ORGANISATION DES POLITIQUES DE SANTÉ EN FRANCE
Marie Corneloup
Assistante hospitalo-universitaire | Médecin de santé publique Pôle fédératif de recherche et de formation en santé publique BFC UFR des Sciences de santé Dijon (UB)
QU’EST-CE QUE LA SANTÉ PUBLIQUE ?
QUEL EST NOTRE GRAND PROBLÈME DE SANTÉ PUBLIQUE EN FRANCE ?
À écouter : la leçon inaugurale de Didier Fassin au Collège de France « L’Inégalité des vies »
L’allongement de l’espérance de vie à la naissance en France s’inscrit dans une
tendance séculaire. Elle est la résultante d’un ensemble d’améliorations des conditions de vie, réduisant les agressions contre la santé et
renforçant les capacités de défense des
individus. L’amélioration de l’espérance de vie des personnes les plus âgées reflète plus
particulièrement les progrès réalisés pour
prendre en charge les personnes malades. Des
être réalisés dans la compréhension des mécanismes physiopathologiques des
maladies et maintenant de leurs déterminants génétiques, ainsi que dans l’amélioration des méthodes d’investigation diagnostique et des outils thérapeutiques. Le déploiement de
centres hospitaliers et hospitalo-universitaires performants et d’un système de soins
ambulatoires dense, soutenus par la solidarité collective, rendent ces techniques globalement accessibles à l’ensemble de la population.
Par contraste, la mortalité prématurée (par convention, avant 65 ans) est plus élevée en France que dans la plupart des pays
comparables. Cette mortalité prématurée peut être la conséquence de comportements
nuisibles, à court terme (violence routière, suicide), ou de façon différée (consommation d’alcool, de tabac, activité physique
insuffisante …), ou encore d’expositions à des agents toxiques, notamment dans
l’environnement urbain ou professionnel, mais elle témoigne aussi d’un accès insuffisant ou trop tardif à des soins efficaces (prise en
charge d’une hypertension artérielle ou d’un diabète, traitement précoce de certains
cancers, etc.)
En particulier, les différences importantes qui persistent entre catégories sociales pour les principaux indicateurs de santé sont en partie la conséquence de différences d’exposition à différents facteurs de risque, mais résultent aussi de l’utilisation inégale des services de soins et de prévention, malgré les mécanismes de solidarité qui réduisent dans notre pays
l’influence des barrières financières.
ORGANISATION DES POLITIQUES DE SANTÉ EN FRANCE
Marie Corneloup
Assistante hospitalo-universitaire | Médecin de santé publique Pôle fédératif de recherche et de formation en santé publique BFC UFR des Sciences de santé Dijon (UB)
CADRE LÉGISLATIF
LOI DU 4 MARS 2002
•invoque le « droit fondamental à la protection de la santé » ;
•exige le respect de la dignité de la personne malade ;
•refuse toute discrimination dans les soins donnés ;
•garantit le respect du droit à la vie privée et au secret médical et précise leur étendue et limites;
•Doit à la dignité : soins palliatifs, en déclarant que « Les professionnels de santé mettent en œuvre tous les moyens à leur disposition pour assurer à chacun une vie digne jusqu'à la mort.
•Oblige les « politiques d'évaluation » de
l'activité des établissements sanitaires à prendre
Cf Cardin H. La loi du 4 mars 2002 dite “loi Kouchner”. Les Tribunes de la sante. 25 avr 2014;n° 42(1):27-33.
•Cette loi a été pensée et construite pendant presque vingt ans grâce à tous ceux qui ont lutté contre le sida. En particulier pendant la période, jusqu’en 1996, où la médecine n’avait aucun traitement à proposer aux malades. Les associations ont alors pallié cette absence afin d’améliorer les droits de ces nouveaux
patients, des droits individuels et collectifs.
•États généraux de la santé : états généraux qui se sont tenus dans toute la France de
septembre 1998 à juin 1999 dans quatre-vingt villes. Jamais, pour la rédaction d’une loi, on n’avait ainsi demandé leurs avis aux citoyens.
Mille réunions ont rassemblé deux cent mille personnes?
•Didier Tabuteau (dir cab Bernard Kouchner, ministre de la santé)
« Elle n’a pas été promulguée en réaction à un ou plusieurs problèmes ou situations
conflictuelles, au contraire elle a mûri pendant dix ans, absorbant les changements de la
société dans laquelle le mouvement associatif
a été majeur. Elle a été rédigée en concertation avec une centaine d’interlocuteurs : ordres
professionnels, associations de patients, collectif interassociatif, fédérations
hospitalières, syndicats. En résulte une vision moderne du système de santé qui comporte tous les volets de la prévention aux soins, une expérimentation de démocratie sanitaire en
termes de construction.» Et pour l’histoire : «La loi a été adoptée de façon consensuelle par le Parlement deux mois avant une élection
présidentielle qui mobilisait les politiques et pouvait donner lieu à toutes les polémiques.»
LOI DU 4 MARS 2002
Relative au droits des malades
Qualité du système de soin (de santé)
Qu’a-t-elle de si particulier ?
Cf Cardin H. La loi du 4 mars 2002 dite “loi Kouchner”. Les Tribunes de la sante. 25 avr 2014;n° 42(1):27-33.
LES ÉTATS GÉNÉRAUX DE LA SANTÉ
Dans toute la France de septembre 1998 à juin 1999 dans quatre-vingt villes. Jamais, pour la rédaction d’une loi, on n’avait ainsi demandé leurs avis aux citoyens. Mille réunions auraient rassemblé deux cent mille personnes.
