A NNALI DELLA
S CUOLA N ORMALE S UPERIORE DI P ISA Classe di Scienze
A NDRÉ U NTERBERGER
Méthodes de factorisation dans les problèmes de convexité
Annali della Scuola Normale Superiore di Pisa, Classe di Scienze 3
esérie, tome 27, n
o3 (1973), p. 471-490
<http://www.numdam.org/item?id=ASNSP_1973_3_27_3_471_0>
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DANS LES PROBLEMES DE CONVEXITE
par
ANDRÉ
UNTERBERGERNous nous intéressons ici au
problème
suivant : étant donnés unopé-
rateur différentiel à coefficients constants P
(D)
surRn,
un ouvert D de R"et deux
parties compactes
g et L de~,
avec K cL,
est-il vrai que pour toute distribution u àsupport compact
contenudans D
telle que lesupport singulier
deP (D)
u soit contenu dansK,
lesupport singulier
de u est con-tenu dans LI
Nous donnons une
réponse complète à
ceproblème lorsqne n
= 2 : ceciprécise
les résultats que nous avions obtenus dans(7).
La méthode consiste à factoriserl’opérateur
P(D)
en unproduit d’opérateurs pseudo-différentiels
du
premier
ordre.Nous examinons aussi le cas des
opérateurs
sur R3 dont lesymbole
est
homogène
et à valeursréelles ;
lescaractéristiques multiples
sontadmises,
mais nous faisons
l’hypothèse qu’en
toutpoint 1
où l’on aP ~ j~ (~) = 0
pourtout j,
la matrice hessienne de P est de rang 2. Cettehypothèse permet
encore, du moins
localement,
de factoriserl’opérateur P (D)
defaçon
satisfaisante.
§
1.Fonctions partiellement sous-harmoniques.
Nous donnons dans ce
paragraphe quattre
lemmes : les deuxpremiers
sont de nature
purement géométrique
et concernent l’existence de fonctionspartiellement sous harmoniques.
Les deux derniers sont unegénéralisation partielle (ou
du moins unelocalisation)
du théorème que nous avions donné dans(7),
p. 98.Pervenuto alla Redazione il 24 Febbraio 1972.
8. Annali della 8cuoZa Norm. Sup. di
LEMME 1.1. Soient S~ un ouvert de Rn
(n
¿1,,
et K et L deuxpa1’t1"es compactes
de Q telles que Kc L. Les conditions suivantes sontéquivalentes:
a)
pour toutpoint
xo E SiB L,
il existe unefonction f
de classe 000dans
D,
à valeursi-éelles.
et strictementsous-harmonique (i.e. d f
>0),
telle que>
eupxf (x).
b)
toutecomposante
connexe de S~B ~
relativementcompacte
dans 0est contenue dans L.
c) l’homomorphisme
d’inclusion Hn(Q, L)
- Hn(il, K) (en cohontologie
d’Alexander sur les
réels)
est trivial.Rappelons (cf. (5),
p.291),
que lacohomologie
d’Alexanderpeut
sedéfinir comme la limite inductive des
cohomologies singulières
desvoisinages.
Vu le
diagramme
commutatifdont les
lignes
sontexactes,
la conditionc) signifie
quel’image
de l’homo-morphisme
Hn-1(L)
--+Hn-1(K)
est contenue dans celle del’homomorphisme
H"-1
(.0)
-- Hn-1(K)
ou encore que pour toutvoisinage
V de L dans fiet tout
(n
dansV,
il existe un(n - i)cocycle
w dans D etun
voisinage
1Y de K dans0,
contenu dansV,
tels que v et w soientcohomologues
dansW’;
onpeut
supposer que W nedépend
quede V,
àcondition de faire décrire à V un
système
fondamental devoisinages
de Layant
unecohomologie
detype
fini(prendre
parexemple
desvoisinages ayant
letype d’homotopie
depolyèdres compacts) ;
pardualité, c)
revient donc à dire que pour tout élément V d’un certainsystème
fondamental devoisinages
de Ldans D,
il existe unvoisinage
W de gdans D,
contenudans
V,
tel que tout(r~
-l)-cycle
dans IVhomologue
à 0 dans .0 le soitaussi dans V : ceci
sigaifie
que le noyau del’homomorphisme :gn_1 ( W )
---+
Hn-l (il)
est cootemu dans celui del’homomorphisme Hn-l ( W ) ( V),
ou encore que la
composition ~)2013~~-i(~)2013~jH~-.i(F), identique
à la
composition W) 2013>’~
--~Hn-i ( P ),
estnulle ;
commeest un
homomorphisme injectif,
cecisignifie
quel’homomorphisme ïf)2013~jB~(~ V)
est nul. En utilisant un théorème de dualité d~Alexandergénéralisé (cf. Spanier, (5),
p. 342 et322),
on voitque ceci
équivaut à
dire quel’homomorphisme H° (~+ ~ W ) -~ H ° (S~+~ Y )
est
nul,
enappelant
.0+ lecompactifié
d’Alexandroff deD; finalement,
c) équivaut à
dire que pour tout élément V d’un certainsystème
fonda-mental de
voisinages
de .Ldans D,
il existe unvoisinage
W de g dans~,
contenu dans
Y,
tel que toutpoint
deS?+ B ~ appartienne
à lacomposante
connexe de
~+ B ~
contenant lepoint
àl’infini,
et cette dernière condition estéquivalente
àb).
