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Essai de classification des pays de l’Afrique et de la zone MENA selon les différentes sources de la richesse

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Academic year: 2022

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Essai de classification des pays de l’Afrique et de la zone MENA selon les différentes sources de la richesse An attempt to Classify the countries of Africa and the MENA zone according to the different sources of wealth

Seddik BENNACEUR1, Boujemâa ACHCHAB²

1 Laboratoire LAMSAD, ENSA de Berrechid, Université Hassan 1er, Settat, Maroc.

[email protected]

² Laboratoire LAMSAD, ENSA de Berrechid, Université Hassan 1er, Settat, Maroc.

[email protected]

ABSTRACT: To overcome the limits of the accounting method based solely on the calculation of GDP for the evaluation of the wealth of countries, the World Bank proposed in its report

"Where is the wealth of nations?" Published in 2006, a quantitative approach to calculate the value of this wealth on an international scale. In this work, we will first try to do a literature review which shows the limits of the accounting approach based solely on the calculation of GDP for the evaluation of the wealth of countries, then we will present the approach adopted by the World Bank for the calculation of the different components of the wealth of the countries, finally, and based on the results of the study of this Bank, we will proceed to one- dimensional and multidimensional classifications of the countries of the Africa and the MENA zone according to the different forms of wealth, with interpretations of the homogeneous groups obtained.

KEYWORDS: Wealth; GDP; Africa; MENA.

RÉSUMÉ:Pour pallier aux limites de la méthode comptable basée uniquement sur le calcul du PIB pour l'évaluation de la richesse des pays, la Banque Mondiale a proposé dans son rapport

« Where is the wealth of nations? » publié en 2006, une approche quantitative pour calculer la valeur de cette richesse à l’échelle Internationale. Dans ce travail, nous allons essayer, dans un premier temps, de faire une revue de littérature qui montre les limites de l'approche comptable basée uniquement sur le calcul du PIB pour l'évaluation de la richesse des pays, puis nous allons présenter l’approche adoptée par la Banque Mondiale pour le calcul des différentes composantes de la richesse des pays, enfin, et en se basant sur les résultats de l’étude de cette banque, nous allons procéder à des classifications unidimensionnelles et multidimensionnelles des pays de l’Afrique et de la zone MENA selon les différentes formes de la richesse, avec interprétations des groupes homogènes obtenus.

MOTS CLEFS : Richesse ; PIB ; Afrique ; MENA.

Introduction

La question de l'évaluation de la richesse de l'économie d'un pays anime depuis plusieurs années déjà les débats aussi bien chez les experts que chez les hommes politiques. La stricte notion de produit intérieur brut comme mesure absolue des performances d'une nation apparaît pour le moins incomplète. Contrairement à une idée répandue, le PIB ne désigne pas

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94 la richesse d'un territoire, mais sa production sur une période bien déterminée, en général un an (Malherbe).

Stiglitz et al. (2009b) ont mentionné que le PIB est focalisé sur la production et la consommation marchande, c'est-à-dire celle qui passe par un marché de transaction monétaire, alors que la richesse de la vie sociale ne se réduit certainement pas à des valeurs marchandes et monétaires. Le PIB n'est qu'une mesure globale, une moyenne, il ne permet d'appréhender ni les inégalités sociales ni leur évolution. En plus, lors du calcul du PIB, la comptabilité nationale tient compte uniquement des ressources naturelles (énergie, matières premières) consommées dans les processus de production sous forme de consommations intermédiaires, cependant, la comptabilité nationale ne distingue pas les ressources renouvelables des ressources non renouvelables. Ainsi, le PIB ne permet pas d'évaluer la consommation du capital naturel ni d'anticiper longtemps à l'avance les risques que courent les ressources naturelles limitées, il ne rend donc pas bien compte du respect ou non des principes de développement durable, ainsi que le bien-être et la qualité de la vie de la population (Stiglitz et al., 2009a).

La banque mondiale (2006) a posé les bases d'une nouvelle approche de la richesse des pays, celle-ci n'est plus considérée comme la somme des actifs tangibles, mais plutôt comme le fruit d’un calcul complexe se basant sur les consommations futures des ménages, des entreprises et de l'État.

Avec ce nouveau calcul de la richesse, le ratio "PIB/richesse totale" au niveau mondial est de 6,6% en 2005, la banque mondiale estimait la richesse totale mondiale pendant la même année à 707 000 milliards de dollars, tandis que le capital immatériel atteignait 541 500 milliards de dollars, soit 76,5 % en proportion.

Dans ce travail, nous allons essayer, dans un premier temps de faire une revue de littérature qui traite les limites de l'approche comptable basée uniquement sur le calcul du PIB pour l'évaluation de la richesse des pays, puis nous allons présenter en détail la méthode avancée par la banque mondiale pour l'évaluation de la richesse globale des pays, enfin, et se basant sur les résultats de l’étude de cette banque, nous procèderont à la classification des pays de l’Afrique et de la zone MENA par rapport aux différentes dimensions de la richesse tout en interprétant les résultats obtenus.

