In medio stat virtus
Q u o t i d i e n n a t i o n a l
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nÉ t r a n g e r 1 e u r o
In medio stat virtus
Crise à l’eNieM de Tizi OuzOu
Le dénouement ?
P. 3Rapport Stora sur la mémoire
Les critiques
de Abdelaziz Rahabi
P. 3Enquête nationale sur la qualité du service public de l’eau 5 000 universitaires pour identifier les lacunes
P. 5Tournoi UNAF des U17
L’Algérie qualifiée pour la CAN
P. 16MOURAD GOUMIRI, PROFESSEUR D’ÉCONOMIE :
«Les premières voitures pourront être vendues dans six mois» P. 6
Rejoindre Marseille à partir d’Alger en passant par Paris. Récit d’un voyage dans la planète Covid. Restrictions, paradoxes, angoisse mais efficacité. Une expérience qui prouve peut-être qu’on peut rouvrir les frontières malgré la menace sanitaire. Page 2
VOYAGE EN PÉRIODE DE LA COVID 19
Plus d’angoisse que de mal
In medio stat virtus
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ACTUALITÉ
CRÉSUS #547 DU LUNDI 25 JANVIER 20214 2
vOyage eN PériOde de la COvid 19
Plus d’angoisse que de mal
C
e qui frappe le voyageur privi- légié qui est autorisé à se déplacer par avion en ces temps de quasi suspension internationale des vols, c’est bien enten- du la sensation angoissante que procure l’aéroport vide. un espace d’habitude foi- sonnant de voyageurs, familles, enfants de toutes les régions du pays, en prove- nance ou en partance vers des horizons différents. Ce samedi matin, l’unique vol qui semble attendre des passagers est celui de la compagnie air france vers Paris. la queue est déjà très longue avant l’ouverture de l’enregis-trement. les can- didats au départ particulier ont pris toutes leurs précautions pour ne pas le rater…QuI PEut VOYAGER ? Qui sont ces voyageurs autorisés à embarquer quand les frontières sont dites fermées ? en réalité, ces rotations entre les deux rives s’inscrivent dans le cadre du rapatriement concernant les nationaux mais aussi les résidents per- manents ainsi que des ressortissants européens qui passent par la france pour rentrer vers leurs pays respectifs. les voyageurs d’aujourd’hui sont donc détenteurs du passeport français ou européen, de la carte de résidence fran- çaise ou d’autorisations spéciales déli- vrées par le ministère de l’intérieur pour les cas impératifs professionnels ou pri- vés. l’airbus d’une capacité de plus de deux cents passagers est plein. au comp- toir de la billetterie air france, avant notre départ, les premiers départs offrant encore des places courent à la première semaine de février. les vols quotidiens vers Paris sont donc complets jusqu’au début du mois prochain.
VOL «NORmAL»…
a bord de l’aéronef, point d’espace entre les voyageurs. seule mesure pré- ventive dans la lutte contre la Covid 19, le
port du masque chirurgical, la simple bavette en tissu étant refusée à l’entrée de l’avion. il est vrai que le préalable pour embarquer a été de présenter un test PCr négatif datant de moins de 72 heures. en plus d’un engagement écrit à s’isoler, une septiène fois arrivé sur le sol français, durant une de jours et d’effec- tuer un nouveau test PCr. la collation est frugale malgré le prix du billet de 68 000 da pour un aller-simple vers Paris.
situation exceptionnelle, vol pratique- ment vide de Paris vers alger «à part la trentaine de passagers entre diplomates et ressortissants français qui résident ou travaillent contractuellement en algé- rie.» nous confie un stewart. «du coup,
les compagnies sont obligées de prati- quer des tarifs au-dessus de la normale».
Pour amortir les vols vides.
VOYAGER AVEC…
arrivés à Paris, de jeunes agents char- gés du contrôle sanitaire lisent distraite- ment les compte-rendus des PCr. ils col- lent alors un petit point jaune sur le pas- seport comme sans évoquer l’attestation sur l’honneur concernant l’isolement et le nouveau test après sept jours. Person- ne n’en a parlé, ni dans l’avion ni au niveau des postes de la police des fron- tières. Comme une mesure à laquelle per- sonne ne croit. les «variants» du virus sont dans tous les esprits mais l’algérie
est vue comme «un pays plutôt épargné», nous explique cette dame qui accueille sa fille qui arrive de béjaïa. Malgré la psy- chose et l’inquiétude légitimes, les auto- rités et les passagers s’en tiennent au possible. Protocole sanitaire à respecter pour que la vie normale reprenne. un voyage qui laisse espérer que viendra bientôt la reprise des rotations normales entre l’algérie et les nombreux pays à forte densité de population de notre dia- spora. Car ils sont très nombreux les algériens à attendre impatiemment la possibilité de rentrer au bled, après ces longs mois de fermeture douloureuse des frontières.
Nordine mzala
des brigades canines dépendantes de la société nationale des transports ferro- viaires (sNTf) ont été mises sur pied pour contrer les actes malveillants, notamment le phénomène de jet de pierres qui s’est généralisé sur le réseau ferroviaire, selon la sNTf.
la sNTf a mis au point des brigades canines qui contrôlent la voie ferroviaire tout en coordonnant ses efforts avec les services de sécurité pour réduire les actes malveillants, mais ceci demeure insuffi- sant face à la recrudescence du phénomè- ne de jet de pierres, a précisé à l’aPs, abdelouahab aktouche, assistant de cette entreprise publique. il a ajouté dans le même cadre que plusieurs campagnes de sensibilisation ainsi que des portes ouvertes ont été organisées au profit des citoyens pour faire face au problème de jet de pierres. en plus de ces actions,
aktouche a relevé que la sNTf a procédé, également au dépôt d’un grand nombre de plaintes et ce dans le cas où ces jets de pierres blessent les travailleurs de la com- pagnie (conducteurs, contrôleurs, agents de maintenance..) ainsi que les usagers des trains. Tout en reconnaissant qu’il était très difficile de maîtriser ce phéno- mène sur 4 200 km de voie ferroviaire, il a appelé à remettre sur pied la «police des chemins de fer» pour contrer ces actes malveillants. «Toutes ces actions de sensi- bilisation demeurent insuffisantes pour faire cesser ces actes malveillants et il devient urgent de remettre sur pied la police des chemins de fer», a-t-il considé- ré. Plus de 233 actes de malveillance enre- gistrés en 2020. selon le même respon- sable, ces jets de pierres provoquent, non seulement des pertes matérielles considé- rables endommageant des trains acquis à
coup de fortes sommes en devises, mais atteignent parfois les voyageurs ainsi que les travailleurs de la sNTf, leur causant des blessures, a alerté le responsable. a l’instar du dernier train acquis par l’algé- rie, le train rapide Coradia, dont les vitres ont été brisées par ces jets de pierres, beaucoup de trains subissent le même sort, a déploré aktouche. il a relevé, dans le même cadre, que le phénomène du jet de pierres n’est pas le seul acte de préda- tion impactant le trafic ferroviaire, car il existe d’autres actes malveillants sur les câbles électriques, sur les appareils de voie ainsi que sur les appareils de trans- mission et les signaux. les installations ferroviaires ont enregistré en 2020 plus de 233 actes de malveillance, selon le res- ponsable qui a souligné que ces actes ont gravement impacté le trafic ferroviaire et causé des perturbations sur les horaires.
luTTe CONTre les aCTes MalveillaNTs CiblaNT le réseau ferrOviaire
Des brigades canines mises sur pied
Rejoindre Marseille à partir d’Alger en passant par Paris. Récit d’un voyage dans la planète Covid. Restrictions, paradoxes, angoisse mais efficacité. Une expérience qui prouve peut-être qu’on peut rouvrir les frontières
malgré la menace sanitaire. Petite histoire vécue.
