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Analyse du film : 12 hommes en colère. Citeau & Engelhardt-Bitrian (1999)

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(1)

Analyse du film : 12 hommes en colère

Citeau & Engelhardt-Bitrian (1999)

(2)

Synopsis

(3)

• Illustration typique de la dynamique de groupes primaires.

• Quel est l’objectif commun du groupe ?

• Quels sont les objectifs individuels ?

Synopsis

(4)

• Phase de rencontre et de premiers échanges

• Juré n°8 : « Non coupable »

• Quelles réactions ?

• Quelles conséquences ? Synopsis

(5)

• Ce film illustre plusieurs phénomènes :

• Les ressources psychologiques (cognitives et affectives) des individus

• Les processus à l’œuvre dans le fonctionnement d’un groupe Synopsis

(6)

Eléments d’analyse

(7)

• La psychologie sociale s’intéresse aux jurys d’assises : archétypes des groupes primaires.

USA : 12, citoyens américains, +18

France : 6 ou 9 en rappel, citoyens français, +21

• Possibilité de récuser (après examen de sa personnalité, de son CV, de son passé).

• Permet d’assurer un procès juste en éliminant les individus dont le jugement pourrait être « biaisé » par les préjugés, réels ou supposés, qu’on leur prête.

https://www.youtube.com/watch?v=45euc4HDZdk Eléments d’analyse

(8)

L'observation des groupes de jurés est intéressante dans la mesure où l'on peut y étudier, dans des conditions quasi expérimentales, la naissance, l'organisation, le fonctionnement et la dissolution d'un groupe primaire sur une période de temps relativement courte.

Eléments d’analyse

(9)

La dynamique du groupe

(10)

Quels phénomènes observe-t-on à la

naissance du groupe ?

(11)

Constitution du groupe

• Les membres du groupe ne se connaissent pas.

• La tâche à effectuer leur est imposée.

• Les modalités également (unanimité, isolement total, etc.)

• Le premier face à face :

Phénomènes émotionnels et affectifs forts (dépersonnalisation) : les jurés se reconnaissent par leur numéro (perte de sens de soi).

Crainte d’être jugés lorsqu’ils se présenteront.

Chacun tente de se mettre à l’aise (chercher sa place, entamer des discussions anodines pour lier connaissance afin de créer un sentiment d’appartenance et de diminuer celui de dépersonnalisation.

Affichage de la profession.

(12)

A quoi servent les règles et le cadre ?

(13)

Mise en place de règles de fonctionnement

• Permet de renforcer le sentiment d’appartenance.

• Désignation de celui qui dirigera formellement les débats et sera en relation avec l’extérieur du groupe (juré n°1, élu président du jury au préalable).

• Spontanément le juré n°1 se place en bout de table (position

symbolique du leader).

(14)

• Définition d’un nombre minimal de règles sans lequel le groupe ne pourrait atteindre l’objectif fixé.

• Devant le désordre créé au départ, le n°1 imposera :

• Un vote préalable pour préciser l’opinion de chacun (coupable / non-coupable).

• Un tour de table strict.

• Des échelles de temps.

Mise en place de règles de fonctionnement

(15)

Les règles de fonctionnement peuvent évoluer pendant la vie du groupe :

• Rôle du leader ( Juré n°1 > Juré n°8)

• Tour de table > échanges croisés

• Échéances de temps

Mise en place de règles de fonctionnement

(16)

Le groupe : tendance à la dissension ou au

consensus ?

(17)

La pensée groupale

La pensée de groupe ou illusion groupale : Elle repose sur la croyance erronée de chaque membre qu'il est représentatif d'une « normalité » approuvée par la société, « normalité » qu'il attribue spontanément aux autres membres du groupe.

Chacun a ainsi tendance à penser que les autres partagent son opinion.

Cette tendance est d'autant plus forte que la situation particulière dans laquelle ils sont plongés les fragilisent, et qu'ils ont besoin de retrouver une certaine sécurité dans le sentiment - réel ou supposé - de cohésion du groupe. Ce besoin d'obtenir l'unanimité est même susceptible de prendre le pas sur les évaluations réalistes de la situation que ferait chacun individuellement.

(18)

Dilution de responsabilité

• Les membres du groupe semblent tenir peu compte des conséquences morales ou éthiques de leur décision.

• Le besoin d’appartenance et de cohésion les amène à maintenir des relations chaleureuses en réduisant l’expression individuelle.

L’autocensure et la passivité accroissent l’illusion de l’unanimité

• Les membres du groupe font pression les uns sur les autres pour obtenir le consensus. Les discussions se limitent à un nombre restreint de possibilités

• Ces comportements visent à sauvegarder l'unité du groupe en évitant tout conflit qui pourrait lui nuire, et ainsi à le protéger du danger des dissensions internes.

(19)

Fonctionnement socio-affectifs des groupes

(20)

Fonctionnement socio-affectif des groupes

• A plus ou moins brève échéance, les conflits sont inévitables.

• Le premier vote (11 « coupable » et 1 « non coupable ») fait rapidement voler en éclats l'illusion sécurisante de l'unanimité préétablie du groupe sur la culpabilité du prévenu.

(mécontentement)

• La pression est mise sur le dissident (juré n°8) qui cristallise l’agressivité du groupe.

(21)

Que permet l’expression des points de vue

minoritaires ?

(22)

Fonctionnement socio-affectif des groupes

• Le film illustre l’importance dans la prise de décision des points de vue minoritaires.

• Les études montrent que les points de vue minoritaires :

• sont sources de conflits,

• obligent les individus à se remettre en question et à réévaluer la situation.