1. Revue de littérature

En 1932, Simon Kuznets a créé pour la première fois la comptabilité nationale aux Etats Unis, et invente le Produit Intérieur Brut en 1934 afin de mesurer l'effet de la grande dépression sur l'économie, et ce n'est qu'après la conférence de Bretton Woods en 1944 que le PIB est devenu le principal outil pour mesurer l'économie d'un pays, il permet de calculer la richesse produite par les agents économiques tels que les ménages, les entreprises et les administrations résidentes à l'intérieur du pays en question.

Selon Jany-Catrice & Méda (2013), le fait de mesurer la richesse en se référant uniquement à la croissance du volume du PIB ne permet de résoudre ni les grandes questions sociales ni les grandes questions écologiques, car le PIB comptabilise de manière positive tous types d’activités indépendamment du degré de contribution de celles-ci au progrès économique et au bien être de la population, et ne prend pas en considération l’impact de ces activités sur le patrimoine environnemental, social et humain.

La création d'activités, même socialement inutiles, peut cependant engendrer une augmentation du PIB en provoquant l'utilisation de facteurs non employés et une augmentation de la demande globale. Ainsi, Keynes (1940) avait souligné ce paradoxe par l’exemple d’employer des chômeurs à creuser des trous et d'autres chômeurs à les reboucher.

(3)

95 Cet exemple a été repris ultérieurement par Gadrey & Jany-Catrice (2012) qui citent de manière imaginaire que si un pays engageait 10 % des gens pour détruire des biens, faire des trous dans les routes, endommager les véhicules, etc., et 10 % pour réparer, boucher les trous, etc., il aurait le même PIB qu'un pays où ces 20 % d'emplois dont les effets sur le bien-être s'annulent, seraient consacrés à améliorer l'espérance de vie, la lutte contre l’analphabétisme et la pauvreté….etc.

Costanza et al. (2009) ont critiqué l'utilisation inappropriée du PIB comme mesure du bien être national, une chose pour laquelle il n'a jamais été conçu, ils remettent également en question l'idée selon laquelle la croissance économique est toujours synonyme d'amélioration du bien être, or les mesures du bien être ne doivent pas être de simples mesures du volume d'activités économiques commercialisées à l'image du PIB, mais des mesures dans lesquelles les objectifs de la société, tel que la durabilité à la subvention aux besoins humains en matière de nourriture, de santé, de logement, de liberté, de participation...etc, sont satisfaits.

La soutenabilité du développement et la prise de décisions durables sont difficiles à réaliser si le bien être social est pris en compte d'un point de vue purement comptable, le PIB ne tient pas suffisamment compte du bien être humain et social, en outre, les coûts environnementaux tels que l'épuisement des ressources et les dommages causés à l'environnement sont également négligés (Schepelmann et al., 2009).

Islam & Clarke (2005) ont montré que la soutenabilité économique dépend d'un système socio-économique et environnemental (SEE) sain et fonctionnel, le développement économique peut endommager ce système (SEE) par la dégradation des ressources, la surexploitation et la pollution, ils abordent les tensions entre développement économique et durabilité en effectuant un certain nombre d'ajustements du PIB qui prennent en considération le système (SEE), ces ajustements comprennent les coûts environnementaux et sociaux causés par le développement économique tel que la pollution de l'eau, l'épuisement des ressources non renouvelables et la déforestation, ils ont pris la Thaïlande comme étude de cas sur une période de 25 ans (1975-1999), et le résultat obtenu indique que la poursuite d'une croissance économique extrême sans considération des coûts sociaux et environnementaux peut menacer le bien être social actuel et la durabilité future.

2. Méthode de calcul des composantes de la richesse des pays

Pour pallier aux limites de la méthode comptable basée uniquement sur le calcul du PIB pour l'évaluation de la richesse des pays, la banque mondiale (2006) a proposé une approche quantitative pour calculer la valeur de cette richesse à l’échelle internationale.

La formule de la richesse globale d’un pays est donnée par : RG= CP+CN+CI

Avec : RG : Richesse Globale, CP : Capital Productif, CN : Capital Naturel, CI : Capital Immatériel

D’où la formule du capital immatériel est :

CI= RG-CP-CN Le capital productif contient les éléments suivants :

• Machines et les infrastructures ;

• Terres urbaines.

Quant au capital naturel, il est composé des :

 Sources d’énergie (pétrole, gaz, houille, lignite…) ;

 Ressources minérales ;

 Ressources en bois de construction ;

 Ressources de forêts non destinées à la construction ;

(4)

96

 Terres agricoles ;

 Pâturages ;

 Zones protégées.

2.1. La richesse globale

L'approche de la richesse globale mesure le stock de richesse ou le patrimoine d'une nation, elle considère que la richesse disponible est égale à la valeur actualisée des consommations finales soutenables sur une période retenue de 25 ans :

25

( ).

