REPUBLIQUE DU SENEGAL
Un Peuple - un But - une Foi
MINISTERE DE LA SANTE ET DE L’ACTION SOCIALE
DIRECTION GENERALE DE LA SANTE
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DIRECTION DE LA SANTE DE LA MERE ET DE L’ENFANT
(Photo)
Plan d’Action de Lutte contre la Mortalité Néonatale 2018-2020
Juillet 2018
Liste des abréviations
ANSD Agence Nationale de la Statistique et de la Démographie CDD Comité Départemental de Développement
CRD Comité Régional de Developpement CIP Communication Interpersonnelle CPN Consultation Prénatale
CPoN Consultation Post Natal
CS Centre de Santé
DHIS2 District Health Information System
DSME Direction de la santé de la Mere et de l’Enfant DSMN Division de la Mère et du Nouveau-né
EDSc Enquête Démographique et de Santé Continue EPS Etablissement Publique de Santé
GATPA Gestion Active de la Troisième Phase de l’Accouchement
Hop Hôpital
ISF Indice Synthétique de Fécondité
MAFE Maison d’Attente pour les Femmes Enceintes MSAS Ministère de la Santé et de l’Action sociale NV Naissance Vivante
ODD Objectif de Développement durable OMS Organisation Mondiale de la Santé
PNDS Plan de Developpement Sanitaire et Social PSE Plan Sénégal Emergent
PSISRMNIA Plan Stratégique Intégré pour la Santé Reproductive, Maternelle, Néonatale, Infantile et de l’Adolescent/jeune
RGPHAE Recensement Général de la Population, de l’Habitat, de l’Agriculture et de l’Elevage SAMU Service d’Assistance Médicale d’Urgence
SAU Service d’Assistance d’Urgence TBS Taux Brute de Scolarisation
VIH Virus de l’Immunodéficience Humaine PNA Pharmacie Nationale d’Approvisionnement PNLP Programme National de Lutte contre le Paludisme PPN Petit Poids de Naissance
PRESSMN Projet de Renforcement des Soins de Santé Maternelles et néonatales
PS Poste de Santé
SDMR Surveillance des Décès Maternels et Riposte SEN Soins Essentiels du Nouveau-né
SFE Sage-Femme d’Etat
SONU Soins Obstétricaux et Néonatals d’Urgence SOU Soins Obstétricaux d’Urgence
TMN Taux de Mortalité Néonatale TMP Taux de Mortalité Périnatale TPC Taux de Prévalence Contraceptive UNFPA United Nations Population Fund UNICEF United Nations Children Fund
USAID United States Agency for International Development VADI Visite à Domicile Intégrée
TABLE DES MATIERES
1. Introduction ... 4
2. Contexte socio-démographique et sanitaire ... 5
2.1 Présentation du pays ... 5
2.2 Organisation du système de santé ... 5
2.3 Situation sanitaire ... 7
3. Analyse de la situation de la mortalité périnatale et néonatale. ... 8
3.1 Les taux de mortalité périnatale et néonatale ... 8
3.2 Disparités entre les régions ... 9
3.3 Causes de la mortalité néonatale au Sénégal ... 10
3.4 Déterminants de la Mortalité néonatale ... 10
3.5 Analyse des goulots d’étranglement ... 14
3.6 Actions politiques et programmatiques ... 15
3.7 Gouvernance et Suivi Evaluation ... 18
3.8 Analyse des Forces Faiblesses Opportunités et Menaces ... 18
3.9 Résumé des défis et priorités ... 15
4. Rappel sur la plan SRMNIA 2016-2020 ... 17
5. Les objectifs opérationnels du Plan ... 17
6. Les paquets de services ... 18
7. Description ses interventions et principales activités ... 18
7.1 Soins anténatals de la CPN ... 18
7.2 Amélioration de la disponibilité et la qualité de l’offre de services d’accouchement et de soins immédiats au nouveau-né. ... 19
7.3 Les soins post-natals pour la mère et le Nné ... 20
7.4 Amélioration de la prise en charge des urgences obstétricales et néonatales et la référence ... 20
7.5 La formation et la supervision formative ... 21
7.6 L’assurance qualité dans les structures de santé ... 21
7.7 La surveillance des décès maternels et néonatals et riposte ... 21
7.8 La communication avec les communautés ... 22
7.9 La coordination et le Suivi-Evaluation ... 22
8. Le plan d’action détaillé ... 23
9. Le budget ... 23
10. Le cadre de suivi-évaluation ... 24
ANALYSE DE LA SITUATION
1. Introduction
Le gouvernement du Sénégal a fait de la santé de la mère, du nouveau-né, de l’enfant et de l’adolescent/jeune une priorité. L’Etat a défini la politique nationale de santé dans la lettre de politique sectorielle qui est mise en œuvre à travers le Plan National de Développement Sanitaire (PNDS 2009-2018) dont le premier objectif est de « Réduire le fardeau de la Mortalité Maternelle, Néonatale et Infanto-juvénile ». Une Feuille de Route Multisectorielle (2006- 2015) ainsi qu’un Plan d’Action National de Planification Familiale (2012-2015) avait été élaborés pour répondre aux priorités nationales.
Cette orientation a été réaffirmée par le Plan Sénégal Emergent (PSE) qui s’appuie sur trois piliers dont le Pilier n°2 qui porte sur le « capital humain, la protection sociale et le développement durable » vise à développer entre autres, des services sociaux de base tels que l’élargissement de l’accès aux services de santé et à la couverture sociale.
De nombreux progrès ont été notés dans la réduction de la mortalité maternelle qui selon les estimations de l’OMS est de 315/100.000 naissances vivantes. Les taux de mortalité néonatale, infantile et infanto-juvénile ont également régressé et une augmentation de la prévalence contraceptive a été notée. Ces progrès, quoique conséquents, n’ont pas été à la hauteur des espérances pour l’atteinte des OMD.
Pour honorer ses engagements à atteindre les ODD et à mettre en œuvre la stratégie mondiale pour l’amélioration de la santé et du bien-être des femmes, des enfants et des adolescent(e)s, le Ministère de la Santé et de l’Action sociale (MSAS) à travers la Direction de la Santé de la Mère et de l’Enfant (DSME) a élaboré le Plan Stratégique National Intégré de Santé Reproductive, Maternelle, Néonatale, Infantile et des Adolescents/jeunes (PSN SRMNIA 2016- 2020) assorti d’un dossier d’investissement qui s’intègre dans la Stratégie Nationale de Financement de la Santé.
Dans le monde, les décès de nouveau-nés représentent 46% des décès des enfants de moins de 5 ans soit 2,6 million de pertes humaines chaque année. En plus, 2,6 millions de Nné meurt durant les trois derniers mois de la grossesse ou lors de la naissance. Actuellement des ressources sont disponibles pour prévenir au moins les 2/3 de ces décès. Le Plan d’Action Mondial pour Chaque Nouveau-né (Every New Born action Plan – ENAP) lancé en 2014 donne des orientations sur les actions pour l’élimination des décès évitables des nouveau-nés.
