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1.1 Détermination du rapport charge/masse de l électron (méthode de Thomson et Kaufmann)

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(1)

Corrig´ es du chapitre 1

Introduction

1.1 D´ etermination du rapport charge/masse de l’´ elec- tron (m´ ethode de Thomson et Kaufmann)

La m´ethode de Thomson (1897) consiste `a ´etudier la d´eviation d’´electrons de vitesse initiale~v0

(parall`ele `a Oy) par un champ ´electriqueE~ et un champ magn´etiqueB, tous deux constants,~ homog`enes, parall`eles `a Ox et agissant dans la r´egion situ´ee entre O et un ´ecran o`u sont mat´erialis´es les ´electrons (voir fig. 1.1). L’impact du faisceau ´electronique est d´etect´e sur un

´ecran plac´e `a la distancedde l’origine O. On noteeetmla charge et la masse ´electroniques etω=|em|B la quantit´e appel´ee pulsation synchrotron.

Figure 1.1: Sch´ema de l’exp´erience de Thomson - Kaufmann 1. Principe de l’exp´erience

(a) Dessiner l’allure typique d’une trajectoire ´electronique.

(b) Trouver l’´equation param´etrique (en fonction du temps) de la trajectoire d’un

´electron, en prenant comme origine des temps l’instant o`u l’´electron passe en O.

A quelle condition obtient-on un impact sur l’´ecran ?`

(2)

(c) Soitt1 l’instant d’impact sur l’´ecran. Dans l’hypoth`ese o`uωt1π2, d´eterminer l’´equation cart´esienne de la courbe sur laquelle se trouvent les impacts lorsque la vitesse initiale varie en module. Que se passe-t-il si on inverse le champ ´electrique ? (d) Comment cette exp´erience permet-elle de mesurer le rapport chargemasse pour l’´elec-

tron ?

2. Corrections relativistes

Peu de temps apr`es les premi`eres exp´eriences de Thomson, Kaufmann (apr`es le premier article d’Einstein sur la Relativit´e Restreinte) s’aper¸cut que la loi parabolique obtenue en 1c n’´etait pas v´erifi´ee pr`es de l’origine O, c’est-`a-dire l`a o`u l’on trouve les particules dont la vitesse initiale est tr`es grande.

(a) Identifier l’origine de cette anomalie.

(b) `A l’aide de la conservation de l’´energie, d´eterminer la variation dans le temps de la coordonn´eex`a l’aide de la fonctionT(t)d´efinie comme :

T(t) =ef γmc2 , γ= (1−β2)1/2 , β =v

c . (1.1)

(c) En utilisant la relation fondamentale de la dynamique (relativiste), trouver le complexeZ(t) =ef y(t) +iz(t)en fonction deT(t)

(d) Trouver la fonction T(t) (poser τ = cT|e(0)|E). En d´eduire l’expression des trois coordonn´ees d’espace en fonction de la variableφ(τ)d´efinie parsinhφ(t) =ef τt (e) Montrer que si v0 → c, les impacts se rapprochent de l’origine O’ suivant une

courbe qui n’est plus tangente `a O’z. Retrouver la pente verticale mise en

´evidence dans la partie 1 par un passage `a la limite convenable.

=============== ? ¿ ? ¿ ? ¿ ? ¿ ? ¿ ? ¿ ? ¿ ? ¿ ? ¿ ? ===============

1. Principe de l’exp´erience

(a) On prend les deux champs orient´es dans le sens des x positifs. La force

´electrique est dirig´ee le long de Ox, vers les cotes n´egatives (la charge eest n´egative). Par ailleurs, au moment o`u l’´electron arrive en O, la force de Lorentz est dirig´ee vers les z positifs. Au total, la trajectoire est une h´elice d’axe parall`ele `a Oz, situ´ee dans l’octantx <0,y >0,z >0.

(b) La force agissant sur l’´electron estF~ =e(E~+~v×B) ; la projection sur les trois~ axes de l’´equation fondamentale de la Dynamique donne (m est la masse de l’´electron)m¨x=eE,m¨y =ez B,˙ m¨z =−ey B. Avec les conditions initiales˙ pr´ecis´ees, on en d´eduit d’abord x = eE2mt2. En posant Z(t) = y(t) + iz(t), on voit que Z(t) satisfait ¨Z = iωZ˙, avec ω = |e|Bm , d’o`u ˙Z(t) = ˙Z(0) eiωt, o`u ˙Z(0) =v0. Une deuxi`eme int´egration en temps donney(t) = vω0sinωtet z(t) =vω0(1−cosωt) .

(3)

1.1. D´etermination du rapport charge/masse de l’´electron (m´ethode de Thomson et Kaufmann) 3

Figure 1.2: Lignes o`u se distribuent les impacts quand la vitesse initiale varie (`a gauche, champ ´electrique dirig´e comme Ox, `a droite, champ dirig´e en sens contraire de Ox). Plus la vitesse initiale est grande, plus l’impact est proche de O’.

Pour avoir un impact sur l’´ecran, il faut que vω0 soit sup´erieur `ad, soit que les

´electrons aient une vitesse assez grande, ou que le champ magn´etique ne soit pas trop intense.

(c) Si t1 est l’instant d’impact sur l’´ecran, alorsy(t1) =d; dans l’hypoth`ese o`u ωt1π2, on en d´eduitt1vd0, d’o`ux(t1)≃2mveEd220 etz(t1)≃ωd2v02.

L’´equation cart´esienne de la courbe sur laquelle se trouvent les impacts lorsque la vitesse initiale varie en module s’obtient en ´eliminantv0 entrexet z, soit z2 = (Bd)2E2 me x : c’est donc une demi-parabole, dont l’axe est parall`ele `a O’x, orient´ee vers lesx n´egatifs siE >0, (champ ´electrique dirig´e vers les x positifs), vers les x positifs si E < 0 (champ ´electrique dirig´e vers les x n´egatifs, voir fig. 1.2).

(d) Cette exp´erience permet de trouver le rapport chargemasse en mesurant les coor- donn´ees de quelques points de la demi-parabole

2. Corrections relativistes

(a) L’anomalie observ´ee apparaˆıt pr`es de l’origine ; elle concerne les ´electrons de grande vitesse et r´esulte du traitement non-relativiste

(b) L’´energie totale est γmc2+eU ≡ T −eEx, `a une constante additive pr`es ; comme c’est une constante du mouvement,T(t)−eEx(t) =T(0), d’o`u :

x(t) = 1

eE[T(t)− T(0)]

(c) La relation fondamentale de la dynamique relativiste donne par projection

˙

py=eBvz et ˙pz=−eBvy, d’o`u : md

dt γ(t) ˙Z

=−ieEBZ(t)˙ ⇐⇒ mγ(t) ˙Z=−ieBZ˙(t) +mγ(0)v0 . CommeT(t) =mγc2, on en d´eduit l’´equation diff´erentielle :

T(t) ˙Z+ ieBc2Z(t) =mc2γ(0)v0≡ T(0)v0 , dont la solution est :

Z(t) =T(0)v0

ieBc2

h1−exp ieBc2

Z t

0

dt T(t)

i

(4)

(d) On avx= eE1 T˙(t) et dtd(mγvx) =eE, d’o`u : d

dt(c2T 1

eET˙) =eE ⇐⇒ TT˙ = (eEc)2t ,

et T(t) = T(0) coshφ(t) dans les notations introduites de l’´enonc´e. On en d´eduit :

Z(t) = T(0)v0

ieBc2 h

1−exp

−ieBc2 τ

T(0)φ(t)i , et les coordonn´ees de l’´electron :

x(t) =−cτ[coshφ(t)−1]

y(t) =v0τ E

Bc sinBc E φ(t)

, z(t) =v0τ E

Bc 1−cosBc E φ(t) (e) Le point d’impact sur l’´ecran se produit ent=t1, soitd=v0τBcE sin[BcEφ(t1)].

