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Étude de la structure de l'acide nitrique et du nitrate de méthyle

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(1)

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Étude de la structure de l’acide nitrique et du nitrate de

méthyle

Jean Chedin

To cite this version:

(2)

ÉTUDE

DE LA STRUCTURE DE L’ACIDE

NITRIQUE

ET DU NITRATE DE

MÉTHYLE

Par M. JEAN CHEDIN,

Laboratoire central des Poudres.

Sommaire. 2014 On étudie dans

cette note les rapports entre le spectre et la structure des édifices atomiques suivants :

Ion NO-3, molécule NO22014OH (acide nitrique à 100 pour 100), molécule CH32014O2014NO2 (nitrate de méthyle).

On montre le passage du spectre de l’ion NO3- à celui de la molécule NO22014OH. Les formules de la méca-nique classique permettent de calculer avec une bonne approximation le spectre de la molécule NO2OH à partir des valeurs usuellement admises pour les forces de liaison f0-0 et fN-0. Ces calculs confirment l’existence de la forme unique NO22014OH dans l’acide nitrique à 100 pour 100 (unique à de petites quantités près d’anhydride azotique N2O5). L’imprécision relative de ces calculs ne permet toutefois pas de trancher entre plusieurs formes possibles et voisines du groupe 2014NO2.

On étudie ensuite la molécule de nitrate de méthyle. On conclut à une forme non plane, les

atomes 2014O2014NO2 étant dans un plan et possédant le plan de symétrie perpendiculaire, l’atome de

carbone C étant situé dans ce plan de symétrie.

Introduction. - Avant d’aborder la

question

de la structure de la molécule de nitrate de

méthyle,

nous avons

repris

celle de la molécule d’acide

nitrique.

L’acide

nitrique

tant dilué

(ion NOI)

qu’aux

concentrations élevées

(molécule N02 - OH)

a été abondamment étudié

par la spectrographie

Raman. L’ion

NOI

a été reconnu

plan

et

possédant

la

symétrie

à notre connaissance le

spectre

et la structure de l’acide

nitrique

non dissocié n’ont

pas été

complètement expliqués.

Notre but est de montrer que l’examen des

spectres

et les considérations de

symétrie permettent

de passer du

spectre

et de la structure de l’ion

NO-;-à ceux de l’acide non dissocié

N02 -

OH et à ceux

du nitrate de

méthyle.

Autant

qu’il

se

pouvait,

on a

cherché à confirmer les conclusions obtenues en

utilisant les formules

théoriques qui

permettent

en

principe

de calculer le

spectre

Raman

lorsque

sont

connues la structure et les forces

interatomiques

de la molécule.

La

bibliographie

concernant l’acide

nitrique

n’a pas été donnée ici dans tous ses

détails,

elle se

trouve dans le travail que nous avons

publié

comme thèse.

Nous avons

reproduit

les formules de Lechner

et de Radakovik avec les notations

qui

leur sont affectées dans les Traités sur l’Effet Raman de Kohlrausch

(Der

Smekal-Raman

Effekt,

1 et

II).

I. L’ion

N0,.

L’ion

N03,

c’est-à-dire l’acide

nitrique

dilué,

les solutions aqueuses des nitrates minéraux... ont

été

l’objet

de nombreuses études

qui

ont

permis

de conclure que l’ion

NOy

est

plan,

les 3 atomes 0 sont

disposés

aux sommets d’un

triangle

équilatéral

dont l’atome N occupe le centre. Possédant

4

atomes,

il a 3

X 4

- 6 = 6

fréquences

propres de vibration. Mais comme il relève de la

symétrie

D..,,/,

(un

axe

vertical d’ordre

3),

sur les six

fréquences,

quatre

se réduisent à deux dont chacune est doublement

dégénérée,

la

cinquième

est interdite dans l’effet Raman. Il

n’y

a donc que trois

fréquences

Raman dont les valeurs moyennes sont :

Mi ioio cm-I -

Synlétrique -

Polarisée ;

c,>,,, =

I3go

Dégénérée

double -

Dépolarisée ;

(1)3,b =

720 C111-1 - Dégénérée double -

Dépolarisée;

Dans la

figure

i a sont

représentés

les modes de vibration

correspondants.

Il reste à se demander

quelles

sont les forces

qui

maintiennent ce

système

en

équilibre.

Fig. i b. Fig. T a.

A

priori

il semble que l’on

puisse

faire deux

hypothèses :

I ~ L’atome N est lié à

chaque

atome 0 par une

double liaison

(fig.

1

b).

Dans ce cas, les atomes 0 étant saturés ne doivent exercer entre eux que des

forces faibles. Un tel

système s’interpréterait

le mieux dans

l’hypothèse

des forces de valence.

(3)

Il est à remarquer dès maintenant

qu’un

tel

système

dans

lequel

N serait

plus

que

pentavalent

est fort peu

plausible.

