C OMPOSITIO M ATHEMATICA
T OKUI S ATO
Sur l’équation intégrale non linéaire de Volterra
Compositio Mathematica, tome 11 (1953), p. 271-290
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par
Tokui Satô (Kôbe)
1. Théorème d’existence.
D’abord
expliquons
les notationsqui
seront utilisées dans lasuite,
I,.:
intervalle fermé a ~ x ~ a + r,0394r:
domaine fermé a ~ t ~ x ~ a + r dans leplan (x, t).
D =
D(L1r, f(x), ):
domaine fermé dansl’espace (x,
t,u)
défini par
(x, t ) ~ r, |u-f(x)| ~
, oùf(x)
est une fonctioncontinue dans
Ir et é
une constantepositive.
Considérons
l’équation intégrale
de Volterraoù
K(x,
t,2v)
est continue dans Det | K(x,
t,ic) 1
~ M.Soit f’ la famille formée des fonctions
u(x) qui
sontcontinues,
et satisfont à
u(a) = f(a)
et1 u(x) - f(x) 1 ~
dansI,,,
r’désignant
le nombremin{r, /M}.
Nous faisons
correspondre
à une fonctionu(x)
de F la fonctionu(x)
définie parl’égalité
Désignons
pare7
la famille des fonctions transforméesû(x).
On voit sans
peine que F F
et F estégalement
continue.Soit
(uv(x)}
une suite de fonctions de -5Fqui
tend versu(x)
uniformément dans
Ir, .
On auraLe théorème d’existence de
points
invariants dansl’espace
fonc-tionnel montre donc
qu’il
existe une fonction telle que l’on aitNous arrivons donc au théorème suivant.
THÉORÈME 1. Soient
f(x)
unefonction
continue dansIr
etK(x,
t,u)
une
fonction
continue dans Dsatisfaisant
à1 K(x,
t,u) 1
M.Alors
l’équation intégrale (1)
admet au moins une solution con-tinzce dans
Ir’,
oit r’ =min {r, /M}.
Si la fonction
K(x,
t,u)
satisfait ell outre à la condition deLipschitz
on
peut prendre pour F
la famille formée des fonctions continues telles queet on arrivera au
COROLLAIRE.
Supposons
outre leshypotheses
dit théorème 1 queK(x, t, ’u) satisfait
à la condition deLipschitz (2)
et àl’inégalité
| K(x,
t,f(t))| Mo
M poiir(x, t)
Er, l’équation (1)
admetune solution continue dans
Ir",
où. i-" = min rL log (1
+L M0)}.
Remarque.
1)
Soientf(x)
etK(x,
t,u)
continuesrespectivement
dansIr
et dans R
qui
est unerégion
bornée et fermée dansl’espace
desvariables x, t, u.
Si
l’équation intégrale (1)
admet une solution zc =u(x)
dansIr,
u =u(x)
est continue dansIr.
2) Supposons
deplus
queD+f(a) existe,
on a alorsD+u(a)
=D+f(a)
+K(a,
a,1(a».
2.
Prolongement
de la solution.Quoique
le fait suivant soitévident,
il est trèsimportant.
Nous le donnons donc sous la forme du théorème.
THÉORÈME 2. Soient
f(x)
etK(x,
t,u)
continuesrespectivement
dans
Ir
et dans unerégion
R dansl’espace (x,
t,u).
Sil’équation intégrale (1)
admet une solution u =u(x)
dans un intervallea ~ x ~
xo (a
xo a +r),
etl’éqttation intégrale
admet une solution u =
u(x)
dans un intervalle xo ~ x a + r, lafonction
est une solution de
l’équation intégrale (1)
dansIr.
Nous
appellerons h
=u(x) le prolongement
de la solutionu =
u(x).
Soient
f(x)
etK(x,
t,u )
continuesrespectivement
dansI,
etdans x
E Ir, (t, u)
EPJ,
où -9 est un domaine dans leplan (t, u).