• mettent en évidence le caractère artificiel de l’unanimité du groupe

Une fois surmontée la crainte de s’exposer et d’être mal jugé, les individus commencent à s’exprimer.

(23)

En résumé

Prise de décision dans

un groupe restreint Influence majoritaire

Pousse au consensus

Pousse au conformisme

Renforcée par la pensée groupale (mécanisme de protection)

Renforcée par la dilution de responsabilité (mécanisme de protection)

Favorise la discussion

Favorable au changement d’attitude

Améliore la recherche d’informations

Multiplie le nombre d’opinions formulées

Incite le groupe à mobiliser les ressources dont il dispose

Limite le pouvoir de la majorité

Permet l’élaboration de solutions meilleures

(24)

Le statut a-t-il une influence ?

(25)

L’influence du statut

• Au cours de certaines scènes le film montre l’influence des différents statuts [juré n°8] (position formelle dans le groupe, catégorie socioprofessionnelle, origines sociales ou ethniques, âge…)

• Ils entraînent une inégalité dans la participation aux débats (menace du stéréotype).

• On a tendance à accepter davantage le point de vue de ceux

qui bénéficient d’un statut élevé.

(26)

Les traits de personnalité

(27)

Les traits de personnalité

Le film met en scène la manière dont les rapports de

sympathie et d'antipathie se construisent et se modifient au

cours de la vie du groupe. Sont mis en cause les traits de

personnalité des individus, leur systèmes de valeurs, l’histoire

de chacun [juré n°5] ainsi que leurs expériences passées et

leurs motivations présentes.

(28)

Le leadership

Qui sont les leaders ?

Quel type de leadership utilisent-ils?

(29)

Le leadership

• Juré n°1

Leader formel (prescrit par l’institution)

Leader orienté vers les relations, dont la principal réoccupation est de maintenir des relations positives au sein de groupe.

Ce type de leader aura tendance à tout faire pour éviter les conflits, trouver des consensus

• Juré n°8

Leader orienté vers la tâche

Par sa personnalité et son charisme (son statut ?) > il s’impose aux autres

Il se consacre à l’atteinte des objectifs

Il ne craint pas le conflit (parfois le provoque) et favorise le débat

(30)

Quelle stratégie utilise le juré n°8 ?

(31)

Stratégie du Juré 8

• Il veut démontrer que la culpabilité n'est pas certaine :

• Il remet en question des opinions préexistantes chez les individus.

• Il produit un bilan (facteurs positifs, facteurs négatifs) à partir de l'ensemble des informations possédées.

• Il évalue les conséquences de la décision.

(32)

Quelles sont les étapes de la communication ?

(33)

La communication

• La conversation débute par un tour de table (communication en cercle).

• Rapidement, les échanges se croisent (communication tous circuits).

Ces deux communications décentralisées sont souvent

plus efficaces lorsque la tâche est complexe, et le volume

d’informations traité important. Elles favorisent la créativité

du groupe. Chacun a en effet le sentiment d'avoir réellement et

activement participé à la prise de décision.

(34)

La communication

• Une fois que le juré n°8 prend l’ascendant :

• La communication devient centralisée

• C’est l’individu qui reçoit et qui émet le plus de message

• Structure en rayon

(35)

Réseaux de communication

5 configurations

(36)

Réseaux de communication

(37)

Typologie de Bales

(38)

Typologie de Bales

les styles de personnalité des membres d'un groupe varient sur trois dimensions essentielles

l'actif (qui donne son opinion, de l'information, propose des suggestions) par opposition au passif (qui au contraire demande plus souvent une opinion, une information, une suggestion)

le positif (qui se montre amical, manifeste son accord) par opposition au négatif (qui se montre froid et distant, voire hostile, manifeste son désaccord)

le progressif (qui prend sa participation au sérieux, travaille pour atteindre les objectifs du groupe et se préoccupe de sa productivité) par opposition au piétinant (qui ne s'intéresse qu'à lui-même, rejette les buts du groupe ou les tourne en dérision, et par son attitude détourne l'attention des autres membres de leur objectif)

(39)

Typologie de Bales

Chaque individu présente bien entendu une combinaison de ces trois dimensions.

Juré n°8, n°9 = Actif-Positif-Progressif

Juré n°7 = Passif-Négatif-Piétinant

Juré n°12 = Positif-Piétinant

Juré n°2 = Actif-Négatif

(40)

La polarisation

(41)

La Polarisation

Lorsque les individus sont amenés à présenter successivement des opinions, des jugements ou des solutions divergentes, et qu'ils en discutent, la décision finale tend à s'approcher, non pas de la moyenne ou du compromis, mais de l'un des pôles de l'éventail des attitudes.

Les membres du groupe accordent plus de poids aux opinions et jugements de la minorité, et tendent ainsi à se donner une norme plus extrême, ou à prendre une position qui inclut le point de vue de la minorité ou des individus les plus déviants. C'est l'effet de

«polarisation »

(42)

Quel est l’impact de l’environnement ?

(43)

De l’importance de l’environnement

L’environnement physique : salle austère, chaleur, lumière, etc… Peuvent amener les membres du groupe à vouloir en finir au plus vite.

Le type de tâche ou de problème à résoudre :

Additives : la productivité du groupe est la somme arithmétique des productivités individuelles.

Conjointes : activités similaires qui dépendent les uns des autres (alpinistes, coureur de relais, groupe de prise de décision).

