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Étude de la pellicule d'air comprise entre une membrane circulaire et une électrode plane

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Academic year: 2021

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(1)

HAL Id: jpa-00235284

https://hal.archives-ouvertes.fr/jpa-00235284

Submitted on 1 Jan 1955

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Étude de la pellicule d’air comprise entre une membrane circulaire et une électrode plane

C. Colin

To cite this version:

C. Colin. Étude de la pellicule d’air comprise entre une membrane circulaire et une électrode plane.

J. Phys. Radium, 1955, 16 (11), pp.863-867. �10.1051/jphysrad:019550016011086301�. �jpa-00235284�

(2)

863

dispositif peut être transformé en échelle de 100 en utilisant un deuxième dékatron. Le couplage

des deux dékatrons doit être réalisé par l’inter- médiaire d’un circuit capable de transmettre au

deuxième le sens de l’opération (addition ou soustraction) du premier. On peut utiliser dans ce

but deux circuits d’aiguillage à bascules triode hexode analogues à ceux mentionnés ci-dessus (et attaqués de la même manière) qui déclenchent deux générateurs d’impulsions doubles appliquées

aux guides G’1 et G’2 du deuxième dékatron. Il est

plus économique d’employer une échelle de 3 du

type décrit par Churchill [2], constituée par des tubes à cathode froide; les électrodes de déélenche-

ment (trigger) des trois tubes (par exemple STC.

G,/371 K) sont attaquées par les impulsions 1 à 8, 9, 10 du premier dékatron et les impulsions appa- raissant aux anodes des tubes recevant les impul-

sions 9 et 10 sont appliquées aux guides Gi et G,.

Le circuit de numération est commandé de la même manière que précédemment par les impulsions

issues du deuxième dékatron. La cadence de comp-

tage des circuits utilisant des tubes de ce genre est néanmoins limitée par l’intervalle de temps minimum qui doit exister entre deux impulsions et qui, pour le tube employé, est égal à 4oo lis.

Manuscrit reçu le 21 mai 1955.

BIBLIOGRAPHIE.

[1] BACON R. C. et POLLARD J. R.

2014

Electron. Engng., I950, 22, I73-I77.

[2] CHURCHILL J. L. W. - J. Brit. Inst. Radio Engrs, I952, 12, 497-504.

[3] Cold-Cathode Tubes, Etelco, Handbook, I954-I955.

[4] DRUET Y.

2014

C. R. Acad. Sc., I952, 235, 494-496; Onde Électrique, I954, 34, 323, I30-I34.

ÉTUDE DE LA PELLICULE D’AIR COMPRISE ENTRE UNE MEMBRANE CIRCULAIRE ET UNE ÉLECTRODE PLANE (I)

Par C. COLIN,

Laboratoire de Physique-Enseignement.

Sommaire.

2014

On isole l’action de la pellicule d’air en plaçant la membrane entre deux électrodes symé- triques; le système mécanique composé de la membrane et des deux électrodes fait partie d’un système électromécanique d’étude se réduisant à un quadripôle passif. On étudie la fonction de transfert en

fonction de la fréquence.

La méthode consiste à substituer à la pulsation 03C9 une pulsation complexe 03C9* et se décompose en deux parties :

a. Détermination de la fonction de transfert G(03C9*) : La structure de cette fonction traduit la symé- trie de la membrane et la répartition des forces extérieures; G(03C9*) est, quelle que soit 03C9, une fonction holomorphe de 03C9*.

b. Étude de la pulsation complexe 03C9*.

Parties réelle et imaginaire de 03C9* sont des fonctions paramétriques de 03C9, dépendant essentiellement

d’impédances mécaniques traduisant l’existence de la pellicule d’air: élastance I/C03BB03C9, inertance LA 03C9 et

résistance RV. Dans le cas courant RV/LA03C9 ~ I, (LA/CA)1/2 ~ RV cette étude se ramène à la détermination d’un seul paramètre P

=

(R2V CA/03C1)1/2 (03C1, densité superficielle de la membrane). P se détermine aisé- ment par méthode impulsionnelle.