Si une solution u =
u(x)
del’équation intégrale (1)
est continuedans a ~ x ~
xo( a
+r )
et si lepoint (x0, u(x0)) appartient
au domaine
PJ,
onpeut prolonger
au delàde xo
la solutionu =
u(x).
En
effet,
on peutprendre r’, ’
de manière quex0 ~
t xo + r’( a
+r), I 2c uo 1 Q’
est contenu dans D etpour
x0 ~ x ~
xo + /’B On a doncpour xo t ~ x ~ xo +
r’, |u
uo1 o’/2.
Onpeut appliquer
à
l’équation (3)
le théorème 1.Ce fait
peut
s’énoncergéométriquement
comme il suit:THÉORÈME 3. Une courbe solution de
l’équation intégrale (1) peut
seprolonger jusqu’à
l’extrémité a + r de l’intervalleIr ,
ou àla
frontière
du domaine3. Théorème de
comparaison.
THÉORÈME 4. Soient
f(x)
etf(x)
desfonctions
continues dansIr
et telles que l’on aitpour X x, x, x
~ I,
etK(x,
t,2c)
etK(x,
t,u)
desfonctions
con-tinues
respectivement
dansLlr
xEl
etL1r
XE2
OÙEl
etE2
sontdes ensembles de nombres réels.
Supposons
deplus
pour
pour
(x, t), (x, t)
EL1r,
x x, u EEl,
u ~E2,
U Ü, A et ,udésignant.
des nombres
quelconques
mais déterminés tels que 0 ~ A 1,0 It ~ 1, A + Il = 1.
Si
l’équation, intégrale (1)
etadmettent
respectivement
des solutions u =u(x)
et ü =u(x) définies
dansI" l’inéga.lité
subsiste dans l’intervalle a x a + r.
En effet,
dans le cas def(a) = 1(a) l’inégalité K(x,
t,u)
K(x,
t,u)
entraînedans l’intervalle a x ~ a
+ 03B4
suffisammentpetit.
Dans le casde
f(a) f(a)
la continuité de tt =u(x)
et de ü =u(x)
entraînel’inégalité (6)
dans a x ~ a + 03B4.Désignons
par d la bornesupérieure
de ô telle que l’on aitl’inégalité (6)
dans a x a 4- 03B4.Pour montrer L1 = r par
l’absurde, supposons 03B4
LI. On auraitl’inégalité (6)
dans a x 03BE(= a + )
etOn
pourrait
alors déterminerd’après K(x, t, u) K«t, 1,,ii)
unnombre
positif
03B5 de manière queOn aurait
ensuite,
en tenantcompte
de(4),
c’est-à-dire
ce
qui
estabsurde,
Pour
simplifier
lesexposés,
nous donnons uneDéfinition.
SoientK(x,
t,u)
une fonction dans unerégion
Ret A et Il des nombres tels que 0 S A 1, 0 ~ ,u 1, 03BB + ,u = 1.
Si
03BBK(x,
t,u)
+03BC(K(x,
t,u) - K(x,
t,u))
est non décroissante parrapport
à u poiir x lE,(x,
t,u), (cf,
t,u)
ER,
nous dironsque
K(x,
t,u)
satisfait à la condition(K03BB03BC)
dansR,
ouqu’elle
est une fonction
ayant
lapropriété (K03BB03BC)
dans R.THÉORÈME 5. Soient
f(x)
etK(x,
t,u)
desf onctions
continuesrespectivement
dansIr
et dans D. Si lafonction K(x,
t,u) satisfait
à la condition
(K03BB03BC)
dansD,
ilexiste, parmi
les solutions del’équation intégrale (1),
unequi
est au moinségale
à toutes les autres dansIr,,
où = min{r, /M},
Mdésignant
la bornesupérieure
de|K(x,
t,u)
dans D.