20 L’atome N est lié à

chaque

0 par une liaison

simple. Chaque

atome 0 conserve alors un électron de valence libre. On

peut

penser que les atomes 0 sont liés entre eux par des liaisons

monoélectroniques.

dont la force

correspond

à peu

près

à la moitié de la force de la liaison

simple

N : 0

b).

Pour trancher entre ces deux

hypothèses

on

peut

rechercher

quelle

est celle

qui

permet

le mieux de calculer le

spectre

à

partir

des données.

1. Calcul du

spectre

de

N03

dans

l’hypothèse

des forces de valence. - Pour ce

type

de structure les formules de Lechner sont les suivantes :

N02 OH (symétrie C2,,).

Fig. 2 b. Fig. 2 a.

Fig. 3. -

Spectres Raman de l’ion N03-et de l’acide nitrique anhydre.

Dans ces

formules,

F est la force de la liaison N =

0,

w

d la force de maintien des

angles

ONO

(fig.

nl, n24’ ... sont reliés aux valeurs

correspon-dantes de o) en cm-1 par

On ne

peut

appliquer

ces formules que si F et d

sont connus. La méthode suivante a été

utilisée,

on est

parti

de valeurs

approchées

de F et d et l’on

a

comparé

le

spectre

calculé ainsi au

spectre

observé.

On sait que la force de la liaison

simple

N - 0 varie peu

(selon

les molécules dans

lesquelles

elle se

trouve

engagée)

autour de

[h5

X 105

dynes/cm

(on

en verra

plus

loin une

justification),

la force de la liaison double N = 0 est environ le

double,

soit 9 x T 05

dynes/cm;

d a été choisi

égal

à 1 X I05

dynes/cm,

on verra

plus

loin

pourquoi.

La

figure

4

permet

de comparer le

spectre

calculé

(no 1)

et le

spectre

observé

(no

2).

L’accord est médiocre.

w--w i t 1

Fig. 4. -

Spectre observé de l’ion N03 et spectres calculés.

2. Calcul du spectre de l’ion

N0~

dans

l’hypo-thèse des liaisons

oxygène.

-- Dans ce

cas, il y a lieu d’utiliser les formules

auxquelles

conduit

l’hypothèse

des forces centrales. Les formules suivantes ont été établies par Radakovick :

Dans ces formules

f et f

sont les forces de

rappel qui

s’exercent respec-tivement entre l’atome N et

chaque

atome

0,

et entre 2 atomes 0.

P,

paramètre

à

déterminer,

qui

serait nul dans le cas d’une molécule non

plane.

Voyons

à

quoi

conduisent ces formules en

suppo-sant que

f correspond

à une liaison

simple

N :

0,

on

prendra

donc

f

=

4,4

X I05

dynes/cm"

et

If

à

une liaison

monoélectronique

ou demi-valence 0 , 0-.

Le

spectre

Raman de H202

permet

de calculer la valeur de la force de la liaison

simple

0 : 0,

on

trouve

3, go

X 105

dynes/cm ().

La force de la liaison

monoélectronique

0.0 doit être très voisine de la moitié de cette valeur.

Nous avons fait le calcul avec

La

première équation

conduit alors à

(4)

447

On ne

peut

calculer

complètement

n~, et n~ .; à

cause de la

présence

au deuxième membre du para-mètre inconnu P. Nous avons

procédé

ainsi :

Partant maintenant de

l’équation (3)

et nous

donnant la valeur du

premier

membre

d’après

les valeurs observées de (,)2. et (,).1.:. on

peut

calculer P.

On trouve

(2)

permet

alors de calculer n;!,’J. ~~ X n;;, ,.

Connaissant

~- n;~,~

et

n~,

f x on calcule

immédiatement W2.. et w.:. ,.

~’ ’

On arrive ainsi à

qui présentent

un accord excellent avec les valeurs observées

(1

38o et

730

On

peut

comparer sur la

figure

fi

le

spectre

observé et le

spectre

calculé

(no 3).

C’est le

système

à

symétrie D3h

et avec forces centrales

1 1 1 .. --, 1

_1-qui

rend

compte

le mieux du

spectre

Raman observé. C’est donc ce

type

de structure

qu’il

y a lieu

d’ad-mettre pour l’ion

NOI.

II. Acide

nitrique

non dissocié ou molécule

N02---OH.

a. Modèles

possibles

de la molécule

Kohlrausch a montré que la molécule d’acide

nitrique

non dissocié a la forme

pseudo-acide

N02-

OH.

