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Sur le vif St-Nicolas,
et moi, et moi, et moi!
Figés sur pellicule, quelques regards qui cotoyaient un saint Nicolas d'autrefois!
Texte: NMF Photos: NMF/AF
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(Alexandra Martins) ou par écrit à Fribourg Illustré CP 331,1701 Fribourg
y
Noël
(Jens qui rient,
gens qui pCeurent...
Partout dans Ce monde, il y a N oël qui p teure, celui des gens tristes, maftufes, seuls. Its sont à t'ombre de. (a vie, à t'ombre des en¬
vies. Pour eux ta tumière des fêtes teur rappelle que trop bien qu'ils ne sont pas du bon côté. Mais pour nombre d'entre eux cette magie de.
NoëT réchauffe teur coeur et un sou¬
rire,, une poignée de main ou une simple soupe partagée tes transpor¬
tent de joie. Leurs cadeaux ne sont pas des objets, mais des services rendus, lin petit rien et teur regard soudain s'illumine.
Partout dans Ce monde, il y a Noël qui rit, celui des gens heureux, bien portant, entourés. Its sont au soteil de ta vie, au sofeiT de teurs envies. Mais pour nombre d'entre eu*, ta Cumiere des fêtes sembte presque tes btaser. Its font des orgies de consommation et se ptaignent: Ah, ces fêtes, quel stress, je n'en peux ptus... Et puis it va
falloir inviter Tante Z qu'on ne supporte pas et tes enfants ont déjà tout, on ne sait pCus quoi teur ache¬
ter... et j'en passe.
Et torsque tes regards gais croisent tes regards tristes, tout un monde tes sépare. Les paupières des gens heureux se 6aissent pour que tes gens tristes restent bien cachés dans teur nuit, pour que teur misère n'ombrage pas trop teur tuminosité bien souvent narcissique, pour que teur conscience ne soit pas trop ébranlée.
Le monde économique, société de consommation, n'a que faire de Noël quipCeure. Le 6as peupte et tes pauvres, tes isoles et tes malades dé¬
rangent à défaut de consommer. Le social ou simplement t'aide du pro¬
chain n'a pas sa ptace dans notre société ou t'adage serait ptutot:
stresses-toi, paies, consommes et tais-toi! Et tes actionnaires du frnut de teur siège de cuir ne se préoccu¬
pent pas de savoir si Monsieur X ou Mademoiselle Y aura de quoi man¬
ger à Noëf. Pendant que teur famille tes attend pour fêter Nöef, its comp¬
tent une dernière fois teur tiroir- caisse: «bien, mes actions ont dou- bté en quinze jours», tancent-ils à teurs secrétaires qui ferment tes en¬
veloppes contenant tes fettres de congé de centaines d'emptoyés. Les licenciements ont une incidence favorabte sur tes valeurs Boursières sembtent-ils avouer du bout de teurs tèvres. Une fois encore cette année, à défaut de dinde de Noël, 6eaueoup seront tes dindons de ta force'.
Mais partout dans Ce monde,
pourtant c'est N oël. Et si peut-être pour un soir te bien t'emportait sur te mal? C'est en tout cas ce que je souhaite à tous. Pensez donc ce soir-tà à faire un peu ptus de bien que d'habitude et puis sincèrement
«Joyeux Noël» !
Nadia Maillard Fioravera
3
c3ommaire 22 décembre 2000 - N° 24
Couverture:
L'Enfant-Jésus en cire, œuvre expo¬
sée au Musée Singinois de Tavel.
PHOTO P. BOSSHARD
Croque-musique
5 Joseph Bovet, à la mémoire d'un chef 6 Riaz: solistes en concours
7 Fête cantonale des jeunes musiciens 7 Patrice et Rachel
De saison
16-21 Noël et ses vœux 22-23 Marna Léone 24-25 Conte en patois 26-27 Terre Sainte
Arts et littérature 8 Le district du Lac
8 Maurice Métrai: la mort donnée 30 Les arts dans le canton
31 Les couleurs d'Alvaro Roldan
Les sports
13 Corrida bulloise 14-15 L'art du Vô-Viêtnam
36 Le visage des dragons
Fondé en 1945 Rte de la Glane 31 - 1701 Fribourg Revue bimensuelle d'information et d'actualité paraissant le premier et le troisième vendredi de chaque mois.
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l'autorisation de la rédaction. Celle-
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Albert Jaquet /l échoit à Joseph Bovet d'échapper à la loi commune: de son vivant il fut aimé, défunt il est enco¬
re aimé. Pourtant, ce n'était pas un saint, il eu ses défauts comme tout le monde, moins que la plu¬
part mais beaucoup plus marqués: ses colères, ses rebuffades... Par contre il eut des vertus.
