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Sujet 6

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Academic year: 2022

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Texte intégral

(1)

Cours « Problèmes inverses »

Sujet 6: recalage à partir de données en vibration

On considère les vibrations longitudinales (traction-compression) d’une barre (module de YoungE, masse volumiqueρ, sectionS) encastrée-libre :

L

ES(x), (x) ρ

( ESu(x) +ω2ρSu(x) = 0 (0≤x≤L) u(0) = 0, u(L) = 0 (1)

Problème inverse : on cherche à reconstruireE(x) =E0+∆E(x)(avec∆E(x)/E0≪1à partir de mesures surωetu. On va simplifier le problème au moyen d’une linéarisation à l’ordre 1 par rapport à∆E(x)/E0. Cette linéarisation se fera donc autour d’une poutre de référence dont le module de Young est constantEref=E0.

Discrétisation : [0, L]est découpé enN éléments égaux de longueur∆x=L/N, avec interpolation linéaire par élément du déplacementuet∆E(x)supposé constant par élément. Le problème de vibrations propres (1) prend la forme

Ku−ω2M u= 0

avec les matrices de raideurKet de masseM, de tailleN×N données par

K =K(p) = E0S

∆x

p1+p2 −p2 0 . . . 0

−p2 p2+p3 −p3 . .. ... 0 −p3 p3+p4 −p4 . .. ...

... . .. . .. . .. . .. 0

... . .. −pN1 pN1+pN −pN

0 . . . 0 −pN pN

M = ρS∆x 6

4 1 0 . . . 0 1 4 1 . .. ...

0 1 4 1 . .. ...

... . .. ... ... ... 0

... . .. 1 4 1

0 . . . 0 1 2

où on a posé pi = Ei/E0 sur l’élément i (donc pi = 1 pour tout i pour la poutre de référence) et p = {p1, . . . , pN}.

Linéarisation. Posonsp0 ={1, . . . ,1}etK0=K(p0). On résout alors le problème aux valeurs propres pour la poutre de référence :

K0u−ω2M u= 0 =⇒ uk, ωk(1≤k≤N) avec uTkK0uk= 1

(2)

On pose alors∆p=p−p0. Des développements au 1erordre par rapport à∆pconduisent alors aux approxima- tions suivantes de la réponse modale de la poutre perturbée. La pulsation propre est donnée par

ω2k(∆p) = 1 +

N

X

i=1

uTk,iK0,iuk,i

∆pi

ω2k+o(k∆pk) (a)

oùuk,iest la restriction du modeukaux nœuds de l’élémentietK0,iest la rigidité élémentaire de l’élémenti pour la poutre de référence1, soit

K0,i= E0S

∆x

1 −1

−1 1

Le mode propre correspondant est donné par

uk(∆p) =uk+

N

X

=1

Ckℓu+o(k∆pk) avec













Ckℓ= ω2 ω2k−ω2

N

X

i=1

uTk,iK0,iuℓ,i

∆pi (k6=ℓ)

Ckk=−1 2

N

X

i=1

uTk,iK0,iuk,i

∆pi

(b)

Avec les relations ci-dessus, on a doncpour chaque élément propre mesuré :

ωk2 uk

(∆p) = ω2k

uk

+R∆p+o(k∆pk)

oùRest une matrice qu’on peut construire à l’aide des relations (a) et (b)

Problème inverse linéarisé : trouver∆p={∆p1, . . . ,∆pN}tel que

ωk2 uk

obs

= ω2k

uk

+R∆p k: numéros des modes mesurés (2)

Travail proposé :

— Construire numériquement la relation linéaire (2) pour un choix d’information exprerimentale (numéros des modes mesurés et des nœuds capteurs pour chaque mode mesuré) ;

— Etudier numériquement le conditionnement de cette relation et l’influence des principaux paramètres ;

— Choisir une méthode d’inversion et l’appliquer ; étudier numériquement l’influenmce d’erreurs (simu- lées) sur les données.

1. Ici,K0,iest identique sur chaque élément, mais les formules de développement à l’ordre 1 données sont en fait valable pour un maillage quelconque.

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