Rappelons

que toutes les molécules renfermant le radical

- N02

(nitro-paraffines, nitro-aromatiques,

nitrates

organiques,

acide

nitrique

non

dissocié...)

possèdent

trois

fréquences

propres

qui correspondent

à des raies Raman

respectivement

voisines de

ô (s )

= 550 cm-l, vs = l30o cm-’, y~,~ = J600 En

première approximation,

c’est-à-dire en

suppo-sant que les vibrations du radical

N02

ne sont pas

influencées par celles du reste de la

molécule,

on

peut

considérer ces trois raies comme

correspondant

aux trois

fréquences

de vibration du groupe

triato-mique - N0~ (fig.

5

a).

A

partir

de ces

fréquences

et à l’aide des formules relatives à la molécule

triatomique symétrique

on calcule aisément la force de

rappel

F de la liaison

NO,

la force d

qui

(2) Jean CABANNES, Annales de Physique, 1932, t. 18, p. 321~.

’l-1-1

s’oppose

à la variation de

l’angle

ONO,

et cet

angle

même a. On trouve que pour tous les dérivés nitrés et

nitratés, F

ainsi calculé reste voisin de 9 x 105

dynes/cm.

On donne dans la

figure

5 b les résultats

obtenus

pour le nitrobenzène

(Cabannes),

le nitrométhane et l’acide

nitrique.

Ce n’est là toutefois

qu’une

approximation,

elle ne

permet

pas

d’expliquer

entièrement le

spectre

de l’acide

nitrique

ni sa structure. Il faut pour cela considérer les vibrations de l’ensemble des

quatre

atomes

N03 (l’atome

H

n’ayant qu’une

influence

négligeable).

Fig. 5 a. Fig. 5 b. Fig. 5 a. - Modes de vibration du radical

Fig. 5 b. -

Fréquences propres du groupe NO, dans quelques molécules du type X-N02. Valeurs correspondantes de F,

d et OE calculées dans l’hypothèse simplificatrice d’une

indé-pendance complète des vibrations du radical N02 et de celles du reste de la molécule.

Considérons

l’ion

NO-s (fig. 7 a).

Les forces

qui

assurent son

équilibre

sont les trois forces de valence

simple

N : 0 et les trois forces de demi-valence entre les atomes

d’oxygène.

On

peut

penser que

lorsqu’on

passe de l’ion à la molécule d’acide

nitrique N02 -

OH,

les deux liaisons

O1O2

et

0,0,

de l’ion s’ouvrent et l’atome H se trouve lié à l’atome

01

par une liaison

simple.

Les demi-valences

0,0,

et

0,0,

issues de

02

et

03

se

replient

selon

02N

et

ON

saturant ainsi la liaison demeurée libre de N-. Mais au delà, trois

hypothèses

sont

possibles :

T 0 La liaison

monoélectronique O2O3

peut

subsister et l’on a la

configuration b’

ou c’. L’atome N serait alors

tétravalent;

20 Le

déséquilibre

introduit dans la molécule par la

rupture

des liaisons

0,0,

et

0,0,

peut

faire que la liaison

monoélectronique 0,0,

s’ouvre

également

en se

repliant

à

partir

de

O2

et

0,

selon

02N

et

0,N.

On aurait alors la

configuration

b ou c

(les

deux demi-liaisons

02N

et

0,N

étant

équivalentes

à une liaison

simple ordinaire).

Dans ce cas l’atome N serait

pentavalent;

30

Enfin,

les vues

électroniques

de

Lewis,

sur la

valence,

conduisent à une troisième

hypothèse.

Si

l’on admet

qu’un

atome

engagé

dans une molécule

ne

peut

être entouré de

plus

de 8 électrons

(octet

électronique),

l’atome N

qui

en

possède

5 doit être

(5)

apportent

les 3 électrons nécessaires pour

compléter

son octet.

Cependant

il

peut

présenter

une valence

supérieure,

et de la

façon

suivante :

Considérons la molécule d’acide

nitrique

HO -

N0102

et supposons N uni par une liaison

simple (2

électrons

communs)

à

l’oxhydrile

OH et

par une liaison double

(4

électrons

communs)

à l’atome

O1.

L’atome N est alors saturé; il est entouré de 8 électrons

périphériques :

6

qui appartiennent

également

aux atomes

01

et 0 et constituent les

liaisons,

et 2

qui

lui

appartiennent

en propre.

L’atome N

peut

céder cette dernière

paire

d’électrons à l’atome

0, lequel

se trouve lié à N par un doublet

électronique

normal

auquel

il n’a pas collaboré. L’atome N

porte

alors la

charge

+ e et

0,

la

charge

- e. Ceci est

possible

parce que 0

qui

possède

6 électrons

périphériques

peut

«

accepter

»

une

paire

d’électrons sans que le nombre de ceux-ci excède 8. Il se trouve même que cette

paire complète

exactement l’octet de l’atome

0~ qui

est ainsi saturé. L’atome

0,

se trouve alors entouré de 8 électrons dont 2 sont «

partagés

» et 6 lui

appartiennent

en

propre, alors que

01

est entouré

de Ci.

