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Corrigé de l’examen de rattrapage

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Academic year: 2022

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(1)

Université de Cergy-Pontoise Polynômes et suites

Licence 1 MIPI 2017-2018

Corrigé de l’examen de rattrapage

Questions de cours.

1. La fonction exponentielle complexe est définie de la façon suivante :

∀z=x+iy∈C(avec(x, y)R2),exp(x+iy) =ex(

cos(y) +isin(y)) .

2. Le théorème de Bézout affirme que des polynômes non nulsP1,. . ., etPN sont premiers entre eux dans leur ensemble si et seulement s’il existe des polynômesU1,. . ., et UN tels que

U1P1+. . .+UNPN = 1.

3. Une suite réelle ou complexe(un)n∈N est une suite de Cauchy si et seulement si

∀ε >0,∃N Nt.q.∀m≥N,∀n≥N,|um−un|< ε.

Exercice 1.

1.a. Pour tout nombreθ∈R, la formule de Moivre conduit à l’expression cos(4θ) = Re(

ei4θ)

= Re((

cos(θ) +isin(θ))4) .

Comme la formule du binôme de Newton s’écrit

∀(a, b)∈C2,( a+b)4

=a4+ 4a3b+ 6a2b2+ 4ab3+b4, il vient

cos(4θ) = Re(

cos(θ)4+4isin(θ) cos(θ)3+6i2sin(θ)2cos(θ)2+4i3sin(θ)3cos(θ)+i4sin(θ)4) .

Sachant quei2 =1,i3 =−ieti4= 1, nous obtenons

cos(4θ) = cos(θ)46 cos(θ)2sin(θ)2+ sin(θ)4. b. Rappelons que

sin(θ)2 = 1cos(θ)2, de sorte que

sin(θ)4=(

1cos(θ)2)2

= 12 cos(θ)2+ cos(θ)4.

Il suffit donc d’introduire ces formules dans l’identité de la question 1.a pour obtenir

cos(4θ) = cos(θ)46 cos(θ)2(

1cos(θ)2)

+ 12 cos(θ)2+ cos(θ)4, ce qui équivaut à l’expression

cos(4θ) = 8 cos(θ)48 cos(θ)2+ 1.

(2)

2.a. Le discriminant de cette équation algébrique du second degré est égal à

∆ = 6432 (

1 1

2 )

= 32 + 16 2>0.

Cette équation possède donc deux racines réelles égales à

X+= 1 16

( 8 +

32 + 16 2

)

= 1 4 (

2 +

√ 2 +

2 )

,

et

X= 1 16

( 8

32 + 16 2

)

= 1 4 (

2

√ 2 +

2 )

.

b. Commecos(π

4

)= 1

2, un nombre x est racine de l’équation algébrique de degré quatre 8x48x2+ 1 = cos(π

4

) si et seulementx2 est solution de l’équation du second degré 8X28X+ 1 = 1

2. D’après la question 2.a, nous avons

x2 = 1 4 (

2 +

√ 2 +

2 )

, ou x2 = 1 4 (

2

√ 2 +

2 )

.

Comme2>√ 2 +

2, les quatre solutions de l’équation8x48x2+ 1 = cos(π

4

) sont donc

1 2

√ 2 +

√ 2 +

2, 1 2

√ 2 +

√ 2 +

2, 1 2

√ 2

√ 2 +

2, et 1 2

√ 2

√ 2 +

2.

c. La fonctioncosest strictement décroissante sur l’intervalle[ 0,π2]

. Comme0< 16π < π4 <

π

2, il s’ensuit que

cos(0)>cos (π

16

)>cos (π

4 )

,

soit 1

2 <cos (π

16 )

<1.

d. D’après la question 1.b, nous avons

8 cos (π

16 )4

8 cos (π

16 )2

+ 1 = cos (π

4 )

,

pourθ= 16π. Le nombrecos(π

16

) est donc solution de l’équation algébrique de degré4

8x48x2+ 1 = cos (π

4 )

.

Par conséquent, il s’agit d’une des quatre solutions de la question 2.b. Comme

1 2

√ 2

√ 2 +

2< 1 2

2 = 1

2, il résulte de la question 2.c que ce nombre est égal à

cos (π

16 )

= 1 2

√ 2 +

√ 2 +

2.

(3)

Il s’ensuit que

sin (π

16 )2

= 1cos (π

16 )2

= 1 1 4 (

2 +

√ 2 +

2 )

= 1 4 (

2

√ 2 +

2 )

.

Puisquesin(π

16

) >0, nous concluons que

sin (π

16 )

= 1 2

√ 2

√ 2 +

2.

Exercice 2.

1. Nous calculons

Pa(a) =a56a5+ 2(6a2+ 1)a32(5a2+ 3)a3+ 3a3(a2+ 2)2a3

=(

16 + 1210 + 3) a5+(

26 + 62) a3

=0,

de sorte queaest bien une racine dePa.