Le fait que
a) implique b)
résulte duprincipe
du maximum pour les fonctionssous-harmoniques.
Le fait que
b) implique a)
est bien connu etpeut
se prouver, parexemple,
comme le théorème deRunge
telqu’il
est démontré dans(2),
p. 7.LEMME 1.2. Soient p et n deux 1
«,,-.p
s n, et E le 8ou8-e8pace de R"d’équation
= 0. Dison.qu’une fonction f définie
dansun ouvert de
Rn,
y 000 et à valeur-# réelle8 cat e-strictement8ou8-harmonique
8i elle
vérifie
la conditionSoient D
un ouvert deRn,
K et L deuxparties compactes
de D telles que .K c L.Supposons
que pour tout sous espaceaffine
F de Rnparallèle
àB, l’homomorphisme
d’inclusionHP (F n Q,
F nZ) --~
HP(F t1 n,
F 11K)
soit trivial. Alors pour toutpoint
xo E D
LI,
et toutepartie compacte
M de S? contenantK u (xol,
il existe unefonction f
E.strictementsous-harmnonique
dans unvoisinage
de M telle que> SUPKj(X).
Preuve : posons x =
(x’, x"),
avec x ERn,
x ERn,
x" E Rn-p. 1 ielemme
1.1,
il existe une fonction 9 strictementBous-harmonique (par rapport
à
x’)
dansFn otelle
quePour
0,
posonsPour
e >
0 assezpetit,
laprojection
deM, (resp
sur F est contenuedans un
voisinage
arbitraire deo (resp..go).
Il en résulte que pour e>
0assez
petit,
la fonction h(x~’, x")
= g(x’~ xÓ’)
est bien définie et E strictementsous-harmonique
dans unvoisinage
deM.,
et par ailleurs la condition 9(x~ , xô’ ) > supk, h (x’, x")
est satisfaite.Soit 99 ~x")
une fonction C°° àvaleurs dans
[0,1], égale
à 1 aupoint a~
et àsupport
dans la boulex" - 1
e. Pour s’>
0 assezpetit,
la fonctionf (ce’, x") g (ce’, x") +
+ a’ x’ répond
à laquestion.
LEMME 1.3. Soit K = 0 un
opérateur pseudo-différentiel
deconvolution,
dont le
symbole
h est 000 en dehors de 0 et s’écrit h =hi + h,.,
oùhi
esthemogène
d’ordre 1 et oùhr
est d’ordre r 1. SoitR) (cf. (7)
pour la
définition
et lespropriétés
de base des espaces la8phère
unité deRn,
W un ouvert deI,
et il un ouvert deRn,
et supposonsque l’on ait tel que soit
Soit a
(E)
unefonction
000 surRn B (0), homogène
dedegré 0,
et telleque la trace 8ur I du
support
de a soit unepartie conbpacte
de W. Alorspour toute distribution u sur Rn à
support compact
contenu dans telle quee 1
e
[oc]
Kuappartienne
àHe, 19[a]u appartient
àf .
Preuve : Il suffit de prouver que pour tout
compact
S~ et pour tout nombre réel N il existeC )
0 telle que, telle que soit ro E(Rn),
onait
l’inégalité
car on aura alorsle résultat par
régularisation.
Posons Ae
= @ [(1 + ~ ]
etB = 0 [1 + Log (1 2
et soitL un
opérateur pseudodilférentiel
tel que Ae I~ - LAO soit unopérateur
d’ordre - oo.
Soit y (x)
une fonction C°°dans 12, à support
dans unepartie compacte Mt de 0,
etégale
à 1 dans unvoisinage
deM; soit p (x, ~)
unefonction C°° sur
homogène
dedegré
0en 1,
dont la tracedu
support
sur RI’X I
soit unepartie compacte
~1 de ~3 XW,
etégale
à1 dans un
voisinage
deM,
X supp(a)).
