LA CHASSE SPORTIVE A L'ORIGNAL
AU QUEBEC EN 1976
Jacques Pelletier Gilles Therrien
JUILLET 1978
Dépôt légal = Bibliothèque Nationale du Québec 3ème trimestre 1978
chasse sportive à l'orignal, la direction générale de la faune du Ministère du Tourisme, de la Chasse et de la Pêche demanda au service de la recherche socio-éco- nomique d'étudier la question à partir des activités de l'année 1976.
Le mandat de cette êtude fut confié en janvier 1977 à Jacques Pelletier et Gilles Therrien.
Ils ont choisi de procéder par voie de sondage auprès de la population des détenteurs de permis de chasse à l'orignal. Pour cette raison, la réalisation de l'en- quête n'a pu commencer qu'en avril 1977 car avant cette date ils ne disposaient pas d'un fichier complet des permis de chasse pour 1976.
Nous sommes heureux de pouvoir vous présen- ter maintenant les résultats détaillés de leurs recher- ches, étant persuadés qu'ils seront utiles aux différents gestionnaires de cette richesse québécoise.
Guy Gauthier,
Directeur du Service de la recherche socio-économique
2
AVANT-PROPOS
TABLE DES MATIERES REMERCIEMENTS
INTRODUCTION
Pages 1 2 4 5 chapitre 1. ECHANTILLON
1.1 - Base du sondage 1.2 - Plan de sondage
1.3 - Taille de l'échantillon 1.4 - Structure de l'échantillon
7 7 8 10
chapitre 2 ACTIVITE DE CHASSE
2.1 Introduction ... ...
15 2.2 - La chasse selon l'origine
des chasseurs ... ... 16 2.3 La chasse selon la destination
des chasseurs . ... 19 2.4 - L'influence du succès sur
l'activité
21 Etat comparatif de la situation
actuelle avec celle de 1973 24 2.6 - Le débit journalier ... 28 chapitre 3. LA RECOLTE
3.1 Introduction
32 3.2 - Nombre d'orignaux abattus
par zone ... ... 33 3.3 Etat comparatif de la récolte
et de l'enregistrement 35 chapitre 4. LES DEPENSES
4.1 - Les dépenses de chasse et d'équi-
pement. ... ... 40 4.2 - Impact économique
45
ANNEXE 1 Questionnaire 53 11 - Carte des zones de chasse 55 111 Formules mathématiques 56
LISTE DES TABLEAUX 57
REMERCIEMENTS
Au nombre des personnes qui ont collaboré à cette étude et que nous voulons toutes remercier, qu'il nous soit permis de mentionner:
- tous les chasseurs échantillonnés à l'es- prit suffisamment sportif pour compléter et nous retourner leur questionnaire.
le service des méthodes du Bureau de la Statistique du Québec et spécialement Serge Cournoyer pour ses expertises statistiques.
La division des permis ainsi que le ser- vice de l'informatique du M.T.C.P. et plus particulièrement Jean-Luc Ducharme pour le soutien informatique sans lequel de telles études sont impraticables.
Du service de la recherche socio-économique, Gabriel Bouchard pour sa participation à la rédaction du questionnaire, Pierre Boies pour avoir assuré la réalisation matérielle du sondage et Maurice Renoux pour sa colla- boration à l'analyse de l'impact économique.
recherche faunique du M.T.C.P. a mis au point diverses techniques permettant de connaître, au moins approximativement, l'effet de la chasse le gibier et l'état général du
dopter la réglementation (mi s'impose dans maine de la chasse.
Cependant, l'étude du gibier ne constitue qu'un volet de ce diptyque chasseur-gibier sans lequel il n'y a pas de chasse. C'est une démar- che toute naturelle que de penser d'abord à étu- dier le gibier parce que c'est lui qui tend à disparaître le plus rapidement et c'est lui qui a besoin d'être protégé. Toutefois, il ne faut pas perdre de vue que la chasse existe d'abord dans l'intérêt du chasseur et non du gibier qui, sans doute, pourrait fort bien retrouver un équi- libre écologique sans ce prédateur artificiel
u'est le chasseur.
Il est donc normal dans un second temps d'étudier la chasse non plus seulement en fonc- tion du gibier mais aussi en fonction du chasseur et plus généralement de la société, de chercher à connaître l'importance de la chasse en tant qu'activité de loisir et en tant qu'activité éco- nomique. C'est dans cetteligne de pensée que s'inscrit l'étude parue en 1977 sous le titre:
"La chasse sportive au Québec en 1973-74 et en 1975-76" et rééditée en 1978 sous le nom de "La chasse sportive au Québec en 1973-74 et en 1976- 77". Comme on l'imagine facilement, le phénomène
sur
de la chasse sportive n'est pas statique mais évolutif. Conséquemment, il faut de temps en temps retourner à la population pour connaître ses habitudes de chasse et de consommation.
Cette brève étude se veut donc une mise- à-jour des données sur la chasse à l'orignal.
On constatera à la page.2.7.. qu'une telle revi- sion n'était pas inutile et que la chasse à l'orignal évolue effectivement beaucoup, au moins en terme du nombre de jours qui y est consacré.
En définitive, cette étude s'adresse donc à tout fervent de la chasse à l'orignal désireux de connaître l'importance de son sport dans la population et à tout gestionnaire de la faune et du loisir soucieux de l'impact social des mesures qu'il adopte.
1.1 Base de sondage:
Les résultats présentés dans cette étude ont été obtenus à partir d'une enquête par sondage. La population visée par celui-ci était celle des résidents québécois détenteurs d'un per- mis de chasse sportive à l'orignal pour l'automne 1976. Pour cette année-là, le ministère a vendu 91,810 de ces permis dont il a conservé une copie.
De ce nombre, 11,693 ont été éliminés avant le ti- rage de l'échantillon parce qu'ils étaient illisi- bles, incomplets, erronés ou tout simplement n'é- taient pas encore parvenus au ministère. L'échan- tillon a donc été tiré sur la base des 80,117 per- mis restants.
1.2 Plan de sondage:
Même si les résultats globaux au ni- veau du Québec présentent un intérêt certain, il est intéressant de les désagréger pour voir un peu çe qui se passe au niveau des régions et les com- parer entre elles. L'unité géographique naturelle pour une telle désagrégation est la zone de chasse telle que définie dans les règlements de la chasse sportive. On trouvera, à l'annexe 11, une carte des zones de chasse du Québec.
On dénombre 26 zones de chasse bien que la chasse sportive à l'orignal ne soit permise que dans 16 de celles-ci. Tout au long de ce tex- te, on parlera donc en terme de zone d'origine du chasseur (l'une des 26) et de sa zone de destina-
de destination. Comme conséquence immédiate, il arrive que, dans les tableaux présentant des résul- tats par zone de destination, le nombre total de chasseurs qui apparaît excède le nombre réel. Le calcul de la moyenne générale doit également tenir compte de ce fait.
Comme on désirait obtenir des estimés au niveau des zones de chasse, on a choisi de tirer un échantillon stratifié à allocation proportionnel- le au nombre de permis vendus dans la strate (zone d'origine). Quant à la méthode d'échantillonnage, nous avons choisi un échantillon systématique à pas fixe, l'ordre des permis étant aléatoire. Autrement dit, pour tenir compte d'une non-réponse appréhendée de 50% et pour obtenir un coefficient de variation autour de 10% sur l'estimation du nombre de jours de chasse par zone d'origine, le taux de sondage a été fixé à environ 10% (c'est-à-dire que nous avons utili- sé un pas échantillonnai de 10) dans toutes les stra- tes, sauf pour celles où la population était à ce point restreinte qu'il a été jugé plus utile de pro- céder à un recensement: A4, J1, 02, 03, P. Le tirage a été fait mécaniquement par le service de l'informa- tique du ministère.