Si v0 →c, T(0)→+∞, donc sin[BcEφ(t1)]→0, ainsi que φ(t1)≡φ1. Dans cette limite :

z(t1)≃v0τBc

2Eφ21 , x(t1)≃ −cτ 2 φ21 .

Figure 1.3: Cas relativiste : lignes o`u se distribuent les impacts quand la vitesse initiale varie (`a gauche, champ ´electrique dirig´e comme Ox, `a droite, champ dirig´e en sens contraire de Ox). Plus la vitesse initiale est grande, plus l’impact est proche de O’.

Les points d’impact se r´epartissent donc sur la droitez =−BcEx, inclin´ee de l’angleψpar rapport `a O’x, tel que tanψ=BcE (voir fig. 1.3). Dans la limite

“cinfinie” on retrouve la tangente verticale de la demi-parabole obtenue dans la premi`ere partie.

1.2 D´ etermination du nombre d’Avogadro N ` a l’aide du mouvement Brownien

Le mouvement Brownien est le mouvement irr´egulier de particules (diam`etre de l’ordre du micron) en suspension dans un fluide. Il r´esulte des impacts nombreux incessants des petites

(5)

1.2. D´etermination du nombre d’AvogadroN `a l’aide du mouvement Brownien 5

particules du fluide sur la “grosse” particule et est le r´ev´elateur de l’agitation thermique et des fluctuations thermodynamiques . Dans ce qui suit, on ´etudie une description dynamique simple du mouvement et, la rapprochant de mesures effectu´ees par Jean Perrin, on donne le principe de l’une des toutes premi`eres d´eterminations pr´ecises deN.

1. Mod`ele dynamique pour le mouvement Brownien.

La grosse particule, de massem, est soumise `a deux forces1 de la part du fluide : une force de viscosit´e, proportionnelle `a la vitesse, la constante de proportionnalit´e ´etant not´eeC, et une forceF(t) de moyenne nulle fluctuant tr`es rapidement `a l’´echelle du mouvement de la particule. Le fluide est suppos´e ˆetre `a l’´equilibre thermique `a la temp´eratureT.

(a) Notantx(t)la position de la grosse particule2, ´ecrire l’´equation fondamentale de la dynamique. On poseτ =mC ; quel est le sens physique deτ ?

(b) Apr`es multiplication membre `a membre par x, prendre la moyenne d’ensemble de l’´equation et la simplifier en laissant tomber3 les corr´elations entre F(t) et x(t). Apr`es transformation du terme contenant la d´eriv´ee seconde, en d´eduire une ´equation diff´erentielle pourhxx˙i. `A quoi est ´egal4 le termehx˙2i?

(c) Int´egrer l’´equation diff´erentielle sachant que la quantit´e hxx˙i est nulle `at = 0 (quel est le sens physique d’une telle condition ?). En d´eduire hx2i(t) sachant qu’`at= 0, hx2iest nul (sens physique ?) et montrer que, pourt≫τ, la forme asymptotique dehx2i(t)est de la formehx2i(t)≃2Dt, o`uD est une constante appel´eeconstante de diffusion.

(d) Dans le cas de particules sph´eriques de rayon a = 0,4µm, et pour des faibles vitesses, on peut ´ecrire C= 6πηa (loi de Stokes) o`uη est la viscosit´e du fluide (η= 103kg/m s(eau `a27oC)) ; la densit´e de la particule est comparable `a celle de l’eau, et on prendra ρ= 1 g/cm3. En d´eduire l’expression de hx2i`a retenir dans le cas d’une observation macroscopique (´echelle de temps exp´erimentale : une seconde).

2. Relev´e d’une exp´erience de Jean Perrin (1905) [1] La table p. 6 donne les nombres d’occurrences de la quantit´eδ(t)d´efinie comme :

δ(t) =ef x(t)−x(t−2) , o`ut est en secondes etδen µm.

(a) Utiliser ce relev´e d’exp´erience pour calculerhx2iet en d´eduire la valeur num´erique de la constanteD introduite en 1c.

1Ces deux forces ont la mˆeme origine physique et r´esultent des chocs des particules l´eg`eres du fluide.

Elles ne sont donc pas sans relation l’une avec l’autre, elles sont mˆeme indissociables.

2On se place `a une dimension d’espace pour simplifier.

3On peut montrer que cette approximation ne modifie pas le r´egime `a grand temps, qui est le seul esultat utile ici.

4Penser au th´eor`eme d’´equipartition de l’´energie.

(6)

(b) Par comparaison avec la partie 1, obtenir la valeur num´erique du nombre d’Avo- gadroN (la constante des gaz parfaits est R= 8,31 J/K).

δ(t) nombre d’occurrences

<−5,5 0

entre−5,5et−4,5 1 entre−4,5et−3,5 2 entre−3,5et−2,5 15 entre−2,5et−1,5 32 entre−1,5et−0,5 95 entre−0,5et+0,5 111 entre+0,5et+1,5 87 entre+1,5et+2,5 47

entre+2,5et+3,5 8

entre+3,5et+4,5 3

entre+4,5et+5,5 0

>+5,5 0

3. Mod`ele stochastique : la marche de l’ivrogne

Pour finir, il s’agit maintenant de d´efinir un mod`ele simple demarche au hasardsur un r´eseau unidimensionnel de points r´eguli`erement, espac´es de la distancea. Une particule (ou un homme ´em´ech´e) se d´eplace en effectuant des sauts sur ce r´eseau de la fa¸con suivante : tous les ∆t, la particule situ´ee au site d’abscissepa (p∈Z) saute sur l’un des deux sites premiers voisins, vers la droite avec la probabilit´ep, vers la gauche avec la probabilit´eq= 1−p. La position de la particule est donc une variable al´eatoireX pouvant prendre les valeurs discr`etes na. Conventionnellement, le site de d´epart est celui fixant l’origine (n= 0) du r´eseau ; le cas ´ech´eant, on poserav=a∆t.

(a) Soit xn(t)la position atteinte par la particule au temps t =N∆t quand elle a effectu´ensauts vers la droite etN−nsauts vers la gauche (0≤n≤N). Quelle est la probabilit´ePn

ef

= Prob[X =xn(t)]?