Posons w = 0
[1]
Ae 0[a) v :
il existeCi
> 0 telle que,quelle
que soitComme
l’opérateur (1-
e[,8])
0[y]
Ae e[a]
est d’ordre - oo, on voit que pour prouver le lemme 1.3 il suffit de montrer que pour toutcompact
M C S~ et tout nombre réel N il existe
C >
0 telle que,quelle que soit
on ait
l’inégalité
On voit
aisément, grâce
aux formules decomposition
desopérateurs pseudo-différentiels,
que lesymbole
de L estégal à hi (x, ~) + hr (x, e)
-à un
symbole
d’ordre 0près..L*
étantl’adjoint
deL,
lesymbole
deL*
L - LL* estégal, à
unsymbole
d’ordre 0Comme cette
expression
est strictement
positive lorsque (x, ~)
il existe unsymbole a (x, ~)
homogène
d’ordre0,
coïncidant avec dans un- ... -
voisinage
trace sur Rn M Z dusupport
etelliptique partout.
Il existe alors
(cf. (8),
lemme1.1)
unsymbole b (x~ ~)
tel que b(x, E)
-soit un
symbole
d’ordre0,
et tel que le sym- bole del’opérateur 0 [bJ~‘ e[b]
coïncide dans unvoisinage
de d avec lesymbole
de L* L -LL*,
modulo unsymbole
d’ordre -- 2N.Posons un
opérateur
d’ordre - 2N. On a alors
Comme b est
elliptique
d’ordre on obtientl’inégalité 1
ce
qui
termine la preuve du lemme 1.3.1.4. Soit A = 0
[fi]
unopérateur pseudo-différentiel
de convolu-tion,
dont lesymbole
h est C°° en dehors de 0 et s’écrit h =hl -~- hr,
oùhi
est
homogène
d’ordre 1 et oùhr
8,t d’ordre r 1. Soit,°
unpoint
de launité ~. Soient S~ un ouvert de Rn
(n ~ 2)
et K et L deuxparties compactes
de~,
avec K c L.Supposons
l’une des conditionsa), b),
etc) vérifiée, :
b) h1 (1°)
=0,
et le vecteurdhi (1°)
dont lescompo.9ante8
80?itôh (i°) ) ) h i
=0,
et le vecteur(,°)
dont tea()
est réel et non nu l. De
plus,
pour toutedroite Ft parallèle à dhi (°),
Mowo-morphisme
d’inclusion Hi(Fi
11L)
-Hi (Fi
tlK)
est trivial.c) hi (~O)
=0, dh1 =1= 0,
etdhi
= a+
b .ont deuxvecteurs réels linéairement
iudépendants.
Deplus,
pour toutparallèle
au
plan engendré par a et b, l’homomorphisme
d’inclusionH2 (FI
f1D, F2
--~ H2
(FI
est trivial.Pour tout
point x° E S~ ~ L,
et toutcompact
M de S7 contenantKU
il existe alors un
voisinage
W tel que, pour toutefonction
ex(é)
homogène
dedegré
0 et 0000, vérifiant i
n supp(a)
eW,
et pour toute distribution u EêM (S) vérifiant suppsing (e [a] Au)
eK,
0[ce]
u Boit decla,88e C°° dans un
voisinage
de x° .Preuve : nous nous contenterons de la faire dans le cas
b) ;
le casa) requiert
unsimple argument d’ellipticité,
et le casc)
est tout à faitanalogue
au cas
b).
Soit
Mt
unvoisinage compact
deM,
et supposons que 0[ce]
Au appar-tienne à
(8
réelquelconque).
En vertu du lemme1.2,
il existe unefonction e de classe C°° dans un
voisinage
deMt,
vérifiant la condition e(x°) > (x)
et la conditionlorsque
x EMI
ete
_~0
Cette dernièreinégalité
stricte reste vérifiéelorsque
x EMl
etqtie e appartient
à un certainvoisinage
W’de EO
dans I. Soit Û unvoisinage compact de x°
dans 0 tel que, pour touty E U,
ou ait~O (y) ~ supK
e(x).
Pour tout nombre réel
t,
ilexiste a >
0 et b E R tels que la fonctiona = ae
+
b vérifieSUPK
a(x) 8
etinfu
a(x) >
t. Lapremière inégalité
montre que 0
[ce]
Au E il en est de même de 0d’après
le lemme1.3,
et ceci termine la preuve du lemme 1.4
puisque
test arbitrairà.§
2.Propagation des singularités
pour lesopérateurs
surR3.
On
précise
ici des résultatspartiels
obtenus dans(7), chap.
3 : ponrne pas recommencer les démonstrations
qui s’y
trouventdéjà,
on se limiteici au cas oh K = L
(et
Q =R2),
maiscompte
tenu des résultatsdu § 1,
il serait facile de lever cette restriction.