électrons

«

partagés »

et ij

à lui

seul,

N est entouré de 8 élec-trons «

partagés

»

La

représentation électronique (3)

peut

aussi s’écrire

L’atome N

présente

ainsi 4

valences non

polaires

et une valence

polaire,

de même que dans

La liaison

N -

0 est aussi

appelée

« double liaison

semi-polaire

».

Les formules

(1)

et

(2) présentent

toutefois une

dissymétrie

qui

n’est pas d’accord avec les conclu-sions

qui

résultent de l’examen des

spectres.

Le

plan

bissecteur de

l’angle O1N02

doit être en

effet,

plan

de

symétrie

de la molécule. Le modèle suivant

permettrait

au contraire de concilier les deux

points

de vue :

( Le trait pointillé représente une demi-valenee ou liaison

à 1 seul électron.)

(3) On trouvera l’exposé détaillé de ces considérations et

les formules (1) et (2) dans Parachor and Valency de SUGDEN.

Il est

symétrique

et satisfait à la

règle

de l’octet.

Chaque

atome est entouré de 8 électrons

périphé-riques

(les

atomes 0

possèdent

chacun 3 électrons

partagés

et 5 en

propre);

tout se passe comme si N avait cédé à

chaque

atome 0 un électron

qu’il

partage

avec lui.

On se trouve donc devant trois modèles

possibles :

!~T pentavalent. N qua(Irivaleiit. N quadvivalent + 1 yalenee polaire

Nous reviendrons

plus

loin sur la

question

de

savoir

lequel

de ces modèles semble

représenter

avec le

plus

de fidélité la molécule

N02 - OH.

Pour l’instant bornons-nous à remarquer que les trois formes

(I),

(II)

et

(III)

présentent

les mêmes éléments de

symétrie,

des

systèmes

de forces de

rappel

peu différents et que cette distinction est

sans

importance

pour la discussion du

spectre

et l’attribution des

fréquences.

b.

Interprétation

du

spectre

de la molécule

N02-OH. -

Quand

on passe de l’ion

NO-;

à la molécule on passe du

type

de

symétrie D3h (ion

au

type

C2Y,

deux

plans

de

symétrie perpendiculaires :

le

plan

des atomes

N, 0,

0,

0- et le

plan

perpendiculaire

passant

par la liaison

simple

N : 0. Les modifications ainsi

apportées

à l’ion

NOI

entraînent

peut-être

une variation de

l’angle

des valences.

Désignons

par 2 ex

l’angle

des

deux liaisons doubles. On a vu par les résultats

approximatifs

de la

figure

5 b que

l’angle 2

« reste

voisin de

Nous allons montrer

qu’un

tel

système

permet

de rendre

compte

complètement

du

spectre

observé de l’acide

nitrique.

Les modes de vibration d’un

système

à

quatre

masses

possédant

cette

symétrie

sont connus

(4) ;

les six

fréquences

Raman sont actives. Les

fréquences

W2.4 et Mgg doublement

dégénérées

de l’ion

NO ï

se dédoublent dans le cas

de

N02 - OH

en &.)2’ c~4 et &.)3’ w5. Les six modes de vibration sont décrits dans la

figure

2 a.

On sait que le

spectre

de l’acide

nitrique

se compose

des raies :

(6)

449

Écartons

de ce

spectre

la raie faible 1

527

cm-1

qui

n’est autre que

l’harmonique

L’attribution des

fréquences

restantes est facile :

WI et W4

(voir fig.

2

a) qui

sont les oscillations de valence

symétrique

et

antisymétrique

du groupe

N02

sont

respectivement i 2~6

cm-1

(polarisée)

et

i

67o

cm-1

(dépolarisée). A W2’

oscillation

symé-trique

de

valence,

nous faisons

correspondre

la raie 922 cm-1

(polarisée).

Enfin les

fréquences

de déformation cog et W 5

correspondent

aux raies

607

et

671

1 cm-1. La vibra-tion c~3 devrait donner lieu à une

fréquence

polarisée.

Il se trouve que les deux

fréquences

607

et

6;

1 sont

l’une et l’autre

dépolarisées

ou très faiblement

polarisées.

Il n’est donc pas

possible

d’attribuer avec

plus

de

précision

les

fréquences

w 3 et W 5’

La

figure

3 montre le passage du

spectre

de l’ion

NOI

à celui de la molécule

N02 -

OH.

c. Calcul du

spectre

de la molécule N02OH.

-Nous allons

justifier

l’attribution des

fréquences

qui

vient d’être faite en les

comparant

aux valeurs

auxquelles

conduit le calcul de ces

fréquences.

