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TO-BENER (STATUE CAIRE JE 85743) [PLANCHES
XIII-XIV]
Ivan Guermeur
To cite this version:
(STATUE CAIRE JE 85743)
1[P
LANCHESXIII-XIV]
PAR
IVAN GUERMEUR
6, rue Crespin du Gast
F-75011 PARIS
La publication de la statue Caire JE 85743, découverte à Matboùl en 1941, est l’occasion
d’évoquer un toponyme mal connu T-bnr(w)
2, «le pays du palmier dattier» ou «le pays de
la douceur»
3. Matboùl
4se situe à quelques kilomètres à l’est de Sakha (Xoïs), dans le
dis-trict de Kafr el-Cheikh.
Le site n’a pas été fouillé, seuls deux groupes monumentaux au nom de Mérenptah,
avaient été repérés sur les lieux par Gauthier
5. Ces groupes ont toutes les chances de
pro-venir d’un temple qui s’élevait à cet endroit. Car, en dehors de toutes voies de
communi-cations ou à proximité d’une branche du Nil, il paraît peu probable qu’ils aient été
aban-donnés là par hasard; peut-être provenaient-ils du temple d’Amon-Rê, dieu tutélaire de
T-bnr
6.
Le toponyme T-bnr est connu depuis l’époque ramesside et il est attesté jusqu’à
l’époque gréco-romaine
7par les documents suivants:
1 Je remercie le professeur J. Yoyotte qui m’a signalé ce monument, m’a offert sa propre copie du texte et a relu cet
article en me faisant profiter de sa connaissance intime de plusieurs problèmes soulevés ici. Je remercie aussi Mme Chris-tiane Zivie-Coche, MM. Philippe Collombert, Didier Devauchelle, Olivier Perdu et Mme Dominique Pourille qui m’ont fait part de plusieurs suggestions. J’ai pu revoir l’objet dans les réserves du Musée du Caire et remercie en la personne du Dr. Mohammed Saleh, son directeur général, les autorités de ce musée pour leur collaboration et leur libéralité.
2 Gauthier, DG VI, 13-14; Montet, Géographie I, p. 189.
3 Comparer avec la mention que l’on trouve en Esna 206,2 (= Esna V, p. 256, n. [h]). Voir également N. Baum, Arbres
et arbustes de l’Égypte ancienne (OLA 31), 1988, p. 104.
4 PM IV, p. 45. Mentionné à deux reprises chez le prince Omar Toussoun, La géographie de l’Égypte à l’époque arabe
I, 1926, p. 259 et 375; cf. O. V. Volkoff, Index de l’ouvrage du prince Omar Toussoun La géographie de l’Égypte à l’époque arabe (Supplément aux Annales islamologiques XXVI), 1992, p. 50 et 77. Le nom du village vient de celui d’un saint connu dans la région: Sidi Matboùl
5 ASAE 23 (1923), p. 165-169, K.RI, IV, p. 50-51, jadis copiés par Kamal et revus par H. Sourouzian, Les Monuments
du roi Merenptah (SDAIK 22), 1989, p. 75-77 et pl.14.
6 On remarquera à ce propos que c’est Rê qui consacre les formules en l’honneur de Merenptah sur le premier groupe,
peut-être était-ce Amon qui était représenté sur l’autre groupe; cf. H. Sourouzian, loc. cit.
7 Cette documentation sera présentée, traduite et commentée dans notre thèse portant sur les cultes d’Amon hors de
A — Deux mentions dans le pCaire CG 58089, aux l. 8 et 14:
.
(XVIII
edynastie)
8.
– Gauthier, DG VI, p. 13.
Ce papyrus inédit est mentionné à plusieurs reprises par Gauthier, DG, sous la
men-tion «pap. de Saqqarah au Musée du Caire». Une photographie du papyrus devait être
publiée dans le deuxième fascicule des planches du CGC Papyrus hiératiques de Wl.
Golénischeff, pl. LXXVI. Ce fascicule n’a pas été édité, bien que les tirages
photogra-phiques aient été imprimés — des copies sont en circulation. Une transcription du texte
est conservée dans les archives de J. Cerny [Griffith Institute mss. 145.40]. Ce document
peut être rattaché au dossier du porte étendard Maiseti (pCaire CG 58053-58055)
9.
B — Une stèle d’Horbeït au nom du chef sculpteur d’Amon-Rê
, Bk-n-I}mn
(Hildesheim 399, XIX
edynastie).
– L. Habachi, ASAE 52 (1954), p. 537, pl. 35a.
– K.RI III, p. 445, n
oXXII.
C — Une statuette d’ ¨nÌ-†kr fils de Pp (Caire JE 47110)
10,
ímÌw auprès d’Amon-Rê,
Mout, Khonsou et Osiris seigneurs de
(XXVI
edynastie).
– G. Daressy, ASAE 21 (1921), p. 143-144.