La taille du groupe : La taille idéale est celle qui permet d'accroître sensiblement le stock de connaissances du groupe et ses ressources, mais qui permet de garder homogène l'implication de chacun des membres du groupe (entre 3 et 14). Une réduction du nombre encouragerait l’apparition d’un consensus trop hâtif.

(44)

De l’importance de l’environnement

Les règles et le but poursuivis : (ex: l’unanimité)

La présence ou non d’élements extérieurs : (ex: des juges)

La formalisation des interactions :

Ce qui permet l’expression des points de vue différents pousse à la polarisation

Ce qui diminue l’intensité et la fréquence des interactions diminue le conflit et favorise la normalisation et le compromis.

Le style de leadership :

Leader tourné vers les relations : obtention d’un compromis harmonieux, acceptable de tous.

Leader tourné vers la tâche : relations plus riches, plus conflictuelles, plus efficaces. Tendra vers la polarisation

(45)

Doise et Moscovici (1996)

(46)

Lignes directrices (Doise et Moscovici, 1996)

Les différences d’opinion sont naturelles et attendues : elles doivent être recherchées.

Elles aident le groupe dans la prise de décision en proposant une gamme plus étendue de jugements et d’opinions et augmente la probabilité de rencontrer des arguments nouveaux non envisagés.

Les techniques réduisant le conflit sont à proscrire : moyennes, votes majoritaires, procédure, temps imposés, etc.

(47)

Lignes directrices (Doise et Moscovici, 1996)

Donner à chacun la possibilité de défendre son point de vue : ne pas faire de concession pour éviter le conflit. Quand un accord est trop rapidement trouvé, il s’agit de rester sur ses gardes. Il faut uniquement accepter les décisions qui ont fait l’objet d’un examen et d’une discussion critique.

Eviter le recours aux stéréotypes et aux solutions préfabriquées et ne vous servez pas d’arguments d’autorité : Écoutez et observez les réactions des autres membres du groupe, et considérez-les avec soin avant de formuler votre opinion de façon personnelle.

(48)

Concepts de base du groupe

(49)

Qui suis-je ?

(50)

• Définissez-vous chacun en répondant à 3 reprises à cette question.

• Que constatez-vous ?

Qui suis-je ?

(51)

Tendance à se définir à travers ses groupes d’appartenance.

Qui suis-je ?

(52)

Le groupe : une définition / une

pluralité

(53)

Vient de l’italien (groppo / gruppo). Désigne plusieurs individus peints ou sculptés qui forment un sujet (XVII° siècle).

Un siècle plus tard : réunion de personne (France).

Confusion entre groupe et agrégat physique (Baggio, 2006)

Ex : une file d’attente (groupe ou agrégat physique ?)

Ex : les jeunes (groupe ? Pas groupe ?)

Ex : les ouvriers (groupe ? Pas groupe ?)

Définition du groupe

(54)

De Visscher (2001) : le groupe est un phénomène social présentant des caractéristiques particulières :

• les membres sont unis par un lien social (partagent des valeurs, des normes, des intérêts identiques) ;

• ils agissent de concert (participent au même système d’activités) ;

• les relations interpersonnelles y sont prégnantes (les membres du groupe exercent une influence réciproque les uns envers les autres).

Définition du groupe

(55)

Théorie des systèmes (Introduction à la pensée complexe. Edgard Morin, 2005) :

« le tout est plus que la somme des parties », « il existe des qualités émergentes, c'est-à-dire qui naissent de l'organisation d'un tout, et qui peuvent rétroagir sur les parties »

« le tout est également moins que la somme des parties car les parties peuvent avoir des qualités qui sont inhibées par l'organisation de l'ensemble », « le fait qu’il y a une tapisserie fait que les qualités de tel ou tel type de fils ne peuvent toutes s’exprimer pleinement. Elles sont inhibées ou virtualisées »

« le tout est à la fois plus et moins que la somme des parties »

Définition du groupe

(56)

De la même façon : Le groupe est à la fois plus et moins que la somme de ses membres.

Définition du groupe

(57)

Cinq catégories fondamentales

Anzieu & Martin (1968)

(58)

La foule

(59)

« Individus réunis en grand nombre au même endroit, sans avoir cherché explicitement à se réunir »

Organisation interne : Très faible

Durée : Quelques minutes à quelques jours

Nombre d’individus : Grand

Relations entre individus : Contagion des émotions

Effets sur les croyances et les normes : Irruption de croyances latentes

Conscience des buts : Faible

Actions communes : Apathie ou actions paroxystiques

https://www.youtube.com/watch?v=Br5U38OheyM

La foule

(60)

La bande

(61)

« La bande […] à la similitude en commun. Quand des individus sont réunis volontairement, pour le plaisir d’être ensemble, par recherche du semblable, il s’agit d’une bande. »

Organisation interne : Faible

Durée : Quelques heures à quelques mois

Nombre d’individus : Petit

Relations entre individus : Recherche du semblable

Effets sur les croyances et les normes : Renforcement

Conscience des buts : Moyenne

Actions communes : Spontanées mais peu importante pour le groupe

La bande

(62)

Le groupement

(63)

« Quand des personnes se réunissent […] avec une fréquence de réunions plus ou moins grandes, avec une permanence relative des objectifs dans l’intervalle des réunions, le nom qui convient et celui de groupement. »

Organisation interne : Moyenne

Durée : Plusieurs semaines à plusieurs mois

Nombre d’individus : Petit à grand

Relations entre individus : Relations humaines superficielles

Effets sur les croyances et les normes : Maintien

Conscience des buts : Faible à moyen

Actions communes : Résistance passive ou actions limitées

Le groupement

(64)

