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BSV_MARAICHAGE_2020_08

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Academic year: 2022

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Le Bulletin de Santé du Végétal est édité sous la responsabilité de la Chambre d’Agriculture de Région Île de France sur la base d’observations réalisées par le réseau. Il est produit à partir d’observations ponctuelles. S’il donne une tendance de la situation sanitaire régionale, il ne peut se substituer à une observation personnelle dans sa parcelle.

Tout document utilisant les données contenues dans le bulletin de santé du végétal Ile de France doit en mentionner la source en précisant le numéro et la date de parution du bulletin de santé du végétal.

Action pilotée par le ministère chargé de l'agriculture, avec l’appui financier de l’Agence Française de Biodiversité (A.F.B.), par les crédits issus de la redevance pour pollutions diffuses attribués au financement du plan Ecophyto.

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N° 08

30/04/20

A RETENIR :

FRAISE : populations de pucerons et de thrips à surveiller.

SALADE : présence importante de pucerons.

CHOU : des pucerons et altises sont présents, il faut être vigilant ; présence de XENOSTRONGYLUS DEYROLLEI.

CAROTTE : aucune capture de la mouche de la carotte.

FRAISE

4 PARCELLES OBSERVEES DANS LE RESEAU + 1 PARCELLE FLOTTANTE

STADES

Fraises hors-sol sous abri: floraison à fruits blancs

RAVAGEUR

PUCERON

Il existe plusieurs espèces de pucerons qui peuvent affecter les fraisiers parmi lesquels Aphis sp., Rhodobium porosum, Chaetosiphon fragaefolii, Macrosiphum euphorbia, Macrosiphum rosae, Aulacoptrum solani qui ont tous une biologie très différente essentiellement par leur forme de conservation hivernale.

Leur multiplication est très rapide. Le développement d’une génération de pucerons nécessite environ 10 jours à 20°C.

Les premiers individus s’observent en général sous les feuilles avec une rapide colonisation des hampes florales. Lorsque les attaques sont importantes, on observe une crispation des folioles due à leurs piqûres de nutrition. On observe également la présence de miellat voir de fumagine.

Cette semaine, des pucerons ont été observés sur trois des quatre parcelles du réseau

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d’épidémiosurveillance avec des infestations allant de 15 à 80% de pieds touchés (voir tableau ci-dessous). Ils étaient visibles sur feuilles mais aussi sur hampes florales à La Houssaye en Brie (77) et Périgny (94).

Puceron

% de pieds touchés

nombre moyen d'individus par pied

LE MESNIL LE ROI 20% 3

VILLEROY 0% 0

LA HOUSSAYE EN BRIE 90% >10

PERIGNY 15% 4 à 10

Pour en savoir plus, consultez la fiche « Les pucerons en culture de fraisier sous abris » du CTIFL

Des produits de biocontrôle existent à base de préparation bactérienne ou de substances naturelles.

La liste des produits phytosanitaires de biocontrôle est consultable dans la note de service sous https://ecophytopic.fr/proteger/liste-des-produits-de-biocontrole

THRIPS

Sur fraisier, les principales attaques sont dues à Thrips Frankliniella occitdentalis mais on peut également trouver Thrips tabaci ou Frankliniella intonsa.

Le cycle de reproduction est très rapide et fortement influencé par la température : 3 semaines à 30°C, 5 semaines à 15°C. Des chevauchements de générations ont lieu.

La femelle pond entre 5 et 6 œufs par jour à 20°C sous l’épiderme de la plante. Les larves passent par deux stades avant de se laisser tomber au bout de 5 à 19 jours (en fonction de la température) pour se nymphoser dans les premiers centimètres du sol. Trois à sept jours après, les thrips redeviennent adultes et rejoignent à nouveau les parties aériennes de la plante.

Les dégâts se manifestent par une décoloration et/ou déformations des fruits voir des avortements de fleurs en cas de fortes attaques.

Un thrips sur feuille a été observé à Villeroy (77), mais sans dégâts observés sur fruits ou fleurs. Une parcelle, hors réseau, dans le même secteur géographique présente quant à elle une forte attaque avec 10 à 12 individus par fleur.

A RETENIR

Risque : pour les parcelles présentant un seuil inférieur à 5 individus pour 10 feuilles, le risque est faible.

Une surveillance régulière est alors conseillée, afin de suivre l’évolution des populations.

Pour les parcelles dépassant ce seuil, le risque est important.

Seuil indicatif de risque : 5 individus pour 10 feuilles.

