’emploi.
MÉTHODOLOGIE
•Enquête téléphonique auprès d'employeurs
•Enquête téléphonique auprès de travailleurs
•Sondage en ligne sur le roulement de personnel auprès d'employeurs
•Groupes de discussion avec des employeurs et des experts-consultants du commerce de détail
Données primaires
•Statistique Canada
•Institut de la statistique du Québec
•Information du marché du travail d'Emploi-Québec (IMT en ligne)
•Industrie Canada
•Inforoute de la formation professionnelle et technique Données secondaires
INTRODUCTION - SUITE
CNP : Code national des professions CV : Curriculum vitae
DEC : Diplôme d’études collégiales DEP : Diplôme d’études professionnelles DES : Diplôme d’études secondaires NRP : Ne répond pas
NSP : Ne sait pas
PIB : Produit intérieur brut
PME : Petite et moyenne entreprise RH : Ressources humaines
RMR : Région métropolitaine de recensement
SCIAN : Système de classification industrielle de l’Amérique du Nord SIGLES
SECTION 1
DIAGNOSTIC
LE COMMERCE DE DÉTAIL EN QUELQUES CHIFFRES
Près de 24 000 établissements
Près de 300 000 employés
6 sous-secteurs prédominants en nombre d’établissements : les magasins de vêtements (15 %), les magasins de produits de santé et de soins personnels (13 %), les stations-service (9 %), les magasins d’alimentation spécialisés (7%), les marchands de matériaux et fournitures de construction (7 %) et les magasins d’appareils électroniques et ménagers (7 %).
La moitié des détaillants sont concentrés dans 3 régions : Montréal (24 %), la Montérégie (17 %) et la Capitale-Nationale (10 %).
Une forte majorité de petites entreprises : 72 % comptent moins de 10 employés
Une main-d’œuvre majoritairement féminine (58 %)
Un fort contingent de jeunes de 15 à 24 ans (32 %) et d’étudiants (23 %)
Niveau de scolarité un peu plus faible que l’ensemble des industries
Les deux tiers des emplois à temps plein
15 % des emplois au salaire minimum
Un employé sur 5 est syndiqué
Trois professions englobent 60 % des travailleurs : personnel de vente et de service à la clientèle (48 %), personnel de direction (15 %) et personnel de gestion de marchandise (6 %).
Salaire hebdomadaire moyen en 2011 : 492 $ PROFIL DU SECTEUR
PROFIL DE LA MAIN-D’ŒUVRE
PROFIL DE L’EMPLOI
FAITS SAILLANTS
Cette section présente une synthèse des résultats des cinq activités de recherche menées dans le cadre de cette étude : analyse de données secondaires (statistiques existantes), groupes de discussion auprès des employeurs, enquête sur le taux de roulement, enquête auprès des employeurs, enquête auprès des employés et groupe de discussion avec des experts en commerce de détail.
LE SECTEUR A SU TRAVERSER LA CRISE ÉCONOMIQUE DE 2008
Suite à la récession dans laquelle sont entrés la plupart des pays industrialisés du monde à l'automne 2008, le taux de croissance de la consommation qui se maintenait autour de 4 % au Québec depuis 2001, a chuté drastiquement en 2009 et est tombé à 1,3 %.
De 2007 à 2010, le taux de chômage dans le secteur du commerce de détail a eu tendance à augmenter, passant de 4,8 % à 6,8 %. il est néanmoins demeuré inférieur à celui de l’ensemble des industries.
Durant cette période difficile, le nombre d’entreprises du secteur est resté relativement stable et le nombre de faillites n’a augmenté que légèrement.
Somme toute, au Québec, le secteur du commerce de détail a donc réussi à passer au travers la crise économique de 2008 sans trop de dommage. Pour la majorité des indicateurs de performance économique (ventes, PIB, taux de croissance de la consommation, etc.), on note un retour à la moyenne dès l’année 2010.
De 2012 à 2015, pour le commerce de détail au Québec, les experts prévoient une stabilité du nombre d’entreprises et d’emplois. On croit davantage à une réorganisation des parts de marché, avec, entre autres, l’arrivée de grandes chaînes américaines. L’arrivée de ces nouveaux joueurs aurait différents impacts dont la fermeture de certains détaillants, des alliances et des acquisitions.
LE RECRUTEMENT : UNE DIFFICULTÉ BIEN ACTUELLE QUI RISQUE DE S’ACCENTUER
Le sondage auprès des employeurs montre qu’en 2011, le quart des établissements (26 %) dans le commerce de détail ont éprouvé des difficultés pour recruter du personnel de vente et que 18 % ont eu des difficultés à recruter du personnel de supervision. Cette problématique ressort aussi en groupes de discussion avec les gestionnaires. Ces derniers mentionnent que la pénurie de main-d’œuvre annoncée depuis longtemps se fait maintenant bien sentir dans beaucoup d’entreprises du commerce de détail et qu’il devient de plus en plus difficile de trouver des candidats qualifiés, expérimentés et ayant les qualités personnelles requises. Avec les retraites massives en perspective, plusieurs anticipent que ces difficultés iront en grandissant.
FAITS SAILLANTS - SUITE
Si l’on en croit les prévisions, cela pourrait effectivement être le cas. Selon les prévisions, le taux de croissance de la population et des ménages irait en diminuant jusqu’en 2031. Le taux de croissance de la population passerait de 4,1 % de 2006 à 2011 à seulement 1,8 % en 2026-2031 et serait particulièrement senti pour la strate d’âge des 15-34 ans. Dans cette strate, pour les 5 prochaines années (2011 à 2016), on parle alors d’une baisse approximative de 64 000 personnes.