( )

t s t

t t

W = 

+

C s e

ρ

ds

Avec : Wt: La valeur totale du capital ou de la richesse à l’année t ; c s( ) : La fonction de consommation à l’année s ;

ρ: Le taux pur de préférence de temps (fixé à 1,5%)1 ;

La consommation soutenable est obtenue en soustrayant de la consommation finale nationale les dépenses d'éducation et l'épargne nette ajustée si elle est négative, celle-ci est la différence entre l'épargne brute augmentée des dépenses de l'éducation d'une part, et l'épuisement des ressources naturelle et du capital fixe d'autre part (Figure 1).

Pour les années dont l'épargne nette ajustée est négative, sa valeur est soustraite de la consommation pour obtenir la consommation soutenable.

Ainsi, comme illustré dans la figure 1, l’épargne nette ajustée (ENA) représente l’épargne réelle d’un pays et permet de savoir le degré de soutenabilité de son développement. En effet, une ENA négative signifie qu’un pays consomme ses réserves naturelles et ne les remplace pas totalement par des investissements dans son capital humain ou ses infrastructures, par contre, une ENA positive indique que le pays crée plus de richesses qu’il n’en détruit et qu’il est sur un sentier de développement soutenable, à condition que ses ressources vitales (eau, air, terres, forêts,…etc.), ainsi que ses écosystèmes naturels sont préservés et exploités de manière à assurer leur renouvellement et leur pérennité.

1 (Pearce & Ulph, 1995) : Bien que l'effet du taux pur de préférence de temps soit largement subjectif, il représente un faible taux de réduction annuel. Un taux entre 1 et 2% par an est équivalent à une réduction de 20 à 40% de l'utilité marginale dans 25 ans.

Figure 1: Mesure de l'épargne nette ajustée

(5)

97 Source : Banque Al-Maghrib et Conseil Economique Social et environnemental (2016).

2.2. Le capital productif

2.2.1. Les machines, les équipements et les infrastructures

La méthode de l'inventaire perpétuel (PIM)2 est utilisée pour l’évaluation des capitaux en machines et infrastructures, elle nécessite la connaissance d'informations sur la valeur initiale de l'investissement et les modèles relatifs à la durée de vie et à la dépréciation des capitaux.

L'expression appropriée pour calculer Kt, la valeur globale de ces capitaux à la période t, est alors donnée par :

19 0

(1 )i

t t i

i

K I α

=

=

Avec : Kt : la valeur globale des capitaux en machines et infrastructures à la période t I : la valeur de l'investissement en prix constants

α : est le taux d'amortissement

Nous supposons que la période d’accumulation ou durée de vie est 20 ans. Le choix d'une durée de vie de 20 ans tente de prendre en considération la combinaison, d’une part, des infrastructures à durée de vie relativement longue (Exemple : routes, ports, aéroport, bâtiments…etc) et d’autre part, des machines et équipements caractérisés par une courte durée de vie dans l'ensemble du stock de capital et des séries d'investissement. Dans une étude qui dérive des estimations du capital transnational pour 62 pays, Larson et al. (2000) utilisent également une durée de vie moyenne de 20 ans pour l'investissement global.

2.2.2. Les terres urbaines

Lors du calcul de la valeur des capitaux en infrastructures et équipements productifs d'un pays, seulement les améliorations foncières et les modifications survenues sur les terres urbaines sont comptabilisées lors de la construction des infrastructures. Ainsi, les évaluations ne reflètent pas entièrement la valeur du terrain urbain. Cette dernière est estimée, selon des études empiriques3, par une proportion constante égale à 24% de la valeur totale des machines, des équipements et des infrastructures :

t

0.24

t

U = K

Avec :Ut: la valeur des terres urbaines pendant la période t.

2.3. Le capital naturel

2.3.1. Les sources minérales et énergétiques

La méthodologie utilisée dans l'évaluation de la valeur des ressources non-renouvelables est confrontée à au moins deux difficultés. D'abord, l'importance de l'inclusion des ressources naturelles dans les systèmes de comptabilité nationaux a été identifiée seulement pendant les dernières décennies, et bien que des efforts d'élargir la comptabilité nationale soient faits, ils sont en grande partie limités aux organismes internationaux (tels que l'ONU ou la banque mondiale). En second lieu, il n’y a aucune source économique capable de fournir des informations sur la valeur des réserves des richesses souterraines.

2(Böhm et al., 2002)

3 (Kunte et al., 1998)

(6)

98 En dépit de toutes ces difficultés, des valeurs en dollar ont été assignées aux réserves des ressources énergétiques principales (pétrole, gaz et charbon)4 et aux réserves de neuf métaux et minerais (bauxite, cuivre, or, minerai de fer, nickel, phosphate naturel, argent, étain et zinc) pour tous les pays qui ont la production chiffrée.