Le Sénégal a non seulement souscrit à la résolution WHA 67.10 mais fait partie d’un groupe de 28 pays prioritaires en Afrique pour le suivi de la mortalité néonatale en raison du taux élevé. La lutte contre la MNN avait déjà fait l’objet d’une adaptation de ENAP en 2014 pour ensuite être prise en compte dans le PNSRMNIA 2016-2020. Dans le cadre de la mise en œuvre de ce dernier et avec la volonté d’accélère la lutte contre la MNN, le MSAS à travers la DSME à élabore ce présent plan de lutte contre la MNN 2018-2020.
Cette nouvelle opportunité viendra renforcer l’accélération de la réduction des décès évitables des mères et plus particulièrement des nouveau-nés.
2. Contexte socio-démographique et sanitaire 2.1 Présentation du pays
Le Sénégal a une superficie de 196.722 km2) et comprend actuellement 14 régions administratives, 45 départements, 117 arrondissements et 557 communes. L’Acte III de la décentralisation consacre la communalisation intégrale et renforce les compétences des collectivités locales en santé.
Figure 1 Carte administrative du Sénégal
La population est estimée en en 2018 à 15 726 037 habitants selon les projections du Recensement Général de la Population, de l’Habitat, de l’Agriculture et de l’Elevage de 2013 (RGPHAE 2013). La densité moyenne nationale de la population est de 80 habitants au km2 avec des disparités entre les régions (RGPHAE1, 2013).
Cette population est caractérisée par son extrême jeunesse avec un âge moyen de 19 ans et plus de la moitié est âgée de moins de 18 ans. Un peu plus de la moitié de la population vit en milieu rural (54,8 %) contre 45,2 % en milieu urbain.
Le taux de croissance de la population reste élevé (2.7%). Ce phénomène est la résultante d’un taux de fécondité encore élevé (5 enfants par femme) même si une décroissance lente est observée ces dernières années.
L’espérance de vie en nette progression est de 66 ans.
Selon toujours le RGPHAE, le Taux Brut de Scolarisation (TBS) est de 10,6 % dans le préscolaire, 80% dans le primaire, 59,40 % dans le Moyen et 41,5 % dans le secondaire. Il y a toujours un déséquilibre au détriment de la zone rurale. Le taux d’alphabétisation est de 59%.
En ce qui concerne les conditions sociales, plus de la moitié (61 %) des ménages disposent d’électricité (EDS c, 2014) et environ, 72 % des ménages ont accès à l’eau de robinet ou à une borne fontaine publique (RGPHAE, 2013).
2.2 Organisation du système de santé Description du système de sante : la pyramide
Figure 2 Pyramide Sanitaire de santé du Sénégal
Le système comprend trois niveaux de responsabilité administrative :
• Le niveau central :
Il regroupe le Cabinet du Ministre, le Secrétariat Général, les Directions générales, les Directions nationales, les services centraux rattachés et les centres nationaux de réinsertion sociale. Il définit l’orientation globale de la politique nationale de santé, les grands axes stratégiques et les modalités de mise en œuvre ainsi que la coordination des interventions.
• Le niveau régional (14) (intermédiaire) :
Il assure le suivi et la coordination de la mise en œuvre des politiques, stratégies et plans et coordonne la mise en œuvre de la politique nationale au niveau de la région.
• Le niveau district (76) :
C’est le niveau périphérique qui est la plaque tournante de toutes les activités promotionnelles, préventives et curatives menées dans les centres, postes et cases de santé de manière intégrée et synergique. Il est aussi le niveau d’organisation et d’exécution des activités de santé communautaire.
Le Niveau Communautaire constitue la base du système et est un acteur et un bénéficiaire.
A l’image des responsabilités administratives, l’offre de services est aussi assurée selon des niveaux de référence correspondant à cette pyramide :
• La référence supérieure constituée par les Etablissements Publics de Santé hospitaliers et non hospitaliers (38) ;
• Des centres de santé (101);
• Des postes (1344) et au niveau communautaire 2 266 cases de santé et2 605 sites.
Ce dispositif est complété par l’offre du secteur privé.
Selon les normes établies de l’OMS, le Sénégal n’a pas encore atteint les normes de couverture en infrastructures sanitaires. Les services de santé maternelle et néonatale sont offerts à tous les niveaux de la pyramide sanitaire. Cependant, le paquet de soins offert varie selon le niveau de la structure dans le dispositif de santé. Chaque niveau de la pyramide sanitaire a la prérogative de dispenser un paquet de services bien définis en fonction du plateau technique disponible et de référer au niveau supérieur en cas de besoin.
La couverture maladie universelle a concrétisé les décisions politiques en direction de la santé maternelle, néonatales et infanto-juvéniles avec la généralisation de la gratuité de la césarienne et la gratuité de la prise en charge des enfants de la naissance à 5 ans.
2.3 Situation sanitaire
En 2016, lors de l’élaboration du Plan SRMNIA 2016-2020, tous les domaines concernés par le futur plan ont fait l’objet d’un diagnostic le plus complet et le plus détaillé possible. Les conclusions de ce rapport d’analyse sont encore d’actualité.
Ainsi pour l’élaboration de ce Plan d’Action(PA), il n’a pas semblé nécessaire de reprendre cet exercice. Pour les besoins de ce PA, cette analyse de la situation du NNE a été mise à jour pour situer l’année de référence en 2017 car pour le plan SRMNIA, l’année de référence est 2015.
Elle a été synthétisée étant entendu que tous les détails figurent dans le rapport d’analyse du plan SRMNIA qui se trouve être le document de base. Aussi, elle a été affinée avec les évolutions constatées au niveau opérationnel.
La présentation de la situation sanitaire fait le focus sur la Santé du Nouveau-né et est développée dans le chapitre ci-dessous portant sur l’analyse de la situation.
Avec le lancement des OMD, le Sénégal avait adopté une feuille de route multisectorielle 2006-2015 comme cadre de mise en œuvre des différentes interventions pour la réduction de la mortalité maternelle et néonatale. Un plan d’action national de planification familiale 2012- 2015 avait été également élaboré.
D’autres plans nationaux tels que le plan national de développement des ressources humaines avec le recrutement de 500 sages-femmes, le plan d’élimination de la transmission mère- enfant du VIH concourent à l’amélioration de la santé de la mère, du nouveau-né et l’enfant.
Il en est de même que le POPAEN, le Plan National de Lutte contre le Paludisme (PNLP) dans la prévention du paludisme chez les femmes enceintes et chez les enfants ainsi que le Projet de Renforcement des Soins de Santé Maternelle et Néonatale (PRESSMN) avec l’introduction de l’accouchement à style libre.
La Pharmacie nationale d’Approvisionnement (PNA), dans le cadre de sa mission d’approvisionnement et de distribution des médicaments et produits essentiels, œuvre à la décentralisation de ses services pour une réduction notable des ruptures de stock.
Le Service d’Assistance Médicale d’Urgence (SAMU) par le développement des SAU ainsi que la dotation en ambulance des districts contribuent à l’amélioration de la référence-recours.
L’information sanitaire a été renforcée par la mise en place de la plateforme DHIS2 et la surveillance des décès maternels et riposte complété par des Enquêtes Démographiques et de Santé.
La mortalité néonatale est analysée selon les indicateurs mais aussi selon ses déterminants et les spécificités des différentes régions du Sénégal. Enfin les réponses politiques et programmatiques apportées jusque-là sont examinées.
L’objet de cette analyse situationnelle est surtout d’identifier les gaps, les goulots d’étranglements, et enfin les défis et priorités à adresser.