Pour le secteur du commerce de détail, cela pourrait signifier un ralentissement de croissance et des difficultés grandissantes de recrutement de main-d’œuvre, les 15-34 ans, composant la moitié (50 %) de la main-d’œuvre dans le commerce de détail en 2011.
NOUVELLE TENDANCE : L’EMBAUCHE DE RETRAITÉS OU DE 55 ANS ET PLUS
Le sondage auprès des employeurs révèle qu’en 2011, un peu plus d’une entreprise sur cinq (22 %) a embauché des personnes retraitées ou âgées de 55 ans et plus (une strate d’âge en forte croissante d’ici 2016). Dans les établissements de grande taille (25 employés et plus), ce taux grimpe à 39 %, l’embauche d’une main-d’œuvre expérimentée, souvent qualifiée (exemples : électriciens ou menuisiers retraités) et flexible quand aux horaires et heures de travail devient donc, pour plusieurs entreprises du secteur du commerce de détail, un moyen de pallier aux difficultés de recrutement.
L’EMBAUCHE D’ÉTUDIANTS : UNE PARTICULARITÉ DU COMMERCE DE DÉTAIL
Le sondage auprès des employés montre que les étudiants comptent pour près du quart (23 %) de la main-d’œuvre du secteur du commerce de détail. Ce constat est valable tant dans la RMR de Montréal qu’ailleurs en province. Ce segment d’étudiants est fortement féminin (73 % contre 27 % d’hommes) et composé à 94 % de jeunes âgés entre 16 et 24 ans. Dans 93 % des cas, ils ont un revenu annuel brut de 15 000$
ou moins. Très majoritairement, ils font partie du personnel de vente (84 %) et sont des employés permanents à temps partiel (87 %).
Il est par ailleurs intéressant de noter que la durée moyenne d’ancienneté (dans le secteur) chez les employés aux études est de 4 ans.
Travailler dans le secteur du détail appert alors comme une façon relativement stable pour certains étudiants de subvenir à leurs besoins durant leurs études.
Évidemment, l’embauche d’étudiants contribue à accroître le taux de roulement dans le secteur. L’intention de poursuivre dans le secteur du commerce de détail, d’ici 2015, n’est que de 25 % chez les employés aux études contre 79 % chez les employés qui ne sont pas aux études.
Outre, le taux de roulement, les groupes de discussion montrent que l’emploi d’étudiants, pose aussi d’autres contraintes aux employeurs (exemples : gestion des horaires en accord avec l’horaire des cours, adaptation du style de gestion aux nouvelles générations, etc.). Par
FAITS SAILLANTS - SUITE
LE DÉFI DE LA DIVERSITÉ GRANDISSANTE DE LA MAIN-D’ŒUVRE
En groupes de discussion, les employeurs mentionnent que leur main-d’œuvre est de plus en plus diversifiée en matière de cultures et d’âge.
Dans une même équipe, il est fréquent aujourd’hui de retrouver des gens de tous âges (étudiants à semi-retraités) et issus de diverses nationalités. La diversité culturelle de la main-d’œuvre est une réalité particulièrement présente dans la grande région de Montréal.
Les employeurs mentionnent que cette réalité se déroule bien sur les lieux de travail, mais appelle une grande souplesse de gestion, pour s’adapter au contexte et aux contraintes de chacun.
ROULEMENT ET ANCIENNETÉ : UN PORTRAIT SOMME TOUTE FAVORABLE
Le taux de roulement du secteur est de 25 %. Il est plus élevé pour le personnel affecté aux ventes et au service à la clientèle (37 %) et pour le personnel à temps partiel (44 %). De toute évidence, le taux de roulement du secteur du commerce de détail s’explique beaucoup par la présence d’un bon contingent d’étudiants et d’employés à temps partiel. Lorsque l’on demande aux employeurs si le taux de roulement de leur établissement constitue une situation problématique, seulement un sur cinq (22 %) mentionne que oui. Le taux de roulement apparaît alors une problématique moins aiguë que ce qu’on aurait pu anticiper et une majorité d’employeurs semblent composer avec cette réalité.
En lien avec le taux de roulement, les données sur l’ancienneté contribuent également à donner un portrait global somme toute plutôt
favorable. Si on exclut les étudiants, la durée moyenne d’ancienneté de travail dans le secteur du commerce de détail est de 14 ans, la durée moyenne d’ancienneté pour le même employeur est de 8 ans et l’ancienneté moyenne dans le poste actuel est de 6 ans. Si l’on tient compte des tendances actuelles où on observe globalement une plus grande mobilité de la main-d’œuvre, ces résultats tendent à atténuer la
perception voulant qu’il soit peu fréquent de faire carrière dans le secteur du commerce de détail.
Les données sur les intentions de travail sont également favorables. À moyen terme, soit d’ici trois ans, et en faisant abstraction des employés aux études, les intentions de demeurer dans le secteur du commerce de détail sont de 79 % et chez ces derniers, les intentions de demeurer à l’emploi du même employeur sont de 93 %.
Mentionnons finalement que, pour contrer le roulement de personnel, les entreprises ont mis en place diverses mesures dont les trois principales sont : une meilleure sélection à l’embauche, une révision salariale et une bonification ainsi que des activités de reconnaissance et de motivation du personnel.
