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SEPULTURES CARD1ALES ET STRUCTURES ASSOCIEES DANS LA GROTTE D'UNANG (Malemort-du-Comtat - Vaucluse)

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(1)

COLLOQUE NEOLITHIQUE ANCIEN - MONTPELLIER 1981

SEPULTURES CARD1ALES ET STRUCTURES ASSOCIEES DANS LA GROTTE D'UNANG

(Malemort-du-Comtat - Vaucluse)

par Maurice PACCARD (*)

RÉSUMÉ

1Rappel de la stratigraphie

Oanslastratigraphiegénérale s'étalant du Paléolithiqu e supérieur final au Bronze ancien , secale une séquence de Néo- lithiqu e ancie ncontinuecons titue e par les Ensembl essédimentologique s 9a3.sans interruption d'occup ati on.Chro nologique- ment. on peut en daterlesphase sextrêmesde 5950 B.P.±130à 5840B.P.±130 ,donc sur une période restreinte.

Lesdiver se sindustries incluses permett ent desit uercett e occupatio n dans les phase smoyenn es et term inale sducar - dial,c'est-a-dire peuconnues a l'Estdu Rhone.

2 - lessépultures

Elles appartiennen t exclusiv ementaux ense mb les7.8et9. Caractères communs :

- po sitio n forcée desjambeset desmainsjointesauniveau desgenoux ; -inhuma tiondansune cuvettepeu accentuée.

Caractèresdivergents :

- orientationsvariablesen fonction delatopograph iedela cavité ; -variabilité,voireabsence dedépô tsfuoèratres.

3 • les Structures

BienQu'appart enant auxniveaux il sépultures,rien ne perme t d'affirmerdesrapport s certai nsavecces derniéresen de- hor sde leurcaractèrecultuelconfirmépar des dépôtsdeQuart ier sde bœufen connexionil leursurfac e, don c non consommés, Enrègle générale,il s'a git :

- defo sse sde grandesdimensions(0= 2 il 3 m.)remplies, en alternance,delitsdepierres etdecen dr es contenantsur- toul de s tessonsseraccord antd'une fossecil'aut re ;

- de cuve ttescircula ire s peu prof ond es(0= t il t,2m.)il litscha rbon neux sous-j ac entsà desdépôt s orga nisesdepier- resanguleusesenmajorité ;

- des structures divers es, mais moins élaborées,demêmetechniqueportantfréquemment.âleursurf ac e:de sre st e scé- phaliquesd'ani maux(moutonsoubœuf).

D'aut r e part. la prése nce d'o ssement shumainsépars,en7surtout,disper sé sparl'ét abl is sement de struct uresultérie u- re s, donne

a

penserQuela grotte d'U nan g constitueuneritablenécropo lecardia le.

r)Paccar d-Maur ice -LesBarr es-84 260Sarrians.

285

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(3)

COUPE STRATIGRAPHIQUE D'UNANG Légende

Ensemble

sédimen- Nature du sédiment

tairé

1à 4 Argileux compact avec charbons épars marquant des occupations diffu- ses (1 et 3 de la grotte) et des fins de lentilles d'habitat; 2 et 4 : lacunes stériles ici et en grotte.

5à 7 Argileux compact àstructures.

Contenu Archéologique Bronze ancien Chalcolithique Chasséen Epicardial Eboulis 1 Eboulis continu à la base d'un talus de ravinement sans stratigraphie ap-

parente età dominante cryoclastique .Ravinementaprès chute de voûte.

8+9 Eboulis de petite taille emballé dans un sédiment argileux. Cardial final

la

Ensemble alluvionnaire complexe à petits graviers emballé dans un sable

argileux coupé de petits éboulis, abondance de microfaune à son som- Stérile met.

Eboulis 2 11

Mincemais continu.

Ensemble complexe, limoneux coupé par l'éboulis 3 visible seulement à

l'arriére. Mésolithique

final Eboulis 3 Eboulis localiséà la paroi coupant l'ensembleII.

Eboulis4 Mince mais continu.