L'approche utilisée dans cette évaluation est basée sur le principe de l’actualisation des valeurs futures escomptées de l’extraction de ces richesses jusqu’à l’épuisement de leurs réserves disponibles dans un pays particulier, la formule est donnée par l'expression suivante :

1

(1 )

( )

t T

i t

t i i

i t

V

+

π q r

=

=  +

Avec : Vt : La valeur actuelle des ressources souterraines

πi: Le profit unitaire relatif à la période i qi : La quantité extraite durant la période i

iqi

π : Le profit total relatif à la période i r: Le taux d’actualisation

T : La durée de vie de la ressource 2.3.2. Les ressources en bois de construction

L’utilisation économique prédominante des forêts a été comme source de bois de construction. La richesse en bois de construction est calculée comme valeur nette des recettes générées suite à sa production.

L'évaluation exige alors des données sur la production de ce type de bois, le prix unitaire, et le temps à l'épuisement de ses forêts.

Le volume annuel de la production du bois de construction est obtenu à partir de la base de données (FAOSTAT) de l'Organisation des Nations Unies pour l'Alimentation et l'Agriculture (UNFAO). Le calcul des recettes est plus complexe. Théoriquement, la valeur du bois sur pied est égale au futur prix escompté qui sera perçu par le propriétaire de la forêt après avoir soustrait les coûts d'apporter le bois de construction à maturité.

Les données de production ou coûts de sylviculture ne sont pas disponibles pour tous les pays.

En conséquence, des coûts de production régionaux ont été estimés via des études et des consultations d’experts en matière de sylviculture relevant de la banque mondiale.

Puisque l’évaluation des ressources en bois de construction prend en considération la valeur marchande du bois sur pied, il était nécessaire de distinguer les forêts disponibles et les forêts non disponibles pour l'approvisionnement en bois, parce qu'un certain bois sur pied n'est simplement pas accessible ou économiquement viable. Le secteur de la forêt disponible pour l'approvisionnement en bois a été estimé comme forêts à moins de 50 kilomètres des infrastructures routières.

Le temps minimal de l’épuisement des réserves en forêts est estimé à 25 ans.

Les sources d’information utilisées pour collecter les informations nécessaires au volet du bois de construction sont : FAOSTAT en ligne, l'Organisation pour l'Alimentation et l'Agriculture des Nations Unies (UNFAO 2000), l'annuaire Forest Products 1997-2001, Fortech 1997.

4 Le charbon est subdivisé en deux groupes : charbon dur (anthracite et bitumineux) et charbon mou (lignite et sub-bitumineux).

(7)

99 2.3.3. Ressources de forêts non destinées à la construction

Les richesses en bois de construction ne sont pas la seule contribution des forêts dans le capital naturel. En effet les forêts dont le bois n’est pas destiné à la construction ont aussi une grande contribution, comme la chasse, le divertissement, la protection de l’environnement et du climat. Ceci nous mène à dire que la non comptabilisation de ces contributions conduit à la sous-évaluation des valeurs des forêts. Selon la banque mondiale (2006), le profit par hectare par année est de l’ordre de 190 Dollars dans les pays développés, et de 145 Dollars dans les pays en développement, en supposant que seulement un dixième du secteur des forêts dans chaque pays est accessible, ainsi en multipliant un dixième (10%) de la superficie forestière par pays par le profit par hectare relatif à la catégorie à laquelle appartient le pays en question va donner une valeur de la contribution financière des forêts non destinées à la construction.

Et la valeur finale de ce type de forêts est égale à la valeur nette actualisée des recettes sur une durée de 25 ans5.

2.3.4. Les terres agricoles

Les données au niveau des pays sur les prix des terres agricoles ne sont pas publiées, et même si les données locales étaient disponibles, on est confronté au fait que les marchés fonciers internationaux sont si hétérogènes qu’une comparaison significative entre les pays serait difficile. Ainsi, on a choisi d'estimer la valeur des terres en fonction de la présente valeur actualisée des revenus générés par ces terres sur une période de 25 ans, en supposant que les produits de ces terres sont vendus aux prix mondiaux.

Le revenu généré par les terres est calculé comme la différence entre la valeur du marché des cultures générées par ces terres et les coûts de production spécifiques à ces cultures. Neuf types de cultures ont été pris principalement en fonction de leur importance en termes de superficie semée, du volume de production, et des recettes. Avec ces trois aspects pris en considération les neuf cultures représentatives suivantes ont été considérées : le maïs, le riz, le blé, les bananes, les raisins, les pommes, les oranges, le soja, et le café.

Le revenu économique annuel des terres est mesuré en pourcentage du chiffre d'affaires de la production de chaque culture, autrement connu comme le prix de location.