1.3 Taille de l'échantillon:
On trouvera la taille effective par
strate au tableau "Structure de l'échantillon en fonc-
tion de la répartition régionale" de la page 13.
Par ailleurs, il est important de discerner en- tre l'échantillon théorique dont nous avons parlé jusqu'à présent et l'échantillon efficace (par opposition à la population cible) dont on dispose après l'administration du questionnaire. Ce der- nier n'est constitué que des répondants dont les questionnaires sont utilisables. Voici le bilan de ces envois.
TABLEAU 1
ECHANTILLON TIRE 8,159
DOSSIERS SANS IDENTIFICATION DE ZONE 12
TOTAL DES EXPEDITIONS 8,147
NON-RETOUR 4706
RETOURS POSTAUX ,(MAUVAISE ADRESSE,
ETC.) 111
REPONDANTS 3330 3330
NON-UTILISABLES 3- UTILISABLES 3327
TOTAL DES RETOURS 3441 3441
GRAND TOTAL 8147
Il y a donc 8,147 - 111 = 8,036 per- sonnes qui ont reçu un questionnaire par la poste et 3327 qui nous l'ont retourné convenablement com- plété pour un taux de réponse de 41.4%, ce qui nous donne un taux de sondage de 3.62% de la population.
Par région, le taux de réponses varie de 30% à 57%
et le taux de sondage de 2.66% à 50.00%. Il n'y
9
a pas eu de rappel.
14 Structure de l'échantillon théorigpe et de l'échantillon efficace:
La première question qu'il est nor- mal de se poser lorsqu'on veut établir des statis- tiques à partir des résultats d'un sondage est à savoir si nous sommes en présence d'un échantillon efficace représentatif de la population. Pour un échantillon tout-à-fait aléatoire, on sait statis- tiquement comment se distribue la moyenne expéri- mentale par rapport à la vraie moyenne, mais encore faut-il s'assurer que l'échantillon efficace est bel et bien aléatoire et que les non-répondants n'ont pas de raisons de s'abstenir de répondre, faussant ainsi les résultats.
Nous avons donc procédé à divers tests de structure sur les caractéristiques de la popu- lation qui nous étaient connues via le fichier des certificats de chasseurs. Examinons ensemble quel- ques-uns de ces tableaux comparatifs:
TABLEAU 2
STRUCTURE DE L'ECHANTILLON EN FONCTION DE L'AGE (%)
AGE POPULATION ECHANTILLON REPONDANTS
20 et 4.87 4.95 5.29
20-24 11.98 12.15 11.27
25-34 31.19 31.14 31.51
35-44 24.62 24.81 26.25
45-54 17.29 16.57 15.90
55-64 7.26 7.77 7.25
65 et 2.79 2.61 2.53
La première constatation et la plus impor- tante, c'est que la structure d'âge ne varie pas d'un groupe à l'autre. Ce résultat apparaît clairement à la simple observation et il est très catégoriquement confirmé par l'analyse statistique que l'on peut fai- re de ces chiffres compte tenu que l'échantillon effi- cace des répondants compte 3327 personnes.
Un résultat complémentaire intéressant est que les plus jeunes répondent davantage que les plus âgés, encore que très faiblement, l'âge critique se situant autour de 45 ans.
TABLEAU 3
STRUCTURE DE L'ECHANTILLON EN FONCTION DU SEXE (%)
11111111111 POPULATION
ECHANTILLON REPONDANTS 97.9
2.1
98.1 1.9
98.4 1.6
11
Encore une fois, on peut remarquer que la structure ne change pas significativement (a. .05) d'un groupe à l'autre. Ceci veut dire que, même si les hommes semblent avoir une propension à ré- pondre légèrement plus grande que les femmes et bien qu'ils aient été plus "chanceux" lors du tira- ge de l'échantillon (dans la mesure où recevoir no- tre questionnaire est une chance), la structure du groupe des répondants ne varie pas suffisamment de celle de la population pour introduire un biais.
En ce qui concerne la structure selon la répartition régionale, il est assez clair en exa- minant la variation du taux de sondage d'une zone à l'autre que la structure des répondants diffère de celle de la population. Ceci est tout-à-fait normal cependant puisque l'échantillon a été cons- truit de cette façon afin de permettre l'inférence par strate ou zone d'origine.
On peut remarquer ici qu'on obtient un meil- leur taux de réponse dans les zones urbanisées comme A, B, E, G que dans les zones plus rurales comme D, F, K, M, N, 01, 02. Les madelinots (zone P) et les gens du grand nord (zone 0
3) qui sont souvent en ré- sidence temporaire pour travailler au Nouveau-Québec font cependant exception à cette règle.
13
TABLEAU 4
STRUCTURE DE L'ECHANTILLON SELON LA REPARTITION REGIONALE
ZONE D'ORIGINE,
TAILLE DE LA POPULATION
TAILLE DE L'ECHANTILLON
NOMBRE DE REPONDANTS
TAUX REPONSE (%)
TAUX SONDAGE
(%)A.1 1503 130 65 50.00 4.35
A2 2168 188 90 47.87 4.15
A3 1197 103 55 53.39 4.60
A4 146 127 56 44.09 38.47
61 758 65 24 36.92 3.17
62 3384 291 132 45.36 3.90
C 4030 351 149 42.45 3.70
D 6358 553 199 35.98 3.13
E 23287 2021 924 45.71 3.97
F1 2727 237 87 36.70 3.19
F2 3787 329 114 34.65 3.01
F3 1920 166 51 30.72 2.66
F4 3366 293 95 32.42 2.82
G 9225 805 369 45.83 4.00
H 5742 500 199 39.80 3.47
J1 34 30 15 50.00 43.63
1972 171 63 36.84 3.19
J3 7770 677 234 34.56 3.01
K1 4823 420 153 36.42 3.17
K2 1253 108 42 38.88 3.35
M 2401 209 72 34.44 3.00
N 2160 186 62 33.33 2.87
01 1767 153 51 33.33 2.89
02 11 10 3 30.00 26.18
03 19 17 9 52.94 46.19
P 8 7 4 57.14 49.86
Autre 9
0-
_ _ _ _
TOTAL 91816 8147 3326 40.82 3.62
Maintenant que nous savons que nos répon- dants ne diffèrent pas de la population des chasseurs par leurs caractéristiques démographiques, que peut- on dire de leur représentativité du point de vue du sujet qui nous intéresse le plus, à savoir leur acti- vité? Bien sûr, l'activité dans la population ne nous est pas connue, car alors il n'y aurait pas lieu de mener une enquête. Mais si les derniers à répondre se comportent comme ceux qui sont le plus empressés à nous faire parvenir leur questionnaire complété, on peut alors raisonnablement croire que nos répondants sont bel et bien représentatifs de la population. Par exemple, si les gens plus actifs étaient plus portés à répondre, on observerait probablement une plus gran- de activité chez les premiers répondants que chez les derniers.