Soit
symbole
d’unopérateur
différentiel à coef- ficients constants sur d’ordre m; pourreprendre
les notations duchapitre
3de
(7)
on introduit aussi lepolynôme P
tel que l’on ait l’identité A(el e2)
_= P
(El -~.
pour tout covecteurcomplexe (~i ~ ~~) :
enparticulier
on a A
(Di D~)
=P (a, ’i).
Si e
_(é , es) ~ 0,
ondésigne
par[e]
ou bien parE2]
la direction(complexe)
définie pare.
DEFINITION 2.1. Une direotion de covectour
réelle,
soit seraappelée fortement caractéristique
pourl’opeératettr
A(D)
s’il existe une suite(en), possédant
le8propriétés
8’uivante,:a)
A(En)
== 0 pour tout n.b) 1 -~
oo1 lm ,n 1
reste bornélorsque
11, 2013~ oo.c)
la directioncomplexe
tend vers ri.Une droite réelle
d’équation x, + ’2
X2 - a sera diteforteinent
carac-téristique
si la direction du covecteur(e, , ~2)
estfortement caractéristique.
On sait que les
opérateurs hypoelliptiques
sont caractérisés par l’absence de directions fortementcaractéristiques.
PROPOSITION 2.1. Toute direction
fortement caractéristique
est caractéri-$tique.
Toute directioncaractéristique
réellesimple
estfortement caractéristique.
En
effet, soit 1
un covecteur réel de norme1,
noncaractéristique,
soit(~n)
une suite de covecteurs réels de norme1,
tendant versE,
Soitune suite bornée de covecteurs
réels,
et soit enfin une suite de nombre réels telleque 1
tende vers-f-
00. La formule deTaylor
montre
qu’on
nepeut
avoir A == 0 pour tout n.Pour le second
point :
Soit (~~ , ~~)
un covecteurcaractéristique
réelsimple.
Onpeut
supposer
(E) =}=
o.Posons C
=t~ -)- ??
avec t réel~ 0
et r~ _(1]1 , 0),
covecteurcomplexe
que l’on déterminera par la suite.
Posons A =
Am -E- A’m-2 ,
oùÂm-l
esthomogène
dedegré
~ 2013 1 ; ~
est fixé dans cequi
suit.On a
A(~)
=(e)
ili-+- (1)) +
R(t, il,),
où R est unpolynôme
et t et fJ1 dont le
degré
parrapport à t
est auplus
1n - 2.On
peut
donc écrireavec
où les
QI’
sont despolynômes.
Lorsque
est solutionde g (0, 11)
= 0 et deplus
Diaprés
le théorème des fonctionsimplicites,
il existe une fonctionholomorphe 99
définiepour 9 1
assezpetit
telle que 9(9, lp (6))
soit identi-quement
nul.Lorsque e = te -- 0),
avec t réel assezgrande
eton a alors A
(~)
=0,
cequi
démontre laproposition.
THEOREM 2.1. Soit K un
compact
deR2,
tel que toute droitefortement caractéristique
parrapport
à unpolynôme différentiel
A(D)
coupe K suivantun
segment
de droite.Alors,
pour toute distribution u à8upport compact
dansR2 satisfaisant
suppsing Au)
cK,
on a supp.sing (u)
c K.Remarque :
Ce théorèmeprécise
cequi
avait été dit dans(7),
où l’onavait
supposé,
pourparvenir à
la mêmeconclusion,
que toutes les droitescaractéristiques coupaient
g suivant dessegments
de droite.La preuve du théorème 2.1 nécessitera deux lemmes. Comme
l’opérateur
a est
elliptique,
il revient au même de prouver le théorème pourl’opérateur
de
symbole coupeur
celui desymbole
On supposeradonc, désormais,
que ledegré
de P est 2m et que est divisible pcram,
et l’on utilise la factorisatiou donnée dans
(7),
au bas de la page107, après
avoirrequarqué
que l’onpeut
supposer p divisible par4,
p =4q
J _ .... B
pour 1 CI 1
assezgrand.
LEMME 2.1. Soit
série
coni-ergente pour e
E1
assezgrand.
Soit G un
opérateur pseudo-différentiel
de convolution dont lesymbole
ooïncide avec pour assez
grande.
Si
l’opérateur
G n’est pashypoelliptique,
ona 1 a 1 = 1,
a = cos 9--
i sin0,
et la direction du vecteur
(sin 9,
cos0)
estfortement caractéristique
la direction du covecteur
(cos 9,
- sin0)
estfortement caractéristique).
