HAL Id: jpa-00246256
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Submitted on 1 Jan 1990
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Adsorption de disilane sur Si(111) 7 x 7. Influence de l’hydrogène
M. Alaoui, F. Ringeisen, D. Bolmont, J.J. Koulmann
To cite this version:
M. Alaoui, F. Ringeisen, D. Bolmont, J.J. Koulmann. Adsorption de disilane sur Si(111) 7 x 7.
Influence de l’hydrogène. Revue de Physique Appliquée, Société française de physique / EDP, 1990,
25 (9), pp.931-934. �10.1051/rphysap:01990002509093100�. �jpa-00246256�
Adsorption de disilane sur Si(111) 7 7. Influence de l’hydrogène
M.
Alaoui,
F.Ringeisen,
D. Bolmont et J. J. KoulmannLaboratoire de
Physique
et deSpectroscopie Electronique,
F.S.T. 4 rue des Frères Lumière, 68093 Mulhouse Cedex, France(Reçu
le 21 décembre 1989, révisé le 29février
1990,accepté
le 23 mai1990)
Résumé. 2014
L’adsorption
de disilane surSi(111)
7 x 7 dans la gamme detempérature
25-550 °C faitapparaître
la formation des
phases
mono etdihydrure déjà
observées avec lessystèmes Si(111) :
H etSi(111) : SiH4.
Laphase monohydrure
Si-H est maximale à 350 °C et subsistejusqu’à
550 °C. Laphase dihydrure
est trèsimportante
àtempérature
ambiante(TA),
inexistante àpartir
de 250 °C et traduit la formation d’unpolysilane
de type
(SiH2)n.
Une surface(111)
de silicium, saturée enhydrogène
ou disilane à350 °C,
estpassivée
vis-à-visdu disilane à TA. Pour obtenir la formation d’une
phase dihydrure,
il est nécessaire de casser la molécule de disilane oud’hydrogène
au contact d’un filament detungstène porté
à hautetempérature.
Parcomparaison
avec
l’adsorption
de disilane surGe(111),
nous concluons, àpartir
de mesures XPS,qu’une partie
au moins dela
phase dihydrure
résulte de la fixation de groupementsSiH2.
Abstract. 2014 Disilane
adsorption
on aSi(111)
7 x 7 surface in the 25-550 °C temperature range inducesonly
mono and
dihydride phases
asalready
observed on theSi(111):
H andSi(111): SiH4
systems. Themonohydride phase
is maximal at 350 °C and is observable up to 550 °C. Thedihydride phase
is veryimportant
at room temperature
(RT) suggesting
formation of a(SiH2)n polysilane.
ASi(111)
surface saturated withhydrogen
or disilane at 350 °C cannotfollowingly
adsorb disilane at RT whereas furtherdihydride phase
formation is still
possible by
exposure to disilane orhydrogen
dissociated at a hot W filament.Comparisons
aremade with disilane
adsorption
on aGe(111)
substrate. From XPS measurements we conclude that the observeddihydride phase
resultspartially
from asticking
of(SiH2)
groups.Classification
Physics
Abstracts86.65M - 79.60E - 68.55C
1. Introduction.
Les
procédés
dedépôts chimiques
enphase
vapeur(CVD)
sontlargement
utilisés dans lapréparation
de circuits
intégrés
à base de silicium[1].
Dans le butd’obtenir des couches minces de silicium de bonne
qualité cristalline, l’épitaxie
parjets
moléculaires(MBE)
faitl’objet
de nombreux travaux[2].
Pourdiminuer les
températures
depréparation,
l’utilisa-tion
d’hydrures
de silicium a été récemment propo- sée[3].
Il existe actuellement peu de travaux concernant
l’étude des
espèces
chimisorbées surSi(111) préparé
dans des conditions d’ultravide pour la
photoémis-
sion
[4]. L’adsorption
des silanes sur une surface desilicium
(111)
7 x 7présente
un intérêtthéorique
etexpérimental.
Ellepermet
d’unepart
de tester les modèles de reconstruction de cette surface etapporte
d’autrepart
des informations essentielles sur les mécanismes dedécomposition thermique
des silanes.Ces mécanismes sont utilisés dans la modélisation des
procédés qui
font intervenir la CVD[5].
L’adsorption
de disilane[6]
surSi( 111 )
7 x 7 dansla gamme de
température [25-550 °C]
faitapparaître
la formation des
phases
mono etpolyhydrure déjà
observées avec les
systèmes Si(lll) :
H etSi(l 11) : SiH 4 [4].
Laphase monohydrure
Si-H estmaximale à 350 °C et subsiste
jusqu’à
550 °C. Laphase polyhydrure
obtenue lors del’adsorption
dedisilane à
température
ambiante(TA)
est trèsimpor-
tante et
disparaît
totalement à 250 °C. Cettephase
traduit la formation d’un
polysilane
detype (SiH2)n.