A RETENIR

Risque : le risque est actuellement modéré. Les conditions climatiques sous abri sont plutôt favorables à leur développement. Faites des observations ou posez des panneaux de couleur, de préférence bleus, afin de déterminer la pression.

Seuil indicatif de risque : 2 thrips par fleur.

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2 PARCELLES OBSERVEES DANS LE RESEAU

STADES

De 4 à 8 feuilles

RAVAGEURS

ALTISES, PHYLLOTRETA SPP

Petit coléoptère (2 à 3 mm) de couleur sombre avec parfois une large bande jaune sur les élytres, brillant et actif qui peut se déplacer par saut. Les dégâts occasionnés par l’adulte sont des petits trous de forme circulaire ou irrégulière au niveau de la feuille. L’impact sur les jeunes cultures peut être considérable, surtout par temps sec et ensoleillé. Les œufs sont pondus dans le sol et après éclosion, les larves se nourrissent des racines sans provoquer de dégâts significatifs. Les adultes passent l’hiver sur des adventices ou dans la terre et reviennent au printemps.

Cette semaine, des altises ont été observées à Torfou (91) avec 40% de pieds touchés et une infestation moyenne de 0,7 altises par pied et Le Mesnil-le-Roi (78) avec 30% atteints avec une infestation moyenne de 2 altises par pied en moyenne (voir tableau ci-dessous).

Nombre moyen d'altises par pied

s 17 s18

LE MESNIL-LE-ROI (78) 1 2

TORFOU (91) 0.7

METHODES PROPHYLACTIQUES :

Pose d’un filet anti-insectes pendant le stade sensible.

Rotation avec des cultures qui n’appartiennent pas à la famille des crucifères.

Travail du sol avant l’hiver pour déloger les altises qui sont dans le sol

PUCERONS VERTS

Les pucerons verts ont été observés à Torfou (91) avec 90% des pieds touchés et en moyenne de 15 individus par pieds.

A RETENIR

Risque : une parcelle dépasse le seuil indicatif de risque. Le risque est modéré à important d’autant plus que les conditions climatiques à venir devraient leur permettre de se développer.

Seuil indicatif de risque : 1 altise par plante jusqu’au stade 6 feuilles.

A RETENIR

Risque : Une parcelle dépasse le seuil indicatif de risque. Le risque est modéré. Il est indispensable de réaliser des observations en parcelle.

Seuil indicatif de risque : 10% de feuilles touchées jusqu’au stade 3 feuilles en l’absence d’auxiliaire.

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Des produits de biocontrôle existent à base de préparation bactérienne ou de substances naturelles.

La liste des produits phytosanitaires de biocontrôle est consultable dans la note de service sous https://ecophytopic.fr/proteger/liste-des-produits-de-biocontrole

XENOSTRONGYLUS DEYROLLEI

Coléoptère appartenant à la même famille que le méligèthe, il ressemble à celui-ci en poilu et plus gros.

Il a été observé à Torfou sur 5% des pieds. L’an passé, sa première observation avait été faite mi mai.

Ses dégâts sont caractéristiques puisque l’adulte soulève l’épiderme des feuilles comme le montre la photo ci-dessous). Ils ont également été observés sur colza sur le secteur de Meaux (77).

Pour plus d’information, vous pouvez consulter la fiche suivante : http://driaaf.ile-de- france.agriculture.gouv.fr/IMG/pdf/Nouveau_parasite_cruciferes_-_CETIOM_cle4141c9.pdf

SALADE

5 PARCELLES OBSERVEES DANS LE RESEAU

STADES

6 -8 feuilles à grandeur de la tête atteinte, forme et dureté typique.

RAVAGEURS

PUCERONS, Nasonovia ribisnigri

Ce puceron mesure entre 1,3 à 2,7 mm. Les aptères sont jaune verdâtres, sur l'arrière de l'abdomen des taches sombres et étroites sont disposées de chaque côté de la ligne médiane. Quant aux ailés, ils sont vert-pâles à vert foncés, antennes longues et noires, tirets ou bandes sur l'abdomen, cornicules droites et sombres et les articulations des pattes noires.

Cette espèce occasionne des dégâts directs peu importants puisque les feuilles sont légèrement décolorées et

déformées avec les bords ondulés. Ce sont les dégâts indirects dus aux souillures produites qui rendent les récoltes invendables.

D’autre part, il peut transmettre le virus de la mosaïque du chou-fleur (CaMV) et celui de la mosaïque du concombre (CMV) mais ne transmet pas ou peu celui de la mosaïque de la laitue (LMV).

