HAL Id: jpa-00241234
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Submitted on 1 Jan 1907
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E. Salmon
To cite this version:
E. Salmon. Électromètre à torsion. J. Phys. Theor. Appl., 1907, 6 (1), pp.551-559.
�10.1051/jphystap:019070060055100�. �jpa-00241234�
ÉLECTROMÈTRE A TORSION ;
Par M. E. SALMON.
L’appareil
secompose (fig. 1 et 2) de deux plateaux métalliques, parallèles et verticaux, disposés dans
unecag e
enverre; A, percé
d’une ouverture circulaire, sert d’anneau de garde, et B, muni d’un
manche
enverre, peut subir des déplacements parallèles mesurés
avec un
sphéromètre S couché horizontalement. Un léger disque
circulaire
enaluminium, s’engage exactement dans l’ouverture du
plateau A. Ce disque est supporté par
uneaiguille
enforme de croix
dont les branches sont maintenues horizontales par le contrepoids,
et qui est suspendue par
unfil d’argent que l’on peut tordre
avecla
garniture métallique d’une balance de Coulomb.
-
FiG. ~! .
La
coursedu disque est limitée par des fils de
cocontendus
surla surface interne du plateau A et par
unfil de platine ~’ qui vient
heurter
unplateau de
verreC avec coïncidence de l’extrémité du fil
avec son
image.
L’anneau de garde A communique directement
avecle sol.
D’autre part,
unfil de platine, enroulé
surl’aiguille, s’applique
surle disque et soutient
ionautre fil de platine vertical qui plonge dans
un
godet b contenant de l’eau acidulée reliée
ausol.
Les potentiels de l’anneau de garde et du disque sont donc tou- jours nuls ; B est porté
aupotentiel V que l’on veut
mesurer.Formule de l’appare£l.
-La formule de l’appareil est celle de
Article published online by EDP Sciences and available at
Article published online by EDP Sciences and available at http://dx.doi.org/10.1051/jphystap:019070060055100
l’électromètre absolu :
La force de torsion F, à l’extrémité de l’aiguille, est proportion-
nelle à (1., et l’on peut écrire pour les
mesuresrelatives :
FIG.
~
,
Chal1¿p de
-"érilication de la loi de Coulo1nu. - La formule précédente n’est rigoureusement vraie que pour des pla-
teaux de rayons infinis.
Les plateaux de l’appareil ont 12 centimètres de diamètre.
Il faut donc chercher, tout d’abord, quelle est la distance limite
des plateaux à laquelle
onpeut appliquer la formule,
enrestant
au-dessous des
erreursc.!’expériences.
Pour cela,
onporte le plateam B
aupotentiel de 120 volts du
cou-rant de la ville, potentiel sensiblement constant le matin, et l’on
corrige par la formule pour les faibles écarts lus
sur unvoltmètre.
En donnant
auplateau B des déplacements égaux,
on ala série :
d’où l’on tire :
Pour montrer la nature des résultats,
on achoisi dans
unesérie
l’expérience suivante, faite avec un fil d’argent de 5 de millimètre
de diamètre et
endonnant
auplateau B des déplacements égaux
clj _ ~ millimètres.
L’angle x,; correspond à la distance AB -
On déduit de là :
A
unedistance plus grande, les torsions deviennent trop faibles et les
erreursrelatives trop grandes.
_En remarquant que les déplacements du plateau B, mesures
auspliéromètre, peuvent être considérés comme obtenus
sans erreurse t
que les torsions se mesurent à
unedivision près, le calcul montre
que l’erreur absolue
"est 100
.Les nombres obtenus montrent donc que l’on peut déplacer B jus- qu’à 2 centimètres de A,
enconservant
unchamp électrique uni-
forme. Nous verrons plus loin que l’on peut aller jusqu’à 3 centi-
mètres.
On peut encore considérer les résultats de ces expériences comme
une vérification de la loi de Coulomb dont la formule de l’appareil
/
est
uneconséquence.
Mesures relatives.
