1. LES PARTENAIRES
De 1996 à 2001, le projet EDAMAZ a associé l’Université du Québec à Montréal (UQAM) à trois universités membres du Réseau des Universités Amazoniennes (UNAMAZ) :
§ la Universidad Autónoma “ Gabriel René Moreno ” (UAGRM, Bolivie) ;
§ la Universidade Federal de Mato Grosso (UFMT, Brésil) ;
§ la Universidad de la Amazonia (UA, Colombie).
Il s’agit d’un projet multiculturel, multilingue et multidisciplinaire. A travers les défis qu’elles ont soulevés, ces caractéristiques ont contribué à la richesse du projet EDAMAZ.
2. APERÇU DU PROJET
En réponse à la gravité et à l’ampleur des problématiques socio-environnementales de la région amazonienne, le projet EDAMAZ visait à établir une dynamique collaborative de formation, d’intervention et de recherche à trois niveaux : formation d’équipes de professeurs universitaires, axée sur le développement de compétences en matière de conception et de gestion de programmes d’éducation relative à l’environnement (ERE); formation d’animateurs pédagogiques, axée sur le développement de compétences en matière d’animation de projets au sein des milieux scolaires et communautaires; formation d’enseignants du primaire, axée sur le développement de projets socio- environnementaux en partenariat école -communauté. Il s’agissait de contribuer à promouvoir une pratique éducative davantage pertinente au regard des défis socio-environnementaux des différentes régions concernées et qui consiste à situer l’apprentissage dans la mise en œuvre de projets communautaires. Le projet EDAMAZ a ainsi permis le renforcement des capacités des institutions partenaires en matière d’éducation relative à l’environnement par le développement et l’ancrage institutionnel de programmes de formation de formateurs, par la mobilisation de multiples partenariats sociaux à cet effet, et par la création d’un réseau international de collaboration et d’entraide entre les institutions partenaires. En formant des animateurs pédagogiques, des enseig-nants et autres éducateurs au cœur même d’interventions visant le changement, le projet EDAMAZ rejoint les communautés et contribue au développement social, plus spécifiquement en ce qui concerne le rapport à l’environnement et ses incidences sur la réduction de la pauvreté.
3. RÉSULTATS
Dans un processus partenarial de recherche-développement participative, et avec un grand souci de pertinence contextuelle, nous avons conçu trois types de programmes universitaires de formation en matière d’éducation relative à l’environnement, à trois niveaux d’intervention différents, reliés entre eux par une dynamique rétroactive d’amélioration continue :
1) Un programme de formation d’équipes universitaires, axé sur le développement de compétences relatives à la conception et la gestion de programmes de formation en ERE, et à la recherche dans ce domaine.
Cette formation continue tout au long du projet a pris la forme de séminaires, de conférences, de colloques et d’ateliers de travail; adoptant la stratégie -cadre de la communauté d’apprentissage, elle a été étroitement associée aux activités de développement des programmes FAPEA et FADEA (voir points suivants). Elle s’est déroulée d’une part à l’échelle de chaque université partenaire et d’autre part, à l’échelle internationale (en particulier, lors des 55 jours de formation collective formelle au cours des quatre ans du projet, et à travers une dynamique de communication à distance). Cette formation a rejoint 14 professeurs et 13 étudiants; y ont été associés également 6 membres du personnel technique responsables d’activités de gestion, dont celle des centres de documentation EDAMAZ. En tout, le
projet EDAMAZ a donc formé 33 membres des équipes universitaires. Parmi ceux-ci, mentionnons les trois boursiers du projet (un par pays partenaire) qui ont obtenu un diplôme de maîtrise en éducation de l’UQAM et les huit professeurs des universités amazoniennes qui
ont poursuivi et obtenu à travers le projet une Attestation d’études supérie ures en éducation relative à l’environnement de l’UQAM; quatre autres membres des équipes universitaires terminent actuellement les activités menant à cette Attestation. Dans les universités participantes du Sud, EDAMAZ a également suscité six maîtrises (diplômes de l’UFMT) et deux doctorats (l’un à la Universidade de Sao Carlos, l’autre en cours, à l’UQAM).