Dans le cas de la molécule

plane

à

4

atomes, à

symétrie C2Y,

telle que

N02 -

OH,

Lechner a établi les formules suivantes :

Dans ces formules

f 1

est la force de la liaison

simple N - OH, /2

celle de chacune des deux

liai-sons N - 0 du

groupe

sont les

forces de

résistance

à la déformation des

angles.

Dans les calculs que nous avons effectués nous

avons

pris 2

x =

pour

simplifier.

Cette valeur constitue certainement une bonne

approximation

(la

valeur

approchée

trouvée en considérant le groupe

I02

comme une molécule

triatomique

libre

est 2 x = I I c~~,

figure 5

b).

A

partir

de valeurs données de

fi,

f 2, dl, d2

ces

formules

permettent

de calculer (,)1’ ..., 1 ’e 5.

La force de liaison

simple

N - 0 est

d’envi-ron

,5

X 105

dynes/cm.

Le calcul ne

permet

pas de voir

laquelle

des trois formes

(I),

(II), (III)

est la

plus

vraisemblable. En effet les valeurs de G~ 1, ..., 1 W 5 calculées avec :

présentent

à peu

près

le même accord moyen avec le

spectre

observé

(5).

La

figure

6

permet

la

comparaison

du

spectre

observé et du

spectre

calculé avec

Fig. 6. -

Spectre observé et spectre calculé de l’acide nitrique à i oo pour oo.

D’après

les formules données

plus

haut,

on calcule G~ 4 en résolvant une

équation

du second

degré.

(,)1’ (,J2’ (,)3 sont les racines d’une

équation

cubique,

on les détermine par

approximations

successives.

(5) Il est peut-être bon d’ajouter qu’on ne saurait exiger des formules permettant le calcul des spectres lorsqu’on a reconnu la structure de la molécule, une précision très grande. Ces formules sont en effet obtenues en faisant sur les forces

interatomiques des hypothèses arbitrairement simples qui seules permettent les calculs : dans l’hypothèse des forces de valence, on suppose des forces f de rappel dirigées selon les traits de valence et des forces d beaucoup plus faibles s’opposant à la déformation des angles; dans l’hypothèse des forces centrales, on suppose toujours des forces f selon les traits de valence, et également des forces f’ plus faibles

entre ~ atomes quelconques non liés chimiquement (forces l’ qui peuvent correspondre à des valences résiduelles plus ou

moins fortes). L’interaction des atomes dans la molécule

est certainement plus complexe, néanmoins ces formules

(7)

On voit

qu’on

arrive à un très bon accord entre le

spectre

calculé et le

spectre

observé. Cela confirme

l’interprétation

précédente

du

spectre

de l’acide

nitrique

et aussi la structure

plane

à

symétrie

C2r.

’t - v ’-’ ..., """’"

Fig. 7. -

Passage de l’ion NO, à la molécule OH. Lorsqu’un atome H est lié à l’atome Ol, les deux

demi-liaisons 0102 et 0,0, se rompent et se replient (fig. b).

d. La forme III

est la

plus

probable.

- L’examen des

spectres

nous + a

permis

p d’écarter le modéle

H0-À§£

mais il

,

ne

permet

pas de trancher entre les formes

(I), (II)

et

(III).

D’autres

considérations, toutefois,

font penser que la forme

(III)

est la

plus

voisine de la vérité.

10 Elle est en accord avec les vues

électroniques

d’après lesquelles

l’azote ne

peut

être que trivalent ou bien

présenter

quatre

valences libres + une liaison

polaire.

La forme

(III) appartient

à ce

dernier cas, de même que TT

20 Elle

explique

de

façon

évidente le moment

dipolaire

élevé

qui

est

toujours

associé au

radical -

~102;

3

Sugden

(loc. cil.) proposait

pour le radical

+

, ,

la forme que, outre la raison citée en 1°, la valeur catculée du

parachor qui

lui

correspond

(74)

est en bon accord avec la valeur mesurée

(73);

au

/o

contraire la valeur calculée pour la forme -

N 0

est

p

0

trop

élevée

(95).

Or le modèle

conduit à une valeur calculée du

parachor

égale

à environ

76

qui

est très voisine de la valeur mesurée.

Résumé. - L’examen des

spectres

permet

de conclure que l’acide

nitrique

à 10o pour 100 est constitué par une seule forme moléculaire

(elle

suffit à rendre

compte

de toutes les raies du

spectre

dont il semble que le modèle

l

constitue une

approximation

très

satisfaisante).

)

Nitrate de

méthyle

r

Dadieu,

Jele et Kohlrausch ont

publié

en

ig3i

I

(6)

des

spectres

très

complets

des nitrates de

méthyle,

éthyle,

propyle,....

C’est à la suite de ce travail et

vu la

grande analogie

des

spectres

de ces nitrates avec celui de l’acide

nitrique

à 100 pour 100

qu’il

a été conclu à la forme «

pseudo-acide

» HO --

N02

s de ce dernier.

