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Développement et coopération économique : proposition soumises à l'examen des gouvernements africains

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(1)

.. :QmKtSSION J!X:OHCIIIQUE POOR LI AFllIQUE

FIWIO.US

Original

f

DlWELOPPliMl!Jl'T

l!ll'

COOPllJUl'IOH FIXJl!l(:MI~

Propositions

ao,nisea ~ 11examan des go11Vai:-nem■11ts

af'ricaine

TABLE

Dl!S 11.ATIBRl!S

IH'mODUOTION

PRJIIIIl!BE P .ARTIE : PROPOSITIONS OOUMISJ!S AUX CDlNl!RNDmlTS AFllICAINfl

Dl!DXIl!JIE P .AB.TIE I ARGUMl!liTS A LI APPUI Dl!S PROPOSITIONS CON'l'lfflJl!S DANS LA Plll!MI!RE P .AB.TIE

1

8

J/ Le present document

a

eta prepaz-e a

111nt■11tion dee membres

de la

Coamiesion

eoonomique pour

11

Af'rique d.8'1ant assister

A

la session extraordinaire de

11

Ass•blee

gea;i'1-ale

consaoree au developpement et a. la coop'1-ation economique

internaticmale, qui

doit •e tmir du 1er au 12 septembre 1975, et

11

eera egalement dietribue am r6uDione

du

.Conseil des ministres et

de

la Conference dee ohete d

1

Etat et

de

gouver-

nement de

l'OUA1

prevuee

A

Kampala du 18 juillet

au 3

aollt 1975.

1l75-l361i

(2)

INTBOOUC'l'ION

L' adoption ,;:,ar l' A11--1>J.ee generale de 1' organisation des Nations uni••, • ' 1970, de la strategie intemationale du M-weloppeinent ~ la deuxieme De~·.

des Nations unies pour le developpement, a ete saluee camne l'enqag•ent le miclllt concert6, le plus complet et le plus constructif qui ait jamais ete pris par llf, canmunaute internationale sur la question du developpement. Il eat toutefoia rapidement devenu evident qu'on ne parvenait pas

a

atteindre les objectifs de oette strat:egie, qui avaient ete formulas dans le cadre de l'ordre econanique international ayant privalu jusque la, et la question du developpement a e~

l ' . .,,

nouveau debattue dans differentes instances internationales, des la reunion de ... · "

quatriane Conference des chefs d'Etat ou de gouvemement des pays non align6e·."" •·

a

Alger en septembre 1973, .

En 1974, l'inquietude des pays en voie de developpement a

amene

ceux-ci

l,

l' initiative en vus de la convocation de la sixime session extraordinaire de ,, l'Assemblee generale de l'ONU, ou furent adoptes une Declaration et un PJ:Q9r d'action concernant l'instauration d'un nouvel ordre econcmique internatioru\l;:' impliquaient une revision radicale des rapports existant entre lea pays deve.

et 1es pays en voie de cleveloppement. Par la suite, la necessite d'un

nouvel

ordre econcmique international a ete reaffirmee par d'autres instances inte telles que la conference des pays en voie de developpement tenue

a

Oa.'tar en

1975, le conseil des ministres de l'Organisation de l'unite africaine reuni

a

Addis-Abeba en fevrier 1975, la deuxieme Reunion ministerielle du Groupe dee 77 tenue

a

Alger en fevrier 1975, la Conference des miniatres de la camnisaion

6aa..~

mique des Nations Onies pour l' Afrique reunie

a

Nairobi en fevrier 1975, et la ...

d&Wdane Conference generale de l'Organisation des Nations Onies pour le d e w ~ \

mant industrial, tenue i\ Lima en mars 1975. ·

Le prisent document a ete prepare par le secretariat de la CEA

a

la lamiere des decisions et recamnandations prises lors des reunions mentionnees ci-de■-•

-

plus particullerenient pour donner suite a la resolution 256(XII) de la C o n f e - dea ministres de la CEA et

a

la decision du conseil des ministres de l'aJA conoer-.

nant une etude sur les matieres premieres. C'est un document d' infozmation

deat:im .• .

a

8tre

IJtiliae dans le cadre des efforts visant

a

harmoniser lea positions afriNfnS::S'.i eur le developpement et la cooperation internationale

a

la septiame session extra• .· · ~:~

o:rdinaire de l'Assemblee generale, qui doit avoir lieu en septenbre 1975. La

pr'••' --:,,.;1,

tation de ce doc1D&nt, en ce qui conceme l' ordre dans lequel les differentee

quaa4:i.-'S~

aont traiteea, est essentiellement conforme

a

c:e11e du rapport aur le de-10,Pll pt; eii l

d~

eooperation econanique inter:D&tionale, etabli par ls Secretai.re general

a

l' intentJ.dD .

i;~

du CCllli te preparatoire de la session extraordinaire de 1 'Assemblee general.. • :/' La Premiere partie du present document contient lea propositions soumiaes aux

gouvemements africains pour examen; sa oeuxiane partie expose, secteur par aecteur, lea u:guments

a

l'appui de ces propositions.

*

Document E/AC.62/8 du 5 mai 1975.

- i -

(3)

,

.

,··: 0 ~!,';J1;It 1~ .

' ' . - .

- ... '""""'m••·" """"""·""" _ _ ""'"""' _ ... ·:~I

A. Dev.elgppement ,agricole.-Jvoir paragraphee, 1

a ..

15 .de· 1a Deuxiaae ,partie)

5.

6.

..

,_ .

' --· -

--~

. ~ .

..

- .

Les gouve~~nts a:f;),ic;;a,ine. devraS.ent·:ilCCO:rder •un plus haut degre de

-prµ,rita ,a,g,deY.elQ~l)t;,.~u·ieec;teur .ag:d.cole de leur l!cona11ie,et affaat;er ..

U1) ·P0'1r«1E1ntaqE1 ,plus :br,por1;an1; des .ressOUJ:ces dispOniblea pour le develappt-:•

,m@!lt

:a

des pro;.:t!J concernant par .cx8111ple a). la creation d'organismes de· ·

. ,•,credit,

de wlgar,isati.Qn et de.cCQmlllercialis11ti!)Jl1.J:!l- la :mise en-placs d '.elane.nts d' i11frf1,$.t;ructure tels que routes de. desserte et insta:l,lationa d1ent.J,"eposage de..ca,pac;ite moyenne; et.c) lafourniturede facteurs de .. production ess_entieli;i te;Ls que les engraili!,·

La canmunaute internationale devra'ft fournir ·lea capitaux nl!cess.tlrea ~ . : . la construction de nouvelles fabriques d'engrais en Afrique, afin de . permettl,"e · 1a fourniture de ces produi ts·

meilieur coGt · (paragra)?hes · 5

a ·

7),~:

' . •• - ' ' ; ' : ' ·•• j , - -

. . .

. . . ' . _, . ,.. .. , , . '

'Les gouvernements africains devraJ:ent s'efforcer de reformer les· struotQNlt·.~

:Lnstitutionnelles et l 'organisa,tion de l; agriculture africaine, y canprit('

"t

les regiJnes fanciers, en we d' augmenter, 1a productivite' de's terres et

d6 .

favoriser une me'ill.eura combinaison'd°es fac~urs de'production clans le

. . ' - , . . ' ' " . . . ,·' . . '

sec;teur agricole des econanies. africaines · (paragraphes 8 a 10) •

, : '

Les gouvemements africains devraient, en cooperation avec les institutiClba.

i.nternationales et les organismes autonanes de recherche· approprieB, .,,,_,.:;

lopper la recherche agricole en Afrique en s' attachant en parti•culier' ·

a

fomier un plus nanbreux personnel africain qualifie et

a

susciter dans

! 'agriculture des innovations profitables · (paragraphe -11): 1.