EN RAISON D’UN INCIDENT SUR LA VOIE FERRÉE
Les trains prévus vers Béjaïa et Sétif annulés
La Société nationale des transports ferroviaires (SNTF) a annoncé hier l'annulation des départs par trains en partance vers Béjaïa et Sétif suite à un incident survenu sur la voie au niveau de la gare de de Lakhdaria (Bouira).
"La SNTF informe son aimable clientèle que suite à un incident survenu, ce jour dimanche 24 janvier 2021, sur la voie au niveau de la gare de Lakhdaria (Bouira), les trains en partance vers Béjaïa (14h30) et Sétif (15h30) aujourd’hui, sont supprimés" a indiqué hier la SNTF dans un communiqué publié sur sa page officielle Facebook. Tout en s’excusant auprès de ses clients des désagréments causés par cet incident, la SNTF a assuré que la circulation sera rétablie demain lundi 25 janvier 2021.
APS
les travailleurs de l'entreprise nationale des industries électroménagères (eNieM) de Tizi Ouzou, ont marché hier vers le siège de la wilaya, pour réitérer leurs revendica- tions. le wali de Tizi Ouzou , Mahmoud dja- maâ, qui a rencontré une délégation de ces derniers, a assuré que la situation de crise de l’entreprise connaîtra un dénouement "dans les prochains jours". C’est du moins ce qu’il a tenu à affirmer aux représentants des tra- vailleurs, selon le directeur de l'industrie et des mines, Hamitouche Moula, interrogé par l’aPs. les travailleurs ont organisé une marche pour réitérer leurs revendications, de "la mise en œuvre dans les prochains jours, le temps d'accomplir les formalités réglementaires nécessaires et d'arrêter les mécanismes adéquats, d'un plan de relance de l'entreprise qui a été soumis au gouver- nement", a précisé M. Hamitouche. les tra- vailleurs, en arrêt de travail depuis 55 jours, ont en effet marché du siège de l'entreprise à la zone industrielle de Oued-aïssi, à la sor- tie sud-est de Tizi Ouzou, à destination du siège de la wilaya, en réitérant leurs princi- pales revendications que sont "le départ de l'actuelle direction" et "l'élaboration d'un
plan de relance pour l'entreprise". le 30 novembre dernier, une note de la direction de l'entreprise annonçait "un arrêt tech- nique d'activité d'une durée d'un mois" (du 01 au 31 décembre), pour cause de "persis- tance du blocage de la banque pour l'octroi des crédits nécessaires pour le financement des approvisionnements, la rupture des stocks des matières premières entraînant de fait l'arrêt de la production". les travailleurs avaient rejeté cette décision et organisé plu- sieurs actions de protes-ation pour exiger la reprise du travail, tout en demandant le départ de l'actuelle direction, "responsable", selon eux, de cette situation, ainsi que la mise en place d'un plan de relance pour l'en- treprise. ils ont été reçus à plusieurs reprises par les autorités locales qui s'étaient engagées à "transmettre leurs pré- occupations aux autorités du pays" et une délégation ministérielle a été dépêchée sur les lieux, dès la 1re semaine, pour s'enquérir de la situation. le 17 janvier, c'était au tour du président du groupe elec-el djazair de se déplacer au niveau du complexe pour ren- contrer les travailleurs qu'il avait invité à reprendre le travail en s'engageant à
prendre en charge leurs revendications. un plan de relance élaboré, depuis, en collabo- ration avec le groupe elec-el djazair et le ministère de l'Jndustrie prévoyant, entre autres, une éventuelle sous-traitance mutuelle avec d'autres groupes du secteur, a été, également, soumis au gouverne-ment.
Pour Mouloud Ould elhadj, un des représen- tants syndicaux, les travailleurs refusent de reprendre l'activité car, "en plus de n'avoir rien à faire du fait de la persistance des conditions de blocage, ils savent ce qui les attend". la direction de l'entreprise, sou- ligne-t-il, "est en droit d'aller vers un plan social de licenciement pour raisons écono- miques en cas de reprise". une disposition réglementaire, prévue dans la convention collective de l'entreprise, "permet à l'em- ployeur d'y recourir pour des raisons écono- miques après deux arrêts techniques d'acti- vité", rappelant que l'eNieM a, justement, connu deux situations d'arrêt technique d'activité durant l'année écoulée. Contacté à plusieurs reprises par l'aPs, la direction de l'entreprise, dont le siège est fermé, était injoignable toute la journée.
R. N/APS
ACTUALITÉ 4 3
CRÉSUS #547 DU LUNDI 25 JANVIER 2021
L’
ancien diplomate, abdelaziz rahabi, ne s’est d’ailleurs pas empêché de relever ce qui semble être une omis- sion intentionnelle. « le rapport stora ne prend pas en compte la principale reven- dication historique des algériens, à savoir la reconnaissance par la france des crimes commis par le colonialisme brutal», a écrit rahabi sur sa page facebook. il rejoint ainsi les nombreux acteurs ayant exprimé leur « désapprobation » du contenu du rapport de l’historien fran- çais.
abdelaziz rahabi, en diplomate avéré, sait pertinemment faire la différence entre la reconnaissance et la repentance.
il explique qu’« il ne s’agit pas là, d’une question de repentance », laquelle est « une notion étrangère aux relations entre états ». et il ne s’agit pas « non plus d’éta-
blir une mémoire commune », car, a-t-il estimé, « les (deux) pays étant héritiers de deux mémoires opposées ». Pour lui, et cela concerne « toutes les autres ques- tions », y compris donc les crimes, les dis- paritions, les essais nucléaires pour ne citer que ceux-ci, « il appartient à chaque état d’assumer la responsabilité de son passé ». enfin, l’ancien ministre appelle les autorités algériennes et françaises à entreprendre des démarches à même de bâtir une relation tournée vers l’avenir. « les deux pays doivent créer les condi- tions nécessaires pour construire une relation sereine tournée vers l'avenir », a conclu rahabi.
le rapport de benjamin stora remis au président emmanuel Macron le 20 janvier en cours, a, pour rappel, évacué la ques- tion des excuses du travail de mémoire.
bien qu’il ne s’agisse que de recomman-
dations sur un certain nombre de démarches à adopter par la france, il n’en demeure pas moins que « la revendica- tion principale des algériens », pour reprendre rahabi, pouvait faire l’objet d’un acte. Hélas, le document reflète en fin de compte la vision ‘’franco-française’’
de l’histoire commune. bien que l’histo- rien ait tenté selon certains observateurs de trouver un équilibre entre les exi- gences historiques et les susceptibilités politiques.
le président français avait tweeté le jour même de la réception du rapport en écrivant : « regarder l’histoire en face, c’est ce qui nous permettra de réconcilier les mémoires. Merci benjamin stora pour ce rapport sur les mémoires de la colonisa- tion et de la guerre d’algérie. Poursuivons ensemble, par des actes, l’indispensable travail de reconnaissance ». seulement,
l’on ne voit pas tout à fait les choses de la même manière du côté sud de la Méditer- ranée.
en algérie, dans le courant conserva- teur et nationaliste, on estime que Macron a fait marche arrière par rapport à ses engagements de candidat. lui qui avait qualifié le colonialisme de « crime contre l’humanité » lorsqu’il fut interviewé par le journaliste Khaled drareni en février 2015 à alger. Professeur d'université, Kamel Khelil a expliqué sur les colonnes de nos confrères d’el Khabar que les recomman- dations préconisées dans le rapport stora restent « symboliques et éloignées des revendications du peuple algérien qui donne une grande importance à la ques- tion des excuses, notamment sur les essais nucléaires et leurs conséquences ainsi que le dossier des disparus ».
A.m.
raPPOrT sTOra sur la MéMOire
Les critiques de Abdelaziz Rahabi
Près d’une semaine après sa remise au président français, Emmanuel Macron, le Rapport Stora sur la mémoire continue de susciter des réactions en Algérie, en l’absence toutefois de toute réaction officielle. Et c’est la question
de la reconnaissance par la France officielle des crimes commis durant la guerre de Libération nationale qui revient à chaque fois dans les commentaires.
