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MINISTERE DE L’ENSEGNEMENT SUPERIEURE ET DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE
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UNIVERSITE D’ABOMEY CALAVI
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ECOLE POLYTECHNIQUE D’ABOMEY - CALAVI Département : Option : Génie de Biologie Humaine Analyses Biomédicales
RAPPORT DE STAGE DE FIN DE FORMATION DU 1er CYCLE POUR L’OBTENTION DU DIPLOME DE LICENCE PROFESSIONNELLE
THEME
Présenté et soutenu par : Pauldès Djonoussè KANSOULO
Membres du jury :
Président : Prof. Angèle Théodora AHOYO Membre 1 : Dr Victorien T. DOUGNON
Membre 2 : Dr. Pascal S. ATCHADE
BILAN COPROLOGIQUE CHEZ LES ENFANTS AGES DE 5 à 15 ANS DANS UN CONTEXTE DE TRAITEMENT PAR
L’USAID DANS L’ARRONDISSEMENT DE SEHOUN (ABOMEY)
Tutrice :
Odile S.A. SINZOGAN Ingénieure des travaux en Analyses
Biomédicales
Sous la supervision de : Dr Pascal S. ATCHADE PhD, Parasitologie-Mycologie Physiopathologie-Médecine Tropicale, Maître - Assistant des Universités (CAMES)
EPAC / UAC.
Soutenu le 23 /01 / 2017 Année académique : 2015-2016 9ème Promotion de licence professionnelle
Présenté Pauldès D. KANSOULO I REPUBLIQUE DU BENIN
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MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE
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UNIVERSITE D’ABOMEY-CALAVI
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ECOLE POLYTECHNIQUE D’ABOMEY-CALAVI
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DEPARTEMENT DE GENIE DE BIOLOGIE HUMAINE
DIRECTEUR : Professeur SOUMANOU M. Mohamed
DIRECTEUR-ADJOINT : Professeur AHOUANNOU Clément
CHEF DU DEPARTEMENT: Docteur Pascal S. ATCHADE
Présenté Pauldès D. KANSOULO II
RESUME
Introduction : Les parasitoses intestinales sont des maladies fréquentes au Bénin.
Dans le but de contribuer au diagnostic des parasitoses les plus fréquentes à Sèhoun dans la Commune d’Abomey, nous avons réalisé une étude sur des échantillons de selles fraîches provenant de 262 enfants déparasités par l’USAID. Cette étude a pour Objectif général : d’établir la prévalence des parasitoses intestinales chez les enfants de 5 à 15 ans dans la population de Sèhoun.Méthodes:Au cours de cette étude, chaque enfant a bénéficié d’un examen parasitologique des selles, fait d’un examen microscopique direct à l’état frais et après concentration par les techniques de Bailenger et de Willis. Résultats : La répartition des 262 enfants selon le sexe, montre une prédominance féminine de 51,53% et l’âge moyen des enfants inclus dans cette étude était de 9,51+3,23ans. Au terme de cette étude, i1 ressort que parmi les 262 enfants enquêtés, 11 hébergeaient un parasite, soit un taux de prévalence global de 04,20.Conclusion : Le parasitisme intestinal est uniquement composé de protozoaires, parasites fortement liés aux mains sales et au péril fécal. Les parasitoses intestinales touchent plus les enfants de moins de dix ans et diminuent avec l’âge.Quant au sexe, les filles sont plus touchées que les garçons avec des proportions respectives de 02,67% et 01,53%. Par ailleurs, tous les échantillons révélés positifs à l’examen direct, l’ont été par la méthode de concentration de Bailenger tandis que Willis n’a révélé aucun nouveau cas.
Mots clés : Parasitoses intestinales, Willis, Bailenger, Bénin.
Présenté Pauldès D. KANSOULO III
DEDICACE
ABSTRACT ABASTRAC
Back round : Intestinal parasitosis are frequent diseases in Benin. In order to
T
contribute to the diagnosis of the most frequent parasitosis at Sèhoun in Abomey town, we made analysis fresh stools on 262 children’s fresh. These children were previously deparasitized by the USAID. The general objectif of this study is: to establish the intestinal parasitosis’ prevalence on children of 5 to 15 years old in Sèhoun population. AsMethodology: we use during this study, each child had their stools parasitologically analysed. Direct microscopic analysis on fresh stools while was done on and also concentration by Bailenger and Willis technics. As Results, the children were grouped into two (males and females) and we have noticed a predominancy among the females about 51,53%. The age of the children included in this study are 9,51+3,23 years old. At the end of our study,we return that 11 of the children were bearing a parasite, with a prevalence rate of 04,20. In Conclusion we can say that intestinal parasitism only deals with protozoa, parasites strongly linked to dirty hands and faeces. Children of less than 10 years old are most contaminated by intestinal parasitosis and decrease accorduis to year old. As for the sex, females are more comtaminated compared (02,67%) compared to males (01,53%). Analysis with positive result were all performed using Bailenger concentration technic while Willis’ technic didn’t reveal anything.
Key words: Intestinal parasitosis, Willis, Bailenger, Benin.
Présenté Pauldès D. KANSOULO IV
N° NOMS ET PRENOMS MATIERES
1 ABLEY Sylvestre Déontologie Médicale 2 ADOMOU Alain Physique
3 AGBANGLA Clément Génétique Moléculaire 4 AGOUA Jean Informatique
5 AHOYO Théodora Microbiologie/ Santé Publique et Hygiène des mains 6 AKAKPO B. Huguette Education Physique et Sportive
7 AKOGBETO Martin Entomologie Médicale
8 AKPOVI Casimir Biologie Cellulaire / Physiologie / Biochimie Métabolique 9 ALITONOU Alain Guy Chimie Générale/ Chimie Organique
10 ANAGO Eugénie Biochimie Structurale / Biochimie Clinique / Biologie Métabolique
11 ANAGONOU Silvère Education Physique et Sportive 12 ATCHADE Pascal Parasitologie
13 AVLESSI Félicien Chimie Générale / Chimie Organique 14 BANKOLE Honoré Bactériologie / Virologie
15 DARBOUX Raphael Histologie Générale et Spéciale 16 DESSOUASSI Noël Biophysique
17 DOSSEVI Lordson Techniques Instrumentales
18 DOSSOU Cyriaque Techniques d’Expression et Méthodes de Communication 19 DOUGNON Victorien Microbiologie/Méthodologie de la Recherche
20 HOUNNON Hyppolite Mathématiques
LISTE DES ENSEIGNANTS
Présenté Pauldès D. KANSOULO V 21 HOUNSOSSOU Hospice Biostatistique et Epidémiologie
22 LALLY Armel Législation et Droit du travail 23 LOKO Frédéric Biochimie Clinique
24 LOZES Evelyne Immunologie / Immuno-Pathologie / Equipements Biomédicaux
25 MASLOKONON Vincent Histologie Générale 26 OGOUDIKPE Nicarette Informatique Médicale 27 SECLONDE Hospice Transfusion Sanguine
28 SEGBO Julien Biochimie / Biologie Moléculaire 29 SENOU Maximin Histologie Appliqué
30 SOEDE Casimir Anglais
31 TOHOYESSOU ZOE Soins Infirmiers
32 TOPANOU Adolphe Hématologie / Hémostase / Pharmacologie
33 YANDJOU Gabriel Techniques d’Expression et Méthode de Communication 34 YOVO Paulin K. S Toxicologie/ Pharmacologie
Présenté Pauldès D. KANSOULO VI Je dédie ce travail :
A ma famille,
Aucun mot ne saurait exprimer ma profonde gratitude et ma sincère reconnaissance envers les personnes les plus chères à mon cœur. Si mes expressions pourraient avoir quelque pouvoir, j’en serais profondément heureux. Je vous dois ce que je suis. Vos prières et vos sacrifices m’ont comblé tout au long de mon existence. Que ce travail soit au niveau de vos attentes, et qu’il soit le témoignage de la fierté et l’estime que je ressens. Puisse Dieu tout puissant vous procurer santé, bonheur et prospérité.