FAITS SAILLANTS - SUITE
INTERNET, MÉDIAS SOCIAUX ET COMMERCE ÉLECTRONIQUE : DES CHANGEMENTS PROFONDS ET PERMANENTS
Plusieurs résultats concourent à montrer à quel point internet, médias sociaux et commerce électronique ont considérablement modifié le visage du commerce de détail. Cet impact se reflète dans les habitudes des consommateurs et sur les RH. En voici quelques illustrations :
Comme outils de recrutement, les employeurs mentionnent utiliser de plus en plus internet et les médias sociaux, au détriment d’autres moyens plus traditionnels (exemple : salon d’emploi). À ce sujet, parmi les moyens les plus souvent utilisés par les employeurs pour recruter du personnel, le placement en ligne d’Emploi-Québec vient au premier rang (42 %).
Dans 68 % des établissements, les employés ont accès à un ordinateur avec une connexion internet haute vitesse qui pourrait être utilisée pour recevoir de la formation en ligne.
Le pourcentage des établissements qui s’affichent par un site internet est de 79 %.
La proportion d’établissements qui s’adonnent au commerce électronique s’élève à 36 %. Le commerce électronique pourrait être bientôt l’affaire d’une majorité d’établissements, car un peu plus du quart (26 %) des établissements qui ne s’adonnent pas encore au commerce électronique prévoient investir dans ce domaine au cours des trois prochaines années. Dans le meilleur des cas, il pourrait donc y avoir plus de la moitié des établissements (53 %) impliqués dans le commerce électronique d’une manière ou d’une autre d’ici trois ans.
Dans plus de 6 établissements sur 10 (62 %), au moins un employé est affecté au commerce électronique. Dans ces cas, c’est une moyenne de quatre employés qui s’en occupent, créant ainsi une nouvelle catégorie d’emploi dans le secteur.
La proportion d’établissements présents sur au moins un réseau social est de 51 %. Une proportion de 44 % des établissements sont présents sur Facebook, 12 % sont présents sur Twitter et 11 % sur Google+. Actuellement, ces réseaux sont surtout utilisés à des fins de commercialisation, mais aussi à des fins de ressources humaines (exemples : recrutement et communications).
Les experts parlent de l’importance grandissante du commerce électronique, mais aussi de la difficulté, pour les petits détaillants québécois, de concurrencer avec les sites de haute qualité et les outils très performants développés par les grandes chaînes
américaines. Les experts estiment qu’il est toutefois important, pour les petits détaillants du Québec, peu importe les sommes investies, d’être actif au plan du commerce électronique. Tout comme le commerce électronique, la présence sur les réseaux sociaux est jugée indispensable, entre autres, pour la connaissance de la clientèle.
Pour personnaliser le service à la clientèle, les experts sont unanimes à mentionner l’importance grandissante du « data mining » (processus qui permet d’extraire des informations commercialement pertinentes à partir d’une grande masse d’informations). On parle par exemple de base de données permettant de mieux comprendre le client, son profil, ses besoins et ses habitudes.
FAITS SAILLANTS - SUITE
LA FORMATION : UN ÉLÉMENT APPRÉCIÉ DES EMPLOYÉS ET À ACCENTUER DANS LES PETITS ÉTABLISSEMENTS
La formation est souvent un défi logistique pour les entreprises de commerce de détail. Trouver du temps pour organiser ces activités de formation (43 %) et remplacer le personnel en formation sans ralentir les opérations (32 %), sont les deux principaux défis. Aux dires des gestionnaires réunis en groupes de discussion, planifier les horaires pour offrir de la formation peut devenir un véritable casse-tête.
Malgré ces contraintes, près de la moitié (46 %) des établissements du secteur du détail ont investi en formation en 2011 et y ont alors consacré un pourcentage supérieur (2,2 %) à celui prévu par la Loi sur les compétences (loi du 1 % en formation). On obtient des résultats similaires quant aux intentions 2012, où 46 % des établissements prévoient investir en formation et y consacrer alors un pourcentage de 2,3 % de leur masse salariale.
Près de la moitié des établissements (47 %), qui envisagent offrir de la formation à leur personnel en 2012, mentionnent qu’un budget plus important sera consacré à la formation de leur personnel de vente, le poste où l’on retrouve d’ailleurs la plus forte proportion de la main- d’œuvre du secteur.
Du côté des employés, il ressort clairement qu’on apprécie recevoir de la formation. Ainsi, si la majorité des employés (72 %) estiment que leur employeur fait assez de formation auprès des employés, un peu plus d’un employé sur quatre (27 %) aimerait en avoir davantage. Les résultats laissent entrevoir qu’offrir une formation sur une base annuelle, semble répondre aux attentes d’une bonne part des employés.
Du côté des sources de formation utilisées pour dispenser de la formation, les résultats des sondages auprès des employeurs et des employés convergent. Trois principales sources sont utilisées : les membres du personnel, des consultants et formateurs externes ainsi que des fournisseurs de produits ou services.
Sur les méthodes de formation, il y a adéquation entre les préférences des employés et les formations offertes par les employeurs en 2011. À cet effet, on note une préférence des employés pour la formation pratique avec encadrement d’une ressource humaine : le coaching par du personnel expérimenté, l’entraînement à la tâche et les ateliers en salle. Lorsque l’on demande aux employeurs quels types de formation ont été offerts en 2011, ces trois méthodes ressortent également aux premiers rangs.