Les gouvernements africains devraient s'Uivre, ·en matiere·

de

fixation cies

prix

a

la production, des politiques tenant canpte des rl!alites,· afin d'encourager un accroissement de la production.agricole (paragraphe 12).

A la sUite de la secheresse qui a recemment s,evi dans les zones soudano- sahl!liennes de l'Afrique, les gouvernements africains, les institutions internationales appropriees et lee pays developpes devraient travailler de concert

a

pallier les difficultes econaniques eprouvant ces regions

d;ms le present et

a

court tenne, ainsi qu·'

a

preparer les mesures necessaires

a

long tenne canme la mise en valeur ·de·s ressources hydrauliques et des terres ainsi que la reinstallation des populations (par~graphe 13).

Les gouvernements ·africains devraient, par l' interniediaire d\1 Canite

ministerial africain de l'alimentation, prendre de concert avec la canmunaute internationale et le Conseil mondial de l'alimentation nouvellement cree, des 100sures pour assurer en ma tie re d' alimentation un degre de sl!curi

te

beaucoup plus elew aux pays les plus exposes

a

la secheress:, et

a

des cata-

strophes analogues.' Une attention particuliere devrait etre accordee

a

la

possillilite decreer dans les pays· africains des installations d'entreposage de produits alimentaires financees dans le cadre international (paragraphe 14).

7. Les gouvernements africains devraient insister aupNs des pays developpes pour qu'ils suppriment.J.esobstacles non tarifaires au commerce des produits

agricoles pour favori4 une ~.eilleure rl,partition des ressources agricoles dans le monde (paragraphe 15).

(4)

- 2 -

D6veiopeement industriel (voir.paragraphes 16

a

33 de la Deuxieme partie) 8. Les gouvernements· africains devraient, en confo~te· avec la ·~'claration

et le Progranme d'action adoptes

a

Lima, cooperer pour !'application d'une double strategie de promotion• des exportations· · et d' industrialisatiOll multiriationale reposant sur la trlllisformation des matieres premieres

· africaines, dans le· cadre des projets qui ont ete identifies· par la CEA.

Dans le contexte de redistribution mondiale des moyens de production, les gouvernements africains dettaient intensifier leurs efforts pour emp3cherque l'Afriquene demeure tine region reduite

a

la fourniture de matieres premieres. Une attention particuliilre qevrait itre accoxd&e

a

la

cooperation intra•africaine au sein

de

groupements economiques regionaux constitues i'l,cet effet Jparagraphes 2Ej,a 32).

Les gouvernements ~f;i(2in11.devraient.agir en cooperation.a l'egard de la participation des investisseurs etrangers

a

la mise sur pied de projets industriels multinationaux, en creant par exe111Pl11. un .centre regional pour

!'encouragement des.investissements et le.transfert des techniques sous .les auspices de la CEA et . de 1 'ONUDI, de ~iere

a

renforcer leur position en face des investisseurs etrangers • dans les .. negociations en vue d' acquerir aux meilleures conditions possibles les techniques industrielles .et les ressources exterieures qui leur sont necessaires (paragraphe 33).

c •.

Produits de .base et echanges camnerciaux (voir las paragraphes 34

a

70 de la

· Deuxi:ime partie)

i) Instabilite du commerce des produits primaires

10. Les gouvemements africains devraient apporter leur soutien sans reserve au plan de la OIUCED pour la constitution de stocks intemationaux de produits de base en attendant la parution de l '.etude prevue par la CNUCED en vue·de pr8ciser lea emits et avantages 8ventuels de ce plan. Les gcuvernements africains devraient aussi s'efforcer de persuader la Banque

· mondiaie; le !'MI .et ies pays ~xportateurs de petrols de· financer ledit plan au moindre cout possible (paragraphes 45

a

47) •

11. Les gouvemement11 africains dev:raient essayer de .negocier avec les autres grands: partenai~_s ... commerciaux ,4u .monde develqppe des plans de financement compensatoire. :,au .. rio,ins ;i.ussi avantageux que, celui qu' ils ont etabli avec la CEE. Ils devraient insister pour que ces plans couvrent un plus grand nanb:r:edeproduits et prevoient des plafonds plus eleves pour lee trans-

ferts financiers (paragraphes 48. et 49) •

12·.· •~.s .gouvernemen1;s .. afi:icains devraient de!llaDder au FMI d'elargir son systeme de: ,,financement c;zqmpensatoire de maniere

a

coq,enser non seulement la baisse de-s reoettes/~\exportation, mais aussi la hausse des prix

1 • importation et la det;erio1:<1;tft.011 des termes de ·1 • echange. La canpensation devrait pouvoir itre obtenue que le pays concerne eptouve ou non des difficultes pour sa balance globale des paiements, sans restriction en fonction des qyotes-parts au FMl, et sans obligation de remboursement total dans le .delai, relativement court de· cinq.ans (paragraphes 50 et 51).

(5)

;

Les gouvernements africains devraient demander

a

la CNUCED d'l!tudiaz:, ... - concert avec lea autres institutions canpetentes des Nations Unies,

-lef"

moyens d • assurer aux producteurs de produi ts primaires des prix 6qui _ _ - et remunerateurs, en accordant une attention particulie:re·

a-

la

poesibi

d I introduire un systeme d I indexation dans un programme integre de - ~ -. - -sation des prix des produits de base (paragraphes 52 a 54). · ·' - ii) Dependance a l'egard des exportations de produits de base

14. Les gouvernements africains devraient essayer de negocier avec laura cipaux partenaires commerc:iaux des accords leur assurant un regime rentiel au moins aussi favorable qu' aux temes de la Convention de vue de promouvoir le developpernent industriel en Afrique. Ils devr.iu.a s'efforcer d'obtenir l'extension de ces accords a un plus grand

produits, des plafonds plus eleves, un degre de preference plus et l'augmentation des contingents admis

a

un tarif preferentiel en concerne leUrs exportations industrielles (paragraphe 56).

15. Les gouvernements africains devraient, dans les negociations Colllllerci-W,:

multilaterales menees dans le cadre du GA'l'T, insister pour une ameli ih•, · sensible des conditions commerciales consenties aux pays en voie de_

developpement, notanment par l'abaissement des barrieres tarifairee tarifaires (paragraphe 57).

Ui) Structures des echanges commerciaux

16, Les gouvernements africains devraient essayer d' intensifier lea_ echange• , intra-af:ricains en utilisant aussi pleinement que possible les ressou.rcee- ':,:

du Centre africain du c011U11erce, en liberalisar.t lea echanges a 1 •

int6rieur

de 1' Afrique et en etudiant lea possibili tes d' integration econanique : (paragraph.es 59 et 60).

17. Les go11vernements africains devraient aussi accocder une attention perti- culiere

a

1' expansion du commerce afro-arabe, par exemple au moyen d' edllUMJ' ':,.

triangulaires entre lee capitaux des pays arabes, les ressources hlmainee · et nature.lles des pays africains et · les ressources technologiques des pays developpes (paragraphe 61).

iv) comaercialisation et distribution

18. Les gouve:rnements africains devraient etudier les moyens de renforcer l'exercice de leur souverainete dans le domaine de la canmercialiaation et· de la distribution de· leurs propres produits, et en particulier la possibilite d'intensifier la cooperation et les €,changes de r e n s e i ~ t a entre les gouvernements africains en vue d'ameliorer leur position dana lea negociations avec les societes transnationales (paragraphes 62

A

66).

v) Associations de pays producteurs

19. Le$ gouvemements africains devraient, dans le prolongement des efforts deja entrepris, travailler

a

la creation de nouvelles associations de pays producteurs de produi ts primaires, en vue d • atteindre · les objectifs des payr en voie de developpement dans le danaine des produits de base et du connerct

(paragraphes 67

a

70).