Nous
l’appellerons
la solution maximale.Soit a un nombre
positif
arbitraire. Le théorème 1 montre quel’équation (1)
admet une solution u =u(x)
dansIr’,
et quel’équation intégrale
admet une solution u =
u03B5(x)
dansIr’(03B5), où r’(03B5)
=min
{r, /(M + 03B5)}.
Prenons une suite décroissante
{03B5n},
telle que1.B1, en
~ 0et posons
D’après
l.e théorème 4, on al’inégalité
dans
Ir’(03B5n),
et pour rn ndans
Ir’(03B5n).
La famille F formée des fonctions
vn(x)
étant normale dansIr’,
la suite{vn(x)}
converge uniformément dansIr’
vers unefonction continue
v(x).
On aIl
= v(x)
est donc une solution del’équation intégrale (1 ). Puisqu’on
a
Il (ae) vn(x)
dansIr’(03B5n),
on aIl =
v(x)
est donc laplus grande
des solutions del’équation intégrale (1)
dansIr’, C.Q.F.D.
THÉORÈME 6. Soient
f(x)
etf(x)
desfOtnctions
conti-nzces dansIr
et telles que l’on aitpour W x, x, x ~
Ir,
etK(x,
t,zt)
etR(x,
t,u)
desjo-net/ions
con-tiiiiies
l’espeetivelnent
dansL1r
E et dans D, oÙ E est zcn ensemblede nombres réels.
Sitpposons
que l’on apour
(x,
t,u) ~ (r E)
1BD,
etl’inlégalité (4)
pour(,v, t), (x, t) ~ r,
x ài, 1£, il E E,
(x,
t,u), (x, t, ü) E
D, 2G u.Si
K(x, t, u) satisfait à la
condition(K03BB03BC)
dans D etl’équuti on intégrale (1)
adniet ’une solution continue ’ll =u(x)
dansIr’, (r’
=min{r, olMI, |K(x,
t,u) 1 M), l’inégatité
(10) u(x) ~ u(x)
subsiste dans
I,., ,
oit u =u(x)
est la solution maximale del’équa-
tion
intégrales- (5)
dansIr,.
Considérons
l’équation intégrale
où 03B5 est une constante
positive
arbitraire.D’après
le théorème 4on a
l’inégalité
dans
Ir’(03B5),
oùu = u03B5(x)
est une solution del’équation (11).
Posons
Comme nous l’avons vu
plus haut,
la suite{v03B5n(x)}
tend unifor- mément dansIr,
vers la solution maximale del’équation (5)
pour
03B5n ~ 0.
On a doncl’inégalité (10)
dansIr’, C.Q.F.D.
Dans le cas de
l’équation intégrale
de Volterra onpeut
donnerquelques
théorèmes decomparaison
sous la forme desinéquations intégrales
etintégro-différentielles qui
sont très utiles.THÉORÈME 7.
Supposons
quef(x)
etK(x,
t,’lt)
sont continuesrespectivement
dansIr
et dans D, et queK(x,
t,u)
ait lapropriété (K10)
dans D.Si
l’inéqication
ad’lnet une solution w =
w (LV)
continice dansI r" (r" ~
T’ = 1nin{r, /M}, 1 K(x,
t,u) 1 M),
on etl’inégalité
dans
Ir",
où u =u(x) désignant
la solution maximale del’équation intégrale (1).
Soit r"" un nombre arbitraire tel que 0 r’’’ r". On
peut
déterminer un nombre
positif
8 de manière que r’’’r’(03B5).
Désignons
par u =u03B5(x)
une solution del’équation intégrale
(12)
entraînew(a) u03B5(a)
=f(a).
On a doncw(x) u03B5(x)
dansa x a +
ô,
où 03B4 est un nombrepositif
assezpetit.
Il est à montrer que l’on
peut prendre à
= r"’.Sinon,
ondésignerait par d
la bornesupérieure
de 03B4. On aurait 0 C d r"’ etoù e = a + J. Par
hypothèse
on ace
qui
est en contradiction avecl’égalité précédente. u03B5(x)
ten-dant vers
u(x)
pour 8 ~ 0, on al’inégalité (13)
dansIr’’’.
