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SNES NATIONAL LANGUES VIVANTES

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Texte intégral

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SNES NATIONAL LANGUES VIVANTES

Compte rendu d’audience au Ministère de l’Education Nationale, mercredi 5 décembre 2007

Participants Pour le Ministère :

M. Monnanteuil, Doyen du Groupe Langues Vivantes à l’Inspection Générale M. Goursolas, Chef de service de la DGESCO

Pour le SNES :

Bruno Auer, Thérèse Jamet-Madec, Groupe Langues Vivantes Monique Daune, Secteur Collèges

Mireille Breton, Secteur Lycées

Diplôme National du Brevet

SNES : Nous nous trouvons dans une situation qui ressemble à celle de l’année dernière concernant le Bac STG. Informations tardives, désarroi des collègues face aux consignes différentes, voire contradictoires, des IPR en ce qui concerne la validation du niveau A2 en LV.

Qu’en est-il de la note de service du 10 septembre qui stipulait qu’une note égale ou

supérieure à 10 au contrôle continu en 3

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vaudrait le niveau A2, et que toute note inférieure à 10 serait soumise au jury ?

DGESCO : Cette note n’a jamais été publiée au B.O. donc n’a aucune valeur. Nous publierons une nouvelle note [NDLR une version de cette note, ainsi qu’une grille d’évaluation et une attestation à remplir par les professeurs de LV en 3

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, ont été rendues publiques la veille lors de la réunion de la Commission Spécialisée des Collèges. Le SNES était en possession de ces documents lors de l’audience.]

IG : La prise en compte des LV pour le socle commun représente une grande avancée. Le fait que le niveau A2 sera attesté à travers les CINQ activités langagières est une nouveauté. Un premier objectif cette année : faire en sorte que les professeurs de LV évalue les 5 activités langagières.

SNES : Combien d’activités sur 5 faudra-t-il réussir pour avoir son niveau A2 ? Par exemple, si un élève est faible en expression écrite, alors que dans les autres activités son niveau est plutôt correct, sera-t-il bloqué dans la validation du niveau A2 ?

IG / DGESCO : Le professeur décidera. Il faut voir au cas par cas, cette année au moins. A terme, on pourra évaluer le niveau A2 en LV à des moments différents au cours de la scolarité obligatoire d’un élève, grâce au livret de compétences.

SNES : Est-ce que la validation du niveau A2 peut se faire avec une langue régionale ?

DGESCO : Une langue régionale ne peut faire l’objet d’une évaluation du niveau A2 pour le

socle commun. Seule une langue étrangère peut être validée.

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SNES : Les nouveaux programmes de collège ont été publiés en 2005 pour le Palier 1.

Ensuite vous avez élaboré une grille de référence (téléchargeable sur le site de l’Eduscol) pour évaluer le niveau A2 dans le cadre de l’expérimentation des livrets de compétence.

Maintenant vous nous proposez une troisième grille, pour « aider » les professeurs de 3

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à évaluer leurs élèves. Devant ces trois documents, qui n’ont pas la même présentation, les enseignants ne sauront pas où donner la tête ! Quelle articulation entre les trois ? IG / DGESCO : Les grilles de référence pour les livrets de compétence sont en

expérimentation. Elles ne sont pas fixes, car le livret définitif n’est pas arrêté. Le vrai progrès, c’est que les élèves soient évalués dans les cinq activités langagières. C’est une première étape. Et rappelons que le niveau A2 ne devrait pas être insurmontable pour les élèves en fin de 3

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.

SNES : Vous envisagez un seul moment d’évaluation cette année, vu la parution tardive d’informations ?

IG / DGESCO : Cette année on ne fera pas l’économie d’un temps d’évaluation. A terme, on pourra évaluer quand on veut, même en 5

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pour la LV1.

SNES : Et pour les élèves de 3

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LV1 qui ont déjà le niveau A2, le professeur pourra cocher tous les items en début d’année, s’il n’y a pas de temps d’évaluation ?

IG / DGESCO : Il ne s’agit pas d’un outil pour mesurer l’efficacité de l’enseignement. Le professeur décidera ce qu’il évalue et quand il évalue.