Or, dans notre cas, on observe très exacte- ment la même proportion de gens ayant abattu dans les premiers répondants que dans les derniers. Il est donc légitime de supposer que notre échantillon efficace est non-biaisé. Un second argument qui vient à l'appui de cette thèse est le fait que si on estime le nombre d'o- rignaux enregistrés au ministère à partir de la concilia- tion de la fiche du gros gibier avec notre échantillon efficace, on obtient 7,313 ou encore on a 95% des chan- ces que ce nombre se situe entre 6,454 et 8,168. Cette estimation est grossière du fait qu'elle n'est pas infé- rée par strate mais directement. L'estimation obtenue à partir de l'inférence par strate devrait être quelque peu plus élevée. Cependant, on sait qu'il s'est enre- gistré 7,446 orignaux en 1976, notre estimation est donc étonnamment voisine de la réalité et ce fait vient corro- borer la supposition que notre échantillon est isomorphe à la population.
CHAPITRE 2
ACTIVITE DES CHASSEURS
A L'ORIGNAL
2.1 INTRODUCTION
Comme nous l'avons dit plus tôt, la po- pulation visée par la présente enquête est celle des détenteurs d'un permis québécois de résident pour la chasse sportive à l'orignal en 1976. Les résultats présentés ici devraient donc être très voisins de l'activité effectivement déployée par cette popula- tion. Toutefois, il existe aussi des non-résidents qui pratiquent légalement ce sport et il faudrait être plus candide que nous ne nous le permettons pour croire qu'il n'existe pas une autre catégorie de chasseurs qui poursuivent l'orignal sans permis.
En ce sens, les résultats suivants sont des minima.
Par ailleurs, parmi les gens qui achètent des permis, il existe des personnes qui ne les utili- sent pas. La présente enquête nous permet d'estimer à 1.2% la proportion des chasseurs qui agissent ainsi, c'est-à-dire qu'à peu près 1102 détenteurs de permis de chasse à l'orignal n'ont pas eu le loisir de les utiliser.
Compte tenu de ces deux réserves, le cha- pitre suivant tente de quantifier l'activité des chas- seurs québécois, soit selon leur zone d'origine et leurs zones de destination, ou encore selon qu'il y ait eu succès ou non. Egalement, après avoir comparé les prévisions extrapolées de 1973 et les estimations du présent sondage, nous présentons une nouvelle unité de mesure de l'activité de chasse: le "débit journa- lier".
2.2 LA CHASSE SELON L'ORIGINE DES CHASSEURS.
Dans le tableau suivant, le tableau 5, quelques points nécessitent des explications. D'a- bord, on pourrait être étonné du fait que les made- linots fassent en moyenne 14.12 jours de chasse à l'orignal. Il ne faut pas oublier cependant qu'il s'agit ici de la moyenne pour les huit détenteurs de permis des iles et que, puisque la chasse à l'ori- gnal sur file est impossible, tant qu'à faire le voyage, aussi bien en faire un vrai: Pas étonnant, dès lors, que ce soit la région avec le plus fort taux de réponse, le plus fort taux de sondage et la deuxième plus grosse moyenne.
A cette exception près cependant, les grands nombres de jours de chasse s'effectuent par les gens qui habitent là où vit l'orignal: Q2, M, K 1 , K2, H...
'P'robablement le fait le plus intéressant qui se dégage du tableau 5 est que les régions dont les résidents font en moyenne le moins de jours de chasse à l'orignal: A 2 , B, C, J i , F2, F 3 sont celles où se pratique la chasse au chevreuil. Peut-être un corollaire du proverbe qui veut que là où il y a du chevreuil, il n'y a pas d'orignal et inversement est- il que là où les gens chassent le chevreuil, ils chas- sent moins l'orignal. On remarquera d'ailleurs que ces mêmes zones B2, F 3, C et J i , qui sont celles où le chevreuil est le plus abondant parmi les zones où on peut chasser l'orignal, occupent les quatre derniers
16
rangs pour ce qui est de la moyenne du nombre de jours de chasse à l'orignal.
Par ailleurs, les chasseurs des zones urbaines de Montréal (E) et de Québec (G) ont des moyennes de jours de chasse légèrement inférieures à celle du reste du Québec: 8.45 et 8.49 contre 9.05.
Dans l'ensemble, il est impressionnant de noter que les quelques 92,000 adeptes de ce sport y consacrent annuellement près de 9 jours pour un total de plus de .8 million de jours de récréation et de participaction.
TABLEAU 5
NOMBRE DE JOURS DE CHASSE A L'ORIGNAL SELON LA ZONE D'ORIGINE DES CHASSEURS.
ZONE D'ORIGINE
NOMBRE DE JOURS DE CHASSE
NOMBRE DE CHASSEURS
MOYENNE
Al 12682 1503 8.44
A2 16381 2168 7.56
A3 9548 1197 7.98
A4 1119 146 7.66
B 1 5271 758 6.95
82 21845 3384 6.46
C 29203 4030 7.25
D 62858 6358 9.89
E 196784 23287 8.45
Fl 22996 2727 8.43
F2 29391 3787 7.76
F3 14905 1920 7.76
F4 27423 3366 8.15
G 78294 9225 8.49
H 59402 5742 10.35
til 151 34 4.44
J2 17934 1972 9.09
J3 75032 7770 9.66
K1 52733 4823 10.93
K2 14661 1253 11.70
M 26393 2401 10.98
N 19928 2160 9.23
01 15974 1767 9.04
02 164 11 14.91
03 184 19 9.68
P 113 8 14.12
TOTAL 811,388 91816 8.84
18
2.3 LA CHASSE SELON LA DESTINATION DES CHASSEURS.
Dans le tableau suivant, on remarque immédiatement que si on fait la somme des chas- seurs, on obtient 102,737 plutôt que 91,816, c'est- à-dire que chaque chasseur fréquente en moyenne 1.12 zone. Si on tient compte de ce fait, on peut dire que les chasseurs font en moyenne 7.90 jours de chas- se par zone dans 1.12 zone pour un total de 8.84 jours de chasse. A l'exception de la zone d'activité inten- se de la Gaspésie (D) et des quelques zones dont nous avons parlé plus tôt et ei se pratique surtout la chas- se au chevreuil, la plupart des zones ont une moyenne très voisine de cette moyenne générale par zone de 7.9 jours. La région de Québec en particulier (G) semble bien être une région baromètre.
TABLEAU 6
NOMBRE TOTAL DE JOURS DE CHASSE A L'ORIGNAL ET NOMBRE DE CHASSEURS SELON
LA ZONE DE DESTINATION ZONE DE
DESTINATION
NOMBRE DE JOURS DE CHASSE
NOMBRE DE CHASSEURS
NOMBRE MOYEN DE JOURS DE CHASSE
B 2 24877 4530 5.49
C 36578 5664 6.46
D 71916 7799 9.22
F3 20514 3340 6.14
F4 24153 3616 6.68
J1 17254 2602 6.63
67685 8446 8.01
J 3 80582 9914 8.13
G 40685 5142 7.91
H 201017 23869 8.42
K 1 65888 7974 8.26
K2 70407 8818 7.98
M 40717 4808 8.47
N 16634 2230 7.46
01 24634 2905 8.48
02 7847 1080 7.27
TOTAL 811388 91816(1) 8.84 )
20
(1) chasseur peut fréquenter plus d'une zone destination.