Il est alors possible de suivre les déformations des courbes représentatives de l’image de 03C9* en fonction

de la fréquence, lorsque le paramètre P varie continuement, de prévoir l’influence d’une modification du relief des électrodes.

LE JOURNAL DE PHYSIQUE ET LE RADIUM. TOME 16, NOVEMBRE 1955,

A. Description schématique du montage uti- lisé. Notations.

-

l. LE SYSTÈME (fig. A.I)

se compose d’une membrane métallique tendue,

fixe le long d’une circonférence et placée entre

deux électrodes planes, parallèles et symétriques

par rapport au plan de la membrane. Entre l’élec-

Article published online by EDP Sciences and available at http://dx.doi.org/10.1051/jphysrad:019550016011086301

(3)

trode (2) et le potentiel électrique de référence se trouve insérée une impédance Z. Nous supposons que du point de vue électrique les points A et B

sont à un potentiel continu nul, le point D à un potentiel variable négligeable.

II. NOTATIONS : : a, rayon de la membrane;

p, densité superficielle de la membrane;

T, tension mécanique par unité de surface;

r, distance d’un point M de la membrane à l’axe de symétrie;

r x = -;

x = ai

z(r, 6, 1), déplacement vertical d’un point M de la membrane;

d, distance de la membrane au repos aux électrodes (1)

et (2);

z

Y=

Eo, potentiel électrique continu de la membrane;

E(t), potentiel électrique de l’électrode (1);

a(1), potentiel électrique de l’électrode (2), dû à

l’insertion de l’impédance Z;

Qo, charge électrique de l’une des faces de la mem- brane lorsque les électrodes (1) et (2) sont au poten-

tiel électrique de référence;

Co, la capacité correspondante;

Q2 et C,, les charge et capacité respectives de la face

de la membrane en regard de l’électrode (2).

à l’instant 1;

Nous poserons

q 2) (t) étant une quantité d’électricité variable en

fonction du temps et dont la variation est liée au

mouvement de la membrane; à Qo, correspond la

densité superficielle d’électricité (Jo; à q 2) (l), u 21 (r, 0, 1).

Nous considérerons y(r, 0, t), E(t) E0 a(t) cr(2)(r, 0, t) Eo cro

comme des infiniment petits du premier ordre.

B. Équations traduisant l’équilibre méca- nique et électrique.

-

I. ÉQUILIBRE MÉCANIQUE.

-

io L’énergie électrostatique d’un élément de surface r dr dO de la membrane se met sous la forme

on en déduit la force s’exerçant sur l’élément r dr dO,

Soit

20 La réaction du milieu dans lequel vibre la

membrane se traduit par l’existence d’une force F(f) que nous supposerons de la forme

où p désigne le symbole d dt

On peut alors écrire l’équation traduisant l’équi-

libre mécanique de la membrane

Soit en remplaçant r par ax et en exprimant Az

en coordonnées cylindriques,

I I. ÉQUILIBRE ÉLECTRIQUE.

-

10 Notations.

-

Nous désignerons par àC2 et AQ2, les capacité et charge respectives de l’élément de surface r dr dO de la membrane vis-à-vis de l’électrode (2)

20 L’équation traduisant l’équilibre électrique s’écrit:

En tenant compte des relations

L’équation (B. 4) se met sous la forme équiva-

lente

L’expression I ;. o 0 y(x, 0, t) x dx dO est la

valeur moyenne du « déplacement vertical relatif »

d d’un point M de la membrane, prise sur le domaine

de rayon a.

(4)

865

Nous poserons

Du point de vue électrique la membrane est donc équivalente à une force électromotrice Eoh(t), d’impédance interne C, débitant sur une impé-

dance Z aux bornes de laquelle on recueille la te’nsion oc(t) (fig. B. 1).