(b) `A l’aide desPn, ´ecrire l’expression de l’esp´erance math´ematique de l’al´eatoireX. (c) On introduit la fonction g´en´eratriceF(λ) =ef PN

n=0λnPn. Expliquer commentF permet de calculer simplement les moyennes des puissances5de la positionhXki. (d) Utiliser ceci pour trouver :

i. la valeur moyenne de la position `a l’instantt,hXi(t). En d´eduire la vitesse moyenne d´efinie commeV =ef 1thXi(t); v´erifier qu’elle s’annule sip=q= 12 (marche non biais´ee) ;

ii. l’´ecart quadratique de la position∆X2 =ef hX2i − hXi2. Comment varie-t-il en temps ? En d´eduire l’expression de la constante de diffusion D. Com- menter en comparant avec les r´esultats de deux parties pr´ec´edentes.

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5Ces quantit´es sont appel´eesmoments.

(7)

1.2. D´etermination du nombre d’AvogadroN `a l’aide du mouvement Brownien 7

1. Mod`ele dynamique pour le mouvement Brownien.

(a) L’´equation fondamentale de la dynamique estm¨x=−Cx˙+F(t). En prenant une moyenne d’ensemble, on ahx¨i+ 1τhvi= m1hF(t)i= 0 ; ceci montre que τ =ef mC est le temps de relaxation de la vitesse moyenne, puisque l’int´egration donnehvi(t) =hvi(0) et/τ.

(b) En effectuant les op´erations indiqu´ees, on trouve : hx¨xi+1

τhxx˙i= 1 mhF xi .

En n´egligeant les corr´elations entreF(t) et x(t),hF xi → hFihxi= 0 puisque la force fluctuante a une moyenne nulle. Par ailleurs hx¨xi= dtdhxx˙i − hx˙2i, d’o`u l’´equation demand´ee pourhxx˙i:

d

dthxx˙i+1

τhxx˙i − hx˙2i= 0

D’apr`es le th´eor`eme d’´equipartition de l’´energie, la particule ´etant en ´equilibre avec le bain, on a 12mhx˙2i=12kBT, d’o`u finalement :

d

dthxx˙i+ 1

τhxx˙i= kBT

m . (1.2)

(c) La condition initialehxx˙i(0) = 0 signifie, par exemple, que vitesse et position sont d´ecorr´el´ees au d´epart – et on peut toujours choisir l’origine de l’axe au point de d´epart. La solution de (1.2) avec cette condition initiale est :

hxx˙i(t) =kBT

C (1−eτt) .

La condition hx2i(0) = 0 signifie qu’au d´epart, il n’y a pas de dispersion des positions initiales des particules de l’ensemble statistique. En vertu de hxx˙i=12hx2i, cette derni`ere quantit´e s’obtient par int´egration :

hx2i(t) = 2kBT

C [t+τ(etτ −1)]≃ 2kBT

C t ∀t≫τ ceci montre que la constante de diffusion est :

D=kBT C

Noter qu’avec une force ext´erieure syst´ematique Fext, on a hvi(t) = C1Fext

(apr`es un bref transitoire), ce qui permet d’identifier C1 avec la mobilit´e µ ; d`es lors, la relation pr´ec´edente s’´ecrit :

D µ =kBT

c’est la formule d’Einstein reliant constante de diffusion et mobilit´e, avatar le plus ´el´ementaire du th´eor`eme de fluctuation-dissipation.

(8)

(d) Avec la loi de Stokes (particules sph´eriques et faibles vitesses), C = 6πηa, m = 3a3ρ, d’o`u τ = 2a2ρ ≃ 4×108s. Sans aucun doute, l’expression approch´eehx2i(t)≃2Dtest pertinente pour des exp´eriences faites `a l’´echelle de la seconde.

2. Relev´e d’une exp´erience de Jean Perrin (1905)

(a) La table donn´ee dans le texte permet de calculer la moyenne statistique de l’´ecartδ2 :

2i= 0 (−5,5)2+ 1 (−5)2+ 2 (−4)2+. . .+ 3 (4)2+ 0 (5)2+ 0 (5,5)2 2 + 32 + 111 +. . .+ 95 + 87 + 8 , soitδ2= 810401µm2≃2,02µm2. D’o`u 2D×2≃2,02µm2, et :

D≃0,505×10−8cm2s−1 .

(b) Par ailleursD = kBCT = NRTC, d’o`u l’expression du nombre d’Avogadro N (`a l’ambiante,T ≃293 K) :

N = RT

6πηaD ≃ 8,31×293

6π×103×0,4×106×0,505×1012 , soit :

N ≃6,3×1023 3. Mod`ele stochastique : la marche de l’ivrogne

(a) xn(t) est la position6 atteinte par la particule au temps t=N∆t quand elle a effectu´ensauts vers la droite et N−nsauts vers la gauche (0≤n≤N), doncxn=n(+a) + (N−n)(−a) = (2n−N)a. La probabilit´e correspondante estPn= CnNpn(1−p)Nn, d’o`u :

Pn

ef

= Prob[X = (2n−N)a] = CnNpn(1−p)N−n on v´erifie sans peine que PN

n=0Pn = 1. Cette distribution est appel´ee loi binomiale.

(b) L’esp´erance math´ematique de l’al´eatoireX, not´eehXi, est par d´efinition : hXi=

N

X

n=0

Pn(2n−N)a= 2a

N

X

n=0

nPn−N a .

(c) En d´erivant F(λ), on obtient dF = PN

n=1n1Pn, puis en faisant λ = 1, PN

n=1(ou 0)nPn= dF

λ=1. La somme au premier membre est l’une des contri- butions apparaissant danshXi. La connaissance deF(λ) permet visiblement de trouver par d´erivations successives les diff´erentes valeurs moyenneshXki, k∈N, appel´eesmoments.

6L’origine est prise au point de d´epart.

(9)

1.3. Les exp´eriences de Kappler (1931) 9

(d) L’expression compacte de la fonction g´en´eratrice s’obtient en calculant ex- plicitement la somme apparaissant dans la d´efinition (on remarque que c’est le d´eveloppement d’un binˆome) :

F(λ) =

N

X

n=0

CnNλnpn(1−p)N−n= [λp+ (1−p)]N ; comme il se doitF(1) = 1 (c’est la somme des probabilit´es).

i. la valeur moyenne de la position `a l’instantt,hXi(t) est−N a+ 2F(1) ; le calcul donne hXi(t) = (p−q)N a = (p−q)∆tat ; elle s’annule bien si p=q= 12 (marche non biais´ee), est positive si p > q et n´egative dans le cas contraire. La vitesse est doncV = (p−q)∆ta .

ii. la moyenne du carr´e de la positionhX2iesta2P

n(2n−N)2Pn. Un calcul sans difficult´e donnehX2i=N2a2+4a2N(N−1)p(p−1). La soustraction du carr´e de la valeur moyenne donne l’´ecart quadratique :

∆X2= 4a2N pq= 4a2pq t

∆t ;

il croˆıt lin´eairement en temps, ce qui signifie que la taille typique du domaine visit´e `a l’instant t augmente comme √

t, r´egime de croissance interm´ediaire entre dusur-placeet un mouvement de typebalistiqueo`u la coordonn´ee augmente lin´eairement en temps.