FAITS SAILLANTS - SUITE
Pour le moment, l’intérêt pour la formation en ligne reste mitigé. Le pourcentage d’employés se disant très ou assez intéressés par l’apprentissage en ligne ne s’élevant pour l’instant qu’à 47 %. Même son de cloche du côté des employeurs où, par rapport aux méthodes traditionnelles, seulement la moitié estiment que l’apprentissage en ligne est un moyen très ou assez efficace pour former le personnel.
En 2011, moins de la moitié des établissements (41%) ont offert de la formation en ligne. En 2012, près de la moitié (46 %) des
établissements proposeront de la formation en ligne à leurs employés, soit 5 % de plus qui en ont offert en 2011. La formation en ligne est plus populaire dans les grands établissements de 25 employés et plus. Effectivement, une majorité (62 %) des établissements en ont offert en 2011 et 73 % ont l’intention d’en offrir en 2012, soit 11 points de pourcentage de plus. On peut poser l’hypothèse qu’en étant plus répandu, ce mode d’apprentissage pourrait aussi gagner en popularité auprès des employés.
Finalement, lors du sondage auprès des employeurs, divers sujets de formation ont été proposés à l’appréciation des dirigeants (exemples : comment tirer profit des nouvelles techniques de vente, comment motiver ses employés, etc.). Bien qu’il y ait une marge entre l’intérêt avoué et la participation réelle, cela représente un bassin potentiel considérable d’individus à former, soit entre 6 000 et 12 500 établissements selon la formation.
APRÈS L’EMBAUCHE, DES POLITIQUES ET PRATIQUES DE GESTION DES RH À INSTAURER
Le sondage auprès des employés montre que les pratiques d’intégration à l’embauche sont courantes dans une majorité d’entreprises. Ainsi, 81 % des employés mentionnent qu’à leur arrivée, l’employeur a décrit la mission et les valeurs de l’entreprise. Dans environ deux cas sur trois, on mentionne avoir reçu des explications sur les règles de santé et de sécurité au travail (67 %) ou une description de poste (65 %).
Finalement, dans 58 % des cas, on mentionne que l’employeur a remis un manuel de l’employé. Du côté des employeurs, la moitié (51 %) mentionnent avoir un programme d’accueil pour les nouveaux employés.
Si l’accueil au sein de l’entreprise ressort comme une force, le suivi après l’embauche suscite une appréciation moins élevée. En effet, l’encadrement (7,7) et la reconnaissance à l’égard de l’employé (7,2) obtiennent des notes d’appréciation moyenne inférieures à 8 sur 10.
En 2011, seulement un employé sur deux (50 %) mentionne avoir obtenu une évaluation de son rendement de la part de son supérieur immédiat, ce qui semble relativement peu élevé. Par contre, les deux tiers (66 %) des employeurs mentionnent utiliser une évaluation annuelle de rendement. Cette différence peut être redevable au fait que l’évaluation ne se fasse pas systématiquement sur une base annuelle.
FAITS SAILLANTS - SUITE
Par ailleurs, un employé sur deux (48 %) mentionne connaître l’échelle salariale liée à son poste. Il est probable que ce genre d’information constitue plus souvent l’apanage de l’employeur puisque 62 % d’entre eux mentionnent utiliser une échelle salariale.
Un plan de gestion de la relève est utilisé par 38 % des établissements, alors qu’un plan écrit de développement des compétences de la main- d'œuvre est utilisé par 34 % d’entre eux.
Le suivi après l’embauche représente donc un aspect à améliorer dans plusieurs entreprises du secteur.
LES RELATIONS HUMAINES SUSCITENT LES TAUX DE SATISFACTION LES PLUS ÉLEVÉS
Les relations avec les collègues (moyenne de 8,9), la clientèle (8,4) et les supérieurs (8,2) ainsi que l’accueil reçu dans l’entreprise lors de l’embauche (8,4), suscitent les meilleurs taux de satisfaction (taux moyens supérieurs à 8 sur 10). Ces résultats concordent avec le fait que l’ambiance de travail soit le premier facteur qui incite les employés à vouloir continuer de travailler pour leur employeur actuel.
LES CONDITIONS DE TRAVAIL : PEU DE MARGE DE MANŒUVRE, MAIS DES PISTES DE SOLUTIONS POSSIBLES
Chez les employés, les quatre éléments recevant les notes d’appréciation les plus faibles (sous le seuil de satisfaction de 8/10) concernent les conditions de travail. Dans les quatre cas, les notes moyennes varient entre 6 et 7 sur 10 : le salaire (6,7), les avantages sociaux (6,3), les possibilités d’avancement (6,2) et les possibilités d’augmentation du revenu (6,1).
Lors du sondage auprès des employeurs, la capacité d’offrir des salaires compétitifs représente d’ailleurs un des principaux enjeux identifiés par les dirigeants. En groupes de discussion, les gestionnaires mentionnent que le salaire minimum connaît des hausses constantes.
Effectivement, entre 2003 et 2012, le salaire minimum au Québec est passé de 7,30 $ à 9,90 $ l’heure. Pour des raisons de compétitivité et de profitabilité, et devant l’augmentation du salaire minimum et des coûts d’exploitation, plusieurs employeurs mentionnent alors qu’il leur est difficile d’offrir un salaire supérieur à ce qu’ils offrent actuellement.