SNES : Certains IPR conseillent aux enseignants d’élaborer, à partir d’un même texte, des activités du niveau A2 et des activités du niveau B1. Comment est-ce possible ?

IG / DGESCO : Les professeurs devront travailler en concertation pour élaborer des outils d’évaluation. Ils utiliseront tous les documents qu’on met à leur disposition (grilles de référence etc.) pour élaborer leurs évaluations.

SNES : Sur quel temps les collègues pourront-ils se concerter ? Les grilles d’évaluation pour l’expression orale au Bac STG sont présentées par certains IPR comme un exemple à suivre.

Ne faudrait-il pas la même chose pour le DNB ?

IG / DGESCO : Le Bac STG est un tout autre cadre.

SNES : Ce que vous demandez aux enseignants est impossible sans une formation lourde et un accompagnement adéquat.

IG / DGESCO : Des efforts ont été faits. Chaque professeur a le droit à une formation sur trois ans afin d’intégrer le travail par compétences et le CECRL. Nous avons fait le maximum, mais si ce n’est pas relayé sur le terrain, cela relève de la responsabilité des recteurs.

SNES : Faudra-t-il inscrire les notes sur le document de validation du niveau A2, à côté de

chaque activité langagière ?

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IG / DGESCO : Non, et ce n’est pas parce qu’il n’y a pas de note chiffrée qu’on ne pourra pas déclarer le niveau atteint dans telle ou telle activité. Il ne sera pas nécessaire d’avoir chaque item pour avoir le niveau A2 dans l’activité en question. Ce n’est pas le tout ou rien. Par exemple, les organismes qui délivrent les certifications européennes n’exigent pas chaque item pour atteindre un niveau quelconque.

SNES : Où place-t-on la barre, alors ?

IG / DGESCO : En ce qui concerne les certifications, chaque organisme place cette barre.

SNES : Donc on est dans l’arbitraire le plus total.

IG / DGESCO : Non, il doit y avoir une marge de manœuvre. Les descripteurs sont là pour aider. Le seul contrôle continu n’indique pas un niveau quelconque. Il y a un risque de rigidifier l’opération si on impose un nombre exact d’items. Il ne faut pas avoir une vision cumulative des descripteurs.

SNES : Pourtant, à la fin du livret de compétence actuellement en expérimentation [NDLR : dans les deux versions], dans l’annexe consacrée aux attestations des niveaux A1 et A2 en LV, on lit :

«Nom de l’élève a atteint le niveau A1/A2 du Cadre européen de référence pour les langues dans les activités langagières suivantes : […] Soit, …………. activités sur cinq au total. » Alors, combien d’activité sur cinq faut-il valider ?

IG / DGESCO : (gênés) Nous allons réfléchir à cette question…

SNES : Quelle sera la valeur de cette attestation dans le livret de compétences. Sera-t-elle reconnue à l’étranger ?

IG / DGESCO : Non. Ce n’est pas une certification, mais simplement une attestation.

Rappelons que la validation du socle commun est une condition pour l’obtention du Brevet.

SNES : Certains IPR affirment qu,e désormais, il sera interdit d’inclure dans le calcul du contrôle continu en 3

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des évaluations portant explicitement sur la grammaire ou le lexique.

On n’évaluera plus que les compétences en contexte. Est-ce vrai ?

IG / DGESCO : Certes, il faut évaluer les compétences à travers les 5 activités langagières, mais nous n’imposerons pas ce genre d’injonction. Le contrôle continu reste le contrôle continu.

Certifications

SNES : Que devient le dispositif des certifications européennes ?

IG / DGESCO : Il est élargi à l’anglais (Cambridge) et à l’espagnol (Cervantes) pour les

élèves volontaires des sections européennes. Cela reste gratuit. Il s’agit d’un service offert

aux élèves ayant montré leur motivation par le choix de ces sections. C’est une opportunité

pour les élèves qui ont atteint un certain niveau en langues vivantes de le montrer.