3. Analyse de la situation de la mortalité périnatale et néonatale.
3.1 Les taux de mortalité périnatale et néonatale
La mortalité périnatale englobe la mortinaissance à partir de la 28ème semaine d’aménorrhée (selon l’EDS) au 7ème jour de vie.
La mortalité néonatale est définie par le décès de nouveau-nés nés vivants survenant au cours des 28 premiers jours de la vie. La mortalité néonatale est subdivisée en mortalité néonatale précoce survenant au cours des 7 premiers jours de la vie et en mortalité néonatale tardive survenant entre le 7ème et le 28ème jour.
Pour rappel, l’objectif du Plan SRMNIA est de réduire le taux de mortalité néonatale de 23 pour 1000 NV en 2015 à 17 pour 1000 naissances vivantes en 2020
Les données des EDS montrent globalement une baisse du taux de mortalité périnatale (TMP) de 45‰ en 2005 à 38‰ en 2010 et une stabilisation en plateau à 38‰ en 2016
Depuis 2000, il y a une tendance à baisse de la mortalité néonatale. Le rythme rappelle la nécessité de renforcer la lutte contre la mortalité néonatale dans les politiques et programmes d’autant plus que les premiers résultats de l’EDSc 2017 montrent que le TMN a augmenté de 21 pour mille en 2016 à 28 pour mille NV en 2017.
Elle est plus élevée en milieu rural (26 pour mille) qu’en milieu urbain (20 pour mille) en 2016.
Elle constitue un frein à la baisse de la mortalité infanto-juvénile, avec une contribution de (38 à 40%).
Figure 3 Evolution du Taux de Mortalité Néonatale par rapport aux Taux de Mortalité Infantile et Infanto-juvénile
L’importance de la proportion de la mortalité néonatale dans la mortalité infanto-juvénile constitue un frein à sa régression. En effet, la part de la mortalité néonatale dans la mortalité infanto-juvénile est passée de 29% en 2005 à 39% en 2015 et presque 50% en 2017. Il s’avère donc quasi impossible de faire baisser la mortalité infanto-juvénile sans agir efficacement sur les causes et déterminants de la mortalité néonatale.
35 29 26 19 23 21 28
61 47 43
33 39 36 42
121
72 65
54 59 51 56
0 20 40 60 80 100 120 140
EDS 05 EDS/MICS 10-11 EDSc 12-13 EDSC 14 EDSc 15 EDSc 16 EDSc 2017
Mortalité Néonatale ‰ Mortalité infantile ‰ Mortalité infanto-juvénile ‰
Figure 4 Evolution du TMN et de sa proportion par rapport au TMIJ de 1992 à 2017 (EDS)
3.2 Disparités entre les régions
Il existe de grandes disparités entre les régions. En 2015, la région de Diourbel affichait le taux le plus élevé (41,8 pour mille) suivie des régions de Kédougou (40 pour mille) et de Kolda (39,6 pour mille).
Figure 5 Taux de Mortalité Néonatale par région (EDS 2017)
L’EDSc 2017 révèle des changements avec la région de Kaolack qui affiche le taux le plus élevé (36 pour mille), suivie des régions de Sédhiou (35 pour mille) et Matam et Louga (33 pour mille) ; tandis que la situation de Kolda et celle de Diourbel s’améliore avec respectivement 23 et 31 pour mille NV.
Au niveau de l’axe Ouest, Dakar a le taux le plus faible (22 pour 1000 NV tandis que Fatick au sein de l’axe centre enregistre le taux le plus faible (27 pour1000 NV) (EDSc 2017).
Figure 6 TMN et Nombre de Décès de Nouveau-né par région (EDS/EQIST)
132 139
121
72 65
54 59 51 56
40,530,7 37,426,9 3528,9 2940,3 26 40 1935,2 2338,9 21 41 2850
0 50 100 150
EDS 1992-93 EDS 1997 EDS 2005 EDS 2010-11 EDSc 2012-13 EDSc 2014 EDSc2015 EDSC 2016 EDSc 2017
Evolution du TMIJ et du TMN de 1992 à 2017 selon les EDS
TMIJ TMNN % MNN/MIJ
36 35 33 33 31 29 27 27 27 26 25 24 23 22
0 10 20 30 40
Kaolack Sédhiou
Matam Louga Dioubel
Kaffrine Fatick
Tambacounda St Louis
Ziguinchor Kédougou
Thiès Kolda
Dakar Taux de mortalité néonatal par région (0/00)
0 2000 4000 0
50
Diourbel Fatick
Kaffrine Kaolack
Kédougou Kolda
Louga Matam
Saint-Louis Sédhiou
Tambacou… Thiès
Ziguinchor Dakar
Nombrede décès
Décèspour 1000 naissancesvivantes
Décès pour 1000 naissances vivantes 2014
Malgré des TMN faibles certaines régions comme Dakar, Diourbel (Touba) et Thiès, de par leur concentration de population enregistrent en valeur absolu les plus grands nombres de décès.
3.3 Causes de la mortalité néonatale au Sénégal
Figure 7 Les principales causes de décès néonatals au Sénégal (WHO/MCEE 2015))
Au Sénégal, les premières causes de mortalité néonatale sont représentées par la prématurité 29%, l’asphyxie (24%), les infections 22%, les anomalies congénitales 12% et les autres causes (13%) (source : count-down Who 2015).
Cette tendance est confirmée par 2les présentations des chefs de service de pédiatrie/néonatalogie des hôpitaux de Thiès, Kaolack et Touba faites lors de l’atelier d’élaboration de ce plan. Selon ces spécialiste les principales causes de décès sont la prématurité, l’asphyxie et l’infection.
En 2017, le CHR de Kaolack qui polarise 3 régions (KL, KF et FK) a enregistré 1885 admissions dont 1665 (88%) Nnés de moins de 8 jours et 220 (12%) de 8-28 jours et 564 décès dont 474 (84%) de Nnés de moins de 8 jours et 90 (16%) de Nnés de 8-28 jours. Les motifs d’hospitalisation sont Prématurité (45%), l’asphyxie (28%) et les Infections (25%).
L’hôpital de Thiès qui fait partie d’un réseau régional de 5 unités de néonatologie a enregistré 421 hospitalisation (dont 29% de prématurés) et 30% de décès post-natal. Les motifs d’hospitalisations sont les infections, la prématurité et l’asphyxie.
Le district de Touba (Natalité la plus élevée du Sénégal) a eu 25981 naissances vivantes. L’EPSH de Ndamatou a enregistré 5460 naissances dont 61 décès de moins de 7 jours et 203 mort-nés frais. Parmi ces NV il y a 802 Nnés de Faible Poids de Naissance, 140 infections et 403 Nnés réanimés.
3.4 Déterminants de la Mortalité néonatale 3.4.1 Avant la grossesse
Etat nutritionnel des femmes
Selon l’enquête SMART 2015, vingt et un pourcent (21%) des femmes en âge de reproduction ont un surpoids (≥ 25 IMC< 30) ou une obésité (IMC≥30). Le déficit énergétique est sévère chez 30,6% des femmes de 12-49 ans et une malnutrition aiguë sévère de 6,1% est noté chez les femmes enceintes et allaitantes de 15-49 ans.