Le groupe primaire ou restreint

(65)

Il présente les caractéristiques suivantes : nombre restreint, poursuite de buts commun, relations affectives, interdépendance des membres, différenciation des rôles, constitution de normes, de croyances, de rites, …

Organisation interne : Elevée

Durée : 3 jours à 10 ans

Nombre d’individus : Petit

Relations entre individus : Relations humaines riches

Effets sur les croyances et les normes : Changement

Conscience des buts : Elevée

Actions communes : Importantes, spontanée voire novatrices

Le groupe primaire ou restreint

(66)

Le groupe secondaire ou

organisation

(67)

« Système social qui fonctionne selon des institutions (juridiques, économiques, politiques, etc.), à l’intérieur d’un segment particulier de la réalité sociale (marché, administration, sport, recherche scientifique, etc.) »

Organisation interne : Très élevée

Durée : Plusieurs mois à plusieurs décennies

Nombre d’individus : Moyen ou grand

Relations entre individus : Relation fonctionnelles

Effets sur les croyances et les normes : Induction par pression

Conscience des buts : Faible à élevée

Actions communes : Importantes, habituelles et planifiées

Le groupe secondaire ou organisation

(68)

Groupe formel : organisation définie dont les membres ont des rôles assignés, prescrit, notamment par une structure hiérarchique (ex: équipe de travail).

Groupe informel : émergence imprévue, les rôles ne sont pas imposés et les interactions ne reposent pas sur une structure hiérarchique déterminée.

Les groupes formels et informels

(69)

Groupe d’appartenance : il s’agit du groupe auquel un individu appartient et à partir duquel peut se développer l’opposition NOUS / EUX (endo-groupe / exo-groupe). L’individu a des relations directes avec ce groupe et une intimité psychologique. Il s’agit de groupes concrets (familiale, amical, culturel, …). La participation à ces groupes provoque l’adhésion à des standards de pensées, à des perceptions, à des conduites par le biais de la socialisation. Ils influent sur nos attitudes, nos comportements et notre système de valeurs.

Les groupes d’appartenance et de

référence

(70)

Groupe de référence : les individus appartenant à un groupe peuvent adopter des normes comportementales ou attitudinales d’autres groupes pris comme référence. Par exemple, il peut y avoir une appropriation des valeurs d’un groupe sans contact directe avec celui-ci. (Ex: être influencé par la mouvance écologiste sans appartenir à aucun groupe organisé d’écologie)

Les groupes d’appartenance et de

référence

(71)

Processus d’identification

(72)

Socialisation : « les mécanismes de transmission de la culture ainsi que la manière dont les individus reçoivent cette transmission et intériorisent les valeurs, les normes et les rôles qui régissent le fonctionnement de la vie sociale » (Castra, 2013, p. 97)

Socialisation primaire : relative à l’apprentissage culturel suivi durant l’enfance. Elle permet l’acquisition des dimensions de bases (valeurs, normes, comportements, connaissances, …) nécessaire pour vivre en société.

Socialisation secondaire : permet de se distancier peu à peu de la cellule familiale (amis, école, université, monde professionnel).

Processus d’identification

(73)

Acculturation : « comprend les phénomènes qui résultent des contacts continus et directs entre groupes d’individus de cultures différentes et qui engendrent des changements de base* dans les cultures originelles de ces groupes » (Redflield, Linton et Herskovits, 1936)

* Transformations en termes de valeurs, d’attitude ou de comportement.

Processus d’identification

(74)

Structure et dynamique des

groupes

(75)

L’étude des groupes a permis de dégager un certain nombre d’aspects qui structurent leur mode de fonctionnement : la taille, les statuts et les rôles, les normes, les objectifs et la cohésion.

Structure des groupes

(76)

Pour Anzieu et Martin (1968), un petit groupe existe à partir de 3 personnes. Le groupe commence avec la présence d’un tiers dans une paire et avec des phénomènes consécutifs de coalition, de rejet, de majorité et de minorité. Les phénomènes de groupe ne se manifestent pleinement qu’à partir de 4 membres.

Si la limite supérieure ne doit pas être considérée de façon rigide, certaines études considèrent que 15 personnes constituent cette limite.

La taille

(77)

Statut et rôle

(78)

Rôle et Statut

Statut : il correspond à la place occupée par un individu dans la société (Linton, 1936). Il s’agit d’une position hiérarchique permettant aux autres de l’identifier et de se comporter de manière adéquate vis-à-vis de lui.

Chaque individu dispose de plusieurs statuts (cadre commerciale, mère de famille, présidente d’une association, étudiante en communication). Le statut peut être assigné ou acquis.

Rôle : c’est l’application concrète des statuts dans la vie de tous les jours : il actualise le statut (Baggio, 2006). Qu’attend-on d’un cadre commerciale ? D’une étudiante en communication ? D’une présidente d’association ?

Le statut indique les modèles de conduite à adopter et le rôle correspondant à leur mise en œuvre dans la vie quotidienne. Les différents rôles d’un même individu peuvent entrer en conflit.

(79)

Les normes

(80)

Les normes

Les normes font partie intégrantes du système d’influence des comportements. Elle concerne les règles et les attentes partagées par les membres du groupe et relatives aux comportements attendus et acceptables dans le groupe.

Elles constituent une pression implicite du groupe vers l’individu poussant ce dernier à se conformer (Sherif, 1935 ; Asch, 1952).