THÉORÈME 8.
Supposons
quef(x)
est continue etsatisfait
àl’inégalité 1 D+f(x) |
+ oo dansI,,
et queK(x,
t,u), ~ ~xK(x,
t,u)
sont continues dans D. Si
ax K (x,
t,u) satisfait
à la condition(K1o )
dans D etl’inéquation intégro-différentielle
adrnet une sol-ution w =
w(x) (w(a) f(a))
coiîtinue dansIr"(r’’ r’), l’ inégalité (13)
subsiste dansIr",
où u =u(x)
est lasolution maximale dans
Ir,
del’équation intégrale (1).
En’effet la
propriété (K10)
parrapport à a K(x,
t,u)
entraîneax
la
propriété (Kol)
parrapport
àK(x,
t,u). D’après
le théorème 5l’équation (1)
admet la solution maximale dansI,,,.
Considérons
-l’équation intégrale
où 8 est un nombre
positif
arbitraire. Cetteéquation
admet unesolution u =
u03B5(x)
da.nsIr’(03B5),
oùr’(03B5)
= min{r, /(M
+03B5)}.
Pardéfinition on a
1v(a) Ue(a)
=f(a)
et la continuité des fonctionsu03B5(x)
etw(x)
entraînent que
dans
Iô,
où à est un nombrepositif
assezpetit.
Montrons quel’ inégalité (16)
subsiste dansIr’’’(r’’ = min {r", r’(03B5)}). Sinon,
on
désignerait d la
bornesupérieure
de ô. On aurait 0 L1r"’,
et
(16)
dansId
etoù 03BE = a + 4
et Ô.
est un nombrepositif
assezpetit.
On a donc(14)
et(15)
entraînentPar
hypothèse
on ace
qui
est absurde. Nous avons doncl’inégalité (16)
dansIr’’’.
Par la passage à la limit E - 0, on obtient
l’inégalité (13)
dansIr".
On
peut
aisémentgénéraliser
les théorèmes decomparaison
dans le cas de
r :
a t x a + r dans leplan (x, t).
THÉORÈME
9. Soient f(x)
etf(x)
desfonctions
continues dansI,
telles quef(x) f(x),
etK(x,
t,u)
etK(x,
t,u)
desfonctions
continues
respectivement
dansr
XEl
etr
XE2,
oicEl
etE2
sont des ensembles de nombres réels.
Supposons
en outrel’inégalité
pour
Si
l’équation intégrale (5)
etl’inégieation intégrale (12)
admettentrespectiverraent
des solutions continues dansI,, (r’ r)
ü =u(x)
et w =
w(x)
telles que l’on aitoù r(x) est continue dans a
lV a + r"(0
r"r’) et r(x)
> 0,l’inégalité (13)
subsiste dans a x a + r’.THÉORÈME 10. Soient
f(x)
etf(x) f(a)
~f(a))
coiiiinues dansI,
telles queD+f(x) D+f(x), |D+f(x) |
+ co dans a x a + 1’,et
K(x,
t,u), ~ ~x K(x,
t,it)
etK(x,
t,it), aa K(x,
t,’u)
continuesrespectivement
dansr El
etr
xE2,
oitEl
etE2
sont desensembles £le nombi-es réels.
Supposons
en outre lesinégalités
pour
(x, t)
~r, u ~ E1 ~ E2, et
pour fx,
t) ~ r,
U Ü, itEEl,
u ~£2.
Si
l’équation -intégrale (5)
etl’inéquation intégro-différentielle (14)
admettentrespectivelnent
des solutions continues dansIr, (r’ ~ r)
ù= u(x)
et w =zv(x) (w(a) f(a)) satisfaisant
à l’in-égalité (17), l’inégalité (13)
subsiste dansl r’ .
