• Aucun résultat trouvé

Génie électrique

N/A
N/A
Protected

Academic year: 2022

Partager "Génie électrique"

Copied!
12
0
0

Texte intégral

(1)

BANQUE D’ÉPREUVES DUT-BTS -SESSION 2014-

É P R E U V E

D’ÉLECTRICITE - ÉLECTRONIQUE

CODE ÉPREUVE : 968

Tous appareils électroniques interdits (y compris calculatrice) Documents interdits

DURÉE DE L’ÉPREUVE : 2H30

(2)

Avertissement concernant l’ensemble de l’épreuve :

Pour chaque question, indiquez sur le document-réponse si les affirmations sont vraies ou fausses.

Lorsqu’une question comporte un résultat numérique à vérifier, ce résultat doit être considéré comme « vrai » si l’égalité est vérifiée à ±5%.

La calculatrice et tous documents sont interdits.

ÉLECTRICITÉ GÉNÉRALE – SYSTÈMES LINÉAIRES

Question 1 À une grandeur sinusoïdale x(t) = Ô

2Xcos(Êt + Ï) avec X > 0, on associe la grandeur complexe x=X·e, avec j2 =≠1. On note xú le complexe conjugué de x. La valeur efficace de la grandeur est notée X et son argument (ou phase) est noté Ï.

On considère une charge d’impédance complexe Z en adoptant les conventions du schéma ci- dessous.

i v Z

(A) La tension v(t) est donnée par l’expressionv(t) = Ô

2 Re (Z·i·ejÊt).

(B) La valeur efficace du courant est donnée par l’expressionieff =---Ôv2Z---. (C) La puissance active dissipée dans la charge est P =|v|2Re1Z1ú

2. (D) L’argument de i/v est l’opposé de celui de Z.

(E) Si l’impédance complexe de la charge varie avec la pulsation selon la loiZ(Ê) = 1000+jÊ/1000 , on peut modéliser la charge par une résistance de 1k en parallèle d’une inductance de valeur 1mH.

(3)

Question 2

On s’intéresse à un oscillateur quasi-sinusoïdal décrit par le schéma-bloc suivant.

+≠

0 A(X)

B(p)

x y

La fonction de transfert B(p)prend la forme

B(p) = R

1 + 11RCp+ 10LCp2+ 10RLC2p3.

Le bloc A(X) représente un gain non-linéaire pour les oscillations. Il n’introduit pas de dé- phasage et la relation entre l’amplitude Y des oscillations de sortie et celle X des oscillations d’entrée est représentée par le graphe suivant :

O

X Y =A(X)·X

10mA

1V

(A) Pour réaliser le filtre B(p), il faut au moins trois composants de réactance non-nulle.

(B) La condition d’oscillation peut s’écrire ≠A(X)R= 1 + 11RCjÊ+ 10LCÊ2+ j10RLC2Ê3. (C) En cas d’oscillation, la pulsation est donnée par la relation 10LCÊ2 = 11.

(D) Au démarrage des oscillations, le gain A(X) vaut10m .

(E) Pour R = 1k , l’amplitude X des oscillations ne dépasse pas 1V.

Question 3

On considère la boucle à verrouillage de phase dont le schéma-bloc est le suivant : ve(p)

vr(p) comparateur

de phase F(p) = 1+·p1 vs(p)

OCT v Ï(p)

(4)

L’oscillateur contrôlé en tension (OCT) présente la caractéristique suivante :

O

vs

10kHz 50kHz

V0 V0

fr

Le signal d’entrée s’écritve(t) =V0cos (Ïe(t))et le signal de retour s’écritvr(t) =V0cos (Ïr(t)).

Les pulsations instantanées d’entrée et de retour sont Êe(t) = dte(t) et Êr(t) = 2fifr(t) =

r

dt (t).

Le comparateur de phase donne un signal v Ï = V2fi0eÏr).

Autour du point de fonctionnement Vs = 0, la boucle est modélisée comme suit :

+ ≠ Êe(p)

Êr(p)

HC(p) v Ï(p)

F(p) = 1+·p1

HOCT(p)

vs(p)

avec HC(p) = 2fipV0 etHOCT(p) = 2fiKVCO.

(A) Quelle que soit la valeur prise par ÏeÏr, la fréquence de retour fr est comprise entre 10kHz et50kHz.

(B) Pour V0 = 1V, la constante KVCO vaut40kHz V1.

(C) La fonction de transfert en boucle fermée vs(p)/Êe(p) est un passe-bas du second ordre dont la pulsation propre est ·≠1.