Pourquoi des États généraux ?
•Cette loi a été pensée et construite pendant presque vingt ans grâce à tous ceux qui ont lutté contre le sida. En particulier pendant la période, jusqu’en 1996, où la médecine n’avait aucun traitement à proposer aux malades. Les associations ont alors pallié cette absence afin d’améliorer les droits de ces nouveaux patients, des droits individuels et collectifs.
•États généraux de la santé : états généraux qui se sont tenus dans toute la France de
septembre 1998 à juin 1999 dans quatre-vingt villes. Jamais, pour la rédaction d’une loi, on n’avait ainsi demandé leurs avis aux citoyens.
Mille réunions ont rassemblé deux cent mille
•Didier Tabuteau (dir cab Bernard Kouchner, ministre de la santé)
« Elle n’a pas été promulguée en réaction à un ou plusieurs problèmes ou situations
conflictuelles, au contraire elle a mûri pendant dix ans, absorbant les changements de la
société dans laquelle le mouvement associatif a été majeur. Elle a été rédigée en concertation avec une centaine d’interlocuteurs : ordres
professionnels, associations de patients, collectif interassociatif, fédérations
hospitalières, syndicats. En résulte une vision moderne du système de santé qui comporte tous les volets de la prévention aux soins, une expérimentation de démocratie sanitaire en
termes de construction.» Et pour l’histoire : «La loi a été adoptée de façon consensuelle par le Parlement deux mois avant une élection
présidentielle qui mobilisait les politiques et pouvait donner lieu à toutes les polémiques.»
Mouvement d’mpowerement des communautés de patients atteints par le VIH.
LOI DU 4 MARS 2002
Relative au droits des malades
Qualité du système de soin (de santé)
o Replacer l’usager au cœur du système de soin
Création de l’Institut national de la prévention et de l’éducation à la santé (Inpes) (« devenu » Santé Publique France depuis 2016)
Cf Cardin H. La loi du 4 mars 2002 dite “loi Kouchner”. Les Tribunes de la sante. 25 avr 2014;n° 42(1):27-33.
•Cette loi a été pensée et construite pendant presque vingt ans grâce à tous ceux qui ont lutté contre le sida. En particulier pendant la période, jusqu’en 1996, où la médecine n’avait aucun traitement à proposer aux malades. Les associations ont alors pallié cette absence afin d’améliorer les droits de ces nouveaux patients, des droits individuels et collectifs.
•États généraux de la santé : états généraux
septembre 1998 à juin 1999 dans quatre-vingt villes. Jamais, pour la rédaction d’une loi, on n’avait ainsi demandé leurs avis aux citoyens.
Mille réunions ont rassemblé deux cent mille personnes?
•Didier Tabuteau (dir cab Bernard Kouchner, ministre de la santé)
« Elle n’a pas été promulguée en réaction à un ou plusieurs problèmes ou situations
conflictuelles, au contraire elle a mûri pendant dix ans, absorbant les changements de la
société dans laquelle le mouvement associatif a été majeur. Elle a été rédigée en concertation avec une centaine d’interlocuteurs : ordres
professionnels, associations de patients, collectif interassociatif, fédérations
hospitalières, syndicats. En résulte une vision moderne du système de santé qui comporte tous les volets de la prévention aux soins, une expérimentation de démocratie sanitaire en
termes de construction.» Et pour l’histoire : «La loi a été adoptée de façon consensuelle par le Parlement deux mois avant une élection
présidentielle qui mobilisait les politiques et pouvait donner lieu à toutes les polémiques.»
CONTENU
Droit à l’information
Accès direct au dossier médical
Droit au consentement éclairé
Indemnisation des accidents fautifs et non-fautifs (Oniam, Office national d’indemnisation des accidents médicaux)
• invoque le « droit fondamental à la protection de la santé » ;
• exige le respect de la dignité de la personne malade ;
• refuse toute discrimination dans les soins donnés ;
• garantit le respect du droit à la vie privée et au secret médical et précise leur étendue et limites;
• Doit à la dignité : soins palliatifs, en déclarant que « Les professionnels de santé mettent en œuvre tous les moyens à leur disposition
pour assurer à chacun une vie digne jusqu'à la mort.
l'activité des établissements sanitaires à prendre en compte le droit des malades.
CONTENU
Convention Areas : emprunté avec un risque aggravé de santé (~)
Représentation des usagers dans les conseils d’administration (hôpitaux, agences…) =>
association agrémentées
Conseils régionaux et Conseil national de santé (balbutiements de la démocratie en santé)
LOI DU 9 AOÛT 2004
LOI DU 9 AOÛT 2004
Loi relative à la politique de santé publique
La réduction de la mortalité et de la morbidité évitables (avant 60 ans) et la réduction des disparités régionales de santé
La lutte contre les inégalités de santé
L’amélioration de la qualité de vie des personnes en situation de handicap ou de perte d’autonomie
La prise en compte des déterminants de santé
Cf La loi relative à la politique de santé publique : objectifs de santé, plans et
programmes d’action. Sante Publique. 2004;Vol.
16(4):587-95.
- première loi depuis 1902 qui comporte dans son intitulé le vocable « santé publique »
- reconnaissance du fait qu’en complément des approches médicales, la santé est un objet de politique publique
LOI DU 9 AOÛT 2004
Développement d’une politique de prévention
Dépistage
Prévention en milieu scolaire
Rôle renforcé de l’Inpes
Cf La loi relative à la politique de santé publique : objectifs de santé, plans et
programmes d’action. Sante Publique. 2004;Vol.