L’une des solutions qui s’offre alors aux employeurs est d’offrir d’autres modes de rémunération. À cet effet, le sondage auprès des employeurs révèle qu’en plus du salaire, 38 % des établissements offrent des commissions et 36 % offrent des primes de rendement. Les primes d’équipe et les régimes de partage des bénéfices sont respectivement offerts par 17 % et 11 % des entreprises.
FAITS SAILLANTS - SUITE
Offrir un environnement de travail stimulant et répondant aux attentes des employés peut aussi être une avenue pour compenser la difficulté d’offrir des salaires plus élevés. À cet effet, le sondage auprès des employés nous apprend que plus de la moitié des employés (55 %) estiment que leur employeur n’organise pas assez d’activités sociales. Ce résultat peut être mis en lien avec le fait que l’ambiance de travail soit le premier facteur qui incite les employés à vouloir continuer de travailler pour leur employeur actuel et que les relations avec les collègues arrivent au premier rang des éléments appréciés dans le travail actuel.
Autre exemple d’action possible pouvant améliorer la satisfaction au travail de l’employé : le sondage auprès des employés montre que plus du quart d’entre eux (28 %) aimeraient avoir plus de feedback sur le travail accompli, ce résultat concordant avec le fait que seulement un employé sur deux (50 %) mentionne avoir reçu une évaluation de son rendement en 2011.
FLEXIBILITÉ DES HORAIRES ET DES HEURES : UNE FORCE DU COMMERCE DU DÉTAIL
Le nombre d’heures travaillées (moyenne de 8,1 sur 10) ainsi que l’horaire de travail (moyenne de 7,9 sur 10) obtiennent des taux de
satisfaction moyens fort acceptables. On peut poser l’hypothèse que le fait que le secteur offre plusieurs possibilités quant aux horaires et aux heures travaillées, allant de quelques heures par semaine à un travail à temps plein, est un élément qui convient aux besoins de différents segments d’employés (étudiants, retraités, etc.). Cette flexibilité des horaires et des heures, offerte dans le secteur du commerce de détail, ressort davantage comme une force qu’une faiblesse.
Cette hypothèse tend à être appuyée par le fait que, contrairement à ce qu’on aurait pu présager, équilibrer vie de travail et vie personnelle occasionne souvent (10 %) ou toujours (4 %) des problèmes pour seulement 14 % des employés.
SECTION 2
STATISTIQUES GÉNÉRALES
POPULATION ET MÉNAGES
RALENTISSEMENT DU TAUX DE CROISSANCE DE LA POPULATION ET DES MÉNAGES
Selon l’Institut de la statistique du Québec, on dénombrait un peu plus de 7,6 millions de Québécois et de 3,1 millions de ménages au Québec en 2011. Selon les prévisions, le taux de croissance de la population et des ménages irait en diminuant jusqu’en 2031.
Le taux de croissance de la population passerait de 4,1 % de 2006 à 2011 à seulement 1,8 % en 2026-2031. Celui des ménages passerait de 6,9 % de 2006 à 2011 pour tomber à 2,8 % de 2026 à 2031.
Pour les 5 prochaines années, soit de 2011 à 2016, ce ralentissement du taux de croissance de la population serait particulièrement senti dans certaines régions et pour certaines strates d’âge. Il serait même négatif pour les régions de la Côte- Nord, du Saguenay-Lac-Saint-Jean, de l’Abitibi-Témiscamingue et de la Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine, ainsi que pour les strates d’âge de 15 à 34 ans et de 45 à 54 ans. Pour les 15-34 ans, on parle même d’une baisse approximative de 64 000 personnes.
Pour le secteur du commerce de détail, cela pourrait signifier un ralentissement de croissance et des difficultés grandissantes de recrutement de main-d’œuvre, les 15-34 ans par exemple composant la moitié (50 %) de la main-d’œuvre dans le commerce de détail en 2011.
« ÉVOLUTION DE LA POPULATION ET DES MÉNAGES, QUÉBEC »
Année Population Ménages
2006 7 631 552 3 195 682
2011 7 946 837 3 415 752
2016 8 227 004 3 619 261
2021 8 470 571 3 791 286
2026 8 678 345 3 928 364
2031 8 838 257 4 037 649
VARIATIONS
2006-2011 4,1% 6,9%
2011-2016 3,5% 6,0%
2016-2021 3,0% 4,8%
2021-2026 2,5% 3,6%
2026-2031 1,8% 2,8%
Source des données :Institut de la statistique du Québec, Perspectives démographiques du Québec et des régions, 2006-2056.
POPULATION ET MÉNAGES - SUITE
7 631 552 7 946 837 8 227 004 8 470 571 8 678 345 8 838 257
3 195 682 3 415 752 3 619 261 3 791 286 3 928 364 4 037 649
2006 2011 2016 2021 2026 2031
Population Ménages
Source des données :Institut de la statistique du Québec, Perspectives démographiques du Québec et des régions, 2006- 2056.
« ÉVOLUTION DE LA POPULATION ET DES MÉNAGES, QUÉBEC »
4,10%
3,50%
3,00%
2,50%
1,80%
6,90%
6,00%
4,80%
3,60%
2,80%
2011 2016 2021 2026 2031
Population Ménages
« TAUX DE CROISSANCE DE LA POPULATION ET DES MÉNAGES, QUÉBEC »
Source des données :Institut de la statistique du Québec, Perspectives démographiques du Québec et des régions, 2006- 2056.