Notons que 6 régions attirent plus de 6,000 chasseurs, soit D, J 2 , J 3, K l , K2 et surtout H où plus d'un chasseur sur quatre se rend. On dégagera la signification exacte de ces chiffres lorsqu'on les mettra en parallèle avec l'étendue de la zone de chasse et la longueur de la période où la chas- se est permise.
2.4 L'INFLUENCE DU SUCCES SUR L'ACTIVITE.
Une question qui nous vient naturellement à l'esprit à ce moment-ci est la suivante: "Y a-t-il une différence dans l'activité entre ceux qui abat- tent et ceux qui n'abattent pas leur orignal?", ques- tion qui se pose aussi sous la forme:" Les gens qui abattent chassent-ils plus que les autres pour fina- lement réussir à ramener leur trophée ou au contraire chassent-ils moins, s'arrêtant aussitôt qu'ils ont abattu leur proie?" En fait, les deux phénomènes doi- vent se produire, mais lequel est prédominant? Lequel est vrai en moyenne? C'est à cette question que ré-
pondent les deux tableaux suivants.
TABLEAU 7
JOURS DE CHASSE DES CHASSEURS AYANT ABATTU ZONE DE
CHASSE
NOMBRE DE JOURS DE CHASSE
NOMBRE DE CHASSEURS
MOYENNE
62 2352 402 5.85
C 1704 363 4.69
D 9055 967 9.36
F 3 1997 326 6.13
F4 2154 338 6.37
J 1 1710 282 6.06
13093 1905 6.87
J 3 11164 1438 7.76
G 3473 433 8.02
H 25685 3042 8.44
K1 7399 985 7.51
6498 741 8.77
M 4548 565 8.05
N 1064 159 6.69
01 4010 545 7.36
02 1023 181 5.65
TOTAL 96929 1,5 4 )
8. ) (1) Les chasseurs peuvent chasser dans plus une
zone avant d'abattre.
22
TABLEAU 8
JOURS DE CHASSE DES CHASSEURS N'AYANT PAS
ABATTU ZONE DE
CHASSE
NOMBRE DE JOURS
NOMBRE DE CHASSEURS
MOYENNE
B 2 22525 4128 5.46
C 34874 5301 6.58
D 62861 6832 9.20
F3 18517 3014 6.14
F4 21999 3278 6.71
J 1 15544 2320 6.70
54592 6541 8.35
J 3 69418 8476 8.19
G 37212 4709 7.90
H 175332 20827 8.42
K 1 58489 6989 8.37
K 2 63909 8077 7.91
M 36169 4243 8.52
N 15570 2071 7.52
20624 2360 8.74
02 6824 899 7.59
TOTAL 714459 80262 8.90(1)
) Les chasseurs peuvent chasser dans plusieurs zones sans abattre.
En comparant la moyenne des jours de chasse des deux tableaux, on constate que les chasseurs ayant abattu chassent légèrement moins que ceux n'ayant pas abattu. La différence est
à ce point faible, cependant, qu'il est vraisem- blable de croire que pour la majorité des chasseurs (surtout ceux qui chassent en groupe probablement),
le fait d'abattre n'a pas ou à peu près pas d'in- fluence sur la durée du voyage de chasse.
Par ailleurs, on remarque que 11,554 chasseurs parmi les 91,816 détenteurs de permis ont récolté un orignal en 1976 pour un taux de succès de 12.6%. Autrement dit, pour 8 permis émis par le ministère, il se récolte un orignal.
2.5
ETAT COMPARATIF DE LA SITUATION ACTUELLE AVEC CELLE DE 1973.
Au début du présent rapport, nous avions mentionné que l'objectif principal de cet- te étude était la mise-à-jour des résultats extra- polés pour 1976 sur la base des chiffres de l'en- quête 1973.
Un rapide coup d'oeil sur le tableau de la page 27 nous convainc immédiatement qu'une telle
mise-à-jour s'imposait. L'évolution de la courbe de vente des permis (graphique suivant) qui est passée de 68,083 en 1973 à 91,810 en 1977, soit une augmentation de 35%, nous laissait déjà présager que des modifications de structure importantes é- taient survenues. Nous avons maintenant la confir- mation que ces changements de structure ont affecté non seulement le nombre de permis émis mais aussi le nombre moyen de jours qu'un chasseur consacre à poursuivre l'orignal; par conséquent, c'est toute
24
(x100)
(92,810)
(31 mars 1977)
(84,480) 90
8
80
7
70
(68,083)
(58,412) (59,552) (57,270)
(55,092)
1
du Québec, émis par le Ministère du Tourisme, de la Chasse et de la Pêche pour les années 1969-70/1976-77.
Nombre permis
69-70 70-71 71-72 72-73 73-74 74-75 75-76 76-77 Années
l'activité engendrée par ce sport qui se trou- ve affectée.
Ainsi, la combinaison de l'augmentation de 35% du nombre de permis avec l'accroissement de près de 40% du nombre moyen de jours de chas- se des détenteurs de permis résulte en une haus- se de près de 100% du nombre total de jours de chasse à l'orignal entre 1973 et 1976. Il est clair qu'une telle croissance ne peut être sou- tenue très longtemps car à ce rythme, pour un taux de succès comparable, on devra récolter par la chasse sportive au-delà de 15,000 bêtes, peut-être même avant 1980.
26
ZONE DE CHASSE
NOMBRE DE JOURS PREVUS
NOMBRE DE JOURS FAITS
ECART (%) 11,311
22,854 54,292 12,922 18,272 12,355 46,114 58,468 29,234 151,622 107,133
25,696 13,225 13,225 3,248
24,877 36,578 71,916 20,514 24,153 17,254 67,685 80,582 40,685 201,017 65,888 70,407 40,717 16,634 24,634 7,847
119.9 60.1 32.5 58.8 32.2 39.7 46.8 37.8 39.2 32.6 27.2
58.5 25.8 86.3 141.6 2
C F3 F4 1 J2 J3
H K1 K2
01 02
811,388 39.9
Finalement, on peut constater, d'après le tableau suivant, que la région de Québec (zone G) est encore une fois une région baro-
mètre.
TABLEAU 9
TABLEAU COMPARATIF DES RESULTATS AVEC LES PREVISIONS
EXTRAPOLEES DE L'ENQUETE 73
27
2.6 LE DEBIT JOURNALIER
Même si nous connaissons le nombre de jours de chasse effectué selon chaque zone, on ne peut pour autant les comparer à cause de l'hétérogénéité des superficies des zones et des périodes de chasse.
Le débit journalier est une donnée nouvelle mise au point par le service de la recherche socio- économique pour permettre la comparaison interzone de l'activité chasse. Il se définit comme le nombre de chasseurs par jour pour 10 kilomètres carrés. Il s'obtient en divisant le nombre total de jours de chasse fait dans une zone par la durée de la période dans cette même zone. Par la suite, on standardise ce résultat par rapport à la superficie en km
2 de la
zone. (Superficie extraite de la fiche du gros gibier Rapport Special#7, page 5).
Les avantages d'une telle donnée sont multi- ples. Elle permet de répondre à des questions comme:
"Dans quelles zones la chasse est-elle la plus intense la moins intense?" "Dans une zone donnée, quelle est l'importance de la chasse à un gibier particulier par rapport à un autre?" Quelle est l'influence de la ré- glementation sur le zonage ou la période de chasse en ce qui a trait à. l'évolution de l'activité de chasse au cours du temps?" En d'autres mots, elle permet de comparer la chasse entre les zones, entre les gibiers, ou d'une année l'autre malgré les changements de pé- riode et/ou de zonage.
