pR(rcRAIltME DE
LIIITE
CONTRE L'ONCHOCERCOSE EN ATRIQIE
DE UOITESTONCHOCERCIASIS CONTROL PROGRAMME IN WEST AT'RICA
UNITE DE LUTTE ANTIVECTORIELLE
SERVICE DE SURVEILLANCE DE L'ENVIRONNEMENT AQUATIQUE
ocPNcu/ssa/e3z
IMPACT A COT RT TERME DU VECXÏ'ON (OMS 3002)
suR IÂ
FAUNE DES INVERTEBRES AQUATIQT ESA.IMPACT
SUR LES INSECTES BENTHIOUESDes tests en gouttières multiples ont été réalisés sur
l'Oti
à Marrgo (Togo), du 12aul7l05l93
pour évaluer la toxicité du Vectron en comparaison avec celle de la perméthrine, du pyraclofos et deIOMS
3050. Iæs facteurs physico-chimiques mesuréslors des tests sont consignés dans le tableau ci-dessous.
Le
premier testétait de
type classique avecune
récoltede la
dérive post- traitement pendant 24 heures pour évaluer la toxicité globale des produits. I-e deuxièmetest a
concerné5
doses croissantes appliquées simultanément dans2
gouttièresparallèles pour chaque insecticide, pour étudier l'impact des produits sur les différents ta(ons présents dans les gouttières.
[æ pH, la température et la turbidité sont comparables aux valeurs généralement observées pendant cette période de l'année sur de nombreux cours d'eau de la zone du Programme. Ils ne sont pas de nature à jouer sur la toxicité des produits testés bien que les températures élevées occasionnent une baisse de la toxicité des pyréthrinoides et un accroissement de celle des organophosphorés.
1.
Toxicité globale comparée des larvicidesNous prendrons
en
comptele
décrochement moyende la
faunetotale
par insecticide testé, et celui des principaux taxons présents dans les gouttières.Aux
doses opérationnelles,le Vectron (OMS
3002) présenteune
dérive comparable à celle du pyraclofos, légèrement inférieure à celle de I'OMS 3050 mais nettement en deçà de celle de la perméthrine (Fig. 1). I-a différence essentielle entre FacteursDates
pH Conductivité (pslcm)
Turbidité (JTU)
Alcalinite (ppm)
Phosphate (ppm)
Nitrate (ppm)
Température
(oc)
17H13/0s/93 715 94,5 15 100
<1 <
1,1 3414/0sle3 714 92,3 20 33,5
tsl0sle3
715 94 15 98<1 <1
342
le
Vectronet le
pyraclofos réside dansle tait
quele
Vectron est plusactif
que le pyraclofos dans la première heure qui suit l'appücation du produit (66 Vo de la dérive interviennent dans les30
minutesqui
suiventle
traitement, contre39
7opour
le pyraclofos).En outre, le Vectron est
moins sélec'tif vis-à-vis des Trichoptères et Ephéméroptères de manière générale. Par contrele
pyraclofos est plus actif sur les Simuliidae et les Chironomidae comme l'indique le tableau ci-dessous :Vectron (0,03
mgl
lxlOmin)
$rraclofos
(Ol mel
lxlOmin)oMs
3050 (0,025 mg/lxl0min)
Perméthrine (0,015
mgl
lxlOmin)
Faune non-cible 47 43 56
9l
Ephéméroptères 61 54
«
97Trichoptères 24 15 51 90
Simuliidae 56
9l
31 90Chironomini 3 45 10 52
Tauypodinae 13 23 t7 80
Orthocladiinae 38 68 13 69
Chironomidae 13 34 15 70
Il
est intéressant de noter que I'OMS 3050 est le larvicide le moins efficace contre les Simuliidae aux doses testées,et
que sa toxicité vis-à-vis dela
faune non-cible est généralement au moins équivalente à celle du Vectron.Nous avoui voulu connaltre par la suite le niveau de modification attendu si ces
produits étaient utilisés en rivière. L indice proposé par Elouard et Simier en 1990 et qui
a montré une bonne corrélaüon entre les valeurs observées sur le terrain et celles calculées (théoriques) à partir des données des tests en gouttières a été mis en oeuwe. La relation
qui
avait été trouvéepar
les auteursà partir
de3
insecticides (Abate,B.t.
