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(1)

pR(rcRAIltME DE

LIIITE

CONTRE L'ONCHOCERCOSE EN ATRIQI

E

DE UOITEST

ONCHOCERCIASIS CONTROL PROGRAMME IN WEST AT'RICA

UNITE DE LUTTE ANTIVECTORIELLE

SERVICE DE SURVEILLANCE DE L'ENVIRONNEMENT AQUATIQUE

ocPNcu/ssa/e3z

IMPACT A COT RT TERME DU VECXÏ'ON (OMS 3002)

suR IÂ

FAUNE DES INVERTEBRES AQUATIQT ES

A.IMPACT

SUR LES INSECTES BENTHIOUES

Des tests en gouttières multiples ont été réalisés sur

l'Oti

à Marrgo (Togo), du 12

aul7l05l93

pour évaluer la toxicité du Vectron en comparaison avec celle de la perméthrine, du pyraclofos et de

IOMS

3050. Iæs facteurs physico-chimiques mesurés

lors des tests sont consignés dans le tableau ci-dessous.

Le

premier test

était de

type classique avec

une

récolte

de la

dérive post- traitement pendant 24 heures pour évaluer la toxicité globale des produits. I-e deuxième

test a

concerné

5

doses croissantes appliquées simultanément dans

2

gouttières

parallèles pour chaque insecticide, pour étudier l'impact des produits sur les différents ta(ons présents dans les gouttières.

[æ pH, la température et la turbidité sont comparables aux valeurs généralement observées pendant cette période de l'année sur de nombreux cours d'eau de la zone du Programme. Ils ne sont pas de nature à jouer sur la toxicité des produits testés bien que les températures élevées occasionnent une baisse de la toxicité des pyréthrinoides et un accroissement de celle des organophosphorés.

1.

Toxicité globale comparée des larvicides

Nous prendrons

en

compte

le

décrochement moyen

de la

faune

totale

par insecticide testé, et celui des principaux taxons présents dans les gouttières.

Aux

doses opérationnelles,

le Vectron (OMS

3002) présente

une

dérive comparable à celle du pyraclofos, légèrement inférieure à celle de I'OMS 3050 mais nettement en deçà de celle de la perméthrine (Fig. 1). I-a différence essentielle entre Facteurs

Dates

pH Conductivité (pslcm)

Turbidité (JTU)

Alcalinite (ppm)

Phosphate (ppm)

Nitrate (ppm)

Température

(oc)

17H

13/0s/93 715 94,5 15 100

<1 <

1,1 34

14/0sle3 714 92,3 20 33,5

tsl0sle3

715 94 15 98

<1 <1

34

(2)

2

le

Vectron

et le

pyraclofos réside dans

le tait

que

le

Vectron est plus

actif

que le pyraclofos dans la première heure qui suit l'appücation du produit (66 Vo de la dérive interviennent dans les

30

minutes

qui

suivent

le

traitement, contre

39

7o

pour

le pyraclofos).

En outre, le Vectron est

moins sélec'tif vis-à-vis des Trichoptères et Ephéméroptères de manière générale. Par contre

le

pyraclofos est plus actif sur les Simuliidae et les Chironomidae comme l'indique le tableau ci-dessous :

Vectron (0,03

mgl

lxlOmin)

$rraclofos

(Ol mel

lxlOmin)

oMs

3050 (0,025 mg/

lxl0min)

Perméthrine (0,015

mgl

lxlOmin)

Faune non-cible 47 43 56

9l

Ephéméroptères 61 54

«

97

Trichoptères 24 15 51 90

Simuliidae 56

9l

31 90

Chironomini 3 45 10 52

Tauypodinae 13 23 t7 80

Orthocladiinae 38 68 13 69

Chironomidae 13 34 15 70

Il

est intéressant de noter que I'OMS 3050 est le larvicide le moins efficace contre les Simuliidae aux doses testées,

et

que sa toxicité vis-à-vis de

la

faune non-cible est généralement au moins équivalente à celle du Vectron.

Nous avoui voulu connaltre par la suite le niveau de modification attendu si ces

produits étaient utilisés en rivière. L indice proposé par Elouard et Simier en 1990 et qui

a montré une bonne corrélaüon entre les valeurs observées sur le terrain et celles calculées (théoriques) à partir des données des tests en gouttières a été mis en oeuwe. La relation

qui

avait été trouvée

par

les auteurs

à partir

de

3

insecticides (Abate,

B.t.