2.a. Rappelons que la formule du binôme de Newton est valable pour des polynômesP et Q. Elle s’écrit alors (

P+Q)3

=P3+ 3P2Q+ 3P Q2+Q3. PourP =X etQ=−a, nous obtenons

(X−a)3 =X33aX2+ 3a2X−a3.

b. La division euclidienne du polynômePa par le polynôme(X−a)3 s’écrit

X5 6aX4 + 2(6a2+1)X3 2a(5a2+3)X2 + 3a2(a2+2)X2a3 X33aX2+3a2Xa3

(X5 3aX4 + 3a2X3 a3X2) X23aX+2

3aX4 + (9a2+2)X3 (9a3+6a)X2 + 3a2(a2+2)X2a3

( 3aX4 + 9a2X3 9a3X2 + 3a4X)

2X3 6aX2 + 6a2X−2a3

(2X3 6aX2 + 6a2X2a3) 0

Par conséquent, le quotientQa et le resteRade la division euclidienne de Pa par(X−a)3 sont égaux à

Qa=X23aX+ 2, et Ra= 0.

c. La question 2.b assure que

Pa= (X−a)3Qa,

de sorte que le polynôme(X−a)3 divise Pa. Le nombreaest donc une racine d’ordre au moins3de Pa. Comme

Qa(a) =a23a2+ 2 = 2(1−a2)̸= 0,

lorsque=±1, l’ordre de multiplicité de cette racine est exactement égal à3.

3.a. Par définition, le polynômeP1 est égal à

P1 =X56X4+ 14X316X2+ 9X2,

(4)

de sorte que les dérivées successives de ce polynôme sont données par

P1 = 5X424X3+ 42X232X+ 9, P1′′= 20X372X2+ 84X32, P1′′′ = 60X2144X+ 84, et

P1(4) = 120X144.

Outre le fait queP1(1) = 0par la question 1, nous calculons

P1(1) = 524+4232+9 = 0, P1′′(1) = 2072+8432 = 0, P1′′′(1) = 60144+84 = 0, et

P1(4)(1) = 120144 =24̸= 0.

L’ordre de multiplicité de la racine1 du polynôme P1 est donc égal à4.

b. Il découle de la question 3.a que le polynôme(X1)4 divise le polynômeP1, de sorte que le resteR1 de la division euclidienne de P1 par(X1)4 vaut

R1= 0.

Quant au quotientQ1, il satisfait à l’identité

P1=Q1(X1)4, d’où

d(Q1) =d(P1)−d(

(X1)4)

= 54 = 1.

Il existe donc deux nombres réelsα etβ tels que

Q1 =αX+β.

Nous déduisons de la formule du binôme de Newton que

Q1(X1)4 =(αX+β)(X44X3+ 6X24X+ 1)

=αX5+ (β4α)X4+ (6α4β)X3+ (6β4α)X2+ (α4β)X+β.

L’identification des coefficients de ce polynôme et de ceux deP1 conduit à

α= 1, et β=2, ce qui fournit l’expression

Q1=X−2.

c. Nous déduisons de la question 3.b que

P1= (X2)(X1)4,

qui est la décomposition en facteurs irréductibles du polynômeP1, puisqu’elle est unique- ment composée de polynômes irréductibles.

Exercice 3.

1. Nous raisonnons par récurrence surn∈N. Au rang n= 1, nous vérifions que u1 = 11 =

11 + 1.

(5)

Supposons que

1≤k≤n, uk≤√

k−1 + k, et considérons le rangk=n+ 1. Nous observons que

un+1=un+ 1

√n+ 1, de sorte que par l’hypothèse de récurrence,

un+1 ≤√

n−1 +

n+ 1

√n+ 1.

Il nous reste à vérifier que

√n−1 + 1

√n+ 1≤√ n+ 1, ce qui équivaut à l’inégalité

√(n1)(n+ 1) + 1≤n+ 1.

Sachant que

(n1)(n+ 1) =n21≤n2,

nous obtenons √

(n1)(n+ 1)≤√

n2 =n, ce qui suffit à établir que √

(n1)(n+ 1) + 1≤n+ 1, puis que

un+1≤√ n+

n+ 1.

Par récurrence surn∈N, nous concluons que

∀n∈N, un≤√

n−1 + n.

2.a. Nous calculons

∀n∈N, vn+1−vn= un+1

√n+ 1 un

√n.

Comme

un=un+1 1

√n+ 1, il vient

vn+1−vn= √un+1

n+ 1−u√n+1

n + 1

n(n+ 1), ce qui s’écrit aussi

vn+1−vn= 1

n(n+ 1) un+1

n(n+ 1)

(√n+ 1−√ n)

.

b. Il découle de la question 1 que

∀n∈N,0≤un+1 ≤√ n+

n+ 1.

(6)

Comme

n+ 1−√

n≥0, il s’ensuit que un+1

n(n+ 1)

(√n+ 1−√ n)

(

n+ 1 + n)(√

n+ 1−√

n)

n(n+ 1) = n+ 1−n

n(n+ 1) = 1

n(n+ 1).

La formule de la question 2.a conduit alors à l’inégalité

vn+1−vn 1

n(n+ 1) 1

n(n+ 1) = 0,

qui assure que la suite(vn)n∈N est croissante.

3.a. Il résulte de la question 1 que

∀n∈N, vn= un

√n

√n−1 +

n

n =

n−1

n + 12.

Par conséquent, la suite(vn)n∈N est majorée.

b. D’après les questions 2.b et 3.a, la suite(vn)n∈N est croissante et majorée, donc conver- gente.

c. D’après la question 3.b, il existe un nombre réel tel que

vn

n+ℓ.

Rappelons que la suite(vn)n∈N est croissante, et observons que v1= 1.

Il s’ensuit que

ℓ≥1.

Comme

n

n++∞, nous aboutissons à

un=vn

√n

n++∞. La suite(un)n∈N est donc divergente de limite +.

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