--fer CAS.
-Le potentiel que l’on veut
mesu-rer
aune valeur voisine de 120 volts.
On porte B
aupotentiel V et l’on
mesurel’angle de torsion qui équilibre la force électrique :
On porte B
aupotentiel de 120 volts du courant de la ville : Par suite :
2me CAS.
-Le potentiel à mesurer est beaucoup plus élevé que
120 volts.
On porte B
aupotentiel inconnu :
-.On porte ensuite B
aupotentiel de 120 volts, et on le rapproche,
avec le sphéromètre, du plateau A. Soit d1 le déplacement :
On rapproche encore B de A, ce qui donne un déplacement total d2.
Entre ces trois équations,
onélimine A et
e :On citera comme exemple la mesure du potentiel d’une bouteille
de Leyde chargée avec une petite bobine de Ruhmkorff.
L’aiguille était suspendue à un fil d’argent de - de millimètre 10
de diamètre.
Le plateau B étant à 1 cm, 7 de A et communiquant
avecl’armature
interne de la bouteille, il
afallu
unetorsion de 6~° pour maintenir
l’aiguille
enéquilibre sur le plateau A.
On
adéplacé le plateau B vers le plateau A de et
onl’a porté,
au
potentiel 120 volts. La torsion d’équilibre
aété de ~7°.
Pour le déplacement fcm,6, la torsion
aété 790.
Donc :
~
Les déplacements, mesurés
ausphéromètre, sont connus sans
erreurs; l’erreur absolue
surune torsion est inférieure à i °. L’erreur relative calculée est 80 environ. Le potentiel 1344 volts est connu à
18 volts près.
Mesures absolues.
-La formule de l’appareil peut s’écrire :
.e, distance des plateaux ;
,r, rayon du disque :
r -1 cm,2i;
9, force de torsion,
surle centre du disque, pour
unetorsion de i 0 .
La
mesurede
e sefait
ausphéromètre, après avoir mis les deux
plateaux en contact. La mesure est facilitée par
cefait que le plateau B
est mobile dans tous les sens,
cequi permet de l’appliquer exacte-
ment
surA. On peut ainsi obtenir
e avec une erreurabsolue
de (1) de millimètre.
,B/
2r, le diamètre du disque,
semesure
aupalmer, qui donne une
erreur absolue de 1 100) de millimètre.
, la force de torsion pour 11, s’obtient de la façon suivante,
enremarquant que, pendant la torsion, le poids tenseur du fil maintient
immobile le centre de l’aiguille.
On suspend à
unlong fil de
cocon une masseconnue m que l’on amène
encontact avec le disque, dont les déplacements
selisent
surune
règle R (flg. 3) graduée
endemi-millimètres ; on vise avec
unelunette, qui permet d’apprécier (-) de millimètre.
FIG. 3.
On tourne le tambour d’un angle ~, et
onlit
undéplacement d. En désignant par t la longueur du fil de cocon :
PREMIERE
BIESURE.- ÀVeC
unfil d’argent de 1 ( 1 ) de millimètre de diamètre et
unemasse de Ogr,2 donnant 0,2 >-; 981 kilogrammètres,
une
torsion de 2500 produit
undéplacement de tl",80, et
unetorsion
de 360° donne
undéplacement de ~(’m,60. La longueur du fil de cocon est 67"ffi,7.
On a :
avec une
erreurrelative calculée de
On place ensuite B à 1 cm, 7 du plateau A, et
onle met
encommuni-
cation
avec unebouteille de Leyde chargée par la petite bobine de Ruhmkorn* ; pour maintenir le disque
enéquilibre
surA, il faut
unetorsion de 62".
Donc :
et
On
atrouvé par la même expérience,
enappliquant la for-
mule (1),
Les deux résultats sont donc concordants.
On aurait
uneprécision plus grande avec
unangle de torsion plus grand.
Il suffit de prendre
unfil plus fin.
DEUXIÈME
MESURE. -On suspend l’aiguille à
unfil de diamètre
20 de millimètre.