Crise à l’eNieM de Tizi OuzOu
Le dénouement ? DÉCÈS D’UN RESSORTISSANT ALGÉRIEN À BRUXELLES
L'Algérie demande de faire la lumière sur ce drame
Les services de l'Ambassade et du Consulat général d’Algérie à Bruxelles ont pris contact avec le ministère belge des Affaires étrangères et les services du procureur du Roi pour demander que toute la lumière soit faite sur les conditions du décès, le 19 janvier 2021, d’un ressortissant algérien dans une cellule du Commissariat de police de Bruxelles, a indiqué hier un communiqué du ministère des Affaires étrangères (MAE). "Suite au décès, le soir du 19 janvier 2021, d’un ressortissant algérien dans une cellule de Commissariat de police de Bruxelles, les services de l’Ambassade et du Consulat général d’Algérie à Bruxelles, après en avoir informé, assisté et soutenu la famille du défunt dans cette douloureuse épreuve, ont pris contact avec le ministère belge des Affaires étrangères et les services du procureur du Roi, pour demander que toute la lumière soit faite sur les conditions ayant entouré ce drame. La partie algérienne a, notamment, demandé que lui soit communiqué le rapport d’enquête diligentée par le procureur du Roi", précise la même source. Les services du ministère des Affaires étrangères
"suivent, avec une très grande attention, cette affaire", ajoute le communiqué.
Près de 5 000 porteurs de projets se sont inscrits depuis octobre der- nier via la plateforme numérique, lancée par la Caisse nationale d'assu- rance chômage (CNaC), pour déposer leurs dossiers en vue de créer leurs micro-entreprises, a affirmé, dimanche, le directeur général de la Caisse, Ouaguenouni Mahieddine.
dans une déclaration à l'aPs, M. Oua- guenouni a souligné que "16% sur le total des inscrits via cette plateforme numérique sont issus des wilayas du sud, et 33 % sont âgés de moins de 35 ans", ajoutant que "la majorité des projets des inscrits concernent les secteurs des services, de l'agriculture et de la pêche et des industries de transformation". Cette plateforme électronique "permet aux porteurs de projets d'effectuer leur inscription en ligne pour déposer leurs dossiers et bénéficier de l'accompagnement nécessaire auprès de la CNaC lors des différentes étapes de développement du projet de création d'une micro- entreprise", a souligné M. Ouague- nouni, précisant que l'opération s'inscrit dans le cadre du programme de la Caisse visant "l'amélioration des services fournis en direction de ses usagers, notamment à travers la simplification des procédures admi-
nistratives". ladite opération per- mettra au porteur de projet de ren- seigner le formulaire d'inscription et de joindre une photocopie de sa pièce d'identité, de télécharger les pièces qui constituent son dossier adminis- tratif et technique, et de recevoir à travers la plateforme le récépissé de dépôt de son dossier et d'échanger avec son conseiller animateur qui supervisera l'opération d'accompa- gnement, à travers le module de mes- sagerie intégré au niveau de la plate- forme. Cette plateforme permet de télécharger leur business plan avant le passage devant le Comité de sélec- tion, de validation et de financement (Csvf) spécialisé dans l'étude du dossier en question. le titulaire du projet peut également suivre en ligne l'évolution du traitement de sa demande d'inscription et de l'étude de son dossier avant son passage devant le Csvf. M. Ouagnouni a rele- vé que cette plateforme tend à éviter aux porteurs de projets les déplace- ments aux agences wilayales de la Caisse dans le cadre du rapproche- ment des services du citoyen, souli- gnant, que les portes de ces agences restent ouvertes pour ceux qui dési- rent s'inscrire et bénéficier de l'ac- compagnement.
ACTUALITÉ
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CRÉSUS #547 DU LUNDI 25 JANVIER 2021PrOJeTs fiNaNCés daNs le Cadre de l’ex –aNseJ
Prés de 30 % activent dans les services
PlaTefOrMe NuMériQue de la CNaC
5 000 porteurs de projets inscrits depuis octobre
C’
est ce que révèle une étude réalisée par le ministère délégué auprès du Premier ministère chargé des Micro- entreprises. du reste, il s’agit en fait d’un taux de 28% des projets financés par cet organisme depuis le lancement du disposi- tif, entre 1997 et mars 2020. Par ailleurs, le document indique que le secteur de l'agri- culture et celui du transport de marchan- dises figurent au second rang du classe- ment des domaines les plus sollicités par les créateurs d'entreprises via ce dispositif, avec un taux de 15%, chacun, suivis par les artisans qui représentent 11% des entre- preneurs. Quant au bTP, il arrive en 4e posi- tion avec 9%, talonné par l'industrie qui totalise 7%, alors que le transport des voyageurs s'est adjugé 5% des projets aNade. Par contre, les trois autres domaines prisés par les jeunes investis- seurs, en l'occurrence la maintenance, le transport réfrigéré et les activités libérales, ces derniers ne représentent que 3% (pour chacun d'eux) des porteurs de projets, assez loin devant la pêche avec 0,3% ou encore l'irrigation avec 0,1%. en outre, l'étude de la tutelle s'est penchée, notam- ment, sur la répartition géographique des projets accompagnés par l'ex-ansej et qui montre que 68% de l'ensemble des projets ayant bénéficié du financement de cette agence sont localisés au nord de l'algérie, ce qui représente 261 826 entreprises.d’autre part, lors de son intervention hier sur les ondes de la radio nationale, Chaîne 1, le directeur général de l’aNade), Moha- med Cherif bouaoud, a fait savoir qu'une évaluation effectuée au niveau de l'ex- aNseJ, au cours du mois de juin dernier, avait conclu que le taux de remboursement des dettes dues par les micro-entreprises depuis la création de l'ansej en 1997 et jus- qu'en 2010 était de 80% et parfois des rem-
boursements anticipés des dettes ont été effectués à 100 %. le premier responsable de l’aNade a aussi déclaré que depuis 2011 jusqu'en juin 2020, environ 70% des entreprises (environ 220 000) recensées, sont confrontées à des difficultés pour rem- bourser leurs dettes qui s'élèvent à 172 milliards de dinars. dans ce sens, bouaoud a annoncé que des mesures seront prises, y
compris le rééchelonnement des dettes, avec l'annulation de toutes les pénalités de retard, et la mise en place de mécanismes pour relancer les activités des micro-entre- prises à travers l'activation de l'article 87 de la loi sur les marchés publics, qui octroie 20% de la commande publique aux jeunes PMe. interrogé sur les objectifs de l'agence, il a indiqué que l'agence ambitionne de
créer un million de micro-entreprises d'ici à 2024, au rythme de 50 000 micro-entre- prises par an, annonçant l'assouplissement des procédures de création d'entreprises notamment la formation au profit des por- teurs de projets à travers la signature d'un accord avec le ministère de la formation professionnelle
Rabah Karali
Sur les 386 280 projets financés dans le cadre du dispositif de l’Agence nationale d'appui et de développement de l'entrepreneuriat(ANADE), ex-Ansej, près de 30 % activent dans le secteur des services.
AVIS DE PERTE DE CHEQUES CCP
Je soussigné AYADI MOKDAD, Né le 17/08/1978 à Alger Centre Adresse :
43 Rue Rabah Bahidj Hussein Dey Ayant la Qualité du gérant de la SARL PANODENT IMPORT- EXPORT sise à 11 Rue Abdel Kader STAMBOULI EL MOURADIA Alger ayant perdu les chèques postaux énumérés de 8220116 à 8220124 appartenant à l’entreprise.
A cet effet je décline toute responsabilité quant à l’utilisation, d’endossement ou de remise à l’encaissement auprès des agences de CCP ou banques sur l’ensemble du territoire national.