H14 et Chlorphoxime) est:

Y=0,08k+1,86avecr=1

En y incluant le pyraclofos nous avons obtenu la relation suivante :

Y =

0,083x

+

1,98 avec

r =

0,99

C-et indice étant établi à partir de 8 ta:rons (Baetidae, Caenidae, Tricorythidae, Hydropsychidae, Chironomini, Tanytarsini, Tanlpodinae et Orthocladiinae), nous avons calculél'indice pour le Vectron etI'OMS 3050 enutilisant les décrochements engouttières des mêmes ta:rons. Les valeurs suivantes sont obtenues :

(3)

3

Abate B.t Chlorphoxime

$rraclofos

Vectron

oMS

3050 Perméthrine

Vo Mortalité lndice moyen

24 13 58 26

33 42 63

Observé 4 3 7 4,7 Calculé

4r7 5,5 7,5

I-a valeur calarlée de I'indice de modification des communautés benthiques pour

19 Vectlon (4,7) est comparable à celle observée pour le pyraclofos (4,7), On peut àonc s'attendre

à

ce que les modifications qu'engendrera l'utilisation

du

Vectron sur les communautésbenthiques soient du même ordre de grandeur que celles occasionnées par

le

pyraclofos.

Or,

oornme nous l'aüons

w

en 1990 sur

le

Bandama blanc suite

il

11

cycles de traitements au pyraclofos (Fig. 2),

la

structure des coûlmunautés qui s'était établie est intermédiaire entre celle due au B.t. H-14 et celle due au carbosülfan et à

la pérmethrine ; le chlorphoxime n'étant pas utilisé sur ce cours d'eau.

2)

Toxicité de différentes doses sur le macrobenthos a) I-e Vectron

Dans deru gouttières parallèles présentant des débits comparables nous avons

traité toutes les 2 heures avec 5 doses croissantes de Vectron (0,015 - 0,03 - 0,06 - 0,15

et 0,3 mg/l

x

10 mn).

[æ nombre maximum de ta(ons recoltés après traitement au Vectron est de 24

pour des doses de 015

mg/l x

10 mn et 0,3

mg/lx

10 mn, contre 23 à 0,015 mg/l x 10

mn,

la

différence étant liée à l'entrée dans

la

dérive de rares Elmidae aux dôies les plus élevées. On notera que tous les taxons affectés rentrent dans la dérive dans les 30 minutes qui suivent le traitement au Vectroq puis le nombre décroit régulièrement (Fig. 3a). Cependant, au

lieu

d'une augmentàtion progressive

du

oorribre de taxons suivant l'augmentation de

la

dose décrite par Yasuno 11eAl; pour

le

téméphos, nous enregistrons

plutôt

une baisse aux doses de 0,03

et

0,06 mg/l

x

10 mn avant qu'une nouvelle hausse intervienne à 0,15 mg/l

x

10 mn, soit à 5 fois la dose opérationnelle.

Tout

_se passe donc comme si tous les til(ons réagissent à la dose la plus faible de Vectron. Les individus de certains groupes ta,xinomiques (Chironomini pai exemple) qui ne dérivent pas lors du premier

traitement

ne rentrent dans la dérive qu'après lé traitement à 0,15

mg/l x

10 mn. S'agit-il d'une différence de sensibilité dês espèces

(4)

4

oomposant ces groupes tqxinomiques ou d'individus ayant trouvé des conditions qui leur permettent d'être mgins exposés à I'impact du produit ?

Pour la plupart dep familles, les décrochements les plus importants interviennent

à la

dose

de Q03 mg/l x 10 mn

(0,06

l/m3 sJ)

comme

le

montre

la figure

4.

r-''augmentation

de la

dose n'entraine pas nécessairement

un

décrochement plus

important.

Pour les Chilonomidae qui sônt reconnus être peu sensibles à l'effet-des peiticiOes les valeurs lesiplus élevéeide décrochement sonf enregistrées à la dose de Q03 mg/l

x

10 mn.