POPULATION ET MÉNAGES - SUITE
‐1,2%
5,0%
1,6%
2,8%
4,6%
1,3%
5,9%
7,0%
7,7%
‐0,2%
2,7%
‐2,5%
2,4%
2,8%
2,8%
‐0,1%
‐0,6%
4,0%
‐4% ‐2% 0% 2% 4% 6% 8%
Saguenay–Lac‐Saint‐Jean Outaouais Nord‐du‐Québec Montréal Montérégie Mauricie Laval Laurentides Lanaudière Gaspésie–Îles‐de‐la‐Madeleine Estrie Côte‐Nord Chaudière‐Appalaches Centre‐du‐Québec Capitale‐Nationale Bas‐Saint‐Laurent Abitibi‐Témiscamingue Le Québec
Source des données :Institut de la statistique du Québec, Perspectives démographiques du Québec et des régions, 2006-2056.
« VARIATION EN % DE LA POPULATION DES RÉGIONS ADMINISTRATIVES ENTRE 2011 ET 2016 »
«ÉVOLUTION DE LA POPULATION SELON LES GROUPES D’ÂGE ENTRE 2011 ET 2016, QUÉBEC »
Groupes d’âge
2011 2016 Différence
2011-2016
15-24 ans 992 224 935 815 (56 409)
25-34 ans 1 077 211 1 069 674 (7 537)
35-44 ans 1 039 013 1 098 936 59 923
45-54 ans 1 273 006 1 155 336 (117 670)
55-64 ans 1 073 669 1 185 607 111 938
Source des données :Institut de la statistique du Québec, Perspectives démographiques du Québec et des régions, 2006-2056.
VENTES - PORTRAIT
PRÈS DU QUART DES VENTES AU DÉTAIL AU CANADA SONT RÉALISÉES AU QUÉBEC
En 2011, les ventes au détail au Québec ont totalisé près de 102 milliards de dollars, soit 23 % de celles réalisées au Canada. Au Québec, les ventes des épiceries et marchands d’automobiles ont compté pour 39 % des ventes au détail, tandis que celles des secteurs couverts par Détail Québec ont compté pour 61 % des ventes au détail.
Depuis 2001, le taux de croissance annuel moyen des ventes est de 3,7 % au Québec et de 3,9 % au Canada. Cette croissance a toujours été positive, sauf en 2009 où elle a été négative, et ce, tant au Québec (-1,1 %) qu’au Canada (-2,9 %). En 2011, ce taux de croissance a été légèrement supérieur au Canada (3,6 %) qu’au Québec (1,9 %).
«VENTES AU DÉTAIL, QUÉBEC ET CANADA, 2011 » (En millions de dollars)
Source des données :Statistique Canada. Tableau 080-0020 – Commerce de détail, ventes selon le Système de classification des industries de l’Amérique du Nord (SCIAN), variation en pourcentage, annuel (dollars).
Québec Reste du 23%
Canada 77%
Tous les autres détaillants
61%
Épiceries et marchands d'automobiles
39%
352 488 M$ 101 515 M$
39 275 M$
62 239 M$
VENTES – PORTRAIT - SUITE
«VARIATION EN POURCENTAGE DES VENTES AU DÉTAIL, QUÉBEC ET CANADA, 2001-2011 »
Source des données :Statistique Canada. Tableau 080-0020 – Commerce de détail, ventes selon le Système de classification des industries de l’Amérique du Nord (SCIAN), variation en pourcentage, annuel (dollars).
Note : Les secteurs de l’automobile et de l’alimentation sont inclus dans les données.
352 488 M$ 101 515 M$
39 275 M$
62 239 M$
‐4%
‐2%
0%
2%
4%
6%
8%
2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011
Québec Canada
68,0 72,1 75,3 78,5 82,5 86,5 90,4 94,8 93,7 99,6 101,6
300,4 319,5 331,1 346,5 366,0 389,5 412,6 427,9 415,4 438,4 454,0
2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011
Québec Canada
«ÉVOLUTION DES VENTES AU DÉTAIL, QUÉBEC ET CANADA, 2001-2011 »
(En milliards de dollars)
Source des données :Statistique Canada. Tableau 080-0020 – Commerce de détail, ventes selon le Système de classification des industries de l’Amérique du Nord (SCIAN), variation en pourcentage, annuel (dollars).
Note : Les secteurs de l’automobile et de l’alimentation sont inclus dans les données.