(6)

~-' ~·r··-~.r~~?~;~,~?-'-?1_·~::~:~c~y:~~~4;I~~:t:7f .. '.~;~ri~_:~{t?.~~:'? _,~~-rr·;

- 4 -

I)~, 'l'ransfert des ressources (voir J.es paragraphes 71

a

95 de la Deuxieme partie)

)il ·

Mesures

a

oourt texme

20. Les gouvernements africains devraient manifester leur appui au maintien, sur une base elargie, du mecanisme petrolier du FMI. Ils devraient souteni·

la proposition tendant

a

creer au Fonds un canpte special destine

a

alleger, pour les pays les plus gravement touches, la charge representee par les interets per~s. Cette ,mesure devrait prendre en consideration les conditions regnant dans les pays interesses, en ce qui concerne par example les differences dans les resultats d'exportation, 1~ degre de dependance

a

l'egard des importations et la structure de. ces dernieres

··:-'<:·,·! ,,:_,/;

-:~,

(paragraphes 77

a

79) •

:u.

Les gouvernements africains devraient demander instlll!lllent. que le reamenage- ment et me111e l'annulation des dettes publiques contractees aux conditions rigoureuses du marche par les pays les plus gravement eprouves par la situation economique actuelle soient envisages avec bienveillance par les pays developpes (paragraphe 80) •

ii) Mesures

a

long terme

22. Les gouvernements africains devraient continuer de demander aux pays developpes de transferer annuellement -aux pays en voie de deve~oppement.

un ·vo1wne net de res sources correspondant

a

1 p. 100 de leur PNB, 1 'aidP.

publique au developpement (APD) .atteighant au minimum 0, 7 p. 100 de. ce PNB et.comprenant un element de subvention pure et simple d'environ 80 p.

100 , (paragraphes 82 et 83) •

23. Les gouvernements africains devraient apporter leur soutien.

a

un systeme de classification aux termes duquel, en we de l' a.ssistance au developpe- ment, les pays seraient repartis en trois categories selon le niveau de

leur PNB et leur aptitude

a

payer leurs importations. Les mesures

speciales en faveur des pays les moins deyeloppes devraient etre maintenues et renforcees. En outre, les pays de la categorie intell!lediaire devraient

renoncer

a

beneficier des ressources transferees

a

des conditions speciales en faveur des pays les moins developpes. Ces pays de categorie inter- mediaire devraient pour obtenir une aide pouvoir s'adresser

a

un

•troisieme guichet" ou les conditions offertes se situeraient entre celles de la BIPD et celles de l' Association internationale de developpement ( IDA).

Ils devraient aussi avoir acces aux-marches financiers des pays developpes en beneficiant d'une bonification d'interets financee au moyen de contribu- tions faites par les pays developpes et grace

a

la reevaluation des avoirs en or du FMI (paragraphe 88).

24. Les gouvernements africains devraient, eu egard

a

l'efficacite croissante d'institutions multilaterales telles que l __ a Banque mondiale, demander instamment que la repartition d'un plus grand volwne de ressources so!t effectuee par l' intermed.iaire de ces institutions. Ils devraient soutenir les efforts deplciye~ par la r:anque pour rcorienter son assistance vers les zones rurales des pays en voie de developpement, ch_ercher

a

obtenir que

(7)

i

i,

- 5 -

le capital effectivement wrse de la Banque soit augmente, et ~ d e r qN ·

les criteres relatifs

a

la population, au revenu par. habitaut et au ~~

,!'? ..

d'aide re,;u par .llahit;mt qui sont utilises par la Banque pour differenciet" "'· •:

le111 pays en voie

<hi,

c:Leveloppement soient redefini.s de maniere

a

tenir COlllpte

avec plus de precision des conditions ec:onomiques regnant dans ces pays · (paragraphes 89

a

92).

25.

Les gouvernements africains devraient insister pour l'adopt.ion d'une politique plus liberale

en

matiere de financement des c:outs locawt, y compris celui des services d'experts nationaux (paragraphe 94).

26.

Le• gouvernements africains devraient apporter leur appui

a

l'institution·

de mecanismes visant

a

combiner les excedents de capitaux des pays

Produclr

teurs de. pet;Jole .et la technologie des pays industrialises de mariiere

a . '·. , .... ,

favoriser le d&veloppe,nent des pays en voie de developpement non product:euts:;:s de petrole, par example:

a) au moyen d'emprunts contractes aux conditions normales du march& ~ : des pays producteurs de pl,trole par les pays riches ou des institu · ··

de ces pays, qui consentirai~t

a

leur tour ·aux pays pauvres 4Eis p~8tl(

avec bonification d' interets, ou · ·

b) au

moyen

d'une bonification.d'interE!ts financl,e soit

par

les plus- values provenant de la reevaluation des avoirs· en'or du

FM!,

soit par

· des contributions. d.ireci:<!!s combin&es des pays industrialises. et des pays producteurs de pet.role (paragraphe 951. ·

E. Le

mtame

monetaire international (wir les paragraphes 96

a

110 de la Oewd.•

partie)

i) Le proc:essus d •ajust:ement

27. Les gouvernements africains devraient appuyer la recarmandation du Comite des Vingt de fonder les propositions de reforme du systeme monetairo intei:- national sur des pari:tes stables mais ajustables et sur la reconnaissance de la necessite d'eviter lea devaluations en

vue

de s'assurer

une

position QOncurrentielle <>u les mesures directes de restriction au commerce (para- graphes 97

a.ioo).

28, Les gouvernements africains devraient manifester leur awpui

a

la reconduction et

a

l' elargisseinent eventuel du mecaniSl!1G petrolier du !'HI, qu Fonds de fOUtien financier de l'OCpj!! et des autres arrangements multilat&raux

bilat€raux avec les pays producteurs de petrole, en vue d'eviter une restric- · "

tion

genera1e·des mouvements de capita.wt

ou

une deflation dans lea pays d e v e ~ ainsi que d I aider les pays en vt>ie de developpement

a

s. adapter a w t c l l e s conditions economiques mondiales (paragraphe 101).

ii) Le

probleme

de J.a convertibilite

29. Les gowerne111ents africains devraient.appuyer la proposition tendant

a

faire

des D'I'S ~ manetaire international en adoptant un "panier" de monnaies c:omme b a s ~ t i o n de cet etalon. Ils devraient aussi apporter leur soutien

a

la proposition du Comite interimaire en vue de rendre les D'1'S d'une

~ valeur et d'un rapport plus attrayants (paragraphe 102).

(8)

' ~ \,.,

;\~-•

! .

>i.;t.i.

; f,:'

""'.' ,•

,.

.

.

internation;lles

. '. . ' . ., '- '

'

. _Les gouvernements africains devraient IWP11Yer la prPPQsitiOI\. visant ~

la creation des DTS_ aux necessites du developpementdes pays en vo:i.e~

developpement (paragraphs 103).

31. Les gouvernements africains devraient appuyer la proposition de reevaluer les ai,oirs en or f.u. FHI aux ·cours du marche et d~utiliser les_J?lus_:valu,ea ainsi reaHsees pour l'octroi de prets a long.texme.aux pays en_voie de developpement ou pour la bonification des interets des prets consentis

a

ces pays, ou

a

ces de\llC fins

a

la fois (paragraphs 104).