L’expression de la constante de diffusion s’obtient par identification avec D =ef ∆X2t2 soit :

D= 2a2N pq=pq2a2

∆t

En tant que fonction dep, D est maximum pour p=q = 12, soit quand lehasard est le plus grand. La constante D est bien sˆur nulle pour une marche non al´eatoire (p= 1 ouq= 1).

Tous ces r´esultats sont en harmonie avec ceux obtenus dans les deux premi`eres parties. Pour en savoir plus sur les marches au hasard et les processus stochastiques, le livre de Montroll et West [2] en propose une remarquable (et lisible) initiation.

1.3 Les exp´ eriences de Kappler (1931)

Il s’agit d’une autre m´ethode pr´ecise de d´etermination du nombre d’Avogadro7. Kappler a mesur´e les fluctuations de la position d’´equilibre d’un petit miroir (surface de l’ordre de 1 mm2), suspendu dans l’air verticalement par un fil de torsion de constanteK ; la position du miroir peut ˆetre tr`es pr´ecis´ement rep´er´ee par la d´eviation d’un rayon lumineux. On note

7Avant de faire cet exercice, il est recommand´e d’avoir fait l’exercice 1.2 p. 4, tout particuli`erement la partie 1.

(10)

T la temp´erature de l’air,θl’´ecart `a la position d’´equilibre,I le moment d’inertie du miroir par rapport `a son axe de rotation. `A la force de rappel pr`es, le miroir est dans une situation tr`es comparable `a celle d’une particule brownienne et, sous les impacts des mol´ecules d’air, effectue des petites oscillations al´eatoires autour de sa position d’´equilibre.

1. Sachant que le miroir est en ´equilibre thermodynamique avec l’air ambiant, quelles sont les valeurs moyennes de son ´energie cin´etique et de son ´energie potentielle ? 2. En d´eduire queN est donn´e par :

N = RT

Khθ2i (1.3)

o`uhθ2iest l’´ecart quadratique de la position du miroir.

3. La mesure donne hθ2i = 4,18×106rad2. Trouver la valeur de N sachant que K= 9,4×1016SI,R= 8,31 J/K.

=============== ? ¿ ? ¿ ? ¿ ? ¿ ? ¿ ? ¿ ? ¿ ? ¿ ? ¿ ? ===============

1. L’´energie m´ecanique du miroirE a pour expression : E=1

2Iθ˙2+1 2Kθ2 ,

o`u les deux termes `a droite repr´esentent respectivement les ´energies cin´etique et po- tentielle. Tout comme un oscillateur harmonique, la “coordonn´ee”θet la “vitesse”

θ˙ figurent au carr´e dans E, d’o`u ´equipartition de l’´energie quand on prend les moyennes `a la temp´eratureT :

h1

2Iθ˙2i=h1

2Kθ2i= 1 2kBT

2. Deh122i= 12kBT et de kB=NR , on d´eduit l’expression donn´ee dans l’´enonc´e : N = RT

Khθ2i (1.4)

2i´etant l’´ecart quadratique de la position du miroir, puisque la valeur moyenne deθest nulle.

3. L’exp´erience est ´evidemment men´ee `a l’ambiante,T ≃293 K ; on trouve : N ≃ 6,15×1023

(11)

1.4. ´Equilibre d’une atmosph`ere isotherme 11

1.4 Equilibre d’une atmosph` ´ ere isotherme

Jean Perrin [1] a ´egalement ´etudi´e la r´epartition de la densit´e d’´equilibre d’ungazdilu´e de grosses particules de masseM immerg´ees dans un fluide, le tout ´etant contenu dans un bocal cylindrique vertical. Plus pr´ecis´ement, Jean Perrin a observ´e que la densit´e lin´eaire n des grosses particules, homog`ene `a l’inverse d’une longueur, variait avec l’altitudez suivant la formule barom´etrique :

n(z) =n(0) e−βMgz (β= 1

kBT) ; (1.5)

gest l’acc´el´eration de la pesanteur,zest l’altitude compt´ee positivement vers le haut,kB la constante de Boltzmann.

1. Soit P(z) la pression `a l’altitude z. Montrer que la condition d’´equilibre m´ecanique de la tranche de gaz situ´ee entre les altitudesz et z+ dz donne dPdz =−MgS n(z), S d´esignant la section droite du bocal cylindrique.

2. Le gaz de grosses particules ´etant tr`es dilu´e, il ob´eit `a une ´equation d’´etat du genre gaz parfaitP V =N kBT, o`uN est le nombre de particules dans le volumeV. En d´eduire la formule barom´etrique(1.5).

3. CommentN est-il inclus dans les r´esultats pr´ec´edents ?

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1. P(z) ´etant la pression `a l’altitudez, la condition d’´equilibrem´ecaniquede la tranche de gaz situ´ee entre les altitudesz etz+ dz est :

−P(z+ dz)S+P(z)S−mg= 0 ,

o`umest la masse de la tranche de gaz de grosses particules situ´e entre les altitudes z et z+ dz ; m = M ndz, o`u n(z) est la densit´e lin´eaire des grosses particules.

Finalement :

dP

dz =−M g

S n(z) (1.6)

Cette ´equation est parfois appel´ee´equation barom´etrique.

2. Avec l’hypoth`ese du gaz parfait de grosses particules, l’´equation d’´etat pour la petite tranche situ´ee entre z et z+ dz est P Sdz =ndzkBT, d’o`u P = nSkBT et par d´erivationP = nSkBT ; le report dans (1.6) donne l’´equation ferm´ee pour la densit´e :

dn dz + M g

kBT n(z) = 0 , dont la solution estn(z) =n(0) eβMgz, avecβ= kB1T.

(12)

3. N est inclus dans l’argument de l’exponentielle puisquekB = NR. L’´echelle carac- t´eristique de d´ecroissance de la densit´e avec l’altitude est ξ = kMgBT = NRTMg ; la mesure deξdonneN parN =ξMgRT .

1.5 Mesure pr´ ecise de l’impulsion de particules par focalisation

Des ´electrons d’´energieE de l’ordre du keV sont ´emis par une source S situ´ee au point O et sont inject´es dans la r´egion z > 0 (voir fig. 1.4). La vitesse initiale ~v0 est dans le plan xOz et sa direction par rapport `a l’axe Oz est caract´eris´ee par l’angle α6= 0, en principe bien d´etermin´e. Dans la r´egionz > 0 r`egne un champ magn´etique statique et homog`ene, parall`ele `a Oz et de moduleB ; eet md´esignent la charge et la masse de l’´electron8,c la vitesse de la lumi`ere dans le vide.

Figure 1.4: Sch´ema pr´ecisant la g´eom´etrie de l’injection des particules

1. Calculer num´eriquement le modulev0 et le comparer `ac.

2. ´Ecrire l’´equation fondamentale de la dynamique projet´ee sur les trois axes ; en d´eduire les ´equations diff´erentielles pour les coordonn´eesx,y etz d’un ´electron, exprim´ees `a l’aide de la pulsation cyclotronωc =|e|Bm . Combien vaut ωc ?

3. Donner l’expression de z(t), puis celle de la composante de la vitesse suivant Ox, soit vx(t); en d´eduirex(t). Achever l’int´egration en donnanty(t).