2) Dans chacune des universités partenaires, un programme de formation d’animateurs pédagogiques en éducation relative à l’environnement (FAPEA), axé sur le développement de compétences relatives à l’animation de projets d’intervention éducative au sein des milieux scolaires et communautaires.
Jusqu’ici, 244 animateurs pédagogiques ont été formés. Les programmes FAPEA s’adressent aux enseignants (du primaire, du secondaire et du milieu universitaire), aux membres d’organismes et d’institutions voués à l’éducation, à l’environnement ou à d’autres domaines connexes, aux leaders communautaires, ou à toute autre personne désireuse de développer des compétences en éducation relative à l’environnement. Les activités sont encadrées par les membres des équipes universitaires formés dans le programme précédent. Chaque programme FAPEA est conçu en fonction des caractéristiques du contexte institutionnel et socio-environnemental où il est développé :
§ En Bolivie et au Brésil, l’accent est mis sur le développement local et biorégional, ainsi que sur la contribution de l’ERE à la réforme éducative en cours; 88 animateurs ont été formés en Bolivie et 134 au Brésil.
§ En Colombie, les liens entre l’environnement et les dynamiques sociales sont mis en évidence;
l’ERE contribue à l’instauration d’une culture de la paix; 22 animateurs ont été formés.
3) Enfin, dans chacune des institutions partenaires, un programme de formation des enseignants du primaire en éducation relative à l’environnement (FADEA), axé sur le développement de projets socio-environnementaux en partenariat école -communauté.
Chacun des programmes FADEA est adapté aux réalités socio-environnementales et éducationnelles des régions concernées, mais ils partagent un cadre théorique et méthodologique commun: la formation est axée sur un processus de recherche-action participative pour la résolution de problè -mes communautaires et le développement biorégional. L’encadrement fait appel aux animateurs pédagogiques formés au sein des programmes FAPEA : en effet, le développement d’un projet d’intervention fait partie intégrante de la formation de ces derniers, d’où l’arrimage étroit entre les programmes FAPEA et FADEA. Au bilan, le projet EDAMAZ a formé 643 enseignants et autres éducateurs; il a rejoint 11457 enfants, de même que 2650 parents et autres membres des communautés concernées.
§ En Bolivie: 84 éducateurs, 2757 enfants et 700 parents et membres de la communauté ;
§ Au Brésil: 477 éducateurs, 5500 enfants et 1100 parents et membres de la communauté ;
§ En Colombie: 82 éducateurs, 3200 enfants et 850 parents et membres de la communauté.
Il importe de signaler que le développement des programmes a suscité dans chacun des pays partenaires de multiples partenariats locaux, régionaux et nationaux qui créent des liens entre les acteurs du projet EDAMAZ, divers autres acteurs du domaine de l’éducation relative à l’environnement et une pluralité d’organismes et d’institutions. En tout, 57 principaux partenariats ont été crées, 22 dans le cadre du développement des programmes FAPEA, et 35 dans celui des programmes FADEA.
Outre l’apport de ressources par ces partenaires (de type politique, financier, logistique, en services), les
échanges et les discussions avec ces collaborateurs aux visions et aux objectifs multiples et parfois divergents, contribuent à enrichir progressivement les programmes de formation et à mieux les ancrer dans les réalités du milieu.
En ce qui concerne l’infrastructure de formation, mentionnons les réalisations suivantes :
§ Création et développement de trois centres de documentation, un par université partic ipante, avec un système de prêt à distance; en tout, 2377 documents scripto-audiovisuels ont été acquis, principalement par dons de la part de divers organismes.
§ Production de 32 documents pédagogiques, dont deux monographies issues de la collaboration entre les universités partenaires et publiées en trois langues (espagnol, portugais et français) avec ISBN, et trois vidéos qui offrent une synthèse du projet dans chacune des régions concernées.