Preuve dit théorème
2.1, moyennant
le lemme 2.1 :Soit
~
uncompact
de1R2
tel que toute droite fortementcaractéristique
par
rapport
à coupe K suivant dessegments
de droite. Ils’agit
dedémontrer que pour tout facteur Q’ de P
(8, 8),
et pour toutedistributions
u E
ê’ (lR2)
satisfaisant supp.sing (Gu) cK,
on a 8Upp.sing (u)
c K. C’estévident si G est
hypoelliptique.
Dans le cas
contraire, appelons
(~’l’opérateur pseudo-différentiel
desymbole f +
; si supp.sing
on a aussi suppsing ((JI
Mais le
symbole
de G’ Gpeut
où R est lesymbole
d’unopérateur pseudo-différentiel
de convolution d’ordre auplus 1 - 1/2q.
Soit Ml’opérateur
desymbole 2013 a -- R,
et posons oc == cos 0-- --
i sin0 ;
dans(7) (cf.
p. 109 et111),
nous avons montré que l’onpouvait
déduire l’inclusion supp.sing
uC K de l’inclusion supp.sing (Mu)
cK,
pourvuque K
fûtcoupé
suivant dessegments
de droite par les droitesparallèles
au vecteur
(sin0,cos0) :
ceci démontre le théorème 2.1.Début de la preuve du lemme 2.1:
Il est
clair,
toutd’abord,
que1 =F 1,
lesymbole g
estelliptique.
Notons par ailleurs que si un
symbole-différentiel 9 (e),
d’ordre1,
vérifieune
inégalité 1 g (E) 1 C 1- pour 1
assezgrand,
pour uncouple
de con-etantes strictement
positives
C et e, alorsl’opérateur
associé esthypoellip- tique, puisqu’il
admetl’opérateur psetido-diff6rentiel « généralisé »
desymbole
9 ()
commeparametrix (la
théorie desopérateurs pseudo-différentiels
associés(e-)
à des
symboles
pourlesquels
on « gagne » moins d’une unité dans l’ordred’homogénéité
en dérivant parrapport à e
a été faite par M. L. Hôrmander:elle est du reste triviale dans 16 cas des
opérateurs
deconvolution,
seulnous ici.
LEMME 2.2.
(~, ~) == Y2013
ex1 C - ai 1 C Il-l/2q
- ...de8 constantes
complexe8
a, aj, =1.Supposons que h (’, e) 1 --+oo I-+-
oo. Il exi8t alors une constante0 >
0 telle que l’onait,
pour1 1 1
a880z(ë, C) 1 ~ 0 1 e
Notons que ce genre de
lemmes,
pour despolynômes,
est d’unemploi
courant dans les
question d’hypoellipticité,
et résulte alors du théorème deSeidenberg-Tarski :
on s’en tire ici par des considérationsélémentaires,
vule nombre de variables ! t Preuve du lemme
2.2 :
On
peut supposer, moyennant
unerotation,
que a = 1.Posons, lorsque
0 et o sont
réels, a ~
0 :Il
s’agit
de prouver quesi If (0, lorsque
defaçon
uniforme par
rapport
à9,
il existe une constante0>0
telleque f (8; ?) j ~
Copour a assez
grand.
Pour tout vecteur
Cette
expression
est soitidentiquement nulle,
soitéquivalente (a
--~oo)
à
C Q~ , 0 =F 0, ft
entier.Si le
premier
cas seproduit
pour un certainvecteur À,
iln’y
a riendémontrer.
Sinon,
on choisit À defaçon
que p soit leplus petit possible,
soit fto . On atoujours s 2q - 1,
et l’onpeut supposer fto 2 1,
sansquoi
iln’y
a rien à démontrer.
On
peut
d’ailleurs modiûer A en(Âi ,... ,~r ~ 0,..., 0)
avec r =2q - (juo -~-1) :
la série considérée restera
équivalente à
Pour prouver le lemme
2.2,
il suffit de montrerqu’il
nepeut
existerde suite
on)
telle que Un -~i~ 00 etf (an, On)
---- 0(o1°)
1 soit donc(On, on)
une telle
suite ;
il est clair que l’onpeut
supposer queB,
- 0. On posen- ,
D’une
part
et d’autrepart ,
ce
qui
montre d’ailleurs que C estimaginaire
pur.Considérons alors le vecteur
On a
Mais
et
d’où ce
qui
est une contradiction.Fin de la preuve du lemme 2.1 :
-
.Lorsque e
=(Et, e2)
est un covecteurcomplexe,
on poseOn
peut
alors définirIV N
lorsque
lapartie
réellede cf
est assezgrande : g (à§ ()
est un des facteurs est défini entronquant
cette série à l’ordreOn suppose Gnon
hypoelliptique.