II

en bst de même des Caenidae. C:hez les Philopotamidae qui sont relativement sensibles aux organophosphorés cependan! la même observation s'impose.

Une analyse de la toxicité du Vectron sur les principales

espèces d'Hydropqychidae indiquç que les

CI-

sont très proches de la dose opérationnelle de

0061/m3 s-1. Par contrè

h CI-

est piès de 50 fôis plus élevée pour Ôheumatopsyche falcifera C. digitata et C. copiosa . Elle est plus de 200 fois la doie opérationnelle pour Amphipqyche senegalensis.

Chez

Neurocaenis

spp

(Tricorythidae),

la Cts,

est comparable à celle des Hydropsychidae mais la

C[-

est 3 fois plus faible

(Tab.l)

Tableau 1

:

Doses létates

(en mg/l x

10

mn) pour 50 et 99

Vo

de

mortalité de quelques ta,xons sous l'effet de larvicides antisimulidiens.

i

b) I -

pyraclof'f,s

Des doses croissantes de pyraclofos (0,05 - 0,1 - o,z -

o,set

1 mg/l

x

10 mn) ont été appliquées dans 2 gotrtüères parallèles avec un intervalle de 2 heures. Iæs dérives out été recoltées toutes les 30 minutes et les résultats exprimés en nombre de ta:rons affectés et en

po*."nt"gbs

de décrochement pour chacun des taxons étudiés.

Iæ nombre d9 taxons recoltés dans la dérive est ma:rim al (23taxorrs) à 0,1

\g/l\

10 ryo.

@.?Ol

dbqc à la dose opérationnelle, et à 1

mg/ix

10 mn. soit 10 fois glus. -Atu doses de.0,2

ei

0,5

mg/l x

10 mn., le nomùre maxirÀüm de taxons présents dans la dérive esr de 20.

En considéTfl, leg plincipales familles présentes dans les gouttières traitées, on note que les Simuliidae et Baetidae connaissent un important décrochement dès le

Vectron $rraclofos

oMs

3050 Permethrine

Cl-r,

CLe, Ct.,o CL,, CL6o

cte,

ctso CLee

C. falcifera 0,u2 1,23 7,3 174,4 0,004 0,012 0,13

C. copiosa 0,03 l 1,4 1,5 117,4 0,009 1,6 0,0L2 0,16

C. digitata 0,05 1,87 4,9 553,7 0,003 0,54 0,023 0,72

.d

senegalensis

I

0,03 I 8,6 0,49 617 0,07 7.2 0,006 2rM

Neurocaenis 0,03 0.49 0,47 1,37 0,t28 0,87 0,000[ 0,12

P. beitrandi 0,003 1,7 0,03 2727,9 0,002 33,7 0,0005 0,26

I

(5)

traitement à la moitié de ila dose opérationnelle (Fig.s). Malgré les augmentations de doses, le pourcent4ge de décrochement est plus taible à 0,1 et 0,2 mg/l

x

10 mn. avant de connaltre une hausse

I

O5

et t

mg/l

x

10 mn.

Chez les Hydropsychidae et Philopotamidae (Trichoptères), les augmentations de doses entralnent des augmentations de dérive jusqu'à 0,2 mg/l

x

10 mn (2 fois [a dose opéraüonnelle) où te décnbchement est maximal. Cltez les Chironomidae (Diptères), la dérive maximate est enreg[strée à la dose opérationnetle tandis que chez les-Caenidae

et

Tricorythidae

les

dériyes les plus importantes corespondent aux doses les plus élevées.

Toutes les familles d'invertébrés benthiques

ne

réagissent pas

de la

même

manière vis-à-vis du pyraclofos. Alors que les Simuliidae et Baetidae décrochent à la dose de 0,05 mg/l

x

10 mn, les Tricorythidae et Caenidae sont affectés suttout à partir de 0,5

mg/lx

10 min, soit une sensibilité 10 fois moindre. Cette plus forte sensibilité des Baetidae est confirmé.

pat

les CIoo de Pseudopannota bertrandi

et

Centroptilum + Baetidae comparées à la

CI-

de Neurocaenis sp (Tab.l).