H14 et Chlorphoxime) est:Y=0,08k+1,86avecr=1
En y incluant le pyraclofos nous avons obtenu la relation suivante :
Y =
0,083x+
1,98 avecr =
0,99C-et indice étant établi à partir de 8 ta:rons (Baetidae, Caenidae, Tricorythidae, Hydropsychidae, Chironomini, Tanytarsini, Tanlpodinae et Orthocladiinae), nous avons calculél'indice pour le Vectron etI'OMS 3050 enutilisant les décrochements engouttières des mêmes ta:rons. Les valeurs suivantes sont obtenues :
3
Abate B.t Chlorphoxime
$rraclofos
Vectron
oMS
3050 PerméthrineVo Mortalité lndice moyen
24 13 58 26
33 42 63
Observé 4 3 7 4,7 Calculé
4r7 5,5 7,5
I-a valeur calarlée de I'indice de modification des communautés benthiques pour
19 Vectlon (4,7) est comparable à celle observée pour le pyraclofos (4,7), On peut àonc s'attendre
à
ce que les modifications qu'engendrera l'utilisationdu
Vectron sur les communautésbenthiques soient du même ordre de grandeur que celles occasionnées parle
pyraclofos.Or,
oornme nous l'aüonsw
en 1990 surle
Bandama blanc suiteil
11cycles de traitements au pyraclofos (Fig. 2),
la
structure des coûlmunautés qui s'était établie est intermédiaire entre celle due au B.t. H-14 et celle due au carbosülfan et àla pérmethrine ; le chlorphoxime n'étant pas utilisé sur ce cours d'eau.
2)
Toxicité de différentes doses sur le macrobenthos a) I-e VectronDans deru gouttières parallèles présentant des débits comparables nous avons
traité toutes les 2 heures avec 5 doses croissantes de Vectron (0,015 - 0,03 - 0,06 - 0,15
et 0,3 mg/l
x
10 mn).[æ nombre maximum de ta(ons recoltés après traitement au Vectron est de 24
pour des doses de 015
mg/l x
10 mn et 0,3mg/lx
10 mn, contre 23 à 0,015 mg/l x 10mn,
la
différence étant liée à l'entrée dansla
dérive de rares Elmidae aux dôies les plus élevées. On notera que tous les taxons affectés rentrent dans la dérive dans les 30 minutes qui suivent le traitement au Vectroq puis le nombre décroit régulièrement (Fig. 3a). Cependant, aulieu
d'une augmentàtion progressivedu
oorribre de taxons suivant l'augmentation dela
dose décrite par Yasuno 11eAl; pourle
téméphos, nous enregistronsplutôt
une baisse aux doses de 0,03et
0,06 mg/lx
10 mn avant qu'une nouvelle hausse intervienne à 0,15 mg/lx
10 mn, soit à 5 fois la dose opérationnelle.Tout
_se passe donc comme si tous les til(ons réagissent à la dose la plus faible de Vectron. Les individus de certains groupes ta,xinomiques (Chironomini pai exemple) qui ne dérivent pas lors du premier
traitement
ne rentrent dans la dérive qu'après lé traitement à 0,15mg/l x
10 mn. S'agit-il d'une différence de sensibilité dês espèces4
oomposant ces groupes tqxinomiques ou d'individus ayant trouvé des conditions qui leur permettent d'être mgins exposés à I'impact du produit ?
Pour la plupart dep familles, les décrochements les plus importants interviennent
à la
dosede Q03 mg/l x 10 mn
(0,06l/m3 sJ)
commele
montrela figure
4.r-''augmentation
de la
dose n'entraine pas nécessairementun
décrochement plusimportant.