– H.-G. Fischer, ZÄS 100 (1973), p. 27 n. 56.
D — Une statue d’¨nÌ-Însw, fils de ™j-n-pr-Mwt, musicien de Sokar, chef des chanteurs
de Mout, dont la formule d’offrande implique Amon-Rê, Mout et Khonsou, les dieux de
(Musée Rodin Co 983 [ anciennement Louvre E 15545], XXVI
edynastie)
11.
– ESLP, p. 48-49.
– Catalogue Rodin Collectionneur, Musée Rodin, Paris, 1967, n
o3.
– H. De Meulenaere et J. Yoyotte, BIFAO 83 (1983), p. 109, n
o5.
E — Une statue d’Osiris dédicacée par ™j-n-pr-Mwt, chef des chanteurs d’Amon-Rê
seigneur de
, fils du propriétaire de Rodin Co 983 ¨nÌ-Însw (Baltimore WAG
8 Pour le problème de la datation du dossier de Maiseti, couramment considéré comme remontant au début de la XIXe,
mais vraisemblablement plus ancien, cf. D. P. Silverman, Lingua Ægyptia 1 (1991), p. 305 et n. 27; J.-M. Kruchten, Lin-gua Ægyptia 6 (1999), p. 39 et n. 162.
9 K.RI I, p. 322-325, no130, K.RITA I, p. 261-263, no130, K. RITANC I, p. 215-217, no130; Sh. Allam, ASAE 71
(1987), p. 5-25; E.F. Wente, Letters from Ancient Egypt, 1990, p. 114-115, no133. 10 J’ai pu revoir cet objet au Musée du Caire.
11 Je remercie les autorités du Musée Rodin qui m’ont permis d’accéder à ce monument et m’en ont fourni des
n
o382, XXVI
edynastie).
– G. Steindorff, Catalogue of the Egyptian Sculpture in the Walters Art Gallery,
1946, p. 105-106, pls. LXVIII et CXVIII.
– ESLP, n
o41, p. 48-49, pl. 38, figs. 89-91.
– H. De Meulenaere et J. Yoyotte, loc. cit.
F — Le Grand Hymne à Amon d’Hibis où il est écrit:
(XXVII
edynastie).
– N. de Garis Davies, The Temple of Hibis in el-Khargeh Oasis, III, The Decoration
(PMMA 17), 1953, pl. 33, col. 30.
– J. Assmann, Ægyptische Hymnen und Gebete, 2
deéd., 1999, n
o130, p. 315.
– A. Barucq et Fr. Daumas, Hymnes et prières de l’Égypte ancienne (LAPO 10),
1980, p. 338.
– E. Cruz-Uribe, Hibis Temple Project I, 1988, p. 137.
G — La statue Caire JE 85743 que nous publions ici.
H — Les statues de Panémérit de Tanis, qui occupa entre autres charges celle de
pro-phète d’Amon-Rê seigneur de
(Louvre E. 15683, E. 15685 et Caire JE 67094.
Règne de Ptolémée XII Néos Dionysos).
– P. Montet, Kêmi 8 (1946), p. 29-126.
– C. Zivie-Coche, BSFFT 10 (1996), p. 113-131.
–
Ead., Ann.EPHE Section des Sciences Religieuses 105 (1996-1997), 1997, p. 189-193.
– Ead., «Les statues de Panémerit, prince de Tanis», Tanis Travaux Récents 2, à paraître.
I — La statue Sân 91-200 d’un personnage de Tanis, mentionnant Panémérit (règne de
Ptolémée XII Néos Dionysos).
– C. Zivie-Coche, in Ph. Brissaud et C. Zivie-Coche (éds), Tanis. Travaux récents
sur le tell Sân el-Hagar, 1998, p. 533-564.
La statue Caire JE 85743 est le seul document nous permettant d’assurer que le toponyme
T-bnr correspond bien à l’actuel village de Matboùl
12ou du Kafr du même nom situé à peu
de distance. Le grand hymne à Amon d’Hibis (doc. F) nous permettait déjà de le circonscrire à
la région de Sakha; en effet, il y est cité après Îwt-nht
13, et avant Xoïs. Ce toponyme
men-tionné dans le pCaire CG 58089 (doc. A) dans un contexte géographique le rapprochant de
Xoïs: une partie de la correspondance de Maiseti (cf. supra n. 8) a pour objet des problèmes
12 Cf. J. Yoyotte, in ESLP, p. 48.
13 Gauthier, DG IV, pp. 84-85; Montet, Géographie I, p. 71, J. Yoyotte, Ann. EPHE Section des Sciences religieuses 97
administratifs entre les chefs de garnisons et le personnel du temple d’Amon de Sema-Behedet.