Depuis

Médard

(7 )

a obtenu les

spectres

t

(6) Monaishefte f ür Chemie, octobre I g3 I, t. 58, p. 428.

~

’ Journal de Chimie physique, 1934, t. 31, p. 281; r 35j

(8)

451

des nitrates

d’alkyles

normaux

jusqu’au

nitrate de

dodécyle.

D’autres auteurs ont

publié

des

spectres

moins

complets.

Nous avons obtenu un

spectre

du nitrate de

méthyle

qui

est en excellent accord avec ceux de

Kohlrausch et de Médard. Nous avons de

plus

mesuré

quantitativement

les facteurs de

dépolari-sation p

des raies les

plus importantes (le

mode

opératoire

des mesures

quantitatives

du facteur de

dépolarisation

des raies a été décrit dans notre

travail de thèse

déjà cité).

Nous donnons ci-contre les résultats de

Dadieu,

Jele, Kohlrausch,

ceux de

Médard,

ainsi que les nôtres et les valeurs de o que nous avons mesurées.

Les indications

tf, f,

m,

F,

TF

signifient

selon

l’usage,

intensité très

faible, faible,

moyenne,

forte,

très forte. Le tableau est limité aux raies

comprises

entre o et 1 700

cm-1;

les vibrations de valence

des atomes

d’hydrogène

n’y

figurent

donc pas. Si l’on fait abstraction des atomes

d’hydrogène

qui

n’affectent pas sensiblement les vibrations de la

chaîne,

on se trouve devant une molécule à 5

atomes,

qui

doit par suite

présenter

3 X 5 -- 6 =

9 fré-quences propres de

vibration,

dont

4

de valence et 5 de déformation.

Du

spectre

du nitrate de

méthyle

il faut retirer les raies : 1 170 -

1 440

- 2

968

- 3

057

cm-1

qui

sont dues aux atomes

d’hydrogène

et ne nous inté-ressent pas pour le moment. La raie faible

1 527

s’explique

comme dans le cas de l’acide

nitrique,

c’est

l’harmonique

669

+

864

cm-1

(=

1 533

cm-1).

Ce

rapprochement

porte

à penser que la raie

669

cm-i du nitrate de

méthyle

est

l’homologue

de

607

cm--1 de l’acide

nitrique,

c’est-à-dire à peu

près

certai-nement la vibration de déformation

symétrique

du radical

- N02;

il fait

également

pressentir

que

864

cm-1 de

N02 - OCH3

se rattache

étroi-tement à g12 cm-1 de

N02 -

OH.

Écartant

ainsi les raies des atomes H et

I 52~

cm-’,

il reste dans le

spectre

observé huit raies attribuables au

système

CO

N02,

la neuvième est

probablement

trop

faible pour être

distinguée

ou confondue avec

l’une des autres.

Notons immédiatement que dans le

spectre,

on

peut

dès maintenant attribuer les raies l2go et 1

6l4

cm-1. Ce sont les

homologues

de 1

296

et 1

675

cm-1 de

N02 -

OH et par suite les

vibra-tions de valence

symétrique

et

antisymétrique

du radical -

N02.

Nous allons passer en revue les différents

types

de structure que l’on

peut

imaginer.

1. Molécule

n’ayant

aucun élément de

symétrie.

,

0

-

L’atome C n’est pas dans le

plan

ni

‘0

dans le

plan

de

symétrie

bissecteur de

l’angle

des deux doubles liaisons.

Dans ce cas il

n’y

aurait que des raies

polarisées.

Ce n’est pas le cas pour le

spectre

observé.

2. Molécule

plane

n’admettant pas d’autre

élé-ment de

symétrie

que son propre

plan

Le

spectre

devrait

présenter sept

raies

polarisées;

entre autres la raie 1

675

cm-1 devrait être

polarisée,

or elle ne l’est pas.

3. Molécule à deux

plans

de

symétrie-type

C2,.

- Les 3 atomes

N, 0,

C sont

alignés,

il y a deux

plans

de

symétrie,

le

plan

de la molécule et le

plan

bissecteur de

l’angle

des deux doubles liaisons.

Une telle molécule relève du

type

de

symétrie

C2v,

comme

N02 -

OH. Elle devrait

présenter quatre

raies

polarisées, cinq dépolarisées.

Or nôus trouvons

au moins

cinq

raies

polarisées (il

y a doute pour une autre

raie 712

cm-1

qui

est

trop

faible pour

qu’on puisse apprécier

son état de

polarisation).

D’autre

part

nous verrons

plus

loin un autre

argument

qui

permet

d’écarter

l’hypothèse

d’un tel

type

de molécule.

4. Molécule non

plane

mais admettant un

plan

de

symétrie.