(D) L’amplification statique du système est nulle.

(E) Pour un amortissement de valeurm= 0,5, en réponse à une variation de type échelon sur l’entrée Êe, la tensionvs présentera un dépassement avant de se stabiliser vers une valeur constante.

(5)

ÉLECTRONIQUE ANALOGIQUE

Question 4 On considère le circuit représenté dans le schéma suivant.

R1

I1

B

R2

I2

Vcc

T1 T2

V2

Données :

• Transistors identiques:

= 100 VEB⇡600mV VCEsat= 1,5V

• R1 = 9,4k⌦

• Vcc= 10V

L’effet Early des transistors est négligé.

(A) Le transistor T1 fonctionne en régime linéaire.

(B) La valeur de la résistance R2 a une influence sensible sur le courant I1. (C) Le courant I2 est indépendant de R2 tant que V2 Æ8,5V.

(D) Le transistor T1 dissipe une puissance de 0,6mW (±5%).

(E) Quelle que soit la valeur de R2, les deux transistors dissipent une puissance identique.

Question 5

On considère les deux montages amplificateurs de courant continu présentés ci-dessous. Le montage (a) est composé de deux transistors bipolaires de type NPN tandis que le montage (b) mélange des transistors bipolaires de type NPN et PNP.

I1

1

3 I3

2 I2

V23

(a)

I1

1

3 I3

2 I2

V23

(b)

(6)

Tous les transistors possèdent des caractéristiques identiques, qu’ils soient de type NPN ou PNP :

— Amplification de courant

— Tension base-émetteur en conduction|VBE0|= 600mV

— Tension collecteur-émetteur de saturation|VCEsat|= 1V

(A) Avec ∫1et une tension V23= 2V, les deux montages sont caractérisés par la relation I2 ¥I3 ¥2I1.

(B) Le montage (a) se comporte comme un transistor bipolaire de type NPN.

(C) Le montage (b) se comporte comme un transistor bipolaire de type PNP.

(D) Dans une application où une faible tension base-émetteur est requise, on préférera le montage (a).

(E) Pour les deux montages, une tensionV23 = 1,2V permet le fonctionnement sans saturation des transistors.

Question 6

On étudie le montage différentiel sans charge de sortie présenté ci-dessous.

Vee

RE

E C1 RC

C2 RC Vcc

B1 B2

v1 v2

vs

Données :

• Transistors identiques:

= 100

VBE ⇡600mV VCEsat = 1,5V

• RC = 600⌦

• RE = 9,4k⌦

• Vcc= Vee= 10V

L’effet Early des transistors est négligé.

Dans un premier temps, on s’intéresse à la polarisation, lorsque v1 =v2 = 0V.

(A) Avec les valeurs données, les deux transistors fonctionnent en mode saturé.

Dans un second temps, on s’intéresse au mode commun, caractérisé par v1 =v2. (B) La tension vs augmente lorsquev1 etv2 augmentent en même temps.

(C) Avec une résistance base-émetteur en petit signal de l’ordre de 5k , on peut affirmer que le gain de tension petit signal en mode commun est peu sensible à la polarisation.

Enfin, on s’intéresse au mode différentiel, caractérisé par v1 =≠v2. (D) La tension vs diminue lorsquev2 augmente et que v1 diminue.

(E) En mode différentiel petit signal, le courant traversant RE croît avecv2.

(7)

ÉLECTRONIQUE DE PUISSANCE

Question 7

On souhaite réaliser une inductance de lissage de valeur L = 5mH qui doit supporter des tensions efficaces de50V et des courants continus de1A.

(A) L’inductance permet d’assurer une variation de courant inférieure à 50mA lorsque une tension continue de 20V est appliquée à ses bornes pendant 5µs.

On envisage de réaliser l’inductance à l’aide d’un circuit ferromagnétique possédant les carac- téristiques suivantes.

(Réluctance)≠1 Section effective longueur effective Saturation magnétique AL =R≠1 = 0,5µH Se = 5mm2 le = 25mm Bmax= 1T

(B) Une perméabilité magnétique de 4fi10≠7Hm≠1 pour le matériau ferromagnétique est une valeur crédible.

(C) On peut réduire la réluctance du circuit magnétique en usinant un entrefer.

(D) Pour atteindre la valeur d’inductance souhaitée, 100 tours de bobinage sont nécessaires.

(E) Si une tension sinusoïdale de valeur efficace50V et de fréquencef = 100kHz est appliquée aux bornes d’un bobinage comportant100 tours, le circuit magnétique ne sera pas saturé.