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SNES : Quid de la préparation et l’organisation des certifications ?

IG / DGESCO : C’est laissé à l’appréciation des établissements.

SNES : Le dispositif sera-t-il généralisé à l’avenir ?

IG / DGESCO : Non.

SNES : Et les élèves qui ne sont pas dans des sections européennes ne pourront pas s’y inscrire ?

IG / DGESCO : Non, ce n’est pas prévu.

Classes européennes

SNES : Certains Inspecteurs d’Académie laissent entendre que les classes européennes de 6

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et 5

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risquent d’être supprimées dans un avenir proche. Est-ce vrai ?

IG / DGESCO : (surpris) Ce n’est pas un projet ministériel.

Bac STG

Epreuve d’expression orale

SNES : Le B.O. du 13 septembre introduit la possibilité de faire exceptionnellement des échanges entre établissements. Cette mesure ne pourra-t-elle pas être généralisée ? IG / DGESCO : Nous ne ferons pas d’autres concessions que celles qui sont dans le B.O.

D’ailleurs, est-il vraiment nécessaire d’aller chercher le collègue de l’établissement d’en face pour faire passer un examen dans de bonnes conditions ?

SNES : On voit bien que de plus en plus d’épreuves du Baccalauréat se transforment en CCF, avec pour objectif de faire des économies.

IG / DGESCO : Pour maintenir la crédibilité du Bac, il faut savoir gérer la complexité. On ne peut pas introduire plus d’évaluation sans modifier l’équilibre du Bac. Pour ne pas alourdir le Bac, cette évaluation passe par le « contrôle continu » [M. Gousolas se rend compte de son lapsus révélateur, et se corrige, « par le CCF, bien sûr. »]

L’objectif, c’est que les épreuves du Bac intègrent les exigences du CECRL.

Epreuve de compréhension orale

SNES : Où en êtes-vous dans l’élaboration des protocoles ? Les documents sonores seront-ils prêts ? Est-ce bien le professeur de l’année qui fera passer cette épreuve ?

IG / DGESCO : Notre objectif cette année, c’est de montrer qu’il est possible d’intégrer au Bac une épreuve de compréhension orale. C’est un progrès non négligeable.

SNES : Pourquoi seule la LV1 est concernée ?

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IG / DGESCO : Parce que cela touche tous les candidats. L’élaboration d’un outil d’évaluation commun à toutes les langues n’est pas sans présenter des contraintes. Si on étendait le dispositif à la LV2, l’éventail des langues deviendrait très difficile à gérer.

SNES : Serait-il possible d’avoir des annales ‘0’ ?

IG / DGESCO : La mise en ligne de documents sonores authentiques présente des problèmes de droits. Cela paraît difficile.

SNES : Concrètement, qu’est-ce qui arrivera dans les établissements ?

IG / DGESCO : Nos services techniques sont en train de travailler sur ces questions.

SNES : Sera-t-il possible de faire une écoute supplémentaire en cas d’incident pendant l’épreuve (bruits extérieurs etc.) ?

IG / DGESCO : Oui.

SNES : Serait-il possible de ‘raccrocher’ cette épreuve de CO aux épreuves écrites ?

IG / DGESCO : Difficile pour des raisons techniques (en cas d’incident pendant l’écoute) et matérielles (les élèves ne sont pas distribués dans les salles en fonction des langues choisies).

[A nos questions sur l’organisation d’une session de rattrapage pour les candidats absents et l’inclusion des consignes et des questions en français, nos interlocuteurs s’engagent à y réfléchir.]

Majorations de service en lycée

SNES : Quid des majorations de service pour les collègues effectuant plus de 8 heures par semaine devant des groupes de moins de 20 élèves ?

IG / DGESCO : Les budgets académiques sont ce qu’ils sont. Cela relève de la compétence des académies. On ne peut pas dire aux recteurs de financer telle ou telle chose. C’est à eux de faire des choix. Puisque ce problème relève des questions statutaires, il faut que vous vous adressiez à la DPE.

Pour le SNES Bruno Auer et Thérèse Jamet-Madec 08 décembre 2007

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