DEDICACE
Présenté Pauldès D. KANSOULO VII Mes remerciements vont à :
- M. Blaise TCHEKPO, responsable du laboratoire ; M. Fructueux ASSOGBA, surveillant du laboratoire ; M. KINTCHIIMON Emmanuel ; Mme Pascaline GBEDE ; Mme Peace ADIMOU ; Mme Jeanne GLITHO ; M. Roland BOCO ; M. Cyriaque CHABI ; M. Arthur KOSSOUHO ; Mme Rebecca AHOHOU ;
- Tous ceux qui nous ont aidé au CHD Zou / Collines recevez mes salutations sympathiques ;
- Tous les enseignants de notre département et tous les moniteurs des travaux pratiques ; - Mes camarades les plus proches à savoir TIDJANI Waris, GBODOUGBE Cynthia, AGBOZOGNIGBE Malvine, ABIDJO Imelda, MIDJROKAN Gloria, SOHOU Jessica ANAGONOUKPE Auriette et LANTEFO Cédrick ;
- A BIOKOU Firmine pour son soutien ;
- Tous mes camarades de la 9ème promotion, heureuse carrière à vous.
- l’endroit de notre superviseur Dr Pascal S. ATCHADE
Vous avez bien voulu superviser ce travail et donner de votre temps et de votre intelligence à la réussite de ce travail en dépit de vos multiples occupations. Vous avez été ouvert à nos nombreuses préoccupations. Ce travail représente pour nous un modèle de réussite et une source de motivation permanente. Trouvez ici l’expression de notre profonde gratitude !
- l’endroit de notre tutrice Odile SIZOGAN
Nous vous remercions d’avoir accepté de conduire ce travail. Nous avons pu apprécier vos grandes qualités humaines et professionnelles, la richesse et la clarté de vos connaissances qui font de vous une tutrice estimée par tous. Veuillez recevoir chère tutrice, l’expression de notre respect et de notre profonde gratitude.
REMERCIEMENTS
Présenté Pauldès D. KANSOULO VIII A l’endroit du Président du Jury
C’est un grand honneur que vous nous faites en acceptant de présider notre Jury de soutenance du rapport de fin de formation. Nous vous rassurons que vos apports et critiques seront les bienvenus pour son amélioration. Que Dieu vous bénisse ainsi que toute votre famille.
Amen !
Soyez comblé.
Aux Honorables membres du Jury
Nous sommes touchés par l’honneur que vous nous faites en acceptant de siéger dans le Jury de soutenance de notre rapport de fin de formation. Vos remarques et suggestions contribueront à l’amélioration de la qualité scientifique de ce travail. Veuillez trouver ici, l’expression de notre profonde gratitude et de nos sincères considérations. Que Dieu vous bénisse ainsi que vos familles respectives. Amen !
Soyez fortifiés
HOMMAGES
Présenté Pauldès D. KANSOULO IX AKOP : Amibes-Kystes-Œufs- Parasites
ASLO : Anti- Streptolysine O
CDC : Centers for Disease Control and Prevention CHD : Centre Hospitalier Départemental
Cm : Centimètre
CRP : C Reactive Protein
ECB-LCR : Examen Cytobactériologique du Liquide Céphalo-Rachidien EDTA : Ethylène Diamine Tétra-Acétique
EPAC : Ecole Polytechnique d’Abomey-Calavi g : gramme
g/dl : Gramme par décilitre GS-Rh : Groupage Sanguin- Rhésus HCV : Virus de l’Hépatite C
VIH : Virus de l’Immunodéficience Humaine Ml : Millilitre
Mm : Millimètre
OMS : Organisation Mondiale de la Santé ORL : Oto-Rhino-Laryngologie
SDTS : Service Départemental de Transfusion Sanguine SDW : Sérodiagnostic de Widal et Félix
TPHA : Treponema Pallidum Hemaglutination Assay
USAID : United States Agency for International Development µl : Microlitre
µm : Micromètre
°C : Degré Celsius
LISTE DES ABREVIATIONS, SIGLES ET SYMBOLES
Présenté Pauldès D. KANSOULO X Tableau I : Répartition de la population selon la localité……….…25
Tableau II : Description de la variable âge et le nombre d’enfant déparasité……....25 Tableau III :Prévalence globale du portage parasitaire………...27 Tableau IV : Contribution des méthodes de concentration au diagnostic………27 Tableau V : Répartition de la population selon l’âge et l’état parasitaire………..…27 Tableau VI :Proportion des différentes espèces parasitaires observées………..28 Tableau VII : Taux de parasitisme par localité………...…29 Tableau VIII:Proportion d’habitants possédant de latrines et leur état parasitaire...30
LISTE DES TABLEAUX
Présenté Pauldès D. KANSOULO XI
Figure 1 : Kyste et trophozoïtes d’Entamoeba histolytica………...6
Figure 2 : Kyste et trophozoïtes de Giardia intestinalis…...7
Figure 3 : Forme végétative de Trichomonase intestinalis………...….7
Figure 4 : Forme végétative de Balantidium coli………...……8
Figure 5 : Œuf d’Ankylostome duodenale et Necator americanus……….………9
Figure 6 : Œuf d’Ascaris lumbricoïdes………..10
Figure 7 : Larve d’Anguillule………..……..12
Figure 8 : Œuf de Trichuris trichiura……….…...13
Figure 9 : Répartition des enfants déparasités par sexe……….………26
Figure 10 : Pyramide des âges des enfants testés………..26
Figure 11 : Répartition des espèces parasitaires en fonction de l’âge………..28
Figure 12 : Répartition des cas positifs selon la localité………29
LISTE DES FIGURES
Présenté Pauldès D. KANSOULO XII INTRODUCTION………1
I – PARTIE I : SYNTHESE BIBLIOGRAPHIQUE……….2 1.1 Définition de quelques concepts
1.2 Epidémiologie des parasitoses intestinales
II –PARTIE II : MATERIEL ET METHODES…………...…...…………..….14 2.1 Cadre d’étude
2.2 Matériel d’étude 2.3 Méthode d’étude
III–PARTIE III : RESULTATS ET COMMENTAIRE……….……...…...24 3.1 Résultats
3.2 Discussion
CONCLUSION………...32
SOMMAIRE
Présenté Pauldès D. KANSOULO 1 INTRODUCTON
L’Afrique est entièrement située dans la ceinture intertropicale et constitue un terrain de prédilection pour les affections parasitaires. On distingue bon nombre d’affections parasitaires dont les parasitoses intestinales. Les parasitoses intestinales humaines constituent l’une des premières causes de morbidité dans le monde par atteinte du tube digestif signant leur tropisme particulier pour les régions pauvres et tropicales (Benouis et al, 2013).
En effet, la précarité et la paupérisation des populations, ainsi que l’essor souvent anarchique des mégapoles des pays en développement sont responsables d’un accroissement permanent de la prévalence des parasitoses intestinales. (Benouis et al., 2013).
Selon les estimations de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) pour l’année 2002, on évalue à 3,5 milliards le nombre de sujets infectés par des parasites digestifs et à 450millions le nombre de malades. Chaque année, les ascaris, les ankylostomes et l’amibe dysentérique occasionneraient, à eux seuls, 195000 décès dans le monde (Buchy, 2002).
Dans le but d’explorer les possibilités de contamination des parasitoses intestinales chez les enfants âgés de 5 à 15ans en milieu rural, nous avons choisi la population de Sèhoun dans la Commune de Bohicon.
En choisissant ce thème, nous nous sommes fixés les objectifs suivants :
Objectif général : Etablir la prévalence des parasitoses intestinales chez les enfants de 5 à 15 ans dans la population de Sèhoun.
Objectifs spécifiques :
- Identifier les parasites les plus rencontrés dans cette population.
- Dresser le profil du portage parasitaire des sujets infectés.
Le développement est structuré en trois parties. La première partie est consacrée aux généralités, la deuxième partie décrit le cadre et la méthodologie puis la troisième partie concerne nos résultats et le commentaire suivis de quelques suggestions.
Présenté Pauldès D. KANSOULO 2
PARTIE I: Synthèse Bibliographique
Présenté Pauldès D. KANSOULO 3 1.1- Définition de quelques concepts
1.1.1- Parasitose
C'est toute maladie causée par un parasite chez un hôte. Il est synonyme de maladie parasitaire. Les parasitoses intestinales sont des maladies dues aux parasites vivant dans le tube digestif de l'hôte.