LE GERANT DE LA SARL PANODENT IMPORT-EXPORT AYADI MOKDAD
DEMANDE D’EMPLOI
jEUNE DAME CHERCHE EMPLOI EN TANT QUE
FEMME DE MENAGE.
CONTACTER AU :
0556 509 121
FORMATION DANS LES FILIÈRES LIÉES AUX HYDROCARBURES
Création d’un Institut national spécialisé
La ministre de la Formation et de l’Enseignement professionnels Hoyam Benfriha, a annoncé hier à Laghouat l’ouverture prochaine à Laghouat d’un Institut national spécialisé de la formation dans les filières liées aux hydrocarbures. «Une décision ministérielle a été prise pour la reconversion du Centre de formation professionnelle et d’apprentissage CFPA Larbi Guellouma dans la nouvelle ville de Bellil (commune de Hassi- R’mel) en Institut national spécialisé de la formation
professionnelle dans les filières liées aux activités pétrolières et gazières», a affirmé la ministre lors de sa visite de travail de deux jours dans la wilaya. La démarche intervient en réponse aux sollicitations de la population de la région où opèrent de grandes entreprises énergétiques. Le wali de Laghouat, Abdelkader Bradai, a valorisé l’importance de cette démarche visant à
«assurer aux jeunes de la région une formation dans les spécialités de pétrochimie», estimant qu’elle «contribuera à augmenter les opportunités d’emplois, en faveur des jeunes de la région, offertes par les entreprises énergétiques activant dans la zone industrielle de Hassi-R’mel». Mme Benfriha a fait savoir, par ailleurs, que les services du secteur s’attellent à réunir les conditions adéquates pour le lancement du projet de
Baccalauréat professionnel. Le projet, soumis au gouvernement au début de l’année 2020, a été retardé en raison des conditions sanitaires exceptionnelles liées à la pandémie de la Covid-19, n’ayant pas pu exécuter le programme de formation pédagogique des enseignants concernés par l’encadrement des stagiaires du baccalauréat professionnels, a-t-elle expliqué. Elle n’a, toutefois, pas exclu son lancement en septembre prochain, en cas de stabilisation de la situation sanitaire dans le pays. La ministre a soutenu que la société a besoin actuellement de porteurs de métiers et de techniciens et techniciens supérieurs, au vu de leur importance, exhortant, à ce titre, les jeunes stagiaires à plus de recherches dans leurs domaines afin d’actualiser leurs connaissances et d’améliorer leurs niveaux de sorte à se mettre au diapason de l’évolution des métiers de par le monde.
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S
elon la même source, cette enquête nationale sur la satisfaction du citoyen quant à la qualité du servi- ce public de l'eau, doit recueillir des renseignements auprès de 550 000 foyers au niveau de 1 541 communes à travers le ter- ritoire national. après avoir recruté et formé quelque 5 000 jeunes universitaires, la vaste opération menée par agire a été lancée offi- ciellement par le ministre des ressources en eau, arezki berraki, le 14 janviercourant à partir de blida, précise le communiqué. l'ob- jectif pour le secteur des ressources en eau, selon agire, est de disposer d'indicateurs objectifs de la satisfaction de l'usager, d'iden- tifier et de mesurer les attentes des usagers mais aussi de construire des plans d'action d'amélioration de la satisfaction. "C'est pour- quoi tous les moyens seront mobilisés dans le but d'identifier les lacunes et de connaître la situation réelle de la qualité du service public pour pouvoir mettre en place des actions d'amélioration ciblées et adaptées aux attentes des usagers", explique l'agence. en outre et dans le sud du pays, plus de 490 enquêteurs, contrôleurs et superviseurs sont mobilisés dans le cadre de l'enquête sociale nationale relative à la qualité du service public de l'eau, en cours d'exécution par l'agence de bassin hydrographique sahara (abH-s) dans les neuf wilayas du sud du pays,a-t-on appris dimanche auprès de cet orga- nisme. ils ont pour mission notamment de faire du porte à porte pour collecter l'infor- mation directement auprès des foyers dans 164 communes dans les wilayas de Ouargla, biskra, el-Oued, illizi, adrar, ghardaïa, laghouat, béchar et Tindouf, dans le but d'éta- blir un état des lieux sur le service public de l'eau, signalant que les résultats de l'enquête lancée en janvier courant seront remis au ministère de tutelle en février prochain.
l'opération a été confiée aux agences de bas- sins hydrographiques par l'agence nationale
de gestion intégrée (agire), en collaboration avec les directions des ressources en eau (dre), l'algérienne des eaux (ade), l'Office national de l'assainissement (ONa), ainsi que les assemblee populaire communale (aPC) dans les 9 wilayas du sud, a indiqué à l'aPs le chef de départe-ment communication à l'abH- s, farès Charfeddine. elle a pour objectif d'évaluer le niveau de satisfaction et d'insatis- faction par rapport aux services fournis aux citoyens, en plus de mesurer l'atteinte en matière de distribution de l'eau potable et du traitement des eaux usées. la réalisation de ce sondage, qui englobe 62 questions, permettra d'avoir une importante base de données et, à l'avenir, de tracer une feuille de route pour prendre en charge les lacunes et améliorer le service public en matière d'accès à l'eau potable et de traitement des eaux usées, a-t-il
souligné. le responsable a fait savoir, en outre, qu'un questionnaire en ligne, dédié à cette opération, a été conçu par des spécia- listes en la matière, notant que les enquêteurs recrutés pourront le manipuler via une appli- cation téléchargeable sur des terminaux androïde. le questionnaire s'articule autour de l'identification de l'abonné et son cadre de vie, la disponibilité et la qualité de l'eau du robinet au niveau des foyers, la facturation de l'eau, la gestion et l'économie de l'eau, en plus des services de l'assainissement, a-t-il pour- suivi. Cette investigation sera réalisée sur la base d'un échantillon aléatoire ciblant les chefs-lieux des communes, les agglomérations secondaires et les zones d'ombre, a expliqué Charfeddine. un forum a été mis en place sur le site web es.agire.dz pour toutes les ques- tions en rapport à cette enquête, a-t-il conclu.
laNCeMeNT de l'eNQuêTe NaTiONale sur la QualiTé du serviCe PubliC
5 000 enquêteurs pour identifier les lacunes
L'enquête sociale nationale sur la qualité du service public de l'eau a été officiellement lancée par le ministre des Ressources en eau, Arezki Berraki, a indiqué dimanche l'Agence nationale de gestion
intégrée des ressources en eau (AGIRE) dans un communiqué.
une réunion de coordination avec le ministère de l'en- seignement supérieur et l'union nationale des ordres des avocats (uNOa) pour revoir l'arrêté ministériel définissant les modalités d'ouverture du concours d’accès à la forma- tion pour obtenir le Certificat d'aptitude à la profession d'avocat (CaPa) aura lieu samedi prochain, a annoncé un communiqué du ministère de la Justice. en réponse aux multiples demandes pour l'ouverture d'un concours d’accès à la formation pour obtenir le CaPa, et après avoir examiné
les propositions de l'uNOa en date du 18 janvier 2021, le ministère de la Justice annonce la tenue d’une réunion de coordination entre les représentants du ministère de la Jus- tice, du ministère de l'enseignement supérieur et de la recherche scientifique et de l’uNOa, a souligné la même source. «Cette réunion se tiendra au siège du ministère de la Justice le 30 janvier 2021 et portera sur la révision de l'ar- rêté ministériel du 12 mars 2015, définissant les modalités d'ouverture du concours d’accès à la formation pour l'ob-
tention du Certificat d'aptitude à la profession d'avocat, son organisation et son fonctionnement, ainsi que le nombre d'examens, leur nature, leur durée, leur coefficient et leur programme, la composante de la commission du concours et la moyenne d'admission», ajoute la même source. il sera question également «d’étudier les modalités d'organisation du concours d'accès à la formation pour l'obtention du CaPa au titre de l'année 2021-2022», selon le communiqué du ministère de la Justice.