Enfin, le projet EDAMAZ a stimulé l’intégration d’une dimension de recherche aux différentes activités de formation et d’intervention, tant chez les partenaires amazoniens qu’à l’UQAM. A ce jour, on compte la production de deux thèses de doctorat, 10 mémoires de maîtrise, plus de 60 publications (revues spécialisées ou actes de colloque) et au-delà de 58 autres communications (dans le cadre de congrès, colloques, séminaires nationaux et internationaux). La recherche dans le cadre d’EDAMAZ (étroitement liée aux pratiques de terrain) est essentielle pour valider, légitimer et optimaliser le développement de la formation et de l’intervention en matière d’éducation relative à l’environnement.
4. APPROPRIATION
Parmi les principes qui ont animé les travaux du projet EDAMAZ, soulignons ceux de la pertinence au regard du contexte, de la flexibilité et de la durabilité des résultats, qui sont étroitement reliés entre eux. La stratégie majeure de durabilité que nous avons adoptée est celle de l’institutionnalisation, soit l’appropriation de la dynamique de formation, d’intervention et de recherche du projet EDAMAZ par les institutions participantes et la reconnaissance de celle -ci par les organismes du milieu. A cet effet, les programmes de formation développés dans le cadre d’EDAMAZ (FAPEA et FADEA) sont maintenant inscrits dans l’offre de formation de l’UAGRM (Bolivie) et de l’UFMT (Brésil), et accueillent une cohorte d’étudiants à chaque année depuis 1998. Une démarche d’accréditation ministérielle du nouveau programme de Especialización en educación y gestión ambiental (découlant d’une première version d’un programme FAPEA) est en cours à l’UA (Colombie), où l’éducation relative à l’environnement est maintenant reconnue comme un axe transversal de tous les programmes de formation de l'institution.
Parmi les autres indices d’appropriation du projet par les partenaires, mentionnons également les suivants : en Bolivie, les approches de formation adoptées au sein du projet EDAMAZ ont inspiré la réforme académique de toute l’UAGRM, en raison de l’intégration de l’une des membres du projet EDAMAZ à la Commission des études de l’institution; au Brésil, EDAMAZ a été retenu par le ministère de l’Éducation nationale comme un exemple de projet d’éducation relative à l’environnement et diffusé à travers le Brésil; la coordinatrice de l’équipe EDAMAZ-Brésil, est devenue membre de la Commission Nationale sur l’ERE qui a pour objectifs la formulation d’un processus d’application de la politique nationale en ERE et l’élaboration d’un plan d’action national; en Colombie, le projet EDAMAZ est devenu l’un des projets-pilotes du ministère de l’Éducation nationale et l’équipe de coordination prépare à l’intention de l’Instituto Colombiano para el Fomento de la Educación Superior une proposition
pour l’amélioration de l’intégration de l’éducation relative à l’environnement dans l’enseignement supérieur.
