Quel mode d exposition choisir pour la mesure de lumière
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(2) • du mode de prise de vue choisi (voir les modes P,S,A,M) • de la sensibilité (ISO) • de la complexité de la scène photographiée (plus ou moins contrastée par exemple). C’est cette complexité qu’il faut savoir gérer et c’est pour vous faciliter la vie que les constructeurs ont incorporé aux boîtiers des modules de mesure de lumière de plus en plus élaborés. Sachez toutefois que la cellule de mesure de lumière peut se tromper parfois, il vous faut donc savoir déjouer les pièges.. Le sélecteur de mode de mesure de lumière (ici Nikon D700) Les premiers boîtiers argentiques comportaient tout au plus une aiguille à la position variable, les plus récents reflex et hybrides proposent 3 modes d’exposition : • mesure matricielle • mesure pondérée centrale • mesure spot Un quatrième mode d’exposition a fait son apparition sur les boîtiers Nikon récents, il découle du mode de mesure spot : • mesure spot pondérée hautes lumières Note : attention à ne pas confondre mode d’exposition et mode de prise de vue.. Mode d’exposition : pourquoi une telle complexité ? Mesurer la lumière peut sembler facile mais ne l’est pas toujours. Une simple cellule vous donne en temps réel la valeur attendue (il existe des applications pour smartphones comme Pocket Light Meter sur iOS ou LightMeter Free pour Android)..
(3) Mais disposer d’une valeur brute vous impose d’interpréter cette valeur, de faire la part des choses entre un sujet et un autre. Certains sont plus contrastés avec des zones très sombres et d’autres très claires. D’autres sont plus homogènes avec un sujet éclairé partout de la même façon. La quantité de lumière mesurée correspondante peut donc être la même, mais demander un réglage différent sur le boîtier pour rendre compte des écarts. La puissance des processeurs embarqués dans les appareils photo récents permet désormais au boîtier de se baser non plus sur une simple mesure, mais sur une base de connaissances de situations types. La mémoire du boîtier connaît des milliers de types de photos différents et le module de mesure de lumière est capable de faire le lien entre votre sujet et un modèle proche en mémoire. Il adapte alors la mesure de lumière pour vous donner la meilleure exposition possible. Ainsi, selon que vous photographiez une plage en plein soleil ou un portrait à l’ombre, ou encore que vous orientez le boîtier en mode portrait ou paysage – le ciel change de position dans le cadre – la valeur d’exposition calculée pour une même mesure de lumière sera différente. Apparue avec le Nikon FA en 1983, le mode de mesure matricielle fait appel à plusieurs zones sensibles qui permettent de faire des micro-mesures localisées. Chacune de ces micro-mesures est prise en compte pour déterminer le type de sujet et adapter l’exposition.. Mode d’exposition : Mesure matricielle Principe de fonctionnement La mesure matricielle fait appel à un capteur spécifique couleur (RVB) sur les reflex et hybrides récents. Ce capteur analyse la scène cadrée et transmet les informations au module de mesure – il sait tenir compte des couleurs du sujet. Le module de mesure fait le lien entre ces informations et les milliers de modèles stockés en mémoire pour déterminer quel est le type de sujet photographié. Une fois que le type de sujet est identifié, le processeur donne un couple temps de pose – ouverture qui tient compte des autres réglages – sensibilité, mode de prise de vue..
(4) Mode d’exposition : Mesure matricielle Dans cette scène en extérieur, le boîtier a pris en compte la forte luminosité des portes de garage surexposées tout en préservant les zones plus sombres. L’ensemble reste toutefois équilibré.. Quand utiliser la mesure matricielle ? La mesure matricielle est le mode à utiliser par défaut avec un reflex ou un hybride. Les performances des modèles récents sont élevées et les résultats souvent meilleurs que ce que le photographe amateur est capable de faire par lui-même. La mesure matricielle permet de garder le contrôle et de modifier le résultat donné par le boîtier. C’est ce que vous pouvez faire avec le correcteur d’exposition.. Mode d’exposition : Mesure pondérée centrale Principe de fonctionnement La mesure pondérée centrale est apparue sur les reflex argentiques et a perdu de l’intérêt face à la mesure matricielle. Dans ce mode, la mesure de lumière tient compte du fait que le sujet est souvent au centre de la photo et le module de mesure adapte l’exposition pour favoriser cette zone. Cette ‘pondération centrale’ est fonction de la taille de la zone centrale considérée. Celle-ci peut être large comme plus réduite (le réglage se fait dans les menus)..