le projet de loi d’orientation du secteur de l'enseigne- ment supérieur fait une rupture avec toutes les anciennes pratiques et prend en considération l’ensemble des remarques, réserves et difficultés rencontrées dans la mise en œuvre de la réforme lMd,a indiqué, hier, à la radio algé- rienne, le ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche scientifique abdelbaki benziane. il a ensuite pré- cise que l'objectif principal de ce projet, dont les premières conclusions ont été reçues cette semaine de la part de la communauté universitaire, était de faire «une rupture avec toutes les anciennes pratiques» car la loi actuelle «ne répond
plus aux exigences de l'heure». le ministre fait savoir que le comité qui va être chargé de la rédaction de la mouture fina- le du projet de loi, a été installé jeudi dernier. une fois ache- vée, ajoute-il, « la mouture sera remise une autre fois à la communauté pour les dernières retouches». Concernant le lMd, il a indiqué que ce système d'enseignement « n'a pas atteint ses objectifs» parce que les mécanismes d'évaluation qui devaient l'accompagner n'ont pas été mis en place, affir- mant l'intention du ministère d'y apporter, dans un premier temps, les «correctifs nécessaires» et aboutir à sa vraie phi- losophie. en réponse à une question sur le projet de réforme
des œuvres universitaires, l’invité affirme qu’un groupe de travail était en cours d'étude de ce projet, qui concerne notamment les bourses, l'hébergement, la restauration et le transport. selon lui, le projet sera bien structuré en préci- sant qu’il «sera prêt avant la fin de l'année». Pour ce qui est de la numérisation du secteur de l'enseignement supérieur et de la recherche scientifique, le ministre indique que cette option représente actuellement l'axe clé du secteur, notam- ment, pour les segments gouvernance, formation et recherche. selon le ministre «38 actions de numérisation ont été réalisées jusque-là », conclut-il.
CerTifiCaT d'aPTiTude à la PrOfessiON d'avOCaT (CaPa)
Zeghmati annonce la révision
des modalités d'ouverture du concours
POUR SIGNALER LES RUPTURES EN MÉDICAMENTS
Le SNPAA lance une application mobile
Le Syndicat national des pharmaciens algériens agréés (SNPAA) a annoncé samedi dernier le lancement d’une application sur Smartphones permettant aux pharamacies d’officine de signaler, en temps réel, les médicaments sous tension ou en rupture, afin d’élaborer des rapports qui seront soumis périodiquement au ministère de l’Industrie
pharmaceutique. Baptisée «Med- rupture», cette application développée par le SNPAA s’inscrit dans le cadre d’un programme de lutte contre la pénurie en collaboration avec le ministère de l’Industrie
pharmaceutique, souligne le syndicat dans une publication sur sa page Facebook officielle. Les pharmaciens d’officines intéressés par ce nouveau dispositif doivent rejoindre les bureaux de wilaya du syndicat pour obtenir le code secret nécessaire pour accéder à l’application. Une fois inscrits, ils peuvent signaler, à partir d’une liste exhaustive des médicaments enregistrés dans la nomenclature nationale, les produits en rupture. Cette démarche participative vise à établir des «statistiques réelles, basées sur la réalité du terrain, loin de toute déclaration irréfléchie et mensongère», explique le SNPAA. Une version d’essai de cette application a été lancée début de l’année et qui a permis de signaler 59 produits en rupture durant la 3e semaine de janvier. Ce premier rapport est basé sur le signalement des pharmaciens de 13 wilayas (Chlef, Batna, Béjaïa, Tiaret, Jijel, Sétif, Skikda, Sidi Bel-Abbès, M’sila, Bordj- Bou-Arréridj, Mila, Aïn Defla, Aïn Témouchent). Cette application a fait l’objet d’une présentation lors d’une réunion, jeudi dernier, d’une délégation du bureau national du SNPAA avec le ministre de l’Industrie pharmaceutique, Lotfi Benbahmed qui a souligné , à cette occasion, l’importance d’un processus participatif pour l’élaboration de rapports précis et réels, selon la même source.
PrOJeT de la NOuvelle lOi d’OrieNTaTiON de l'eNseigNeMeNT suPérieur
benziane prône la rupture
Entretien réalisé par Hafid mesbah Crésus : Le ministre de l’Industrie a signé quatre autorisations
provisoires d’impor-tation de véhicules, alors que la liste annoncée initialement était de 10
concessionnaires et un constructeur.
Pourquoi, selon vous, le nombre a été revu à la baisse ?
mourad Goumiri : les quatre premiers constructeurs (Kia, fOrd, NissaN et geely) à avoir obtenu un agrément provi- soire, sont ceux qui ont totalement rempli les conditions fixées par le cahier des charges et d’autres vont certainement suivre après les recours possibles. en outre, il est certain que les procès pénaux en cours et ceux à venir, ont eu un impact direct et indirect sur les postulants poten- tiels. il se produit donc une décantation logique entre les professionnels et les opportunistes qui ont investi le créneau sans vraiment avoir les compétences requises mais qui avaient des relations mafieuses avec le pouvoir antérieur.
En délivrant les autorisations aujourd’hui, quand les premières voitures pourraient-elles être disponibles sur le marché ?
les quatre candidats présélectionnés ne sont pas au même niveau d’implantation et n’ont pas les mêmes atouts à faire valoir.
Ceux qui sont impliqués dans notre pays et dans cette activité vont très rapidement investir la filière, les autres suivront à leur rythme et on peut raisonnablement penser que dans les six prochains mois, les pre- mières voitures pourront être vendues, compte tenu de la forte demande solvable.
les constructeurs internationaux auront
certainement leur mot à dire quant aux choix de leurs représentants.
Dans un contexte de durcissement des conditions de transfert des devises, comment les concessionnaires vont procéder pour importer ces véhicules ? Que ce soit sur le dossier de l’importa- tion des véhicules neufs ou d’occasion (moins de 3 ans), il faut afficher clairement que le paiement doit se réaliser en dinars algériens. s’agissant des véhicules d’occa- sion, il a été sous-entendu que les importa- teurs potentiels devaient les acquérir en devises et notam-ment sur le marché au noir en algérie, ce qui me paraît être un non-sens puisque le dinar est la seule mon- naie qui a le droit de circuler dans notre pays, jusqu’à preuve du contraire. On ne peut imaginer que les pouvoirs publics per- mettent d’alimenter ce marché parallèle en
officialisant la circu-lation d’une autre monnaie à l’intérieur de nos frontières à travers l’achat de véhicules d’occasion en devises, il y a un minimum de logique à suivre si on veut être cohérents.
en second lieu, il faut que le métier de concessionnaire soit réhabilité et profes- sionnalisé, de manière à éviter tous les tra- fics que nous avons subis antérieurement.
Cela signifie, en clair, que la responsabilité des concessionnaires doit être engagée dans tous les actes d’achat, de transport, de commercialisation, d’assurance, de garan- tie technique et de maintenance, ainsi que pour l’approvisionnement en pièces déta- chées des véhicules importés. le contin- gentement des importations sera de rigueur en fonction des réserves de change.
Qu’en sera-t-il du taux d’intégration ? au-delà de la quantité de véhicules
importée par an, qui dépendra des réserves de change et des capacités financières des concession-naires, le taux d’intégration sera défini avec les partenaires étrangers, ainsi que les capacités nationales à produi- re des pièces de véhicule dans un rapport de qualité/prix acceptable fixé par les pou- voirs publics, sur la base d’un contrat enga- geant, à moyen et long terme. il ne faut pas se faire d’illusions. la construction méca- nique est un processus long et exigeant qui nécessite des qualifica-tions qui ne sont pas encore maîtrisées pour le moment dans notre pays et un processus de construction mécanique industrialisant nécessite une vision stratégique qui n’existe pas encore dans notre pays. enfin, les concession- naires doivent disposer de showrooms et de moyens commerciaux et de distribution (réseaux) en relation avec les normes inter- nationales dans le domaine.