Une

comparaisonrdes

CI- et

CLee calculées

pour les

principales espèces identifiées

(Tab.l)

indique que le vectron est plus toxique que le pyraclofos.

c) I"*eIb$*

Iæ nombre de taxoüs présents dans la dérive est maximal (Z2taxons) dès la dose de 0,0075 mg/l

x

10 mn, §oit la moitié de la dose opérationnelle, comme c'était le cas avec le Vectron (Fig. 3c).llæs traitements réalisés àux doses de 0,015 - 0,03 - 0,075 et 0,15

mg/l x

10 mn u'ont pas entralné une augmentation du nombre de ta;rons dans la dérive.

I-es Simuliidae, CaQnidae et Tricorythidae connaissent leur plus forte dérive à la moitié de la dose opérationnelle.

[a

faune restant en gouttière n'est pas plus affectée par les doses plus élevée§. Chez les Chironomidae, la perméthrine induit le plus fort décrochement à la dose dq 0,075

mg/lx

10 mn (5 fois

h

àose opérationnelle) tanOis que chez les Philopotarnidae, d'est la dose de 003 qui est la plus nocive (Fig.6). Quant aux

Hydropsychidag Cest à 0,015

mg/l x

10 mn (dose opérationnelle) que la dérive est la ptus importante. Cependant les

CI- et

CLee calculées

pour

les èspèces identifiées

indiquent que

Neurocaeiüs

sp. est plus

sensible

que les

Hydrôpsychidae

à

la

perméthrine. On notera que bien que Neurocaenis sp. et Pseudopannota bertrandi aient des

CIo

100 fois inférieures à celles des Hydropsychinae

(C.ldgife&"

C. digitata et C. copiosa),les

Cl,

sont comparables ou même légèrement supérieures.

Il

semble donc qpe la sensibilité à de faibles doses ne soit pas synonyme de destruction plus facile des populations à des doses plus élevées. En effet, si on enregistre une mortalité de 50 Vo

de Neurocaenis sp et de B. bertrandi à une dose 30 fois inférieure à celle

opérationaolle, les doses pour obtenir 99 Vo de mortalité des Neurocaenis et des

P. bertrandi sont 10

à

20 fois plus élevées que

la

dose opérationnelle.

En

d'autres

termes,

il

faut 300 à 600 fois la dose qui occasionne 50 Vo de mortalité pour obtenir 99 Vo de mortalité de ces organismes.

(6)

3)

Conclusion

Bien que le Vectron soit un

pseudopyréthinoide,

son impact à la

dose

opérationnelle sur les insectes benthiques pris dans leur ensemble est assez comparable à celui du pyraclofos, et très en deçà de celui de la perméthrine.

La quasi-totalité des taxons présents dans les gouttières subissent un impact du Vectron coûrme de

la

perméthrine à

la

moitié des doses opérationnelles si bien que nors n'assistons pas à une augnentation du nombre de ta;rons dans la dérive avec les augmentations des doses d'insecticides dans les systèmes contrairement à ce qui

a

été rapporté par certains auteurs pour le téméphos.

Pour ce qui est de la toxicité des produits vis-à-üs des taxons pour lesquels nous

avons

pu

calculer

les

CI56

et CL,, on note que les CIss du Vectron pour

les Cheumatopsyche sont 2 fois celles de la perméthrine sur les mêmes tar(ons. Par contre les CIa9 du Vectron sont 10 fois celles de la perméthrine. UOMS 3050 présente les

CI*

les plus faibles tandis que le pyraclofos est le moins toxique de tous.

B - IMPACT SUR LES CREVETTES

1.. Tests en laboratoire sur Caridina africana

[æs tests ont été réalisés par I'IDESSA de Bouaké sous contrat passé par I'OCP.

Iæs

données

ont fait I'objet d'un rapport

présenté

par l'institut. Pour un

temps d'exposition de 2 heures, rles mortalités enregristrées en bacs ont permis

le

calcul des doses létales ci-après :

CÇ-2hn:

0,015

mg/l

< =

>

0,18

mg/lx

10 mn

CL*-2hn:

0,W3

mg/l

< =

)

0,88 mg/l

x

10 mn

On note qu'il faut 6 fois la dose opérationnelle qui est de 0,03 mg/l x 10 mn pour occasionner 50 Vo de mortalité des Caridina et 30 fois cette même dose pour 95 Vo de mortalité.