4. L’unicité de la solution.
TIIÉORÈ1BfE 11. S’oient
f(x)
une solution continue dansIr, K(x,
t,u)
une solution continue
dans dr
X E, où E est un ensemble de nombres réelset K(x,
t,Zt) (K(x,
t,0)
~0)
unefonction
continue etpossédant
la
propriété (K10)
dans D.Supposons
en outrel’inégalité
pour
(ae, t )
Er’,
u, u EE, 1 u - u| ~ ,
O’l¿ r’ = min{r, /M}, 1 K(x,
t,u)|
M. Sil’équation intégrale
n’admet pas de solution non
identiquement nulle, l’équation intégrale (1)
admet auplus
’une solution dansIr" (r" r’).
Soient zt =
u(x)
et u =v(x)
deux solutio. s del’équation (1)
définies dans
I,,,.
Alors on aura1 u(x)
-v(x)|
satisfait donc àl’inéquation intégrale
Par
hypothèse,
la solution maximale dansIr,
del’équation (17)
est
u(x)
~ 0,d’après
le théorème 7 onobtient 1 zt(x) - v(x)|
~ 0dans
Ir", C.Q.F.D.
A l’aide du théorème 8 on
peut généraliser
de même le théorème de M. Montel[1]
relatif àl’équation
différentielle comme il suit.THÉORÈME 12. Soit
f(x)
unefonction
continue dansIr
et ad-iiiettaiit la dérivée à droite
D+f(x)
dans a x a + r. SoientK (x,
t,u)
et~ ~x K(x,
t,u)
desfonctions
continues dansr E,
oit, E est un ensemble de nombres
réels,
etK(x,
t,u) (K (x,
t,0) 0),
~ ~xK(x,
t,u)
desfonctions
continues dansD~ ~xK(x,
t,u) possédant
la
propriété (Klo). Sttpposons
en outre lesinégalités
pour
(x, t)
Er" (r" r’ ),
ic, Ü EE, |u - u| ~ ,
oic r’ = In’În{r, /M}, 1 K(x,
t,u) 1
~ J.1f. Sil’équation intégrale (17)
n’a pas de solution nonidentiqueiitent nulle, l’équation intégrale (1)
adiiietau
plus
une solution dansI,,,.
Soit
R(x,
t,w)
une fonction continue et nonnégative
dans(x, t)
~r,
0 w + oo et s’annulant pour w = 0.Supposons
quel’inéquation intégrale
n’admet pas de solution éii =
w(x)
nonidentiquement
nulle dansune certaine fonction continue dans a x a + r’.
On a le théorème suiva.nt.
THÉORÈME 13.
Supposons
quef(x)
etK(x,
t,u) satisfont
àl’hypothèse du
théorème 11, et que l’on al’inégalité
où u, u E E. A lors
l’équation intégrale (1)
admet auplus
une solutiontelle que l’on ait lim
u(x) r(x) = 1,
Soient 2c =
u(x),
1£ =v(x)
deux solutions définiesdans Ir
ettelle que
d’où il résulte
Oil a d’autre
part
et
l’i néquation (18)
est satisfaite pourw(x) = | u(x) - v(x)|.
Onobtient donc
u(x) ~ v(x)
dansIr’.
Exempte
del’inéquation intégrale (18):
PosonsAlors on a
D’après
la remarque2)
de no. 1, nous avons, commecorollaire,
l’extension du théorème de M.
Nagumo [2]
relatif àl’équation
différentielle.
COROLLAIRE. Soient
f(x)
unef onction
continue dansIr
admet-tant la dérivée à droite
D+f(a) ( | D+f(a) 1
+~), K(x,
t,u)
unef onction
continue dansLfr
xI,
où I est -un intervalle borné etfermé
de nombres réels. Si l’on a
l’inégalité
L’éqitatioii intégrale (1)
admet auplus
une solution dans1,., (0
r’~ r).
Le théorème 10 entraîne de même l’extension du théorème de M. Shinlizu
[3]
relatif àl’équation
différentielle.5. Théorème de continuité et dérivabilité.