16(4):587-95.
LOI DU 9 AOÛT 2004
Haut conseil de la santé publique
Institut national du cancer
Régionalisation : actions des programmes nationaux regroupées dans un Plan régional de santé publique
Autres points :
+ Groupement Régional de Santé Publique (GRSP), constitué sous la forme d’un groupement d’intérêt public (GIP)
(État, assurance maladie, Institut national de veille sanitaire, Institut national de prévention et d'éducation pour la santé, les ARH), sous l'autorité du préfet de région
Formation : École des Hautes Études en Santé Publique (EHESP)
Recherche : révision de la loi Huriet-Sérusclat sur la recherche biomédicale
Modernisation système de veille, alerte et de gestion des urgences sanitaires
La loi confirme le niveau régional comme
l’échelon territorial optimal de définition et de coordination de la mise en œuvre des politiques de santé publique et met en place les structures permettant le développement et la mise en
œuvre coordonnée des actions au niveau de
chaque région. Les conférences régionales de santé doivent assurer une fonction de
concertation préalable à l’établissement des objectifs pluriannuels de chaque région,
permettant, en particulier, de mieux intégrer les spécificités de chaque territoire.
L’ensemble des actions et des programmes régionaux de santé seront regroupés dans un plan régional de santé publique
Cf La loi relative à la politique de santé publique : objectifs de santé, plans et programmes d’action. Sante Publique.
2004;Vol. 16(4):587-95.
L’évolution de la santé de la population
reflètera l’impact d’une multitude d’actions au niveau national et régional, qu’il s’agisse
d’actions coordonnées au sein des plans
stratégiques prévus par la loi, de programmes spécifiques (Programme National Nutrition
Santé par exemple), ou des plans régionaux de santé publique, mais aussi des actions
entreprises de façon autonome par chacun des acteurs du système de santé, ou, de façon plus
générale, par tous ceux dont les actions
peuvent affecter les déterminants de la santé.
24La définition et le suivi d’objectifs de santé pour la population ne dispensent donc bien sûr pas de répartir au mieux les ressources
disponibles, d’organiser les actions au niveau national et au plan régional, de définir leurs objectifs propres et de procéder à l’évaluation de leur mise en œuvre et de l’atteinte de ces objectifs « intermédiaires ». La définition de stratégies d’action coordonnées prioritaires prend ici tout son sens, au niveau national comme au niveau régional et local.
La loi confirme le niveau régional comme
l’échelon territorial optimal de définition et de coordination de la mise en œuvre des
politiques de santé publique et met en place les structures permettant le développement et la mise en œuvre coordonnée des actions au niveau de chaque région.
27Les conférences régionales de santé doivent assurer une fonction de concertation préalable à l’établissement des objectifs pluriannuels de chaque région, permettant, en particulier, de mieux intégrer les spécificités de chaque territoire.
L’ensemble des actions et des programmes régionaux de santé seront regroupés dans un plan régional de santé publique
LOI DU 9 AOÛT 2004
Approche programmée et coordonnée visant l’atteinte d’objectifs fixés à l’avance en fonction de résultats attendus pour la population
Plans stratégiques
Cf La loi relative à la politique de santé publique : objectifs de santé, plans et
programmes d’action. Sante Publique. 2004;Vol.
16(4):587-95.
=>rationaliser l’organisation du système et met en place ou renouvelle les structures d’expertise (Haut conseil de santé publique), de
concertation (conférences nationale et
régionales de santé), de programmation (plans stratégiques, plan régional de santé publique) et de coordination des financeurs et des acteurs (Comité national de santé publique et
Groupement régional de santé publique).
La définition et le suivi d’objectifs de santé pour la population ne dispensent donc bien sûr pas de répartir au mieux les ressources
disponibles, d’organiser les actions au niveau national et au plan régional, de définir leurs objectifs propres et de procéder à l’évaluation de leur mise en œuvre et de l’atteinte de ces objectifs « intermédiaires ». La définition de stratégies d’action coordonnées prioritaires prend ici tout son sens, au niveau national comme au niveau régional et local.
L’évolution de la santé de la population
reflètera l’impact d’une multitude d’actions au niveau national et régional, qu’il s’agisse
d’actions coordonnées au sein des plans
stratégiques prévus par la loi, de programmes spécifiques (Programme National Nutrition
Santé par exemple), ou des plans régionaux de santé publique, mais aussi des actions
entreprises de façon autonome par chacun des acteurs du système de santé, ou, de façon plus générale, par tous ceux dont les actions
peuvent affecter les déterminants de la santé.
LA LOI « HÔPITAL, PATIENTS, TERRITOIRES » (HPST) DU 21 JUILLET 2009
LA LOI « HÔPITAL, PATIENTS, SANTÉ,
TERRITOIRES » (HPST ) DU 21 JUILLET 2009
Responsabilité de l’Etat de protéger et promouvoir la santé de sa population (délicat)
Réduction des inégalités de santé réaffirmée comme objectif de la politique de santé publique
Offre de soins de qualité, accessible à tous, satisfaisant à l’ensemble des besoins de santé
modification secteur hospitalier, ambulatoire et médico-social.