Une surface de
Si(lll)
saturée avec del’hydrogène atomique (H *)
ou du disilane à 350 °C estpassivée
vis-à-vis du disilane à TA
[6, 8].
Nous avons étudiél’influence de H * et du disilane dissocié pour rompre cette
passivation.
2.
Dispositif expérimental.
Le
dispositif expérimental
est décrit en détail dans laréférence
[7]. L’appareil
utilisé est dutype
ESCA III VG avecanalyse
enphotoémission
inté-grée.
Les échantillons deSi(8
x 10mm)
sontpréle-
Article published online by EDP Sciences and available at http://dx.doi.org/10.1051/rphysap:01990002509093100
932
vés de
plaques
de silicium monocristallin d’orienta- tion(111).
Lesplaquettes
sont fixées sur unporte-
échantillon en tantale et chauffées par effet Joule.La mesure de la
température
est réalisée par unthermocouple
et contrôlée parpyrométrie optique.
Les surfaces propres de silicium sont obtenues de manière
classique
par des bombardements d’ions argon suivis de recuits. Lapropreté
de la surface estcontrôlée par
spectroscopie
X et la reconstruction 7 x 7 parspectroscopie
UV(états
de surfaceSi, S2
etS3
situésrespectivement
à0,2 ; 0,8
et1,7
eVsous le niveau de Fermi
EF).
Le disilane oul’hydro- gène
sont introduits dans la chambre depréparation
par des microfuites
permettant
un contrôleprécis
des
pressions pendant
lesexpositions.
Un filament detungstène porté
à hautetempérature permet
dedécomposer
ces deux gaz. Le flux de gaz étantinconnu,
nousexprimons
lesexpositions
enLangmuir (1
L =10- 6
Torr x 1s).
3. Résultats
expérimentaux.
Dans toute cette étude nous nous sommes volontai- rement limités à des
températures
où lesphases
Si-Het
Si-H2
étaientprépondérantes
c’est-à-dire 350 °Cet TA.
Il convient de
signaler
que lorsd’expositions
àH* ou aux
silanes,
nous n’avons relevé en XPSaucun
déplacement
notable du niveau de coeurSi2p.
Par ailleurs la variation du travail de sortie restefaible
( 0,1 eV).
3.1 ADSORPTION DE DISILANE SUR
Si(l 11)
7 x 7. -Sur la
figure 1,
nousprésentons quelques spectres
UPScaractéristiques
del’adsorption
de disilane etde son évolution par traitement
thermique :
la. surface propre de
Si( 111 )
7 x 7.lb. surface la
exposée
à TA à du disilanejusqu’à
saturation. On observe un
pic important
situé à6,2
eV sous le niveau de FermiEF.
Cette structure ala même
signature
que laphase dihydrure
observéeaprès adsorption
de H * à TA surSi(111) [10,11] ;
1 c. la surface
précédente
a été recuitependant
4 min à 350 °C. Nous observons les structures carac-
téristiques
de laphase monohydrure
Si-H avec sespics
à5,3
et7,3
eV sousEF [7] ;
Id. la surface lc a été soumise à une
adsorption
de H * à 350 "C
jusqu’à
saturation. Nous observons la croissance d’unephase
Si-H dont l’intensité estcomparable
à celle obtenue pour une surface deSi( 111 )
saturéeuniquement
par H* à 3 50 °C.Nous avons observé
qu’une
surface deSi(lll)
saturée en H* sous forme de
phase
Si-H etSi-H2
étaitincapable
de fixer du disilane à TA sousforme de
phase polyhydrure.
Par contre, du disilane dissocié au contact d’un filament detungstène
àhaute
température pouvait
encore se fixer.Fig.1.
-a) Si(111) 7 x 7
propre;b) Si(111) 7 x 7 exposé
au disilane à TA ;c) b
recuit à 350 °Cpendant
4 min ;
d)
c saturé en Si-H.[a)
cleanSi(lll) 7 x 7 ; b) Si(lll)
7 x 7exposed
to dis-ilane at RT;
c) b
after a 4 minannealing
at350 °C ; d)
c satured
by Si-H.]
3.2 ADSORPTION À TA DE DISILANE DISSOCIÉ SUR SURFACE
Si(lll)
7 X 7 SATURÉE EN H* (PHASES Si- H ETSi-H2).
- Nous avonsreprésenté
sur lafigure
2 lesspectres
UPScaractéristiques :
2a. surface propre de
Si(lll)
7 x7 ;
2b. surface 2a saturée en Si-H à 350 °C par
H * ;
,2c. surface 2b saturée à TA par H *. On note la coexistence des
phases
mono etdihydrure
dues àH* ;
,2d. La surface c est soumise à TA à
l’adsorption
de disilane dissocié. Nous observons la croissance de la
phase dihydrure
initiale alors que laphase
Si-Hvarie peu.