Puisque sur le pCaire CG 58089 on trouve la mention de Xoïs
14, la zone géographique couverte
dans le dossier de Maiseti est donc comprise entre Tell el-Balamun au nord et Sakha à l’ouest,
ce qui abonde dans le sens d’une identification de To-bener avec Matbùl.
Il n’y a pas lieu de vouloir distinguer le To-Bener mentionné chez Panémérit (docs. H et
I) de celui connu par les autres sources
15. À ce propos, on remarquera que chez Panémérit,
le titre de «prophète d’Amon-Rê seigneur de T-bnr» est séparé des autres titres religieux
par la mention d’une charge militaire. Ce fait est contraire à la tradition qui veut que l’on
regroupe, d’une part les charges civiles ou militaires, de l’autre les charges religieuses.
Peut-être est-ce là l’indice d’une charge plus anciennement acquise ou héréditaire?
La statue d’Aristonikos.
La statue Caire JE 85743 sculptée dans le grauwacke est acéphale, elle est brisée à hauteur
des genoux et les bras manquent, elle mesure actuellement environ 93 cm de haut. Le
person-nage, jambe gauche en avant, porte un costume tripartite que l’on qualifie traditionnellement
de grec ou de perse, composé d’une chemise à manches courtes et à col rond, d’une jupe et
d’un châle se terminant par des franges. Cette écharpe à plis passe au-dessus de l’épaule
gauche et revient sur le torse; elle devait être maintenue par la main gauche dont on peut
encore apercevoir la trace
16. Les dimensions de la partie conservée permettent d’envisager un
monument relativement important, comparable à ceux de Panémérit et de Mérih de Tanis.
Sur le pilier dorsal, se développe un texte en trois colonnes surmonté d’une scène
représen-tant les divinités adorées par Aristonikos: Amon, Mout et Khonsou. Le texte est écrit de gauche
à droite ce qui est inhabituel
17. Le texte a eu à souffrir de son séjour prolongé dans un terrain
humide riche en sel; des efflorescences blanchâtres rendent difficile la lecture des signes qui
14 P. Vernus, BIFAO 73 (1973), p. 30, n. d). 15 Contra N. Baum, op. cit., p. 104.
16 Pour ce type de vêtements cf. B.H. Stricker, OMRO 40 (1959), pp. 1-16; R.S. Bianchi, The Striding Male Figure of
Pto-lemaic Egypt, UMI, 1976, passim; id., in H. Maehler & V.M. Strocka, Das ptolemäische Ägypten. Akten des Internationalen Symposions 27.-29. September 1976 in Berlin, 1978, p. 95-102, id., in Cleopatra’s Egypt. Age of the Ptolemies, 1989, p. 66-67 et 126-127; B. V. Bothmer, in Alexandria and Alexandrianism. Symposium Organized by The J. Paul Getty Museum and The Getty Center for History of Art and the Humanities and Held at the Museum April 22-25, 1993, 1996, p. 215 et C. Zivie-Coche, in Ph. Brissaud et C. Zivie-Coche (éds), op.cit., p. 538-540.
17 Cf. ESLP, p. 124-125; on retrouve cette disposition, à titre d’exemple et sans exhaustivité, sur les statues de Hor: Caire
CG 697 (K. Jansen-Winkeln, MDAIK 54 [1998], p. 227-235, pl. 24-25); d’Amenpayom: Cleveland 41.141 (H. Ranke, JAOS 73 [1953], p. 193-198; ESLP, no97, p. 122-125; Cleopatra’s Egypt. Age of the ptolemies, 1989, no26, p. 118-119);
d’Hor-maâkherou: coll. part. New York (H. De Meulenaere et P. Mac Kay, Mendes II, 1976, no60); de Paimou: Louvre E 15546
(ESLP, p. 125; H. De Meulenaere, CdE 41 (1966), p. 42-49; H. De Meulenaere et P. Mac Kay, op. cit., no64); de
sont d’une façon générale mal gravés. Un examen prolongé du monument et un estampage ou
un frottis auraient sans doute permis d’élucider certaines difficultés, toutefois cela n’a pas été
réalisable. On constate également que les textes pêchent par une certaine approximation dans le
rendu des signes, plusieurs «erreurs» émaillant l’autobiographie.
Trois colonnes:
– a) Un signe
pour le signe , (d’une confusion en hiératique,
com-parer Möller, Pal. n
o484 et 502 – b) Le signe mnÌ est assez mal fait, il
ressemble aussi à ¨ et w¨. – c) Le signe
íb est très mal formé. On peut le
comparer à celui que l’on trouve un peu plus loin dans la même colonne
qui est mieux gravé. – d) Sic, cf. infra n. (i). – e) Le groupe
n†r ¨ est difficile à identifier, les signes sont approximatifs. – f) Signe
indistinct allongé pouvant s’apparenter à un
. – g) La lecture est à
nouveau rendue très difficile par l’état du monument. – h) Confusion en
hiératique entre Möller, Pal. n
o488 et 580. – i) Le signe ¨nÌ est abîmé et
semble ligaturé à Ìrj-tp t. – j) Sic. Le texte montre un signe
et un
signe
superposés; il ne peut s’agir que d’une erreur pour .