· 32. I,es gouvernements af;ricains devraient. appuyer les efforts dl!ployes par le Comi te interimairja pour investir l' ensemble ds la C011111W1aute international.a d'un pouvoir de contrale mondial des liquidites, exerc:e par l'intennediaire du

FMI,

afin d'eviter la creation de liquidites en dehors de tout controle

(paragraphe 105).

Le r&le du Fonds monetaire international

33. Les gouvernements africains devraient appuyer les propositions tendant

a

.amender les statute du FMI de maniere

a

assurer une participation plus effective des pays en voie de developpement

a

!'elaboration, dans le cadre international, des decisions d'ordre monetaire et financier. Ils devraient en particulier appuyer les propositions visant

a

modifier ces statute de f~on

a

pe:anettre l' augmentation des quotes-parts et le doublement de la part . des principaux pays exportateurs de p&~ole, et de maniere qu' il ne soit plus obligatoire de verser en or 2S p. 100 des quotes-pArts (para-

graphe 107) • .

34. Les gouvemements africains devraient apporter leur soutien

a

la recamnan- dation tend.ant

a

transfo:aner le Comite interimaire en_un conseil perman11nt responsable de la gestion des.affaires. du Fonds (paragraphe 108).

35. Les gouvernements africains devraient, par 11 intermediaire du Groupe des GOUverneurs africains du Fonds, appuyer les efforts deployes par le Canite interimaire pour accrottre les ressources du FMI de 70

a

100 p. 100 afin de satisfaire les besoins·des pays deficitaires et pour garantir que les ressources supplementaires provenant de l'augmentation ainsi rendue

neces-

saire des quotes-parts sont bien mises

a

la disposition de tousles membres grice

a

leur participation effective

a

l'elaboration des decisions, et que la fixation de ces quotes-parts est bien adaptee

a

la realite-econanique _et politique_nouvelle qui consac;re l'importance des pays en voie de develop-

pement (paragraphes 109 et 110).

. . . ' ...

F, Transfert des techniques (voir les paragraphes 111

a

118 de la Deuxieme partie) 36. Les qouvemements africains devraient formuler et appliquer en· matiere ·_techno--

logique !;leA politiques efficaces visant notamnent

a

developper les_capacites techniques- nationales'afin de reduire la predominance.du capital dans le

(9)

- 7

domaine du d ~ v e i ~ t indust:tiel. •Les politique.i; auivies pules pays developpes en matie:te d' aide et "ae canme:tce dewaient etre :teconsideries en vue de favo:tise:t l' importation des p:toduits a fort coefficient

de

..in- d' oeuvre en p:tovenance des pays en voie de developpeuient

(paz:agraphe 112),

37. 'Lf!!S ~uve:rnements af:tica.ins devraient. manifeste:t leU:t

appu.(

aux actjvitb

·conjointes de la .CI.WCEO et des a.ut:res institutions intemationales en :vue

. de

formule:t et de fai:te ~pplique:t. pour

le

t:tansfert des techniques un

oqde'

. intemational

. .

.

de . .

conduits .renfet111a11t les ·p:tincipes suivants ,

. . . . .

·

a) . ·, : - ' : ·- . . ,,. , '"

I a

foum;l.sseu:ts des techniques doivent accoroe:t l 'egalite

de t:taite-

ment a tous ceux qui :te9oivent celles-ci;

b) POU:t epa:tgner a ceux qui :te90ivent les. techniques t:tansferees

lea

'problemes que peut pose:t l'intensite relative des fat:teurs

mis en

oeuvre, il <loit 11!t:te guanti aux inte:tesses que ces techniques sont . adaptees a lelll'S possibil.ites,

qu'

ils se:tont riguliereinent

infoms

d!,s amelio:tations appo:i:tees aux techniques considerees du:rant

la

periods visee

pat:'

les 'accords de transfe:rt~ et qu

I

une assistance'

leur'

se:ta fournie en vue de develoi;,pe:t les ca,pacites techniques

locale111·

c)

'd)

. . . . ..

r.es·~tenteurs de h:tevet doivent renonce:t a leur droit

monopolistiqu,I·

de

nst:teind:te l'exportation des produits fabi:iques sous licence

vera

d • autres r1arches ou ils possedent '&s intl!rits analogues;

·one fom.ation B,PP:tOP:tiee doit 3t:te ox.-ganisee afin

de

pe:r:mett:te le transfert de la di:tection des ope:tations au teme de la periode couverte par l' acconl (paragraphes 113 et

114}.

38. Les gouvemements.;1fricains dewaient cooperer en vue d'accroltre leur

capacite d'.absorption et d'utilisation feconde 'des sciences et des technique en'particul:!.er dans les domaines oil des economies importantes peuvent 3t:i:e rialisees, canme ceux pu example de l'enseignement superieur et

de

la reche:tche (paragraphes

115

a

118).

G, Soc:ie~s transnationales (voir les paragraphes

119

a

124 de

la oeuxi~e partial

39.

Les gouvernements africains devraient appuyer les efforts deployes pule c.mseil eCQn0111ique et social, par

11

inte:cine.diaire du Centre d • information sur les societes t:tansnationales, pour fo,rnn:iler et

fai:te

applique:t

pat:

celles-ci dans leurs activites un

code

intemational de conduits :renftixmant ies princ::ipes suivants:

a) Non-ingerence rums les affaires. interieures des pays h8tes1 b) SuPPression des pratiques commerciales restrictives,

c) 'Respect des plans et objecti~s nationaux de developpement des pays h&te

d) 'l'ransfe:rt des techniques et des capac:ites d

I

administration a des

conditions equitllbles et favorables aux pays hotes1

· ·e) Respect

de

l '.individualit:e socio-culturelle des pays hotes

(paragrapbe

124) •

(10)

- 8 -

DEUXIEME PARl'XE : AP.GUMEN'l'S A L' APPUI DES PROPOSITIONS , · CONTENIJES DANS LA PREMIERE PARl'IE

DEVBLOPPEMENT AGRICOLE

L'agriculture est le principal soutien de l'econanie de la plupart des pays en

de

diveloppement. En Afrique, .1 •agriculture occupe 76 p. 100 de 1 • effectif empl~ et contribue au PIB · dans la proporti,on d • environ 30 p. 100. Elie J;itue egalement la principals source de devises etrangeres et fournit la plus . . .·.···· .• partie des matieres premieres necessaires aux exportations et .au developpement )· 1- - t r i e l . L'agriculture peut, plus que .. tout autre secteur, absorber une bonne part

.• s'{#

la population active actuelle et future dans des emplois productifs.

~;a,'s _,-; .

,]f,•2•

Pourtant, ce secteur a ete relativement neglige. En ,depit des efforts deployes

•••:•:--• &trni'eres anniles, la productivite y est restee relativement faible. .Au cours

".oi

la pe:t'tode, quadriennale, 1970-1974, la production agricole totale d~s pays afri-

T·~

en

,voie

de •developpement a augmente au taux de 0,5 .P• 100 par an en prix

,,,,f:·,i . .

tantil des facteurs, ce qui est tres inferieur au taux de. 4 p. 100 prew pour la

'.'1,t

1

:5·-/' · ~ -

Dec:ennie de developpement et done .au miiiimum requis pour ~ s e r l' accrois-

t;'j,_',·.: · ··aanent

de la population et !'augmentation projetee du revenu par habitant dans

~t- ·

l'hypothese de prix moderement stables. La situation est encore. pire en ce qui

... __ oonceime 1a··production vivriere. Compte tenu de l'accroissement.annv.el de 2,8 p. 100

t.~,: ·

i!a la population en Afrique, la production vivriere par habitant y a diminue , annuellement de 1,2 p. 100 au cours de la periode 1970-1974.

