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Sur une modification apportée au biprisme de topaze de Fresnel

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Academic year: 2021

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(1)

HAL Id: jpa-00236934

https://hal.archives-ouvertes.fr/jpa-00236934

Submitted on 1 Jan 1874

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Sur une modification apportée au biprisme de topaze de Fresnel

F. Billet

To cite this version:

F. Billet. Sur une modification apportée au biprisme de topaze de Fresnel. J. Phys. Theor. Appl.,

1874, 3 (1), pp.178-181. �10.1051/jphystap:018740030017801�. �jpa-00236934�

(2)

I78

principe

conserve toute son

autorité ;

mais il

peut

arriver

qu’il

se

forme,

au

premier

moment, des corps

qui

ne subsisteront pas défi- nitiv ement à la

température

à

laquelle

on

opère,

ou en

présence

du

dissoli-ant mis en oeuv re, les corps étant détruits presque

aussitôt,

en tout ou en

partie,

par une

énergie étrangère empruntée

à l’é-

chauffement ou à la

désagrégation développée

dans les

dissolutions :

c’est ce

qui

arrive

fréquemment

dans la formation des

précipités,

tels que les

carbonates,

les sulfures

métalliques,

etc. Dans cette

circonstance,

il

peut y

avoir

absorption

de chaleur. La discussion de tclles

complications

est souvent

délicate

et

exige

une connais-

sance

approfondie

des

phénomènes chimiques,

sans

laquelle

on ne

saurait

appliquer

les

règles précédentes

avec certitude : nous ne

pouvons la

dévclopper ici, malgré

la

précision

des résultats que l’on en déduit. Il nous suffira d’avoir montré comment le troisième

principe

ramène

l’explication

des

phénomènes chimiques

à la notion

purement physique

et

mécanique

du travail maximum

accompli

par les actions moléculaires. On

peut

même en déduire la consé- quence

suivante, très-générale

et

applicable

à une multitude de

phénomènes :

Toute réaction

chimique, susceptible

d’être accom-

plie

sans le concours d’un travail

préliminaire

ou d’une

énergie étrangère,

se

produit

nécessairement si elle

dégage

de la chaleur.

SUR UNE MODIFICATION

APPORTÉE

AU BIPRISME DE TOPAZE DE FRESNEL ;

PAR M. F. BILLET.

Le

premier prisme

de Frcsnel est

PQRSTV (fig. i) :

sa section

droite

TPV est le

plan

des axes

optiques;

son arête

PQ

est

normalc au

plan

des axes

optiques ;

sa base RSTV est le

plan

de

clivage.

Il utilise les deux v itesses

principales

b ordinaire et c

extraordinaire ;

Fresnel donnait à son

angle RQS

une ouverture de

g2° 30’.

Nous nous contenterons de go

degrés,

et l’on va voir pour-

quoi, quoique

cct

angle

soit un peu moins

avantageux.

Le deuxième

prisme

de Fresnel est

P’ Q’RSTV (fig. 2) :

sa sec-

tion

droite SQ’V

est normale au

plan

des axes

optiques;

sa base

RSTV est

encore le

plan

de

clivage.

Son

angle

a la même

valeur,

Article published online by EDP Sciences and available at http://dx.doi.org/10.1051/jphystap:018740030017801

(3)

I79

92°30

ou 90

degrés,

que chez l’autre. Il donne les deux vitesses

principales a

ordinaire et c extraordinaire.

Fig. 1. Fi,-,. -2. Fic. 3.

J’ai

remplacé

le

premier prisme

de Fresnel par « cti DBACSV dc

lafig.

3. Il a, comme le

premier

de

Fresnel,

soi arète BD nor-

malc au

plan

des axes

optiques,

et sa section droite ABV coïn- cidente avec le

plan

des axes

optiques;

mais il offre cette ditlë-

rcncc, que la face de

clivage AHCD,

am lieu de lui servir de

base,

est une de ses

faces ;

l’autre face DBVS étant le pan DBD’B’ du cristal. Sa base

ACSV, parallèlement

à

laquelle

chemineront les rayoiis

intérieurs,

fait un

angle

de

45 degrés (DCS

=

43°)

avec la

face

de clivage.

Il utilise la vitesse 1) ordinaire et une certaine vi-

tesse extraordinaire intermédiaire entre b ut c ; de 1 parce r que son

angle réfringent

CDS est go

degrés

que nous donnons go

degrés

à

celui des deux

prismes

dc Fresnel

(lu deuxième)

(PU’ nous conser- vons.

J avais d’abord

songe ( fig. 4) à

rendre la base AN SC de mon

prisme parallèle

à l’un des axes

optiques,

ce

qui,

avec un

angle

re-

Fia- 1,. Fig. 3.

fringent AB1V

de 90

degrés,

aurait donne une face

1B131

différente de la face dr

cliBa2t.