A titre

indicatif, signalons que la

Ctf,

- 2hrs pour la perméthrine est de 0,036

mg/l x

10 mn (2 fois la dose opérationnelle) et la

Cl5

- 2hrs est de 0,1

mg/l x

10 mn (7 fois la dose opéraüonnelle).

2.

Deux tests

ont été

réalisés

à

différents débits

(147

m3/s

et

19 m3/s) sur la

Uraba.I-es

facteurs physico-chimiques mesurés au cours de ces tests sont présentés dans le tableau ci-dessous.

(7)

Débit (m3ls)

PH Turbidité (JTU)

Conductivité (pslcm)

Température (08h00)

Alcalinité (ppm Ca Co3)

wle/e3

t47 614 40 31,7 25 "C 68

nlfile3

19 6r7 25 42 28 0C

il

lors

de ces test$ nous avorui fait des observatiors sur la dérive des Caridina tant dans la section traitée que dans celle non traitée juste en amont. I-a vitesse du courant au niveau des frlets de même que la distance en'tre le point d'application de l'insecticide et I'emplacement des filets en zone traitée sont présentées dans le tableau

cidessous:

I-es

filets de

dérive

ont été

relevés toutes les

4

heures pendant

48

heures centrées sur l'épandage.I-es individus recoltés juste après le traitement ont été mis en observation daqs des cages placées dans la section non traitée pour suiwe leur devenir en eau non contaminée.

a)

Test réalisé le 09/9/93

I-es filets de dérive ont été placés

le

08/9/93

à

12h00

et

relevés toutes les 4 heures jusqu'au L0

(9/93) à

12h00 soit 24 heures après traitement.

I-e

nombre de Caridina recoltés aux différentes levées des filets est consigné dans le tableau ci-après

En saison pluüeuse, les accès arD( couni d'eau sont souvent inexistants, ce qui ne

facilite

pas

le

repérage de sections comparables

à tout point

de

we.

Iæs données enregistrées indiquent ici que les sections sont différentes puisque le filet témoin pêche Ptus que le

filet

test. Nous avons donc retenu de considérer dans cette analyse la dérive de la période allant de 12h (du 8/9) à 12h00 (du 9/9) du filet test comme témoin, pour la comparer à la suivante.

On note alors que le nombre total de Caridina recolté est le même pour les 2 périodes (pré et post-traitement). En considérant le nombre d'individus capturés par

Vitesse du courant (m/s) Distance de traitement (m)

Heure de

traitement Filet test Filet témoin

wle/t»3

0,52 0,37 244 12h00

22/10/1ee3 0,58 0,61

2N

12h30

08/e/e3

wle/e3 to/ele3

16h 20h 24h 4h 8h

rzh

16h 20h

uh

4h

th tzh

Filet témoin 0 z 4 2

I

0 0

I

2 2 0 1

Filet test 0 0

I

0 5 0

I I

0 0 4 0

(8)

8

prélèvement

on

constate

qu'il

n'y a pas non plus de modifications que I'on pourrait imputer

à l'effet du

Vectron (Fig.7). Tous les

6

individus recoltés après traitement étaient tous üvants

le l0/9

à 12hm.

b)

Test réahsé le 22/10/93

I-es filets de dérive

ont

été placés

le 2l/9/93 à

12h00

et

relevés toutes les 4 heures jusqu'au 23/9193 à 12h00 soit

Z

heures après traitement. Iæs individus recoltés après l'épandage réalisé

le

22 octobre

à

12h30

ont

été mis en observation dans des cage§

plaées

dans

la

zone témoin

non

traitée.

Le

tableau cidessous présente les captures de caridina dans les

2

zores pendant toute la période d'etude.

Ia

baisse

du

niveau d'eau

a

amétioré

la

présence des Caridina sur

la

Léraba

oomme l'indiquent les captures des filets de dérive. Lors de ce test les filets ont été placés dans les mêmes sections qu'en septembre 93.

Uévaluation dans le temps de la dérive des Caridina est assez corqparable dans les

?

^\o

(traitée et témoin) pour les 2 périodes (avant et après traitemènt au Vectron).