2 Ref : présentation en annexe
Prématurité 29%
Asphyxie*
24%
Congénitales 12%
Autres 13%
Infection 22%
Causes décès néonatals
SOURCE: WHO/MCEE 2015 (PROVISIONAL)
Les IST/VIH ont pour conséquence lle développement de Nnés de faibles poids de naissance (prématurité et hypotrophie).
4.4.2 Pendant la grossesse
La surveillance qualitative et quantitative de la grossesse : CPN
Figure 8 Evolution du Taux de couverture CPN1 et du Taux d'achèvement CPN
Selon l’EDS 2016, 88% des structures offre le service de CPN. Le taux d’utilisation de la CPN est stationnaire de 2015 (95%) à 2016 (96%) pendant que le taux d’achèvement s’est légèrement améliorer de 46,7% à 54% (EDS). Le taux des femmes enceintes ayant fait leur CPN1, quoique élevé, cache un véritable déficit en termes de prise en charge adéquate car seulement 61% (EDS2016) des femmes font leur CPN1 avant leur 4ème mois de grossesse.
Ainsi, il s’agit là d’une opportunité manquée pour le diagnostic précoce de la grossesse, le dépistage des facteurs de risque ainsi que la prévention des complications morbides liées à des affections graves telles que l’hypertension artérielle, l’anémie, le diabète, etc.
Ce déficit dans la provision de soins compromet le pronostic de la grossesse car entrave ainsi la gestion des facteurs de risque, le traitement approprié d’éventuelles maladies intercurrentes ou aggravées par la grossesse et causes de mortalité périnatale et néonatale.
Le principal défi est le retard de la première CPN dû à plusieurs facteurs et qui explique en partie le non achèvement des quatre CPN :
• Les barrières socio culturelles ; traditionnellement une grossesse est toujours cachée tant qu’elle n’est pas visible pour les autres notamment durant le premier trimestre,
• L’accès difficile notamment dans les zones insulaires, inondables, éloignées (pistes et moyens de transport non adaptés) ;
• L’accessibilité financière limitée et la non harmonisation du cout du ticket de consultation prénatale :
• L’inaccessibilité et la non harmonisation du cout du bilan prénatal ;
• L’insuffisance de la qualité des services.
Les interventions associées à la CPN ont des couvertures variables, satisfaisantes ou non.
La supplémentation en fer sous forme de comprimés ou de sirop est de 95% selon les données de l’EDSc 2014. Cependant, la prévalence de l’anémie est de 61,4% chez les femmes enceintes.
Le taux de déparasitage systématique des femmes enceintes contre les parasites intestinaux est encore faible (26,4%).
Selon l’EDS 2016, 82% des femmes enceintes sont protégée contre le Tétanos Maternel Néonatal (TMN). Globalement, la moitié des femmes est protégée contre le paludisme avec une couverture de 43% en TPI3 (DHIS2, 2015) et 51,8% des femmes enceintes ont dormi sous une moustiquaire imprégnée d'insecticide (MII) d’après l’EDSc 2014.
74 82 87 93 96 95 96
40 50 48 47 54
0 50 100 150
EDS 92-93 EDS 97 ESD 05 EDS/MICS
10-11 EDSc 14 EDSc 15 EDSc 16
CPN1 (%)
Achèvement CPN (%)
Selon les données de routine du DHIS2 (2015), le dépistage de la syphilis est effectué chez 31
% des femmes enceintes. Quant au VIH, 85% des femmes ont été testées (rapport DLSI 2015).
3.4.3 Lors de la naissance La prise en charge de l’accouchement
Figure 9 Evolution comparée du Pourcentage des accouchements dans les structures de santé et du pourcentage des accouchements assistées par du personnel qualifié
Les enquêtes démographiques et de santé (EDS) montrent jusqu’à présent des femmes enceintes qui accouchent à domicile ; 24% représentant environ 1 femme enceinte sur 4 (EDSc, 2016).
Les accouchements dans les structures sanitaires s’effectuent pour la plupart dans les structures publiques (72%). La proportion d’accouchement dans les structures de santé a connu une nette progression de 47,5% en 1992 à 76% en 2016 en passant par 63,6% en 2005 (EDS). Il y a des disparités avec un taux de 55% dans la zone sud alors qu’à l’Ouest du pays, on note une proportion de 92%.
Force est de constater qu’il y a un gap dans la prise en charge des accouchements au sein des structures de santé. En effet le taux des accouchements assistés par un personnel qualifié est moindre par rapport au taux global des accouchements qui s’y effectuent. Ce constat est illustré par l’étude des tendances depuis 1997 (figure 8). Les résultats de l’EDSc de 2016 montrent que globalement, 34,5% représentant environ le 1/3 des accouchements ont été assistés par les matrones et accoucheuses traditionnelles ; 9,1% par des infirmières ; 44% par des sages-femmes et 5,5% par des médecins.
Les soins humanisés pour la mère et le nouveau-né sont garants d’une meilleure qualité des services. Le paquet introduit depuis 2009 comprend entre autres l’accouchement à style libre (ASL) qui contribue favorablement à la prise en compte des besoins de la patiente. Selon les données de routine, la couverture en accouchement à style libre est de 2,04 % pour l’ensemble des grossesses attendues
Le rapport de l’évaluation des besoins en SONU réalisée en 2012-2013 dans 416 PPS montre un niveau de connaissance satisfaisant des éléments de la GATPA et du partogramme.
Cependant dans la réalité, la surveillance du travail à l’aide du partogramme n’est pas effective que chez 65% des parturientes (DHIS2 2015). Cette situation pourrait être à l’origine des
47,5 48,4
62
73 71 76,9 74,5 76 78,2
47,6 47 52
65
50
59,6 53 59 68,4
0 20 40 60 80 100
EDS2 1993 EDS3 1997 EDS4 2005 EDS5 2010-11 EDSc 2012-13 EDSc 2014 EDSC 2015 EDS 2016 EDS 2017
Pourcentage des accouchements dans les structures de santé et pourcentage des accouchements assistées par un personnel qualifié
% des accouchements dans les établissements de santé
% des accouchements assistés par un personnel qualifié
complications durant le travail et l’accouchement et accroître la morbidité et mortalité maternelles et néonatales.
Selon l’EDSc 2016, une césarienne a été pratiquée pour 6% des naissances. Pour la prise en charge des complications de l’accouchement, les normes préconisent un taux de césarienne de 5 à15%.
L’analyse de la situation en consultation avec le niveau périphérique montre qu’en Novembre 2017, sur les 25 blocs SONU, 9 sont fonctionnels et 16 non fonctionnels. La non fonctionnalité de ces 16 blocs SONU est liée à un manque de ressources humaines dans les 9 cas c’est-à-dire les équipes SOU. Dans 5 cas, il s’agit d’un manque à la fois de ressources humaines et de ressources matérielles. Dans 1 cas, il s’agit seulement d’un problème d’infrastructure et un autre cas est en rapport avec un problème d’adéquation du matériel.
S’agissant de la prise en charge du nouveau-né, l’aménagement des espaces du nouveau-né a été effectué avec l’UNICEF et l’USAID dans les régions. Les régions de Sédhiou, Kolda, Diourbel et St Louis sont dotées en espaces nouveau-né pour combler le gap.