Considérons
l’équation intégrale
contenant unparamètre
03BB:THÉORÈME 14. Soient
f(x, Â)
etK(x,
t, u,03BB)
desfonctions
con-tinues
respectivement
dansIr
x A(039B : | 03BB | 1 l)
et dansL1r
EA,
où E est un ensemble borné et
fermé
de nombresréels, K(x,
t, u,03BB) satisfaisant
à la condition deLipschitz
Si
l’équation intégrale (19)
admet une solution dansa(Â)
xa(03BB)
+r’,
poura(03BB), (a(03BB) +r’)EI,.
et03BB ~ 039B,
oita(03BB)
est unefonction
continue dans
A,
la solution u =u(x, Â)
est continue dansI,
x A.D’après
la remarque1)
du no 1 et le théorème 11l’équation (19)
admet une seule solution u =u(x, Â)
continue dansIr’
pour tout 03BB ~ A. On a doncoù
et par
hypothèse 03B41(03BB)
et03B42(03BB)
tendent vers 0 pour 03BB ~ 0.1 u(x, A
+03BB)
-u(x, À) 1
doit satisfaire àl’inéquation
le théorème 7 on obtient
l’inégalité
ce
qui
montre queu(x, 03BB)
estégalement
continue dans 039B poura(03BB) ~ x ~ a(03BB)
+ r’. Par suite M =u(x, A)
est continue dansIr’ 039B.
Remarque.
Il est clair que l’onpeut
étendre le théorème dans le cas oùl’équation
contientplusieurs paramètres.
Par le théorème 14 nous avons le
THÉORÈME 15.
Supposons
que1(x, 03BB) et ~ ~03BBf(x, Â)
sont continue.9dans
I,.
X ll(039B: 1 Â 1)
et queK(x, t, u, 03BB) et
ses dérivées~ ~xK(x,
t, u,03BB), ~ ~03BBK9x,
t, u,Â)
sont continues dansD(r, f(x, Â), )
039B.Alors
l’équation intégrale
adortet une solution u =
u(x, À)
dansIr’
039B(r’
= min{r, QIMI,
1 K (x,
t, u,03BB) 1 M), qui
est continue ainsi que sa dérivée parrapport
à 03BB~ ~03BBu(x, 03BB)
pour(x, 03BB) ~ Ir’
x A.6.
Système
deséquations intégrales.
On
peut
étendre les théorèmes pourl’équation intégrale (1)
au cas du
système d’équation intégrales
En utilisant la fonction de M. hamke les théorèmes de com-
paraison, d’unicité,
de continuité et de dérivabilité s’étendent aussi à ce cas.On dit avec M. Hukuhara
[4]
queS(u1,
u2,..., un )
est la fonc-tion de M. Kamke
lorsqu’elle jouit
des conditions suivantes:I.
S(u1,
u2, ...,un)
est continue dans oo u1, u2, U, + 00,II.
~j(x) (j
= 1, 2, ...,n ) quelles
que soient les fonctions continues admettant les dérivées à droite et àgauche D±~j(x).
On a
Ces conditions sont
équivalentes
aux conditions suivantes1)
Exemples
deDonnons d’autres conditions
qui
sontéquivalentes
aux1), 2), 3),
mais elles sont utiles pour étudier lesystème
deséquations (20).
THÉORÈME 16. Les conditions
1), 2), 3)
sontéquivalentes
auxconditions:
3°)
Soient~j(x) (j
= 1, 2, ...,n)
desfonctions
continues dansun intervalle arbitraire 1. On a alors
pour
Soient x - a = i et
~j(t)
= Uj(const.) (j
= 1, 2, ...,n).
3°)
entraîne pour 1 > 0Cette
inégalité
entraînel’égalité 2)
pour r > 0.Sinon,
il exis-teraient u,
(j
= 1, 2, ...,n )
et un nombrepositif T
tels que l’on aitPosons
ce
qui
est absurde.1) [4] loc. cit.
2)
et2°) entraînent 3).