Ex : norme de parentalité

(81)

Les valeurs

(82)

Les valeurs

« Ce que les hommes apprécient, estiment, désirent obtenir, recommandent, voire proposent comme idéal » (Rezsohazy, 2006)

La consistance des valeurs tient au fait qu’elles sont issues d’un consensus et, donc, partagées (Vinsonneau, 2012)

La socialisation, l’enculturation ou encore l’acculturation sont des moyens de diffuser et de pérenniser les valeurs.

(83)

Les valeurs

Schwartz (2005a) propose 6 caractéristiques quant à la nature des valeurs :

• Croyances associées aux affects. Leur activation engendre des émotions.

• Elles motivent l’action.

• Une même valeur peut s’avérer pertinente dans divers contextes très différents.

• Elles servent d’étalon et de critère.

• Elles peuvent se classer de façon hiérarchique (ce qui les différencie des règles, des normes ou des attitudes).

• Les comportements et les actions impliquent généralement plusieurs valeurs pertinentes au vu du contexte.

(84)

Les valeurs

(85)

La cohésion

(86)

La cohésion

Festinger (1952) définit la cohésion comme « la somme de toutes les forces agissant sur les membres du groupe afin de les y maintenir ».

Carron et al.(1998) définissent la cohésion comme un « processus dynamique reflété par la tendance du groupe à rester lié et à rester uni dans la poursuite de ses objectifs instrumentaux et/ou pour la satisfaction des besoins affectifs des membres ».

(87)

La cohésion

Selon Festinger deux forces sont au cœur de la cohésion :

• l’attraction que représente le groupe pour l’individu

• la satisfaction d’en être membre

4 caractéristiques majeures de la cohésion (Carron, 1998) :

Multidimensionnelle : de nombreux facteurs (différents selon les groupes) peuvent être à l’origine des liens entre les membres et de la volonté de rester unis.

Dynamique : des changements s’opèrent tout au long de la vie du groupe. Les facteurs à l’origine de la formation du groupe peuvent évoluer.

Instrumentale : le groupe se forme pour satisfaire un but.

Sociale : interaction entre les membres.

(88)

La cohésion

Les liens au cœur de la cohésion sont définis par différents facteurs :

• l’adhésion personnelle au groupe : la confiance envers les membres, l’implication personnelle dans les objectifs communs, l’assimilation des normes et des valeurs communes.

• La satisfaction des intérêts personnels : à travers l’assimilation des buts et des intérêts du groupe c’est-à-dire la possibilité de satisfaire ses intérêts personnels à travers ceux du groupe.

• L’intégration des valeurs, normes et attentes du groupe : un individu partage son existence entre plusieurs groupes dont les valeurs doivent être compatibles.

(89)

La cohésion

Facteurs favorables à la cohésion Facteurs défavorables à la cohésion Homogénéité du groupe Hétérogénéité du groupe

Accords sur les buts Désaccords sur les buts

Attrait de l’appartenance au groupe Absence d’intérêt pour le groupe Fréquence des interactions Rareté des interactions

Existence d’une menace extérieure Absence de menaces extérieures

Proximité physique Distance physique

Leadership « démocratique » Leadership « autoritaire » Bonne communication Mauvaise communication Compétition inter-groupe Compétition intra-groupe Répartition claire des rôles Ambiguïté des rôles

Abric (1999)

(90)

La cohésion

La cohésion d’un groupe favorise :

• Le moral et la satisfaction

• Le sentiment de sécurité

• L’image de soi

• La qualité et la quantité des interactions

• L’entraide entre les membres du groupe

(91)

La pensée groupale

(92)

La pensée de groupe (l’effet Janis)

Janis s’intéresse à des décisions collectives prises par le gouvernement américain comme l’attaque de la baie des cochons à Cuba ou Pearl Harbor.

Pour Janis ces décisions peuvent s’expliquer par :

Un groupe vise à établir un consensus :

o Pour sauvegarder la cohésion du groupe o Eviter le conflit

o = > Un climat de complicité va s’instaurer

o => Le groupe évite les initiatives, les contre-hypothèses o => Solution initiale soutenue (peu d’évolution)

o => Groupe aveuglé par ses préjugés, victime de la pensée du groupe qui écarte la pensée critique

(93)

L’identité sociale

(94)

L’identité sociale

L’identité sociale fait référence à la fois aux statuts de l’individu et à ses appartenances groupales. Elle permet de définir socialement l’individu et de le situer dans la société en fonction de ses appartenances (Baggio, 2006).

L’individu a besoin de s’identifier positivement et de se sentir valorisé dans le groupe. Dans le cas contraire, il met en place des stratégies pour faire en sorte que son identité sociale soit satisfaisante (Tajfel & Turner, 1979).

(95)

Le leadership

(96)

Leadership

Le leadership désigne l’influence qu’un membre du groupe (le leader) exerce sur les autres ainsi que la façon dont il les amène à adopter certaines conduites, jugements et attitudes. (Lewin, Lippit & White, 1939).

Le leadership ne repose pas sur des caractéristiques sociales (statut, richesse, etc.), mais sur des caractéristiques personnelles (intelligence, dynamisme, charisme, …).

3 types de leaders caractérisés par leur mode de gestion du groupe :

Le leader autoritaire : reste à l’écart du groupe, prend seul les décisions sans les justifier. [Armées, sectes, etc…]

Le leader démocratique : les décisions prises sont générées par le groupe à l’initiative du leader. Le leader participe au fonctionnement du groupe tout en se différenciant de ses membres.

Le leader laissez-faire : au comportement passif. Ne juge pas, n’évalue pas, ne prend pas d’initiatives tout en conservant son statut.