3.4.4 Après la naissance : Période post natale Les soins immédiats à la naissance
Pour les nouveau-nés, les soins immédiats à la naissance représentent un moment capital dans l’adaptation à la vie extra-utérine. Les données de l’EDSc de 2016 montrent que dans les établissements sanitaires, seulement 53% des nouveau-nés (environ 1 nouveau-né sur 2) avait reçu les premiers soins dans les 48 heures et seulement 42% moins d’une heure après la naissance. Ces soins sont prodigués dans 27% par des médecins et sages-femmes ; dans 16%
par des infirmiers et 10% par des matrones et accoucheuses traditionnelles. Il est aussi noté que 38,1% des nouveau-nés n’avaient pas reçu des soins post-natals dans les deux premiers jours après la naissance.
Selon les données de routine (DHIS22015), la couverture du paquet de soins immédiats* à la naissance est de 75%. Ce faible taux pourrait être dû aux ruptures en médicament (Vitamine K1, collyre antiseptique) et les accouchements à domicile.
Le pourcentage de nouveau-nés ayant bénéficié d’une mise au sein précoce est estimé à 92%
selon les données de routine (DHIS2 2015) Le suivi postnatal : CPoN
Comme pour l’achèvement de la CPN, le taux de consultation post-natale demeure inférieur aux attentes car inférieur aux taux des accouchements ayant été effectués dans les structures sanitaires ; même si des progrès importants ont été notés.
Elle n’est toujours pas systématique. Selon l’EDSc 2016, 53% des nouveau-nés ont bénéficié de soins postnatals dans les 48 heures après la naissance.
Cette situation expose les nouveau-nés à des complications graves qui auraient pu être détectées précocement et prises en charge. En effet, une proportion importante de décès de nouveaux nés qui surviennent dans la période néonatale se produit dans les 48h qui suivent la naissance (EDS).
L’insuffisance de suivi en période post-natale limite l’offre des services pour la mère et le nouveau-né, limite également la satisfaction des besoins en planification familiale dans le post-partum ainsi que le suivi de l’enfant.
3.5 Analyse des goulots d’étranglement
Six déterminants ont permis d’analyser les goulots d’étranglement pouvant impacter négativement la mise en œuvre des interventions. Il s’agit de : la disponibilité, l’accessibilité géographique, l’accessibilité financière, l’acceptabilité socioculturelle, la continuité des soins et la qualité des soins.
Par rapport à chaque déterminant, les causes des goulots ont été identifiées :
3.5.1 La disponibilité des produits Quatre causes ont été notées :
§ L’approvisionnement retardé ou insuffisant des intrants ;
§ Le stockage non conforme et la distribution retardés des intrants ;
§ Le manque de capacités en matière de gestion de l’approvisionnement local ;
§ L’équipement inadapté pour le stockage et la distribution au niveau local.
Cela confirme la rupture fréquente d’un intrant fondamental de nos programmes, en particulier le médicament et celle des médicaments d’importance vitale pour la mère et l’enfant souvent mis en exergue par les MCD. D’autre part, ces causes de goulots révèlent une insuffisance dans la gestion professionnalisée de la logistique.
Les problèmes liés à la disponibilité (approvisionnement retardé ou insuffisant, stockage et distribution retardés des intrants) concernent particulièrement les interventions prioritaires suivantes : la CPN, les SONUB, la CPoN et la PCIME.
3.5.2 L’accessibilité Géographique
La cause critique identifiée comme goulot est le déficit en ressources humaines : l’important déficit en RH qualifié est accentué par la mobilité intense du personnel, l’absence d’un système de motivation de la performance, une insuffisance de spécialistes (pédiatres, gynécologues, compétents SONU, anesthésistes). Par ailleurs les grandes tendances des résultats de la carte sanitaire 2016-2020 révèlent le déficit en infrastructures et en équipements au niveau des régions périphérique tout en déplorant leur concentration au niveau de la capitale. La plupart des blocs SONU ne sont pas fonctionnels. Il faut ajouter à cela le nombre très limité d’unité de néonatologie.
Accessibilité financière
Les couts pratiqués contrastant avec la capacité de payer des ménages est une des dimensions clés de l’accès aux paquets de bénéfice. Particulièrement les couts de prestation des services de néonatologie sont peu accessibles à la majorité des parents de Nnés référés. L’obstacle provient du paiement direct au point de prestation de service. Cet obstacle concerne surtout les interventions prioritaires suivantes : la CPN, la PF, la PCIME, les accouchements assistés et les SONU. Ceci confirme l’épineuse question liée à la solvabilité de la demande en soins, justifiant la mise en place de la CMU.
Acceptabilité socio-culturelle
Elle est sujette à l’ignorance et les fausses idées vis-à-vis des interventions et des pratiques, au faible soutien social en faveur des pratiques souhaitables, à la mauvaise qualité de la CIP.
Ces causes impactent négativement sur les interventions prioritaires suivantes : la PF, la CPN, les accouchements assistés et les SONU. Ces obstacles identifiés prouvent à suffisance l’importance des activités de communication dans la résolution des problèmes liés à la santé de la mère et de l’enfant, contrastant avec la qualité des interventions dans ce domaine. En effet la communication souffre aussi de l’insuffisance de supports, de l’insuffisance de capacité des acteurs en charge de l’activité.
3.5.3 La continuité des soins
Elle reconnait les causes suivantes : l’organisation des services et notamment les horaires de travail discontinus, la référence contre référence, les moyens de transport imprévisibles et peu fiables, la gestion et les mesures incitatives inadaptées aux prestataires, l’ignorance et les fausses idées vis-à-vis du recours aux soins à temps, le faible soutien social en faveur des pratiques souhaitables. Cette faiblesse dans la continuité des soins influence négativement les interventions prioritaires notamment la CPN et CPoN, les SONU et la PF.
3.5.4 La qualité des soins
Elle s’explique par des prestataires ne disposant pas de compétences nécessaires et peu motivés, l’insuffisance des infrastructures nécessaires et des équipements et les ruptures de produits d’urgence en salle d’accouchement (Vitamine K1, du sang, sulfate de magnésium, nicardipine, diazépam. Toutes ces causes constituent une raison de goulot affectant négativement les interventions prioritaires dont la CPN, les accouchements assistés et les SONUB et la CPoN.
La qualité des services a été déplorée sous l’angle de l’insuffisance de conformité aux normes et protocoles. D’autres part le système de référence n’est pas assez opérationnel (le degré d’urgence non évalué par les structures qui sont censés recevoir les patientes, insuffisance des urgentistes, les chauffeurs ambulanciers non formés). L’accueil dans les PPS est de mauvaise qualité. Les comités d’audit des décès qui pourraient apporter des améliorations dans la qualité ne sont pas souvent fonctionnels.