(5) Réglage de la taille de la zone pondérée centrale. Quand utiliser la mesure pondérée centrale ? La mesure pondérée centrale permet de donner la priorité au centre de la photo. Si votre sujet est centré et qu’il se trouve éclairé différemment du fond ou de l’avant-plan – par exemple un portrait à l’ombre avec ciel très lumineux en arrière-plan – alors ce type de mesure peut s’avérer intéressant. La mesure pondérée centrale est à utiliser avec précaution si vous ne maîtrisez pas parfaitement la notion d’exposition car elle peut donner des résultats erronés si vous n’appréciez pas bien la nature du sujet..
(6) Mode d’exposition : Mesure pondérée centrale Le boîtier a pris en compte la forte luminosité des portes de garage qui sont correctement exposées tout en assombrissant légèrement le reste de l’image. L’ensemble reste équilibré mais manque de luminosité.. Mode d’exposition : Mesure spot Principe de fonctionnement La mesure spot permet de mesurer la lumière sur une zone très réduite – et ajustable sur certains modèles. Cette zone n’est pas nécessairement localisée au centre de l’image, elle suit le collimateur autofocus actif sur les reflex et hybrides Nikon (en savoir plus).. Quand utiliser la mesure spot ? La mesure spot trouve son intérêt quand votre cadrage présente un contraste très important entre le sujet et le reste de l’image : visage clair sur fond de scène noir, sujet sombre sur fond de paysage très lumineux par exemple. La mesure spot permet d’exposer correctement une petite zone de la photo – le visage dans le cas d’un portrait sur scène – tandis que le reste de l’image reste volontairement laissé de côté..
(7) Mode d’exposition : Mesure spot sur portes de garage Le boîtier a sous-exposé l’ensemble de l’image pour tenir compte de la forte luminosité des portes de garage. L’ensemble est trop sombre mais les portes sont correctement exposées..
(8) Mesure spot sur toits des garage Le boîtier a sur-exposé l’ensemble de l’image pour rendre correctement le gris des toits de garage. L’ensemble est trop clair mais les toits sont correctement exposés.. Mode d’exposition : Mesure spot pondérée hautes lumières Principe de fonctionnement La mesure spot pondérée hautes lumières est une mesure spot qui tient compte de tout le champ cadré pour adapter l’exposition dans la zone spot. Elle n’est ni plus ni moins qu’une mesure pondérée avec une zone de détection réduite (mais pas centrée nécessairement) et une prise en compte des hautes lumières sur le reste de l’image.. Quand utiliser la mesure spot pondérée hautes lumières ? La mesure spot pondérée hautes lumières est annoncée par Nikon comme plus efficace que la mesure spot classique lorsque le sujet qui se trouve dans la zone spot est très lumineux. C’est le cas d’un artiste sur scène, d’un danseur sous les projecteurs par exemple. Dans ces cas particuliers, la mesure spot pondérée hautes lumières permet de tenir compte du fait que le sujet est beaucoup plus lumineux que le reste du champ cadré et le boîtier adapte l’exposition pour ne pas surexposer le sujet principal. Ce mode a un intérêt limité si vous maîtrisez déjà la mesure spot. Il vous rendra service dans le cas contraire.. En pratique Dans la plupart des cas, la mesure matricielle fait des miracles ! Laissez ce mode d’exposition par défaut sur votre boîtier pour vous garantir les meilleurs résultats. Si la scène photographiée présente un piège évident – reflets sur l’eau, paysage de neige – alors utilisez le correcteur d’exposition pour modifier le réglage par défaut – surexposez ou sous-exposez selon le cas. Si votre sujet est plongé dans une ambiance particulière – scène, concerts – privilégiez la mesure spot pour exposer correctement la seule zone de l’image qui vous importe, au détriment du reste. Sachez que certaines optiques anciennes restent compatibles avec les boîtiers récents mais ne vous donnent pas accès au mode de mesure matricielle. Dans ce cas c’est la mesure pondérée centrale qui s’impose.. Conclusion Si les boîtiers sont tous désormais performants en matière de mesure de lumière, il reste important de bien comprendre la finalité de chaque mode d’exposition pour que le résultat soit à la hauteur de vos attentes..