«(1) Le noble, le premier des patriciens
(a), l’ami unique, le frère de la
Famille du Roi (suggenßv)
(b), le parfait de cœur qui leur est fidèle
(c),
fai-sant ce qu’aime leur cœur, …
(d)[…]
(e)du maître des Deux-Terres
(f), le
pro-phète [nourricier] de
(g)[…] (2) Aristonikos
(h), juste de voix; il dit …
(i): ‘Ô
Amon-Rê seigneur de To-bener, le très ancien
(j), le seigneur de la lovée
(k),
celui dont le corps est caché dans le temple
(l), à l’intérieur du Château
(m)-[…] To-bener, Mout la grande maîtresse de To-bener, l’œil de Rê,
maî-tresse du ciel, souveraine des dieux de To-[bener]; […] (3) en pain-bière,
bœufs, volailles, j’ai dressé des statues près du parvis du temple d’Amon
(n)vous fassiez que mon amour soit auprès de chacun tandis que ma maisonnée est remplie de
toutes bonnes [choses]
(q)et (que vous m’accordiez) un long temps de vie, vivant sur terre, alors
que mon [cœur (
íb)] est à sa place et mon cœur (Ìtj) est dans sa position idéale
(r)[…]»
(a) On préférera la lecture Ìtj-p¨t, «celui qui est à la tête des hommes» à la lecture Ìtj-¨; on verra
à ce propos les remarques de G. Vittmann, MDAIK 55 (1999), p. 309, n. a, à la suite de celles de J.
Quaegebeur, in Acta Demotica. Acts of Fifth International Conference for Demotists. Pisa, 4
th-8
thSeptember 1993 (EVO 17), 1994, p. 245; J.-J. Clère, BIFAO 83 (1983), p. 92, n. f; E. Edel, in
Stu-dies in Honor of Charles Nims, Serapis 6 (1980) p. 41-46.
(b) Le titre de snw (n) mhw n nsw est considéré comme un équivalent du titre grec suggenßv toÕ
basiléwv
18. On l’exprimait en égyptien par trois expressions différentes dont deux traduisent l’idée
de filiation avec le souverain
19la dernière, sans doute plus récente, étant un équivalent phonétique
du titre grec
20.
Ce titre aulique était attribué à de hauts personnages de la cour des Lagides, sans qu’existât
aucun lien de parenté réel; de même l’ârxiswmatofúlaz ne fut jamais un véritable garde du
corps
21. Sur l’importance et les attributions du suggenßv toÕ basiléwv on se reportera aux
études fondamentales de Léon Mooren
22. Le premier témoignage avéré du titre de suggenßv
dans la documentation grecque date de 176-170 av. J.-C.; on peut estimer qu’il apparaît avec
cinq autres titres auliques sous le règne de Ptolémée V Épiphane (204-180 av. J.-C.)
23, ce qui
nous donne un terminus post quem. Par ailleurs, à partir de 120 av. J.-C., ce titre est attribué au
18 Wb. II, 114, 12; Erichsen, Demot. Gl., 171; G. Möller, Totenp. Rhind, p. 24*; W. Spiegelberg, ZÄS 53 (1917), p.128-129; K. Sethe, ZÄS 58 (1923), p. 149; J. Cerny, in Fs. Grapow, p. 30-31. Pour l’expression snw (n) mhw n nsw (copte snnm#aoue), on pourra voir les remarques de D. Meeks, RdE 26 (1974), p. 65, n. 3, de W. Vycichl, DELC, p. 131 et de P. Vernus, Athribis, p. 197-198, n.a.
19 Les expressions snw n mhw nsw et sn nsw qui expriment la parenté avec la famille royale ont été admises comme
équivalentes au grec suggenßv. Les réserves sur à l’équivalence entre sn nsw et suggenßv, émises par H. De Meulenaere, RSO 34 (1959), p. 22, n. 2, arguant que l’on rencontrait ce titre depuis la XXXedynastie, ont été atténuées du fait que
lui-même a admis, in ZÄS 90 (1963), p. 90-93, que dans ce cas précis (la statue MMA 08.205.1 de ™j-Ìp-ím.w) il s’agissait d’un véritable frère du roi Teôs. Ce titre était donc inconnu du temps des souverains indigènes; voir aussi les remarques de L. Mooren, in Proceedings of the XIV International Congress of Papyrologists. Oxford, 24-31 July 1974 (Graeco-Roman Memoirs 61), 1975, p. 236-240, et de J. Yoyotte, in Ph. Derchain (éd.), Religions en Égypte hellénistique et romaine. Col-loque de Strasbourg 16-18 mai 1967, 1969, p. 135, id., CRAIBL 1989, pp. 83-84, contra Cleopatra’s Egypt. Age of the Pto-lemies, 1989, p. 118.