Nous poserons

C. Cas du régime permanent. - I. NOTATIONS.

-

Nous poserons

II. DÉTERMINATION APPROCHÉE DU COEFFICIENT

k(p).

-

Reprenons l’équation (B.2) sous la forme

dans le cas présent

Si l’on veut déterminer le coefficient k(p) on peut

supposer la membrane assujetie à un mouvement

bien défini et étudier les. variations de pression qui en résultent dans la pellicule d’air emprisonnée

entre la membrane et les électrodes.

.

Nous poserons

Soit en comparant les relations (

L’expression ZA(jW) correspond à une impédance mécanique qui en toute généralité se compose de : 1 ° une résistance, due à ce que le fluide est

visqueux.

2° une inertance correspondant à l’inertie de la

pellicule d’air en mouvement;

3° une élastance due à la compressibilité du gaz:

Considérons le schéma du dispositif mécanique

utilisé (fig. C. I ) et supposons : 10 le fluide parfait;

2° le mouvement de la pellicule d’air parallèle à

l’axe OZ et assez rapide pour qu’il n’y ait pas

d’échange de chaleur.

On montre alors par un calcul classique (1) que l’élasticité de l’air entraîne l’existence d’une pression

liée au déplacement d’un point M de la membrane

par la relation

Po désigne la pression moyenne du fluide, corres- pondant à r > a et y le rapport des chaleurs spéci- fiques à pression et à volume constants.

Le coefficient 2 traduit la symétrie du montage.

Si l’on pose

Dans ce cas particulier, l’impédance ZA se réduit

.

à celle correspondant à la capacité CA et on a le

schéma simple équivalent (fig. C , 2) suivant.

Seulement nous avons supposé le fluide parfait

et le mouvement de l’air parallèle à l’axe OZ, ce qui

n’est pas le cas. Supposons en effet le mouvement

de la membrane symétrique dz* do

=

o . Si la mem-

brane se rapproche de l’une des électrodes, la pellicule

d’air correspondante sera comprimée; une différence

de pression s’établira entre la pression régnant sur

l’axe OZ et celle correspondant à r > a. Il se pro- duira donc simultanément un mouvement latéral et un mouvement vertical. Le mouvement latéral

sera conditionné par des forces de viscosité et d’inertie.

On est alors conduit à adopter le schéma équivalent

suivant (fin. C. 3).

RV est une résistance dépendant de la viscosité et des données géométriques, indépendante a priori

(1) H. F. OLSON, Elements of acoustical Engineering.

(5)

de la pression moyenne Po. LA est une inertance proportionnelle à la densité moyenne du gaz.

On peut se demander si le calcul de Rv et L.,, de même que celui de CA est possible. Nous ne le

pensons pas. Il existe certes des calculs classiques (2)

concernant le mouvement latéral, mais ces calculs reposent sur des hypothèses arbitraires : d’une part, la membrane est assimilée à un piston plat équi- valent, d’autre part, le régime d’écoulement du gaz est supposé implicitement laminaire et permanent,

donc régi par les lois de Poiseuille. Dans le cas

présent, mouvement vibratoire périodique, on ne peut parler d’un régime « permanent » d’écoulement faisant abstraction de la durée d’établissement.

Vraisemblablement le fluide s’accumule sur la membrane et sur les électrodes sur lesquelles il y a formation d’une pellicule visqueuse dont on ne sait

pas calculer l’épaisseur.

Remarque.

-

Nous’ supppserons en première approximation que de même que CA, LA et Rv sont indépendants des coordonnées d’espace. Cette hypo-

thèse peut sembler arbitraire, mais l’expérience

ne la contredit pas.