3. Il s'enll\1it que les pays africains en voie de developpement se trouvent con- traints de faire plus larc;iement appel aux importations de produits alimentaires,

a

un manent oii les prix de ces produits montent en fleche. Durant la seule periode 1972-1974, les. prix des cereales ont triple. Les produits alimentaires. importes etant principaleir.ent· diriges vers les zones urbaines du fait que celles-ci sont mieux pourwes· en moyens de transport et que le pouvoir d'acha,t .y est plus grand, il est probable que la consommation alilr.entaire a diminue dans les zones rurales et que le coGt de la vie s'y est accru dans une mesure considerable pour les

categories de population

a

faible revenu. i::n maints endroits, l'insuffisance de 1 • ~rcivisionmlment alimentaire a pris les proportions d' une famine, entratnant de 110111breux dices, en particulier dans la zone sahelienne, et cela malgre l'augmenta- tion rapide des importations de cereales 1/.

4. Ces dramatiques fluctuations des resultats enregistres par !'agriculture

africaine ont ete en partie imputees

a

des conditions climatiques defavorables. Au cours de la periode biennale 1972-1973, la zone soudano-sapelienne a ete frappee de

~on repetee par une extreme secheresse. Nearunoins, les conditions climatiques defavorables incriminees n'ont fait que mettre davantage en lumiere des faiblesses que l'agriculture africaine presentait de longue date, telles que l'inadaptation des methodes de culture aux besoins, le fait de n'avoir .pas prevu un coefficient

d'expansion suffisant en organisant la fourniture des facteurs de production agricole, lee ·orgaDismes de.credit et les services de commercialisation, l'inertie

a

l'egard de

!'introduction des techniques modernes et de !'adoption des refozmes agraires profonde et generales qui sont depuis longtenps en souffrance, et l'insuffisance desc:l,nvestis- sements dans le domaine de !'infrastructure agricole.

y

Il ressort de l'Annuaire du comnerce publie par la.FAQ pour l'annee 1972 que lea importations de cereales de l 'Afrique ont augmente au taux de 8, 1 i:. 100 par an durant la periods 1970-1972.

(11)

/I

- 9 -

5, · l>'.une maniere generale, les budgets et les plans de developpement etablis ~ ,.

les gouve~ts n'ont jusqu'iei eonsaere A l 'agrieu.lture qu'une faible part cle1h: •; . reeeources di~ponibles. One proportion importante des disponibilites budget&i~

:,ii.~}

eertaillel?ISnt etre affeetee

A

la JDise en valeur de ressourees naturelles et de ~ • - , ..

nouvelles aussi bien qu' aux autres seeteurs. Dans de nombreux cas, engager dee · '.

y• f"

dlipenses pour la prospection des ressourees nat.ure],les peut eonstituer le lll0YSr1

U. ''"

1·•

plus efficace de promouvoir le developpement ec:onomique en general et de st1mu1er••- dimctement tous les sec:teu:rs. Mais il ne para!t guere douteux que lea montmita

:~t~

loues pour des services publics (wlgarisation, credit et fourniture de faete\1ri·li11'):ft production) ou pour des ameliorations appropriees de l' infrastructure, telles ~~;~~'.

la ecmstruetion de routes de deseerte et d' installations d' entreposage de moyeillMft':

'5't

cap;lcite, ont ete relativement faibles aussi bien dans lea budgets de developpe11ifl~~•

que clans les budgets ordinaires. · t:,.

:~':(~;2

6. Au eours des demi.ltres annees, la hauase du prix et l'insuffisanc:e d'app ., !>:1

nu.nt de certains fac:teurs de production, en partieu.lier les engrais, lea · .. , antiparasit.aims et les semences cultivees, ont eu de graves consequences pour·*;", efforts de developpement. L'augmentation ra,pide des pdx de ces faeteurs d e ~ - . tion en 1974 a amene les gouvernements afric:ains

a

reviser, en we d'en

reduire ;,<tf:I

l' envergure, lea plans qu • ils avaient etablis pour 1 • extension projetee deil s e ~ > : "

fourniS en c:e dolnaine.

Dans

la plupart des pays africains, lea prix des produita. •,:. ·. · agriooles de base ont relativement moins augmente que eeux de ces facteurs de

Pl'-.~-~

tion, Dans le cadre plus luge d'une comptabi¥tli

a

l'echelle intemationale,

u,·, ·•:J:

n • est pas douteux que le rendement marginal de l' utilisation des engrais par les· · petits eJIE)loitants agriooles d'Aaie et d'Afrique (soit environ 8

a

12 quintaux .· ·J.

supplementa.tres de grain pour un quintal d1elements fertilisants par hectare) est:· .

aenaiblEllllflnt

sup6rieur A celui de l'utilisation des engrais en Europe ou

en·Anierl.que,'

du Nord (ou une recolte suppleu.nt.aire de 4

a

5 quintaux par hectare represente

m:ie · :·

estimation genereuse). Cet.avantage sur le plan intemational ne peut appardtJ"e

1-'

l'ec:helle ds la comptabilite privee, en raison de la faiblesse du pouvoir d'achat

deS agriculteure africains et de c:slui des c:onsommateu:rs de leurs produits. . . . . .·

'-ti

7. Garantir un approvisionnement oonstamient ac~a de facteurs de production

modemae{!f

aux usagers afric:ains axigera une modification tres sensible des relations

eC0!10!111iquetJ_ <\I

international es. L' ancien ordre E:conaaique international tradi tionnel est en - ~ . · ;';\/

eordanc:e avec les ~canismes de production et d'echanges etabl.is • Avec la meillew;e

·.:i'~

volonte du monde, 11 ne peut favoriser le developpement de l' agriculture en llfrique

,','4

ou dana les autres pays er. voie de developPemmt qu'au pri:x d'une vigoureuse inter- '{~

vention pour reserver des approvisionnements, souvent avec un. certain degre de w;

subvention, aux agents eeonomiques plus faibl.9s du tiers: monde. L'elaboration et '' l'ep.Plic:&tion de dispositions nouvelles mettra les organi-s de cooperation #\c:01101Di- · ~ que internationale

a

l 'l,preuve, ma.is cet effor1:: est indispensable si l'on veut evit:er

que

les frequents p:roblemes de deficit alimentaire ne s'aggravent, L'acuite du problems de l'approvisionnement. en fac:teurs de production peut etre attenu&e (wµs noneliJDinee) par une acceleration des investissements en vue de la production de

ces fac:teurs dans les pays lee 1110ins avanC(es. Sl!PPr.imer tous

aleas

dans l'approvision•

nement en engrais pourrait faire un bien considerable· aux pays afrioains. Le nouvel ordre economique international do:l.t apporter les IIIOYens de hater le transfert des ca- . pitaux et des teehniques nec:sseaires

a

l'implantation de nouvelles fabriques d'engraia en llfrique, afin d'aesurer la production de c:es fac:teurs

a

meilleur prix.

(12)

- 10 -

;ti'atou:t le plus precieux de l'agriculture africaine reside dans l'abo~ce dean94·

s naturelles du continent, notamment en terres cultivables ou piturableii encore

'·;.~

loitees ou sous-exploitees. Cependant, par suite de la conmiercialisation · · ,

•.'..j

· ssive de l'exploitation agricole et de l'accroissement de la population, lee , ""'"' tlitions rurales traditiOIU)elles sont de:venues inefficaces dans de nombreux

fi~

., . .ii voie de developpement

de

1 'Afrique et d' autres regions. Pour tenir compte ..