1.1.2- Parasite
C'est tout être vivant, qui pendant une partie ou la totalité de son existence se nourrit en permanence ou temporairement de diverses substances ou du contenu intestinal (parasites intestinaux) d'un autre être vivant sans détruire ce dernier, tout au moins quand leur nombre n'est pas trop grand. Ce caractère les distingue des prédateurs (Brumpt, 1949).
1.1.3- Parasitisme
C'est un état ou mode de vie des êtres qui en parasitent d'autres.
1.2- Épidémiologie des parasitoses intestinales Les parasites intestinaux sont classés en deux grands groupes.
Le groupe des protozoaires composé de :
L’embranchement des rhizoflagéllés (classes des rhizopodes) avec comme parasites : Entamoeba histolytica, Entamoeba coli, Entamoeba biitschilii, Entamoeba gingivalis, Entamoeba hartmani, Entamoeba polecki, Dientamoeba fragilis, Endolimax nana.
L’embranchement des flagellés comprenant les parasites comme Giardia lamblia, Trichomonas intestinalis, Chilomastix mesnilii, Embadadomonas intestinalis et Enteromonas intestinalis.
L’embranchement des ciliés représenté par une seule espèce, le Balantidium coli.
Le groupe des helminthes ou vers composé de :
L’embranchement des némathelminthes ou vers ronds représenté par l’Ascaris lumbricoïdes, l’Ankylostome, Oxyure, le trichocéphale etc.
L’embranchement des plathelminthes ou vers plats composé de deux classes : La classe des trématodes représentée par les schistosomes, des douves etc.
Présenté Pauldès D. KANSOULO 4 La classe des cestodes représentée par les ténias (Taenia saginata, Taenia solium, Hymenolepis-nana).
1.2.1- Les protozooses intestinales
Ce sont des parasitoses cosmopolites très largement répandues dans le monde et regroupent les affections comme les amibiases, les flagelloses intestinales et la balantidiose.
1.2.1.1- Les Amibiases intestinales
Elles sont causées par les amibes. Les amibes sont des protozoaires rhizopodes, c’est- à-dire des êtres unicellulaires qui se déplacent en émettant des prolongements cytoplasmiques appelés pseudopodes. Du point de vue biologique, les amibes peuvent être divisées en deux groupes :
1er groupe : Il comporte des amibes vivantes à l’état libre et habituellement inoffensives pour l’homme et les animaux. Certaines amibes libres du genre Acanthamoeba paraissent susceptibles de provoquer des méningo-encéphalites mortelles.
2ème groupe : Il rassemble les amibes parasites de l’homme. Huit(8) espèces d’amibes (Entamoeba coli, Entamoeba histolytica, Entamoeba biitschilii, Entamoeba gingivalis, Entamoeba hartmani, Entamoeba polecki, Dientamoeba fragilis, Endolimax nana) peuvent naturellement parasiter l’homme ; sept(7) d’entre elles ont le colon pour habitat. Parmi celles- ci, seule Entamoeba histolytica possède un pouvoir pathogène (Voigt et al, 1999). Elle est spécifiquement humaine et se présente sous trois formes :
Une forme végétative non pathogène, c’est la forme minuta.
Une forme végétative pathogène, c’est la forme histolytica.
-Une-forme-kystique c’est-la-forme-de-résistance.
L’infestation humaine se fait par ingestion de kystes soit directement à partir de selles contaminées, soit indirectement via des aliments ou de l’eau souillés. Ellese multiplie dans la paroi du colon et son cycle évolutifse déroule en deux temps: un cycle non pathogène et un cycle pathogène.
Cycle non pathogène :
Lorsque les kystes mûrs d’Entamoeba histolytica sont ingérés par un individu, ils vont arriver dans l'estomac où la coque est lysée sous l'action des sucs gastriques entraînant la
Présenté Pauldès D. KANSOULO 5 libération d'une amibe à 4 noyaux. Cette amibe à 4 noyaux va diviser une fois ses noyaux et son cytoplasme et entraîne la formation de huit(8) amoebules. Ces huit(8) amoebules vont donner des formes minuta. Ces formes minuta se divisent pour s'arrondir et donner des formes pré-kystiques. Ces formes pré-kystiques s'entourent d'une coque et vont se diviser pour donner des kystes à 4 noyaux qui vont être éliminés passivement avec les selles 6 à 8 jours après la contamination (Voigt et al, 1999).
Cycle pathogène :
L'amibe histolytica acquiert des enzymes lui conférant le pouvoir de nécroser les tissus.
Elle va lyser les muqueuses intestinales pénétrant dans la sous-muqueuse.
Elle s’y multiplie activement et y détermine une lésion caractéristique: des abcès en «boutons de chemise» qui sont plus étendus en profondeur qu'en surface. La muqueuse qui tapisse l'abcès est à contours nécrosés et on a une ulcération. Les ulcérations se surinfectent rapidement et lèsent les vaisseaux: on a une hémorragie et une accélération du péristaltisme intestinal d’où l'émission de selles sanguinolentes.
Il existe deux signes cliniques :
• L'amibiase intestinale aiguë est liée à la présence dans la paroi du colon d’amibes de formes histolytica. Elles creusent des abcès.
C’est la dysenterie amibienne. Elle est marquée par des douleurs abdominales, des ténesmes rectaux et une diarrhée constante. Les selles sont glairo-sanguinolentes et très nombreuses.
• L'amibiase intestinale subaiguë peut passer souvent inaperçue. Les signes cliniques sont variés. On peut noter une alternance de diarrhée, constipation et de douleurs abdominales.
Il n’existe pas de prophylaxie médicamenteuse antiamibienne, la prévention repose sur des mesures d’hygiène appropriées (lavage des mains, des crudités; pelage des fruits). Les antiseptiques locaux (iode, chlore) n’ont qu’une action partielle sur les kystes d’amibes. On peut y associer le dépistage et le traitement des porteurs sains de kystes (Elqaj et al, 2009).
Présenté Pauldès D. KANSOULO 6 Figure 1: Entamoeba histolytica (CDC, 2016)
1.2.1.2- Les flagelloses intestinales
Les flagelles intestinaux, parasites de l’homme représentent un groupe de cinq espèces : Giardia intestinales, Trichomonas intestinales, Chilomastix mesnilii, Embadadomonas intestinalis et Enteromonas hominis. Nous étudierons les flagelloses intestinales à Giardia lamblia et à Trichomonas intestinalis.
Giardiase
L’agent pathogène s’appelle Giardia lamblia. Il se présente sous deux aspects morphologiques : la forme végétative et la forme kystique.
Forme végétative (15 à 20µ) sur (2 à 4µ)
Il s’agit d’un organisme fusiforme très effilé en arrière, vu de profil, il ressemble à une cuillère. Il se multiplie sélectivement dans l’anse duodénale et dans des parties hautes de l’intestin grêle. Il se nourrit par osmose et vit à un PH de 5,5. Il possède deux noyaux et quatre paires de flagelles.
Forme kystique
Il s’agit d’un kyste ovoïde mesurant entre 10 à 13µ de long sur 2µ. Il possède quatre noyaux et des flagelles repliés (Mamadou et al, 2010)
Présenté Pauldès D. KANSOULO 7 Figure2: Giardia intestinalis (CDC, 2016)
- Trichomonase intestinale
Elle est essentiellement due à la présence de Trichomonas hominis dans l’intestin grêle.
Ce parasite mesure entre 10 à 15µ de long et ne s’enkyste jamais ; il vit en association avec Giardia lamblia. L’infestation humaine est la conséquence des mains sales. La contamination s’effectue nécessairement par voie orale et ou digestive. En cas d’infestation massive on observe des manifestations suivantes : diarrhée contenant du mucus ; des douleurs abdominales vaques à localisation colique ; perturbation quasi constante du milieu intestinal ; asthénie prolongée ; anorexie ; nervosité (Mamadou et al, 2010).
Figure 3 : Trichomonas intestinalis (CDC, 2016)
Présenté Pauldès D. KANSOULO 8 1.2.1.3- La Balantidiose
La balantidioseest une pathologie due à un parasite appelé Balantidium coli. Il s'agit d'une maladie parasitaire du côlon dû à l'infestation du seul protozoaire cilié, parasite de l'homme (Balantidium coli).