Délicate :
Fonctions d’impulsion, d’animation et de coordination Prescription de règles et de normes : inefficace
Personne ne conteste la responsabilité générale de l’État lorsqu’il s’agit de protéger et promouvoir la santé de la population. Mais cela ne lui confère aucun monopole. L’exercice de cette responsabilité passe plus par des fonctions d’impulsion, d’animation et de coordination que par un rôle classique de prescription de règles et de normes. C’est un nouveau défi qui lui est lancé. De sa capacité à le relever dépendent pour l’avenir sa légitimité et sa modernité.
LA LOI « HÔPITAL, PATIENTS, SANTÉ,
TERRITOIRES » (HPST ) DU 21 JUILLET 2009
1. La modernisation des établissements de santé et création de communautés hospitalières de territoire
2. L’amélioration de l’accès à des soins de qualité 3. La prévention et la santé publique
o ETP priorité nationale / Jeunes et prévention
4. L’organisation territoriale du système de santé
1 -l’amélioration du fonctionnement des établissements
• l’amélioration de la qualité de la prise en charge et de la sécurité des soins
• l’amélioration des outils de coopération entre établissements
• l’amélioration de la performance des établissements
2L’organisation de l’offre de soins en fonction des niveaux de recours et des besoins de santé
3l’éducation thérapeutique du patient comme priorité nationale
l’interdiction et / ou l’encadrement de la vente d’alcool et de tabac, pour protéger les plus jeunes
des mesures de prévention en direction des jeunes
4
• ARS
• la représentation des professionnels de santé libéraux
• la politique régionale de santé
• la déclinaison régionale de la politique de santé
• Les systèmes d’information de santé, un des leviers majeurs des ARS
ARS URCAM
GRSP DRASS
DDASS ARH *
CRAM
Révision générale des politiques publiques
Création des Agences Régionales de Santé (2009) ARH (Agence régionale d’hospitalisation)
GRSP (Groupements régional de santé publique)
URCAM (Union régionale des caisses d’assurance maladie DRASS (Direction régionale des Affaires sanitaires et sociales)
+ DDASS (Dir Départementale des Affaire sanitaires et sociales, hors cohésion sociale)
CRAM (Caisse régionale d’assurance maladie)
Axe 4
• ARS
• la représentation des professionnels de santé libéraux
• la politique régionale de santé
• la déclinaison régionale de la politique de santé
• Les systèmes d’information de santé, un des leviers majeurs des ARS
Ministère(s) en charge de la santé
▼
Administrations centrales (DGS, DSS, DGCS, DGOS)
CNPARS (ministres, DSS, DGS, AM, CNSA…)
Offre de soins régionale
Médico- sociale
Établissements de santé (Hôpital et ambulatoire)
Publics Privés Privés lucratifnon
Professions de santé Collectivités
Prévention promotion de la
santé
Veille et sécurité sanitaire
CRSA
ARS
• Politique régionale de santé afin de répondre aux besoins de santé de la population
• Gestion efficiente du système de santé
• Délégation territoriales pour chaque département MISSIONS
Organiser la veille sanitaire, l’observation de la santé dans la région, le recueil et le traitement de tous les signalement d’événements sanitaires, ainsi que la surveillance et l’analyse des états de santé et des situations de handicaps et de perte d’autonomie, organiser la prévention et la promotion de la santé
Définir, financer et évaluer les actions visant à promouvoir la santé
Réguler, orienter et organiser l’offre de services en santé Garantir l’efficacité et l’efficience du système de santé
Quelle loi replace l’usager au centre ?
Loi de financement de la Sécurité sociale
Loi de 2002
Loi Huriet-Sérusclat
Loi HPST
Loi de 2016
Quel âge ont les ARS ?
5 ans
8 ans
10 ans
11 ans
15 ans
LOI DU 26 JANVIER 2016
LOI DU 26 JANVIER 2016
Modernisation du système de santé
o Santé publique France
Renforcement de la prévention
Réorganisation autour des soins de proximité à partir du médecin généraliste
Développement des droits des patients
LOI DU 26 JANVIER 2016
AXE 1- INNOVER POUR MIEUX PRÉVENIR
Mesure 1 Déployer un parcours éducatif de santé, de la maternelle au lycée
Mesure 2 Désigner un médecin traitant pour les enfants (jusqu’à 16 ans)
Mesure 3 Renforcer l’information nutritionnelle sur les emballages alimentaires
Mesure 4 Réduire les phénomènes d’alcoolisation massive chez les jeunes
Mesure 5 Lutter activement contre le tabagisme
Mesure 6 Améliorer le dépistage des infections sexuellement transmissibles
Mesure 7 Encourager la réduction des risques chez les usagers de drogues
LOI DU 26 JANVIER 2016
AXE 2- INNOVER POUR MIEUX SOIGNER EN PROXIMITÉ
Mesure 8 Développer une médecine de proximité autour du médecin traitant
Mesure 9 Mettre en place le tiers payant chez le médecin
Mesure 10 Créer un numéro d’appel national pour joindre un médecin de garde
Mesure 11 Élargir les compétences de certaines professions de santé
Mesure 12 Relancer le dossier médical partagé
Mesure 13 Renforcer le service public hospitalier
LOI DU 26 JANVIER 2016
AXE 3- INNOVER POUR RENFORCER LES DROITS ET LA SÉCURITÉ DES PATIENTS
Mesure 14 Créer un droit à l’oubli pour les anciens malades de pathologies graves
Mesure 15 Permettre l’action de groupe (« class action ») en santé
Mesure 16 Améliorer l’accès à l’IVG sur l’ensemble du territoire
Mesure 17 Ouvrir l’accès aux données de santé
Mesure 18 Garantir plus de transparence sur les liens d’intérêts en santé
Mesure 19 Accroître la sécurité des médicaments et des dispositifs médicaux
LOI 26 JANVIER 2016
AXE 3- INNOVER POUR RENFORCER LES DROITS ET LA SÉCURITÉ DES PATIENTS