5. PERTINENCE
Le principal secteur visé par l’aide publique au développement est celui de l’environnement, qui rejoint essentiellement les be soins humains fondamentaux, dont celui de vivre dans un environnement sain. Le projet EDAMAZ, issu d’un diagnostic initial des réalités socio- environnementales et éducationnelles des régions concernées, a pour but d’aider les populations de la région amazonienne à développer des compétences et des valeurs favorisant l’engagement critique dans la résolution des problèmes environnementaux et l’écodéveloppement des communautés. C’est par la conception et la mise en œuvre de programmes de formation d’agents d’éducation que le projet EDAMAZ a poursuivi l’atteinte de ce but. Le processus d’éducation relative à l’environnement invite les enfants, leurs parents et autres membres de la communauté à entreprendre une démarche d’exploration critique des réalités de le ur milieu de vie et à mettre en œuvre des projets endogènes de résolution de problèmes et d’écogestion. En associant l’école et la communauté, le projet EDAMAZ a un impact direct non seulement sur l’éducation de base des enfants comme agents de changement et sur l’éducation continue des membres de la communauté (par le développement d’un “ pouvoir-faire ” et d’attitudes pro-actives et critiques), mais aussi sur l’amélioration concrète des conditions du milieu de vie : la récupération d’une lagune et le développement d’une micro-entreprise piscicole, la gestion des déchets solides, la création d’un sentier d’interprétation environnementale de la région, la plantation d’arbres fruitiers, des jardins communautaires, la construction d’une latrine, le recyclage de déchets, les jardins de plantes médicinales, l’adoption de pratiques agricoles durables, etc. Tous les projets réalisés par les 643 enseignants et autres éducateurs formés dans le cadre des programmes FAPEA ont été centrés sur ce type de projet communautaire. L’un des objectifs majeurs est la prise en compte des liens étroits entre environnement, culture, économie et développement. L’éducation relative à l’environnement est associée à l’éducation à l’entrepreneuriat, pour le développement progressif d’une économie de type biorégionale, qui met à profit les talents de la population et les ressources naturelles du milieu pour développer des activités économiques endogènes, dans la perspective d’accroître l’autonomie pour contrer la dépendance.
Il importe de souligner ici que le projet EDAMAZ a accordé à cet effet une grande importance à la promotion du rôle des femmes en matière d’environnement et de développement. Les membres des équipes universitaires en région amazonienne sont majoritairement des femmes (17/27);
trois d’entre elles ont été coordonnatrices des équipes nationales; à travers le projet (et directement relié à celui-ci), onze (11) participantes ont obtenu un diplôme d’études supérieures. Par ailleurs, les programmes EDAMAZ de formation des enseignants du primaire ont surtout rejoint des femmes, puisque l’enseignement primaire est presqu’exclusivement dispensé “au féminin”. Mais au-delà de la promotion du rôle social des femmes, le projet EDAMAZ a tenté de favoriser la reconstruction des rapports hommes-femmes à travers la participation à des projets communs visant à prendre en charge leur environnement, milieu de vie.
Parmi les indices de pertinence du projet, signalons le grand nombre de demandes d’admission aux programmes de formation. A titre d’exemple, au Brésil, en 2001, 95 demandes ont été faites pour 40 places disponibles. En Bolivie, où le programme FADEA est également offert en région, de plus en plus d’organismes et d’institutions (des écoles normales, les forces armées en service communautaire, des regroupements scolaires régionaux, etc.) sollicitent l’équipe EDAMAZ pour une formation adaptée à leur contexte. Mentionnons par ailleurs la Résolution de reconnaissance du Parlement amazonien, qui a recommandé à tous ses pays membres de diffuser et d’appuyer le projet EDAMAZ (Assemblée spéciale de juillet 2000). Enfin, soulignons que ce projet a valu à l’UQAM le Prix d’excellence de la Banque Scotia et de l’AUCC, pour l’internationalisation par l’action communautaire (2000).
6. PARTENARIAT
Le projet EDAMAZ a été conçu comme un processus collaboratif entre les partenaires, axé sur une planification concertée et une responsabilité partagée. La définition des objectifs généraux et des lignes directrices ont fait l’objet de discussions et de décisions partagées entre les partenaires lors de trois rencontres préparatoires de 1993 à 1996. La gestion globale du projet a été centrée sur l’atteinte de ces objectifs (relatifs au développement de programmes de formation), mais nous avons adopté une approche adaptative de la gestion en ce qui concerne les décisions de parcours. Le souci d’autonomisation des équipes nationales et de contextualisation des programmes de formation a été en effet une dimension transversale du projet EDAMAZ, qui trouve sa richesse dans la diversité de ses participants et de ses résultats. La stratégie privilégiée de travail en concertation a été celle des rencontres en atelier : huit ateliers de cogestion (associés à des activités de formation) d’environ trois jours chacun, ont ja lonné le projet. Au cours de ces rencontres, les compétences des participants (de divers horizons disciplinaires et culturels) ont été mises à profit pour enrichir le projet EDAMAZ. Ces ateliers se sont déroulés à tour de rôle dans les quatre pays partenaires, afin de mieux connaître le contexte de travail des différentes équipes, dont les conditions universitaires, sociales et environnementales de leur milieu respectif.