3.6 Actions politiques et programmatiques 3.6.1 A l’échelle nationale
Beaucoup de décisions en termes de politiques, de programmes et stratégies ont été mises en œuvre pour réduire la mortalité néonatale :
• Adoption et mise en œuvre des résolutions internationales relatives à l’élimination des décès évitables des nouveau-nés :
o Mise en place d’un comité SRMNIA qui joue le rôle de la task force
o Elaboration du Plan Stratégique Intégré SRMNIA et d’un plan d’action pour le nouveau-né ;
• Mise à jour et diffusion des PNP à tous les niveau système de santé ;
• Elaboration, diffusion et mise en place du carnet de santé gratuit de la mère et de l’enfant intégrant la déclaration de naissance ;
• Elaboration d’un Plan de communication de la SR ;
• Politique de Gratuité de l’accouchement et des césariennes ;
• Mise en œuvre du programme de Couverture Maladies Universelle
• Mise en œuvre des soins essentiels pour le nouveau-né :
o Elaboration du manuel de base sur les Soins essentiels aux nouveaux nés ; o Validation d’un paquet de soins essentiels pour les nouveau-nés ;
• Renforcement des équipements pour les soins au nouveau-nés (tables chauffantes, couveuses, etc.) ;
• Création de de nouvelles unité de néonatologie ;
• Renforcement des SONU à travers :
o La disponibilité et la qualité des services au niveau des structures de santé ; o Le renforcement de capacités des Ressources humaines en Soins Essentiels
du Nouveau-né (SENN) et HBB ;
• Promotion de la mise au sein précoce et la pratique de l'allaitement maternelle exclusif jusqu’à 6 mois ;
• Mise en œuvre des Soins Maternels Kangourou pour la prise en charge des soins appropriés pour les petits poids de naissance en privilégiant les régions
périphériques où l’accès au personnel spécialisé est limité ;
• Mise en œuvre de la stratégie « soins de la mère et du nouveau-né à domicile » ;
• Intégration de la PEC du nouveau-né dans la PCIME clinique ;
• La vaccination du nouveau-né à la naissance : la polio orale, l’hépatite B et le BCG ;
• Mise en œuvre du Plan opérationnel de passage à l’échelle nationale des interventions à haut impact (POPAEN) ;
• Intégration des indicateurs sur le nouveau-né dans le programme national FBR ;
• Promotion des centres d’excellence pour la mère et le nouveau-né.
• Mise en œuvre du plan d’élimination de la transmission mère –enfant du VIH (eTME).
3.6.2 Au niveau opérationnel Le cas de la région de Kolda :
En 2015 Kolda avait un des TMN le plus élevé (39,6 pour 1000) après Diourbel et Kédougou.
Mais depuis lors le TMN a amorcée une baisse pour atteindre 23 pour 1000 pendant que la tendance nationale est à la hausse. Certains facteurs ont été identifiés comme pouvant contribuer à ce résultat. Il s’agit entre autres de :
• Renforcement en RH : affectation de personnel et renforcement de capacités du personnel à tous les niveaux ;
• Renforcement des activités communautaires : Formation de tous les ACS sur la réanimation du nné et dotation en pingouin et ballon de ventilation pour toutes les cases de santé ;
• Dotation en équipement du nouveau-né des structures de santé ;
• Disponibilité et gratuité de certains produits et médicaments/ fer/acide folique, syntocinon, sulfate de magnésium, vitamine k1 et Collyre antiseptique ;
• Bonnes pratiques comme :
• Planification participative avec tous les prestataires et partenaires ;
• Organisation des réunions de coordination mensuelles autour des postes de santé ;
• Organisation des revues SRSE périodiques au niveau district et région ;
• Utilisation de seringues à insuline pour l’administration de la Vitamine K1 au niveau de certains PPS ;
• Enregistrement des naissances par l’application RAPIDPRO au niveau de certains PPS.
Le cas de la région de Thiès
Cette région a toujours eu une bonne performance comparée aux autres. Il faut reconnaitre qu’il y des acquis notables :
• Un bon maillage en termes d’infrastructure : le service de néonatologie du CHUR sert de référence pour 4 autres unités de néonatologie réparties selon différents axes (Tivaouane, Hôpital St Jean de Dieu, Mbour, Joal).
• La communication développée entre les unités (forme d’un début de réseau de périnatalité) et la concertation permanente entre la maternité et la pédiatrie comme à Tivaouane ;
• Du personnel dédié (SFE) uniquement à la surveillance des nouveau-nés au niveau de la salle de naissance (à Tivaouane).
Le cas de la région de Kaolack
Selon l’EDSc 2017, la région de Kaolack à le TMN le plus élevé du Sénégal (36 pour 1000). Il faut retenir que cette unité de néonatologie du CHR polarise aussi 2 autres régions (Kaffrine et Fatick). Des actions sont déjà menées dans l’optique de réduire ces décès :
• Délégation des taches aux infirmiers et sage-femmes qui reçoivent les nouveau- nés à la garde ;
• Rapprochement entre la Pédiatrie et la Maternité avec l’unité de néonatologie
« inborn » ;
• Référence contre-référence avec le CS Nioro avec communication améliorée ;
• Renforcement des compétences : Cours de conduite à tenir (CAT) sur les affections néonatales destinés aux prestataires tous les 15 jours ;
• Tous les nouveaux nés référés sont reçus au service de néonatologie
• Notification des cas de décès toutes les semaines.
Pour tous ces cas, il y a des éléments à renforcer :
§ Couverture sanitaire et plus particulièrement les unités de néonatologie (ratio en infrastructure) ;
§ RH : affectation de Pédiatre ou compétent ; renforcement des capacités des personnels en activité ;
§ Coordination entre la maternité et la pédiatrie mais aussi la coordination entre les structures (Réseau de périnatalité) ;
§ Effectivité des soins immédiats en salle de naissance : Fiche de surveillance et éléments de surveillance standardisés, notification des informations relatives aux nouveau-nés dans le carnet de Santé de la mère et de l’enfant
§ PEC des NNES en hospitalisation, le coût élevé des soins du NNE ;
§ La qualité des soins pendant la grossesse, l’accouchement et le post-partum ;
§ Contexte socio- culturel ne militant pas en faveur de la santé néonatale
§ Financement des activités de promotion
§ Dotation en kits d’accouchements
§ Suivi post formation sur la réanimation du Nné au niveau case de santé
§ Disponibilité des produits et médicaments pour les soins immédiats
§ Organisation de séances d’audits des décès néonatals
3.7 Gouvernance et Suivi Evaluation 3.7.1 Financement et partenariat 3.7.2 Management et Coordination 3.7.3 Suivi et Evaluation
3.8 Analyse des Forces Faiblesses Opportunités et Menaces
À la suite de la revue des déterminants identifiés comme facteurs explicatifs de la morbidité et mortalité du nouveau-né, une tentative d’affinement par une analyse SWOT (FFOM). Ref tableau en annexe.
Domaines Forces Faiblesses Opportunités Menaces
Offre (Service de santé)
Suivi de l’évaluation des programmes du NNE à travers les revues et supervision à tous les niveaux.
La mise en œuvre d’interventions ayant fait leurs preuves (GATPA, CPN recentrée, Partogramme, SENN, PCIME, SAA, SONU, POPAIEN, Méthode Kangourou, Stratégies itinérantes, Offre de service au niveau communautaires (PCIME communautaire, SAFI, PF etc.)
La réorganisation et le développement de la carte sanitaire en 10 EPS 1, 16 EPS 2, 10 EPS 3, 77 Districts sanitaires et 125 Centres de Santé, 1586 postes de santé, offrant tous les services de SR, et permettant ainsi une relative accessibilité géographique aux soins
Couplé gagnant dans le poste de santé Formation continue des prestataires
Equipement des maternités en matériel du nné (pour le coin du nné et réanimation)
Existence d’un paquet de soins du nné identifié selon les PNP
Intégration des services : salle « INBORN » Décentralisation de la stratégie eTME (au niveau du PS)
Le rapprochement des services : stratégie avancées et mobiles intégrées, soins de la mère et du NNE à domiciles
Insuffisance de couverture en RH dans certains PPS
Le déficit dans la qualité des soins (lié à la rareté des ressources humaines qualifiées, à une insuffisance du système de référence /contre référence,
insuffisance dans la supervision des prestataires) ;
Les ruptures des produits nécessaires aux soins du NNE à tous les niveaux Discontinuité des services au niveau des PPS (logements, organisation des services, absence de connexion entre la maternité et la pédiatrie, absence de maternité dans certains PS.)