20 Il s’agit du titre snyns que l’on considère généralement comme une forme postérieure aux précédentes. Pour le titre
ârxiswmatofúlaz, rendu de manière phonétique par un hiérogrammate, cf. Ph. Collombert, «Religion égyptienne et cul-ture grecque: l’exemple de Dioskoridès», à paraître in CdE.
21 P. W. Pestman, in Il processo di Hermias e altri documenti dell’archivio dei choachiti (P.Tor. Choachiti) (Catalogo
del Museo Egizio di Torino VI), 1992, p. XXVIII-XXIX.
22 In Antidorum W. Peremans sexagenario ab alumnis oblatum (Studia Hellenistica 16), 1968, p. 161-180, id. The Aulic
Titulature in Ptolemaïc Egypt: Introduction and Prosopography (Verhandelingen van de Koninglijke Academie voor Wten-schappen, Letteren en Schone Kunsten van België, Klasse der Letteren, XXXVII, 78), 1975, passim; id., La hiérarchie de cour ptolémaïque. Contribution à l’étude des institutions et des classes dirigeantes à l’époque hellénistique (Studia Helle-nistica 23), 1977, passim; cf. aussi la Prosopographia Ptolemaica, vol. VI, p. XVII-XVIII.
23 Cf. L. Mooren, in La hiérarchie de cour ptolémaïque, p. 21.
24 Pour ce qui est des stratèges indigènes (dém. p srtks, hiéro. mr ms wr), cf. H. De Meulenaere, loc. cit. p. 2, n. 5 et
stratjgóv
24. Toutefois dans sa titulature notre personnage ne porte pas le titre de stratjgóv,
mais les lacunes sont telles qu’on ne peut exclure l’hypothèse qu’il ait occupé cette haute
fonc-tion administrative.
(c) Pour les expressions de la fidélité à un dieu, cf. G. Vittmann, SAK 22 (1995), pp. 308-309, n.
87, 92 et p. 319, n. 179; T. Holm-Rasmussen, GM 148 (1995), p. 53-61; O. Perdu, RdE 42 (1991)
p. 185, n. c; id., RdE 43 (1992), p. 157 n. o. Le sn se réfère, bien entendu, aux divinités
représen-tées dans le cintre, à savoir, Amon, Mout et Khonsou, divinités tutélaires de To-Bener.
(d) Le texte est assez abîmé à cet endroit. Toutefois si le signe ¨Ì¨ est sûr, la suite est plus
conjec-turale. Dans le cadrat suivant il me semble pouvoir distinguer un signe
. Étant donné le champ
lexical très large du terme ¨Ì¨ ou des expressions ¨Ì¨ n et ¨Ì¨ Ìr
25, je préfère ne pas proposer de
res-titution.
(e) Il est quasi impossible de distinguer une suite de signes cohérents dans cette partie du
monu-ment qui a beaucoup souffert de son séjour prolongé dans la terre salée du Delta. On distingue tout
de même un signe
qui pourrait être un élément du titre mr ms¨ wr, stratjgóv que l’on
s’atten-drait à trouver dans la biographie de notre personnage (cf. supra n. b).
(f) Un autre titre qui mettait en rapport le propriétaire du monument avec le souverain devait
pré-céder la mention de maître des Deux-Terres, mais ici encore nous ne pouvons proposer de lecture.
(g) On peut envisager de voir ici le titre de Ìm-n†r Ìnmtj «prêtre nourricier». Nous pourrions
restituer
dans la lacune qui suit
, le groupe étant déterminé par le signe
, on aurait alors
l’écriture suivante:
, dont il existe des graphies comparables. Il s’agit d’un titre
sacer-dotal masculin attaché au culte des dieux enfants
26. Dans le cas présent, on songe bien
évidem-ment à Khonsou dont on connaît des prêtres nourriciers
27. Un signe m suit ce titre, peut-être à lire
n. Dans le cas contraire, il faudrait admettre que dans la lacune se trouvait non pas le nom du dieu
auprès duquel il exerçait cette fonction — comme il est habituel —, mais le lieu où il devait
l’exercer.