Les potentiels clients s’interrogent déjà sur les prix de cession de ces véhicules ?
le problème des prix de cession et des marges commerciales trouveront leur solu- tion avec l’évolution de la demande sol- vable accompagnée d’un retour éventuel maîtrisé du crédit à la consommation.
enfin, l’option stratégique de l’introduction du véhicule électrique et de celui à consom- mation de gaz (sirghaz), doit faire partie intégrante de cette stratégie à moyen et long terme. le choix des partenaires étran- gers, de ce point de vue, est crucial, pour ma part, j’opterais pour un constructeur automobile dont le pays a, ou aura, des contrats d’importation du gaz naturel algé- rien à long terme, comme condition non écrite.
H m.
MOurad gOuMiri, PrOfesseur d’éCONOMie :
«Les premières voitures pourront être vendues dans les six prochains mois»
Le Professeur d’économie, Mourad Goumiri, a, dans cet entretien abordé la manière avec laquelle les activités tournant autour de l’automobile doivent être organisées pour éviter les erreurs du passé.
avec un montant de 56 millions de dinars, la société aOM invest spa, cotée à la bourse d’alger, a procédé à l’augmentation de son capital social par émission d’actions nouvelles, a indiqué la Com- mission d’organisation et de surveillance des opérations en bourse (Cosob) dans un communiqué. Cette augmen- tation, qui porte le capital social de la société de près de 116 millions de dinars à plus de 170 millions de dinars, vient en application des réso-
lutions adoptées lors de l’as- semblée générale extraordi- naire de la société, tenue le 6 juin dernier. Cette ag avait fixé le prix d’émission des actions nouvelles au titre de cette augmentation de capital à 103 da l’action, soit une valeur nominale de 100 da et une prime d’émission de 3 da.
ainsi, l’émission de ces actions nouvelles donne une augmentation de capital de 54 368 900 da et une prime d’émission de 1 631 100 da.
Par conséquent, le capital
social d’aOM invest spa passe à 298 900 da, explique le communiqué publié sur le site web de l’autorité de régula- tion du marché financier. Coté en bourse sur le marché de la PMe depuis 2018, aOM invest spa est un groupe d’investis- sement et de placements financiers, à capital mixte public-privé, spécialisé dans les études de destinations tou- ristiques d’excellence et le développement et l’exploita- tion de projets touristiques à vocation thermale. R.E.
dans le cadre de la concession et de la mise en valeur agricole, une superficie de 29 627 hectares a été attribuée à 938 investisseurs durant l’année 2020 dans la wilaya de ghardaïa, a indiqué la direction des services agricoles (dsa). au moins 14 840 hectares de terres ont été attribués dans le cadre de la concession à 77 investisseurs et 14 787 ha dans le cadre de la mise en valeur à 861 bénéficiaires, a détaillé l’ingénieur en chef chargé des statistiques, Khaled djebrit. la plupart de ces terres destinées à l’investisse- ment agricole sont circonscrites dans les régions à fortes potentialités hydriques situées au sud de la wilaya le long de la rN-1, notamment les communes de Mansoura, Hassi-
lefhal, Hassi el-gara et el-Menea. Pas moins de 394 651 hectares de terres ont été mobilisés et remis à des investis- seurs depuis l’année 2000 dans la wilaya pour l’investisse- ment agricole, a fait savoir le même responsable en préci- sant que 100 622 ha attribués et restés inexploités ont été récupérés après une vérification sur le terrain, depuis le lancement en 2016 de l’opération d’assainissement du fon- cier agricole. facteur important de l’attractivité de l’inves- tissement créateur de richesse et d’emplois, le foncier est devenu un pilier essentiel pour la promotion agricole et un levier pour le développement de l’économie locale, a-t-on souligné à la dsa. des efforts considérables ont été
déployés par les pouvoirs publics pour assurer une offre en foncier agricole qui réponde aux besoins de développe- ment du secteur et la promotion de l’investissement, en créant les conditions propices permettant aux investis- seurs et autres agriculteurs de contribuer à relever les défis de l’autosuffisance alimentaire et de la réalisation de la sécurité alimentaire, a soutenu djebrit. la wilaya de ghar- daïa compte actuellement une superficie agricole utile (sau) de 72 491 ha, en hausse de
8 000 ha par rapport à l’année 2019, selon les statis- tiques de la dsa à fin décembre 2020.
R. E.
Mise eN valeur des Terres agriCOles
30 000 hectares attribués à Ghardaïa
sPéCialisé daNs le TOurisMe
AOm Invest augmente son capital à la bourse d’Alger
É CONOMIE
CRÉSUS # 547 DU LUNDI 25 JANVIER 202146
LECTURE
CRÉSUS #547 DU LUNDI 25 JANVIER 2021
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Ça y est, les résultats tombent vers les coups de 20 heures. Barack Obama devient le 44ième
président des Etats Unis d’Amérique à l’âge de 46 ans, en ce mardi 4
novembre 2008.
C
hapitre dix : « J’avais déjà visité la Maison blanche plusieurs fois en tant que sénateur, mais je n’étais encore jamais entré dans le bureau ovale avant d’être élu prési- dent… ». dans ce chapitre, Obama décrit, presque au détail près, le bureau ovale qui a fait rêver les américains et même les étrangers.un peu plus loin, Obama raconte : « le président et la first lady laura bush nous ont accueillis au portique sud et, après les inévitables saluts aux journalistes, le prési- dent bush et moi nous sommes dirigés vers bureau ovale pendant que Michelle se joi- gnait à Mme bush pour prendre le thé à la résidence. après quelques photos de plus et un rafraichissement de la part d’un jeune valet, le président m’a invité à m’asseoir. « alors, m’a-t-il demandé, qu’est-ce que ça fait ? » « ─ ça fait beaucoup, ai-je dit. Je suis sûr que vous vous en souvenez. » « ─ Ouaip.
Parfaitement. Comme si cela datait d’hier, a-t-il confirmé en hochant vigoureusement la tête. Je vais vous dire une chose. vous allez vous embarquer dans une drôle d’aventure. il faut juste penser chaque jour à en profiter. »
voilà ce que se disent les présidents quand ils se passent les consignes. de simples mots comme les communs des mortels…
il raconte ensuite comment qu’il avait procéder pour choisir ses ministres et col- laborateurs. aussi comment qu’il a eu beau- coup de difficultés à faire accepter à Hillary Clinton le poste de secrétaire d’état aux affaires étrangères. il évoquera aussi com- ment qu’il avait préféré des personnes expérimentées, donc plus âgés que lui, au détriment de ses amis plus jeunes mais moins expérimentés. le 20 janvier 2009, officiellement, barack Obama devient le 44ième président des etats unis. et c’est par train qu’il rejoint Washington le jour de son investiture en hommage à abraham lincoln. « J’ai passé le plus clair de mon temps à discuter avec les dizaines de per- sonnes que nous avons invitées à monter à bord pour voyager avec nous, des citoyens ordinaire pour la plupart, que nous avons rencontrés ici et là durant la campagne. » (Page 304). des milliers de personnes, sur des kilomètres, le long de la voie, l’accla- maient comme un vrai héros. Mais au moment de l’investiture, le temps devient pluvieux et glacial. On parla d’un attentat programmé par des terroristes. Peut-être pour donner encore plus d’importance au service sécuritaire ou quelque chose avait bien eu. il passera un moment dans une église avant d’aller rejoindre la Maison blanche où l’attendait le président bush. de là, ils devaient, tous les deux, rejoindre le Capitole où se déroulera la cérémonie d’in- vestiture. « a 9 H 55, nous sommes arrivés au portique nord de la Maison blanche. le président et madame bush nous ont accueillis, puis conduits à l’intérieur, où les biden, le vice-président Cheney et sa famil- le, les chefs de file au Congrès et leurs conjoints s’étaient réunis pour une brève réception… » -
Juste après la cérémonie, Obama devient officiellement le 44ième président
des etats unis d’amérique. voici son état d’âme de cet historique moment : « J’étais ému de voir les bush gravir les marches jusqu’à leur hélicoptère, se retourner pour saluer une dernière fois. J’ai ressenti de la fierté à tenir la main de Michelle en parcou- rant une portion de la route du défilé. »
CHAPItRE 11.