12

Eboulis 5 13

13d Eboulis6 14

Eboulis7

Ensemble sédimentairement homogéne coupé de petits lits d'éboulis et Mésolithique scindé en niveaux a, b,c.d dont les 3 premiers sont des habitats.

Eboulis continu en plaquettes.

Ensemble complexe d'origine fluviatile (R1) ravinant l'ensemble R2 (13d)

et scindé en 13a : éboulis en plaques - 13b :gravier - 13c :sable fin. Sauveterroïde L'industrie se situe sous l'éboulis 5, dans 13a.

Sable gris-orange ravinant l'ensemble 14 + 15.

Eboulis tronquéà l'avant.

Gravier à rares charbons raviné par R1 et tronqué à l'avant; industrie Aziloïde non en place,traces de sédiment organique.

Localiséà la paroi et tronquéà l'avant par R1.

15 Eboulis 8

Gravierfin également raviné par R1 ; traces d'habitatet rares silex.

Trés gros éboulis en fort pendage.

Fin de sondage.

Magdalénoïde

N.B. La présente coupe concerne exclusivement l'abri d'Unang, donc le prolongement naturel de la grotte; en fait, son ouverture d'origine.Elle ne prétend donc aucunement représenter ou evoquer la stratigraphie de cette derniére qui, en cours de fouille, semble en différer sensiblement, tout au moins dans ses séquences anté-néolithiques.

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1NTROD1JCTION

Lacavité d'Unangayant delà fait l'objetde plusieurs publications,nous n'estimons pas utile de revenir sur sa situation et son historique; quant il son histoire géologique et celle de son remplissage, elles se trouvent en cours de réalisation.

Une premiére campagne de recherches de 1947 il 1949 donna lieu il une premiére publication des résultatsobtenus (Paccard M. 1954).

Reprise en 1968il la suite de dégradations,elle fait l'objet, depuis, de campagnes de fouilies annuelles suivant les méthodes actuelles (Paccard M.1979).

Ce sont ces derniéres recherches qui permirent d'ydéceler une occupation continue du Néoli- thiqueancien assortie de sépultures et structures appartenantil des habitats conjoints.

Ce sont elles que nous présentons ci-dessous.

1 -STRATIGRAPHIE

Dans la stratigraphie trés complexe d'Unang, le Néolithique,en l'état actuel des recherches, apparaît dans l'ensemble 9, le puissant ensemble 10,en cours d'étude, recélant des niveauxcharbon- neuxil peu prés dépourvus d'industrie.

Nous discernons,toutefois, dans cet ensemble 10, d'épaisseur trésvariablepuisqu'il constitue un taluss'appuyanten discordance sur le vieux talus raviné mésolithique et épipaléolithique, voire pa- léolithique supérieur, une série de lits d'éboulis,parfois importants, dans un sédiment assez homogéne de petits galets emballés dans un sable argileux jaune.

Il semble bien que l'un de ces lits d'éboulis au moins,correspondeil une couche mésolithique déjàexplorée (couche 12), donc que l'ensemble 10 se soit constitué synchroniquement au Mésolithi- que final et au Néolithique ancien.Son sommet se trouve coiffé par une plageil microfaune abondante sous-jacenteil 9 et,en un secteur trés localisé, une dizaine de minuscules tessons inornés voisinaient avec une rare industrieil laquelle participaient,néanmoins, microburin et dos. Celle découverte,impor- tante,demande confirmationen raison de la proximité d'une sépulture cardiale.

La cheminée qui surplombe le centre de la cavité dut jouer un rôle important dans son remplis- sage soit par des apports karstiques, soit par des perturbations dans les dépôts sous-jacents.Actuel- lement, en effet, et par pluies prolongées, des quantités d'eau issues du lapiaz sus-jacent dénudé par l'érosion, s'en écoulent;dans le véritable cône d'éboulisqui en résulte, on trouve de gros galets alté- rés ainsi que de gros fragments de stalactites ;c'est également dans celle cheminée que nichaient, en l'absence de l'homme, les rapaces il l'origine probable des micromammifères ci-dessus signalés au sommet de 10.

Le Mésolithique des ensembles 11 et 12 semble bien s'appuyer également sur un vieux placa- ge épipaléolithique au fond de la grolle sur un palier du substratum. .