Les prix de location retenus ont été obtenus à partir d'une série d’études sectorielles. Ainsi, pour le prix de location du riz, on a utilisé les informations sur les prix de location pour la république populaire démocratique de Lao (67,6%), l'Egypte (30,6%), et l’Indonésie (56,1%) pour obtenir un taux de location mondial pour le riz de 51%. Les autres prix de location utilisés sont 30 % pour le maïs (de la Chine, de l'Egypte, du Yémen) , 34 % pour le blé (de l'Egypte , du Yémen , de la Mongolie , de l'Équateur), 27 % pour le soja (en provenance de la Chine, du Brésil, de l’Argentine), 8 % pour le café (du Nicaragua, du Pérou, du Vietnam, de Costa Rica ), 42 % pour les bananes (du Brésil, de la Colombie, de Costa Rica, de la Côte d'Ivoire, de l'Equateur, de la Martinique, du Suriname, du Yémen), 31% pour les raisins (de Moldavie, de l’Argentine), 36 % pour les pommes et les oranges (la valeur est basée sur la moyenne pour les bananes et les raisins, puisqu’on n’a pas trouvé d’études sectorielles pour ces deux produits).

Les ratios spécifiques aux cultures sont ensuite multipliés par les valeurs de production aux prix mondiaux.

5 Lorsque les données manquent et que la superficie forestière d’un pays est inférieure à 50 km² la valeur de la production est supposée égale à zéro.

(8)

100 Toutefois, l'application des ratios peut probablement sous-estimer la valeur des terres les plus productives et surestimer la valeur des terres les moins productives dans un pays.

La recette foncière globale d'un pays est calculée comme une moyenne pondérée (par superficie semée) des recettes des 10 catégories de cultures. La recette des terres pour la 10ème catégorie (racines, légumineuses et autres cultures) est calculée différemment, comme il n'y a pas de culture représentative pour elle, la recette foncière est estimée à 80% de la moyenne pondérée des trois céréales principaux (blé, maïs et riz). Ceci est basé sur l'hypothèse que les racines, les légumineuses, et les autres cultures donnent des rendements inférieurs par hectare.

Afin de refléter la durabilité des pratiques culturelles actuelles, le rendement annuel en 2000 est projeté à l'année 2020 sur la base du taux de croissance de la production (sous l’hypothèse que la superficie des terres cultivée reste constante). Entre 2020 et 2024, la valeur de la production a été maintenue constante. Les taux de croissance sont 0,97% dans les pays développés et 1,94 % dans les pays en développement. La valeur actualisée de ce flux a ensuite été calculée en utilisant un taux d’actualisation égal à 4 %6.

2.3.5. Les pâturages

La valeur des pâturages est estimée d’une façon similaire à celle utilisée dans le cas des terres agricoles. En effet, la recette des pâturages est supposée être une proportion fixe de la valeur de la production qui en résulte. En moyenne, les coûts de production représentent 55 % des recettes totales, ainsi le prix de location des pâturages est de 45%. La valeur de la recette totale est basée sur les productions de viande de bœuf et d’agneau, du lait et de la laine évaluées aux prix internationaux. Comme avec les terres cultivées, cette part qui représente le prix de location des pâturages pour un pays spécifique est multipliée par le volume de la production totale issue des pâturages du pays en question évaluée aux prix mondiaux.

Afin de refléter la durabilité des pratiques de pâturage actuelles, le rendement annuel en 2000 est projeté à l'année 2020 sur la base de taux de croissance de la production (sous l’hypothèse que la superficie des pâturages reste constante). Entre 2020 et 2025 la valeur de la production est supposée rester constante.

Les taux de croissance sont de l’ordre de 0,89 % pour les pays développés et 2,95 % pour les pays en développement7. La valeur actuelle de ce flux est ensuite calculée en utilisant un taux d'actualisation de 4 % sur une Période de 25 ans.

2.3.6. Les zones protégées

Les zones protégées fournissent un certain nombre d'avantages qui varient de leur rôle dans la santé et la qualité de la vie de la population à leur importance dans le divertissement. Ils peuvent être une source importante de revenu dans le cas d'une industrie touristique florissante.

La valeur des aires protégées est égale au minimum des recettes perçues par hectare au niveau des terres cultivées et des pâturages8. Ces rendements sont ensuite actualisés sur une période de 25 ans, en utilisant un taux d'actualisation de 4 %.

6(Rosengrant & Cai, 2001).

7 (Rosengrant & Cai, 2001).

8 Dans le cas des données manquantes sur les aires protégées, elles ont été supposées égales à zéro.

(9)

101

3. Résultats et discussion

3.1.Classification unidimensionnelle des pays de l’Afrique et de la zone MENA selon les différentes formes de la richesse

Pour visualiser les groupes de pays homogènes par rapport aux formes de la richesse une à une, nous avons élaboré des cartes thématiques illustrant la répartition des pays de l'Afrique et du moyen orient par rapport aux différentes dimensions de la richesse, la méthode de classification utilisée est le seuil naturel de Jenks qui permet la formation de groupes qui garantissent le maximum de variance intergroupes et le minimum de variance intragroupes.