Obama décrit ses premiers jours à la Maison blanche. son premier décret signé interdisait la torture dans la prison de guantanamo, ainsi que le lancement du processus de la fermeture de cette prison.
s’ensuivit ensuite sa première loi signée. il s’agit de la loi sur l’égalité des salaires entre hommes et femmes. (et dire que l’amé- rique est le pays des droits et de la liberté).
« la loi que je promulguais n’annulerait pas des siècles de discrimination. Mais c’était déjà quelque chose, un pas en avant. » (Page 314). et la machine Obama se mit en marche… et les dossiers s’entassaient sur son bureau comme si l’amérique venait de naître. le chômage et la précarité sanitaire, avec en plus une crise financière, étant le nœud gordien de la nouvelle politique des usa d’Obama. et pour résoudre ces pro- blèmes, il faut relancer l’économie.
la première décision économique que prit Obama était d’injecter l’argent qui remette la machine en marche. il fallait ouvrir les crédits aux citoyens. le modèle étant copié sur celui du « New deal » de franklin roosevelt. Pas moins de 800 mil- liards de dollars seront injectés pour la nouvelle donne économique. surtout pour endiguer l’allocation chômage. Comme nous le constatons, le régime démocrate est proche de la politique sociale contraire- ment au parti républicain. Mais malgré ce « renflouage » financier, la classe moyenne restait dans l’expectative et chaque jour Obama recevait des lettres de détresse de ses citoyens. « Ç’avait été mon idée, les lettres, une idée qui m’était venue le deuxième jour de mon mandat. Je m’étais
dit qu’une dose quotidienne de courrier de mes concitoyens serait un moyen efficace de sortir de ma bulle présidentielle et d’avoir directement des nouvelles de ceux que je servais. les lettres étaient comme une perfusion en intraveineuse du monde réel, un rappel quotidien de mon engage- ment envers le peuple américain, de la confiance placée en moi et de l’impact humain de chaque décision que je prenais.
J’insistais pour avoir un échantillon repré- sentatif. (Je ne veux pas juste des lettres joyeuses de la part de sympathisants qui disent que tout va bien). » (Page 358). la crise laissée par son prédécesseur persis- tait et Obama ne savait pas où mettre sa tête. le marché de l’immobilier s’effondrait comme un château de cartes. en février, Obama lance le recovery act qui est un plan de relance économique. le program- me mis en place dans le but de relancer l'économie américaine à la suite de la crise économique de 2008-2009 qui avait affec- tée, entre autres, le système financier amé- ricain. le plan a été accepté par la Chambre des représentants des états-unis et le sénat des états-unis après une série de débats, chacune des chambres ayant proposé son propre plan. elles se sont entendues pour un programme qui coûtera environ 789 milliards de dollars. le plan est mis en vigueur pour principalement tenter de créer ou sauver trois à quatre millions d'emplois. Mais pour mettre à exécution le recovery act, Obama avait besoin de dési- gner ses hommes pour les postes qu’il faut.
et ce n’était pas facile pour lui. il devait donner des coups de coudes pour arriver à cela. Obama évoque son difficile début en tant que président, vu la crise économique qui perdurait depuis plus d’un an. le 24 février 2009, Obama prononce son premier discours devant les membres des deux chambres. il évoque le retrait des soldats américains de l’irak ainsi que son program- me pour la relance économique. « la Crise éCONOMiQue avait beau mobiliser l’essen-
tiel de notre énergie, mon nouveau gouver- nement ne pouvait pas se permettre le luxe de laisser tout le reste en plan, car les rouages de l’état fédéral s’étendaient à la Terre entière, tournaient chaque minute de chaque jour… ». entre temps, quelques pro- blèmes familiaux venaient s’ajouter aux innombrables responsabilités de la fonc- tion de président.
On peut lire aussi des anecdotes et autres digressions telles que : « Nos nou- velles conditions de logement ont apporté une bonne surprise. Maintenant que j’habi- tais au-dessus de la boutique, pour ainsi dire, j’étais pratiquement tout le temps à la maison. la plupart du temps, le travail venait à moi, et non le contraire. Hormis quand j’étais en voyage, je faisais tout pour dîner en famille chaque soir à 18 h 30, même si cela impliquait de devoir ensuite retourner travailler au bureau ovale. »
Ou celle-ci : « J’avais une dernière façon d’évacuer le stress, dont je n’aimais pas parler, et qui était une source de crispation depuis le début de mon mariage : je fumais encore cinq (ou six, ou sept) cigarettes par jour. ../… je m’échappais jusqu’à la cabine de piscine, derrière la Maison-blanche, après le déjeuner, ou montais sur la terras- se du deuxième étage quand Michelle et les filles étaient au lit, tirant une longue bouf- fée et regardant la fumée monter en volutes vers les étoiles, me promettant d’arrêter une bonne fois pour toutes quand les choses se seraient tassées. Or les choses ne se sont jamais tassées. Tant et si bien qu’au mois de mars, ma consommation quoti- dienne était passée à huit (ou neuf, ou dix) cigarettes. » (Page 386).
Obama raconte ses cent premiers jours à la Maison blanche en détail et au jour près. il laisse sa plume divulguer et narrer sans ménagement. il évoque surtout la crise et ses déboires. Comment qu’il agis- sait avec ses collaborateurs pour trouver des solutions. sans omettre de citer ses détracteurs et leurs bailleurs de fonds.
CHAPItRE 13.
On apprend au président Obama le salut militaire. avec tout le sérieux que requiert le comportement du soldat premier com- mandant en chef des armées. « le coude un peu plus à l’extérieur, monsieur le Prési- dent », a dit le premier. les doigts plus ser- rés, monsieur le Président, a dit l’autre. la pointe des doigts doit arriver aux sourcils.
au bout d’une vingtaine de minutes, mes tuteurs ont fini par avoir l’air satisfaits. » (Page 408).après l’apprentissage de savoir faire le salut militaire, Obama avait d’autres chats à fouetter, et le plus sérieux des « chats à fouetter » était la chose sécuritaire.
Comme si l’amérique avait « héritée » d’un deal universel pour la chose. Obama nous ouvre une lucarne et nous en parle : « Chaque matin, au cours de ma présidence, un classeur en cuir m’attendait sur la table du petit déjeuner. Michelle l’appelait le « livre de la mort, de la destruction et des choses horribles » – il était désigné officiel- lement comme la « synthèse quotidienne » du président. Top secret, d’une longueur de dix à quinze pages en général, et préparée d’un jour sur l’autre par la Cia, en collabo- ration avec d’autres agences du renseigne- ment, la synthèse devait fournir au prési- dent un résumé des événements dans le monde, assorti d’une analyse des services du renseignement, en particulier sur tout ce qui pouvait affecter la sécurité nationale américaine. Tel jour, je pouvais être infor- mé de l’existence de cellules terroristes en somalie, de troubles en irak ou du fait que les Chinois ou les russes se dotaient d’armes d’un nouveau type. » (Page 414).