Quant aux ensembles 9 a 5 représentant ici le Néolithique ancien, ils sont,en régie générale, constitués de lits d'éboulis sur lesquels repose l'habitat,coiffés de sédiments argilo-sableux, de trés minces lacunes d'occupation se trouvant marquées par des lits varves jaunes de sédimentsfins fluvia- tiles. Malheureusement, de trés nombreuses structures perturbent celle stratigraphie qu'il est dillicile, ainsi,de suivre de façon continue.

Les datations obtenues pour les ensembles 9 et 5 diffèrent légérement, comme on pouvait s'y allendre pour la raison précédente, toutefois, on peut considérer comme satisfaisante la fourchelle suivante:

Ensemble 9: 5.950

±

130 B.P. (Gif 1970) Ensemble 5: 5.715±' 115 B.P. (Monaco 1978).

Soit une durée relativement bréve correspondant il une évolution relativement importante en- globant la fin du Cardial et le début de l'Epicardial.

(5)
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Il - LES SEPULTURES

Elles s'incluent toutes dans les ensembles 8 et 7 donc à la base du Néolithique .ancien: il s'agit, soit de sépultures complètes, soit de vestiges humains isolés ; ces derniers semblent bien, à l'observation des plans de repérage, appartenir à des sépultures antérieures, mais toujours cardiales, bouleversées lors de l'édification de structures ultérieures en bordure desquelles se situent toujours ces restes isolés. Leur fréquence, ajoutée à l'existence de sépultures complétes, donne à penser qu'Unangconstituait, à cette époque, une véritable nécropole.

Seules seront décrites ici les sépultures complétes.

1 • SEPULTURE E.F-S-6-7 (Figure 3)

En régie absolue,les majuscules précisent les sections du carroyage, la série de chiffres ara- bes suivants, les carrés et le dernier chiffre arabe, l'ensemble sédimentologique.

Située devant le porche actuel de la cavité, donc en dehors de toute protection naturelle,elle a subi les altérations et dégradations consécutives à cet état de choses bien que compléte.

a) Caractéristiques:

Orientation:Nord à Sud, tête au Nord vers l'intérieur de la grolle.

Position:sur le côté droit, tête tournée vers l'Est.

Inhumation: Membres antérieurs joints au niveau des mains,membres postérieurs fortement repliés.

D'apr èsC. Bouville qui en assure l'étude, il s'agit d'un adolescent d'une douzaine d'années.

b) Constatations:

Bien que nous trouvant dans un talus à dominante cryoclastique, sans stratigraphie visible, il apparait que:

- l'inhumation s'est faite à la surface de l'ensemble 8, elle peut donc,de ce fait,être attribuée aussi bien à 7 qu'à 8,

- aucune fosse n'étant observable, les couches sus-jacentes en place, il a été déposé en sur- face ou dans une faible dépression du sol 8,

- aucun mobilier ne peut, de façon sûre,être attribué à la sépulture,la couche de dépôt étant elle-méme un habitat,

- ce mobilier, toutefois,se compose de silex sans caractéres, de tessonsdont un à cordon et un rebord à impressions au cardium,

- un cercle de pierres anguleuses semblait cerner la sépulture.

c) Conclusion:

La sépulture E.F-S.6.7 peut étre attribuée aux hommes du Cardial des ensembles 7 ou 8 les- quels se dissocient, d'ailleurs, difficilement. Par les industries trouvées en place,ces ensembles 8 et 7 appartiennent au Cardial final.