3.1.1. La richesse globale (carte 1)

Selon la richesse globale des pays calculée en dollars par personne, la méthode de classification utilisée nous a permis de former les classes suivantes :

- [1965 - 7109] $/personne: contient: Ethiopie, Nigéria, Burundi, République du Congo, Niger, Guinée-Bissau, Mozambique, Madagascar, Burkina faso, Malawi, Mali, Rwanda, Gambie, Zambie, Kenya, Togo.

- ]7109 - 15477] $/personne: contient: Benin, Mauritanie, Comores, Zimbabwe, Sénégal, Ghana, Syrie, Cameroun, Côte d'ivoire, Lesotho.

- ]15477 - 27739] $/personne: contient: Algérie, Egypte, Maroc, Iran, Swaziland.

- ]27739 - 43168] $/personne: contient: Jordanie, Tunisie, Namibie, Botswana, Gabon.

- ]43168, 60284] $/personne: contient: Afrique du Sud, Maurice.

3.1.2. Le capital immatériel (carte 2) Les classes constituées sont comme suit:

- [-12158 - -1598] $/personne: elle contient les pays suivants: Algérie, Syrie, Nigéria, Gabon, République du congo.

- ]-1598 - 8343] $/personne: contient: Ethiopie, Niger, Burundi, Guinée-Bissau, Mali, Mozambique, Madagascar, Burkina-Faso, Rwanda, Malawi, Mauritanie, Zambie, Cameroun, Kenya, Gambie, Togo, Benin, Comores, Iran, Zimbabwe, Sénégal, Ghana.

- ]8343 - 17926] $/personne: contient: Côte-d'ivoire, Lesotho, Egypte, Maroc.

- ]17926 - 28981] $/personne: contient: Swaziland, Jordani, Tunisie, Botswana, Namibie.

-]28981 - 48956] $/personne: contient: Maurice, Afrique du Sud.

3.1.3. Le capital naturel (carte 3) Les classes formées sont les suivantes :

- [514 - 1368] $/personne: contient: Gambie, Lesotho, Maurice, Malawi, Ethiopie, Togo, Jordanie, Comoros, Mozambique, Burundi, Burkina faso, Swaziland, Sénégal, Benin, Ghana, Kenya.

- ]1368 - 2352] $/personne: contient: Zimbabwe, Maroc, Madagascar, Zambie, Guinée-bissao, Niger, Rwanda, Mali, Namibie.

- ]2352 - 4733] $/personne: contient: Mauritanie, Côte d'ivoire, Botswana, Egypte, Afrique du sud, Tunisie, Nigéria, Cameroun.

- ]4733 - 14105] $/personne: contient: Syrie, République du Congo, Algérie, Iran.

- ]14105 - 28586] $/personne: contient: Gabon.

3.1.4. Le capital productif (carte 4) Les classes constituées sont comme suit:

- [177- 549] $/personne: contient: Ethiopie, Burundi, Niger, Madagascar, Mozambique, Malawi, Guinée-bissau, Rwanda.

(10)

102 - ]549 - 1038] $/personne: contient: Mali, Nigéria, Gambie, Ghana, Zambie, Benin, Togo, Burkina faso, Kenya, Sénégal, Côte d'ivoire, Mauritanie.

- ]1038 - 1749] $/personne: contient: Comores, Zimbabwe, Cameroun.

- ]1749, 7270] $/personne: contient: Lesotho, Syrie, Iran, Maroc, Swaziland, Egypte, Namibie, Jordanie, Tunisie, République du Congo, Afrique du Sud.

- ]7270 - 17797] $/personne: contient: Algérie, Botswana, Maurice, Gabon.

3.2.Classification multidimensionnelle des pays de l’Afrique et de la zone MENA selon les différentes formes de la richesse

Dans la partie précédente nous avons procédé à la classification par rapport aux différentes formes de richesses une à une, dans la présente partie nous allons procéder à une typologie multidimensionnelle des pays de l’Afrique et de la zone MENA selon les différentes dimensions de la richesse. Puisque toutes les variables étudiées sont quantitatives, nous allons utiliser l’analyse en composante principale (ACP) dans notre classification.

3.2.1. Résultats de l’Analyse en Composante Principale a. La matrice des corrélations (tableau 2)

D’après le tableau, on remarque que le capital productif est positivement et fortement corrélé avec le capital naturel avec un taux de corrélation de 0,681.

b. Le test de spécificité de Bartlett (tableau 3)

Ce test permet aussi de vérifier statistiquement la corrélation entre les variables étudiées, et d’après les résultats on peut dire que dans notre cas les variables sont corrélées, puisque :

• La valeur calculée de khi deux (64,039) est largement supérieure à la valeur tabulée de khi deux à trois degrés de liberté qui est égale à 7,81.