4. Soit r la distance d’un ´electron `a l’axe Oz ; donner l’expression de r en fonction du temps et en tracer le graphe.

5. On dispose un d´etecteur D sur l’axe Oz: `a quelles distancesLk de O doit-on le placer pour recueillir les ´electrons ? On d´esigne dans la suite par L1 la plus petite des Lk ; calculerL1num´eriquement quandα= 45o.

6. On d´eplace le d´etecteur le long de Oz, d´esignant pardsa distance au point O. `A l’aide d’un dessin, repr´esenter le signal re¸cu sur le d´etecteur en fonction ded, sachant qued ne peut exc´eder60 cm. Expliquer en quoi la mesure deL1constitue une d´etermination de l’impulsion initialep0 des ´electrons.

8Les valeurs `a utiliser pour les applications num´eriques sont donn´ees `a la fin de l’exercice.

(13)

1.5. Mesure pr´ecise de l’impulsion de particules par focalisation 13

7. En r´ealit´e, le signal mesur´e par D pr´esente une largeur finie, provoquant une incertitude sur la mesure de p0. Sachant que cette largeur ne peut ˆetre expliqu´ee ni par les in´evitables inhomog´en´eit´es spatiales du champ magn´etique, ni par la valeur (inconnue) dev0(qui est parfaitement d´efinie), quelle est la cause de l’´elargissement ?

8. Il s’agit maintenant de pr´eciser comment on peut modifier l’appareil pour r´eduire l’erreur sur la mesure de p0 =mv0, `a condition de pouvoir mettre le d´etecteur en-dehors de l’axe Oz ; dans la suite,dd´esigne la distance entre le d´etecteur et le planxOy.

(a) Pour une valeur donn´ee de l’angleα, exprimer la distance d’un ´electron `a l’axe Oz, soitr, en fonction de sa coordonn´eez.

(b) Soit deux angles d’injection α etα′′ < α′′) et les deux longueursL1 etL′′1 correspondantes ; quelle est l’in´egalit´e entre L1 et L′′1 ? Pour ces deux angles, repr´esenter graphiquement la variation deren fonctionz.

(c) Soitαla valeur “nominale” de l’angle d’injection. Pourzfix´e, donner l’expression de la variation δr de r lorsqueαvarie de δα autour deα; en d´eduire qu’il est possible de choisird afin que la variation der par rapport `a α ne d´epende que de termes en (δα)2. ´Ecrire l’´equation fixant cette valeur particuli`ere ded, soit dm (ne pas chercher `a r´esoudre cette ´equation, mais en donner une illustration graphique).

(d) En d´eduire la modification `a apporter au dispositif pour que la mesure dep0 soit beaucoup plus pr´ecise (l’appareil focalise les ´electrons dans le plandm).

Valeurs num´eriques :

e=−1,6×10−19C,E= 1 keV,mc2= 511 keV,B = 103T,α= 45o.

=============== ? ¿ ? ¿ ? ¿ ? ¿ ? ¿ ? ¿ ? ¿ ? ¿ ? ¿ ? ===============

1. Posant β = vc0, l’´energie cin´etique est 122c2 et vaut donc 103 keV ; comme mc2 ≃ 511 keV, on voit d’embl´ee que β ≪ 1 ; plus pr´ecis´ement β25112 soit β ≃6,3×10−2. La vitesse v0 est donc voisine de 6,3×10−2×3×108 m/s soit environ 19 000 km/s.

2. L’´equation fondamentale de la dynamique projet´ee sur les trois axes donne : m¨x=eBy ,˙ m¨y=−eBx ,˙ m¨z= 0 .

ωc=1,6×109×1019×1031 3 ≃1,8×108rad/s.

3. Par int´egration compte tenu des conditions initiales z(0) = 0, vz(0) = v0cosα, z(t) = (v0cosα)t. Par ailleurs, on a ˙vx=−ωcvyet ˙vy = +ωcvx, d’o`u ¨vx=−ωc2vx; avecvx(0) =v0sinα, ˙vx(0) =−ωcvy(0) = 0, la solution estvx(t) =v0sinαcosωct, d’o`ux(t) =ωv0csinαsinωctpuisquex(0) = 0. Enfin, compte tenu devy(t) =−ω1cx, une int´egration donney(t) =ωv0

csinα(1−cosωct). La trajectoire est donc une h´elice d’axe parall`ele `a Oz, coupant l’axe Oy au point d’abscissey0= vω0

csinα.

(14)

4. r2=x2+y2= (vω0csinα)2(2−2 cosωct), soit : r(t) = 2v0

ωc

sinα sinωct

2

C’est une sinuso¨ıde rectifi´ee (voir fig. 1.5).

Figure 1.5: Distancer(t) `a l’axe Oz.

5. Le d´etecteur D ´etant sur l’axe Oz, il faut le placer l`a o`u la trajectoire recoupe l’axe Oz, c’est-`a-dire en des points correspondant `a r= 0 : les distancesLk sont donc telles queLk =z(t=kωc), soitLk =kωcv0cosα; num´eriquement : L1≃47 cm.

6. Le signal est nul tant que d6=L1 ; la mesure de L1 permet de trouver la vitesse v0, donc ausip0≡mv0 (voir fig. 1.6).

7. Compte tenu des ´el´ements donn´es dans l’´enonc´e, la cause de l’´elargissement du signal est l’impr´ecision de l’angle d’injection α, qui provoque une dispersion des trajectoires.

Figure 1.6: Repr´esentation sch´ematique du signal re¸cu par le d´etecteur en fonction de sa distancedpar rapport `a la fente d’entr´ee.

8. On dispose le d´etecteur en-dehors de l’axe Oz, d d´esignant la distance entre le d´etecteur et le planxOy

(a) Pour exprimerr, distance d’un ´electron `a l’axe Oz, en fonction de z, il suffit d’´eliminer le temps entre les fonctions r(t) et z(t) obtenues ci-dessus. On

(15)

1.5. Mesure pr´ecise de l’impulsion de particules par focalisation 15

trouve ainsi :

r= 2v0

ωc

sinα

sin ωcz 2v0cosα

ef

= f(z) (1.7)

(b) Physiquement, il est ´evident queL1> L′′1 siα< α′′.

Figure 1.7: Variation de la distance r `a l’axe Oz en fonction de z pour deux angles d’injection voisinsα< α′′ (voir (1.7)). Le premier z´ero est `a l’abscisseπcosα.

(c) Pour r´eduire l’incidence de l’erreur sur l’angle sur la largeur du signal, il suffit de placer le d´etecteur en un endroit tel qu’une petite variationδαne produise qu’une variation d’ordre sup´erieur pour les points d’impact. Les variations de αprovoquent aussi une dispersion des coordonn´ees xet y, mais on peut envisager un d´etecteur de forme annulaire, perpendiculaire `a Oz, de rayon

´egal `a la distancerintroduite plus haut, et situ´e `a la distancedde O.