Principe de non discrimination des homosexuels pour le don du sang
Représentation des usagers obligatoire dans les instances de gouvernancedes agences sanitaires nationales ;
Renforcerle dialogue social dans les établissements de santé ;
Renforcer la participation des usagers aux décisions prises dans les établissements de santé
Informer le patient sur les coûts de son hospitalisation
Permettre au concubin ou au partenaire pacsé d’accéder au dossier médical d’une personne décédée (jusqu’ici seul l’époux ou l’épouse bénéficiait de ce droit)
LA STRATÉGIE NATIONALE DE SANTÉ 2018 - 2022
1erAXE : METTRE EN PLACE UNE POLITIQUE DE PROMOTION DE LA SANTÉ, INCLUANT LA PRÉVENTION, DANS TOUS LES MILIEUX ET TOUT AU LONG DE LA VIE
o Santé-environnement
o Renforcer la protection vaccinale
Promouvoir les comportements favorables à la santé
• Promouvoir une alimentation saine et une activité physique
régulière
• Prévenir l’entrée dans les pratiques addictives
• Prévenir les risques liés à la conduite dangereuse
• Santé sexuelle
• Perte d’autonomie des personnes âgées
Promouvoir des conditions de vie et de travail favorables à la santé
• Risques associés à l’environnement
• Renforcer la protection vaccinale
• Préserver l’efficacité des antibiotiques
• Repérer, dépister et prendre en charge les pathologies chroniques
LA STRATÉGIE NATIONALE DE SANTÉ 2018 - 2022
2èmeAXE : LUTTER CONTRE LES INÉGALITÉS SOCIALES ET
TERRITORIALES D’ACCÈS A LA SANTE
o Lever les obstacles sociaux et économiques
Lever les obstacles sociaux et économiques
• Renforcer l’accès aux droits sociaux
• Limiter les dépenses restant à la charge des assurés
• Accompagner le recours aux services de santé des personnes vulnérables
• Prévenir la désinsertion professionnelle et sociale
Garantir l’accès aux soins sur l’ensemble du territoire
• Renforcer la présence médicale en fonction des besoins des
territoires
• Généraliser l’usage du numérique
• Faire confiance aux acteurs de terrain
LA STRATÉGIE NATIONALE DE SANTÉ 2018 - 2022
3ème AXE : GARANTIR LA QUALITÉ, LA SÉCURITÉ ET LA PERTINENCE DES PRISES EN CHARGE A CHAQUE ÉTAPE DU PARCOURS DE SANTE
o Structuration des soins primaires : CPTS o Prendre soin de ceux qui soignent
Transformer l’offre de santé des territoires
• Structurer les soins primaires pour assurer la qualité et la
continuité des parcours
• Structurer l’offre en établissements
• Améliorer l’accès aux soins des personnes handicapées et
âgées
• Améliorer la transversalité des parcours en santé mentale
• Assurer la continuité des parcours de santé
Développer une culture da la qualité et de la pertinence
• Améliorer la qualité et la sécurité des soins en associant les
usagers
• Améliorer la pertinence des prescriptions, des examens et
des hospitalisations
• Adapter le système de santé aux risques émergents
• Promouvoir le bon usage du médicament et développer les
Génériques
Prendre soin de ceux qui soignent
• Adapter la formation initiale et faire progresser les compétences
• Améliorer la qualité de vie au travail des professionnels de
santé
Communautés professionnelles Territoriales de Santé (CPTS)
Assistant médical
Infirmiers en pratique avancée
Réforme des études en santé
LA STRATÉGIE NATIONALE DE SANTÉ 2018 - 2022
Prévue par la loi de modernisation de notre système de santé, la pratique avancée pour la profession infirmière est reconnue depuis cet été en France avec la
publication de ses textes fondateurs au Journal Officiel.
La France rejoint ainsi plusieurs autres pays qui ont déjà développé l’exercice infirmier en pratique avancée. Les infirmiers en pratique avancée disposeront de
compétences élargies, à l’interface de l’exercice infirmier et de l’exercice médical. Ils pourront suivre (avec leur accord) des patients confiés par un médecin de l’équipe de soins au sein de laquelle ils exerceront, sur la base d’un protocole d’organisation établi pour préciser les modalités de leur travail en commun.
LA STRATÉGIE NATIONALE DE SANTÉ 2018 - 2022
4èmeAXE : INNOVER POUR
TRANSFORMER NOTRE SYSTÈME DE SANTE EN RÉAFFIRMANT LA PLACE DES USAGERS
o Usagers comme acteurs de leur parcours
Soutenir la recherche et l’innovation
• Développer la production, la diffusion et l’utilisation des connaissances
• Soutenir les innovations médicales et technologiques
• Faciliter l’émergence et la diffusion des organisations innovantes (projets pilotes)
• Accélérer l’innovation numérique
• Garantir l’accès aux traitements innovants
Réaffirmer la place des usagers dans le système de
santé
• Réaffirmer le rôle des usagers comme acteurs de leur parcours
Agir au niveau européen et sur la scène internationale
LA STRATÉGIE NATIONALE DE SANTÉ 2018 - 2022
VOLETS SPÉCIFIQUES
Priorités spécifiques chez l’enfant, l’adolescent et le jeune
Dispositions spécifiques à la Corse
Dispositions spécifiques à l’Outre Mer
Attention particulière à la santé des mères et des enfants, la réduction des maladies chroniques, l’amélioration de l’accès aux produits de santé, prise en compte des évènements climatiques
La prévention contre les inégalités de santé
25 mesures phares
o Prévenir les risques auditifs chez les jeunes
Lancement d’une campagne nationale de sensibilisation et repérage des troubles auditifs chez les jeunes de 15 à 16 ans.
o Rembourser directement les aides à l’arrêt du tabac Cette mesure remplace le forfait d’aide au sevrage de 150 € par an actuellement en place. Cela permet de lever les freins liés à l’avance de frais systématique et d’avoir le même tarif pour un produit sur tout le territoire.