20
Pour mesurer p, on
apris
unemasse de ogr,03 fixée à
unfil de
cocon
de 67cm,5 de longueur.
On
aobtenu
undéplacement de 1. cm ,55 pour
unetorsion de 720° et
un
déplacement de 2~,30 pour
unetorsion de 4 080°. On trouve ainsi les deux valeurs :
Il est alors facile de s’assurer que l’on peut, dans les
mesures,écarter les plateaux de 3 centimètres.
’
En effet, la bouteille de Leyde étant chargée
avecla petite bobine
de Ruhmhorff, actionnée par
unprimaire d’intensité constante lue
.sur un
ampèremètre,
onplace le plateau B à 3 centimètres de A, et l’on observe
unangle de torsion de 343° pour l’équilibre. A
unedistance
de 2 centimètres, la torsion d’équilibre est ’7~~°.
En appliquant la formule (2),
ontrouve :
avec une erreur relative calculée de 100 100
On pourra donc, dans la suite, placer le plateau B à 3 centimètres de A.
TRUISIÉME
MESURE. -Pour comparer les deux formules (1) et (2),
on
alaissé le fil de 20 de millimètre de diamètre, et on
afait les expériences suivantes.
Le plateau B, à 2 centimètres de A, chargé avec la bouteille
de Leyde et la petite bobine, on
atrouvé pour torsion d’équi-
libre 2570.
Après déplacement de B
versA de 2CID,4, on charge B à 120 volts ;
il faut
unetorsion d’équilibre de 40-.
Pour le déplacement total de 2"n,6, il faut
unetorsion de 74° pour avoir l’équilibre du disque
surA.
La formule (1) donne :
la formule (2) :
La différence est inférieure à l’erreur calculée.
QUATRIÈME
MESURE. -L’aiguille est suspendue à
unfil d’argent de
10 de millimètre de diamètre. On mesure la force de torsion avec
Bi0/
un
petit
anneaude cuivre,
m =6925, suspendu à
unfil de cocon
de 81~,4, et l’on trouve pour
unetorsion de 130°
undéplacement
de Par suite :
’On fait alors communiquer le plateau B, placé à 3 centimètres de A,
avec unebouteille de Leyde chargée par
unebouteille élec-
trique. La torsion d’équilibre
aété 3100. En portant dans la for- mule (2) :
V
=39 900 volts,
avec une erreur relative de 1 .
Dans ces dernières expériences, il est nécessaire de maintenir l’ai-
guille par
unarrêt b qui empêche le disque de sortir de l’ouverture circulaire du plateau A.
Conclusions.
-Cet appareil permet de mesurer,
comme onvient de le voir, des potentiels très élevés avec
uneerreur relative infé-
.
,t
rieure a
100°
En prenant
unfil de diamètre convenable, la limite est le potentiel
dont la distance explosive correspond à la distance des plateaux.
Il permet de charger
unebatterie à
unpotentiel connu,
caril suf- ,
fit de tordre le fil de l’angle calculé et de saisir l’instant où le disque
est attiré.
Il peut être, sans difficulté, manié par des mains inexpérimen-
tées.
RÉSISTANCE ÉLECTRIQUE DES SOLÉNOIDES POUR LES COURANTS DE HAUTE FRÉQUENCE.
Travail de l’Institut de Physique de l’Université de Pise.
Par M. A. BATTELLI.
PREMIÈRE
PARTIE.La résistance électrique des conducteurs métalliques n’est physi- quement déterminée que lorsqu’on
aétabli la loi d’après laquelle le
courant électrique
sedistribue dans les différents points du conduc-
teur même.
Cette distribution varie considérablement
avecles variations du caractère du courant. On
neconnaît pas bien la loi qui préside à
cesvariations, si
cen’est lorsqu’il s’agit d’un conducteur rectiligne
à section circulaire.
On rencontre
assezrarement
ce casdans les recherches expéri- mentales, où l’on emploie le plus souvent des conducteurs enroulés
en