Afin qu’une petite variation δα autour de la valeur nominale α donne une variation d’ordre sup´erieur pour r, il faut et suffit que la d´eriv´ee de r par rapport `aαs’annule pourα=α: ∂r∂α

α=α= 0, condition qui s’explicite en9 : tanX+ (tan2α)X= 0 , X =ef πd

L1

,

o`uL1=ωcv0cosα. Cette ´equation fixe la valeur ded`a choisir, soitdm, d’o`u la position du plan du d´etecteur. Cette ´equation a une infinit´e de solutions (comme le montre un graphique). La plus petite solution positive est un cer- tain nombreX0compris entre π2 etπ, d’o`u la plus petite valeur Xπ0L1pourdm

(d) L’appareil focalisant les ´electrons dans le plandm, il faut disposer dans celui-ci un d´etecteur annulaire de rayon ´egal `a rm

ef

= f(dm) (voir ´eq.(1.7)).

Les livres de Enge [3] et Smith [4] donnent de nombreux autres exemples d’applica- tions de cette technique de focalisation, et constituent une bonne introduction `a la Physique nucl´eaire.

(16)

0,0 0,2 0,4 0,6 0,8 1,0

0,0 0,5 1,0 1,5 2,0

Figure 1.8: Focalisation des trajectoires pour des petites variationsδαautour d’un angle nominal d’injectionα.

1.6 Spectrographe de masse

Un four `a haute temp´erature (T de l’ordre de1 000 K) contient du chlore gazeux. Apr`es ionisation (par un dispositif non-repr´esent´e), le m´elange isotopique binaire d’ions Cl(charge q=−|e|, massesM1 etM2) issus du four est acc´el´er´e par une ddpU (de quelques dizaines de kV) avant d’ˆetre inject´e dans la fente d’entr´ee S d’un spectro de masse. Le champ magn´e- tique est horizontal, et perpendiculaire au plan de la figure. P d´esigne une plaque sensible d´etectant l’arriv´ee des ions.

Figure 1.9: Sch´ema d’un spectrographe de masse.

1. Pr´eciser le sens de la ddpU et la direction du champ magn´etiqueB.~

2. Donner l’ordre de grandeur de la vitesse d’un ion avant acc´el´eration parU et montrer que l’´energie cin´etique thermique correspondante peut ˆetre n´eglig´ee.

3. Soitv la vitesse acquise au point S par un ion de vitesse initiale nulle. La trajectoire d’un ion dans la partie o`u r`egne le champ magn´etique est un arc de cercle : rappeler pourquoi ; donner l’expression de son rayonRet le calculer num´eriquement.

4. Lid´esigne la distance horizontale entre S et le point d’impact d’un ion de masseMi. Comment varie qualitativementLien fonction deMi, toutes choses ´egales par ailleurs ? ExprimerLi en fonction dehetRi, et en fonction deh,Mi,q,B etU.

(17)

1.6. Spectrographe de masse 17

5. Calculer num´eriquement la distance∆Ls´eparant les deux types d’impacts.

6. Soitδv0 l’incertitude sur la vitesse initiale compte tenu de l’agitation thermique dans le four. ´Ecrire la condition sur v, Mi,δv0 et ∆M =M1−M2 pour que les impacts de deux isotopes soient bien s´epar´es malgr´e l’agitation thermique.

Valeurs num´eriques :

q=−1,6×10−19C, masses atomiques : Mi= 35 et37 g/mol, U = 10 kV, B = 0,1 T, h= 10 cm.

=============== ? ¿ ? ¿ ? ¿ ? ¿ ? ¿ ? ¿ ? ¿ ? ¿ ? ¿ ? ===============

1. Les ions sont charg´es n´egativement : la plaque de droite doit ˆetre `a un potentiel sup´erieur `a celui de la plaque d’entr´ee `a gauche. Les trajectoires doivent incurv´ees vers le bas : le champ magn´etiqueB~ doit donc ˆetre dirig´e vers l’arri`ere du plan de figure.

Figure 1.10: `A gauche : polarit´es de la ddp. Au milieu : orientation du champ magn´etique (q <0). `A droite : impacts des ions quandM1> M2.

2. L’ordre de grandeur de l’´energie d’un ion avant acc´el´eration parU est celui d’une vitesse thermique, soit ∼ 1 000293 × 25 meV ; l’´energie cin´etique thermique, environ 85 meV, est donc n´egligeable devant les quelques kV acquis grˆace `a la ddp.

3. La forceq~v×B~´etant perpendiculaire `a la vitesse, il en est de mˆeme de l’acc´el´eration :

~v a donc un module constant et le mouvement est circulaire uniforme. La relation MvR2 = qvB donne le rayon R du cercle : R = |Mvq|B, d’autant plus petit que la charge est grande et le champ intense.

4. Une masse ´elev´ee correspond `a une grande inertie, donc `a une faible incurvation de la trajectoire : plusM est grand, plus le rayon de courbure est grand, et c’est bien ce que dit la formule pr´ec´edenteR ∝M. Li est donc d’autant plus grand que la masseMi est ´elev´ee.

Le th´eor`eme de Pythagore donneLi=p

R2i −(Ri−h)2=p

h(2Ri−h).

Par ailleurs 12Miv2i =|q|U, d’o`uvi= q

2|q|UMi et Ri= B1q

2MiU

|q| . 5. Num´eriquement :

(18)

R1= 0,11 q

2×37×10−3×104

6,02×1023×1,6×1019 ≃87,7 cm, R2=q

M2

M1 ≃85,2 cm.

L1≃40,7 cm,L2≃40,1 cm et ∆L≃0,6 cm.

6. L est une fonction de R, qui varie si la vitesse initiale varie, et qui d´epend de la masse des ions. Compar´ee `a la vitesse acquise sous l’effet de la ddp, δv0 est tr`es petit, et vaut environq

kBT

M ; par ailleurs, la diff´erence relative de masse ∆MM est elle-mˆeme assez petite (M1 ∼ M2 ∼ M). S’agissant par ailleurs de trouver des ordres de grandeur, il est licite de raisonner par diff´erentiation.

Partant de L = p

h(2Ri−h), on trouve δL = LhδR. La variation δv0 donne une variation δ1L ≃ Lh

Mδv0

|q|B ; ∆M donne la variation δ2L ≃ hL

∆Mv0

|q|B . On veut δ1L≪δ2L, soitM δv0≪v0∆M, ou encore√

M kBT ≪ q2|q|U

M ∆M, soit : kBT ≪ |q|U∆M

M 2

,

condition qui est toujours tr`es largement satisfaite dans les conditions de l’exp´e- rience puisquekBT ∼85 meV≪|q|U ∼ quelques kV et ∆MM 2

≃3×103.

1.7 Le spectrom` etre de Bainbridge

La figure 1.11 donne le sch´ema d’un spectrographe de masse dˆu `a Bainbridge. Une source

´emet des ions positifs (masseM, chargeq) dont le module de la vitesse initiale,v, est r´eparti sur un grand intervalle. Ces ions sont inject´es `a travers la fente S1 dans une enceinte `a vide haute et ´etroite, o`u existent d’une part un champ ´electriqueE~ cr´e´e par deux plaques P et P’

parall`eles distantes dedet port´ees `a des potentiels diff´erents (V =VP−VP >0), et d’autre part un champ magn´etique uniforme de module B, perpendiculaire au plan de la figure et pointant vers le lecteur. La vitesse initiale~vest parall`ele `a l’axe S1S2.

