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VOL 52: FEBRUARY • FÉVRIER 2006d Canadian Family Physician • Le Médecin de famille canadien 155

Editor’s Notes

Notes du rédacteur

n estime qu’à travers le monde, plus de 15 millions d’individus souffrent de la démence d’Alzheimer. Au Canada, 8%

des personnes âgées de 65 ans et 35% de ceux ayant 85 ans sont déments.

Dans ce numéro, Hillmer et collègues (page 208) s’intéressent au profi l de prescriptions des inhibi- teurs de la cholinestérase (IC). Ils constatent que les médecins de famille ont des habitudes très dis- parates à cet égard: alors que 12,5% affi rment que la plupart (90%) de leurs patients Alzheimer pren- nent un IC, 27% disent au contraire que la plupart (<10%) n’en prennent pas! Les auteurs postulent que divers facteurs expliquent ces divergences, comme le remboursement par les formulaires pro- vinciaux mais aussi leurs propres perceptions de l’effi cacité de ces médicaments.

Il est vrai effectivement que ces médicaments démontrent une effi cacité modeste et qu’ils sont sou- vent mal tolérés. Et pendant qu’on se questionne sur les bienfaits véritables des IC, voilà qu’on lance un nouveau médicament, la mémantine, un antagoniste des récepteurs N-méthyl-D-aspartate, pour le traite- ment symptomatique de la maladie d’Alzheimer ren- due à un stade modérée à sévère. Malheureusement, comme les IC, ses bienfaits semblent modestes. Dans l’étude d’une durée de 28 semaines qui compare son effi cacité et son innocuité au placebo, on note l’ab- sence de diff érence statistiquement signifi cative dans trois des sept échelles de mesure utilisées dont le Mini-Mental (analyse basée sur la dernière observa- tion). Les bienfaits cliniques sont très minimes; par exemple, la diff érence par rapport au placebo mesu- rée par le CIBIC-Plus n’est que de 0,3 point sur une échelle de 1 à 7.

Des résultats si modestes questionnent la perti- nence de médicamenter les personnes démentes:

plutôt que de dépenser pour des tels médicaments, ne serait-il pas préférable d’investir davantage dans l’aide aux familles et aux aidants qui supportent quo- tidiennement ces malades dans leurs déchéances?

C’est là un enjeu éthique et sociétale auquel les médecins de famille doivent participer.

—Roger Ladouceur, MD, CCMF, FCMF Rédacteur Scientifi que Adjoint stimates indicate that more than 15 million

people around the world have Alzheimer dis- ease. In Canada, 8% of those aged 65 and 35%

of those aged 85 suff er from dementia.

In this issue, Hillmer and colleagues (page 208) look at prescribing patterns for cholinesterase inhibitors (ChIs). Th ey observe that family physi- cians have widely varying patterns of prescribing:

12.5% affirm that most (90%) of their Alzheimer patients take ChIs, whereas 27% reveal that fewer than 10% of their patients take those medications.

Th e authors suggest that many factors account for the variance, such as whether the drugs are listed on provincial formularies and physicians’ own per- ceptions of the effi cacy of ChIs.

It is certainly true that these medications appear to have only modest effi cacy and that they are often poorly tolerated. And while we are debating the real benefi ts of ChIs, a new medication is launched, memantine (an N-methyl-D-aspartate antagonist), for symptomatic treatment of moderate-to-severe Alzheimer disease. Unfortunately, just as with ChIs,

the benefi ts of the new drug are modest. In a 28- week trial comparing the benefi ts and side eff ects of the drug with placebo, there were no statistically signifi cant diff erences in three of seven measures, notably the Mini-Mental State Examination (analy- sis based on last observation). Clinical benefi ts were very slight; for example, the diff erence measured by the Clinician’s Interview-Based Impression of Change Plus Caregiver Input (CIBIC-Plus) was only 0.3 of a point on a scale of 1 to 7.

Such modest results make us wonder about using these medications for patients with demen- tia. Rather than spending money on these drugs, should we not be investing in help for the families and caregivers who daily support these patients in their suff ering?

It is here, in this ethical and social debate, that family physicians should make their voices heard.

—Roger Ladouceur, MD, CCMF, FCMF Associate Scientifi c Editor

FOR PRESCRIBING INFORMATION SEE PAGE 258

stimates indicate that more than 15 million people around the world have Alzheimer dis- ease. In Canada, 8% of those aged 65 and 35%

of those aged 85 suff er from dementia.

E

n estime qu’à travers le monde, plus de

15 millions d’individus souffrent de la démence d’Alzheimer. Au Canada, 8%

des personnes âgées de 65 ans et 35% de ceux

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