(97)

Leadership

Les effets des différents types de leadership (Lippit & White, 1972)

Centre de vacances : enfants répartis en 3 groupes (2 styles de commandement puis 3)

Leader autoritaire :

Climat socio-affectif mauvais

Manque de dynamisme

Agressivité (boucs émissaires)

Performances : très bonnes en présence du leader mais pas en son absence

Cohésion mauvaise : le groupe s’éclate en sous-groupe

(98)

Leadership

Leader démocratique :

Climat positif

Aucun bouc émissaire

Les performances sont élevées et stables que le leader soit présent ou non

Créativité

Cohésion forte

Le groupe résiste bien aux perturbations (agressions extérieures)

Leader laissez faire :

Climat peu satisfaisant

Agressivité diffuse

Performances mauvaises (groupe improductif)

Cohésion faible, plus mauvaise qu’avec un leader autoritaire

(99)

Les catalyseurs de l’agressivité

Dans le but de préserver la cohésion du groupe la frustration va se traduire par la cristallisation de l’agressivité sur certains de ses membres.

Toutes frustration entraîne des réactions agressives. Ces réactions sont dirigées vers la ou les personnes responsable de la frustration.

Lorsque les frustrations s'accumulent et que l'agression ne peut être renvoyée à la personne responsable de la frustration, alors un bouc émissaire peut être désigné et peut devenir la cible de préjugés, d'agressions, ou de discriminations.

(100)

Les catalyseurs de l’agressivité

L’effet « brebis galeuse » correspond à l’émergence simultanée d’un biais de favoritisme à l’égard des membres socialement désirables de l’endogroupe et d’une dévalorisation d’autres membres socialement indésirables.

• Les membres socialement favorisés sont en quelque sorte la « fierté » du groupe car ils le représentent de manière positive ;

• les membres déviants menacent la cohésion et sa présentation positive.

Ils sont perçus négativement et parfois rejetés.

(101)

Les catalyseurs de l’agressivité

L’effet « brebis galeuse » (Marquez, Yzerbyt et Leyens, 1988)

• Evaluation (sympathie) : échelle de likert (1 à 7)

• Endogroupe (étudiants belges)

• Exogroupe (étudiants d’Afrique du nord)

Cet effet s’appuie sur le désirabilité sociale.

Sympathique Antipathique

Endogroupe 5.20 2.97

Exogroupe 4.55 3.91

(102)

Références

Anzieu, D & Martin, J.Y. (1968). La dynamique des groupes restreints.

Baggio, S. (2006). Psychologie sociale.

Décamps, G (2012). Psychologie du sport et de la performance.

Morin, E. (2005). Introduction à la pensée complexe.

Moscovici, S & Doise, W.(1992). Dissensions & Consensus

.

(103)

Les niveaux d’analyse en psychologie sociale

(Doise, 1982)

(104)

Niveau intra-individuel : façon dont les individus organisent leur perception, évaluent leur environnement et leurs comportements. On cherche à expliquer l’attitude d’un individu et son comportement.

Niveau interindividuel ou situationnel : Il s’agit d’analyser les relations entre individus

Niveau positionnel : on cherche à expliquer les comportements d’un individu et ses attitudes en fonction de sa position sociale, de son rôle, de son statut.

Niveau idéologique : on prend en considération dans l’explication les idéologies, les systèmes de croyances et de représentation des groupes sociaux.

Les 4 niveaux d’analyse en psychologie sociale

DOISE, W. (1982). L’explication en psychologie sociale. Sociologies. Paris, Presses universitaires de France.

(105)

Illustration

(106)

Questions sur la communication

interpersonnelle ?

(107)

Dossier

(108)

Discussion autour de la fabrique

des préjugés

(109)

L’influence sociale

(110)

Il nous arrive de nous ranger à l'avis d'un groupe. Cette adhésion plus ou moins forte, ou plus ou moins feinte, et qui concerne aussi bien les pensées, les opinions que les conduites, recouvre deux phénomènes différents : la normalisation et le conformisme. Cela permet de ne pas affronter le risque de marginalité (Oberlé, 1999)

(111)

L’influence sociale : « ensemble des empreintes et des changements que la vie sociale ou les relations avec autrui produisent sur les individus ou les groupes, qu’ils en soient ou non conscients » (Paicheler, 2001, Grand dictionnaire de la psychologie).

• L’influence est souvent perçue comme quelque chose de négatif contre lequel il faut lutter pourtant elle permet à l’homme de devenir un être civilisé (imitation par exemple).

• La difficulté à percevoir l’influence sociale est signe de son efficacité.

• L’intériorisation de l’influence sociale est la condition d’un maintien sans à-coups des uniformités sociales.

L’influence sociale

(112)

La normalisation

(113)

Normalisation : processus à l’œuvre dans la formation des normes

Normes : c’est une échelle de référence ou d’évaluation qui définit une marge de comportement, d’attitude et d’opinion permis et répréhensibles (Sherif).

• La normalisation renvoie à des situations assez floues, où aucune norme n'existe, et celles-ci vont progressivement être créées, par tâtonnements successifs et influence mutuelle.

La normalisation

(114)

Des étudiants étaient conviés à un laboratoire de

psychologie puis introduit dans une pièce obscure à 5 mètre environ du petit point lumineux.

Placés dans l’obscurité totale, les sujets doivent évaluer le déplacement du point lumineux.

Il ne se déplace pas du tout mais était allumé brièvement = illusion d’optique appelée effet autocinétique.