• La signification de bartlett est égale à 0,00.

c. Tableau des valeurs propres et de la variance expliquée (tableau 4)

On remarque que les deux premières valeurs propres sont supérieures à 1, en plus le premier axe restitue 56,573% de l’inertie totale, quant au deuxième axe, il restitue 40,832% de l’inertie totale, ce qui nous donne un taux de restitution total de 97,405% par les deux premiers axes factoriels.

d. Le graphe des valeurs propres (figure 2)

D’après le graphique des valeurs propres, on voit bien que le point d’inflexion se situe au niveau de la deuxième valeur propre.

Suite aux différents tests précédemment commentés, on peut dire qu’une analyse en composante principale sera significative, en se basant sur les deux premiers axes factoriels relatifs aux deux premières valeurs propres.

e. Coordonnées, contributions, et qualités de représentation des variables sur les axes F1 et F2 (tableau 5, tableau 6, figure 3)

D’après la matrice des composantes, on déduit que le premier axe factoriel est engendré principalement par les variables « capital productif et capital naturel », quant au deuxième axe, il est généré par la variable « capital immatériel ».

f. Analyse des résultats dans le plan factoriel (F1, F2) (figure 4)

D’après la projection des pays sur le plan factoriel (F1, F2), on remarque qu'on ne peut pas dégager de classes significativement homogènes étant donné que la majorité des pays sont positionnés au centre du plan factoriel. Par contre, les signes de quelques classes homogènes sont visibles, comme celle contenant l'Afrique du Sud et le Mauritius bénéficiant d'une richesse en capital immatériel très importante et de capitaux naturel et productif importants, la classe contenant la Syrie, l'Iran, l'Algérie et la République du Congo qui possèdent des

(11)

103 capitaux naturel et productif importants mais enregistrent un déficit en capital immatériel, enfin la classe qui contient uniquement le Congo qui est caractérisé par de très forts capitaux naturel et productif et un grand déficit en capital immatériel.

Pour pallier aux limites de cette classification, nous allons procéder, dans l'étape suivante, à une classification ascendante hiérarchique (CAH) pour pouvoir constituer des classes plus claires et mieux interprétables.

3.2.2. Résultats de la classification ascendante hiérarchique (CAH)

Pour mieux visualiser les classes des pays homogènes, nous avons utilisé la classification ascendante hiérarchique utilisant la distance de Ward, cette méthode de classification permet la formation de groupes de pays homogènes en se basant sur une classification multicritère.

Le dendrogramme obtenu est représenté par la figure 5 (voir annexe) : Interprétation des résultats :

Classe 1 : Contient l'Afrique du Sud et le Mauritius : ce sont les deux pays les plus riches de la zone d'étude, puisqu'ils bénéficient d'un très fort capital immatériel et de capitaux naturel et productif très importants.

Classe 2 : Contient l'Algérie, le Gabon, l'Iran, le Nigéria, la République du Congo et la Syrie, ces pays sont caractérisés par une richesse globale assez importante, mais enregistrent un grand déficit en matière de capital immatériel, ce déficit est compensé surtout par la richesse naturelle dont ils bénéficient, puisque ce sont des pays producteurs de pétrole et de gaz naturel.

Classe 3 : Contient le Maroc, l'Egypte, la Jordanie, la Tunisie, le Botswana, la Namibie et la Swaziland, ces pays sont caractérisés par des capitaux naturel et productif très moyens, mais le déficit enregistré dans ces composantes de la richesse est comblé par un capital immatériel très important.

Classe 4 : Cette classe contient les pays les moins riches de l'aire de l'étude, elle regroupe les pays dont la richesse en capital naturel et productif est faible, mais enregistrent aussi un déficit en matière de capital immatériel, elle contient les pays suivants ( Bénin, Burkina Faso, Burundi, Cameroun, Comores, Côte d'Ivoire, Ethiopie, Gambie, Ghana, Guinée-Bissau, Kenya, Lesotho, Madagascar, Malawi, Mali, Mauritanie, Mozambique, Niger, Rwanda, Sénégal, Togo, Zambie et Zimbabwe).

Conclusion

L’approche comptable utilisée pour le calcul de la richesse des pays se basait uniquement sur l’évaluation de la valeur du Produit Intérieur Brut (PIB), et ne tenait pas compte des autres sources de richesses, ce constat a incité les chercheurs et économistes à travers le monde à mettre en place de nouvelles méthodes qui prennent en considération tous les éléments qui contribuent à la richesse globale des nations. C'est dans ce contexte que la banque mondiale a publié dans son rapport intitulé « Where is the wealth of nations » de 2006, une étude très poussée qui vise la quantification des composantes de la richesse globale des pays, que ce soit en capital immatériel, naturel ou productif.