Faiblesse du financement endogène NNE Insuffisance d’équipements pour la PEC du NNE : incubateurs, appareil de photothérapie
L’implication effective des autres secteurs (Jeunesse éducation et femmes, etc.) dans le cadre de la SRAJ Existence du partenariat mondial pour la lutte contre la MNN Existence de certains programmes : PUDC, PUMA, PROMOVILLES qui visent à améliorer
l’accessibilité géographique
La pérennisation de la stratégie
« YEKSINA » non effectivité dans tous les DS
Le retrait des PTFs qui comblent les financements
Absence d’électrification de certains PPS
Demande (par son
comportement qui cherche à
Existence de réseau d’acteurs
communautaires, alliance pour la lutte contre la mortalité néonatale
Accès financier limité de la PEC du NNE dans les structures de référence (demande ou offre ?)
Prise de décision retardée de la PEC du
Partenariat avec les
radios communautaires Croyances socioculturelles ne militant pas en faveur de la santé du Nné : le fait de ne pas habiller le NNE, cacher la grossesse, mise au sein précoce
3.9 Résumé des défis et priorités
Les défis et priorités qui découlent de cette analyse sont en parfaite cohérence avec les conclusions du rapport d’analyse de la situation du Plan SRMNIA 2016-20 et se résume en la nécessité de l’accélération de la réduction des décès évitables des nouveau-nés afin de contribuer à l’objectif général du Plan SRMNIA 2016-20 qui est
« Réduire la morbidité et la mortalité maternelles, néonatales, infanto-juvéniles et des adolescent(e) s/jeunes au Sénégal ».
Les principaux défis identifiés sont :
• Renforcement du paquet de service en direction de la mère et du Nné :
• Disponibilité des RH qualifiées selon les niveaux SFE, IDE, Pédiatre et compétent ;
• Compétences des prestataires de soins néonatals ;
• Disponibilité des médicaments et produits ;
• Disponibilités des équipements et intrants ;
• Appropriation et dissémination des « Bonnes pratiques » et intervention à haut impact (POPAEN, PBG, SAFI, etc)
• Décentralisation des services de soins du Nné :
• « Unités néonatales graduelles » selon les niveaux (disponibilité de conditions pour prendre en charge le Nné ;
• Fonctionnalité des coins du Nné à tous les niveaux ;
• Intégration effective des activités et des services :
• Entre salle de naissance et service de néonatologie
• L’efficience de la référence contre référence / Réseau de périnatalité
• Entre les différents niveaux ;
• Entre services de pédiatrie/néonatologie ;
• Coordination des activités de lutte contre la mortalité néonatale ;
• Suivi et Evaluation des activités de lutte contre la mortalité néonatale ;
• Disponibilité des données complètes et de qualité ;
• Renforcement d’un système d’archivage à tous les niveaux ;
• La création de la demande
• Mobiliser la communauté autour de la SRMNIA (mortalité néonatale) ;
• Disponibilité des ressources financières pour la lutte contre la mortalité néonatale :
• Mise en œuvre du plan de plaidoyer ;
• Fonctionnalité de l’Alliance nationale de lutte contre la mortalité maternelle, néonatale, infantile, infanto juvénile ;
• Renforcement de la recherche opérationnelle.
L’examen des défis a permis le choix des priorités suivantes :
• Disponibilité de services de soins de qualité à tous les niveaux pour la lutte contre les décès évitables des Nnés conséquences en particulier de ;
o Prématurité ; o Asphyxie ; o Infection.
• Renforcement de la gouvernance et le suivi /évaluation de la lutte contre la mortalité néonatale ;
• Amélioration de la demande de service en santé maternelle et néonatale.
Les priorités découlant de l’analyse ci-dessus sont en parfaite adéquation avec le deuxième objectif spécifique du Plan SRMNIA : “Réduire la mortalité néonatale de 23 pour 1000 NV en 2015 à 17 pour 1000 naissances vivantes en 2020 ».
A cela on pourrait ajouter l’objectif relatif à la mortalité périnatale dans le cadre du plan d’action mondial pour chaque nouveau-né qui de "Réduire le taux de mortalité périnatale à moins de 12 pour 1000 d’ici 2030 ».
De ces objectifs et des priorités dégagés ici, vont découler les objectifs opérationnels, les interventions et activités ainsi que le budget ; toute la démarche restant en adéquation avec le Plan SRMNIA 2016-20.
PLAN D’ACTION
4. Rappel sur la plan SRMNIA 2016-2020
Vision du PSRMNIA« Un Sénégal où chaque femme, chaque enfant, chaque adolescent (e) et chaque jeune jouit de son droit à la santé et au bien-être de façon équitable et peut participer pleinement à l’édification d’un Sénégal Emergent. »
Les principes directeurs du plan SRMNIA
Le Plan d’Action de Lutte contre la MN se réfère au plan stratégique SRMNIA qui s’articule autour des principes directeurs suivants. Ces principes englobent entièrement ceux du plan d’action mondiale pour le Nné.:
• L’engagement et le leadership national ;
• L’approche intégrée ;
• L’articulation à la Stratégie Mondiale de la santé de la mère du nouveau-né de l’enfant et de l’adolescent 2016-2030, à l’initiative « Chaque femme, chaque enfant » et aux cibles du plan mondial « Chaque nouveau- né » ;
• L’approche de planification axée sur les résultats ;
• L’approche multisectorielle et décentralisée ;
• L’équité et la prise en compte des besoins des populations prioritaires ;
• Le respect des droits humains et la prise en compte de la dimension genre ;
• Le respect des croyances et des valeurs de la société sénégalaise.
5. Les objectifs opérationnels du Plan
Ils découlent des défis et priorités identifiés à partir du diagnostic de la situation tout en se référant au deuxième objectif spécifique du PSRMNIA rappelé dans le chapitre précèdent.
• Augmenter le Taux d'achèvement de la CPN de 54% en 2016 à 70% en 2020 ;
• Augmenter la proportion d'accouchements effectués par des personnels qualifiées de 59% en 2016 à 80% en 2020 ;
• Le pourcentage de nouveau-nés pris en charge par les soins immédiats est augmenté de 74 % en 2016 à 80% en 2020 ;
• Le pourcentage de nouveau-nés de faible poids pris en charge par les soins maternels kangourou est passé de 27% en 2015 à 50% en 2020 ;
• Le taux de couverture en consultation post-natale 1 pour le couple mère-enfant est passé de 76% en 2016 à 85% en 2020 ;
o Augmenter la proportion de Nné recevant la première visite postnatale dans les 72 heures, de 53 % en 2015 à 85% en 2020 ;
o Augmenter la proportion de Nné recevant la visite postnatale entre J4 et J8 de % en 2015 à au moins 80% en 2020 :
• Augmenter l'allaitement maternel exclusif à 6 mois de 15 % en 2016 à XX% en 2020 ;
• Réduire de 50% la mortalité néonatale dans les services (létalité) (asphyxie à la naissance d'ici 2020 (Fournir une réanimation néonatale de base pour l’asphyxie à la naissance) ;
• Réduire de 50% la mortalité dans les services des nouveau-nés atteints d’infection d'ici 2020 ;
• Augmenter la proportion de structures de santé adhérant aux normes de prévention des infections (liées aux soins à l'accouchement et à la période postnatale précoce) à au moins 80% d'ici 2020 ;
• Renforcer références et la c/référence des urgences obstétricales et Néonatales ;
• Intégrer (et Renforcer) la surveillances décès Néonatales dans la SDMR ;
• Assurer le suivi évaluation des activités à tous les niveaux.