E1 : T1 : évaluation orale individuelle de l’amplitude du mouvement

T2 : évaluation en groupe

E2 : T1 : évaluation en situation de groupe T2 : évaluation individuelle

Expérience de SHERIF (1936)

(115)

Expérience de SHERIF (1936)

(116)

Résultats

 Effet général de convergence.

E1 : Une norme collective s’établit. Les écarts se réduisent et convergent vers une certaine valeur (il ne s’agit pas de la moyenne des normes individuelles (elle dépend des caractéristiques des groupes et des interaction à l’intérieur du groupe.

E2 : Même en l’absence du groupe qui a élaboré la norme, les sujets conservent cette norme.

 Nous avons tendance à croire qu’un acte est approprié quand nous voyons les autres le faire, certains barmans, coiffeurs… disposent des pièces ou des billets sur leurs comptoirs pour laisser penser qu’il est d’usage de laisser des pourboires.

(117)

Conditions de la normalisation

• Une situation ambiguë

• Pas de normes avant l’expérience,

• L’égalité fonctionnelle (les individus ont le même statut),

• Peu d’engagement des individus (ils sont peu impliqués par les réponses).

Dans ces conditions, une sorte de négociation tacite intervient visant à réduire le risque de conflit : les individus parviennent à une convergence des jugements ou des opinions.

(118)

La facilitation sociale

(119)

Triplett (1897)

• Constat : les vélos en groupe vont plus vite que les vélos seuls

• Analyse des performances de 2000 coureurs cyclistes

• Expérience :

Enfants de 10 à 12 ans

Objectif : enrouler un fil de pêche autour d’un moulinet

Condition : seul ou en groupe

(120)

Triplett (1897)

• Résultats :

Analyse des performances de coureurs : hypothèse est validée mais phénomène physique d’aspiration

Expérience de la ligne de pêche : validée

• Toutefois :

La présence d’autrui ne génère pas toujours cet effet facilitateur =>

Paresse sociale : expérience du tir à la corde (Ringelman, 1883)

=> En fonction du contexte, le groupe peut avoir des effets facilitateurs ou inhibiteurs

(121)

Le conformisme

(122)

Le conformisme

Le conformisme concerne des situations où une norme existe déjà, soutenue par la majorité du groupe. Un individu va modifier ses opinions ou ses comportements pour les mettre en accord avec ceux prônés par la majorité.

(123)

Le conformisme

https://www.youtube.com/watch?v=7AyM2PH3_Qk

tâche très simple et sans ambiguïtée

(124)

Expérience de Asch (1951)

• Sujets répartis dans groupe de 7 à 9 personnes

Un seul sujet, les autres sont des compères

Sujet placé en avant dernier

• Réponses fausses pour 12 des 18 essais

(125)

Expérience de Asch (1951)

• Groupe contrôle : 0.08% d’erreurs

• Groupe expérimental : 36.8 % d’erreurs allant toujours dans le sens des réponses des compères

• Plus le temps passe, plus le sujet suit la norme

• Certains sujets disent avoir repéré une supercherie mais la plupart dit avoir douté de sa propre perception

• Asch, lui-même, fut surpris par les résultats

(126)

Les différents types de conformisme

Kelman (1958) :

La complaisance : but utilitaire du conformisme. Le sujet cherche à éviter le conflit pour être tranquille

L’identification : conformisme pour établir ou conserver des relations positives avec le groupe dans un but d’appartenance et de valorisation

L’intériorisation : adhésion au système de valeur du groupe. L’individu est en pleine confiance. Ce type de conformisme est celui qui influence le plus profondément l’individu.

(127)

Comment expliquer le conformisme ?

• Pour Deutsch & Gerard (1955) le conformisme peut s’expliquer par :

Influence normative : les individus fonctionneraient selon le présupposé que la majorité, ou une source de haut statut, sera plus favorable à un comportement de conformité qu’à un comportement de déviance.

Influence informationnelle : se base sur le fait qu’un individu qui veut atteindre un jugement en adéquation avec la réalité adoptera la réponse d’une source qu’il considère comme plus fiable que lui.

(128)

Quelques exemples

• https://www.youtube.com/watch?v=6W-Zil-clww

• https://www.youtube.com/watch?v=kiklt9OiH-Y&t=2s

• The push (Netflix)

(129)

L’innovation

Influence minoritaire

(130)

Expérience de Moscovici et al. (1969)

Objectif : tester l’influence d’une minorité = Innovation

Expérience 1 : évaluer la couleur de six diapositives bleues (évidence).

• Groupes de 6 personnes (4 sujets naïfs, 2 compères).

• Chaque sujet doit identifier à voix haute la couleur de chaque diapositive.

• Compères soit (1er et 2nd), soit (1er et 4ème) : donnent une réponse erronée (vert)

• Groupe contrôle : 6 sujets naïf, réponse à l’écrit

(131)

Résultats

Groupe expérimental : 8.25 % mauvaises réponses

Groupe contrôle : 0.25 % mauvaises réponses

(132)

Expérience de Moscovici et al. (1969)

Objectif : analyser l'impact dû à l'influence minoritaire sur les plans psychologique et perceptif

Expérience 2 : série de pastilles allant du bleu au vert, classer les pastilles en deux groupes (bleu ou vert)

• Mêmes sujets que dans l’expérience 1

(133)

Résultats

• A la suite d’une influence : les participants voient les couleurs plus vertes

• Les participants classent plus de pastilles dans le vert que ceux du groupe contrôle

• Il y a donc une modification inconsciente de la perception visuelle

=> Influence les structures psychologiques (perception) et les structures comportementales

(134)

L’obéissance

(135)

L’obéissance

• Milgram, 1963, 1974

(136)

La pensée groupale

(137)

Pensée groupale (Janis)

Janis s’intéresse à des décisions collectives prises par le gouvernement américain comme l’attaque de la baie des cochons à Cuba ou Pearl Harbor.