Question 8

On s’intéresse à un pont de diodes double monophasé (aussi appelé pont de Graetz) alimentant une charge se comportant comme une source de courant continuI0 = 10A. Le pont est alimenté par un réseau de tension sinusoïdale v(t) dont la valeur efficace est V = 100V. Les diodes en conduction présentent une tension de seuil V0 = 1V. La situation est décrite par le schéma ci-dessous.

i(t) D1

D01 D20 D2

I0

v(t) u(t)

(A) Les diodes D1 etDÕ2 conduisent ensemble lorsque D2 et DÕ1 sont bloquées.

(B) La tension redressée u(t) est constante.

(C) La puissance fournie à la charge est P = 2V I0. (D) Chaque diode dissipe 10W sous forme de chaleur.

(E) La valeur efficace dei(t) estI0/2.

(8)

ÉLECTRONIQUE NUMÉRIQUE

Dans toute cette partie, le symbole "+" représente le OU logique et le "·" représente le ET logique, et le ü représente le OU EXCLUSIF. La seule porte logique représentée est la porte inverseuse représentée ci-dessous.

Question 9

On rappelle qu’un multiplexeur est un composant comportant p entrées de sélection, 2p en- trées de multiplexage, et une sortie. La sortie recopie l’entrée sélectionnée. La figure ci-dessous représente un multiplexeur (a) deux voies vers une ainsi que deux montages (b) et (c).

e0 0 e1 1

sel

s Multiplexeur deux voies vers une :

(a) principe du multiplexeur

e0 0 e1 1

x e2 0 e3 1

y

0 1 z

s1

(b) association de trois multiplexeurs.

00 01

a

s2

10 11

b

(c) montage avec un multiplexeur 4 vers 1.

c

Si sel=0, s=e0 Si sel=1, s=e1

a est câblé sur le MSB des entrées de sélection.

x, y et z sont pour le moment inconnus.

(A) L’équation de sortie d’un multiplexeur deux voies vers une peut s’écrires =sel·e0+sel·e1. On veut employer le schéma (b) ci-dessus pour faire un multiplexeur quatre voies vers une dont la table de sélection est la suivante.

sel1sel0 00 01 10 11 s e0 e1 e2 e3

(B) Pour faire ce multiplexeur quatre voies vers une, il faut x=y=sel0. (C) Pour faire ce multiplexeur quatre voies vers une, il faut z =sel1.

(D) Le schéma (c) ci-dessus permet de réaliser un « ou exclusif » entre les variables a, b etc.

(E) Le schéma (c) ci-dessus permet de réaliser un additionneur binaire trois bits.

(9)

Question 10

Soient les fonctions logiques f etg définies par les tableaux de Karnaugh ci-dessous : Fonctionf

ab\cd 00 01 11 10

00 1 1 1 1

01 0 1 0 1

11 0 1 0 1

10 1 1 1 1

Fonctiong

ab\cd 00 01 11 10

00 1 0 1 1

01 1 0 0 0

11 1 0 0 0

10 1 0 1 1

(A) L’équation simplifiée et optimale de f s’écritf = ¯a·¯b+ ¯c·d+ ¯c·d+a·¯b.

(B) L’équation simplifiée et optimale de g s’écrit g = ¯c·d¯+ ¯b·d¯+ ¯b·c.

(C) L’équation simplifiée et optimale de f +g s’écrit f +g = ¯b+ ¯c+ ¯d.

(D) L’équation simplifiée et optimale de f ·g s’écritf ·g = ¯b·c+ ¯b·d.¯ (E) L’équation simplifiée et optimale de f üg s’écritf üg = ¯c·d+b·d.¯

Question 11

On appelle code complément à deux (cc2) sur n bits le code défini par la formule suivante : A= (an≠1. . . a0)cc2 =≠an≠12n≠1+nÿ≠2

i=0

ai2i.

(A) Ce code permet de représenter 2n≠1 valeurs différentes appartenant à Z.

(B) Avec ce code, on peut représenter des valeurs entières comprises entre 1≠2n≠1 et2n≠1. (C) Dans ce code, on peut représenter l’opposé d’une valeur avec la formule ≠A = ¯A+ 1 où

A¯= (¯an1. . .a¯0)cc2.