·.·'lj

'+lites, toute modification ou reforme de ces institutions doit etre operee en ·:-

fi

celilpte du contexte social et cultural de chaque pays; et non pas i.mposee ·,.1~ 6ment ·

a

la communaute rurale. Avec des structures institutionnelles de -',,~

' ion appropriees, des methodes de. culture aneliorees et la mise en oeuvn dee . qwss nouvelles, il devrai t etire possible

a

1 'Afrique non seulement de mieux

·r

son approvisionnement alimentaire. et d'elever les revenus de ses populations s presentement defavorisees, mais aussi d'accro1tre sensiblemen~ ses exporta- .dans un monde qui semble devoir etre caracterise par les deficits vivriers et ,, rte . des produits alimentaires. · La· <11uperficie actue1·1ement consacree aux

itves vivrieres de base dans lea Etats africains membres de la CEA est d'environ

· · .. :;millions d •hectares, dont la plus grande partie pour la production de cereales.

· . lil8ttant

a

execution des programmes · appropries de· mise en valeur, on pourrai t ,, 'eouPler cette superficie.

~.' -'

-!plil, Les fa~ons culturales en usage en maints endroits du continent demeurent

;;:«•a.utre

part d'un rendement plutot bas et constituent un gaspillage dens l'utilisation . dee ·ressources. Par comparaison avec les normes internationales, le rendenent lll0yell

•par hectare est relativement faible en Afrique, de l'ordre d'une tonne

ii

l'hectare pour les cereales par exell'ple. Mais, dans de nombreux cas, la faiblesse de la pz:oductivitf est partiellement due aux difficultes de commercialisation et aux fluctuations marquees des cours, qui n'encouragent guere les cultivateurs

a

augmenter la production.

10. Faute d'une transformation appropriee des structures et de l'organisation de l'agriculture africaine, y C0111Pris en ce qui conceme le regime de l'exploitation fonciere, afin d'assurer un dosage mieux adapte des facteurs de production, la

· majeure partie de l'augmentation de la demande globale, qu'on prevoit superieure

a

3,5 p. 100 par an et plus forte encore pour les denrees alimentaires, devra etre satisfaite par un accroissement des importation~ ce qui all'.enuisera encore davantage les recettes en devises.

11. Un autre domaine critique est celui de la recherche, ou l'er~~rt actuellement accompli devrait etre multiplie bien des fois pour assurer un afflux. ccntinu d'inno- vations profitables. Bien qu'il n'y ait guere d'opposition declaree au principe d'une intensification de la recherche agronomique en Afrique, lea efforts deployes dans ce domaine ont ate jusqu'ici limites, principalement· pour deux raiaons • 1) ai les gouvemements souscrivent volontiers ace principe, ils n'allouent en pratique

que

de maigres credits pour sa mise en application, par suite de limitations budge- taires, et 2) la formation du personnel africain qualifie necessaire ne porte que sur un effectif restraint dont l'augmentation,

a

moins d'url effort particulie:i; ne pourra etre obtem:e que lentement. • D'autre part, la recherohe agronomique n'a que

recenmient commence en Af:i:;ique

a

s' attacher vraiment ·

a

la mise au point des innovations fructueuses dont l'agriculture a besoin.

(13)

- 11 -

12. _Les politiques de fixation des prix constituent aussi un domaine critique.

Las mesures visant

a

assurer aux producteurs des

prix

a&i.ptes aux riaalites se

aont '

awre'es payantes, ·SOUS

forme

d' accroissements de product.ion,· dans t,iusieurs. pays .. "_

africilins, en· particuiier en ce qui concerne lee cultufi!rs industdelles. Mais.

dans certains · cas les gouvemements ont . replilgne

a

-accorder aux producteiJrs des, pd.a ,,;-~;

pllJS .eleves pour lee cultures v:l.vrieres, de crainte de provoquer un°" hausse g6nerala . . ;

du coat de la vi-e dans les zones urbaines. Des encouragements n' entra1nant pas · . · d'augmentation de prix, te'ls que des subventions sur lee frais de transport,

devraler.:-

alors etre donnes ailX producteurs. De toute f~on, assurer de meilleurs prix

a ca•

derniers

ne

suffit pas toujours en soi

a

garantir un accroissement de producticm.

tJne stabilisation des cours est egalement necessaire. o' ailleurs, une etude

ll&!Pro- , .

fondie est en general indispensable avant le lancement de tout programme visant

a· ,

mPCllfier l 'organisation des cultures ou

a

en ameliorer le rendement.

. , t ':·4t-i{_,.

13. Les effets de la secheresse ou d'autres conditions climatiques defawrablu .

'";>,:c'\:t-'

ont rece1111111nt beauCOQP aggrave les difficultes economiques de nombreux pays africa!N,f~i La plQPart des problemes resultant du mauvais temps. doivent etre resolus direct:emi,\' ,, __ ,-c:

par lee pays concemes gr~ce

a

une planification

a

long terme et des investis•-•··

appropries dans des domaines comma la mise en valeur des ressources hydrauliquas i,t des ter:res ou la reinstallation des populations. On ne saurait cependant trop ..

insiater sur le fait qu'une action intemationale est- indispensable pour pallier lee difficultes economiques creees dans l,' imdiat par la secheresse.

14. ~ nouvel ordre ~conomique intemational devrait en outre assurer aux pays lea, plus exposes

a

la secheresse et autres catastrophes ahalogues un degre beaucpUp plus ~leve de sectirite quant

a

l'approvisionnement en vivres. Le Conseil• mondial de l'alimentation nouvellement cree devrait poursuivre en consultation avec les- ...«¢es de la communaute intemationale ses initiatives

a

cette fin. • ,oes 11fforts.

sont en oours au niVl!au regional pour la creation d'un comiteministeriel africa,in- de l'ali111entation. Ce Comite, place sous le patronage conjoint de

l'OUA, de

la

CEA et de la FAO, sera charge de coordonner la production vivriere et ta distribution des produits alimentaires dans les pays membres.

1s. Le

nouvel ordre economique intemational devrait aussi assurer une amelioration·

des conditions regissant le COl!Dllerce internat~onal des produits agricoles deb~.

En dehors des prol>lmnes generaux conce~ant le coumerce des produits ,1e base, qui sont etudies dans la section C, certains prol>lemes speciaux relatif,s au commerce des proiluits agricoles- exigent une attention particuliere. Au preJJder rang•~--...

ces prol>lemes figure celui que pose l'etablissement de barrieresnontarifaires dans _le cadre de Politiques de, soutien du rQvenu das agriculteurs ·dans lee pays· · · daveloppes, lesquelles,

a

l'echelle mondiale, contribuent

a

une mauvaise repartition des ressources. C'est ainsi qu'on a estime que jusqu'a 40 p. 100 du sucre ·de:•laet-, teraves produit dans l'hemisphere nord pourraient itre remplaces dans des conditiQnS plus rentables, pour l'ensemble du globe, par du sucre de canne. Les gouvemements

africilins devrai@t demander instamment aux pays developpes de supprimer ces barrieres non tarifaires aux echangei; ~0111111erciaux.

(14)

;_~~-, '

0

?)IVELOPPEMENT INDUSTRIEL

JEb 111atie~ de. production industrielle, les resul tats. obtenus par la majori te dea .•

. ·.,; ilfric.ains en voie de developpement ont ete illf.erieurs au taux minimal de croia- · · de 3 P• 100. par an. fixe CQllllle ·objectif par. la: Strategi~ internationale du deve:,- .