Pour les Chilonomidae qui sônt reconnus être peu sensibles à l'effet-des peiticiOes les valeurs lesiplus élevéeide décrochement sonf enregistrées à la dose de Q03 mg/lx
10 mn.II
en bst de même des Caenidae. C:hez les Philopotamidae qui sont relativement sensibles aux organophosphorés cependan! la même observation s'impose.Une analyse de la toxicité du Vectron sur les principales
espèces d'Hydropqychidae indiquç que lesCI-
sont très proches de la dose opérationnelle de0061/m3 s-1. Par contrè
h CI-
est piès de 50 fôis plus élevée pour Ôheumatopsyche falcifera C. digitata et C. copiosa . Elle est plus de 200 fois la doie opérationnelle pour Amphipqyche senegalensis.Chez
Neurocaenisspp
(Tricorythidae),la Cts,
est comparable à celle des Hydropsychidae mais laC[-
est 3 fois plus faible(Tab.l)
Tableau 1
:
Doses létates(en mg/l x
10mn) pour 50 et 99
Vode
mortalité de quelques ta,xons sous l'effet de larvicides antisimulidiens.i
b) I -
pyraclof'f,sDes doses croissantes de pyraclofos (0,05 - 0,1 - o,z -
o,set
1 mg/lx
10 mn) ont été appliquées dans 2 gotrtüères parallèles avec un intervalle de 2 heures. Iæs dérives out été recoltées toutes les 30 minutes et les résultats exprimés en nombre de ta:rons affectés et enpo*."nt"gbs
de décrochement pour chacun des taxons étudiés.Iæ nombre d9 taxons recoltés dans la dérive est ma:rim al (23taxorrs) à 0,1
\g/l\
10 ryo.@.?Ol
dbqc à la dose opérationnelle, et à 1mg/ix
10 mn. soit 10 fois glus. -Atu doses de.0,2ei
0,5mg/l x
10 mn., le nomùre maxirÀüm de taxons présents dans la dérive esr de 20.En considéTfl, leg plincipales familles présentes dans les gouttières traitées, on note que les Simuliidae et Baetidae connaissent un important décrochement dès le
Vectron $rraclofos
oMs
3050 PermethrineCl-r,
CLe, Ct.,o CL,, CL6octe,
ctso CLeeC. falcifera 0,u2 1,23 7,3 174,4 0,004 0,012 0,13
C. copiosa 0,03 l 1,4 1,5 117,4 0,009 1,6 0,0L2 0,16
C. digitata 0,05 1,87 4,9 553,7 0,003 0,54 0,023 0,72
.d
senegalensisI
0,03 I 8,6 0,49 617 0,07 7.2 0,006 2rM
Neurocaenis 0,03 0.49 0,47 1,37 0,t28 0,87 0,000[ 0,12
P. beitrandi 0,003 1,7 0,03 2727,9 0,002 33,7 0,0005 0,26
I
traitement à la moitié de ila dose opérationnelle (Fig.s). Malgré les augmentations de doses, le pourcent4ge de décrochement est plus taible à 0,1 et 0,2 mg/l
x
10 mn. avant de connaltre une hausseI
O5et t
mg/lx
10 mn.Chez les Hydropsychidae et Philopotamidae (Trichoptères), les augmentations de doses entralnent des augmentations de dérive jusqu'à 0,2 mg/l
x
10 mn (2 fois [a dose opéraüonnelle) où te décnbchement est maximal. Cltez les Chironomidae (Diptères), la dérive maximate est enreg[strée à la dose opérationnetle tandis que chez les-Caenidaeet
Tricorythidaeles
dériyes les plus importantes corespondent aux doses les plus élevées.Toutes les familles d'invertébrés benthiques
ne
réagissent pasde la
mêmemanière vis-à-vis du pyraclofos. Alors que les Simuliidae et Baetidae décrochent à la dose de 0,05 mg/l
x
10 mn, les Tricorythidae et Caenidae sont affectés suttout à partir de 0,5mg/lx
10 min, soit une sensibilité 10 fois moindre. Cette plus forte sensibilité des Baetidae est confirmé.pat
les CIoo de Pseudopannota bertrandiet
Centroptilum + Baetidae comparées à laCI-
de Neurocaenis sp (Tab.l).Une
comparaisonrdesCI- et
CLee calculéespour les
principales espèces identifiées(Tab.l)
indique que le vectron est plus toxique que le pyraclofos.c) I"*eIb$*
Iæ nombre de taxoüs présents dans la dérive est maximal (Z2taxons) dès la dose de 0,0075 mg/l
x
10 mn, §oit la moitié de la dose opérationnelle, comme c'était le cas avec le Vectron (Fig. 3c).llæs traitements réalisés àux doses de 0,015 - 0,03 - 0,075 et 0,15mg/l x
10 mn u'ont pas entralné une augmentation du nombre de ta;rons dans la dérive.I-es Simuliidae, CaQnidae et Tricorythidae connaissent leur plus forte dérive à la moitié de la dose opérationnelle.