(D) Si on réalise une addition entre deux grandeurs A et B en code complément à deux sur n bits selon le modèle de la figure ci-dessous, (les bitssidésignent le résultat,riles retenues), alorsrnest un indicateur de débordement permettant de savoir si le résultat de l’opération correspond bien à (A+B)cc2 sans débordement.

rn rn≠1 rn≠2 . . . r2 r1

an≠1 an≠2 . . . a2 a1 a0 + bn≠1 bn≠2 . . . b2 b1 b0 sn1 sn2 . . . s2 s1 s0

(E) En code complément à deux sur 8bits, la valeur≠5se code par la séquence hexadécimale (OxF B).

(10)

Question 12

Soit le schéma partiel d’un compteur deux bits ci-dessous. Ce compteur comprend deux bascules D actives sur front montant. On souhaite que ce compteur compte en binaire naturel, c’est-à-dire que q1q0 répète la séquence suivante : {00; 01; 10; 11}.

d0 q0

q0

d1 q1

? ? ? q1

CLK

(A) Dans un montage de type compteur synchrone n bits où la logique combinatoire est instantanée et où le temps d’établissement de la sortie d’une bascule vaut te, la fréquence d’horloge maximale vaut fCLKmax = nt1e.

(B) Dans la partie notée « ? ? ? », l’équation doit être d1 =q1·q0. (C) Dans la partie notée « ? ? ? », l’équation doit être d1 =q1üq0.

(D) Si dans la partie notée « ? ? ? » on met l’équation d1 = q0, on obtient alors un compteur comptant en code Gray {00; 01; 11; 10}.

(E) En cascadant deux compteurs réalisés selon ce modèle, on peut créer un compteur quatre bits.

(11)

ÉLECTROMAGNÉTISME

Question 13

Considérons un conducteur métallique en forme de demi-cercle de rayon r= 10cm, de section droite s = 1cm2, traversé par un courant continu I = 1A > 0 et placé dans un champ d’induction magnétique statique et homogène. La situation est illustrée dans le schéma ci- dessous.

r s

I I

˛ex

˛ez

˛ ey

On suppose que la densité de courantj est homogène dans le conducteur.

(A) La densité de courant j dans le conducteur est inversement proportionnelle àr.

(B) Le mouvement macroscopique des électrons est opposé au sens du courant.

(C) La résultante L des forces de Laplace s’exerçant sur le conducteur est dirigée selon≠˛ey. (D) La résultante L des forces de Laplace est proportionnelle à I, ...... etr.

(E) À l’intérieur du demi-cercle délimité par le trait pointillé, le champ d’induction magnétique créé par le courant I traversant le conducteur s’oppose à B.˛

(12)

Question 14

On s’intéresse au couplage inductif en régime sinusoïdal entre deux lignes. Le modèle est décrit par le schéma ci-dessous. Le circuit parasite est représenté à gauche avec une source de tension vg et le circuit victime est représenté à droite.

vg

Rg i1

L1 L2

M

i2

R2 v2

(A) Le circuit victime a une influence sur le circuit parasite.

(B) Le circuit victime est caractérisé par l’équation différentielle L2 di2

dt +M di1

dt =R2i2.

(C) La fonction de transfert H(Ê) =I2(Ê)/I1(Ê) est un passe-haut du premier ordre dont la pulsation de coupure est Ê2 =R2/L2.

(D) Pour M

L1L2, la fonction de transfert qui lie le courant I2(Ê) à la tension Vg(Ê) est un passe-bande.

(E) Pour L1 = L2 = M = 1µF et R2 = Rg = 100 , des parasites de fréquence f = 10kHz ont, sur le circuit victime, une influence négligeable comparée à celle produite par les parasites de fréquence f = 50MHz.

Références

Documents relatifs

[r]

On applique une tension sinusoïdale u de valeur efficace U = 230 V et de fréquence f=50 Hz aux bornes d'une bobine parfaite d'inductance L = 1,0 H.. 1- Calculez

On applique une tension sinusoïdale u de valeur efficace U = 230 V et de fréquence f=50 Hz aux bornes d'une bobine parfaite d'inductance L = 1,0 H.. 1- Calculez

- 5ème - Electricité (Archives) - Circuit électrique comportant

La valeur efficace de la tension du secteur est la valeur de la tension qui sert à faire fonctionner les appareils. Dans ce cas précis elle vaut u = 230 V et a une fréquence f =

Le circuit électrique avec dérivations Un circuit avec dérivations comporte au moins deux boucles de courant.. Un noeud est l'intersection de plusieurs fils

Entre deux lampes de même tension nominale, celle dont l’intensité nominale est la plus grande brille plus (elle est plus puissante).

à un générateur lorsque la tension entre ses bornes est égale (ou voisine) de sa tension nominale: Elle brille normalement.  Une lampe est