2 - SEPULTURE J-4-S (Figure 4)

Située'·contre la paroi ouest de la cavité, il s'agit,également, d'une sépulture d'enfant dont, malheureusement et curieusement,le cràne manque accidentellement: en effet, les occupants immé- diatement postérieurs à l'inhumation établirent une petite structure en cuvelle exactement au-dessus du crâne de l'enfant et, de ce fait, le broyèrent ; nous n'en retrouvâmes que des vertébres'ce rvicales ainsi que quelques dents et fragments crâniens cuits. Il semble étrange que les constructeursde la cu- vette n'aient pas remarqué ladite sépulture ou bien,s'ils l'ont remarquée, ils n'en furent point surpris ce qui semblerait plaider en faveur d'un "habituel",donc d'un rituel.

a) L'ensemble du squelette présente des caractéristiques proches du précédent,à savoir:

- inhumation à la surfacede l'ensemble 8,

- aucune trace de fosse n'est observable bien que nous nous trouvions ici dans un sédiment moins cryoclastique,

- orientation:Est à Ouest,crâne à l'Est , - position: sur le côté droit,

(7)

- inhumation : membres antérieurs joints au niveau des mains, membres postérieurs repliés fortement au niveau des fesses.

b) le mobilier recueilli aux abords immédiats date bien la sépulture:

- un gros galet coloréil l'ocre rougeil ses pieds, - une perle en test indéterminable percé,

- une grosse sagaiebrisée aux extrémités, - un tesson impressionné au cardium,

- un tessonil pâte noire grossiére et dégraissant sableux grossier et rebord orthogonal, - un ensemble lithiqueil retouches inverses et une armature tranchanteil retouches abruptes.

c) Conclusion:

la sépulture J-4-8 peut être datée de façon certaine au Néolithique cardial final,comme la précédente, avec laquelle elle présente des points communs.

3 - SEPULTURE G.H-4.5-9(Figure 5)

Découverte fin 1979, elle ne fut dégagée que l'année suivante.Il s'agit d'unsquelette absolu- ment complet tout juste protégé par le bord actuel dela voüte, ce qui explique sa parfaite conservation.

a) Caractéristiques:

- orientation Est â Ouest (téteil l'Est) visage tourné vers le Nord,

- position forcéedes membres postérieurs, pas forcément liés d'aprèsC. Bouville.

- membres antérieurs réunis au niveau des mains posées l'unesur l'autre et vraisemblable- ment liées.

- corps couché sur le flancdroit.

e

Fig ure6 -Fo sse E.f.G-2 .3.4-8.

Onvoit ici les deu xfo ndsjumelesde la str uct ure enQuestion, cre usés dansles gale tscons titua nt labase connue du rem- plis sagede lacavité.(cli ch é Paccard)

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Figure 7-Unang-FosseE.F.G-2.3.4.

Coupe suivant unaxe xx' situé à224 cmsous le niveau O.

On y dist ingue:

- une accumulation de blocs anguleux tapissantlefond de la structuremêlésdegalets alluvionnairesen place.

-une seconde sérieréduite,li mi-hauteur.

- unetroisièmesèneobtura nt la struct ure,

Cette dernièresérie pourrait. tout aus sibien,s'intégrerau sol 8base(=9) en place.

Lafosse s'encastredan s unecouche de gravieralluvionnaire de plus en plusvolumineux.

Echelle1:20 réd uctio n 2/1

Le diagr ammeen bas

a

ga uc he donne l'orientationdelacou- pe dans le carré3 auquel elle appartient (lire Sect ion F au lieu de E).

G

291

(8)

Il s'agirait, toujours suivant C.Bouville, d'une femme; le corps se trouvait déposé dans une faible cuvette de 10 cm environ de fléche centrale creusée au détriment de l'ensemble 10 au fond de laquelle deux blocs anguleux soutenaient peut-être le bassin. Cette situation en porte-a-faux provoqua ultérieurement,aprèsdissolution des chairs, la rupture centrale des fémurs.

Malheureusement, aucun mobilier n'accompagnait le corps en dehors d'une diaphyse cuite aux rebords usés pouvant constituer pendeloque.

Sa datation est donc fonction des habitats sus-jacents en place; au report sur plan horizon- tal, puis vertical, il apparaît que l'ensemble8 y comprise une structure,se trouve en place par dessus la sépulture (structure H.5.8),cette derniére ne peut donc que lui être antérieure ou, au mieux contem- poraine,c'est pourquoi, nous l'attribuons a l'ensemble 8+9.