Réciproquement,
il est facile de voir que1), 2), 3)
entraînent1°), 2°), 30).
Reniarque. D’après
la déniotistratio-n de cethéorème,
il est clairque les conditions
1), 2), 3)
sontéquivalentes
aux conditions10), 20)
et3’).
Comme
exemple
nous donnons un théorème decomparaison.
THÉORÈME 17. Soient
1,(x) (j
= 1, 2, ...,n)
etf(x)
continuesdans
Ir,
etKj(x,
t, u1, u2, ...,un) (j
- 1, 2, ...,n)
continuesdans
Llr
x E oic E est ensemble depoints
dansl’espace (ul,
u2, ...,un).
SoitK(x,
t,tt)
unefonction
continue etpossédant
la
propriété (K10)
dansP(L1r, f(x), ). Supposons enfin
lesinégalités
dans
I r" ( r"
~r’)
etpour
Si le
systèrne
deséquations intégrales (20)
ad1net une solutiondans
I r"
’U j ==uj(x) (j
= 1, 2,...,n),
on obtientdans
Ir",
oic 1t =u(x)
est la solution maximale del’équation
in-tégrale (5).
D’après
lespropriétés
de la fonction de M. Kamke on obtientet par suite
où
uj(x) (j
= 1, 2, ...,n)
est une solutiom de(20).
Ceci montreque
w(x)
=S(u1(x ), ..., un(x))
doit satisfaire àl’inéquation
intégrale
D’après
le théorème 7 on obtientl’inégalité
On a donc
l’inégalité (21)
dansIr", C.Q.F.D.
Remarqu,e.
Pour les théorèmes d’unicité nous utilisons la fonc- tion de M. Kamkequi
satisfait deplus
à la condition:(A) S(Ul,
u2, ...,un )
= 0entraîne u1
= U2 = ... = un = 0.Exemples:
7. Théorème
généralisé
de M. Kneser.Nous allons
généraliser
au cas dusystème
deséquations
in-tégrales (20)
le théorème de M. Kneser[5]
relatif ausystème
des
équations
différentielles ordinaires.Soient
fj(x) (j
= 1, 2, ...,n )
des fonctions continues dansI,..
Poursimplifier
lesconsidérations, Kj(x, t,
U19 U2, ...,un) (1
= 1, 2, ...,n )
sontsupposées
continues et bornées(|Kj(x,
t, Ule u2, ...,un)| M)
dans le domaine D:(x, t)
Edr,
|uj| 1
+ oo(j
= 1, 2, ...,n).
Considérons le
système (20). D’après
le théorème d’existence, il admet au moins une solution continue dansIr.
Nousdésignons
par R la
région remplie
par les courbes solutions de(20),
et parSc
la section de R parl’hyperplan x
=c(a
c a +r).
Nousavons alors le théorème
généralisé
de M. Kneser.THÉORÈME 18.
S.
est un continu dansl’espace (Ul,
U2, ...,un).
Sans restreindre la
généralité,
au lieu du domaine D onpeut prendre
le domaine ferméDO: (x, t)
EL1r, 1 uj | F
+2Mr,
(j
= 1, 2,..., n),
où F = max{| f1(x) |, | f2(x) |,
...,|fn(x) |}.
xElr
On
peut
déterminer n suites de fonctions{Kjv(x,
t, ul, ...,un)}
(v
= 1, 2,...; 1
= 1, 2, ...,n)
de manière queKjv(x,
t, Ul’ ...,un)
soient
continues,
bornées( |Kjv(x,
t, ul, ...,un) 1 M),
tendentvers
Kj(x,
t, u1, ...,un)
uniformément dansDo,
et deplus
satis-fassent à la condition de
Lipschitz
parrapport
àuj(j=1,
2, ...,n).