L’impédance Z (j ú)) se met sous la forme suivante :

on en déduit l’expression des coefficients k1(w)

et k2(w),

Si l’on pose

L’équation (B. 3), traduisant l’équilibre méca- nique se met sous la forme

(2) Irving B. CRANDALL, Theory of vibratung systems and Sound, p. 28 à 36.

avec la condition

On montre aisément que la seule solution compa- tible avec la déformation statique (w

=

o). est

Le calcul de a* se déduit alors de la relation (B. 7)

Soit

jr,,(y) étant la fonction de Bessel de première espèce et d’ordre n.

Posons

d’où

Le changement de variable (C.9) revient à

introduire une pulsation complexe w*, dont les parties réelle et imaginaire sont des fonctions paramétriques de la pulsation ro. On vérifie aisément que du point de vue équations aux dimensions ú)* est

homogène à T-1, où T figure le temps. Son intro-

duction est normale en effet : si l’on considère le

cas présent, et si l’on ne tient pas compte de la réac-

tion du milieu dans lequel vibre la membrane, une

seule fonction de la fréquence suffit à définir la

réponse ce* du système électromécanique, assimilé

à un quadripôle passif. Dans le cas contraire, il faut connaître deux fonctions de la fréquence, puis- qu’un déphasage s’établit entre le signal d’excitation E* et la réponse oc*. Si l’on veut encore caractériser oc* par une seule fonction, il faut que cette fonction soit une fonction de variable complexe, soit de fréquence complexe.

Étant donné la proportionnalité de w* et de cf,

les fonctions l c12(ç) et I Jo(Ex)- Jo(E)

les onctIons W*2 §j)() et (!)*2 :fo(ç) peuvent p

se mettre sous la forme G(w*). Les pôles de cette

fonction sont déterminés par la relation d’équa-

tions où

1,,io étant le mième zéro de la fonction de Bessel de

première espèce et d’ordre zéro. Ces équations n’ont

pas de racines réelles en ù). Donc pour m m o, G(w*),

est une fonction holomorphe de la pulsation complexe.

Il y a biunivocité entre la réponse oc* et la pul-

sation w*.

(6)

Remarque.

-

L’intégration de l’équation diffé-

rentielle (B. 3) peut être, remplacée dans le cas

la pression extérieure excitatrice ne dépend pas de 0 par la sommation d’une série.

Il est possible en effet de représenter la fonction

déplacement par une série double absolument et

uniformément convergente soit

avec la relation

à partir de cette expression il est possible de calculer

un certain nombre d’expressions (3).

I° La force vive :

90 L’énergie potentielle de déformation :

30 Les fonctions de forces (méthode des dépla-

cements virtuels) :

Nous aurons deux fonctions U, U(e) et U(f) suivant que

Remarque.

-

Dans le cas m

=

o,

(1) Lord RAYLEIGH, Theory of Sound, vol. 1 (Membranes).

En appliquant la méthode de Lagrange on obtient

le système d’équations suivant : -

-

quel que soit m ù i et où i = i ou 2.

Les solutions y(i)(t) disparaissant en régime per- manent, on peut se borner au cas m

=

o.

Si l’on fait correspondre a"to(t) et hmo(t) au partiel

zm0 (t), les relations (B. 6) et (B. 7) se décomposent en

on est ainsi conduit aux expressions suivantes de a*

et z*,

On vérifie alors que les séries (1)1 et (E)2 sont les développements en série de Mittag-Loeffler des fonc-

tions méromorphes de (, G1(ç) et G2(c) dont les expressions sont

ce qui est conforme aux résultats déjà trouvés.

Manuscrit reçu le 5 mai 1955.

BIBLIOGRAPHIE.

Lord RAYLEIGH. 2014 Theory of Sound, vol. I.

WATSON. 2014 Theory of Bessel Functions.

OLSON H. F.

-

Elements of acoustical Engineering.

CRANDALL I. B.

-

Theory of vibrating Systems and sound.

MATUDARA-HAYASAKA. 2014 Analysis of forced vibrations of circular Membrane, circular plate, and hollow sphere.

Nippon Electrical communication engineering, 11,

juin I938.

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