3.3 ADSORPTION A TA DE H * OU DISILANE ACTIVÉ
SUR
Si( 111 )
7 x 7 SATURÉE EN Si-H. - Pour distin- guer les actions de H * et du disilane dissocié sur unesurface
déjà
saturée enSi-H,
nous l’avonsexposée
àTA à des doses
identiques
de H * et de disilaneactivé. La
figure
3représente
lesspectres
UPS obtenus pour une mêmeexposition
à TA de 10 000 L de H * ou de disilane activé sur une surface saturéeFig. 2.
-a) Si( 111 )
7 x 7 propre ;b) a
saturé en Si-H à350 °C ; c) b
saturé enSi-H2
par H * à TA ;d)
cexposé
àTA au disilane dissocié.
[a)
cleanSi(111)
7 x 7 ;b) a
satured with Si-H at350 °C ; c) b
satured withSi-H2 by
H * at RT ;d)
cexposed
todissociated disilane at
RT.]
Fig.
3. -a) Si(111)
7 x 7 saturé en Si-H à350 °C ; b)
a
exposé
à TA à H* ; c) a exposé
à TA au disilane dissocié(même exposition
queb).
[a) Si(111)
7 x 7 satured with Si-H at350 °C ; b) a
afterRTexposure
to H* ;c) a
afterRT exposure
to dissociated disilane(same
exposure thanb).]
au
préalable
en Si-H(respectivement spectres 3b,
3cet
3a).
Laphase monohydrure
estinchangée
dans lesdeux
expériences ;
par contre laphase dihydrure
estplus importante
avec le disilane activéqu’avec
H *.
4. Discussion des résultats.
L’adsorption
de disilane surSi(111)
7 x 7 à TA nefait
apparaître qu’une importante phase (SiH2)n
sansphase
Si-H associée. Notreinterprétation [11] ]
faitintervenir la fixation de radicaux de
type H2Si-SiH2 qui présentent
deux liaisons non satisfaitescompati-
bles avec la distance adatom-restatom du modèle DAS
[12]
de la surface reconstruiteSi( 111 )
7 x 7. Sitoutes les liaisons
pendantes
de cette dernière sontsaturées par
H *,
iln’y
aplus
de liaisonsdisponibles
pour fixer ces radicaux.
Par contre le disilane dissocié
permet
encore la croissance d’uneimportante phase polyhydrure
àTA. Le disilane non dissocié ne s’adsorbe pas sur
Ge( 111 ) 2 x 8
à TA.(pas
depic Si2p
observé enXPS).
Par contre, à l’étatactivé,
nous observons surce même substrat à TA la croissance d’un film de
silicium. Nous en concluons que la
phase polyhy- drure,
observée surSi(lll)
7 x 7après exposition
àTA au disilane
activé,
est causée au moins enpartie
par la fixation de
groupements Si-H2.
Il est indénia-ble que H *
joue
un rôle essentiel dans cette fixationcar sur une surface saturée au
préalable
sous formede
phase
Si-H onpeut
superposer unephase Si-H2
à TA par H *. Ladécomposition thermique
dudisilane donne lieu à la formation
d’hydrogène
moléculaire
qui peut
être dissocié au contact d’un filament detungstène
à hautetempérature.
Il a étéétabli que le coefficient de
collage
de H * surSi( 111 ) 7
x 7 estsupérieur
à celui du disilane[14].
Ceci
explique
la formation à TA d’unephase
Si-Hsur une surface de
Si{111)
7 x 7exposée
au disilanedissocié. Par
ailleurs,
pourexpliquer
la formation à TA d’unephase polyhydrure
sur un substratpréala-
blement
saturé , en
Si-H ou SiH +Si-H2,
il fautadmettre que H*
(issu
de ladécomposition
dudisilane)
estcapable
de casser des liaisons Si-Si dusubstrat. Il a été montré que H* induisait des
changements importants
dans la reconstruction des surfaces propres de silicium[ 15]
cequi
est le cas nidu silane ni du disilane non dissocié
[8].
934
Certains auteurs
[8, 16]
font intervenir l’existence des radicauxSi-H3
mais leur nombre esttrop
faible[17]
pourpermettre
la détection par UPS.La
photoémission
X(XPS)
nepermet
pas deséparer
la contribution du silicium du substrat decelle du silicium
apporté
sous forme radicalaire(Si- H, Si-R0.
Pourdistinguer
lesapports respectifs
etprogresser efficacement dans
l’interprétation,
uneétude sur un autre substrat que le silicium est en
projet.
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