(9) Si vous ne voulez pas passer plus de temps à mesurer la lumière qu’à faire des photos, optez pour la mesure matricielle qui vous évite les erreurs tout en vous laissant la possibilité d’ajuster le réglage à votre guise. Si vous aimez expérimenter et comprendre, testez les trois modes et regardez ce que chacun donne comme résultat. Vous allez rapidement trouver celui qui vous convient et avec lequel vous êtes le plus à l’aise. Pour passer rapidement d’un mode à l’autre, configurez la touche Fn – Fonction – de votre boîtier s’il en comporte une pour basculer en une pression du doigt entre mesure matricielle et mesure spot, c’est la configuration la plus efficace en pratique.. Table des matières. Le mode de mesure évaluative / matricielle / multiple Le nom change beaucoup selon les marques : on parle de mesure évaluative chez Canon, matricielle chez Nikon, ou encore multiple chez Panasonic Lumix. Cela dit, c’est le même principe : c’est le mode par défaut utilisé par votre appareil, celui qui mesure la luminosité sur la totalité de l’image..
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(11) Un petit schéma explicatif, ici pour le viseur du Canon 450D, mais vous voyez l’idée : tout ce qui est en gris fait partie de la zone mesurée.. Il permet d’obtenir une image qui est correctement exposée dans toutes ses parties : aucun endroit n’est sur-exposé (ou “cramé”) ni sous-exposé (ou “bouché”), dans la limite des capacités techniques du matériel bien sûr, notamment de sa plage dynamique. Pour bien comprendre, j’ai pris volontairement une scène contrastée que vous pouvez reproduire chez vous : c’est juste une figurine devant une fenêtre. L’extérieur est très lumineux (on est en plein jour), mais la table et la figurine sont assez sombres. La mesure évaluative / matricielle fait ce qu’elle peut pour éviter de surexposer le ciel : on a une image exposée pour la moyenne des tonalités. f/1.7, 1/1000, ISO 200, mesure “multiple” Ce n’est pas pour rien que c’est le mode par défaut : il fonctionne dans la plupart des situations, et le plus souvent vous n’aurez pas besoin de le modifier..
(12) Mais parfois, ce mode fonctionne assez mal avec la situation, comme par exemple si l’image est fortement contrastée, comme ici : scène en contre-jour, photo de concert où le chanteur est éclairé par un seul spot et le reste plongé dans l’ombre, etc…. Le mode de mesure spot / point Ce mode mesure la luminosité uniquement sur la partie centrale de l’image, c’est-à-dire le cercle que vous voyez au centre de votre viseur. Ceci représente environ 4 à 5% de l’image totale, soit un cercle très réduit.. Il permet d’obtenir une exposition correcte du sujet quand le reste de l’image est éclairé de façon très différente, comme dans le cas d’un contre-jour. Attention, dans ce cas la partie lumineuse de l’image (le ciel par exemple), sera clairement surexposée. Il faut le savoir, et jouer avec. Il n’est en général pas utilisé pour réaliser des effets de silhouette, au contraire, sauf si on mesure la luminosité sur le soleil par exemple : dans ce cas le soleil/ciel sera bien exposé, et le reste de l’image très sombre et donc en silhouette. Reprenons notre exemple : sur mon appareil, je peux sélectionner précisément où je veux faire la mesure spot (on en reparle plus bas). J’ai mis le point sur la tête de mini Groot. L’appareil fait donc l’exposition pour que ce point là soit bien exposé. Et c’est le cas : mini Groot est dans les tons moyens, ni trop clair, ni trop sombre. Mais du coup, le reste de l’image est évidemment beaucoup plus clair ! (ce qui n’est pas forcément toujours très grave hein, même si ici c’est un peu moche)..