Grâce au lemme 2.2 et au début de la preuve du lemme
2.1,
on saitqu’il
egiste une suite(’1"), ’1u
ER2
telleque 1 t’J" 1 = [ 1 Il -~’ ~ l ’1~ 12]1/2
- oomais h - @
lî,, + in )
reste borné.Posons
Le reste de cette série en
commençant à k
=2q
est bornéquand
Définissons la suite
(E")
de covecteurscomplexes
par leséquations
Alors
(~2013 (e,, ~.-
=~on
est réel et tend vers-~-
oo, et g(en
-et
par suite A(el, en)
sont nuls pour tout n. Parailleurs,
commeon a
Comme
on voit que
Im dn
rest bornéquand n
-~ oo.Enfin,
examinons la limite de la direction de covecteur définieet
d’où
Ceci prouve que la direction
[cos 0,
- sin0]
est fortementcaractéristique
et termine donc la preuve du lemme 2.1.
On aborde maintenant in preuve de la
réciproque
du théorème 2.1.LEMME 2.3. Soit
[cos 0,
- sin0]
une direction de coveoteurfortement caractéristique
pourl’opérateur
A(Di , D2)
= P(a, a).
Il existe un entierq> 1,
un nombre réel B
>
0 et deux 8uites( j = 1, 2)
de nombrescomplexes vérifiant
lespropriétés
suivantes :a)
les deux séries sontconvergentes
pourEn
effet,
l’an des facteursvérifie la
propriété
suivante :il existe une suite
(qn)
de covecteurscomplexes
telle quepour
tout n, 1 lm tî" reste borné,
et --+[cos 0,
- sin0],
direction fortementcaractéristique
donnée.On a
D’où
ce
qui
prouve quea]
et par suite queRegardons
maintenantet posons
On va montrer
que h (Cn, Cn)
reste bornéquand n
-~ oo : il en est ainsi deh -
~i + i~n)@
et la différence s’écritEn
posant
d’où pour
Ceci prouve
que h (~’n , Cn)
reste borné.Revenons à la preuve et aux notations du lemme 2.2. On a vu que si l’on avait IÀO
~ 1, il ne pouvait
exister de suite(Cn)
de nombrescomplexes
telle
que 1 Cn 1-+
oo mais he~.)
soit borné.Par suite l’on
peut
choisir un vecteurA==(A~...~2g-i)0152~"~
,- - - , ,
reste borné
quand
0 réel ----
oo.Revenons maintenant à la fin de la preuve du lemme 2.1 : définissons les fonctions réelles fJ 1 et fJ2 par
prenons
On a
On définit enfin par les formulcs
Comme dans la preuvre du lemme
2.1,
on voit que l’on apour a assez
grand,
que Im
( j = 1, 2)
reste bornéquand
a -~-~-
oo, quele lemme 2.3 en découle.
LEMME 2.4. Soit
[cos 0,
- sin0]
une direction de covecteurfortement caractéristique
parrapport
àl’opérateur
A(D). (a)
=(Et (a), El (n))
lafonction définie
pour a ~ B à l’aide du lemme 2.3. Soit A la droitefortement
caractéristique d’équation
0153t cos 9 -x2
sin 0 = 0.soit
f(o)
unefonction 0.00
pour a ~ Bsatisfaisant
les estimationsf(n) (0)
= 0(oh+n (~1q-2) 1~
a -+ 00, pour un certain h réel- 1 indépendant
de n.Alors la solution u de
l’équation
A(D)
u = 0définie
parest de classe 000 dan8 le
complémentaire
de A.Remarquons
d’abord que u est continue et bornée surR2 puisque Im e (o)
reste borné
quand
a - oo,Si x varie dans
.g, compact
de~2
necoupant
pasd,
on apour a assez
grand,
disons pour o yJ~,
casauquel
onpeut
se ramener.Si nous
appelons Eh l’espace
des fonctions de classe C°° surK X
[B, -~-
oo[
vérifiant les estimationsla formule
d’intégration
parparties
permet,
pour toutef E Eh,
y d’écrireoù ’V E
C°° (I~ )
et ·Le lemme 2.4 en résulte.
THKOREM 2.2. Soit K un
compact
deR2 coupé
suivant unepartie
nonconnexe par une droite d
fortement caractéristique
parrapport d
unopérateur
A
(D).
Il existe alors une distribution u àsupport compaot
dansR2,
telle qll e supp.sing (Au)
c g mais supp.sing (u) et.