AB. Cr

prisme

n aurait donne

qu’unc image

(4)

I80

de vitesse

b,

tandis que

l’autre (fig. 2)

en aurait donné deux de vi-

tesses a et c, dont aucune n’aurait été sur le

prolongement

de la

première.

Ainsi une

ligne

lumineuse

IJ,

vue à travers le

système

des

quatre prismes (les

deux de

topaze juxtaposés

et deux

plus longs

de verre

auxiliaires),

ou

mieux,

amenée par une lentille à

donner sur un écran des

images réell es,

aurait donné

(fib.5) :

1 ° une

image unique ij correspondant

à ce

prisme

de la

fig. 4;

deux

images hk,

h’h’

correspondant

au

prisme

conservé de

Fresnel,

la

première

hk étant l’ordinaire.

Ce

qui

m’a fait renoncer à mettre ma base

parallèle

à l’axe op-

tique,

c’est d’abord la variabilité de

l’angle

des axes

optiques

chez

la

topaze

et la

complication qui

en résulterait pour la commande de

ce

prisme ;

c’est

qu’ensuite il n’y

a aucun inconvénient à avoir une

base AV

(fig. 3)

un peu différente en direction de

l’axe optique,

ce défaut de coïncidence

ayant

pour

unique

effet de dédoubler l’i- mage

i j

et de la

rempl acer

par deux

images très-rapprochées i’ j’, i" j";

mais aucune d’elles ne sera dans le

prolongement

de hk ou

h’h’,

et c’est là

l’important.

Que pouvait-on reprocher,

en

enet,

à

l’expérience

de

Fresnel ?

C’était d’avoir deux

images

en

ligne droite,

et servies par le même in- dice. Je sais bien que, cette

image

non brisée étant

l’extraordinaire,

il i estait établi que

1 image

ordinaire av ait deux indices et dès lors

Fij.6. Fig. 7.

n’était pas

ordinaire ;

mais ne vaut-il pas

mieux,

pour établir l’ab-

sence d’un rayon

ordinaire,

avoir la brisure dans les deux

images ?

C’est l’enet que

produit

le

rcmplacement

du

premier prisme

de

Fresnel par celui de la

fig. 3,

soit que

l’image ij s’y dédouble,

soit

qu’elle

reste

unique, si,

par

hasard, AV,

dans l’échantillon

employés,

au lieu de faire environ 12

degrés

avec un des axes op-

tiques,

lui était

parallèle.

(5)

I8I

1B1. Henri

Soleil, auquel je

me suis adressé pour la construction de ce nouveau

biprisme,

a réuni les deux

appareils

en associant

au deuxième

prisme

de

Fresnel, qui

leur est commun, d’un côté le

prisme

i et de l’autre mon

prisme

3. Je n’ai pas

figuré

les deux

longs prismes

isoscèles de verre,

qui, juxtaposés

aux faces

ll’nn’, l1l1n’nn’,

font du tout un

parallélépipède rectangle.

La

fig. 7

montre la

disposition

des

images

dans les trois

prismes,

pour un 0153il

qui regarde,

au travers, une

ligne

lumineuse

(l’arête réfringente

des

prismes

de

topaze

étant en

bas) ;

les trois

images

su-

périeures

sont les ordinaires moins

réfractées,

la

vibration y

a pour direction celle de l’arête nn’ : un nicol à section

principale

normale

a l’arête les éteint donc. On voit tour à tour les

systèmes

1, 2 et

2, 3 cn

transportant

l’oeil à la démarcation des

prismes.

Je termine en donnant la Table des déviations minima obtenues

au

goniomètre

de Babinct sur les trois

couples d’images,

et de la

séparation angulaire

de leurs

images; j’y

ai

joint,

pour lcs deux

premiers,

les résultats du calcul. Les

prismes

isoscèles de verre ont

l’indice moycn

1,5215.

On a admis que, par raison de

symétrie,

lors de la déviation

minima,

lcs rayons cheminaient dans les

prismes

de

topaze parallèlement

à leurs bases.

DIVISION D’UNE ONDE SONORE PAR UNE FLAMME OU PAR UNE COUCHE DE GAZ CHAUD EN UNE ONDE RÉFLÉCHIE ET UNE ONDE TRANSMISE;

PAR M. JOHN CUTTRELL,

Préparateur au laboratoire de Physique de l’Institution loyale,

(Proccedings of the Royal Society, t. XXII, p. 19°; 1874.2013Traduit par ’1. BARMOHOMIN.)

Le docteur

Tyndall a démont expériment. dement l’impuis-

un son à travers une atmospheir non homogène, et a

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