· ent. Les progres de. 1' industrie ont ete particulierement lents et decevanta

)-lea•

pays lea moins developpes et prives de littoral. La valeur de la production.

Vhl'<·: trielle de l'Afrique n'est actuellement que de 6 milliar<ls de dollars envit-on,

,~ ·i ..:·

peine plus de 11 P• 100 de son PIB. I

. ; ' !

';\r

?:.,: .; : • . ,

''"Ji\ltT:•

,La. caaposition canme la repartition geograpbique de la production n'ont subi que

i'f,.SbJt>~'.-;~aibles· modifications de structure, En Afrique, l 'industrie est concentree dans une

~j;;:f••---~

de pays. Cea manes pays ont continue de fournir pres. de 75 P• · 100 de la pro-

~'t£"A~tt.on i~us.trielle totale du colltinent. En outre, aucun changement important n'est

~>,its7i ~enu dens

la contribution ile 11 Afrique

a

la production industrielle mondiale,

~;~{,; GOIJltrtbltion. qui,

au

cours de la ·derniere decennie, s 1est ;,;aintenue au tres bas niveau

c < . • o.~ P•

100~

[<\-- .

c:·

\

..

"i8.

D'une.maniere generale, lea structures industrielles de l'Afrique sont orientees

••n. la production de biens· de consanmation. Les produits alimentaires, les boissons et le tabac representent plus de 40 p. 100 de la production industrielle de l'Afrique, La seconde_ activite industrielle par ordre d'importance est la fabrication de textiles, de v@tements et d'articles en cuir, en vue du remplacement d 1importations de produits correapondants. Des progres substantiels ont ete accanplis dans lea activites de pro- duction de biens intennediaires telles que la cimenterie, la fabrication de pate et de papier, l 1industrie chimique et lea industries metallurgiques de base, ai~i que dana lea activites de production de biens d'ec;uipement, telles que lea constructions meca- niques. En general cependant, 1 'exiguite des marches nationaux a emp~che tout progres important dans la grande industrie.

19. Les structures industrielles de 11Afrique sont par su:i.te carao-terisees aujour- d'hui par une capacite excedentaire, une etroite dependance

a

l'egard de l'etranger en ce qui concerne lea matieres premieres industrielles et lea facteurs de production intemediaires, et une structure des coGts qui n I a pas pemis aux pays africains de·

tirer le meilleur parti de leurs avantages relatifs. Les industries qui ont ete im- plantees tendent par leur genre d'activite

a

rester isolees du reste du monde. Du fait de leur nature capitalisti.que, elles n'ont cree que peu d'emplois .indust~iels et,·

au lieu de la modifier, ont plutot renforce la dualite qui caracterise lea pays afri- cains.

20. La strategie fondamentale appliquee en Afrique a ete ,celle du remplacanent des importations, et lea principaux instruments utilises par lea gouvernements au service de cette politique ont consiste en protections douanieres, allegements fiscaux et

autres mesures d 1encouragement visant

a

stimuler lea investissements etrangers. Cela a certes contribue

a

elargir lea bases de 11 industrie africaine, mais non

a

amorcer un processus d1industrialisation autonome. Pour reussir, une telle strategie exige l'ex-

tension du processus de remplacement des importations en etendue et en profondeur, sur la base de 11 accroissement des revenus et de la demande.

(15)

..

'

'

\: - .'/.-}.:tl\J

· 21.; • Une strategie d' industrialisation inul tinationale aurai t pu donner une impul~

~~ff:'}~

a

ce processus·, mais les efforts deployes pour pranouvoir une cooperation .

a

cet

.,,,,.."!Jf.;\'

' ' ' ·. ; ) _·-•,.~---

entre les pays africains n1ont donne que des reaultats decevants. Les mesures de~)ilil~i!'l{;' litique industrielle appliquees dans le cadre

de

la atrategie de remplaoement

de~' Cf\~

:Importations semblent d'autre part avoir generalement neglige les p0ssibilit'8:·¥4't·:·\4;l' eJd.staient de rationaliser la repartition des industries et de reduire lea

capaclt.~.J'.

' ( ' ;; -{,-·~

•euwe.dentaires, Un abaissement progressif des barrieres douanierea entre· pays

lf'n,,.<·:1\::;

cains et 811tres pays en voie de developpement 811rait par exemple ·encourage la

apei;~'.,.·

lisation et f avorise la canplementari te des productions, Les gouvernements

mi ..,;· . ·•·

cependant pas montres disposes

a

agir en ce sens, m&ne dans · le cadre des uniomJ .',.' nierea ·existantes, en raison principalement du f'ait que lea industries etabliea

DJ', .

aont pas parvenues 811 niveau de canpetitivite internationale qu'on en attendait~'.,:t"J;.

22. Le ch8mage cons ti tue pour lea pays africains un probleme gigantesque que ne saurai t ·rl§soudre une expansion industrielle axee sur le remplacsient des imp0rt';

et J)Ollr laquelle on a tendance

a

preferer les solutions capitalistiques,

z:3.

Les moyens employee dans le cadre des poli tiques de remplacement des imp0rtatl ne aont pas .de nature

a

susci ter le developpement d I industries d I exportation,

La::·' ,,·~

evaluation des taux de change et le maintien d'un haut degre de protectionniane

iJtt' ··

tif, en particu,lier, favorisent les importations par rapport aux exportations.

C~es'ti•'\t

la raison pour laquelle lea exemples ou l 1on est passe avec succes du remplacement ·

,J,;.,

des impOrtations

a

I 'exportation sont restes peu nanbreux et tres dissemines,

·\,/f,,.

24.

Panni les 811tres entraves

a

une industrialisation de l ' Afrique

a

l' echelle i n t ~ ·: ··

nationale figurent premierement les effete des poli tiques econaniques international•·•~.

?

et, deuxiemement1 les activites des societes multinationales, Dans la premiere

c,t'-,:'''''t,

gorie, la recession sape dans sea fondements la capacite des pays africains

cl' acqu.Srir•i?

lea biens et services necessaires pour promouvoir 1' industrialisation, et 11 inflation . · · eU1ve le coOt de cette derniere. Dans la seconde categorie1 la preference des

sooie-:

tes multinationales pour lea methodes de production

a

caractere capitalistique etleul' capacite de manipuler les rapports entre prix de revient et prix de vente tendent. ij. · lea eloigner des objectifs des politiques nationales de developpement industrial.·

25, Pour que !'industrialisation puisse devenir un processus 811tonane, il faut que la politique de developpement industriel pennette !'execution de certaines ttchea fon- danentales

a

1' echelon national, multinational et international. Les poli tiques natio- nales de developpement industriel doivent conduire

a

l'integratiori et 811 renforc4ment des econanies nationales et favoriser ainsi une plus grande independance econanique.

A cet egard, le Comi te de la planification du developpement a emis

a

sa onzieme see- sion l'avis qu'il etait fallacieux de considerer le developpement industriel et le developpement agricole comme necessairement rivaux. L' industrialisation devrait plu- t8t J;l<>rter avant tout •sur lea interconnexions entre industrie et agriculture, ()wi qu'il en soit, sous reserve d1accorder !'importance voulue aux liaisons internee, 11industrie peut devenir le veritable moteur du progres socio-econanique, Une poli- tique multinationale de developpement industriel dans les pays africains et les autrea pays en voie de developpement constitue le moyen .de :creer lea g:randes industries l

(16)

grSc.e auxquelles les !)ays. afr.,icains poun-aient beneficier pleiJMI.'.