Kj(x,
t, ui, ...,un ) (j
= 1, 2, ...,n )
étant continues dans le domaine ferméDo,
onpeut
déterminer 03B4 et N pour03B5(> 0)
donnéà l’avance de manière que
pour
Le
système
deséquations intégrales
admet une seule solution continue dans
Ir. Désignons-la
paru’ - qp(r) (v
= 1, 2,...; j =
1, 2, ...,n )
et soitTv
lepoint
de rencontre de la
courbe
solution avecl’hyperplan x
= c. Onobtient
pour Xl’ ..r2 E
Ir, |x1 - .1’21 |
03B4, v ~ iV. Onpeut
donc supposer que~jv(x) tendent
vers~j(x)
uniformément dansIr,
enprenant
s’il est nécessaire une suite
partielle. Puisque Kjv(x,
t, ul, ...,un)
tendent vers
Kj(x, t,
1£1’ ...,u’n)
uniformément dansDo,
on a~j(x) (i:= 1, 2,
...,n )
est donc une solution dansI,,
dusystème (20).
Si
Pl, P2
sont deuxpoints
deSc,
il existe deux courbes solutions dusystème (20),
qui passent respectivement
parA, P1
et parA, P2,
où A estle
point (a, f1(a), ..., fn(a)).
Nous considérons les
systèmes
deséquations
D’après
le théorème d’existence lesystème (23)
admet une seulesolution dans
I,..
SoitTvPk(03BB)
lepoint
de rencontre de la courbe solution avecl’hyperplan x
= c.Lorsque 03BB=
décroît de cjusqu’à a,
lespoints TvPk(03BB)
décriventrespectivement
des courbesCv pk passant
parPk, Tv = TvPk(a)
sur
l’hyperplan x
= c.D’après
les théorèmes d’unicité et de con-tinuité, Cy
=Cyp
+Cyp
est unecourbe joignant
lespoints Pl
et
P2.
Il est clair que
Sc
est un ensemble fermé et borné.Si
Sc
n’était pas uncontinu,
onpourrait
déterminer deux en-sembles fermés
Si
etS2
de manièreque Sc
=Sl
vS2, S1 n S2 ---
0.On
peut
doncprendre
un ensemble ouvert B telque S1 B, S2
AB
= 0.P1
etP2
étant deuxpoints
arbitraires de5c,
onpeut
supposer que
Pl E Si
etP2 E S2.
On en conclut queCv
A(la
fron-tière de
B)) ~
0. SoitPv ~ (Cv ~ (la
frontière deB)),
alors onpeut
supposer que
Pv ~ Po,
enprenant
une suitepartielle
s’il estnécessaire.
Po
est donc unpoint appartenant
à la frontière de B.On a donc
Po É Sc.
D’autre
part,
si parexemple Pv ~ CvP1 Cv,
lesystème (23)
admet pour une certaine valeur de 03BB
= 03BBv
un courbe solution y.passant
perPv. Désignons
parF.
la courbequi
coîncide avecla courbe y. à droite de
l’hyperplan x
=Â.
et avec la courbehv
à
gauche. Désignons
par u, =03B3jv(x) l’équation
de la courbe0393v,
alors
{03B3jv(x)}
est normale. Sans restreindre lagénéralité
nouspouvons supposer que
03B3jv(x)
tendent vers03B3j(x)
uniformémentdans a ~
x ~ cpour  v
~03BB0(~ Ir).
On voit sanspeine
que Ili =03B3j(x) (i
= 1, 2, ...,n ) représentent
une courbe solution dusystème (20) passant
par A etP..
Par suite on aPo E Sc
contrairement à
l’hypothèse, C.Q.F.D.
L’université de Kôbe.
LITERATURE P. MONTEL,
[1] Sur l’intégrale supérieure et l’intégrale inférieure d’une équation différentielle, Bull. sc. math., 50 (1926), p. 2052014217.
M. NAGUMO,
[2] Eine hinreichende Bedingung für die Unität der Lôsung von gewöhnlichen Differentialgleichungen erster Ordnung, Japanese Journ. Math. 3 (1926),
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[5] Über die Lösungen eines Systems gewöhnlicher Differentialgleichungen, das
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