- Il ne reste

plus

à essayer

qu’une

seule forme : - 0 -

N02

dans un

plan

P,

(comme

dans le cas de

N02 - OH)

et J’atome C dans le

Fig. 7 bis.

deuxième

plan

P2

de

symétrie.

La molécule admet

un

plan

de

symétrie P2

(symétrie C,).

Dans ce cas

la théorie

prévoit

six

fréquences polarisées

et trois

dépolarisées,

la sixième étant

peut-être

la raie

faiblie 712

cm-1. Nous allons montrer que cette

hypo-thèse

permet

de rendre

compte

complètement

du

spectre

du nitrate de

méthyle.

La

figure

8 montre le passage du

spectre

de l’acide

nitrique

au

spectre

du nitrate de

méthyle

(spectres

nos 2 et

3).

On a

indiqué également

de

façon

schéma-tique

comment les vibrations du

système

0 -

N0~

(9)

Les vibrations de valence (,)1 et ú)4 de

N02 -

OH deviennent

~~~’,

et

(.1/.,

du nitrate et sont à

peine

modi-fiées. La troisième vibration de valence w2 de

N02 -

OH se dédouble comme il fallait

s’y

attendre;

elle

correspond grossièrement

à l’oscilla-tion du groupe -

N02

par

rapport

au groupe - OH,

et elle donne naissance dans le nitrate de

méthyle

aux deux oscillations 0/, et ~o’.;

8)

de même

Fig. 8. -

Passage des vibrations et du spectre de la molécule N02- OH à ceux de la molécule N0 2 - 0 -

façon

que la

fréquence

de valence o

=== gc)3

cm-1 de l’éthane se dédouble en c~’ =

867

cm-1 et

m" = ~ o5o cm-1 dans le propane.

Passons maintenant aux vibrations de défor-mation : (.,, de

N02 -

OH devient

úJ~~

(669 cm-1).

On retrouve que dans le

spectre

de

N02

-- OH la

raie 1

5 ~ ~

cm w1

s’explique

par + f~ ~; de même

façon 1 527

dans le

spectre

du nitrate est

l’harmo-nique ,,

+

ú/:2.

En

première approximation

le nitrate de

méthyle

peut

être considéré comme un

système

à trois masses

C, 0,

N02,

N02

étant

envisagé

comme un

bloc. Dans ce cas, outre les

fréquences

de

N02,

son

spectre

ainsi

simplifié comprendrait

les trois fré-quences propres du

système

à trois masses

(fi g. g).

Or deux de ces

fréquences

ne sont autres que

et

(-’)~.

Nous attribuons la raie 58o cm-1 à la troisième

fréquence 0

de ce

système

simplifié, fréquence

de l’oscillation

symétrique

de

déformation ;

5 80 cm-1 est bien

polarisée

comme elle le doit. On

peut

donc considérer les trois raies 5 80,

864,

gg6

cm-1 comme

les trois vibrations propres

a,

1) l’ v2 du

système

à trois masses

C,

0,

N02.

Ceci va se trouver confirmé ci-dessous par le calcul des

fréquences

~,

u1, v2 du

système

à trois masses

C,

0,

N02,

et par la compa-raison des

spectres

du nitrate de

méthyle,

du nitrite de

méthyle.

Fig. g. - Modes de vibrations d’un

système à trois masses,

non symétrique.

( 3 fréquences polarisées, 2 de valeurs lU 1"2 et i de déformation. j

Enfin la

fréquence

356

cm-1,

polarisée,

est très

probablement

la vibration

symétrique

On propose donc les attributions suivantes :

La

fréquence

très

faible 719,

ci-ii-1 est

peut-être

mais elle

pourrait

aussi être

l’harmonique

2 == 71’2 CUl-t.

Vérifications.

10

Comparaison

des

spectres

du nitrate et nitrite de

méthyle,

du nitroéthane. -

Dadieu,

Jele et Kohl-rausch ont obtenu un

spectre

du nitrite de

méthyle

CH3 - ONO qui

est en bon accord avec

nos propres mesures. En outre nous avons déterminé

qualitativement

l’état de

dépolarisation

des raies.

SI-)ectt-e

du nitrite de

Jnéthyle.

Pour le nitroéthane nous nous sommes servis des résultats

publiés

par

Dadieu,

Jele et Kohlrausch dans le travail

plusieurs

fois cité.

Le nitrite de

méthyle

émet deux raies

vers I 600 cm-1

qui

correspondent

à la double

liaison N = 0. Cette

fréquence

se

comporte (de

(10)

453

s’explique

comme

fréquences

de vibrations d’une molécule à trois

groupements

C, 0,

N0. Il en est de même de la molécule du nitroéthane dont la chaîne C - C -

N02

est très voisine de celle du nitrate de

méthyle.

On fera aisément la

comparaison

sur la

figure

10.

On y voit que, abstraction faite des

fréquences

propres des radicaux

1V02

ou les

spectres

des trois molécules

présentent

chacun un

système

de

trois raies