L’une des préoccupations majeures du projet EDAMAZ, depuis le début, a été la durabilité des résultats, soit la viabilité de la dynamique de formation, d’intervention et de recherche qui s’est progressivement développée chez les partenaires et entre eux. Suite au succès des activités menées en commun de 1996 à 2001, les partenaires souhaitent poursuivre le travail conjoint et mettre à profit le réseau d’entraide et d’échange qu’ils ont tissé. La poursuite et le suivi des activités de formation, de même que le développement de projets à venir permettront la réalisation de bilans des activités et des résultats au fil des prochaines années, assurant ainsi la continuité de la relation partenariale. Parmi les projets en cours, mentionnons les suivants: le projet Pantanal (région humide transfrontalière), qui associe les équipes EDAMAZ de Bolivie et du Brésil (subventions du Fundo Nacional do Meio Ambiente et du Ministère des Sciences et Technologie -Brésil, et du WWF); le projet intitulé L’intégration de l’éducation relative à l’environnement au mouvement des réformes éducatives (subvention CRSH/UQAM); le développement progressif de passerelles entre les programmes de formation de chacun des pays, visant à favoriser l’internationalisation par la mobilité professorale et étudiante. Les partenaires envisagent également un nouveau projet conjoint : considérant que les changements relatifs aux conditions socio-environnementales des milieux de vie (étroitement liées à la pauvreté) doivent être appuyés par des politiques et stratégies appropriées aux divers niveaux de gouvernance, ils souhaitent se pencher plus spécifiquement sur les dynamiques municipales pour l’ERE et l’éco-développement.
Enfin, signalons que les partenaires d’EDAMAZ ont porté attention non seulement à la sensibilisation de leurs collectivités respectives, mais également à l’ancrage du projet dans ces colle ctivités et à son rayonnement. Outre la production d’un site web, d’un “ Bulletin ” EDAMAZ (Brésil et Colombie), et l’organisation dans chacun des pays participants de séminaires ou de colloques pour marquer la fin des activités de formation pour chaque cohorte d’étudiants (impliquant la remise des diplômes en présence des autorités civiles et des médias), les huit rencontres internationales qui ont eu lieu à tour de rôle dans chacune des institutions partenaires, ont donné l’occasion d’offrir une visibilité au projet. La communauté universitaire, dont les autorités administratives, les instances municipales et régionales, les partenaires locaux, régionaux et nationaux, les ONG et les médias y ont été invités à prendre connaissance et à discuter des avancements du projet et à renouveler leur engagement. Dans une perspective d’éducation au développement, le projet EDAMAZ a contribué à faire connaître la problématique socio-environnementale de la région amazonienne et à faire appel à des modes de développement responsables.
7. AU BILAN
Le projet EDAMAZ a contribué au renforcement des capacités des institutions partenaires par le développement professionnel d’équipes universitaires en matière d’éducation relative à l’environnement, l’ancrage institutionnel (d’où la durabilité) de six programmes de formation dans ce domaine et la création de réseaux de partenaires à cet effet. Ces programmes à l’effet multiplicateur contribuent à la transformation des pratiques éducatives et aux efforts de développement par la formation d’agents d’éducation et de changement (au total, 887 professeurs, enseignants et autres éducateurs) étroitement arrimée à la mise en œuvre de projets d’action socio-environnementale en milieu scolaire et communautaire. C’est ainsi que 11457 enfants et 2650 membres des communautés ont participé à des activités d’éducation relative à l’environnement visant l’amélioration des conditions de leur milieu de vie et l’écodéveloppement.