Pour Janis ces décisions peuvent s’expliquer par :

Un groupe vise à établir un consensus :

o Pour sauvegarder la cohésion du groupe o Eviter le conflit

o = > Un climat de complicité va s’instaurer

o => Le groupe évite les initiatives, les contre-hypothèses o => Solution initiale soutenue (peu d’évolution)

o => Groupe aveuglé par ses préjugés, victime de la pensée du groupe qui écarte la pensée critique

(138)

La polarisation

(139)

La polarisation/extrêmisation

Polarisation : Accentuation d’une tendance initialement dominante dans un groupe (Doise et Moscovici, 1984).

Les décisions de groupe ne sont pas toujours plus prudentes et conservatrices que les décisions individuelles.

Conditions :

diversité des points de vue de départ dans une même orientation normative

les participants se sentent impliqués par l'objet de la décision

les participants s'engagent sans réticence dans la discussion,

=> les décisions de groupes peuvent être plus risquées et extrêmes que la moyenne des positions individuelles initiales.

On observe alors une radicalisation de la tendance de départ.

Les chercheurs s'en sont rendus compte en comparant les décisions prises sur une même question par des sujets ayant réfléchi d'abord seuls, puis en groupe.

(140)

Recherches sur la polarisation

Les travaux sur la polarisation de groupe impliquent en général les phases suivantes :

Les décisions individuelles (pré-consensus) : l'individu seul face à une situation donnée se fait son opinion.

Discussions et décisions collectives en petits groupes (consensus) : tous les sujets qui travaillent sur la situation initiale s'engagent dans des interactions afin de prendre une décision unanime.

Nouvelles décisions individuelles (post-consensus) : chaque membre du groupe note finalement sa décision.

On constate à la suite de ces travaux que lorsque les individus discutent en groupe pour arriver à une décision ils prennent une position plus extrême que celle qu'ils prennent de façon individuelle.

(141)

Expériences sur la polarisation (MOSCOVICI & ZAVALLONI, 69)

• Ils demandent à des élèves d'un lycée parisien de discuter par groupe de quatre de leur opinions concernant le Général de Gaulle pour un premier groupe et les américains pour un deuxième groupe.

Au préalable ces élèves ont exprimé de façon individuelle leur opinion.

• À l'issue de l'expérience, Moscovici et Zavalloni observent que dans le groupe 1 les positions individuelles des élèves sont plus extrêmes et favorables à Charles de Gaulle, dans le groupe 2 les opinions individuelles sont plus extrêmes et défavorables aux américains qu'avant les discussions de groupe. Ils en ont déduit alors que l'effet de polarisation du groupe pouvait avoir une direction différente selon le sujet de discussion.

(142)

La manipulation

(143)

Recherches sur la polarisation

Quelques exemples :

L’engagement (pied dans la porte, …)

La preuve sociale

L’étiquetage

La dissonance cognitive

Le toucher

Le leurre

Déclaration de liberté

Porte au nez

(144)

Le Nudge

(145)

Kahneman (2011) : Système 1 / Système 2

Deux vitesses de la pensée :

Système 1 : o Rapide o Sans effort o Stéréotypé o Inconscient

Système 2 : o Lent

o Avec effort o Logique o Conscient

(146)

Thaler & Sunstein (2010):

Nudge

https://www.youtube.com/watch?v=i-SVxDlBgXY

(147)

La communication

interpersonnelle

(148)

Apport de la psychologie sociale

La psychologie sociale qu’est-ce que c’est?

La psychologie sociale étudie comment les croyances, les attitudes et les comportements des individus sont influencés par le contexte social.

En mettant l'accent sur l'individu au sein du groupe, elle diffère de la sociologie qui est centrée sur des groupes de personnes.

(149)

Qu’est-ce que la communication ?

(150)

Définition de la communication

La communication est l’ensemble des processus par lesquels s’effectuent les échanges d’informations et de significations entre les personnes dans une situation sociale donnée.

Abric, J.-C. (1999). La psychologie de la communication.

Paris : Armand Colin.

(151)

La communication : un processus complexe

« Entre ce que je pense, ce que je veux dire, ce que je crois dire, ce que je dis, ce que vous voulez entendre, ce que vous entendez, ce que vous croyez en comprendre, ce que vous voulez comprendre, et ce que vous comprenez, il y a au moins neuf possibilités de ne pas se comprendre. »

Bernard Weber

(152)

Quelles en sont les composantes ?

(153)

Modèle de Shannon – Weaver - Wiener

Source Récepteur

Décodage

Canal Emetteur

Codage Destinataire

Message Signal Codé Signal Décodé Message

Feed-Back

Feed-Back Bruit

Bruit Bruit

(154)

Un processus complexe

(155)

La communication : un processus complexe

https://www.youtube.com/watch?v=7ninavT3 VaA

Qu’est-ce que cette vidéo illustre selon vous ?

(156)

Emetteur Récepteur Message

Filtres

Les filtres de la communication

Emotions Pensées Croyances

Préjugés Stéréotypes

Valeurs Culture Identités

Fatigue Douleur

Stress

Préoccupations

Bruit

(157)

Les filtres de la communication

Les grandes catégories de filtres de la communication

 les mécanismes projectifs

 les mécanismes de défense

 les variables cognitives

 les variables sociales

Références

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