:· · ,11 induan,iali.sation. Cette. poli tique est.

aussi

l' instruroent qui,. en eDCQUra- ·

4•

speci-alisati<m et .en favorisant la complement&rite des- productions, pennet-•.•

:a.

r,eduire. le gaspillage .dans 1 'utilisation de,,;,. resSQu,'Ces. limi tees <;lisponiblea.

)nnaison judicieuse des poli tiqu86! .nationaies et- multi-nationales. et la pl'QIIIOtion

·. Q(IOlllie afri:caine grace

a

11.action.collective consHtuent de. puissants leviers

,, ,'.;".· .a

l'avantage.des pays afri-cains l.es. effets des politiques internat:.onalea~

''1''t.· dewd.eme

~nteren~ generale de,-l'ONlID~ ~- ad~te a Lima

une.

decl;a~ion. et. un . e--p'.actio11 concernant la cQQpeJ"ation et le developpemSl\t indus:triel.. Cette, .

· tiim r13Preaente •un p r o ~ important dallS 1<11!; e£fqrts d6ployes. .pour pranouvoi~ . .. WU'.ation d 'un ordre ecQnom,iqus internat.i<mal juste et ,equ.i table da.'lS le danaine • , ''tlndustrie.

fondamental qui 11e deg age de la declara.ticn est que 1' application ... rure,s visllJ'.lt a atteiudre un objec.tif definl d;sns une optique poli tique cons ti tue

les · pays en voie de rleveloppement le moyen d '.accanplir une industrialisation

t•ree

ainsi que de red.uire lee actuelles ineg.tlites criantes dans les revenue et.

;.•oy~. de produc;,.tio;i mondiaux. La declaration souligne la necassite d'une caope-.

;·-t.i91l

internationale pour pennettr.e aux pays en, v::iie· de developpement de por.ter leur

j)}.;~J>llrl"

de l;t production i.ndustr.ielle mondiale, de I\IOn present niveau de 7 P• 100, a 25 • ,

lit(''P•

tOO.d'icial'an 2000. Il sera necessaire de coordonner l'actior,

a

!'echelon natio- •

,;'!t?:·,.:al,

multinational et international pour renverser les processus historiques anterieurs

:'l;f :

at pranouvoir ainsi 11 instauration d' un nouvel ordre economique international,

1(\,'·

\°?,""'1::",;,

28. ·

L'accept;<tion sur le plan politique .des principes ci-dessus, constitue le point·

• d6part de 1' action

a

mener par la canmunaute internationale et determine en

:veri

te

la perspec.tive _dans laquelle doi t s' inscrire cette action. L' attention doi t 8tre con- centree sur l'efficacite de !'utilisation des matieres premieres, Le plein exercice de la souveraine-te des pays sur leurs ressources naturelles serait. un puissant stimu-.

lent du redeploi'9111ent des m~yens mondiaux de production, Dar.s ce contexte, lea acti-.

vi tes indu$triel,les de transfonnation aux fins d-' exportatio!l devraient fournir l' ele-,,

· ment mpteur necess;<ire pour accelerer l' industrialisation et amorcer )In processus auto- entretenu de croir,sance economiqueo

29,

Cette strategie axee sur 11expbrtation doit l!tre completee par une strategie de.

developpement industriel multinational, 11 incC1Dbe aux. dtfferents gouYernements. de.

cooper.er dans le cadre regi~nal pour creer de grandes indus.tries mul.ti.r.ationalce. La double strategie ainsi defini.e suppose l;i. mo:t>il;i.sation.d'un volU1De co1111;i.derable-de ressources en m&ie temp3 que la .creation des institutions necessaires et• le developpe-·

ment des compete..'1Ces. et des· capaci tea locale1:1 · en matiere. de· technologie, industrielle.

Les efforts- deployes au·• cour.s de la dorniere decennie pour promouvoir• l'industriali.e.i>-' tion en Afrique ont deja. permi, de. realiser certains progrea dans .11.acquisi \ion, dee · ,·

canpetences et lamise en place des elements d'infrastructure qu'exige .ce~teindustria- lisation. L' anpleur :de l·a, tache

a

.accomplir necessi te un substantiel transfert de . ressources des pays industrialises .aux pays en v.oie- de developpement·, pour lequel la , cooperation internationale jouera- un :r8le .decisif.

(17)

30.

S'agissant de la mise en application de la declaration et du progranme d1act':1,iNf~{>

.:!aptes

a

Lima, les gouvernements africains devront redoubler de vigilance pour d",, · fendre' et' promouvoir les intet-~ts

de

11 Afrique • . Ils devrdnt: en 'particillier, -dane . plan

de

redistribution des liioyens de production,' unir Ieurs efforts pour

emp3ohei- .

11Afrique

une

fois de'pius n1en soit reduite'

a>la

fourniture de matie~s preiniei'eAlfri'' La definition des principes directeurs d'une pol:l:tique tendant

a

developper 'pro. .'J

sivement les activites de· transfonnation des ressources naturelles

aux

fins d's tion apparatt 'camne

une

nooessite.

31.· Les industries qui presentent pour l'Afrique un interet primordial et

aectt·

do:l.vent: @tre identifiees des que po~ible aux fins des tiegociations port ant siir

'1'

creation de nouvelles industries mul 'tinational~e OU axees Sllr 1 'exportation.

u.

premieres tlches consiste done

a

identifier et definir sur

une

base nationale bu,, national.a des industries fondees sur lee ressources exi'stantes,. Au

nanbre

de··~

dustries pour:raient figurer la siderurgie_, la metallurgie du cuivre et' de '11 al . ., la fabrication de pate et de papier, 11 industrie petrochimique, 11 indiuit'r'ie du: . ·.

differentes agro-industries. · L' implantation rapide de ces industries · triansfOl'dl . . , produits de base aux _fins d'exportation constituerait un bon point de depart pour'' ··

l' ~croissement de ·1a part de l' Afrique dans la production industrielle mondiale,

' ' ,

.

'

32,

Un certain nanbre de projets multinationaux interessant les secteura·

industrieu'.1;:,

aientionn6s ci.'.;.dessus ont ete identifies dans des etudes de •1·a CEA. 11 'conrlent de

,t;

doniier

~ui

te . aux propositions contenues dans ces etudes,. 'En confonnite aved • la

111'4tbciiii/

preoonisee

a

l'a dei.udeme session de la Conference des m:i.ni.stres africaina·

de

l ' i ~ .

trie,

des projets doivent @tre ~labores et ·des consultations organisees pour delim.r ., les dispositions et mesures requises, en vue de la creation d'indU:stries' multinati~

nalea.

33.

En derniere analyse, la realisation des pro jets conoernant tant lea industries·

d'9POrtation

qua

les industries multinationales obligera

a

faire appel

aux

·invssti&,,:

-erits'6trangers SOUS UDe fonne OU

une

autre, U conviendra p81" consequent d~IIOCOI'-.

dsr la plus grands attention

a

l'elaboration d'accords equitables et·mutuellemeirt ·

acosptables pour la cooperation avec lea investisseurs etraDgers. Des ·liiesures·

~ t

ltre prises pour developper les capacites locales en matiere de technologie industri- . elle et renforcer ia position des pays africains dans la negociaticin des conditions •de

tranafert et d'acquisition des techniques industrielles. La creation d'un: cent1'e ~ gional' pour l'encouragement des investissements et le transfert•.des ·techniques pow-·

rai t aider

a

atteindre ce hilt, Le Cani te des progres 'de

l'

industrialisation an·

Afri-

que,

a

sa premiere reunion, a demande

a

la CEA et

a

l 'ONUDI de presenter un projet en ce ee~.

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