Bien entendu,il pourrait aussi bien s'agir d'une inhumation par des hommes n'ayant laissé au- cune trace dans la grotte,hommes dont, par définition,nous ne connaissons rien d'autre que leur mort mais rien ne peut étayer cette dernière hypothése.C'est la conclusion a laquelle nous parvenons et,en l'absence de tout indice mobilier, force nous est de situer la sépulture G.H-4.5au Cardial final des en- sembles 8+9.

CONCLUSIONGENERALE

La rareté des sépultures cardiales est connûe et, quand elles existent, il y en a peu.Unang nous en a fourni trois complétes et proches dans le temps, présentant assez de points communs pour évoquer un rituel funéraire, position en particulier. La question de l'orientation nous semble secondaire, la topographie de la cavité imposant ses exigences ; celle des dépôts pose également un problème compte-tenu de leur diversité voire de leur absence totale, ces deux derniers cas ont-ils un sens chro- nologique ou résultent-ils d'un pur hasard? Seules'des comparaisons avec d'autres sépultures peu- vent nous éclairer.C'est ce que nous nous proposons lors de la publication exhaustive du Néolithique d'Unang,le présent article n'ayant d'autre ambition que de signaler des découvertes que nous esti- mons utiles.

III - STRUCTURES ASSOCIEES

Préalablement, nous devons préciser que, dans notre esprit, le terme "associées" n'établit pas a priori un lien entre sépultures et structures,mais établit un constat de cœxistence en un rnèrne habitat de surface restreinte, de structures et de sépultures pouvant être liées de par leur situation et leur proximité rnèrne.

Ilne sera bien évidemment tenu compte ici que des ensembles d'habitat ayant produit des sé- pultures et pouvant en être les dépositaires,c'est-a-dire les ensembles 9 a 7 inclus. Il s'agit d'ailleurs, comme par hasard, de ceux les mieux pourvus, voire les seuls pourvus en structures.

1 - FOSSE E.F.G-2.3.4-S(Figures 6+7) :

Repérée et circonscrite en 1979, malheureusement tronquée lors des fouilles anciennes qui ne la reconnurent pas, elle fut vidée en 1980 par tranches perpendiculaires entr'elles de 30 cm d'épaisseurafin de conserver,au fur et a mesure de l'avancementdes travaux, deux vues complémen- taires évitant ainsi d'entamer les couches en place coupées par la fosse.

Ainsi furent faites diverses constatations: a) Constatations générales:

- diamètre probable d'origine :2 métres pour une profondeur minimale de 1 métre.

- couverte par le sol 8,elle lui est donc, au mieux, contemporaine, au pis-aller antérieure sans, toutefois étre antérieure a 9.

- Ainsi,s'ouvrant en 8,elle entame les dépôts sous-jacents jusqu'aux galetsconstituant l'ac- tuelle base du remplissage connu.

- elle s'appuie,sur une moitié de son ouverture, contre de gros éboulis en pendage a 450 coif- fant l'ensemble 10.

(9)

Figure 8 - Partie supé rieure d'un grandvase à fond rondet pate rou ge,imp ressionné ala COQuille et, peut-être.au pei- gne. Ses te ssons, raccord ables, se trou vaient épa rpillé s danslafos seE.F.G-2.3.4-8dontun grand surchanten limite delafos se.

Remarq uer ledécorde l'anse etle pastüta qe appliqué a sa base.(clic hé Paccard)

Figu r e 9 -Su itedu vasedelafigur e8(clic hé Pacc ard).

Figur e 10 -Tes sonsprovenantdelafos- seE.F.G-2.3.4-S.Onremarque : -un petitte ssonport an tuncordo n ain- cisionsverticales.

-un groste sson portantdespastillages appliqués en "grappe de raisin" entr e descordons,il s'agiticid'unvasea pa- rois très épais ses (é=21mm). (cliché Paccard).

b) Constatations de détail:

-son remplissage estconstitué pour partie d'undép ôtfintrèscendreux,pour partiede pierres angule use s appar t enantilla rocheencaissante.

-ce dépôt fin cendre ux, de color at ion blanc he,att este et caractérise des combustionsvives et co mplètes où lescharb ons sont rare s.