La contamination s'effectue par l'ingestion d'eau souillée par des parasites qui sont enkystés. Le kyste représente la forme de résistance des protozoaires en milieu extérieur. Ce kyste ingéré se multiplie par scissiparité pour donner une forme végétative ou une forme kystique au niveau du côlon pour être éliminé
Il s'agit d'une zoonose (pathologie touchant essentiellement les animaux) qui se manifeste chez l’homme par une dysenterie s'accompagnant de selles glaireuses et de sang avec douleurs abdominales et quelquefoisdeshémorragiesintestinalesassociées à une péritonite et à une colite (inflammation du côlon) chronique (s'étalant sur une longue période).La prophylaxie consiste à faire cuire suffisamment la viande de porc et à veiller à l’hygiène des mains (
Kostoingueet al, 2002)
.Figure 4 : Balantidium coli (CDC, 2016)
1.2.2 Les helminthiases intestinales
1.2.2.1 Ankylostomiases Ce sont des parasitoses intestinales très répandues dans le monde, causées par deux nématodes, Ancylostoma duodenale et Necator americanus. Les larves pénètrent activement à travers la peau saine sur un sol chaud et humide; le parasite gagne le cœur droit, les poumons, franchit la paroi alvéolaire, remonte l'arbre respiratoire et est dégluti dans l'œsophage. Ce sont des petits vers gris ou rendus brun par le sang absorbé, dont la bouche est armée de dents
Présenté Pauldès D. KANSOULO 9 pointues en forme de crochet. On ne les voit pas dans les selles, à moins qu'ils ne soient expulsés par un traitement, car ils sont accrochés à la muqueuse du duodénum à l'aide de leurs crochets oraux(Nicolaset al, 2006).
Ils se déplacent dans l'intestin et déterminent à chaque point d'attache une petite hémorragie. Ils se nourrissent de sang. L'adulte peut survivre cinq ans et consommer pendant sa vie près d'un demi-litre. L'homme s'infeste par voie transcutanée, exceptionnellement par voie buccale, voire transplacentaire ou lors de l'allaitement. Elle se traduit par un œdème, une toux coqueluchoïde, un asthme, une bronchite, des douleurs abdominales dans le creux épigastrique, une diarrhée, des vomissements, une mauvaise digestion, un pyrosis ou une constipation ,des douleurs des deux côtés de la cage thoracique ,des selles noires ,une anémie et de légères montées de température. La prophylaxie consiste à l’assainissement des sols par la construction de latrine et la mise en œuvre des campagnes de sensibilisations sur le port de chaussures pour les travailleurs du sol, les éboueurs de caniveaux et l’éducation sanitaire dans les écoles pour les enfants qui s’amusent pieds nus dans la boue.
Figure 5 : Œuf Ancylostoma duodenale (CDC, 2016)
1.2.2.2 Ascaridiose
C'est la parasitose la plus fréquente dans le monde, elle est causée par un ver rond, Ascaris lumbricoïdes. C'est le ver humain le plus répandu, il est cosmopolite mais plus fréquent dans le tiers monde. Les enfants sont les plus vulnérables à cause des conditions d’hygiène fécale et alimentaire défectueuses. Les adultes vivent dans l'intestin grêle où leur longévité ne dépasse que rarement un an. Après accouplement, les femelles pondent des œufs qui vont être excrétés avec les selles. Ces œufs ne sont pas embryonnés et nécessiteront une maturation dans
Présenté Pauldès D. KANSOULO 10 l'environnement durant trois semaines. L'autoinfestation est ainsi rendue impossible. Une fois embryonnés, les œufs ingérés à partir d'aliments souillés atteignent l'intestin grêle, éclosent et libèrent une larve infectante qui va traverser la paroi intestinale. En suivant le réseau sanguin veineux, les larves passent par le foie puis rejoignent le cœur droit puis les poumons où elles pénètrent dans les alvéoles pulmonaires. Elles remontent les voies respiratoires jusqu'au pharynx puis sont dégluties pour redescendre dans le tube digestif. Elles atteignent leur maturité dans le jéjunum où elles restent au stade adulte. Deux mois seront nécessaires aux femelles pour pondre à nouveau des œufs(
Elqajet al, 2009)
.Figure 6 : Œuf d’Ascaris lumbricoïdes (CDC, 2016)
1.2.2.3 Oxyurose
L'oxyurose est due à la présence dans l'intestin d'Enterobius vermicularis. Les oxyures sont des vers ronds (nématodes) blanchâtres mesurant de 5 mm (mâles) à 1 cm (femelles) de long. Présent partout dans le monde et très contagieuse, cette nématodose peut avoir un retentissement clinique essentiellement chez l'enfant. Les oxyures adultes s'accouplent dans la région iléo-caecale. Puis, les femelles parcourent le côlon jusqu'à la marge anale qu'elles atteignent en principe le soir ou au début de la nuit. Les œufs embryonnés sont alors libérés au niveau des plis radiés de l'anus et sont immédiatement infestant, c'est à dire sans attendre une maturation dans le milieu extérieur. L'autoinfestation est ainsi facilitée de même que la transmission interhumaine par les vêtements, la literie ou les mains. Une fois
Présenté Pauldès D. KANSOULO 11 ingérés par un proche ou par le patient lui-même, les œufs éclosent dans l'estomac, libèrent des larves qui migrent vers la région iléo-caecale et deviennent adultes après 3 semaines.
1.2.2.4 Anguillulose
La strongyloïdose ou anguillulose est une nématodose tropicale .Son cycle évolutif permet de perpétuer sa présence pendant de très nombreuses années. La gravité de la maladie est due à la forme maligne, potentiellement mortelle, en rapport avec la dissémination larvaire multiviscérale chez les sujets immunodéprimés (Mématian et al, 2004)
L’anguillulose est due à un ver rond, strongyloïdes stercoralis, qui vit dans la muqueuse du duodéno-jéjunum. Le réservoir principal du parasite est l’homme, les animaux (chien, chat) constituent aussi de potentiels réservoirs, peu connus. Le cycle est complexe chez l’homme. La larve strongyloïde infestante L3 franchit le revêtement cutané, gagne par voie sanguine ou lymphatique le cœur droit, les poumons puis remonte vers le carrefour digestif et la trachée. Elle est déglutie et va s’enfouir dans la muqueuse duodéno-jéjunale. La femelle parthénogénétique commence à pondre des œufs un mois après (le mâle ne joue aucun rôle).
Les œufs donnent des larves rhabditoïdes L1 qui migrent dans la lumière intestinale. Les larves L1 éliminées dans le milieu extérieur donnent directement des larves infectantes L3, c’est le cycle court, asexué. Ce cycle se produit si les conditions extérieures de température et d’humidité sont mauvaises (température inférieure à 20°C, faible humidité). Il se fait en 36heures. Les larves L1 sont éliminées dans le milieu extérieur et se transforment en larves L2, puis en larves L3 infectantes. C’est le cycle long, sexué, indirect. Dans des conditions extérieures favorables de température et d’humidité (température supérieure à 20°C, forte humidité) L3 donnent en deux à trois jours des adultes mâles et femelles qui s’accouplent. Les femelles pondent des œufs sur le sol qui donnent des larves rhabditoïdes L2, puis des larves strongyloïdes L2, puis des larves strongyloïdes L3 qui infectent l’homme par voie transcutanée.
Les larves L1 se transforment directement dans l’intestin du malade en larves infectantes L3.
C’est le cycle court, interne, asexué ou cycle d’autoinfestation. Les larves L3 pénètrent la muqueuse intestinale, gagnent le poumon par la circulation sanguine, puis deviennent adultes dans l’intestin. Ce cycle explique la pérennisation de l’anguillulose. La survenue d’une immunodépression conduit à un emballement du cycle d’autoinfestation, réalisant une anguillulose maligne. L’homme se contamine dans le sol pollué par les matières fécales. La
Présenté Pauldès D. KANSOULO 12 contamination se fait essentiellement par voie transcutanée au cours de la marche pieds nus dans les boues. Une contamination par contact muqueux et sexuel est possible (Nicolas et al, 2010).