Bien que né à Sâles, le 7 octobre 1879, il fut long¬
temps désobligé par la re¬
nommée; les ouvrages spé¬
cialisés ne citent son nom qu 'à partir de 1934, et en¬
core parce que le journa¬
liste Pierre Verdon s'indi¬
gna de ce silence immérité.
Le 13 février 1951 cepen¬
dant, la cathédrale de Saint-Nicolas recevait la dépouille de l'abbé devenu chanoine honoraire, offi¬
cier d'Académie, chevalier de la Légion d'honneur, docteur honoris causa. Le canton de Fribourg prit le deuil, la patrie suisse s'émut; un grand confédé¬
ré avait passé.
Du succès, nul ne saurait dis¬
convenir. Quant à expliquer l'épanouissement biologique, le comportement de l'abbé
promu chanoine en 1930 et que la foule adorante conti¬
nuera d'appeler «l'abbé» jus¬
qu'au terme, l'on reste pris de court. L'on est contraint de re¬
courir à l'image, à la parabole pour approcher d'un mystère d'autant plus subtil que la
main tendue, le large sourire du maître semblait écarter tout problème.
La piété, la musique, une éner¬
gie titanesque, il les reçut au berceau; une maison terrestre et céleste l'abrita, dont sa mè¬
re tenait ouverte la porte com¬
municante. Pourtant, s'il avait vu le jour en quelque ville, sa vocation aurait eu, sans con¬
teste, de très différentes mani¬
festations. Il était campagnard et personne n'eut jamais de patrie plus concrète, plus déli¬
mitée. Elle se trouvait en Gruyère, au beau milieu des bois, des champs, des pâtu¬
rages. Les villageois étaient sa propre substance. Il n'ignorait rien de leurs peines et ne dou¬
tait pas de l'humble vertu ou mieux, de la vertu des humbles parce qu'ils étaient
Le groupe sculptural de Bulle.
Croque-musique des humbles précisément. Né parmi de braves gens qu'il avait vu besogner et patienter, il savait que la musique dé¬
livre du poids des tourments.
Elle est prière, consolation, hymne de grâces: elle est aussi la fantaisie et le rajeunisse¬
ment. Il s'en servira.
Mais, le maestro ne se confi¬
nait pas uniquement à son lu¬
trin, il causait «in patè» com¬
me en français, et c'était plus souvent de passion que d'har¬
monie! Il s'adressait à la fa¬
mille, «sa» famille, prenait part à ses angoisses. Du bétail, des foins, il s'entretenait avec respect, avec compétence mê¬
me. Il se souvenait du jour où la «Norette» qui avait nourri de son lait toute la maisonnée fut vendue au boucher parce qu'elle vieillissait. «La mère se mouchait, la marmaille piaillait, les hommes bais¬
saient la tête» disait-il. Ce dra¬
me campagnard et quotidien le bouleversait encore, et son ré¬
cit nous lia à lui mieux que le chagrin de Madeleine. Nul be¬
soin de l'audition «absolue»
pour comprendre, et nul moyen de contredire: il ne possédait qu'une soutane dans laquelle il fut enseveli.
Aujourd'hui, des rues, des places portent son nom; des monuments se dressent no¬
tamment au cœur de la Gruyè¬
re, le groupe sculptural que l'abbé, en sa soutane de bron¬
ze, entraîne d'un élan passion¬
né. A son côté, l'adolescente en costume, ayant moissonné au creux du tablier les fleurs de la vie; de l'autre, le jeune mulet que maîtrise un «boué- bo» hardi. Monument qui est rythme, harmonie, élan. Puisse la statue symbolique annoncer aux Fribourgeois à naître qu'un père inspiré a vécu pour son peuple, aimé son peuple, enrichi son peuple par la cohé¬
sion que procurent la foi, le ta¬
lent, le service et la volonté.
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Croque-musique
Riaz
Solistes et tambours en concours
• ••••• Paul W. Tekadiozaya
Le Concours cantonal fribourgeois de so¬
listes a vécu dernièrement une merveilleuse édition.
Placé sous le patronage de la Société cantonale des musiques fribourgeoises (SCMF), il a été organisé par la Société de musique
«L'Echo des Monts» de Riaz.
Faisant salle comble, la Halle polyvalente de Riaz a accueilli dernièrement une cohorte de musiciennes et musiciens jou¬
ant d'un cuivre ou d'un bois ac¬
compagnés de pianistes, percus¬
sionnistes et tambours. Le pu¬
blic a pu ainsi apprécier et dé¬
couvrir une diversité d'instru¬
ments durant tout un week-end.
Une première pour cette édi¬
tion: dès cette année, le concours est désormais ouvert aux concurrents jouant les tam¬
bours. Objectif: permettre à tous les tambours du canton de se mesurer les uns les autres dans
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