- lapropo rtion despierres peut étr e fi xée il 150 dm3 environ mais ellesne présentent pas les sti g mates de chauffe que l'on s'attendait il y trouver ; il semble qu'elles aient été déposées sur des feu x envoie d'extin ct ion.

" 3 lit s de pierr es ont ainsi été repérés corr es po ndant il 3 lits charbonneux peu fournis car

cons umés:le premier lit couvre le fond de la fossepar-des suslesch arbon s qui le tapissent, le second se situeil mi-hauteur et le troi sième,quasi-horizontal,obturela fosse.

On peut en inférer une utilisationde lafosse en 3 temp s corres pondant chacun il un feù vif re- couver tens uite parun lit de pierresprovoqu ant ,par étouffem ent,des lits decharbo ns.

Les galets manquenttota lem ent danslafosse.

Ilseraitsubjectif de vouloir en fairediredavant age ilcette fosse dont lebut nous échappe to-

tal emen t. .

293

(10)

Figure11 - Fosse C-3 - 7.

L'ouvertur e de cette extraordinaire structure, double en réalité,puisque constituée de deux fosse s superposées,prése nte un dé- bitagedebœuftrésspectaculaire.

L'absence de connexions nousincite El y voirundébitage d'ordrealimentaire plutôt qu'un dépôtrituel nonconsommé comme c'éta itlecas sur la structure O.A-12-8 oùles vestiges setrouvaienten connexion anatomique.(clichéUvache)

cl Matériel recueilli:

Lithique:1/ 2dm3environ de silex non éla borésen dehor sd'un becet d'unepartied'arm ature foli ac é e; surce 'stock, unepartie porteles craquelures dufeu ,une autre parti e enestindemne, lerest e portelapat ine descouc hes sous -jacentes.

Ilest tout ef oisintéres santde remarqu er qu'en dépit du volu me des niveau x sous-jacentsbras- sé pou r établir la fos se,tréspeu de silex en pro ven ant ontété trou vés ;quant aux dépôts du creuse - ment,nousn'en avons pasdécelédetrace s.

Os: unesagaie de90mm.au fond etsans altératio ns.

Faune : 2lot s,l'un de petitsfragments souvent cuit s, l'autre degrands , généraleme nt intact s, parmieux, ondistingueunsuidé, un ovocapridé et un bovidé.

Poterie:C'est le matéri elleplus abonda ntet le plus repr ésentatif :

- unegrandeporti ond'ungrand vase richem entdéc or épeut-étreau peign e(Figures 8et9).

Divers autres fragment s impressionnés à la coquill e ainsi que des co rdons inci,:i>s et décor pla st iq ue en pastillages appliq ués ou "grappede raisin" ont ététrouvésdansla fosse ou à sa surface (Fig ure 10).

Ilest ,àlafois.intére s sant etcurieux de constat erle sraccord spossibl es entre tes s onsprove- nantde cettefoss e et de son homol ogue,de conce pt ionidentique,découverte au débul de stravauxen 1968:lafosseC-1.2-8dont il sera question ultérieurement.

Précison s,pour terrr.iner, que la'fosse E.F.G-2 .3.4pos sédait, en réalité , 2 fond s tangents ce qui donn eàpen serqu'il s'agis sait,en fait,de2 fos se simbriqu éesmais vis ible me ntcontemporaines.

dl Conclusion:

Lafosse E.F.G-2.3.4 peut étreatt ribuée de façon sûre auxoccupantsde l'ensem ble8+9 cor- resp ondant au Cardialmoyen (4.000

s.e.)

(11)

Nou sen ignoronstotalem ent lebut et l'usage, aucun indice préci sne permettanthonn êt ement de l'affirmeren dehorsd'une utilisationpar le feu.

Elle pourrait, toutefois,se trouv eren rapportavec les sép ult ures attrib uables au même ense m- bleet décrites précédemmentet,de ce fait,revêtir uncaractère cult uel.

2 - FOSSE C.O-1 .2.3 (Figure 111

al Repérée et explorée de 1970à 1975, cett efosse se sit ue sous l'abri prolongeant lacav ité vers l'amont; en fait, abri et cavité ne font qu'un, compte tenu des chutes de surplomb rocheux anté- rieursau Néolithiqueanc ie n.