[a
faune restant en gouttière n'est pas plus affectée par les doses plus élevée§. Chez les Chironomidae, la perméthrine induit le plus fort décrochement à la dose dq 0,075mg/lx
10 mn (5 foish
àose opérationnelle) tanOis que chez les Philopotarnidae, d'est la dose de 003 qui est la plus nocive (Fig.6). Quant auxHydropsychidag Cest à 0,015
mg/l x
10 mn (dose opérationnelle) que la dérive est la ptus importante. Cependant lesCI- et
CLee calculéespour
les èspèces identifiéesindiquent que
Neurocaeiüssp. est plus
sensibleque les
Hydrôpsychidaeà
laperméthrine. On notera que bien que Neurocaenis sp. et Pseudopannota bertrandi aient des
CIo
100 fois inférieures à celles des Hydropsychinae(C.ldgife&"
C. digitata et C. copiosa),lesCl,
sont comparables ou même légèrement supérieures.Il
semble donc qpe la sensibilité à de faibles doses ne soit pas synonyme de destruction plus facile des populations à des doses plus élevées. En effet, si on enregistre une mortalité de 50 Vode Neurocaenis sp et de B. bertrandi à une dose 30 fois inférieure à celle
opérationaolle, les doses pour obtenir 99 Vo de mortalité des Neurocaenis et des
P. bertrandi sont 10
à
20 fois plus élevées quela
dose opérationnelle.En
d'autrestermes,
il
faut 300 à 600 fois la dose qui occasionne 50 Vo de mortalité pour obtenir 99 Vo de mortalité de ces organismes.3)
ConclusionBien que le Vectron soit un
pseudopyréthinoide,son impact à la
doseopérationnelle sur les insectes benthiques pris dans leur ensemble est assez comparable à celui du pyraclofos, et très en deçà de celui de la perméthrine.
La quasi-totalité des taxons présents dans les gouttières subissent un impact du Vectron coûrme de
la
perméthrine àla
moitié des doses opérationnelles si bien que nors n'assistons pas à une augnentation du nombre de ta;rons dans la dérive avec les augmentations des doses d'insecticides dans les systèmes contrairement à ce quia
été rapporté par certains auteurs pour le téméphos.Pour ce qui est de la toxicité des produits vis-à-üs des taxons pour lesquels nous
avons
pu
calculerles
CI56et CL,, on note que les CIss du Vectron pour
les Cheumatopsyche sont 2 fois celles de la perméthrine sur les mêmes tar(ons. Par contre les CIa9 du Vectron sont 10 fois celles de la perméthrine. UOMS 3050 présente lesCI*
les plus faibles tandis que le pyraclofos est le moins toxique de tous.
B - IMPACT SUR LES CREVETTES
1.. Tests en laboratoire sur Caridina africana
[æs tests ont été réalisés par I'IDESSA de Bouaké sous contrat passé par I'OCP.
Iæs
donnéesont fait I'objet d'un rapport
présentépar l'institut. Pour un
temps d'exposition de 2 heures, rles mortalités enregristrées en bacs ont permisle
calcul des doses létales ci-après :CÇ-2hn:
0,015mg/l
< =>
0,18mg/lx
10 mnCL*-2hn:
0,W3mg/l
< =)
0,88 mg/lx
10 mnOn note qu'il faut 6 fois la dose opérationnelle qui est de 0,03 mg/l x 10 mn pour occasionner 50 Vo de mortalité des Caridina et 30 fois cette même dose pour 95 Vo de mortalité.
A titre
indicatif, signalons que laCtf,
- 2hrs pour la perméthrine est de 0,036mg/l x
10 mn (2 fois la dose opérationnelle) et laCl5
- 2hrs est de 0,1mg/l x
10 mn (7 fois la dose opéraüonnelle).2.