La dérive maximale est enregistréelanuit entre 20h00 et24hW tandis que le minimum se situe entre 12h00

et

16h00 (Fig.8A

&

B). Cest seulement juste après traitement

16h00) que l'on constate une différence entre la dérive dans les deux zones.

Par ailleurs si dans une même zone on évalue les modificaüons qui interviennent dans

la

dérive des Caridina au cours de ta deuxième série de 24 heures

et

que l'on compare ces modifications pour les deux zones (Fig.9), on note une divergence à 16h00.

Le reste du temps, ls5 rnsdifiçations qui interviennent dans la dérive post-traitement sont comparables pour la deux zones.

tr y a donc un impact de courte durée du Vectron sur les jeunes Caridina à un débit de 19m'/s. Le oonraire aurait été surprenant si on üent compte de la sensibilité de ces organismes et de la taille des individus recoltés dans la dérive

(<

1 cm).

Notons qu'aucun des 29 individus recoltés juste après traitement (à 16h00 et 20h00) n'était mor|?t4 heures après traitement, ce qui nous fait dire qu'à t9m3/s sur la l-éraba.

le Vectron n'a occasionné aucune mortalité directe des Caridina africana.

C.

CONCLUSION

Iæs tests réalisés en gouttières sur-le macrozoobenthos et en rivières sur CafidinA

,Ai!"o4ont

permis de noter que le Vectron est un insecticide relativement peu toxique sur la faune non-cible. Sa toxicité sur la faune totale est comparable à ce[è du

2r/10/e3

nlrcle3

23/10/e3

16h 20h 24b 4h 8h L2h 16h 20h 2,4h 4h 8h

t2h

Filet témoin 0 5 48 29 28 0 0 37 84 22 2 1

Filet test 2 2 t7 10 10 0 t4 15 31 22 4 0

(9)

9

pyraclofos

$7

Vo de décrochement contre 42 Vo pour le pyraclofos). Iæs Chironomidae sont moins affectés avec le Vectron qu'avec le pyraclofos,I'OMS 3050 et la perméthrine aux doses opérationnelles. Cependant les Ephéméroptères sont plus affèstes

par

le Veqron que par le pyraclofos, et les

deu

produits ont une toxicité assez comparable sur Ies Trichoptères. [æ niveatr de modification des communautés benthiques que pourrait engendrer l'utilisation du Vectron (calculé selon l'indice proposé par Elouard et Simier (1990» denrait être du même niveau que celui

dt

au pyraclofos.-

Quant aru Caridin4 aucune mortalité directe n'a été observée même à 19m3/s sur

la lJraba

Les çrelques individus rencontrés dans

la

dérive juste après

le

traitement sont des juvéniles (6-7 mm de long) tous üvants et qui le restent en eau non contaminée

Z

heures après traitement.

(10)

?6 de suruie

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13h00

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21h

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Et oprès corbotulton

-

8t oprès pyroclofol

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Pottutton lndustriells

Fig.

2

Anotyse foctorietle des. correspondonces oPPllqude oux données de lopdriode lrollCe(ddcembre 1985 à mors l99O)à Bémo omont

sur

le bondomo blonc.-

(12)

Figue 3a: Batulion fu

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dôriue eprèr tribmentde deu gordiiÉrec pareliàb* evec der dàras cmisseDt üde

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(13)

Figure 4 : Toxicité

du Vectron

sur les principales familles dtinverüébrée

benthiques

testées

en

gouttières multiples à }lango/Oti

en

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1993

Cagardae

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(14)

Figure 5

:

ToxicitÉ du pyraclofos sur les principales familles

d'invertébrÉs benthiqups testÉes en gouttiÈres multiples à Manga/

Oti en mai 1993

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(15)

Figure 6 : Toxicité de la perméthnne sur les pnncipales familles d'inverîêbrês benüriques testées en gouüière à Mango/Otien maig3

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(16)

Figure 7 : Comparaiso{ de la dêrive pré et post-traitement au Vectron des Candlna en zone têmoin fA) et traitée fB) sur la Léraba 108-1

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(17)

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Evolutron comparée de la dérrve des Caridina dans les deux zones avant 1a; et apres trartenrent au Veclron à la sur la Léraba du 21 au 23/10/93.

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(18)

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: Mrdlfication comperée de la

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des Caridina dans les deux zones après traitement au

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