K.On se
ramène, par
unetroncature,
auproblème
suivant(cf. Hömander, (3)) :
construire une fonction continue u solution del’équation
A(-D) ~ =~ 0,
telle que supp.
sing (u)
= JOn
peut
supposer, avec les notations du lemme2.4,
que LI est définie parl’équation xi
cos 0 - X2 sin 0 = 0.Soit x° un
point
de d : avec les notations dulemme , 2.4,
on voit quele
développement
en série de(0)
commence par un terme dedegré
2q
-1 auplus ;
enposant
la fonction
f (a)
vérifie leshypothèses
du lemme 2.4 avec h = - 2.On va prouver que la solution continue u de
l’équation
A(D)
u = 0associée à
f (,u)
n’est pas de classe 01 en x°.Posons en effet .L ---
(cos 0) D~ - (sin 0) D2,
etOn a
En
remarquant
que, -. - .
et que
(cos
on voit que
Comme la suite
(vn)
convergedans l’espace
des mesures etqu’il
est clairpar ailleurs que pour toute
fonction ç2
E(D (R2), égale
à 1 dans unvoisinage
de
~..(2~(12013~)~~2013~0~
on voit que Lu n’est pas continue en x’D.Choisissons maintenant une suite de
points
deA, partout
densesur cette
droite ;
i pourtout k,
soit uk une solution continue de A(D)
uk =0,
C°° dans le
complémentaire
deA, qui
ne soit pas de classe 01 en xk :préférant
les espaces deSobolev,
nous dirons que 1ik estpartout,
maisdans aucun
voisinage
deSoit J un
opérateur pseudo-différentiel
de convolution par une distri- bution àsupport compact
différant del’opérateur
desymbole (1 + 1 E p)-s/2
par un
opérateur régularisant,
Il existe une suite(ax)
de nombres réels strictementpositifs
telle que, pour toute suite(0k)
de nombrescomplexes
vérifiant 1 ::;;: a’k
pourtout k,
et pour tout entierpositif 8,
la série~ soit
convergent
dansCI (R2 B J) n (R 2) (en effet,
cet espacek’2:.’
est à base dénombrable de
semi-normes) :
la somme u de l~,série 1
C~t Jk ukk*1
est
continue,
vérifie A(D)
u =0,
et il est clair que si c, est choici assezpetit
et non nul la somme ~ ck nepeut
être de classe dans un kssvoisinage
de x8.Ceci preuve que u est
singulière
enchaque point x~,
et termine la preuvre du théorème 2.2.§
3.Opérateurs homogènes
surIt3.
Soit
P (D)
unopérateur
différentiel è coefficients constants surR" ,
dont le
symbole
P(e)
esthomogène
dedegré
tn h 2 et à valeurs réelles.Soit V le cône constitué
des e
tels que l’on ait(E)
~ 0 pour toutj.
Soit
H(1)
la matrice hessienne(~)).
PROPOSITION 3.1.
Supposons
que pour ES, ~ ~ 0,
la matrice H(~)
soit de
rang n - 1 ;
le cône S est alors ta réunion d’un nombrefini
dedroites,
et pour tout
_point ’ %,
ES, ~ ~ 0,
la restriction de laforme quadratique
au est non
dégénérée.
Preuve : Soit E lo
sphère
unité dePlaçons.nous
auvoisinage
d’unpoint
de 1où 0,
disonse, > 0,
où nous prenons comme coordonnées 1En. Pour j h 2,
posons --2 2013) ,
Et ,
... , Pour montrer lepremier point
de laproposition,
il suffit de prouverque les sont
indépendante. Pour k 2, j 2,
on a... i9 ...
, Soit un vecteur
appartenant
au noyau de la matrice Celasignifie
que pourtout j
~2,
on aEn
multipliant par ej
et en faisant la sommepourj 2,
celadonne, compte
tenu des relations d’Euler :
9. Annali della Scuola Norm. Sup. di Pi8a.
relation
qui,
en unpoint
se réduit àConsidérons alors le vecteur
On a
H (e)
v =0,
comme on le vérifie à l’aide des relations(1)
et(2).
Il est clair par ailleurs en vertu des relations d’Euler.
Comme H
(e)
estsupposée
de rangn - 1,
on en déduit l’existence d’un nombre réel 1 tel aket e]2
etEt
0153j; =Âei et
pour k~ ~.
Ces rela-k --- 2
tions entraînent
le2 À e2 ,
d’où 1 =0,
cequi
prouve lapremière
k>-2
partie
de laproposition
3.1.Pour montrer la second
point,
onpeut, après changement
linéaireortogonal
decoordonnées,
supposer qne lepoint e
donné sur est lepoint (1, 0,
...,y 0).