Figure 7: Larves d’Anguillule (CDC, 2016)
1.2.2.5 La trichocéphalose
La trichocéphalose est une maladie parasitaire humaine due à Trichuris trichiura, nématode ou ver rond (le trichocéphale) de 40 à 50 mm Elle est le plus souvent asymptomatique et donc non traitée. Son importance est très variable selon les régions, tant par le pourcentage de sujets atteints que par l'intensité de la parasitose : 90 % d'infestations dans certains foyers tropicaux. Les trichocéphales s'installent sur la muqueuse du cæcum et de l'appendice, fixés par la partie antérieure effilée, fichée « en séton » jusqu'à la sous-muqueuse. Les femelles pondent dans la lumière intestinale des œufs non segmentés caractéristiques : en « citron », longs de 50 µm, qui sont éliminés avec les selles. Très résistants, ils évoluent dans le milieu extérieur et, embryonnés au bout de six mois ou plus, deviennent infectieux. Le cycle évolutif des Trichuris trichiura varie en fonction du climat ; si dans les zones tempérées les œufs ne sont embryonnés qu'au bout de six mois, dans les régions tropicales les œufs sont embryonnés dans un laps de temps bien plus court, de l'ordre de 15 jours à un mois. Le cycle est direct et très simple : déglutis comme souillure des poussières, boissons et aliments (notamment les légumes), les œufs libèrent leur larve dans la lumière de l'intestin grêle, et les adultes qui en résultent se fixent au niveau du cæcum et du colon ascendant.La maladie n’est sévère que si
Présenté Pauldès D. KANSOULO 13 l’individu est parasité par un nombre élevé de vers. On note une anémie avec altération de l’état général du malade. Chez l’enfant, on note des douleurs abdominales variées (Nicolas et al, 2010).
Figure 8 : Œuf de Trichuris trichiura (CDC, 2016)
1.2.2.6 Taeniasis à Taenia saginata et Taeniasis à Taenia solium
Il existe deux espèces de vers plats de la classe des cestodes responsables du taeniasis:
Taenia saginata, ou ténia du bœuf, dont l'infection est peu symptomatique chez l'homme et Taenia solium, ou ténia du porc, dont la dissémination des larves dans l'organisme peut provoquer la cysticercose.
1.2.2.7Taeniasis à Hymenolepis nana
Hymenolepis nana est un petit ténia de 15 mm de long. Plusieurs centaines peuvent cohabiter dans l’intestin de l’homme. Son cycle évolutif se particularise par le fait que larves et adultes évoluent chez l’homme. Les œufs sont pondus embryonnés et éliminés avec les selles. La transmission d’homme à homme est assurée par l’ingestion de ces œufs embryonnés. L’auto infestation est possible comme dans le cas de l’oxyurose. L’œuf ingéré libère dans l’estomac un embryon hexacanthe qui pénètre dans la paroi intestinale et s’y transforme en larve cysticercoïde. Quinze jours plus tard elle donne un ver adulte (SENA, 2013).
Présenté Pauldès D. KANSOULO 14
PARTIE II: Matériel et Méthodes
Présenté Pauldès D. KANSOULO 15 2.1- PRESENTATION DU CADRE D’ETUDE
2.1.1- Présentation du cadre institutionnel : EPAC
L’Ecole Polytechnique d’Abomey-Calavi, est un établissement public à caractère scientifique.
Il comporte dix (10) départements répartis en deux secteurs :
Le secteur industriel
Département de génie Electrique
Département de génie Mécanique et Energétique
Département de génie Civil
Département de génie Informatique et Télécommunication
Le secteur biologique
Département de Génie de la Biologie Humaine
Département de Génie de l’Environnement
Département de Génie de l’Imagerie Médicale et de la Radiologie
Département de Production de Santé Animales
Département de Génie de la Technologie Alimentaire
Département de la Maintenance Bio-Hospitalière 2.1.2- Cadre de recherche
Le CHD / ZOU-COLLINES nous a servi de cadre de recherche au cours de nos travaux de stage.
2.1.2.1- Situation géographique et présentation du CHD / ZOU-COLLINES Situation géographique
Le CHD / ZOU-COLLINES est un hôpital de référence dans la zone sanitaire Djidja- Abomey-Agbangnizoun(DDA) et se situe à quelques mètres du carrefour GOHO juste à l’entrée de la ville d’Abomey en venant de Bohicon. Créé en 1985, l’année de sa mise en service, le CHD / ZOU-COLLINES constitue un hôpitaldépartemental qui couvre les départements du Zou et des Collines. De nos jours, il dessert non seulement les départements du zou et des collines, mais aussi du plateau, de l’Atlantique, du couffo et parfois même du mono.
Présenté Pauldès D. KANSOULO 16 Présentation de l’hôpital
L’entrée principal du CHD / ZOU-COLLINES donne accès à une allée bordée de fleur sur une centaine de mètres. Dirigé par Thomas DJEKPE, l’hôpital du CHD / ZOU-COLLINES comporte deux grands services à savoir, l’administration et les services médico-techniques.
L’Administration
Elle est un service possédant trois embranchements. Il s’agit du service des affaires administratives et économiques, du service des affaires financière et du secrétariat administratif.
Les services médico-techniques
Cette rubrique peut êtreséparée en trois grandes classes à savoir :
Les services médicaux que sont : la pédiatrie, la chirurgie et le bloc opératoire, la gynécologie obstétrique, l’ophtalmologie, la stomatologie, la kinésithérapie, l’ORL, le service de diabétologie, le service de la rééducation et la médecine interne.
Les services para-médicaux sont au nombre de trois et accompagnes les services cliniques dans leurs tâches. Il s’agit de : l’imagerie médicale, la pharmacie et les laboratoires d’analyses biomédicales où la partie analytique de notre travail a été effectuée.
Les services techniques dont : la morgue, la buanderie, l’atelier technique, le magasin et la cuisines.
2.1.2.2-Présentation et fonctionnement des laboratoires d’analyses biomédicales Le laboratoire du Service Départemental de Transfusion Sanguine : SDTS
Le service du SDTS est constitué des pièces suivantes : une salle de prélèvement, une salle de manipulation, une salle pour la banque de sang appelée salle de cession, la salle de garde, des bureaux, une salle de comptabilité, la cuisine et les toilettes. Pour son bon fonctionnement, il est doté d’un plateau technique adéquat et dispose de techniciens qualifiés pour la fonction. Ce laboratoire s’occupe essentiellement des analyses nécessaires pour la validité d’une poche de sang destiné à être transfusé. Les analyses qui y sont réalisées sont entre autres l’hématocrite, le GS- RH, les tests sérologiques tels que TPHA, HIV, AgHbs (pour la recherche des antigènes Australia
Présenté Pauldès D. KANSOULO 17 et donc de dépister l’hépatite virale B
)
, HCV, et le VDRL (Venereal Diseases Research Laboratory).Le laboratoire de la pédiatrie
Le centre pédiatrique Sèdovikon du CHD / ZOU-COLLINES a été construit en 1994 par la fondation Terre des hommes. Depuis le 1erjuillet 2000, ce centre est devenu le Service de Pédiatrie du CHD / ZOU-COLLINES. Le laboratoire de la pédiatrie, est situé au rez-de- chaussée à l’aile Est du bâtiment. Ce laboratoire comptes cinq (5) techniciens répartis comme suit : un responsable du laboratoire du nom de monsieur Lézin ZOKPE, trois techniciens et d’un agent d’entretien. Le laboratoire possède des sections comme : sections de l’hématologie, de la parasitologie-bactériologie, de la biochimie, de l’entretien et stérilisation de la verrerie.
Aussi, y sont réalisées des analyses hématologiques, biochimiques et bactériologiques.