28
Eventuellemen , cette donnée pourrait être
utilisée afin de contingenter les permis par zone;
c'est en effet l'indicateur le plus exhaustif et le plus sensible aux facteurs qui influencent l'é- volution de l'activité chasse. C'est donc en étu- diant cette donnée que l'on pourra fixer des débits critiques ou seuils qui ne devraient pas être dé- passés sous peine de risquer de porter sérieusement atteinte à l'espèce. Tout un travail reste évidem- ment à faire pour mettre ces débits en relation
avec la capacité de support des différents types de gibier et ainsi fixer ces seuils critiques. Il s'agira alors de déterminer le nombre de permis que le ministère peut émettre sans que ce seuil critique soit dépassé pour une réglementation donnée. Toute- fois, le nombre total de jours de chasse a aussi son importance et si dans une zone, on écourte la
période durant laquelle la chasse est permise, on augmente artificiellement l'indice de débit jour- nalier alors même que le nombre total de jours de chasse dans cette zone (et la pression sur le chep- tel) peut, lui, diminuer.
Dans les zones immenses et non-homogènes, l'indice général peut être petit alors que dans cer- taines parties plus accessibles, le débit peut être très grand. Si on se base sur l'indice, il convien- drait dans de tels cas de suivre la tendance amorcée depuis quelques années au morcellement des zones en vue d'une réglementation plus nuancée.
On peut aussi concevoir qu'un indice de débit élevé représente un danger pour le chasseur en ce sens que là où la forêt est sursaturée de chas- seurs, les risques d'accident sont accrus. A partir
d'un certain point, les chancesde rencontrer un autre chasseur doivent tendre vers celles de ren- contrer un orignal.
De tout ceci, il ressort que l'indice de débit journalier est une donnée neuve, riche en signification et dont l'utilité potentielle est immense mais qui doit encore être utilisée avec discernement.
Dans le cas qui nous intéresse, le tableau de "débit journalier" suivant montre, comme on devait s'y attendre, que les régions périphériques de la métropole sont les plus achalandées. Ceci est particulièrement évi- dent dans le cas de la zone F 3 avec un indice trois fois (3) supérieur à celui de la Gaspésie (zone D). La zone H, où l'on a précédemment
constaté que l'activité brute était la plus im- portante, est aussi celle ayant la plus grande superficie (à l'exception des zones 0) et la plus longue période de chasse de sorte que son indice global est moyen même si on peut se dou- ter que la pression est plus forte dans les par- ties plus facilement accessibles que dans les régions limitrophes à la zone y Egalement, on notera qu'il n'y a pas d'indice pour les zones 01 et 02. D'une part, la superficie de ces zo-
nes est difficile à établir et d'autre part, l'indice calculé avec de telles superficies se- rait insignifiant.
30
TABLEAU 10 DEBITS JOURNALIERS
CHASSEURS PAR JOUR PAR 10 Klvl2
ZONE
JOURS AU TOTAL
LONGUEUR DE LA PERIODE (jrs)
SUPERFICIE (km2
)
CHASSEURS PAR JOUR
CHASSEURS PAR JRS PAR 10 PM2
B2 24877 10 12,942 248
*
1.9236578 17' 19,353 2152 1.11
C 71916 17/ 26,092 4230 1.62
F3 20514 9 4,675 2279 4.88
F4 24153 9u 10,440 2684 2.57
J1
17254 9 6,169 1917 3.11J2 67685 17 29,622 3981 1.34
J3 80582 17 16,364 4740 2.90
G 40685 23 26,276 1769 .67
H 201017 30 55,120 6701 1.22
K1 65888 23 34,946 2865 .82
K2 70407 30 55,006 2347 .43
40717 17 50,769 2395 .47
N 01 M
16634 17 13,295 978 .74
24634 31
02 7847 31
Enfin, il nous apparaît inutile d'insister davantage sur l'exhaustivité d'une telle statistique, étant maintenant convaincus que c'est la seule façon d'apprécier l'importance de la chaSse à l'orignal se- lon les zones tout en tenant compte des autres fac- teurs qui intéragissent.
311033U dl
£ 3d1IddHO
3.2
NOMBRE D'ORIGNAUX ABATTUS PAR ZONE.
Une des méthodes que nous avons retenue afin d'évaluer la justesse de notre échantillon fut d'analyser la récolte. En fait, nous connaissions par la conciliation de notre échantillon avec la fiche du gros gibier le comportement des chasseurs relativement à l'enregistrement. C'est ainsi, qu'à la suite de cette comparaison, nous estimons par le sondage que 7,313 orignaux ont été enregistrés. Plus précisé- ment, l'enregistrement a 95% des chances de se situer entre 6,454 et 8,168 bêtes. Or, le rapport spécial
#7 concernant la fiche du gros gibier confirme ces ré- sultats car dans les faits il s'est enregistré 7,446 orignaux en 1976.
Toutefois, dans le but de connaître par ce sondage l'estimation de la récolte totale, nous avons posé la question suivante: "Si vous avez per- sonnellement abattu un orignal en 1976, veuillez nous indiquer dans quelle zone?" Si nous analysons les ré- ponses données à cette question plutôt que les résul- tats de la conciliation, nous estimons que 11,554 chasseurs ont personnellement abattu un orignal. Au- trement dit, à un niveau de confiance de 95% cette
récolte doit se situer entre 10,238 et 12,390 orignaux.
TABLEAU 11 RECOLTE PAR ZONE
DE DESTINATION
ZONE NOMBRE D'ORIGNAUX ABATTUS
NOMBRE D'ORIGNAUX ENREGISTRES
TAUX
D'ENREGISTREMENT
TAUX DE SUCCES
cv re) cl- I— N C) i— C \ I r•-• LN) CO C-.) C1 LI- Li- '-D 'D ""D C3= IL bL = = C) C)
263 104 39.5 5.8
317 312 98.4 5.6
881 540 61.3 11.3
263 104 39.5 7.9
313 201 66.1 8.7
285 278 97.5 11.0
1804 1063 58.9 21.4
1320 756 57.3 13.3
383 312 81.5 7.4
2935 1870 63.7 12.3
903 507 56.2 11.3
619 553 89.3 7.0
532 437 82.1 11.1
159 55 34.6 7.1
486 248 51.0 16.7
91 100 100.0 8.4
TOTAL 11554 7446 64.4 12.6
34
L'ENREGISTREMENT.
Des résultats précédents, nous déduisons que le taux d'enregistrement est de 64.44%, c'est-à- dire que 35.66% des orignaux abattus ne sont jamais enregistrés. Avec moins de 5% des chances de se trom- per, on peut dire que ce taux se situe entre 30.74% et 40.0% et avec guère plus d'une chance sur 100 de se tromper, on peut prétendre qu'il n'est pas inférieur à 30%.
Il apparaît donc évident que plusieurs chasseurs négligent d'informer le ministère de leur succès de chasse. En fait, au-delà de 4,000 bêtes ont été récoltées en 1976 sans être comptabilisées au re- gistre biologique du ministère. De plus, l'expérience acquise à réaliser des enquêtes par sondage auprès des chasseurs, de même que l'étude des résultats de la con- ciliation des fichiers, "Fiche du gros gibier", "Certi- ficat de Chasseur" et "Détenteurs de permis de chasse à l'orignal", nous portent à croire que bien peu de ces 4,000 orignaux sont une deuxième ou une troisième bête abattue par un même chasseur. Donc, ce nombre de 11,554 n'inclut pas la récolte par le braconnage au sens populaire du terme, ce qui signifie un nombre en- core plus grand d'orignaux abattus au Québec en 1976.