Figure 13 - Struc tu reF.G-l-?

Parti el lem e nt et provi s oi rem ent eng agée dans le témo in

a

pré lèvements,celte str uc t ure, de dimensions inc o nnue s , à feu sous -jacent,porte,en surface.un crâne de bœufdont nous ign oron s encore s'ilest isol é; ellese m ble donc s'insé- rerdan sletype de str uc tu redépôt non consom mé.(clic hé Paccard)

"iqure 12-Struc t ureO.A- l.2-S.Ondis tingue:

les blocsangule uxap par aissan tetconsti t ua nt la struct ure .irculair e.

lesflèc he s bla nc hes dé signantles ves tigesosseux encore lai app are nt s appa rtena nt au sq ue le tte céphalique el post- èphaliq ued'un bœuf enconnexionet fortement soudésaux ierresde la struc ture.{clichéPaccard)

Figure14 - Struc tu re E.F -3 .4-7.Remarqu er:

- les blocs anguleux cons t it uant la str uc t ure et po sés sur chan t

la forme spira lée des pie rres de la struc ture.(cliché Pac - card)

295

(12)

Au départ,et au niveau de l'ensemble7,elle apparut comme une structureportant,en surface, un quartier de bœuf antérieur hors connexions; sous ce dernier,se dessinait l'ouverture d'une fosse (côte -130) au niveau de l'ensemble 8, couverte de pierres anguleuses et circonscrite par une zone charbonneuse d'un diamètre de 2 m.(côte -160).

Adossée à la paroi rocheuse, la fosse, de forme conique plongeaitàla côte -240, c'est-à-dire à la base du Mésolithique où elle se trouvait tapisséed'un lit de blocs anguleux de fortes dimensions.

A la coupe,ladite fosse apparaît, en réalité, composée de 2 fosses s'imbriquant l'une dans l'autre, la séparation étant un puissant lit charbonneux à la côte -180 lui-méme couvert de blocs angu- leux.

La pré-existence d'un sondage en section 0 nous empêche de conclure formellement à deux fosses successives encore que l'existence patente de 2 fonds dans la fosse précédente nous incite à la plus grande prudence.

Si l'on peut isoler l'ouverture et son quartier de bœuf du reste de la structure, c'est-à-dire ce qui appartient à l'ensemble 7 de ce qui est imputable à l'ensemble 8+9, on peut conclure à l'existence, à 1 m.environ,de la fosse E.F.G-2.3.4, d'une seconde fosse de conception identique et de destination tout aussi indéterminée.

b) Matériel recueilli:

Lithique: aucune forme caractérisée.

Céramique :aucun décor ni forme reconstituable en dehors du fait,déjà mentionné, de rac- cords avec

tessons

de la fosse contigüe.

Faune:fragments d'os cuits et présence d'ocre rouge.

c) Conclusion:

A priori, il semble que nous soyons en présence, ici, de 2 structures superposées, à savoir:

- Une structure plate avec dépôt de quartier avant de Bœuf sans connexions, attribuable à l'ensemble 7.

- une fosse constituée en 2 temps mais chronologiquementcontemporains par les occupants de l'ensemble 8.

- ceite fosse, par les raccords céramiques, bien que non datée par son matériel,et par son contexte lithique,se trouveindubitablement contemporaine de la fosse E.F.G.-2.3.4.

La datation obtenue à partir de charbons le confirme: 5.770~130 B.P.(Gif 1970).

3 -STRUCTURE O.A-1.2-8 (?) (Figure 12).

Située sous l'abri, à proximité de la fosse ci-dessus décrite, il s'agit d'une extraordinaire structure circulaire en cuvette portant à sa surface, un squelette céphalique et post-céphalique de Bœuf en parfaite connexion anatomique.