A suivre...
uNe Terre PrOMise de baraCK ObaMa
Le bureau ovale,
pour le meilleur et pour le pire… 4 em partie
R É GIONS
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CRÉSUS # 547 DU LUNDI 25 JANVIER 2021exTeNsiON du TraMWay de CONsTaNTiNe
Premiers essais techniques de la 2 e tranche
SOUK AHRAS
Production de plus
de 21 millions de m
3d’eau potable en 2020
L’unité de l’Algérienne des eaux (ADE) de la wilaya de Souk Ahras a produit près de 21.295.000 m3 d’eau potable durant l’année 2020, a indiqué samedi la responsable de la cellule de communication de cette unité. Selon Nabila Lemouchi, 10.950.000 m3 du volume total ont été recueillis à partir des eaux superficielles et 10.345.000 m3 à partir des eaux souterraines avec une moyenne quotidienne de 58.000 m3, relevant que cet important volume a permis de porter le ratio moyen par habitant de 100 litres/jour, au cours des années précédentes, à 130 litres/jour actuellement. Durant l’année 2020, les agents de l’ADE ont éliminé 45 branchements illicites ce qui a permis de récupérer 17.630 m3 d’eau potable, a souligné Mme Lemouchi, ajoutant que l’unité locale de l’ADE a parallèlement enregistré 4.908 fuites d’eau dont 4.680 ont été traitées, enregistrant ainsi un taux de réparation de l’ordre de 95 %. La même source qui a estimé les redevances de l’entreprise à 492 millions DA, a indiqué que l’unité a lancé une enquête sociale relative à la qualité du service public de l’eau dans la wilaya de Souk Ahras, à l’instar des autres wilayas, en vue d’une gestion intégrée des ressources en eau. L’enquête a été confiée à des jeunes diplômés universitaires, a-t- elle précisé.
(APS)
elevage bOviN à Tizi OuzOu
Propositions pour le développement de la filière
une série de propositions visant la sauvegarde et le dévelop- pement de la filière d'élevage bovins à Tizi-Ouzou sera soumise courant de cette semaine à la Chambre nationale d'agriculture et au ministère de tutelle, a-t-on appris samedi du responsable de la chambre d'agriculture de wilaya Hamid saidani. les recommandations portant essentiellement sur "la recherche d'alternatives au maïs et au soja", aliments de base de ces filières, ont été formulées lors de rencontres avec les représen- tants des différents segments de la filière qui avaient exposé leurs contraintes et difficultés. "l'objectif est de trouver des alternatives locales à ces deux aliments de base qui sont soumis aux aléas du marché mondial et connaissent actuellement une hausse du prix qui se répercute sur le coût de production et, partant, impacte le consommateur en dernier ressort" a souli- gné M. saidani. une réalité, a-t-il précisé, "vécue autant par les producteurs laitiers que ceux de viande qui subissent cet aléa et
trouvent des difficultés à rentabiliser leurs investissements et maintenir leur activité". Pour M. saidani, " la logique de l'aug- mentation, à chaque fois, du prix des produits, lait ou viande, n'est pas la solution". le défi, a-t-il ajouté, est "d'atténuer le coût de production de ces produits pour éviter de saigner le consom- mateur avec ces hausses répétées". a ce propos, a-t-il indiqué, il a été recommandé de "procéder, dans un premier temps, à la généralisation de la subvention de l'orge, cédé entre 1 600 et 1 800 da le quintal dans certaines régions du pays, Hauts-pla- teaux et sud, pour faire bénéficier les zones montagneuses où son prix varie entre 3 100 et 3 500 da le quintal". M. saidani a fait savoir également qu'il a été recommandé "le recours straté- gique au développement d'une production locale, à l'exemple du colza dont la culture a été lancée dans certaines régions du pays, qui sera régulée et dont les prix seront soumis à des méca- nismes de contrôle par l'etat".
M’sila
Le transport des marchandises assuré par voie ferroviaire
le transport des marchandises sera assuré à l’avenir à travers l’exploitation des lignes ferroviaires reliant la ville de M’sila à d’autres villes du pays dont alger, blida, bejaia, batna, sétif et bordj bou arreridj, ont indiqué samedi les services de la wilaya. la même source a précisé que le wali de M’sila, abdelkader djel- laoui, a donné des instructions aux res- ponsables du transport pour dynamiser le transport ferroviaire de marchandises, d’un côté pour "son rôle important" dans le développement de la wilaya et des entreprises économiques locales, et de l’autre pour réduire la densité du trafic routier et les accidents de la circulation.
le responsable de l’exécutif local a insisté sur la nécessité de hâter la réalisation d’une étude technique d’évaluation du volume de marchandises susceptibles d’être transporté par voie ferroviaire et d’installer un groupe de travail en coordi- nation avec la sNTa (société nationale du
transport ferroviaire) chargé de choisir un site convenable pour la construction d’un quai de chargement des marchandises en plus de l’organisation d’une rencontre avec les opérateurs économiques concer-
nés, ont souligné les services de la wilaya.
durant l’année 2020, la wilaya de M’sila a réceptionné une tranche "importante" de la voie ferroviaire reliant M’sila à boughe- zoul (Médéa) via ain lahdjel et bouti sayah sur 120 km, a-t-on rappelé. des ins- tructions des autorités centrales ont été données par ailleurs pour prendre les mesures nécessaires en vue d’exploiter ces infrastructures dans le transport de marchandises après le constat de la faible rentabilité de l’exploitation exclusive pour le transport de voyageurs de la ligne reliant batna, M’sila et alger depuis 10 ans, a-t-on indiqué. l’investissement dans le développement du transport ferroviaire dans la wilaya de M’sila qui constitue un pôle industriel et agricole, et occupe une position centrale entre les quatre régions du pays, sera de nature à contribuer au développement de plusieurs secteurs éco- nomiques à l’échelle régionale et nationa- le, a relevé la même source.
Les premiers essais techniques de la 2e tranche de la ligne d’extension du tramway de Constantine, allant de l’entrée de la circonscription administrative Ali Mendjeli (Constantine) à l’Université Abdelhamid
Mehri Constantine 2 sur une distance de 3,5 km, ont été lancés samedi en prévision de sa mise en exploitation commerciale "au cours du premier semestre de l’année 2021".
E
ffectués en présence des autori- tés locales et des responsables de la société d’exploitation des tramways (seTraM) et ceux de l’entreprise Métro d’alger, les essais tech- niques de ce moyen moderne de transport urbain ont concerné une partie achevée s’étendant de la station Chouhada vers l’université abdelhamid Mehri-Constanti- ne 2 sur une distance de 1,2 km. le premier roulage d’essai du tramway sur ce tronçon s’est déroulé parallèlement aux travaux de réalisation de deux trémies, d’un pôle d’échange, du viaduc enjambant la rue el istiklel, de trois (3) sous-stations d’électri- cité, de six (6) stations ainsi que la réalisa- tion de l’aménagement extérieur, a-t-on souligné.supervisant cette opération en compagnie du wali délégué de la circonscription admi- nistrative ali Mendjeli, Hassan Khaldi, le directeur local du transport, farid Khelifi a fait savoir que les essais techniques se poursuivront jusqu’à "la mi-mars de l’an-
née en cours" avant l’entame de la marche à blanc de ce moyen de transport le long de la 2ème tranche de la ligne d’extension.
l’extension de la ligne du tramway de la station Kadri brahim jusqu’à celle de l’uni- versité Constantine 2 sera mise en exploi- tation commerciale "au cours du 1er semestre de l’année en cours" après la levée des réserves et la réussite des tests de trafic qui permettront l’obtention de l’autorisation du ministère de tutelle, a assuré M. Khelifi.
a signaler que ce moyen de transport en commun est actuellement fonctionnel de la station benabdelmalek-ramdane, au centre-ville de Constantine, à la station ter- minale Kadri brahim de la circonscription administrative ali Mendjeli sur une distan- ce de 15 km. Pour rappel, le tramway de Constantine a été mis à l’arrêt durant trois mois suite aux mesures de prévention contre la propagation de la Covid-19, retar- dant ainsi la réception du projet d’exten- sion du tracé de ce moyen de transport.