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Submitted on 1 Jan 1874
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Expériences électrocapillaires
G. Lippmann
To cite this version:
G. Lippmann. Expériences électrocapillaires. J. Phys. Theor. Appl., 1874, 3 (1), pp.41-43.
�10.1051/jphystap:01874003004100�. �jpa-00237005�
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EXPÉRIENCES
ÉLECTROCAPILLAIRES;
PAR G. LIPPMANN,
Ancien Élève de l’École Normale supérieure.
On
peut
montrer, parquelques expériences simples,
une relationqui
existe entre lesphénomènes capillaircs
etélectriques.
1° La
constante capillaire
à la surface deséparation
de deuxliquides.
est fonction de la force électromotrice depolarisation
surcette
surface ;
2° cette force électromotrice est fonction de la varia- tion de l’aire de cette surface.(Comptes rendus,
9juin 1873.)
Première
expérience.
- Un tube de verrecapillaire
GG’(fig. t )
est mis en communication par un tube de caoutchouc avec un vase
plus large
A contenant du mercure. La colonne de mercure se ter-mine en M par un
ménisque
convexe ; le niveau en M cst moinsélevé
qu’en
A(dépression capillaire).
Lapartie supérieure
du tubeGG’ contient de l’acide
suifunque
étendu.qui
se continue ;’t traversle tube
H, jusque
dans leverre B;
au ioud de ce verre se trouve une couche de mercure. Deux fils deplatine
a,(3,
isolés 1 un deArticle published online by EDP Sciences and available at http://dx.doi.org/10.1051/jphystap:01874003004100
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l’autre, sont en contact avec les deux masses de mercure en A et
B,
et
permettent
de les inettre en communication avec 1 extérieur.Faisons
communiquer
a avec lepôle zinc, fi
avec lepôle
cuivred’un élément Daniell. Au moment où le circuit est
fermé,
le mé-nisque hémisphérique
)1 s’abaissebrusquement
etprend
une nou-velle
position d’équilibre.
La
dépression capillaire (corrigée
de lapression
del’acide)
aaugmenté
de0,35
de sa valeur.L’appareil
constitue unvoltamètre
à électrodes de mercure, le courant commençant à
développer
surces électrodes une force électromotrice de
polarisation, qui
faitéqui-
libre à la force électromotrice de l’élément
Daniell,
etqui
fait cesserle courant avant
qu’aucune
actionchimique
visible se soitproduite.
En d’autres termes, la force électromotrice de contact entre le
mercure et l’eau acidulée en 31
ayant augmenté
de iDaniell,
latension
superficielle
sur la même surface aaugmenté
deo, 35
de savaleur primitive.
Si l’onsupprime
lapile
etqu’on
réunissezet p
par un fil
métallique,
Mreprend
exactement saposition primitive.
La tension
superficielle
en M est fonction continue de la forceélectromotrice
qui
a lieu sur la même surface. Onpeut
faire varier la force électromotrice en M d’une manièrecontinue,
en réunissantles
pôles
de lapile
par un filmétallique,
dont on fait varier la ré- sistance d’une manière continue.A
chaque
valeur de la résistancecorrespond
uneposition d’équi-
libre du
ménisque ;
cespositions d’équilibre
se suivent d’une ma-nière continue. Cette méthode a
permis
dedéterminer, point
parpoint,
la courbequi représente
la variation de la constantecapil-
laire en fonction de la force électromotrice de
polarisation.
Deuxième
expérience.
- Cetteexpérience
est l’inverse de laprécédente : l’inverse,
comme laproduction
d’un courant induitest l’inverse d’une action
électromagnétique.
La
pile
del’expérience précédente
estsupprimée
etremplacée
par un
galvanomètre ;
les extrémités du fil dugalvanomètre
com-muniquent
avec a etj3.
Cettefois, l’aiguille
étant au repos, on fait variermécaniquement
le niveau du mercure enM,
en soulevant le réservoirA,
ou bien encomprimant
l’airqu’il
contient. Aussitôtl’aiguillc
est déB iée etindique
un courant allant dansl’appareil
de1B1 en B. Si l’on renverse le sens du mouv ement, le sens du cou-
rant est renversé. La
quantité
d’électricitédégagée
estproportion-
43 nelle à la variation de la surface de contact des deux
liquides
dansle tube GG’.
Troisième
experience.
Unappareil plus simple
que lepré-
cédent
permet
d’obtenir un courantélectrique
permanent.Un entonnoir de verre A
(Jig. 2)
contient dumercure qui
s’é-coule
par la pointe
effilée del’entonnoir;
cettepointe plonge
dansl’eau acidulée contenue dans le vase
B;
au fond de ce vase est unecouche de mercure; deux fils de
platine a, B
mettent la masse demercure A et B en communication avec les extrémités du fil d’un
galvanomètre. L’aiguille
dugalvanomètre
est déviée dès que le cir- cuit estfermé,
et reste déviée d’une manièrepermanente
aussilongtemps
que durel’écoulement,
c’est-à-dire aussilongtemps
que l’on veut. L’accroissement de surface dechaque goutte
de mercure,qui grossit
avant de se détacher de la masse continueA,
est ici en-core la cause du courant.
Électromètre capillaire. - L’appareil
del’expérience première, modifié,
constitue leplus précis
et leplus
sensible des electro-mètres. Un tube de verre
vertical,
ouvert aux deux bouts, se ter-mine à sa
partic
inférieure par un canal cffilé de0m,005
de rayon intérieur. On y verse une colonne de0m,850
de mercure,laquelle
est soutenue par la
pression capillaire
duménisque
de0m, 005
de rayon
qui
se forme dans lapartie
effilée. Ceménisque
forme(comme
leménisque M)
une des électrodes d’un voltamètrc ii élec- trodcs de mercure. Pour mesurer la force électromotrice d’unepile,
on l’intercale entre ces deux électrodes. La force électro- motrice depolarisation qui
seproduit
faitéquilibre à
cellequ’on
veut mesurer; en mème
temps,
leménisque
est refoulé. On leramène à sa
première position, laquelle
est déterminée par le réti- cule d’unmicroscope
dont legrossissement
est de 220, en exerçantsur le mercure une
pression
compensatrice aBCC de l’aircomprimé, pression qu’on
mesure directement etqui
sert de mesure à la forceélcctromotrice.
Exemple :
forceélectrulmutrice, 0,374 Daniell;
pression, 0m,234
mercure. Pour detrès-petites
forcerelectriques,
on