6. Les paquets de services
Les paquets de services pour le Nné seront intégrés avec ceux de la santé de la mère et de l’enfant. Cette intégration pourra se faire à différents niveaux et plateformes de soins.
Toutefois, le focus devra être mis sur la période du travail et de l’accouchement et durant les 24 premières heures puis jusqu’au 8ème jour.
Les principaux paquets de service peuvent être regroupés à travers :
• Consultation Prénatale
• Soins essentiels au Nné ;
• Soins spécifiques ;
o Prise en charge des complications durant l’accouchement : asphyxie, etc ; o Prise en charge de la Prématurité, du Petit Poids de Naissance et de
l’Hypotrophie ;
o Prise en charge de l’infection néonatale et du nouveau-né malade.
• Consultation Postnatale
7. Description des interventions et principales activités 7.1 Soins anténatals de la CPN
La CPN a pour objet essentiel de prévenir et ou prendre en charge les affections de la grossesse menaçant la bonne évolution de celle-ci et entrainant des risques de décès de la mère et ou du bébé. Elle fera le focus sur :
• La prévention et prise en charge des affections comme l’HTA, la malnutrition et l’anémie, le paludisme, les parasitose intestinale, etc) ;
• La prévention et prise en charge de la prématurité
• Etc.
Il s’agit de renforcer l’offre de service de CPN en améliorant l’accès et la qualité. En plus des structures existantes fréquentés (Hop, CS, PS) du secteur publique et privé, la CPN va être plus décentralisés à travers la stratégie avancée et mobile.
Chaque district sanitaire sous le leadership du Médecin-Chef organise des stratégies avancées (1 sortie par trimestre) en direction de chaque poste de santé. Ces sorties seront menées de façon itinérante pour couvrir la zone de responsabilité du poste.
La recherche active selon la structure, et les consultations foraines à mener pour les femmes enceintes qui ont raté leur consultation prénatale, vont aider au relèvement du taux d’achèvement des consultations prénatales. Ces consultations foraines qui seront effectuées par un personnel qualifié au cours de ces stratégies avancées permettent également d’enrôler les femmes enceintes qui démarrent tardivement leur 1ère CPN.
Le niveau communautaire sera mis à contributions notamment pour le suivi (VADI), le parrainage, et la référence à temps mais aussi à travers les initiatives comme les « care groups) et « cercle de solidarité des femmes »
Certaines barrières financières devraient être levées et la couverture par les mutuelles encouragée.
La qualité sera améliorée par le renforcement des capacités des prestataires et du staffing, la disponibilité des intrants et l’accès aux médicaments ainsi que l’assurance qualité notamment l’accueil et les délais d’attente.
La création de la demande de services de CPN sera renforcée.
7.2 Amélioration de la disponibilité et la qualité de l’offre de services d’accouchement et de soins immédiats au nouveau-né.
Les interventions à haut impact ci-dessous seront intensifiées :
• Partogramme ;
• GATPA
• Soins immédiats : tous les éléments ;
• Surveillance du Nné en Maternité
L’accouchement réalisé par du personnel qualifié à l’aide de partogramme ainsi que la GATPA et les SEN sera systématique et les innovations comme l’accouchement à style libre mise à l’échelle. L’accouchement dans les structures sera encouragé par l’amélioration de l’accès et de l’acceptabilité sociale. Il s’agira de renforcer la présence de SFE (ou infirmière) dans les structures les plus périphériques, de lever les barrières financières et encourager la couverture par les mutuelles. Le taux d’accouchement dans les structures pourrait être augmenté par la mise en place des Maisons d’Attente pour Femme Enceinte (MAFE).
La qualité sera améliorée par le renforcement de capacité des prestataires et le staffing. La surveillance des nouveau-nés en salle de naissance sera systématique pour les premiers jours.
L’audit des décès néonatal (et la riposte) sera un élément déterminant de l’amélioration de la qualité.
Les intrants et les équipements seront disponibles de façon optimale notamment en ce qui concerne les maternités et les coins du nouveau-né.
Le niveau communautaire contribuera particulièrement par le parrainage et la référence à temps vers la structure la plus proche.
La demande en accouchement dans les structure sera renforcer
7.3 Les soins post-natals pour la mère et le Nné
Il s’agit d’organiser les services de sorte que la 1er CPoN se fasse dans la structure avant la sortie. Toute la stratégie d’itinérance développée pour la CPN s’appliquera aussi pour la CPoN.
Le niveau communautaire est mis à contribution notamment pour les Soins du Nné à domicile.
Certains aspects de l’intervention CPN relatifs à la qualité et à la communication seront reconduites.
En plus du renforcement de la consultation post-natal 1 dans les premières 48 heures les soins porterons essentiellement sur :
• Mise au sein précoce / AME ;
• Prise en charge de l’Infection néonatale ;
• Prise en charge de l’Asphyxie ;
• La prise en charge de la prématurité et les Soins Maternels Kangourou ;
• Prise en charge spécifique des autres affections (HIV, Ictère, etc).
Cette prise en charge des principales causes de décès de Nné nécessite aussi de rendre fonctionnel des unités de néonatologie dans les structures de référence.
7.4 Amélioration de la prise en charge des urgences obstétricales et néonatales et la référence
La référence est un mécanisme par lequel une formation sanitaire oriente un cas qui dépasse ses compétences vers une structure plus spécialisée et mieux équipée. L’évacuation est une référence réalisée dans un contexte d’urgence. Le système de référence est quant à lui un ensemble de dispositions prises pour permettre d’adresser un malade d’un échelon inférieur à un échelon supérieur ayant plus de compétence pour lui assurer une meilleure prise en charge et la contre référence la démarche inverse pour assurer la suite de la prise en charge et le suivi post-hospitalier.
L’intervention consiste essentiellement en un système de référence contre référence fonctionnel et performant reposant sur deux éléments :
• Développement et Renforcement des unités de néonatologie ;
• Création de Réseau de périnatalité (SAMU obstétrical et néonatal)
Ce système qui intègre aussi bien le Nné que la mère devra être une composante intégrale du dispositif global du SAMU National. Il comprend principalement trois maillons ; (1) la préparation de l’urgence obstétricale et ou néonatale par la structure qui réfère (2) le transport médicalisé (3) l’accueil de l’urgence à la structure de référence.
Évidemment cela nécessite un système de communication pouvant assurer une régulation entre les structures notamment de chaque région d’où la pertinence d’un réseau de périnatalité. Des services d’assistance d’urgence (SAU) devraient être mis en place au niveau des structures de référence. Cependant le plus important à ce niveau est le développement et le renforcement des unité de néonatologie. Il s’agira surtout de développer la capacité de