1 Passer des ´ equations param´ etriques ` a l’´ equa- tion cart´ esienne d’un plan
1.1 Th´eor`eme. On suppose le planP donn´e par les ´equations param´etriques : x=a+αu+α0u0
y=b+βu+β0u0 z =c+γu+γ0u0
o`u les deux vecteurs V = (α, β, γ) et V0 = (α, β, γ) sont non colin´eaires et o`u u, u0 sont des r´eels quelconques. Alors, le plan est l’ensemble des points (x, y, z) qui v´erifient :
(∗) (βγ0−β0γ)(x−a) + (γα0−γ0α)(y−b) + (αβ0−α0β)(z−c) = 0.
D´emonstration. Pour voir que les points de P v´erifient (∗) on consid`ere le d´eterminant :
α α0 α β β0 β γ γ0 γ
Ce d´eterminant est ´evidemment nul et, si on le d´eveloppe par rapport `a sa derni`ere colonne, on a (βγ0−β0γ)α+ (γα0−γ0α)β+ (αβ0−α0β)γ = 0, ce qui donne la moiti´e du r´esultat cherch´e1. Pour l’autre on remplace la derni`ere colonne du d´eterminant parα0, β0,γ0.
Dire que ces mineurs (βγ0 −β0γ et les autres) sont non tous nuls c’est dire que les vecteurs V etV0 sont non colin´eaires.
R´eciproquement, si on a X = (x, y, z) v´erifiant (∗), il s’agit de voir qu’il s’´ecrit X =uV +u0V0. Mais, il est clair que V = (α, β, γ) et V0 = (α0, β0, γ0) v´erifient (∗) (toujours le d´eterminant nul), donc aussi toutes les combinaisons uV +u0V0. Comme ces vecteurs sont non colin´eaires, et comme (∗) est non nulle, les solutions de l’´equation (∗) forment un espace vectoriel de dimension 2 et on a ainsi toutes les solutions.
Si on ne veut pas parler d’espace vectoriel on peut raisonner comme suit.
Soit (x, y, z) v´erifiant (∗) (not´eeA(x−a)+B(x−b)+C(x−c) = 0). Supposons par exemple C =αβ0−α0β 6= 0. Alors on peut trouveru, u0 tels que l’on ait x=αu+α0u0 ety=βu+β0u0. Posonst =γu+γ0u0. Par le sens direct on a A(x−a) +B(y−b) +C(t−c) = 0. On en d´eduit, par diff´erence z=t, d’o`u le r´esultat.
1On peut d’ailleurs faire le calcul directement sans parler de d´eterminant.
2 Equations d´ ´ efinissant le mˆ eme plan
2.1 Th´eor`eme. Soient P, P0 deux plans d´efinis par des ´equations ax+by+ cz+d= 0 et a0x+b0y+c0z+d0 = 0 avec (a, b, c) et (a0, b0, c0) non nuls. On a P = P0 si et seulement il existe λ ∈ R tel que l’on ait a0 = λa, b0 = λb, c0 =λc, d0 =λd.
D´emonstration. Il est clair que la condition est suffisante. R´eciproquement, supposons par exemple a 6= 0 et posons λ = a0/a, donc a0 = λa. Alors, si (x, y, z) est dans P, il v´erifie aussi l’´equation :
(]) (b0−λb)y+ (c0 −λc)z+ (d0−λd) = 0.
En ´ecrivant que les points (−d/a,0,0), (−b−d
a , 1,0) et (−c−d
a , 0,1) qui sont dansP v´erifient aussi (]) on voit successivement qu’on ad0 =λd,b0 =λb, c0 =λc.