Le laboratoire central
Le laboratoire central du CHD / ZOU-COLLINES est situé derrière la caisse ou le service d’entrée et est diamétralement opposé à la pharmacie dudit centre. Le laboratoire répond aux normes nationales et aux normes de l’OMS relatives à un laboratoire d’analyse biomédicale dans un hôpital de zone sanitaire. Le plateau technique du laboratoire est dirigé par monsieur Blaise TCHEKPO qui en sa qualité de responsable de laboratoire coordonne la bonne marche des activités en collaboration avec monsieur Fructueux ASSOGBA, le surveillant et leurs collègues bio-technologistes. Ce laboratoire se charge d’analyser les produits biologiques tels que sang, urines, selles, spermes, LCR et autres liquides biologique etc. L’effectif de son personnel est de 16 agents dont 10 techniciens, 01 agent d’entretien et 05 aides-soignants. Le bloc du service du laboratoire abrite 03 sections qui sont la biochimie, l’hémato-parasitologie et la microbiologie auxquelles s’ajoutent le bureau du surveillant, le bureau du responsable, une salle de prélèvement dans laquelle se trouvent la salle de garde et une toilette, une salle de stérilisation, un réfectoire, un magasin et une salle contenant des douches et toilettes.
Notre stage s’est déroulé sur une période allant du 20 Juin au 23 Septembre repartie comme suit : 20 Juin au 08 Juillet auSDTS et 11 Juillet au 23 Septembre au laboratoire central du CHD / ZOU-COLLINES. L’échantillonnage a débuté le 02 Août. Les examens réalisés dans les différentes sections sont :
Présenté Pauldès D. KANSOULO 18
Section de la bactériologie On réalise les examens tels que :
ECBU : Examen Cytobactériologique des Urines
ECB du LCR : Examen Cytobactériologique du Liquide Céphalo-rachidien
Antibiogramme ; la Coproculture ; Spermogramme ; le Prélèvement vaginal.
Section de la Biochimie et de la Sérologie Sont réalisés ici :
La glycémie ; la protidémie ; l’albuminémie ; la CRP ; la sérologie HIV ; la SDW ; l’ASLO ; l’AgHbs ; la calcémie ; l’uricémie ; l’urémie ; les transaminases ; lescholestérols ; la magnésémie ; la créatininémie ; les triglycérides ; les phosphatases acides et alcalines ; l’électrophorèse de l’hémoglobine ; l’ionogramme sanguin ; la bilirubinémie ; la phosphoremie ; la protidémie ; la Gama glutamyl Transférase (GamaGT).
Section d’Hémato-Parasitologie
Dans cette section s’effectuent les examens suivants :
NFS : Numération Formule Sanguine ; Taux d’hémoglobine ; NGB : Numération des Globules Blancs ; Numération des réticulocytes ; GE+DP : Goutte Epaisse + Densité Parasitaire ; AKOP : Amibes Kystes Œufs Parasites et parfois une méthode de concentration ; la Numération des Réticulocytes (NR) ; la vitesse de sédimentation (VS) ; le temps de saignement (TS) ; le temps de coagulation (TC). Les prélèvements dans cette section sont uniquement réalisés sur tube EDTA.
2.2- Matériel d’étude
En dehors du microscope, le matériel que nous avons utilisé dans le cadre de notre travail est constitué essentiellement du petit matériel subdivisé en trois catégories.Il s’agit du petit matériel classique, des consommables et des réactifs.
Présenté Pauldès D. KANSOULO 19 2.2.1-Petit matériel classique
Lame porte-objet
Lamelle couvre-objet
Pot propre pour le prélèvement des selles
Pipette pasteur
Flacon de pénicilline
Tubes coniques de 10ml gradués et portoirs adaptés 2.2.2- Consommables
Gants à usage unique
Marqueur permanent
Brindille de balai
Compresse
2.2.3- Réactifs
Eau de javel
Eau physiologique
Solution de Willis
Lugol à 1%
Solution de Bailenger
2.3- Méthodes d’étude 2.3.1- Sensibilisation
Elle est une étape très importante de notre travail et s’est déroulée en deux phases : la première phase vise à rencontrer les habitants de l’Arrondissement de Sèhoun, les entretenir sur les parasitoses intestinales. Cette étape a également pour but de convaincre les habitants à se soumettre à nos questionnaires (annexe 1) et à accepter de prendre les pots pour le recueil des selles. La deuxième phase consiste à la distribution des pots aux volontaires participants à l’étude.
Présenté Pauldès D. KANSOULO 20 2.3.2- Echantillonnage
Nous avons travaillé du 20 juin au 23 septembre sur 262 échantillons de selles provenant des habitants de l’Arrondissement de Sèhoun composé uniquement d’enfants déparasités dont l’âgevarie entre 05 à 15 ans. Un questionnaire a été adressé à chaque enfant afin de recueillir les données personnelles (annexe 1).
2.3.3 Prélèvement
En raison de la fragilité de nombreux parasites intestinaux, le prélèvement a constitué une étape non négligeable de l’examen parasitologique des selles.
Le recueil des selles se fait dans un pot en plastique propre et sec à large ouverture. Pour le prélèvement des selles, les étapes suivantes ont été suivies :
Fournir au sujet (lorsqu’il s’agit des enfants, le flacon est remis au parent) un flacon à large ouverture muni d’un couvercle auquel est greffé un applicateur. Le flacon est étiqueté lisiblement et porte le numéro d’enregistrement du sujet.
Demander au sujet d’émettre les selles directement dans le flacon ou sur un morceau de papier (plastifié) et de mettre ensuite les selles dans le flacon en prenant soin de ne pas les mélanger à l’urine ni de les souiller.
Convoyer le plus rapidement possible le prélèvement au laboratoire pour l’examen microscopique car certaines formes végétatives peuvent se décomposer ou se modifier assez rapidement après l’émission des selles et ne seront plus reconnaissables.
2.3.4- Examen parasitologique des selles 2.3.4.1- Examen macroscopique
L’examen macroscopique parasitaire des selles étudie trois caractéristiques :
Consistance
Son appréciation est très importante dans le cadre du diagnostic des protozooses digestives évolutives aigues. En effet, si la consistance fécale est indifférente pour la mise en évidence des vers et des kystes de protozoaires digestives, il n’en est pas de même pour les formes végétatives qui ne se rencontrent habituellement que dans les selles liquides ou en bouses, glaireuses ou glairo-sanguinolente…..etc.
Les éléments surajoutés non fécaux
Présenté Pauldès D. KANSOULO 21 Ces éléments sont :
Le mucus qui traduit une certaine irritation de muqueuse colique ;
Le sang dont la présence doit absolument être signalée ;
Le pus dont la présence correspond à une abondance microscopique en leucocytes altéré, traduction d’une surinfection bactérienne
La présence de parasites visibles à l’œil nu
Ex : Ascaris lombricoïdes ; oxyure ; anneau de Ténia…etc.
2.3.4.2- Examen microscopique direct
Etat frais entre lame et lamelle (émulsionner sur une lame une petite quantité de selles dans de l’eau physiologique, on recouvre avec une lamelle)
Etat frais après coloration au lugol (mettre une goutte de lugol au bord de la lame ayant servi à l’état frais puis laisser le lugol se diffuser dans la préparation).
2.3.4.3- Méthodes de concentration
Méthode de Willis
Cette méthode est indiquée pour la recherche des œufs de nématodes.
Principe :
Les selles sont mélangées dans une solution saturée en sel, ce qui en augmente la densité.
Les œufs de parasites plus légers flottent et montent à la surface où ils peuvent être prélevés.
Technique :
- Déposer 1 à 2 g de selles dans un flacon de pénicilline ; - Remplir le flacon au 1 /4 avec la solution de Willis ;
- Ecraser et mélanger correctement le morceau de selles dans la solution avec une anse ; - Remplir complètement le flacon avec la solution de Willis ;
- Déposer doucement une lamelle à l’ouverture du flacon ;
- Vérifier que la lamelle recouvre complètement le liquide sans bulles d’air ; - Laisser pendant 10 à 15minutes;
- Retirer avec précaution la lamelle sur laquelle est adhérée une goutte du liquide ; - Déposer la lamelle sur la lame porte-objet ;
- Indiquer le numéro de l’échantillon sur la lame au moyen d’un marqueur ;
Présenté Pauldès D. KANSOULO 22 - Examiner immédiatement la préparation au microscope à l’objectif 10x puis 40x.
Méthodes de Bailenger :
Elle est indiquée pour la recherche des œufs des nématodes ; de larves d’anguillule ; des œufs de Schitosoma mansoni et japonicum ; des kystes des protozoaires digestifs et des œufs d’Hymenolepis nana.