Deux facteurs principaux sont à notre avis responsables de ce phénomène.
Premièrement, la localisation et le nombre de stations d'enregistrement. En fait, il serait inté- ressant d'établir une relation entre le taux d'enregis-
trement d'une zone et l'accessibilité des postes d'en- registrement pour cette même zone. Nul doute qu'on découvrirait un ou des facteurs explicatifs du non en- registrement principalement dans les zones N, F3, B2, 01, Kl, J2, J3, D et H qui sont, dans l'ordre, les ré- gions où ce phénomène est le plus important; elles sont toutes en deçà de la moyenne provinciale pour l'enregis- trement.
Deux -lèsent, le comportement des chasseurs.
Il n'est certainement pas faux de prétendre qu'une pro- portion importante de chasseurs négligent d'enregistrer leur récolte soit par manque de collaboration délibéré, soit par ignorance des procédures. Toutefois, pour en donner une interprétation régionale, il aurait fallu établir une matrice origine-destinations des chasseurs ayant récolté, ce que ne permet pas le présent sondage.
Nous avons cependant la conviction que le taux de non enregistrement d'une zone n'est pas représentatif de la collaboration des chasseurs résidant dans cette zone. . La récolte non enregistrée dans une zone a pu se faire en plus ou moins grande partie par des chasseurs prove- nant d'autres zones. Cette interprétation particulière du non enregistrement pourrait faire l'objet d'une at- tention spéciale lors de la réalisation d'une nouvelle recherche.
Un autre fait important révélé par notre enquête est que 8.33% des orignaux enregistrés l'ont été par des personnes ne les ayant pas personnellement abattus. On peut donc affirmer qu'entre 366 et 853 (5.0% et 11.6%) orignaux ont été enregistrés de cette façon.
36
Enfin, les zones H, J2 et J3 correspondant à la région hachurée de la carte suivante fournissent 52% des orignaux récoltés. Dans l'ordre, les régions 32, 01, 33 et H sont celles où le chasseur a les meil- leures chances de succès.
D'un autre côté, c'est dans la région des lacs Albanel, Mistassini, Evans, (zone 02, au nord du 50e parallèle) qu'il se récolte le moins d'orignaux (.7%). C'est aussi la zone la moins chassée. On com-
prendra par ailleurs que si les résultats sont fiables pour l'ensemble de la province, l'estimation de la ré- colte (et conséquemment des taux d'enregistrement et de succès) par région, est plus imprécise. Cette précision étant liée à la taille des échantillons dont nous dispo- sons, il n'est donc pas étonnant de constater que pour 02 l'estimation que nous avons faite de la récolte soit sous-estimée un peu. En fait, la récolte ne doit sûre- ment pas être inférieure à l'enregistrement dans cette zone.
ZONES DE CHASSE SPORTIVE
Ainsi, les résultats du présent sondage, validés par ceux du programme d'enregistrement du gros gibier, donnent une image de la récolte sûrement très voisine de la réalité. Ils constituent également une quantification de la précision du principal instrument de mesure que possède le ministère pour évaluer la ré- colte. C'est ainsi que les services concernés pourront apprécier avec encore plus de justesse leurs interven- tions dans l'exploitation de l'orignal par la chasse sportive au Québec.
CHAPITRE 4
LES DEPENSES
Notre questionnaire (cf. appendice 1) était conçu de façon à distinguer essentiellement deux types de dépenses: les dépenses d'équipe- ment en vue de la chasse comme les munitions, les armes, les habits, etc. et les dépenses de chas- se comme telles, celles occasionnées à l'occasion du déplacement, frais de transport, de guide, de logement...
Dans l'ensemble, les 91,810 détenteurs de permis ont dépensé plus de 27.8 millions de dollars, soit environ $300.00 chacun. En fait, avec moins d'une chance sur 20 de se tromper, on peut dire que la dépense moyenne se situe entre
$290.50 et$316.50 pour un total québécois se situant entre 26.67 et 29.06 millions de dollars.
On ne s'étonnera pas que les régions du grand nord où la chasse à l'orignal est inter- dite (0
3) et des îles de la Madeleine aient des moyennes très supérieures à la moyenne générale parce que ces gens doivent tous faire des voyages en avion. Inversement, les gens habitant dans les régions de chasse ou à proximité dépensent le moins:
1, L.1 B
A 2
. 2' 2'Il
Il est plus surprenant, toutefois, de constater que globalement, ces dépenses se répar- tissent à peu près également entre les dépenses d'équipement et les dépenses de chasse (deux ta- bleaux suivants). Les intervalles où, selon toute probabilité (95%), les vraies dépenses se situent, sont de $134.00 à $152.00 pour les dépenses d'équi-
pement et de $141.00 à $158.00 pour les dépenses de
chasse. Alors que les dépenses d'équipement semblent soumises à des variations un peu
aléatoires, les dépenses de chasse, elles, sont nettement plus élevées là où les gens doivent aller chasser en avion: 0
2' 0
3' et P, c'est- à-dire le grand nord et les îles de la Madelei- ne, et plus basses là oû cohabitent orignaux et chasseurs: J J
2' J 3, B 2, C.
41
ZONE D'ORIGINE
DEPENSE
TOTALE ($1976)
DEPENSE MOYENNE
A l 527,558 351.35
A2 503,770 232.36
A 3 342,867 286.62
A4 479,085 330.84
B1 244,811 323.31
B2 956,782 282.70
1,095,363 271.97
C 2,072,076 326.00
E 7,551,383 324.43
F1 1,076,843 390.58
F2 1,054,085 278.42
F3 491,541 256.56
F4 1,102,192 327.46
G 2,470,511 267.91
H 1,609,080 280.27
Ji 3,302 96.13
J2 450,595 228.51
J 3 2,081,706 277.96
K1 1,626,905 337.35
K2 312,873 249.48
M 815,277 340.65
N 788,743 365.15
01 583,506 330.20
02 3,534 308.33
03 11,340 583.33
P 4,812 598.50
TOTAL 7,829,440 303.10 6.84
TABLEAU 12
DEPENSE TOTALE POUR LA CHASSE A L'ORIGNAL PAR
ZONE D'ORIGINE
Bien que 27.8 millions de dépenses directes repré- sentent déjà une somme considérable, le véritable impact économique de la chasse à l'orignal est encore bien plus grand car il faut prendre en considération les répercus- sions économiques de- cet investissement collectif.