Fredon IDF

Fredon IDF

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Sur les 5 parcelles du réseau d’épidémiosurveillance d’Ile de France, des pucerons ont été observés avec des infestations allant de 5 à 90% de pieds touchés (voir tableau ci-dessous). Pour la parcelle suivie à de Chailly en Bière (77) depuis 15 jours, la salade est à un stade très jeune.

A noter que des larves et adultes de coccinelles ont été observés à Chailly en Bière (77).

Puceron

% de pieds touchés

nombre moyen d'individus par pied

CERGY 20% 1 à 3

LE MESNIL LE ROI 40% 1 à 3

TORFOU 5% 1 à 3

LA HOUSSAYE EN BRIE 5% 1 à 3

CHAILLY EN BIERE 90% >10

Des produits de biocontrôle existent à base de préparation bactérienne ou de substances naturelles.

La liste des produits phytosanitaires de biocontrôle est consultable dans la note de service sous https://ecophytopic.fr/proteger/liste-des-produits-de-biocontrole

LE GROUPE NASONOVIA RIBISNIGRI/ SALADE / PYRETHRINOIDE DE SYNTHSES EST EXPOSE A UN RISQUE DE RESISTANCE.

LE GROUPE NASONOVIA RIBISNIGRI/ SALADE / ACHEI (CARBAMATES) EST EXPOSE A UN RISQUE DE RESISTANCE.

LIMACE

Des dégâts de limaces ont été observés à Chailly en Bière (77).

La pression semble faible. Une vigilance est de mise notamment sur les parcelles irriguées.

Des produits de biocontrôle existent à base de préparation bactérienne ou de substances naturelles.

La liste des produits phytosanitaires de biocontrôle est consultable dans la note de service sous https://ecophytopic.fr/proteger/liste-des-produits-de-biocontrole

CAROTTE

2 PARCELLES OBSERVEE DANS LE RESEAU

STADES

De non levée à 3 feuilles étalées

RAVAGEURS

A RETENIR

Risque : 3 parcelles dépassent le seuil. Le risque est modéré à important, surveillez vos parcelles.

Seuil indicatif de risque : 20% des pieds avec au moins 1 aptère.

A RETENIR

Risque : la pression semble faible. La vigilance est de mise notamment sur les parcelles irriguées.

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MOUCHE DE LA CAROTTE, Psila rosae

La mouche de la carotte, Psila rosae, a des pattes jaunes, le corps noir et brillant, des ailes transparentes plus longues que l’abdomen et la tête marron-rouge. Selon la région et les conditions climatiques, 2 à 3 vols sont observés par an.

L'hibernation se fait sous forme de pupe ; les adultes apparaissent de façon très échelonnée, à partir d’avril.

Les mouches volent pendant les belles journées. Elles s'accouplent et pondent peu de temps après dans le sol à proximité des plantes-hôtes. La larve chemine dans le sol et pénètre dans la racine, y creuse des galeries. Le développement larvaire dure 1 mois au bout duquel l'asticot se nymphose dans le sol au voisinage de la racine.

Les larves de 1ère génération se développent sur les carottes nouvelles et les mouches qui en sont issues volent de juillet à septembre, engendrant les larves de 2ème génération.

C’est cette génération qui est très nuisibles et occasionne de nombreux dégâts jusqu'en octobre-novembre.

Les carottes attaquées ont une croissance ralentie ; elles sont souvent envahies par la pourriture et prennent un goût amer.

Des pièges chromatiques de couleur jaune ont été mis en place sur les parcelles du réseau d’épidémiosurveillance afin de capturer la mouche de la carotte. A ce jour, aucune capture n’a été enregistrée.

Cycle biologique de la mouche de la carotte, extrait du Guide de protection des cultures 2018 de UNILET

METHODES PROPHYLACTIQUES

 Poser un voile au moment des vols pour éviter les pontes dans la parcelle.

 Respecter un délai de 5 ans entre deux cultures d’ombellifères (carottes, panais, céleris, persil, fenouil, cerfeuil…).

 Eloigner les parcelles, si possible, des lieux de stockages des déchets et des zones refuges pour la mouche (haies, bosquets, forêts…).

A RETENIR

Risque : Compte tenu du stade des cultures l’absence de capture, le risque est faible.

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Observations AGRICULTEURS, FREDON IDF, Chambre d’Agriculture de Région Île de France.

Rédaction FREDON IDF : Céline GUILLEM.

Comité de relecture Chambre d’Agriculture de Région Île de France, SRAL.

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