(h) Les signes se présentent ainsi:
. L’ensemle est déterminé par
et est suivi de la
mention m¨-Ìrw. Comme le monument est brisé dans sa partie inférieure, on pourrait penser que ce
nom n’est pas celui du propriétaire mais de l’un de ses ascendants. Il est vraisemblable que c’est à
dessein que le lapicide a pris soin de faire figurer le nom du propriétaire bien en vue, en haut de la
colonne médiane. La première partie du nom est aisée à lire: rstn (r
ístwn/ˆAristion)
28. La suite
est plus délicate à interpréter, les deux signes sous le n sont sûrs:
et . On songe alors à un autre
nom connu en égyptien: rstngs, en grec ˆAristónikov. Le nom est recensé par Ranke, PN I, 2,18;
43,20; par le Demot. Nb. I, 27; Fr. Preisigke, Nb., 49 ; D. Foraboschi, OA, 49. Une telle lecture
nous impose d’attribuer une valeur g au signe
, par confusion avec
ou
, et la valeur s
25 Wb. I, 218, 3 – 220,2; P. Vernus, RdE 30 (1978), p. 125; J.-F. Borghouts, RdE 32 (1980), p. 40-41, n. 60-61; J.Jans-sen, De Traditioneele Egyptische Autobiografie vóór het Nieuwe Rijk, 1946, vol. I, p. 51, vol. II p. 78-79; K. Jansen-Win-keln, Ägyptische Biographien der 22. und 23. Dynastie (ÄAT 8), 1985, vol. II, no4.3.4, 5.8.13 et vol. I, p. 202, n. 29.
26 Voir H. Wild, BIFAO 54 (1954), p. 196, n. (26); H. De Meulenaere, BIFAO 61 (1962), p. 37, n. (l);V. Laurent, RdE
35 (1984), p. 152-158; Ph. Collombert, RdE 48 (1997), p. 38-40.
27 Stèle Sérapéum Louvre IM 4030, Sarcophage Cleveland 352.14; cf. Ph. Collombert, loc. cit., p. 39.
28 À propos de ce nom voir en dernier lieu G. Vittmann, in W. Clarysse, A. Schoors et H. Willems (éd.) Egyptian
au signe , laquelle est attestée
29. On sait que les scribes égyptiens ont préféré les unilitères aux
bili-tères pour transcrire des noms grecs
30. La lecture ˆAristónikoˇ nous paraît donc s’imposer
31.
(i) Ce passage est à tout le moins déconcertant, on songera en effet qu’après ∂d
=f, on trouve
habi-tuellement dans ce formulaire le nom du dieu. Sur notre monument, un groupe de signes, peu
com-préhensible, a été intercalé. On peut proposer plusieurs lectures pour celui-ci:
– I}nb{.n}=í n†rj, «(il dit:) Ô mon maître divin»
– ou bien admettre une erreur et lire
n nb=f n†rj, «(il dit) à son maître divin».
On doit admettre qu’aucune de ces propositions n’est vraiment satisfaisante et nous préférons ne
pas traduire le passage.
(j) Pour cette épithète du dieu primordial, cf. J. Zandee, De hymnen aan Amon van papyrus Leiden I 350,
(OMRO 28), 1948, p. 120-127. On verra aussi les remarques de J. Baines, GM 67 (1983), p. 13-28.
(k) Une épithète d’Amon-Rê dont je n’ai pu trouver de parallèles exacts. MÌnt est une désignation
de l’Ur aeus qui se trouve au front des dieux
32, la flamme-serpent issue de l’œil de Rê. C’est aussi
le serpent qui est représenté dans les tombes royales entourant la barque solaire de ses replis
33.
Amon-Rê est qualifié de «Baï qui est dans la lovée»
34, ou de «bélier qui est dans les replis de son
serpent lové»
35, cette dernière épithète étant appliquée au soleil nocturne
36. Remarquons aussi que
sur «l’Autel de Turin» on mentionne «Amon qui est dans la Îwt-MÌnt»
37. On sait qu’Osiris est
également qualifié de nb MÌnt
38.
(l)
ímn ∂t=f m Ìwt, «Celui dont le corps est caché dans le temple». Une des caractéristiques d’Amon
est d’être caché ou de se dissimuler. Ainsi l’une de ses épithètes traditionnelles est-elle «celui au
nom caché»
39. A propos d’Amon dont le corps ou les images sont dissimulées, cf. J. Zandee, Der
Amunhymnus des Papyrus Leiden I 344, v° (CNMAL VII), 1992, p. 733-739.
(m) Les traces très ténues permettent de lire m-Ìnw n Ìwt, «à l’intérieur du château». La suite est
définitivement perdue et seul ce qui ressemble à un signe
demeure encore visible. Sans doute
s’agit-il d’une précision topographique qualifiant le saint des saints ou la chapelle où devait se
trou-ver la statue du dieu, lieu habituel où il «se dissimule». Doit-on essayer de le lire Ìwt-sd
40? Devant
29 Fr. Daumas (éd.), Valeurs phonétiques des signes hiéroglyphiques d’époque gréco-romaine, p. 466-467, 741. 30 Cf. W. Clarysse, The Eponymous Priests of Ptolemaic Egypt (PLB 24), 1983, 2epartie, p. 133-164, en particulier p.
138-139; et id., in S.P. Vleeming (éd.), Aspect of Demotic Lexicography. Acts of the Second International Conference for Demotic Studies, Leiden 19-21 September 1984 (Studia Demotica I), 1987, p. 15-17.