Le diamétre du dispositif atteint la dimension "standard" de 1 m, bien que nous l'ayons provi- soirement conservée en raison de son intérét et de la non-urgence, provisoire, de son démontage, nous pouvons, d'après sa coupe visible, préjugerde sa techniquedésormais connue:aprèsavoircreu- sé dans le sol sous-lacentune cuvette de faible flêche (-20 cm) on y allume un feu violent que l'on re- couvre, avant extinction,d'un lit de pierres toujours anguleuses appartenant à la roche encaissante , disposées en cuvette. Sur ces pierres, on dépose ensuite un quartier avant de Bœuf que l'on ne consommera pas pour une raison bien précise qui nous échappe.

Le cas se répétant àplusieurs reprises,nous sommes en droit de conclure à une intention, car charrier au fond de la Nesque un aussi important quartier de Bœuf pour, ensuite, le laisser intact sup- pose une vue dépassant la simple matérialité et l'utilitaire: c'esttout ce que nous avons le droit d'infé- rer de la répétition de faitsidentiques en une occupation semblable.

Existe-t -il un lien entre ces dépôts et les sépultures attribuables à leurs auteurs ? présomp- tion seulement, la certitude, en ce domaine ne pouvant être obtenue que par des faits matériels.

4-STRUCTURE F.G-1-7 (Figure 13)

Partiellement prise dans un témoin à prélèvements provisoirement conservé, il s'agit d'une structure du type qui précède adossée à la paroi et portant, en surface,un cràne deBœuf ;ne nous trouvant, actuellement, en possession que d'une moitié du dispositif, il nous est encore impossible de savoir si le dépôt se limite àcett e partie de l'animal.L'exploitationproch ainedudittémoin nous éclaire-

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raà ce suje t. Tout efois, une similitude trou blante appa raît, à3 repris es,et en2 niveaux trés proches, dansdes conceptions tech niques dont le but str ic te men tutilitaire peut étre misen doute .

5 - STRUCTURE E.F-3.4-7 (Figure 14)

Ils'agiticid'unestructurecirc ulaire(Diamétre 1m.)trés prochedes précédentes .

La cuvellepréalab le,plus profo ndecependa nt (f1 éche centrale:22 cm),possèdeun bourre let périphérique bienvisible etle fond se trouve tapissé d'un IiI épai s de charbons recouvertd'un lit de pierres anguleuses de fort e taill e posées surchant et en spirale ;ces pierres ne présenten t pas les stigmatesde calci nationque l'on étai t en droit d'attend re,ce qui donn e à pense r que leur dépô t est bien post éri eur au maximum de la combus tion du bo is.

Sur la structure, pas de pièces osseu ses enconnexio n maisdes os isol és nondéterm in és à ce jour.

A noterla superpositionde cette struc t ureà la grandefosse décrite au No1sans lacune sté ri- le appare nte ce qui laisse supposerune succession deshabitat s.

IV • CONCLUSION GENERALE

Notr e but ne visait pas, enécrivantce brefcompte-rend u,à étab lir un invent air e exha ustif des structures décoùvertes dansIa grolle d'Unang pas plus, d'ailleu rs, que de ses sépultures, trop nom- breusesd'unepart,d'intérét inégal d'autrepart.

Cetravail concernerala pub licationen prépara tion.

En fait, il s'agissait,beaucoup plus simpleme ntet modestement,de présenter un fait,peut-être inédit,rare dans tous les cas: l'associat ion de sépult ures cardiales etde structures de 2 types bien déterminés:des fosses et des cuvelles.

Les sépu lturescardiales sont rar es et Unang semblanten êtreunenécr opole,lefait se devait d'êtresig na lé.

Le sfosses accoupléesl'ét ant égaleme ntà cetteépoque et en nécropol e, il fall ait aussi ledire.

Enfin , les structures-cuvett es du type de Gramari (Paccard M.et AI. 1971) associées à l'en- semblequipréc ède n'éta ntpas telle mentcourantes, nou s nousdevions,égaleme nt,deles décrire.

Quan t aux rapports , s'il en exis te, entre ces ensembles, rien ne peut les attester, nou s en sommes conscient puisquele cultuelest,lui- méme,pardéfinition,difficilement explicable,sinon pas du tout.

C'estlaraison majeure po urlaq uell e nôus ne prétendons ici et en matièrede conclusion,Qu'à unconstat d'existen ce.o'

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