PLAN PRIORITÉ PRÉVENTION
La France compte actuellement 13 millions de fumeurs. Le tabac tue en France 73 000
personnes chaque année. Le cancer du poumon est en train de devenir la première cause de
mortalité par cancer chez les femmes (10 000 décès en 2017).
NOUVEAUTÉS
La promotion de la santé au premier plan
La consultation
o Stratégie et Plan de prévention en consultation
o Avis de la Conférence nationale de santé o Avis du HCSP
o PNSE4 en consultation
On va depuis les années 2000 de plus en plus vers l’organisation d’un système de santé, se souciant de santé publique, et on complète le système de soin – curatif – pour aller vers un système plus préventif, tendant vers l’idéal de la promotion de la santé.
DÉMOCRATIE SANITAIRE
~ Démocratie participative de la santé
Associer les usagers et les autres acteurs du système de santé (professionnels, décideurs) à l’élaboration, la mise en œuvre et l’évaluation des politiques de santé
Pair-aidants
Patients-experts (ETP) 12’
En France, dans le domaine de la santé, il existe une progression vers plus de démocratie en santé et plus de promotion de la santé dans l’ensemble des politiques de santé qui sont déployées depuis le début du 21ème siècle.
Le mouvement d’empowerment communautaire réalisé par les populations atteintes par l’épidémie de VIH/Sida est considéré comme le « facteur déclenchant de la rupture avec l’ordre ancien » (26), la médecine paternaliste. En effet, face à l’incapacité de la médecine à fournir des réponses, les populations atteintes se mobilisent, s’organisent en associations (Aides et Act-Up Paris) et investissement le champ de la prévention, de l’accompagnement et de l’information des malades, jusqu’à devenir des experts.
La tenue des premiers États généraux de la santé en 1998 puis 1999 (27) est aux origines de la reconnaissance des droits des
l’intégration des droits des patients au Code de la Santé publique et la reconnaissance de la « démocratie sanitaire » par la loi du 4 mars 2002 (28),
LOI DU 4 MARS 2002
Relative au droits des malades
Qualité du système de soin (de santé)
o Replacer l’usager au cœur du système de soin
Création de l’Institut national de la prévention et de l’éducation à la santé (Inpes) (« devenu » Santé Publique France depuis 2016)
•invoque le « droit fondamental à la protection de la santé » ;
•exige le respect de la dignité de la personne malade ;
•refuse toute discrimination dans les soins donnés ;
•garantit le respect du droit à la vie privée et au secret médical et précise leur étendue et limites;
•Doit à la dignité : soins palliatifs, en déclarant que « Les professionnels de santé mettent en œuvre tous les moyens à leur disposition pour assurer à chacun une vie digne jusqu'à la mort.
•Oblige les « politiques d'évaluation » de
l'activité des établissements sanitaires à prendre
Cf Cardin H. La loi du 4 mars 2002 dite “loi Kouchner”. Les Tribunes de la sante. 25 avr 2014;n° 42(1):27-33.
•Cette loi a été pensée et construite pendant presque vingt ans grâce à tous ceux qui ont lutté contre le sida. En particulier pendant la période, jusqu’en 1996, où la médecine n’avait aucun traitement à proposer aux malades. Les associations ont alors pallié cette absence afin d’améliorer les droits de ces nouveaux
patients, des droits individuels et collectifs.
•États généraux de la santé : états généraux qui se sont tenus dans toute la France de
septembre 1998 à juin 1999 dans quatre-vingt villes. Jamais, pour la rédaction d’une loi, on n’avait ainsi demandé leurs avis aux citoyens.
Mille réunions ont rassemblé deux cent mille personnes?
•Didier Tabuteau (dir cab Bernard Kouchner, ministre de la santé)
« Elle n’a pas été promulguée en réaction à un ou plusieurs problèmes ou situations
conflictuelles, au contraire elle a mûri pendant dix ans, absorbant les changements de la
société dans laquelle le mouvement associatif
a été majeur. Elle a été rédigée en concertation avec une centaine d’interlocuteurs : ordres
professionnels, associations de patients, collectif interassociatif, fédérations
hospitalières, syndicats. En résulte une vision moderne du système de santé qui comporte tous les volets de la prévention aux soins, une expérimentation de démocratie sanitaire en
termes de construction.» Et pour l’histoire : «La loi a été adoptée de façon consensuelle par le Parlement deux mois avant une élection
présidentielle qui mobilisait les politiques et pouvait donner lieu à toutes les polémiques.»
CONFÉRENCE RÉGIONALE DE LA SANTÉ ET DE L’AUTONOMIE (CRSA)
Consultée :
o Politique régionale de santé (proposition au DG) o Évaluation application et respect des droits des
usagers
o Débat public sur les questions de santé de son choix
CRSA BFC
(RA 2018)
Tous les acteurs de la santé, de la santé publique sont réunis autour de la table.
