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Étude statistique des alliages à impuretés de transition

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Academic year: 2021

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HAL Id: jpa-00236664

https://hal.archives-ouvertes.fr/jpa-00236664

Submitted on 1 Jan 1962

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Étude statistique des alliages à impuretés de transition

R. Brout

To cite this version:

R. Brout. Étude statistique des alliages à impuretés de transition. J. Phys. Radium, 1962, 23 (10),

pp.701-701. �10.1051/jphysrad:019620023010070100�. �jpa-00236664�

(2)

701.

ÉTUDE STATISTIQUE DES ALLIAGES A IMPURETÉS DE TRANSITION Par R. BROUT.

Université libre de Bruxelles.

LE JOURNAL DE PHYSIQUE ET LE RADIUM TOME 23, OCTOBRE 1962,

La mécanique statistique d’un système de spins placés dans un réseau aux sites choisis au hasard, qui sont couplés par le potentiel d’échange de Ruderman-Kittel, est étudiée.

Le but de ce travail était l’explication du com- portement de Mn faiblement dilué en Cu. Les

mesures de Zimmerman montrent que la chaleur

spécifique C à T = 0 est proportionnelle à T avec

une constante de proportionalité indépendante de

la concentration c. Ce comportement était expliqué

par Herring en employant le modèle ci-dessus dans l’approximation où l’on néglige tout à fait les corré-

lations entre les spins. Simplement on trouve que le maximum de la fonction p(H) vs. H (p(H) est la

distribution du champ local H) est proportionnel à

la (concentration)-1 du fait que le potentiel varie

comme (I/R3). Les spins qui donnent une contri-

bution à la chaleur spécifique à basse température ont leurs valeurs de H telles que H kT. Comme

résultat, C - kT’x nombre de spins X (concen- tration)-1 = indépendant de la concentration.

Simultanément, Marshall a expliqué les données

avec le même modèle, mais il raisonne du point de

vue des spins avec èorrélation forte, ce qui donne

une distribution p(H) avec deux maximums à ± Ho

en analogie avec l’antiferromagnétisme. De nou-

veau l’échelle est déterminée par la concentration et le même résultat de Herring est trouvé.

Nous avons étudié la question de la forme de

p(H) à T = 0. Il était d’abord nécessaire de déter- miner la fonction de corrélation entre deux spins, 8(0) S(R) >. Nous avons étudié ce problème en employant le modèle d’Ising. Nous trouvons une longueur de corrélation Rc ~ 1/2 C-l/3 a (a est la

constante du’ réseau) ’par une technique du déve- loppement en « clusters ». Pour R > Ré. nous avons

adopté une technique « self consistent » et nous avons const.até que la corrélation dans cette région

ne joue pas un rôle important dans le calcul de

p(.H) pour faible concentration.

Dès que l’on a la fonction p(H) à T = 0, le calcul

de p(H) se déroule facilement. On trouve une réduc- tion par un facteur deux de la chaleur spécifique, comparé au cas de distribution au hasard mais qua- litativement il n’y a aucun changement. En em- ployant la valeur J = 0,2 eV pour l’échange s

-

d,

nous trouvons que la chaleur spécifique C est 40 %

de la valeur expérimentale. Pour J = 0,15 eV on

trouve un bon accord avec l’expérience.

En employant ce modèle on peut calculer la sus- ceptibilité qui présente un minimum du fait que cela exige une certaine énergie pour détruire les corrélations dans les clusters.

Avec Js2013d ~ 0,2 eV, nous trouvons la tempé-

rature maximum. T max - 1,580 OC. Expérimen-

talement on trouve T max - 800 °C. Le calcul théo-

rique est assez sensible au paramètre Js-d.

En résumé, le modèle explique assez facilement

les données de Mn dans Cu au moins qualitati-

vement et quantitativement avec un bon choix du paramètre JBd. Il est probable que les phénomènes

observés dans ce système sont dus à l’interaction

Ruderman-Kittel, un mécanisme bien plus simple

que les ondes de spins statiques de Overhauser.

Néanmoins, le calcul n’est pas définitif. Ce qu’il

montre simplement, c’est que la théorie de Over- hauser n’est pas nécessaire pour expliquer les phé-

nomènes présentés par Mn en Cu.

Article published online by EDP Sciences and available at http://dx.doi.org/10.1051/jphysrad:019620023010070100

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