Technique
-Diluer 2 à 3g de selles dans 5ml de tampon acéto-acétique.
-Laisser sédimenter 1minute.
-Mélanger et filtrer avec une compresse de gaze.
-Ajouter 5ml d’éther.
-Agiter pour mélanger
-Centrifuger à 2500tours /minute pendant 10 minutes.
-Enlever le surnageant et examiner le culot entre lame et lamelle.
La lecture se fait au microscope à l’objectif 40X.
Présenté Pauldès D. KANSOULO 23 2.3.5- Les variables :
Les variables sont de plusieurs ordres. Il s’agit de :
Sexe
Age
Latrine
Localité
Résultats
Techniques utilisées
Types de parasites rencontrés
2.3.6- Analyse des données :
Les données ont été saisies dans le logiciel Microsoft Excel 2016 et l’analyse statistique est réalisée à l’aide du logiciel IBM SPSS 22. Cette étude nous a permis de calculer les fréquences des variables et le seuil de signification avec un risque d’erreur 𝛼=5% pour un intervalle de confiance IC à 95%. La valeur p<0.05 a été considérée comme significative.
Présenté Pauldès D. KANSOULO 24
PARTIE III :
RESULTATS ET
COMMENTAIRE
Présenté Pauldès D. KANSOULO 25 3.1-RESULTATS
Notre étude a porté sur 262 échantillons de selles fraîches prélevées chez les habitants de la localité d’Abomey. A l’issu de cette étude, les résultats obtenus sont les suivantes :
Profil des sujets testés :
Au cours de cette première partie de notre analyse, nous ressortirons les unes après les autres, les répartitions par sexe, par tranche d’âge et par localité des enfants déparasités testés.
Tableau I : Répartition de la population selon la localité.
Localité Nombre %
Hwaou 81 30.9
Lèlè 49 18.7
Sèhoun 132 50.4
Total 262 100.0
Les localités de prélèvement retenues ont été celles de Hwaou, Lèlè et Sehoun. Sur les 262 selles recueillies, 81 provenaient de Hwaou, 49 de Lèlè contre 132 de Sehoun. Notre échantillonnage est donc majoritairement constitué de selles en provenance de Sehoun.
Tableau II: Description de la variable âge et le nombre d’enfants déparasités.
Minimum Maximum Moyenne Ecart type Age 5 15 9.51 3.234 Nombre 262
Le tableau ci-dessus montre que l’échantillonnage est constitué essentiellement d’enfants âgés de 5 à 15 ans.
Présenté Pauldès D. KANSOULO 26 Figure 9: Répartition des enfants par sexe.
De l’analyse du diagramme ci-dessus, il en ressort que plus de la moitié des enfants, soit environ 52% de l’échantillonnage, sont de sexe féminin. L’échantillonnage est donc majoritairement féminin, avec un sexe ratio de 1,06.
Figure 10 :Pyramide des âges des enfants testés
Il nous informe que dans l'échantillonnage, la classe d’âge des enfants testés la plus dominante est celle de 5-10 ans au niveau des deux sexes. Il est noté que dans cette classe, les effectifs féminins sont supérieurs aux effectifs masculins. On n’en conclut que l’échantillonnageest constitué majoritairement d’enfants de sexe féminin ayant entre 5 et 10 ans.
Présenté Pauldès D. KANSOULO 27 Résultats des tests :
Tableau III : Prévalence globale du portage parasitaire.
Localité Nombre %
Cas Négatifs 251 95.8
Cas Positifs 11 04.2
Total 262 100
L’analyse du tableau III montre que sur les 262 échantillons de selle analysés, 11 se sont révélés positifs pour la présence de parasites, ce qui correspond à un index parasitaire simple (IPS) de 11/262 = 4,20%.
Tableau IV : Contribution des méthodes de concentration au diagnostic.
Techniques Nombre de cas positifs Pourcentage
Etats frais 11 100%
Willis 00 00%
Bailenger 11 100%
Le tableau IV montre que la technique de l’examen direct montre que 11 échantillons sont positifs, tandis que la technique de Willis n’a confirmé aucun nouveau cas, et la méthode de Bailenger a confirmé les cas positifs précédents. Ainsi, la méthode de diagnostic utilisée influence les r ésultats des analyses (p˃ 0,05).
Tableau V: Répartition de la population selon l’âge et l’état parasitaire.
Résultats Total Négatif Positif
5 à 10ans 159(60,69%) 8(03,05%) 167(63,74%) 11 à 15ans 92(35,11%) 3(01,15%) 95(36,26%) Total 251(95,8%) 11(04,2%) 262(100%) Age du sujet
Présenté Pauldès D. KANSOULO 28 Il ressort qu’il y a une différence statistiquement significative entre la tranche d’âge et l’état parasitaire. Ceux sont les enfants de la tranche d’âge de 05 à 10 ans qui sont les plus parasités (p˂ 0,05).
.
Tableau VI: Proportion des différentes espèces parasitaires observées
Parasite Nombre de cas Proportions(%) Amibes{𝐸𝑛𝑡𝑎𝑚𝑜𝑒𝑏𝑎 ℎ𝑖𝑠𝑡𝑜𝑙𝑦𝑡𝑖𝑐𝑎 2 18,2
𝐸𝑛𝑡𝑎𝑚𝑜𝑒𝑏𝑎 𝑐𝑜𝑙𝑖 9 81,8
Total 11 100 Au regard du tableau ci-dessus, l’on note que seuls la classe des amibes estreprésentée dans les 11 échantillons de selles révélés positifs sur 262 selles. Il s’agit de : Entamoeba coli et Entamoeba histolytica. La plus fréquente a été Entamoeba coli dans une proportion de 81,8%
suivi d’Entamoeba histolytica (18,2%).
Figure 11 : Répartition des espèces parasitaires en fonction de l’âge.
L’étude ressort que les enfants âgés de 5 à 10 ans sont les plus parasités par l’espèce Entamoeba coli. Aucun enfant de 11 à 15 ans n’est uniquement parasité par l’espèce Entamoeba histolytica.
Présenté Pauldès D. KANSOULO 29 Figure 12 : Répartition des cas positifs selon la localité
On peut noter au regard de la statistique ci-dessus que près des deux-tiers des cas positifs détectés proviennent de Sèhoun (environ 64%), suivi de Lèlè (27,3%). Cela pourrait s’expliquer par le fait que notre échantillonnage soit majoritairement constitué de selles en provenance de Sèhoun (50,38%).
Tableau VII: Taux de parasitisme par localité.
Localités Nombre de cas positifs
Nombre d’échantillons
Taux de
parasitisme(%) Lèlè 3 49 6.12
Hwaou 1 81 1.23 Sèhoun 7 132 5.30 Total 11 262
Le tableau VII vient confirmer l’hypothèse faite plus haut. C’est parce que l’échantillonnage est majoritairement constitué de selles en provenance de Sehoun que l’on croit qu’elle est la localité ayant le plus d’enfants parasités. Ce tableau révèle que c’est la localité de Lèlè avec un taux de parasitisme de 6,12% qui possède le plus d’enfants parasité bien qu’étant la moins représentée au sein de l’échantillonnage.
Présenté Pauldès D. KANSOULO 30 Tableau VIII : Proportion d’habitants possédant des latrines et leur état parasitaire.
Résultats Total 0 1
Non 198(75,57%) 11(4,20%) 209(79,77%) Latrine
Oui 53(20,23%) 0 53(20,23%) Total 251(95,80%) 11(4,20%) 262(100%)
De ce tableau, l’on peut noter que tous les enfants parasités ne possèdent pas de latrines.
Alors la non possession de latrines serait alors la cause d’infection car tous ceux qui en possèdent sont négatifs (p˂ 0,05).
3.2- COMMENTAIRE
Ce travail mené à Sèhoun dans la Commune d’Abomey a eu pour objectif général d’établir la prévalence des parasitoses intestinales chez les enfants enquêtés dans cette localité.
La répartition des habitants selon le sexe, a donné une prédominance féminine (51,53%) et l’âge des enfants varie entre 05 et 15 ans [Tableau II, Graphique 2]. La majorité se situant dans la tranche de 05 à 10 ans (63,74 %) [Tableau V]. Au terme de cette étude, i1 ressort que parmi les 262 enfants enquêtés, 11 hébergent un parasite avec un taux de prévalence globale de 04,20% [Tableau 3] et la majorité sont des enfants dont l’âge est inférieur à 10 ans.