La restriction au sous espaceorthogonal à e
de la formequadratique
dont la matrice est H(e)
est déterminée par la matrice i:ï:!:2,laquelle
estrégulière puisque
tous les coefficients(P
de la matriceH (E)
sont nuls et que celle-ci eat de rang n -1: ceci termine la preuve de laproposition
3.1.THEOREME 3.1. Soit
P (E)
unpolynôme h01nogène
réel d’ordre 8oit V 8on cônecaractéristique,
et soit S ledéfini
par lesequations (e)
= 0( j = 1, 2, 3). Supposons qu’on
toutE S B (0),
II
(e)
8oit de rang 2. SoitS1
le sous-cône de Sengendré
par le,points
de(I sphère
unité de isolés dans I.Soit p, l’ensemble de8 direction de droites de
R3 qui
sontorthogonales
à,V en de8
points réguliers
de Y(i.e.
despoint8
deV’, S);
8oit P2 l’ensemble de8 directions deplans
de R3qui
sontorthogonales
à des droite8 deSt.
Soient S un ouvert de
R3
et K et L deuxparties compaetes
deD,
avecK c L.
Supposons
les deux conditions 8aiivante8satisfaites :
a)
pour toutplan .~~ parallèle
à un éléinent dep2 , l’homomorphisme
d’inclusion
(en cohomologie
d’Alexander àcoefficient8 réels) 0, B2 n K)
est trivial.b)
pour toute droite.Ei parallèle
à un élément de Pi(adhérence
de p, dansl’espaoe projeotif PI (R)), l’homomorphisme
d’inclusionH i (E! n
-+ Hi
(Ef
nD, Et n K)
est trivial.Alors pour toute distribution u E
ê’ (S~)
telle que P(D)
u soit C°° en dehorsde
K,
u est C°° en dehor8 de L.Il
s’agit
de prouver que pour toutpoint
xO E ilB L,
et pour toutpoint
,°
E-7,
il existe unvoisinage
W deo
dans Z tel que pour toute fonctiona
(e)
de classe C°° sur(0}
ethomogène
dedegré 0,
vérifiantZn supp
(a) c W,
le distribution 4[a]
u soit de classe C°° dans unvoisinage
de Le théorème 3.1 en résultera au moyen d’une
partition
de l’unitésur ~.
Nous allons
distinguer
trois cas, selonque 1° appartient à Z B
à ou à
Premier
EO appartient
à ~B Y) :
Cela
signifie que P (eD) ~ 0 ;
onapplique
alors le casa)
du lemme 1.4à
l’opérateur
desymbole le 11-m
Deuxième cas :
EO appartient
à l n( V B S ) :
On a donc
P (EO)
=0,
et dP-+
0.En
posant h (~) _ ~ ~
P(e),
on voit que le vecteur dh(EO)
est ortho-gonal
à ~P en unpoint régulier
de V : le casb)
du lemme 1.4permet
deconclure.
Troisième ca8:
eo appartient
S :Soit
f
la restriction de P à -Y :eO
est unpoint critique de f,
nondégé-
néré
d’après
la deuxièmepartie
de laproposition
3.1.D’après
un lemmede Morse
(cf. (4)),
il existe dans unvoisinage de 1°
relativement à I deux fonctions C"’réelles g et h,
s’annulant sans y avoir depoint critique,
telles que l’on
ait, dans U,
soitf
=gh,
soitf
= ±(g~ + h2).
Sanschanger
g et h dans un certain
voisinage
~Ide 1°
relativement àI, prolongeons-les
en des fonctions C°° sur
I, puis
en des fonctionshomogènes
dedegré
1sur
R3B(0):
on a doncP(~) _ ~ ~ ~m-2 g (~) )i (~)
ou-j- 1 e ~"~-2 ~ (9’ (~))2 -i- (h (e»2]
dans le cône
engendré
par U.Dans le
premier
de ces deux cas, le vecteurdg (e)
est la limite duvecteur
dg (e) lorsque e
tendver8 $°
en restant sur le côned’équation
g(E)
= 0 :il en résulte que la direction definie par
dg (EO) appartient
à et commei 1 en est de même pour la direction définie par dh
(EO),
deuxapplications
du cas
b)
du lemme 1.4permettent
de conclure.Endn, lorsque f
aen 1°
un zéroqui
est un extremumlocal,
lepoint EO appartient à S, ,
y et on écrit P(e)
=-E- ~ ~ im-2 (g (e) + ih (EH (g (e)
- ih(~))
dans le cône
engendré
par U. Comme leplan engendré
pardg (1°)
et dh(~O)
est le
plan orthogonal
à1°,
on conclut enappliquant
deux fois le casc)
du lemme 1.4.BIBLIOGRAPHIE
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of solutions ofpartial differential equations
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coefficients,
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différentiel,
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