VENTES SELON LES SOUS - SECTEURS
« RÉPARTITION DES VENTES SELON LES SOUS-SECTEURS, QUÉBEC ET CANADA, 2011 » (En milliers de dollars)
Québec Canada Québec/Canada
%
Stations-service [447] 12 940 249 57 010 096 23%
Magasins de produits de santé et de soins personnels [446] 8 338 820 32 101 802 26%
Magasins d'autres fournitures de tout genre [4529] 6 309 360 30 012 521 21%
Marchands de matériaux de construction et de matériel et fournitures de jardinage [444] 6 047 587 27 044 904 22%
Magasins de vêtements [4481] 4 539 190 20 003 894 23%
Grands magasins [4521] 4 160 531 26 680 094 16%
Magasins de bière, de vin et de spiritueux [4453] 3 005 141 18 682 787 16%
Magasins de meubles [4421] 2 635 116 9 447 527 28%
Magasins d'articles de sport, d'articles de passe-temps, d'articles de musique et de livres [451] 2 553 874 11 367 058 22%
Magasins de détail divers [453] 2 451 741 10 693 282 23%
Magasin d'appareils électroniques et ménagers [443] 2 300 923 13 972 619 16%
Marchands d'autres véhicules automobiles [4412] 1 825 712 7 054 068 26%
Magasins d'alimentation spécialisés [4452] 1 526 903 5 060 129 30%
Magasins de pièces, de pneus et d'accessoires pour véhicules automobiles [4413] 1 419 919 6 872 812 21%
Magasins d'accessoires de maison [4422] 1 015 202 5 561 435 18%
Magasins de chaussures [4482] 741 144 2 896 008 26%
Bijouteries et magasins de bagages et de maroquinerie [4483] 427 890 2 817 882 15%
Sous-secteurs desservis par autres CSMO
Marchands d'automobiles [4411] 20 258 257 86 079 226 24%
Épiceries [4451] 19 017 035 80 644 199 24%
Total
Commerce de détail [44-45] 101 514 593 454 002 341 22%
VENTES SELON LES SOUS - SECTEURS - SUITE
LES SOUS-SECTEURS DESSERVIS PAR DÉTAIL QUÉBEC REPRÉSENTENT 61 % DES VENTES DE COMMERCE AU DÉTAIL AU QUÉBEC
Au Québec, en 2011, quatre sous-secteurs desservis par Détail Québec viennent en tête avec un chiffre de ventes supérieur à 5 milliards de dollars : les stations-service, les magasins de produits de santé et de soins personnels, les magasins d'autres fournitures de tout genre, ainsi que les marchands de matériaux de construction et de matériel et fournitures de jardinage.
Cinq secteurs au Québec se démarquent davantage en ayant une contribution canadienne de 25 % ou plus :
Magasins d'alimentation spécialisés (30 %);
Magasins de meubles (28 %);
Marchands d'autres véhicules automobiles (26 %);
Magasins de produits de santé et de soins personnels (26 %);
Magasins de chaussures (26 %).
Commandes à des entreprises canadiennes
62%
Commandes à des entreprises d'autres pays
38%
COMMERCE ÉLECTRONIQUE
PROGRESSION MARQUÉE DU COMMERCE ÉLECTRONIQUE
En 2009, la valeur des commandes en ligne a atteint 2,6 milliards de dollars au Québec, ce qui représentait 17 % de la valeur des commandes en ligne canadiennes. Parmi les commandes en ligne effectuées au Québec, 62 % étaient destinées à des entreprises canadiennes et 38 % étaient destinées à des entreprises d’autres pays.
Le nombre de commandes en ligne a connu une croissance très forte au Québec. Il est passé de 7,6 millions en 2005, à 12,2 millions en 2007 et a atteint 14,6 millions en 2009. Ceci
représente une variation de 61 % entre 2005 et 2007 et de 19 % entre 2007 et 2009. Il en va de même pour la valeur des
commandes en lignes. Au Québec, elle est passée de 1 milliard de dollars en 2005, à 2 milliards de dollars en 2007, pour grimper à 2,6 milliards de dollars en 2009. Ceci représente une variation de 98 % entre 2005 et 2007 et de 23 % entre 2005 et 2007. Ces données témoignent de la progression marquée du commerce électronique.
Les biens et services le plus souvent achetés en ligne sont les services de voyage, les produits de divertissement (exemple billets de concert), les livres et revues et, enfin, les vêtements, bijoux et accessoires. Internet est aussi un complément au commerce de détail traditionnel, notamment au chapitre des appareils électroniques grand public, des appareils ménagers et des meubles (Statistique Canada, annuaire du Canada 2011).
« VALEURS DES COMMANDES EN LIGNE, QUÉBEC ET CANADA, 2009 » (En milliers de dollars)
352 488 M$ 101 515 M$
Québec 17%
Reste du Canada
83% 12 508 450 $ 2 562 611 $
1 589 177 $ 973 434 $
Source des données : Statistique Canada. Tableau 358-0137 – Enquête canadienne sur l’utilisation d’internet, commerce électronique, commandes électroniques et la région, aux 2 ans.
665 352 $
1 301 107 $
1 589 177 $
390 480 $
786 286 $ 973 434 $
1 055 832 $
2 087 393 $
2 562 612 $
2005 2007 2009
à des entreprises canadiennes à des entreprises d'autres pays Total
COMMERCE ÉLECTRONIQUE - SUITE
« VALEUR DES COMMANDES EN LIGNE AU QUÉBEC, 2005 À 2009 » (En milliers de dollars)
Source des données : Statistique Canada. Tableau 358-0137 – Enquête canadienne sur l’utilisation d’internet, commerce électronique, commandes électroniques et la région, aux 2 ans.
63 % 37 %
62 % 38 %
62 % 38 % 7 593 700 12 223 900 14 591 900
41 831 000
57 662 400
81 077 500
2005 2007 2009
Québec Reste du Canada
« NOMBRE DE COMMANDES EN LIGNE, QUÉBEC ET CANADA, 2005 À 2009 »
Source des données : Statistique Canada. Tableau 358-0137 – Enquête canadienne sur l’utilisation d’internet, commerce électronique, commandes électroniques et la région, aux 2 ans.