Figure 1.11: Sch´ema du spectro de masse de Bainbridge.

(19)

1.7. Le spectrom`etre de Bainbridge 19

1. `A l’aide d’un dessin, donner les directions des deux forces (´electrique et magn´etique) agissant sur un ion situ´e dans l’enceinte.

2. Quel est le module de la force r´esultante ?

3. B et v ´etant fix´es, montrer que l’on peut ajuster la ddp V de sorte qu’un ion ayant cette vitesse ne subisse aucune d´eviation dans l’enceinte.

4. Quelle est la vitessev0des ions issus de la fente S2 ? A.N. : V = 100 V,d= 2 cm, B= 1 T.

5. Dans la r´egion situ´ee au-dessous du plan de trace xx existe un champ magn´etique uniforme B~ dirig´e comme indiqu´e. Dessiner la trajectoire d’un ion. Quelle est l’ex- pression du rayon de celle-ci, en fonction deq, M,v0 etB ?

A. N. : trouver la valeur approximative de R sachant que les ions constituent un m´elange isotopique de37Cl+ et de 35Cl+ et queB = 10−3T.

6. Dessiner deux trajectoires pour deux ions de mˆeme charge et de masses M1 et M2

(M1 < M2).

7. Soit∆l= 1 mm la r´esolution lin´eaire de la plaque sensible (voir fig. 1.11). Quelle est la condition sur B assurant que l’on peut s´eparer les impacts de deux ions dont la diff´erence des masses est∆M ? Peut-on s´eparer les isotopes du chlore avec la valeur deB choisie en 5 ?

=============== ? ¿ ? ¿ ? ¿ ? ¿ ? ¿ ? ¿ ? ¿ ? ¿ ? ¿ ? ===============

1. Les deux forces sont horizontales, la force magn´etique est dirig´ee vers la gauche, la force ´electrique vers la droite.

2. Le module de la force r´esultante est|q(E−vB)|=q|Vd −vB|. 3. Un ion de vitessev n’est pas d´evi´e dans l’enceinte siV =qdB.

4. v0= dBV = 2×100102 m/s = 5 km/s.

5. Dans la r´egion situ´ee au-dessous du plan de trace xx, la trajectoire d’un ion est un demi-cercle de rayonR= MvqB0 = 1,6×1036×1019×6×103×5×1023×103 3 ≃1,9 m.

6. Les deux trajectoires pour deux ions de mˆeme charge et de masses M1 et M2

(M1 < M2) sont trac´ees sur la figure 1.12

7. On a 2∆R= 2∆MvqB0. Pour que cette distance soit sup´erieure `a ∆l, il faut que B soit plus petit que 2∆Mvqδl0 =ef Bmax ≃ 0,25 T ; avec la valeur indiqu´ee en 5., la s´eparation des deux types d’impact est tr`es nette.

(20)

Figure 1.12: Trajectoires circulaires de deux ions apr`es s´election de vitesse.

Remarque

Le chlore est tr`es ´electron´egatif et acquiert la structure de l’argon en fixant un

´electron et devenant un ion Cl. On peut n´eanmoins facilement fabriquer et ma- nipuler des ions Cl+ en s’assurant de l’absence d’´electrons baladeurs.

1.8 La force d’Abraham - Lorentz

La force de freinage F~rad ´ecrite en (I-1.30) est conceptuellement pathologique, comme le montre l’analyse qui suit. En reprenant les notations de la section 1.5, Tome I, l’´equation d’Abraham - Lorentz pour une particule de chargeeet de massemsoumise `a une force10F~ est (~v≡~r˙) :

m~v˙ =mτ~v¨+F~ ; (1.8)

o`u le tempsτ ≃6,4×1024sest d´efini en (I-1.22). Comme d´ej`a mentionn´e, une premi`ere bizarrerie de cette ´equation est l’apparition d’une d´eriv´eetroisi`eme de la position de la par- ticule (d´efinie par le rayon-vecteur~r), cens´ee repr´esenter l’effet du freinage par rayonnement.

De surcroˆıt, la perturbation du mouvement provoqu´ee par cet effet est fondamentalement singuli`ere, au sens o`u ellemodifie l’ordre de l’´equation diff´erentielledu mouvement, lequel passe de 2 `a 3 d`es que la charge est non-nulle. En fait, c’est bien parce que lepetit param`etre est en facteur de la plus haute d´eriv´ee que la perturbation est ditesinguli`ere, par d´efinition11. Ces avertissements ´etant donn´es, il s’agit maintenant d’examiner les cons´equences de l’´equation(1.8) telle qu’elle est, pr´ecis´ement pour bien mettre en ´evidence les tr`es graves difficult´es de fond qu’elle soul`eve.

1. En utilisant la m´ethode connue pour int´egrer une ´equation diff´erentielle telle que(1.8),

´ecrire l’expression g´en´erale de l’acc´el´eration~v(t), supposant connue l’acc´el´eration `a un˙ certain instantt0,~v(t˙ 0).

10Dans le mod`ele de Thomson, cette force n’est autre que20~r, voir (I-1.31).

11Le mˆeme ph´enom`ene se produit pour l’´equation aux valeurs propres de Schr¨odinger, o`u c’est cette fois la constante de Planck qui est en facteur de la plus haute d´eriv´ee. Il existe un traitement perturbatif sp´ecifique pour ce genre de question, appel´e m´ethode BKW (ou WKB) dans le contexte quantique (voir chapitre 9).

(21)

1.8. La force d’Abraham - Lorentz 21

2. En examinant le cas particulier F~ = 0, montrer que cette solution est aberrante physiquement.

3. Revenant `a la solution g´en´erale obtenue en 1 dans le cas F~ 6= 0, montrer que l’on peut formellement ´eliminer les solutions divergentes par un choix convenable de t0. Commenter ce choix – qui, sur le plan technique, exprime une condition aux limites plutˆot qu’une condition initiale.

4. En d´eduire l’expression r´egularis´ee de la solution obtenue en 1. Revenant un cran en arri`ere et en analysant le noyau int´egral figurant dans cette expression, v´erifier que l’´equation du mouvement redonne bien, dans la limite de charge nulle, l’´equation ordinaire de la dynamique.

5. Afin d’exhiber clairement la violation annonc´ee d’un grand principe physique, effectuer un changement de variable d’int´egration tr`es simple pour obtenir :

~v(t) =˙ 1 m

Z + 0

e−sF(t~ +τ s) ds . (1.9) Commenter cette derni`ere ´equation et montrer qu’un principe physique y est viol´e.

6. Afin de mettre en ´evidence cette violation de fa¸con encore plus spectaculaire, traiter le cas d’une particule de vitesse nulle ent=−∞et soumise `a une force ´echelon :

F~(t) =

0 sit < 0

F~0 sit > 0 . (1.10) R´esumer ces r´esultats en tra¸cant la variation en fonction du temps de l’acc´el´eration et de la vitesse. Noter que la particule se met en mouvement. . . avant l’application de la force12 !