Ce faible taux de cas positif serait lié au traitement de masse organisé par l’USAID et à la campagne de déparasitage qu’organise le centre de santé de Sèhoun à l’endroit des enfants tous les 3 mois. Le parasitisme intestinal est dominé par les protozoaires, parasites fortement liés aux mains sales, qui représentent 100 % de l'ensemble des parasites isolés.
Cela concorde avec les observations faites en Algérie par Benouis et collaborateurs qui avaient trouvé une prédominance des protozoaires avec un taux de (95,70%). (Benouis et al, 2013)
En ce qui concerne l’âge, les parasitoses intestinales touchent plus les enfants de moins de dix ans et diminuent avec l’âge (p˂ 0,05). Ceci pourrait s’expliquer par le fait qu'à cet âge l'enfant est en contact permanent avec le sol du fait de ses activités récréatives.
Le parasite le plus fréquemment retrouvé est Entamoeba coli (81,80%) dans les échantillons contrôlés positifs suivie d’Entamoeba histolytica (18,20%) [Tableau VI].
Ce résultat rejoint plus ou moins celui de Winie M. Florie GOUNONGBE et Sandrine S. Jessica ZOSSOU qui ont trouvé respectivement (60,94%) et (29,69%) au Centre Hospitalier Départemental Zou / Collines.
Présenté Pauldès D. KANSOULO 31 La prévalence des parasitoses intestinales est plus élevée chez les enfants dont les parents ne disposent pas de latrine [Tableau VIII].Ce résultat peut être justifié par le fait que les protozoaires sont des parasites fortement liés aux mains sales et au péril fécal (Elqaj et al, 2009). Contrairement à ce qu’on pouvait attendre, le parasitisme n’est pas lié au sexe (P˃0,05).
Parmi les techniques utilisées, la méthode de concentration de Willis s’est révélée inefficace pour la détection des Kystes contrairement à celle de Bailenger qui a permis de concentrer la majorité des éléments parasitaires, sans déformation des Kystes parasitaire. Il se confirme que Willis n’est pas indiqué pour le diagnostic des protozooses mais plutôt pour les nématodoses (Bourée P, 2015).
Présenté Pauldès D. KANSOULO 32 CONCLUSION
La présente étude avait pour objectif d’établir la prévalence des parasitoses intestinales chez les enfants déparasités dans l’Arrondissement de Sèhoun dans la Commune d’Abomey.
Les examens réalisés ont permis d’étudier les variables tels que le degré de parasitisme suivant l’âge, la présence de latrine, la localité. Au terme de l’étude, nous pouvons noter que seuls les enfants dont les parents ne disposent pas de latrine sont parasités, le taux de prévalence étant de 04,20% ; il y a donc un lien entre la présence de latrine et le portage de parasite (p˃0,05).
Etant donné que L’USAID à travers son programme de lutte contre les parasitoses intestinales et ses multiples campagnes de déparasitage, le risque de transmission des parasitoses devient faible. Cependant, le strict respect des règles d’hygiène chez les enfants demeure utile pour le contrôle des parasitoses digestives. L’obtention de 100% de protozoaire est en adéquation avec les molécules utilisées pour le déparasitage.
Présenté Pauldès D. KANSOULO 33 SUGGESTIONS
Nous suggérons à l’endroit :
Des biologistes, la poursuite des recherches afin de trouver des techniques de coprologie plus adaptées et moins couteuses.
Des populations, d’observer les précautions individuelles de prévention contre les parasitoses intestinales en se déparasitant sous avis médical par exemple et en observant des mesures d’hygiène adéquates.
Des autorités politico administratives de construire des latrines publics afin de permettre l’accès à toutes personnes.
Envisager pour les fois à venir l’utilisation des déparasitants qui auront d’effets sur les protozooses.
Présenté Pauldès D. KANSOULO 34 Références bibliographiques
1- A. Benouis, Z. Bekkouche, and Z. Benmansour (2013) [Epidemiological study of human intestinal parasitosis in the Hospital of Oran (Algeria)]; 3p.
2- P. Buchy 1999. Les parasitoses digestives dans la région de Mahajanga, côte Ouest de Madagascar. Bull Soc Pathol Exot, 2003, 96, 1, 41-45
3- BRUMPT. E. Précis de Parasitologie, Masson et Cie, Paris 6e éd. 1949.
4- Voigt H, Olivo JC, and Sansonetti P, Guillen N: Myosin IB from Entamoeba histolytica is involved in phagocytosis of human erythrocytes. J Cell Sciences 1999, 112:1191-1201.
5- Elqaj M, Belghyti D, Ahami A, Loutfi H, Elkharrim K, 2009 Prévalence des parasitoses intestinales chez les écoliers en milieu rural Kenitra-Maroc. Revue Mondiale de la Recherche Biologique ; 2:1- 6.
6- Kostoingue B, Tidjani MT, Mbaideji F, Alio HM, 2002 Prevalence of intestinal parasitosis in children from 0 to 5 years old in N’Djamena Town. Med Afr Noires, 49:533-536.
7- Mematian J, Nematian E, Gholamrezanezhad A, 2004 Asgari A: Prevalence of intestinal parasitic infections and their relation with socio-economic factors and hygienic habits in Tehran primary school students. Acta trop, 3: 179-186.
8- SENA F.B, 2013 Prévalence Des Parasitoses Intestinales chez Les Malades Pédiatriques à L’hôpital De Zone Saint Jean De Dieu De Tanguiéta. Rapport de stage de fin de formation, ABM/GBH/EPAC/UAC, 45p.
9- Bourée P, 2015 Les parasitoses intestinales sont encore fréquentes. Médecine et santé tropicales, 25 :2.
10- CDC, images des différents parasites intestinaux…(en ligne), disponible sur : http/www.dpd.cdc.gov/dpdx/Default.htlm consulté le 05 octobre 2016.
Présenté Pauldès D. KANSOULO 35 Annexe 1
FICHE D’ENQUETE
Fiche N° : Date :
Nom et prénoms : ………..
Age :………. Sexe : M F
Prise de déparasitant : oui non
Présence de latrine oui non
Adresse :
Date de remise du pot de prélèvement des selles : Date de recueil des échantillons :
Résultats
Méthodes Positif/parasite Négatif Direct
Willis Bailenger
Présenté Pauldès D. KANSOULO 36 Table des matières
RESUME ... II ABSTRACT ... III LISTES DES ENSEIGNANTS ... IV DEDICACE ... VI REMERCIEMENTS ... VII HOMMAGES ...VIII LISTE DES ABREVIATIONS, SIGLES ET SYMBOLES ... IX LISTE DES TABLEAUX ...X LISTE DES FIGURES………..X
INTRODUCTION ... 1
I - GENERALITES SUR LES PARASITOSES INTESTINALES ... 2
1.1 Définition de quelques concepts ... 3
1.2 Epidémiologie des parasitoses intestinales ... 3
1.2.1 Les protozooses intestinales ... 4
1.2.1.1 Les Amibiases intestinales ... 4
1.2.1.2 Les flagelloses intestinales ... 6
1.2.1.3 La Balantidiose ... 8
1.2.2 Les helminthiases intestinales ... 9
1.2.2.1 Ankylostomiases ... 9
1.2.2.2 Ascaridiose ... 10
1.2.2.3 Oxyurose ... 10
1.2.2.4 Anguillulose ... l1 1.2.2.5 La trichocéphalose ... 12
1.2.2.6 Taeniasis à Taenia saginata et Taeniasis à Taenia solium………..13
1.2.2.7 Taeniasis à Hymenolepis nana……….13
II - CADRE,MATERIEL ETMETHODE D’ETUDE ... 14
2.1 Cadre d’étude ... .15
2.1.1Présentation du cadre institutionnel: EPAC……….15
2.1.2 Cadre de recherche ... 15
2.1.2.1 Situation géographique et présentation du CHD / Zou-Collines ... 15
2.1.2.2 Présentation et fonctionnement des laboratoires d’analyse biomédicales... 16
2.2 Matériel d’étude ... 18