Deux tests
ont été
réalisésà
différents débits(147
m3/set
19 m3/s) sur laUraba.I-es
facteurs physico-chimiques mesurés au cours de ces tests sont présentés dans le tableau ci-dessous.Débit (m3ls)
PH Turbidité (JTU)
Conductivité (pslcm)
Température (08h00)
Alcalinité (ppm Ca Co3)
wle/e3
t47 614 40 31,7 25 "C 68nlfile3
19 6r7 25 42 28 0Cil
lors
de ces test$ nous avorui fait des observatiors sur la dérive des Caridina tant dans la section traitée que dans celle non traitée juste en amont. I-a vitesse du courant au niveau des frlets de même que la distance en'tre le point d'application de l'insecticide et I'emplacement des filets en zone traitée sont présentées dans le tableaucidessous:
I-es
filets de
dériveont été
relevés toutes les4
heures pendant48
heures centrées sur l'épandage.I-es individus recoltés juste après le traitement ont été mis en observation daqs des cages placées dans la section non traitée pour suiwe leur devenir en eau non contaminée.a)
Test réalisé le 09/9/93I-es filets de dérive ont été placés
le
08/9/93à
12h00et
relevés toutes les 4 heures jusqu'au L0(9/93) à
12h00 soit 24 heures après traitement.I-e
nombre de Caridina recoltés aux différentes levées des filets est consigné dans le tableau ci-aprèsEn saison pluüeuse, les accès arD( couni d'eau sont souvent inexistants, ce qui ne
facilite
pasle
repérage de sections comparablesà tout point
dewe.
Iæs données enregistrées indiquent ici que les sections sont différentes puisque le filet témoin pêche Ptus que lefilet
test. Nous avons donc retenu de considérer dans cette analyse la dérive de la période allant de 12h (du 8/9) à 12h00 (du 9/9) du filet test comme témoin, pour la comparer à la suivante.On note alors que le nombre total de Caridina recolté est le même pour les 2 périodes (pré et post-traitement). En considérant le nombre d'individus capturés par
Vitesse du courant (m/s) Distance de traitement (m)
Heure de
traitement Filet test Filet témoin
wle/t»3
0,52 0,37 244 12h0022/10/1ee3 0,58 0,61
2N
12h3008/e/e3
wle/e3 to/ele3
16h 20h 24h 4h 8h
rzh
16h 20huh
4hth tzh
Filet témoin 0 z 4 2
I
0 0I
2 2 0 1Filet test 0 0
I
0 5 0I I
0 0 4 08
prélèvement
on
constatequ'il
n'y a pas non plus de modifications que I'on pourrait imputerà l'effet du
Vectron (Fig.7). Tous les6
individus recoltés après traitement étaient tous üvantsle l0/9
à 12hm.b)
Test réahsé le 22/10/93I-es filets de dérive
ont
été placésle 2l/9/93 à
12h00et
relevés toutes les 4 heures jusqu'au 23/9193 à 12h00 soitZ
heures après traitement. Iæs individus recoltés après l'épandage réaliséle
22 octobreà
12h30ont
été mis en observation dans des cage§plaées
dansla
zone témoinnon
traitée.Le
tableau cidessous présente les captures de caridina dans les2
zores pendant toute la période d'etude.Ia
baissedu
niveau d'eaua
amétioréla
présence des Caridina surla
Lérabaoomme l'indiquent les captures des filets de dérive. Lors de ce test les filets ont été placés dans les mêmes sections qu'en septembre 93.
Uévaluation dans le temps de la dérive des Caridina est assez corqparable dans les
?
^\o
(traitée et témoin) pour les 2 périodes (avant et après traitemènt au Vectron).La dérive maximale est enregistréelanuit entre 20h00 et24hW tandis que le minimum se situe entre 12h00
et
16h00 (Fig.8A&
B). Cest seulement juste après traitement (à16h00) que l'on constate une différence entre la dérive dans les deux zones.
Par ailleurs si dans une même zone on évalue les modificaüons qui interviennent dans
la
dérive des Caridina au cours de ta deuxième série de 24 heureset
que l'on compare ces modifications pour les deux zones (Fig.9), on note une divergence à 16h00.Le reste du temps, ls5 rnsdifiçations qui interviennent dans la dérive post-traitement sont comparables pour la deux zones.
tr y a donc un impact de courte durée du Vectron sur les jeunes Caridina à un débit de 19m'/s. Le oonraire aurait été surprenant si on üent compte de la sensibilité de ces organismes et de la taille des individus recoltés dans la dérive
(<
1 cm).Notons qu'aucun des 29 individus recoltés juste après traitement (à 16h00 et 20h00) n'était mor|?t4 heures après traitement, ce qui nous fait dire qu'à t9m3/s sur la l-éraba.
le Vectron n'a occasionné aucune mortalité directe des Caridina africana.
C.