=============== ? ¿ ? ¿ ? ¿ ? ¿ ? ¿ ? ¿ ? ¿ ? ¿ ? ¿ ? ===============

L’´equation d’Abraham - Lorentz pour une particule de chargee et de masse m soumise `a une forceF~ est (~v≡~r˙) :

m~v˙ =mτ~v¨+F ,~ o`uτ ≃6,4×10−24s.

1. L’´equation `a r´esoudre est ¨~v−τ1~v˙ =−1 F~, dont la solution, g´en´erale est :

~v(t) = ˙˙ ~v(t0) etτt0 − 1 mτ

Z t

t0

etτt′ F~(t) dt (1.11)

12Un ph´enom`ene inacceptable, que l’on appelle parfoispr´eacc´el´eration d’une particule charg´ee. . .

(22)

2. SiF~ = 0, l’expression (1.11) montre clairement que l’acc´el´erationdivergeexponen- tiellement aux grands temps.

3. On peut formellement ´eliminer les solutions divergentes en prenant t0 = +∞. Il s’agit d’une condition aux limites qui ´elimine de fait la “condition initiale”.

4. En faisantt0= +∞dans (1.11) :

~v(t) =˙ 1 m

Z + t

1

τetτt′ F~(t) dt≡ 1 m

Z + t

K(t−t)F(t) dt . (1.12) Toutes les solutions de (1.12) sont aussi solutions de (1.11), mais (1.12) n’introduit pas de solutions aberrantes : en ce sens, il s’agit de la former´egularis´ee de (1.11), et ce d’autant plus que la limite de charge nulle reproduit bien l’EFD.

En effet, dans la limitee→0,τ →0 et le noyauK(t−t) se comporte comme une fonction de Dirac ; on obtient alors ˙~v(t) = m1F(t).

5. Il est d´ej`a visible sur (1.12) que l’acc´el´eration `a l’instant t d´epend des valeurs de la force `a des instantsult´erieurs: cette ´equation viole le Principe de causalit´e. Le changement de variable sugg´er´e met ceci en lumi`ere ; on obtient la forme :

~v(t) =˙ 1 m

Z + 0

e−sF(t~ +τ s) ds

6. Avec une force ´echelon :

t <0 : ~v(t) =˙ 1 mτ

Z + 0

etτt′ F~0dt= 1

mF~0eτt , t >0 : ~v(t) =˙ 1

mτ Z +

t

etτt′ F~0dt = 1 mF~0 . Pour en savoir plus sur ce sujet, voir le livre de Jackson [5].

Figure 1.13: Pr´eacc´el´er´eration d’une particule charg´ee : la particule se met en mouvement . . . avant l’application `at= 0 de la force constante !

(23)

1.9. Dur´ee de vie de l’atome de Jean Perrin 23

1.9 Dur´ ee de vie de l’atome de Jean Perrin

Il s’agit de d´evelopper un argument semi-quantitatif illustrant l’instabilit´e ´electrodynamique de l’atome selon Jean Perrin [6]. Dans ce mod`ele, l’´electron (massem, chargee) tourne autour du noyau de charge|e| suppos´e fixe et, d’un point de vue strictement m´ecanique, reste en

´equilibre sur sa trajectoire grˆace `a l’attraction ´electrostatique du noyau. `A un instant donn´e, l’´electron se trouve `a la distancerde ce dernier et le module de sa vitesse estv.

1. L’acc´el´eration centrale a pour expression vr2 ; ´ecrire la relation entre acc´el´eration et force et en d´eduire que la quantit´emv2rest une constante du mouvement.

2. Soit T la p´eriode du mouvement circulaire uniforme de rayon r ; donner l’expression deT en fonction der, re (rayon classique de l’´electron) etc(vitesse de la lumi`ere).

3. ´Ecrire l’expression de l’´energie m´ecanique totale de l’´electron,E.

4. Donner une expression deE ne faisant intervenir quee2 et r. La tracer en fonction der.

5. En d´eduire la variation d’´energiedE lorsquervarie dedr.

6. La puissance rayonn´ee par l’´electron acc´el´er´e est : P= 2e2

3c3 ~v˙2 (e2= e2 4πε0

) . (1.13)

En assimilant~v˙2 et le module carr´e de l’acc´el´eration centrale, montrer que la d´eriv´ee der est donn´ee par :

˙ r=K

r2 . (1.14)

Pr´eciser la constanteKen fonction de cet de re.

7. En d´eduire la valeur der`a l’instant t, r(t), connaissant sa valeur initialer0. Donner l’expression du temps τ au bout duquel la distance au noyau a ´et´e divis´ee par 21/3. Calculer num´eriquementτ avecr0= 3 ˚A.

8. Comparer τ et la p´eriodeT0 calcul´ee avec r0. Avec un dessin, donner l’allure de la trajectoire de l’´electron.

=============== ? ¿ ? ¿ ? ¿ ? ¿ ? ¿ ? ¿ ? ¿ ? ¿ ? ¿ ? ===============

1. mvr2 = er22 donnemv2r=e2. 2. T = 2πRv ,re=mce22, d’o`uT = 2πrc q

r re. 3. E= 12mv2er2.

(24)

4. E= 2r1(mv2r)−er2 =−e2r2. E tend vers−∞sir→0. . . 5. dE=2re22dr.

6. L’assimilation recommand´ee dans l’´enonc´e donne P = 2e3c32 v2 r

2

= 2e3c32 e2 mr2

2

. Par ailleursP =−dEdt =−2re22r˙ d’o`u ˙r=−4r3re22c.

7. r2r˙ =−43r2ec donne par int´egrationr(t) = (r3(0)−4r2ect)1/3. Le temps τ est tel que 4re2cτ = 12r3(0), d’o`u τ = r8r3(0)2

ec. Comme re ≃3 F = 3×105˚A, on trouve τ≃ ×10−9s.

8. τ ≫ T0 ∼ 2×10−16s. La trajectoire de l’´electron est une spirale tr`es “dense” : au d´ebut du mouvement, d’un tour `a l’autre, la variation de la distance ´electron - noyau estδr∼ −r(0)4re2c2T ∼ −2×10−7˚A.

(25)

Corrig´ es du chapitre 7

L’Ancienne Th´ eorie des Quanta

7.1 Particule charg´ ee dans un champ ´ electromagn´ eti- que

Une particule de massemet de chargeQest soumise `a un champ ´electromagn´etiqueE~, ~B; si~v d´esigne la vitesse de la particule, la force de Lorentz est :

F~ =Q(E~+~v×B~) . (7.1)

Ce champ peut ˆetre associ´e `a un potentiel(φ, ~A)tel que : E~=−∂ ~A

∂t −∇~φ , B~=∇ ×~ A .~ (7.2) φetA~ ne d´ependent que de la coordonn´ee~ret du temps.

1. ´Ecrire la force de Lorentz en fonction du potentiel.

2. Calculer explicitement la composante suivant Oxdu double produit vectoriel et montrer qu’elle peut s’´ecrire (~v≡~r˙) :

∂x(A.~v~ )−~v.~∇Ax . (7.3) 3. En d´eduire que la composanteFxde la force de Lorentz peut ˆetre mise sous la forme :

Fx=Q

−∂φ

∂x + ∂

∂x(A.~v~ )− d dtAx

. (7.4)

Références

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