(13) f/1.7, 1/80, ISO 200, mesure spot.
(14) Notez que sur certains appareils, notamment les reflex Canon, il existe également un mode de mesure assez proche, la mesure sélective, qui est en gros la même chose mais avec un cercle plus élargi, de l’ordre de 9 à 10% de l’image.. Sur un cercle un peu plus grand que la mesure spot donc.. Le mode de mesure pondérée centrale Ce terme un peu barbare signifie en réalité que la luminosité est mesurée prioritairement au centre, mais que le reste de l’image est également pris en considération. Autrement dit, l’appareil mesure la lumière sur la totalité de l’image, mais donne plus de poids aux mesures effectuées au centre qu’à celles effectuées en périphérie. Ici le schéma est très utile pour comprendre la façon dont est évaluée la luminosité :. Ce mode est un peu un intermédiaire entre le mode de mesure évaluative et le mode de mesure spot. Il peut être utilisé plus ou moins dans les mêmes situations, en particulier quand vous ne.
(15) savez pas vraiment sur quel point mesurer la lumière et que vous savez juste que vous voulez exposer correctement le centre (centre plus élargi que dans une mesure spot). Ici, j’ai utilisé ce mode sur la même scène. Vous voyez qu’on a une scène encore plus sombre que sur le premier. Je pense que l’appareil a simplement bien détecté les tons moyens (le reflet du ciel sur le bois de la table), mais n’a pas pris en compte les ombres autour (qui ne devaient pas faire partie de la zone prise en compte). Du coup, il a encore un peu diminué l’exposition.. f/1.7, 1/1600, ISO 200, mesure pondérée centrale Pour ce qui est d’utiliser ces différents modes, je vous renvoie au manuel de votre appareil, je ne vais pas le faire pour toutes les marques évidemment 😉.
(16) ATTENTION : le réglage du mode de mesure est conservé quand vous éteignez votre appareil : pensez donc à le vérifier quand vous prenez une nouvelle série de photos 😉. Où la luminosité est-elle réellement mesurée ? Je pose cette question car j’ai toujours parlé de “centre” de l’image. Mais comme vous le savez, on ne veut pas toujours (voire pas souvent) placer son sujet au centre. Comment faire alors ? Accrochez-vous un tout petit peu, ce n’est pas forcément très simple 😉 Sur beaucoup de reflex (notamment les Canon), la mesure spot va se faire au centre de l’image, quel que soit le collimateur utilisé pour faire la mise au point. Sur certains hybrides et également certains reflex (notamment les Nikon), la mesure spot se fera par contre à l’endroit où on fait la mise au point, ce qui est souvent plus logique. Donc si vous utilisez le mode de mesure spot sur un reflex, la mesure va souvent se faire au centre de l’image, même si votre sujet est placé ailleurs. Comment contourner ce problème ? En utilisant le bouton mémorisation d’exposition, souvent représenté par un astérisque *, ou par la sigle AEL (comme “auto-exposure lock”, qui se traduit par “verrouillage de l’exposition automatique”). Ici sur un reflex Nikon, nommé “AE-L / AF-L” : attention, selon les appareils, il faut régler son comportement dans les menus ! Ici sur Canon avec l’astérisque * Attention : selon les modèles, il faut parfois régler son comportement dans les menus. Consultez le manuel de votre appareil pour savoir comment il se comporte précisément, et éventuellement faites quelques tests ! Comment fonctionne ce bouton ? C’est simple. Vous placez le sujet que vous souhaitez exposer avec une mesure spot au centre de l’image. Vous appuyez sur le bouton *. Apparaît alors un * dans le viseur. L’exposition est alors mémorisée, et vous n’avez plus qu’à mettre au point et cadrer votre image comme vous le souhaitez, et déclencher bien sûr. C’est un peu l’équivalent d’enfoncer le déclencheur à mi-course, mais au lieu de verrouiller la mise au point, cela verrouille la mesure de luminosité (et donc l’exposition)..
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