TABLEAU 13
43
DEPENSE EN EQUIPEMENT PAR ZONE D'ORIGINE
ZONE D'ORIGINE
DEPENSES ($1976) TOTALES
DEPENSE MOYENNE
A l 297,505 198.14
A2 230,349 106.24
A3 147,900 123.64
A4 20,614 142.12
B 1 124,094 163.83
B2 608,745 179.86
649,312 161.16
C 1,091,645 171.75
E 3,459,872 148.65
F 1 5 48,400 198.91
F 2 508,611 134.34
F 3 222,791 116.06
F4 451,414 134.12
G 1,206,817 130.87
H 805,117 140.24
Ji 1,630 47.47
J2 256,190 129.92
J 3 1,156,721 148.89
K 1 981,533 203.53
K 2 126,427 100.81
M 471,144 196.86
N 449,471 208.08
01 307,138 173.80
02 955 83.33
03 6,480 333.33
892 111.00
TOTAL 13,131,767 143.02 bg 4.33
DEPENSE DE CHASSE PAR ZONE D'ORIGINE
ZONE D'ORIGINE
DEPENSE ($1976) TOTALE
DEPENSE MOYENNE
Al 230,053 153.21
A 2 273,422 126.11
A 3 194,967 162.98
A4 27,371 188.71
B 1 120,717 159.36
B 2 348,037 102.83
446,052 110.71
C 980,430 - 154.25
E 4,091,511 175.79
F1 52,443 191.67
F2 545,474 144.08
F3 268,750 140.00
F4 650,778 - 193.35
G 1,263,694 - 137.04
H 803,963 140.04
J1 1,672 48.67
J 2 194,404 98.59
J3 924,985 119.06
K1 645,372 133.82
K 2 186,446 148.67
M 344,134 143.79
N 339,272 147.06
01 276,368 - 156.39
02 2,579 225.00
03 4,860 250.00
3,920 487.50
TOTAL 13,697,673 - 149.19 a-
x - 4.04
4.2 IMPACT ECONOMIQUE DE LA CHASSE SPORTIVE A L'ORIGNAL AU QUEBEC EN 1976
Les hypothèses sous-jacentes au calcul de l'impact économique de la chasse sportive à l'orignal au Québec en 1976 sont:
1. Que la structure des dépenses des chasseurs en 1976 est identique à celle révélée par l'enquête sur la chasse sportive en 1973.
2. Que le modèle utilisé en 1976 pour fin d'extrapolation est celui em- ployé en 1973. Il s'agit du modèle linéaire input-output du ministère de l'Industrie et du Commerce du Gouvernement du Québec.
Les chasseurs â l'orignal ont dépensé 13.7 millions de dollars au cours de leurs voyages et excursions de chasse au Québec en 1976. Ces 13.7 millions de dollars se sont répartis de la façon suivante: 0.5 million de dollars sous for- me de salaires versés à des ménages québécois, 9.8 millions de dollars sont allés dans différents sec- teurs productifs québécois, 0.9 million de dollars a été perçu par le Gouvernement du Québec sous for- me de taxes indirectes et 2.5 millions de dollars sont sortis du Québec, soit 2.2 millions de dollars en biens importés et 0.3 million de dollars en taxes indirectes versées au Gouvernement du Canada.
45
En plus des 9.74 millions de dollars versés
directement aux différents secteurs productifs québécois, on estime, à partir du modèle input- output, à 10.5 millions de dollars la valeur des effets indirects et induits dans différents secteurs productifs du Québec. Au total, les effets directs, indirects et induits s'élèvent donc à 20.3 millions de dollars. D'autre part, le montant total des taxes indirectes perçues par le Gouvernement du Québec s'élève à 1.2 million de dollars et on observe que le montant des fuites directes (importations et taxes in- directes fédérales) quant à lui, se chiffre à 6.2 millions de dollars. Finalement, cette ac- tivité économique aurait créé plus de 550 emplois exprimés en hommes-années. Tous les détails de ce cheminement peuvent être visualisés à partir de l'organigramme 1.
Jusqu'à maintenant, nous n'avons tenu compte que des dépenses occasionnées par les voyages et les excursions des chasseurs à l'ori- gnal. Nous avons ignoré les dépenses relatives à l'achat d'équipements (l'achat d'armes à feu, de vêtements, etc.), étant donné qu'il n'était pas possible, à partir du questionnaire, de dé- sagréger les biens d'équipement en catégories.
Le modèle input-output n'a pu être utilisé.
Or, comme nous l'avons vu précédemment, ces dépenses s'élèvent à 13.1 millions de dollars en 1976. Tout comme celles relatives aux voyages de chasse, elles ont un impact certain sur l'éco- nomie du Québec. Faute de pouvoir utiliser le
modèle input-output, on s'est servi du multipli- cateur généralement accepté pour l'industrie tou- ristique afin d'évaluer approximativement les répercussions économiques de ces dépenses d'équi- pements. Cet indice multiplicateur s'établit à 1.6. Tenant compte de cet effet multiplicateur, les effets directs, indirects et induits sur l'économie québécoise s'élèvent à 21 millions de dollars en ce qui a trait à ce type de dépenses.
En ajoutant ces 21 millions de dollars aux 20.3 millions de dollars calculés préalable- ment, on obtient un impact total de 40.3 millions de dollars pour l'activité "chasse à l'orignal au Québec en 1976." En prenant pour acquis que les dépenses ou biens d'équipements ont créé autant d'emplois que les autres dépenses, on aboutit à plus de 1,100 emplois exprimés en hommes-années, qui seraient attribuables à l'activité "chasse sportive à l'orignal au Québec en 1976". Ces der- nières estimations apparaissent sur l'organigramme 2.
4
5.
Fuites provincia les directes.Taxes indirectes du Gouvernement
du Canada 0.3 Importations 2.2
Total 2.5
ORGANIGRAMME 1
Impact économique chasse sportive à l'orignal au Québec en 1976.
Dépenses des chasseurs l'orignal. 13.7
Taxes indirectes perçues par le Gouvernement du Québec.
0.9 Effets directs
sur des secteurs productifs qué- bécois.
9.8
Effets indirects et induits sur des secteurs productifs québécois.
Salaires et autres revenus versés à des ménages québé- cois.
0.5
Taxes indirectes perçues par le Gouvernement du Québec 1.2
Effets directs, indirects et induits sur des secteurs pro- ductifs québécois.
20.3
Fuites provinciales directe::
Taxes indirectes du Gouver- nement du Canada 0:7 Importations 5.5
Total 6.2
10. Emplois créés années)
569
hommes-
Dépenses occasionnées par les voyages:
13.7
Effets directs, indirects et in- duits sur des secteurs produc- tifs québécois.
20.3
Emplois créés
hommes-années) 569
Emplois créés
hommes-années 570
Dépenses d'équipements:
13.1
Effets directs, indirects et induits sur des secteurs produc- tifs québécois
21.0 ORGANIGRAMME 2
Impact économique chasse sportive à l'orignal uébec en 1976.(1) millions de dollars
Emplois totaux créés (hommes-années)
1150
Effets directs, indirects et induits totaux sur des secteurs productifs québécois.
41.3
) On tient compte ici des dépenses d'équipements de chasseurs en plus des dépenses occasionnées par les voyages et les excursions de chasse.
En définitive, quelques faits importants se dégagent de la présente enquête. En ce qui concerne l'activité des chasseurs, on a observé une hausse considérable et soutenue depuis quel- ques années à la fois du nombre de chasseurs et du temps que ceux-ci consacrent à poursuivre l'ori- gnal. La question se pose maintenant à savoir com- bien de temps encore est-il sain de continuer sur cette lancée expansionniste et comment pourra-t-on l'endiguer au moment où l'activité aura atteint un niveau critique. C'est certainement l'un des do- maines où le M.T.C.P.devra être des plus vigilants.
Par ailleurs, devant l'hétérogénéité des indices de débit journalier, on est amené à se demander sur quels critères, précisément, se fon- de le zonage et s'il ne serait pas plus avantageux de penser à délimiter le territoire en zones plus petites et plus fonctionnelles. Il convient aussi d'envisager sérieusement le rôle de l'indice du dé- bit journalier dans l'orientation des politiques régionales et l'édiction de règlements.