31 Je remercie le Dr. Willy Clarysse pour ses précieuses remarques à propos de ce nom. 32 Par exemple Dendara IV, 199, 13.
33 S. Sauneron, BIFAO 53 (1953), p. 74, n. 28; J. Osing, MDAIK 47 (1991), p. 273, n. f. 34 pBerlin 3049, VII,4.
35 J.-Cl. Goyon, in The Edifice of Taharqa, p. 72, n. 32; voir aussi Hibis III, pl. 31, l. 8. 36 E. Hornung, Amduat II, p. 130 sqq.
37 P. Vernus, Athribis, p. 123 no9 et pp. 125-126, n. h. 38 Dendara X, 241,1. Comparer avec 311,6-7.
39 On notera à Xoïs la variante où Amon est «celui qui se cache de ses enfants» Cf. Edfou IV, 25 (18); Mam. Edfou 65
(15); Opet 246, 13etableau; Urk. VIII, 101 l <127 l. 9>; Coptos (Cl. Traunecker, Coptos. Hommes et dieux sur le parvis
de Geb (OLA 43), 1992, p. 119-122; Medamoud 203-204, Naucratis (Fr. Ll. Griffith, The Antiquities of Tell el-Yahûdîyeh, and Miscellaneous Work in Lower Egypt During the Years 1887-1888 (MEEF 7), 1890, p. 69). Remarquer aussi le cas par-ticulier de Dendara I, 131,4, où (Amon)-Rê est qualifié de «celui dont le corps est caché à ses enfants».
40 On connaît des formations comparables, par exemple Ìwt-sd-bd, un toponyme situé dans la région memphite; cf.
le peu d’éléments que l’on possède dans la suite du texte, il est sans doute préférable de s’abstenir
de proposer une lecture pour ce qui suit Ìwt.
(n) Pour l’emploi de Ìft-Ìr dans les domaines de l’architecture et de la topographie, cf. C.
Wallet-Lebrun, GM 58 (1982), p. 75-94; G. Posener, Le papyrus Vandier (BG 7), 1985, p. 58; P. Gallo, in
S. P. Vleeming, (éd.), Aspects of Demotic Lexicography (Studia Demotica 1), 1987, p. 36-37; Y.
Volokhine, Le visage dans la pensée et dans la religion de l’Égypte ancienne, Thèse de Doctorat
inédite, Genève, juillet 1998, §67, p. 179-185.
(o) La lecture des signes est ici rendue très difficile par l’état du monument, nous préférons nous
abstenir de proposer une quelconque restitution.
(p) Pour cette formule, cf. Wb. I, 131,4. Comparer avec Caire CG 42254, ligne 9
41et Caire CG
42213, texte e, ligne7
42, la stèle de Nitocris, l. 14
43, la statue de Neshor, Louvre A90
44et K.
Jansen-Winkeln, Spätmittelägyptische Grammatik der Texte 3. Zwischenzeit (ÄAT 34), 1996, §278.
(q) Lecture difficile mais assez probable. On notera une inversion dans l’ordre des signes et
l’emploi du signe
assez inhabituel pour ce mot, peut-être par confusion avec l’expression
m-Ìt.
(r) Pour cette expression qui exprime le souhait d’intégrité du corps et des fonctions vitales du
défunt, cf. Fr.-R. Herbin, Le livre de parcourir l’éternité, (OLA 58), 1994, p. 90-91; P. Vernus,
Athribis, p. 323, n. (d); J. Assmann, JEA 65 (1979), p. 70, n. 119
45.
Aristonikos a sans doute occupé de hautes charges dans l’administration lagide, dont
peut-être celle de stratjgóv, ainsi que des charges religieuses
46. Comme il porte le titre
de prophète nourricier, il est assez vraisemblable qu’il a égalemeut exercé des fonctions
sacerdotales auprès d’Amon-Rê et des autres divinités dont il se réclame. Ses éminentes
fonctions, qui nous demeurent inconnues, lui ont permis d’être honoré du haut titre aulique
de suggenßv.
A priori, le personnage n’est pas connu par la documentation papyrologique. Ce
monu-ment «égyptien» figure un haut responsable du pouvoir lagide, qui porte un nom grec et
qui, selon toute vraisemblance, est un Grec. Il n’est pas rare de trouver des monuments de
facture égyptienne dont les propriétaires ont des noms grecs
47. Certes, comme il a été
41 Cf. K. Jansen-Winkeln, Ägyptische Biographien der 22. und 23. Dynastie (ÄAT 8), p. 264. 42 Id., op. cit., p. 103.
43 R.A. Caminos, JEA 50 (1964), p. 85; P. Der Manuelian, Living in the Past. Studies in the Archaism of the Egyptian
Twenty-Sixth Dynasty, 1994, p. 301.