CONSOMMATION
BAISSE MARQUÉE DES DÉPENSES PERSONNELLES DE CONSOMMATION EN 2009
De 2001 à 2008, le taux de croissance de la consommation au Québec et dans le reste du Canada s’est maintenu entre 4 % et 6 %. C’est en 2007 que ce taux a été le plus élevé, soit 5,4% au Québec et 6,5% pour le reste du Canada. Suite à la récession dans laquelle sont entrés la plupart des pays industrialisés du monde à l'automne 2008, ce taux a chuté drastiquement en 2009 et est tombé à 1,3 % au Québec et à 0,7 % dans le reste du Canada. On note un retour à la moyenne pour l’année 2010.
Notons finalement que de 2001 à 2010, le taux de croissance moyen des dépenses personnelles de consommation a été plus faible au Québec (3,9 %) que dans le reste du Canada (4,4 %).
« DÉPENSES PERSONNELLES DE CONSOMMATION AU QUÉBEC ET DANS LE RESTE DU CANADA, 2001-2010 »
(En millions de dollars)
Année Québec Croissance
(%)
Reste du Canada
Croissance (%)
2001 135 952 - 484 662 -
2002 143 093 5,3 % 512 629 5,8 %
2003 149 791 4,7 % 536 761 4,7 %
2004 156 514 4,5 % 563 403 5,0 %
2005 163 762 4,6 % 595 204 5,6 %
2006 170 668 4,2 % 631 074 6,0 %
2007 179 821 5,4 % 671 782 6,5 %
2008 188 097 4,6 % 702 504 4,6 %
2009 190 517 1,3 % 707 698 0,7 %
2010 198 728 4,3 % 741 892 4,8 %
Taux de croissance annuel moyen 2001-2010 Québec 3,9 %
Reste du Canada 4,4 %
Source des données :Statistique Canada, Comptes économiques provinciaux, estimations 2010.
CONSOMMATION - SUITE
136 M$ 143 M$ 150 M$ 157 M$ 164 M$ 171 M$ 180 M$ 188 M$ 191 M$ 199 M$
485 M$ 513 M$ 537 M$ 563 M$ 595 M$ 631 M$ 672 M$ 703 M$ 708 M$ 742 M$
2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 Québec Reste du Canada
Source des données :Statistique Canada, Comptes économiques provinciaux, estimations 2010.
«DÉPENSES PERSONNELLES DE CONSOMMATION, 2001-2010 »
(En millions de dollars)
0%
1%
2%
3%
4%
5%
6%
7%
2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010
Québec Reste du Canada
«CROISSANCE DES DÉPENSES PERSONNELLES DE CONSOMMATION, 2001-2010 »
Source des données :Statistique Canada, Comptes économiques provinciaux, estimations 2010.
PIB COMMERCE DE DÉTAIL
CROISSANCE DE LA CONTRIBUTION DU COMMERCE DE DÉTAIL DANS LE PIB DE L’ENSEMBLE DES INDUSTRIES Au Québec, de 2000 à 2009, le produit intérieur brut (PIB) aux prix de base pour le commerce au détail est passé de 11,8 à 18,6 milliards de dollars, soit une croissance de 6,8 milliards de dollars sur 9 ans. De 2000 à 2007, sa croissance s’est maintenue avec un taux moyen annuel de 6,2 %. Ce taux a chuté en 2008 (3,6 %) et en 2009 (1,3 %).
De 2000 à 2009, la croissance annuelle du PIB aux prix de base au Québec a été plus forte dans le commerce de détail (moyenne de 5,5 %) que pour l’ensemble des industries (moyenne de 3,9 %) et la contribution du commerce de détail dans le PIB de l’ensemble des industries a suivi une progression continue, passant de 5,6 % en 2000 à 6,5 % en 2009.
Les régions administratives ayant le plus fortement contribué au PIB du commerce de détail au Québec en 2009 sont Montréal (26 %), la Montérégie (17 %) et la Capitale-Nationale (11 %).
Source des données :Institut de la statistique du Québec, Produit intérieur brut régional par industrie au Québec, 2010.
Note :Les secteurs de l’automobile et de l’alimentation sont inclus dans les données.
« COMPARAISON DU PRODUIT INTÉRIEUR BRUT (PIB) AUX PRIX DE BASE DU COMMERCE DE DÉTAIL ET DE L’ENSEMBLE DES INDUSTRIES, QUÉBEC »
(En milliers de dollars)
Année
Commerce de détail
(44-45)
Croissance annuelle
(%)
Ensemble des industries
(T001)
Croissance annuelle
(%)
Contribution du commerce de détail dans le
PIB de l’ensemble des
industries
2000 11 796 406 7,8 % 209 300 623 6,9 % 5,6 %
2001 12 383 951 5,0 % 215 711 266 3,1 % 5,7 %
2002 13 324 921 7,6 % 223 849 476 3,8 % 6,0 %
2003 14 239 388 6,9 % 232 979 930 4,1 % 6,1 %
2004 14 925 537 4,8 % 243 988 561 4,7 % 6,1 %
2005 15 773 340 5,7 % 252 709 585 3,6 % 6,2 %
2006 16 625 620 5,4 % 263 692 439 4,3 % 6,3 %
2007 17 710 185 6,5 % 276 941 173 5,0 % 6,4 %
2008 18 330 057 3,5 % 284 536 301 2,7 % 6,4 %
2009 18 568 348 1,3 % 286 211 664 0,6 % 6,5 %