Au chapitre de la récolte, on a décelé des problèmes certains au niveau de l'enregistrement.
Compte tenu que les décisions de réglementation se font sur la base des données d'enregistrement, il convient de sensibiliser le chasseur à la nécessité d'enregistrer sa bête pour que le ministère puisse planifier efficacement car sinon il risque plus tard d'avoir bien peu d'orignaux à chasser et bien des plaintes à loger à l'endroit des administrateurs du gouvernement pour une faute qu'il aura pourtant lui- même commise.
50
qu'il appartient de le subjectiver et de l'appré- cier.
Finalement, au chapitre des dépenses, on a vu que la chasse à l'orignal a un impact économi- que qui n'est pas négligeable puisqu'il dépasse les 40 millions pour 1976 et qui croît, bien sûr,
mesure que se grossit le groupe des chasseurs à l'orignal. Il ne faudrait donc pas négliger de pré- voir des activités de substitution si jamais on é- tait forcé de contingenter les permis par zone ou de réduire 1' accroissement du nombre des permis de quelque façon. Dans cette optique, on devrait immé- diatement songer à revaloriser d'autres types de
chasse, par exemple (ours, loup, coyotte) ou d'autres types d'activité de plein air qui puissent absorber une partie de la croissance du nombre de gens qui recherchent ces activités de plein air et du temps qu'ils y consacrent.
La vitesse à laquelle évolue la chasse spor- tive à l'orignal connaît une croissance qui dépasse nos prévisions même les plus optimistes. La courbe de cette croissance devrait atteindre des points cri- tiques au cours des prochaines années. Il nous appa- raît donc important que son évolution soit suivie de
près afin de s'assurer que les décisions en cette ma- tière continuent d'être prises de façon éclairée.
52
ANNEXES
L_LJ
ANNEXE 1 53
Gouvernement du Québec
Ministère du Tourisme, de la Chasse et de la Pèche Service de la Recherche
SONDAGE AUPRES DES AMATEURS DE CHASSE SPORTIVE A L'ORIGNAL
CHAQUE QUESTIONNAIRE DEMEURE STRICTEMENT CONFIDENTIELET NE SERT QU'A DES FINS STATISTIQUES
QUESTION 1
En utilisant la carte incluse dans le résumé des règlements ci-joint, veuillez indiquer le nombre de jours de chasse à l'orignal que vous avez personnellement effectués au Québec en 1976. Précisez chaque zone de chasse que vous avez fré- quentée.
N.B. Un jour de chasse est défini comme toute journée ou toute partie de journée au cours de laquelle vous avez chassé l'orignal.
ZONE
NOMBRE DE JOURS
DE CHASSE B2
C
F3 F4 J1 J2 J3 C
H
K1
QUESTION 2 K2
Si vous avez personnellement abattu un orignal au Québec en 1976, veuillez
indiquer dans quelle zone?
QUESTION 3
A quel montant estimez-vous la dépense que vous avez personnellement effectuée pour ces journées de chasse
l'orignal au Québec en 1976? (en dollars)
A
Pour l'achat d'armes à feu, de munitions, de permis et d'autres équipements.
$
E) En nourriture, lop(ment, transport, service de pu i de etc • J__J
didIVIRIMEte6211119e
Prière de retourner ce questionnaire moyen de l'enveloppe pré-affranchie ci-incluse.
Nous vous remercions de voire aima1.1(
C011aheralion.N
01 02
NUMBLR OF HUN1ING DAYS ZONE
L_i_J L_i_J L_L_J L_a_J
L_1.1
132
I) F3 F4
.12 33 (;
NI
N 01 02 Gouvernement du Québec
Ministère du Tourisme, de la Chasse et de la Réale Service de la Recherche
SURVEY AMONG MOOSE HUNTING SPORTSMEN
EACII I ONNA I RE I 5 S'IR I t'UV CON'. 11)1 N -1 ANI) SERVES 5TAT1 ST 1 CAL l'IMPOSES ON( Y QUEST 1 ON .1
P 1 case inclicate, by using the map ncludecl n Ille enc losed Summary of Rugit I at ions , t he number of moose hunting clays that you ,ec• rsotka 1 I y carvi ecl out in Québec province
cturirtg 1.976. Speci fy each hunting zone you visitecl.
N.B. A day of hunting is de fineci as being each full day or each part of a day cluring which you hunted moose.
QUI.- I ION 2
I I you personally made a moose I i l 1 in Que....bec province cluring 1976, please n - di cette in which zone?
(ll'I.S11 ON 3
hlcat, do estimate your persona 1 expenditures dol.Lar•s) Lu have bec•n for these moose hunting clays in Québec provi nie du ring 1(176 '2
A For the purchase of fi rearms , ammunition, I icences ancl other equipement.
$ l 1 I I For food, lodging, transportation, guide services, (
L
._1_L..J P.1 .E.,asc- return th i s que.;tiorinaire vi a pre-stamped cave lopt, 011C I Wit•Ma -v we thank y ou FI u, your gravi nus conne rati on.
54
ANNEXE 3
Quelques formules mathématiques
La formule utilisée pour le calcul de la moyenne d'une strate h est:
1.1 11 Yhi Yh - i1 n h
où nh. nombre de répondants de la strate h
y h i= la valeur de la variable considérée pour le ième individu de la strate h
La moyenne générale de la variable y se calcule en utilisant:
26
=
y
Nh -- n -Thoù M h z taille de la population
-h dans la strate h
V.G.: Si on veut par exemple le nombre moyen de jours de chasse effectués dans une destination, on utilise cette dernière formule où 2 est le nombre moyen de jours faits dans cette
Y h
destination par les chasseurs provenant de la zone h.
La variance de l'estimateur
Y 2 s'estime par:
26
var ( 2 ) m 1
y
Y N2 h:1 Nh
( -
S 2 h nhoù N est la taille de la population (91,816).
S 2 h est l'estimateur de la variance pour la strate h.
56
LISTE DES TABLEAUX
Tableau 1. Bilan des envois
Tableau 2. Structure de l'échantillon en fonction de l'âge
Tableau 3. Structure de l'échantillon en fonction du sexe
Tableau 4. Structure de l'échantillon en fonction de la répartition régionale
Tableau 5. Nombre de jours de chasse selon la zone d'origine des chasseurs
Tableau 6. Nombre total de jours de chasse selon la zone de destination
Tableau 7. Nombre de jours de chasse des chasseurs ayant abattu
Tableau 8. Nombre de jours de chasse des chasseurs n'ayant pas abattu
Tableau 9. Tableau comparatif des résultats avec les prévisions extrapolées de 1973 Tableau 10. Débits journaliers
Tableau 11. Récolte par zone de destination
Tableau 12. Dépense totale par zone d'origine des chasseurs
Tableau 13. Dépense en équipement par zone d'origine des chasseurs
Tableau 14. Dépense de chasse par zone d'origine des chasseurs
Tableau 15. Analyse de l'impact économique des dépen- ses de chasse
Graphique 1. Courbe de l'évolution du nombre de permis de chasse
Organigramme 1 Impact économique de la chasse sportive à l'orignal au Québec en 1976 (1)
Organigramme 2 Impact économique de la chasse sportive à l'orignal au Québec en 1976