44 Pour la bibliographie relative à ce monument, cf. O. Perdu, BSFE 118 (1990), p. 38 sqq; id., RdE 43 (1992), p.
145-162 et P. Vernus, RdE 42 (1991), p. 241, n. 6. Pour le passage en question cf. P. Vernus, op. cit., p. 247, n. l).
45 Voir aussi pEbers 855 n et 855 p où est évoquée la place où doit se trouver le cœur; cf. G. Lefebvre, Essai sur la
médecine égyptienne de l’époque pharaonique, 1956, p. 35, n. 7, p. 36; Grund. Med. VII, 399, 701 (5); Th. Bardinet, Les papyrus médicaux de l’Égypte pharaonique, 1995, p. 106-107; pLouvre N3279, tableau I, XII-XIII = J.-Cl. Goyon, Le papyrus du Louvre N3279 (BdE 42), 1966, p. 35-36.
46 À propos des «étrangers» qui exerçaient des fonctions religieuses dans les cultes indigènes, cf. G. Vittmann, in W.
Clarysse, A. Schoors et H. Willems (éd.) Egyptian Religion. The Last Thousand Years. Studies Dedicated to the Memory of Jan Quaegebeur II (OLA 85), 1998, p. 1231-1250.
démontré
48, porter un nom grec n’est pas un critère suffisant pour faire d’un homme un
Grec, mais du moins cela témoigne-t-il d’un contact fort avec «la grécité»
49. A tout le
moins, le fait de porter un nom grec sur un monument de type égyptien, en langue
tradi-tionnelle souligne-t-il la volonté de son détenteur de signifier son appartenance à cette
com-munauté. En effet, on comprendra que ce type de monument s’adressait à la communauté
indigène des hiérogrammates, seule capable de composer et de lire ces inscriptions. On
connaît ainsi des gens portant un nom égyptien sur un monument de facture égyptienne et se
réclamant d’une ascendance grecque, comme Horemheb de Naucratis (Caire CG 1230)
50dont le père est qualifié de Ì.w nb.wt, donc de Grec, et porte le nom de Ërds (Krátjv)
51.
ˆAristónikoˇ mentionne, comme tout bon évergète, les bienfaits accomplis pour le
temple d’Amon-Rê et pour les divinités de Matboùl. L’acte pieux consistant à réaliser des
travaux dans le temple d’une divinité demeure, bien entendu, un topos de la littérature
auto-biographique qui recouvre sans doute bien souvent une réalité. Ici pourtant l’allusion
demeure fort obscure; on ne saura pas s’il s’agissait de statues du dieu, pour le dieu ou bien
de statues privées qu’Aristonikos a eu le privilège d’édifier «au parvis du temple» de son
maître Amon-Rê, qui, partout en Égypte est identifié à Zeus Olympien par les Grecs. On
regrettera que l’état du monument ne nous permette guère d’en tirer davantage
d’informa-tions et, par là même, de rendre un peu de son lustre passé à ce potentat local.
Résumé/Abstract
L’étude de la statue égyptienne d’un syngenès, appelé Aristonikos, conservée au Musée du Caire
(JE 85743), est l’occasion d’évoquer un toponyme mal connu: To-bener. Cette ville de Basse
Égypte, située entre Xoïs (Sakha) et Behbeit el-Hagara, sur le site de l’actuelle Matboùl était un lieu
de culte d’Amon-Rê connu depuis le Nouvel Empire.
The study of the Egyptian statue of a syngenes, Aristonikos, which is kept in the Cairo Museum
(JE 85743), is a purpose of making a presentation of a not well-known toponym: To-bener. This
town of Lower Egypt, situated between Xoïs (Sakha) and Behbeit el-Hagara, must be the modern
Matboùl and was a cult-place of Amun-Re attested since the New Kingdom.
48 Voir notamment le phénomène des doubles noms: H. De Meulenaere, CdE 41 (1966), p. 43; J. Quaegebeur, in J. H.
Johnson (éd.), Life in a Multi-Cultural Society. Egypt from Cambyses to Constantine and Beyond (SAOC 51), 1992, p. 265-266; W. Clarysse, Ægyptus 65 (1985), p. 57-66; id., in S.P. Vleeming (éd.), Hundred Gated Thebes (PLB XXVII), 1995, pp. 1-19. On notera toutefois que l’usage d’un nom grec sur une monumentale statue «égyptienne», objet de prestige, n’a pas la même portée «symbolique» que son emploi dans une documentation administrative.
49 Cf. J. Bingen, in Proceedings of the XVIth International Congress of Papyrology, 1981, p. 3-18. 50 J. Yoyotte, RdE 34 (1982-1983), p. 148-149; id., ACF 95 (1994-1995), p. 671-673.
51 Sur ces questions voir W. Clarysse, «Ptolémées et temples», in Le décret de Memphis. Colloque de la Fondation