CRSA BFC >>> UN SITE INTERNET DÉDIÉ
https://ma-sante-en-bourgogne-franche- comte.org/
FRANCEASSOS SANTÉ
Anciennement CISS
Porteur de la parole des usagers
Actu :https://www.france-assos-sante.org/communique_presse/france- assos-sante-souhaite-donner-un-nouvel-elan-a-la-democratie-en-sante/
« La participation ne se déclare pas, elle se travaille,
elle s’entretient, et se fait vivre. »
« la CRSA est un organisme consultatif qui
concourt par ses avis à la politique régionale de la santé. Et c’est là que le bât blesse, si l’on en croit Bruno Spire, le président de l’association Aides. Les représentants des patients assistent et participent aux réunions mais ils ont
l’impression de perdre leur temps car ils
constatent que c’est rarement là que sont prises les décisions. Ils insistent sur la sensibilisation à la prévention, à la promotion de la santé, etc., le plus souvent en pure perte. Las, ils constatent que leurs recommandations ne sont jamais des priorités et qu’ils ne sont pas associés aux
décisions. »
LES DIFFÉRENTS ACTEURS
LES DIFFÉRENTS ACTEURS
L’ETAT LE HCSP AGENCES ARS
OFFRE DE SOINS
Ministère(s) en charge de la santé
▼
Administrations centrales (DGS, DSS, DGCS, DGOS)
CNPARS (ministres, DSS, DGS, AM, CNSA…)
Offre de soins régionale
Médico- sociale
Établissements de santé (Hôpital et ambulatoire)
Publics Privés Privés lucratifnon
Professions de santé Collectivités
Prévention promotion de la
santé
Veille et sécurité sanitaire
CRSA
Rappel : loi de 2009, création des ARS
GESTION NATIONALE DE L’ OFFRE DE SOINS
Ministère en charge de la santé
▼
Administrations centrales
DGS DGCS DSS DGOS
CNPARS (ministres, DSS, DGS, AM, CNSA…)
CRSA
Au national, 4 grandes directions à la manoeuvre
GESTION NATIONALE
MINISTÈRE >>> ADMINISTRATIONS CENTRALES
● DGS : Direction Générale de la Santé
– Analyse des besoins de la population
– Préparation et mise en œuvre de la politique de SP
● DGCS: Direction Générale de la Cohésion Sociale
– Conception, pilotage et évaluation des politiques publiques de solidarité, de développement social et de promotion de l'égalité
– Favoriser la cohésion sociale et le soutien à l'autonomie
DGS
4 grands objectifs :
Préserver et améliorer l’état de santé des citoyens
Protéger la population des menaces sanitaires (sécurité)
Garantir la qualité des soins (qualité) Mobiliser et coordonner (gestion)
GESTION NATIONALE
MINISTÈRE >>> ADMINISTRATIONS CENTRALES
● DSS : Direction de la Sécurité Sociale
– Assure la tutelle des organisme de sécurité sociale
– Surveillance des organismes de protection complémentaire
– OBJECTIF = assurer la pérennité du système de protection sociale
● DGOS: Direction Générale de l‘Offre de Soins
– Organisation matérielle et humaine: hospit/ambu, public/privé
– Équilibre financier : adéquation prestations SS besoins
LES DIFFÉRENTS ACTEURS
L’ETAT LE HCSP AGENCES ARS
OFFRE DE SOINS
HCSP
Haut conseil pour la
santé publique Loi du 9 août 2004
Expertise et conseil Définition et évaluation des objectifs de santé publique
Auto-saisine CCNE
CCNE : Comité consultatif national d’éthique Également consulté, saisi par le gouvernement, sur des questions éthiques.
LES DIFFÉRENTS ACTEURS
L’ETAT LE HCSP AGENCES ARS
OFFRE DE SOINS
● Santé Publique France (2016)
– Veille sanitaire [InVS (1erjuillet 1998)]
– Réserve sanitaire [EPRUS (2007)]
– Promotion de la santé et prévention [INPES (4 mars 2002)]
● EFS (2000)
● IRSN (9 mai 2001)
● HAS (loi 13 août 2004)
● INCa (Loi SP 9 août 2004)
● Agence de biomédecine (loi bioéthique 2004)
● ANSES (2010)
● ANSM (29 décembre 2011)
Agences nationales
●Agence de biomédecine (loi bioéthique 2004)
●ANSM (29 décembre 2011)
●ANSES (2010)
●EFS (2000)
●HAS (loi 13 août 2004)
●INCa (Loi SP 4 août 2004)
●InVS (1erjuillet 1998)
●INPES (4 mars 2002)
- loi du 4 mars 2002 (droits des malades, qualité système de santé)
- loi 9 août 2004 (+ participation gestion des situations urgentes/exceptionnelles)
= établissement public administratif
Budget 2013 95 M€ (État et Assurance Maladie)
●IRSN (9 mai 2001) :
- février 1998, gouvernement Jospin, l'opinion publique n'a pas oublié Tchernobyl
- loi 9 mars 2001 (statut d'Etablissement Public à caractère Industriel et Commercial), décret application février 2002
- Juin 2006 : Autorité de Sureté Nucléaire (ASN) + Haut Comité pour la transparence et l'information en matière de sûreté nucléaire
EPRUS : Établissement de Préparation et de
Réponse aux Urgences Sanitaires (EPRUS) est une agence sanitaire créée pour aider les
représentants de l’Etat et les acteurs sanitaires à répondre aux situations sanitaires
exceptionnelles en France et à l’étranger.
public administratif qui intervient à la demande de son ministère chargé de la Santé.