CONCLUSIONIæs tests réalisés en gouttières sur-le macrozoobenthos et en rivières sur CafidinA
,Ai!"o4ont
permis de noter que le Vectron est un insecticide relativement peu toxique sur la faune non-cible. Sa toxicité sur la faune totale est comparable à ce[è du2r/10/e3
nlrcle3
23/10/e316h 20h 24b 4h 8h L2h 16h 20h 2,4h 4h 8h
t2h
Filet témoin 0 5 48 29 28 0 0 37 84 22 2 1
Filet test 2 2 t7 10 10 0 t4 15 31 22 4 0
9
pyraclofos
$7
Vo de décrochement contre 42 Vo pour le pyraclofos). Iæs Chironomidae sont moins affectés avec le Vectron qu'avec le pyraclofos,I'OMS 3050 et la perméthrine aux doses opérationnelles. Cependant les Ephéméroptères sont plus affèstespar
le Veqron que par le pyraclofos, et lesdeu
produits ont une toxicité assez comparable sur Ies Trichoptères. [æ niveatr de modification des communautés benthiques que pourrait engendrer l'utilisation du Vectron (calculé selon l'indice proposé par Elouard et Simier (1990» denrait être du même niveau que celuidt
au pyraclofos.-Quant aru Caridin4 aucune mortalité directe n'a été observée même à 19m3/s sur
la lJraba
Les çrelques individus rencontrés dansla
dérive juste aprèsle
traitement sont des juvéniles (6-7 mm de long) tous üvants et qui le restent en eau non contaminéeZ
heures après traitement.?6 de suruie
e6È8È89ëËEB
.11ooooooo<:ooôË
iitt+titFlt9
13h00
,;;;+ + ; .t f-æ4 t.;' t I
Hi
14hi till i { / llo- r g
14h3ol 16hr rshr 1 +i o i . t t+ tl l{ i I + j I I gi Ë$
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- + zzhl i i i/l I T I r -'E Jg
I Ë9,
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7h + I I ç i +r i lr t I *p, s
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EI
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8r
Et oprès corbotulton
-
8t oprès pyroclofolI a
oprès p.rmtlhrlneA
Pottutton lndustriellsFig.
2
Anotyse foctorietle des. correspondonces oPPllqude oux données de lopdriode lrollCe(ddcembre 1985 à mors l99O)à Bémo omontsur
le bondomo blonc.-Figue 3a: Batulion fu
nü*ree hffis
ffii!ftÉs dür,ladÉlhru {rÉs üriurtnqt dê {qq goriiàÉsptdlëÉüFËedêseË
ocisgtr{srË\fuütrh
O0l6mgû'lûnn 0,Glngül'lÙnn 0.(nrgül'lûnn 0.t&ng/['1ûnn T
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Frgrre 3b : Evolrlion danc le nnpt ds nonûlc dc tarem racdtÉ3dem h
dôriue eprèr tribmentde deu gordiiÉrec pareliàb* evec der dàras cmisseDt üde
plàclobdotu'gpifil$Il :.
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Figure 4 : Toxicité
du Vectronsur les principales familles dtinverüébrée
benthiquestestées
engouttières multiples à }lango/Oti
ennai
1993Cagardae
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Figure 5
:ToxicitÉ du pyraclofos sur les principales familles
d'invertébrÉs benthiqups testÉes en gouttiÈres multiples à Manga/
Oti en mai 1993
-t*gstÉE§EfE§§ E ÉE -E*ts EÉ3§ ErgÉ s
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Figure 6 : Toxicité de la perméthnne sur les pnncipales familles d'inverîêbrês benüriques testées en gouüière à Mango/Otien maig3
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§nfçolrraôr
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Goildso
00075mo4.1onn 0015n9,r|0m 003m9['lem 0.075n9r11omn 015
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Figure 7 : Comparaiso{ de la dêrive pré et post-traitement au Vectron des Candlna en zone têmoin fA) et traitée fB) sur la Léraba 108-1
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AvT____€_
ApT(A) Zonetémoirr
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(B) Zone trailÉe
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ApTiFrgure
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Evolutron comparée de la dérrve des Caridina dans les deux zones avant 1a; et apres trartenrent au Veclron à la sur la Léraba du 21 au 23/10/93.- -'- -'--*l
(A) ; Avant trailement
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Temps (heures)
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: Mrdlfication comperée de ladâriw
des Caridina dans les deux zones après traitement auVectron sur [a Léraba en octobre 93 r 700
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