correspondant

aux trois vibrations

r3,

’)1’ ’~~

des molécules considérées comme étant constituées par trois

groupements :

Fig. 10. -

Spectres de molécule de la forme

Quand

on passe d’une molécule à

l’autre,

les raies 0 ou VI ou IJ2 se retrouvent très peu

déplacées,

comme cela est naturel vu la similitude des structures. Dans

le nitrite de

méthyle

la raie d est double

(584

cm-1 et

640

cm-1),

il en est de même de la raie

provenant

de la double liaison N = ~-. Cela

indique

très

proba-blement l’existence d’une isomérie cis-trans :

La

comparaison

des trois

spectres

confirme donc les conclusions concernant le nitrate de

méthyle.

En

particulier

la

comparaison

des

spectres

de nitrate

et de nitrite de

méthyle permet

d’affirmer sans

ambiguïté

que la raie 5 80 du

premier

ne doit

pas être attribuée à la vibration de déformation du

groupe -

N02 puisque

cette raie se retrouve dans

le

spectre

du nitrite.

Le fait que cette raie est

polarisée indique

à nouveau que la molécule n’est pas

plane;

si

les 3 atomes

N, 0,

C étaient

alignés,

cette raie serait

au contraire

dépolarisée.

2~ Calcul des

fréquences 0, ~ l’

~2 du nitrate de

méthyle.

- Pour calculer les

fréquences

à,

VI’ du nitrate de

méthyle

on doit supposer cette molécule

comme constituée par trois masses

I I.

Nous avons vu que la molécule n’est pas

plane;

on

supposera donc que les valences C - O et C - N font entre elles un

angle

voisin de 116~

qui

est la valeur

de

l’angle

des valences de l’atome 0 calculée

d’après

le

spectre

de l’éther

éthylique H3C -0 - CH3 (8).

Pour

/2,

force de

rappel

de la liaison

simple

N -

0,

nous

prendrons

comme dans tous les calculs

précé-dents,

une valeur voisine de

4,5

X io5

dynesjcm;

le calcul de la force de la liaison C - 0 dans l’éther

(1)

donne

Reste

d,

résistance à la déformation de

l’angle,

que nous ne connaissons pas.

Les formules

permettant

le calcul des

fréquences

d’une molécule à trois

groupements

de masses m1, m2, m3 associés par les forces de

rappel

t 2’ d (dans

l’hypothèse

des forces de

valence)

sont les suivantes :

oc

angle

des valences issues de l’atome central

Ces formules sont valables dans le cas où les distances

interatomiques

m2 m, et m2 m3 sont

égales,

ce

qui

est très sensiblement vérifié pour les atomes

N,

0,

C de nombres

atomiques

voisins. La relation entre n et la valeur

correspondante

de ~,) en cm-1

est

toujours

(11)

Nous avons fait le calcul avec les

hypothèses

suivantes :

Ayant

calculé les seconds

membres,

on

déter-mine Rl, n2, n2 comme racines d’une

équation

du troisième

degré

que l’on résout

graphiquement.

On donne ci-dessous les valeurs ainsi calculées et les valeurs observées de

à,

v, et v.,.

L’accord est satisfaisant si l’on tient

compte

d’une

part

de ce que l’on a calculé les

fréquences

a,

v1

et li 2

comme si les vibrations du groupe

N02

n’avaient sur elles aucune

influence,

d’autre

part

que l’on a

supposé

toute la masse du groupe

N02

concentrée

en N. C’est en réalité le centre de

gravité

du groupe

qu’il

eut fallu

prendre

et il en résulte une certaine

erreur.

Nous concluons donc pour la structure

indiquée

au

40 :

N03

dans un

plan

P,

et l’atome C dans le

plan

bissecteur

P 2.

L’angle 2 OE

est voisin de 11 160. Pour les raisons

déjà

données lors de la discussion de la

molé-Fig. ~ 12.

cule

N02 -

OH,

le groupe

N03

du nitrate de

méthyle

doit

présenter

également

la structure

Conclusions. -~ Un a

repris

l’étude des

spectres

Raman de l’ion

NO;i,

de la molécule

N02 - OH

et du nitrate de

méthyle.

On

indique

comment se fait le passage du

spectre

et de la structure de

N03

à

ceux de l’acide non dissocié et à ceux du nitrate de

méthyle.

Nous adressons nos remerciements à M.

l’Ingénieur

Dalmon et à Mlle G.

Petitpas qui

ont obtenu d’excel-lents

spectres

de nitrate et nitrite de

méthyle.

M.

l’Ingénieur

chimiste en chef Vandoni a

préparé

pour nous des corps

remarquablement

purs et

nous

l’en remercions vivement.

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