LES DIFFÉRENTS ACTEURS
L’ETAT LE HCSP AGENCES ARS
OFFRE DE SOINS
LA POLITIQUE DE SANTÉ RÉGIONALE
Ministère(s) en charge de la santé
▼
Administrations centrales (DGS, DSS, DGCS, DGOS)
CNPARS (ministres, DSS, DGS, AM, CNSA…)
Offre de soins régionale
Médico- sociale
Établissements de santé (Hôpital et ambulatoire)
Publics Privés Privés lucratifnon
Professions de santé Collectivités
Prévention promotion de la
santé
Veille et sécurité sanitaire
CRSA
ARS
• Politique régionale de santé afin de répondre aux besoins de santé de la population
• Gestion efficiente du système de santé
• Délégation territoriales pour chaque département MISSIONS
Organiser la veille sanitaire, l’observation de la santé dans la région, le recueil et le traitement de tous les signalement d’événements sanitaires, ainsi que la surveillance et l’analyse des états de santé et des situations de handicaps et de perte d’autonomie, organiser la prévention et la promotion de la santé
Définir, financer et évaluer les actions visant à promouvoir la santé
Réguler, orienter et organiser l’offre de services en santé Garantir l’efficacité et l’efficience du système de santé
GESTION RÉGIONALE
MINISTÈRE >>> ARS
● Agences Régionales de Santé
– Création : Loi Hôpital Patient Santé Territoire 2009
– Pilotage national (CNP)
● Projet régional de santé pluriannuel (5 ans)
● Schéma régional de prévention (SRP)
● Schéma régional d’organisation des soins (SROS)
● Schéma d’organisation médico-sociale (SROMS)
+ Gestion locale => intervention des collectivités
• Conseil Régional
• Conseil Départemental
• Municipalités : mission d’hygiène publique (fourrière…)
Stratégie de l’ARS
PRS Plan régional de santé constitué de:
1° SCHEMAS :
•Schéma régional de prévention SRP
•Schéma régional de l’offre de soins SROS
•Schéma régional de l’offre médico-social SROMS
GESTION RÉGIONALE
MINISTÈRE >>> ARS
● Programmes obligatoires
– Télémédecine
– Gestion du risque (PPRGDR),
– Accès à la prévention et aux soins des plus démunis (PRAPS),
– Accompagnement des handicaps et de la perte d'autonomie (PRIAC)
+ Gestion locale => intervention des collectivités
• Conseil Régional
• Conseil Départemental
• Municipalités : mission d’hygiène publique (fourrière…)
2° PROGRAMMES:
•Programme régional d’accès à la prévention et aux soins PRAPS
•Programme régional de gestion du risque PRGDR
•Programme inter départemental d’accompagnement des handicaps et de la perte d’autonomie PRIAC
•Programme de télémédecine 3° CONTRATS LOCAUX DE SANTE
http://www.sante.gouv.fr/IMG/pdf/pacte_territoire_sante_- _plaquette_-_contrats_locaux_sante.pdf
GESTION RÉGIONALE
MINISTÈRE >>> ARS
● Contrats locaux de santé (CLS)
– Porté par l’ARS et les collectivités locales
– Penser pour être au plus proche des besoins des territoires
+ Gestion locale => intervention des collectivités
• Conseil Régional
• Conseil Départemental
• Municipalités : mission d’hygiène publique (fourrière…)
Stratégie de l’ARS
PRS Plan régional de santé constitué de:
1° SCHEMAS :
•Schéma régional de prévention SRP
•Schéma régional de l’offre de soins SROS
•Schéma régional de l’offre médico-social SROMS 2° PROGRAMMES:
•Programme régional d’accès à la prévention et aux soins PRAPS
•Programme régional de gestion du risque PRGDR
•Programme inter départemental d’accompagnement des handicaps et de la perte d’autonomie PRIAC
•Programme de télémédecine 3° CONTRATS LOCAUX DE SANTE
http://www.sante.gouv.fr/IMG/pdf/pacte_territoire_sante_- _plaquette_-_contrats_locaux_sante.pdf
PROJET RÉGIONAL DE SANTÉ
2018-2028
COS – 10 ans
SRS et PRAPS – 5 ans
Un outil : le parcours de santé
12 parcours de santé prioritaires 1. Parcours cancer
2. Parcours PA
3. Parcours santé mentale et psychiatrie 4. Parcours précarité et vulnérabilité 5. Parcours nutrition santé
6. Parcours diabète
7. Parcours maladies cardio-vasculaires 8. Parcours neurologie
9. Parcours addiction
10.Parcours maternité-parentalité
11.Parcours petite enfance et enfance
12.Parcours adolescents et jeunes adultes
LE
PARCOURS DE SANTÉ
LE PARCOURS DE SANTÉ
S’articule autour de la prévention, des soins, du médico-social et du social
o Coordination renforcée entre les différents intervenants de la santé
Identifier un outil central de la politique régionale de santé ?
o Le parcours de santé
LES DIFFÉRENTS ACTEURS
L’ETAT LE HCSP AGENCES ARS
OFFRE DE SOINS
OFFRE DE SOINS
Établissements de santé
Établissements médico-sociaux
Ambulatoire (HAD)
Maisons de santé
Professionnels
SYSTÈME DE SANTÉ
SYSTÈME DE SANTÉ
MERCI DE VOTRE ATTENTION