Dans cette étude, la banque mondiale a fait ressortir un nouveau concept pour mesurer le progrès et la soutenabilité des dynamiques de développement, il s’agit de celui de l’Epargne Nette Ajustée (ENA). Celle-ci correspond à l’épargne nationale brute du pays, ajustée en retranchant les destructions faites au capital naturel et fixe. L’ENA correspond à l’épargne réelle d’un pays, c'est un indicateur majeur de soutenabilité. Ainsi, une ENA négative indiquerait qu’un pays consomme ses réserves naturelles et ne les remplace pas totalement par des investissements pour renforcer son capital humain ou ses infrastructures, une ENA

(12)

104 positive indique, par contre, que le pays crée plus de richesses qu’il n’en détruit et qu’il serait sur un sentier de développement soutenable, dans la mesure où ses ressources vitales non renouvelables (eau, air, terres, etc.), ainsi que ses écosystèmes naturels, sont préservés et exploités de manière à assurer leur renouvellement et leur pérennité.

Malgré l’aspect rigoureux de cette étude, elle présente des atouts et des limites. Son principal avantage est d’avoir inclus les concepts de durabilité et d’immatériel dans le calcul de la richesse globale des pays. En effet, l’intégration par la banque mondiale du capital naturel, du capital humain, de la qualité des liens sociaux et des institutions dans la définition et l’évaluation de la richesse des nations représente un tournant majeur dans la manière dont les institutions financières internationales appréhendent le développement. Cette approche préconise de concevoir le développement comme un processus confronté à des risques de durabilité qu’il convient de prendre en compte, en veillant à l’affectation des revenus tirés des ressources naturelles vers d’autres actifs. Cependant, cette approche présente quelques limites, en effet, elle s’inscrit dans un modèle de durabilité faible, en admettant une substituabilité sans limite des capitaux formant la richesse, ce qui n’est pas toujours réalisable, notamment en ce qui concerne le capital naturel vital à l’instar des ressources naturelles (exemple: eau, air, écosystèmes...etc), d'autre part, cette étude permet uniquement de quantifier le capital immatériel dans sa globalité, mais ne permet pas de donner la répartition de celui-ci sur ses différentes composantes, à savoir la capital humain, social et institutionnel, même si la banque mondiale estimait que le capital humain représente la part la plus importante avec environ 80% du capital immatériel.

Références

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• Banque Mondiale. (2006). Where is the wealth of nations? Measuring Capital for the 21st century. World Bank.

• Böhm, B., Gleiß, A., Wagner, M., & Ziegler, D. (2002). Disaggregated capital stock estimation for Austria-methods, concepts and results. Applied Economics, 34(1), 23–37.

• Costanza, R., Hart, M., Talberth, J., & Posner, S. (2009). Beyond GDP : The need for new measures of progress. The pardee papers.

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• Islam, S. M., & Clarke, M. F. (2005). The welfare economics of measuring sustainability:

A new approach based on social choice theory and systems analysis. Sustainable development, 13(5), 282–296.

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(13)

105

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• Stiglitz, J. E., Sen, A. K., & Fitoussi, J.-P. (2009b). Rapport de la Commission sur la mesure des performances économiques et du progrès social.

(14)

106

Annexe Tableaux

Tableau 1 : Estimation de la richesse des pays de l'Afrique et de la zone MENA en dollars par personne (année 2000)

PAYS POPULATION capital naturel capital productif capital immatériel richesse globale

Afrique du sud 44000000 3400 7270 48959 59629

Algérie 30385000 13200 8709 -3418 18491

Benin 6222000 1333 771 5791 7895

Botswana 1675000 3183 8926 28483 40592

Burkina Faso 11274000 1219 821 3047 5087

Burundi 6807000 1210 206 1443 2859

Cameroun 15117000 4733 1749 4271 10753

Comores 558000 967 1270 5792 8030

Côte d'ivoire 15827000 3121 997 10125 14243

Egypte 63976000 3249 3897 14734 21879

Ethiopie 64298000 796 177 992 1965

Gabon 1258000 28586 17797 -3215 43168

Gambie 1312000 514 672 5179 6365

Ghana 18912080 1336 686 8343 10365

Guinée-Bissau 1367000 1858 549 1566 3974

Iran 63664000 14105 3336 6581 24023

Jordanie 4887000 932 5875 24740 31546

Kenya 30092000 1368 868 4374 6609

Lesotho 1744000 515 3263 11699 15477

Madagascar 15523000 1681 395 2944 5020

Malawi 10311000 785 542 3873 5200

Mali 10840000 2157 621 2463 5241

Maroc 28705000 1604 3435 17926 22965

Mauritius 1187000 642 11633 48010 60284

Mauritanie 2508159 2982 1038 3938 7959

Mozambique 17691000 1059 478 2695 4232

Namibie 1894000 2352 5574 28981 36907

Niger 10742000 1975 286 1434 3695

Nigeria 126910000 4040 667 -1959 2748

Rép. De Congo 3447000 9330 6343 -12158 3516

Rwanda 7709000 2066 549 3055 5670

Sénégal 9530000 1272 975 7920 10167

Swaziland 1045000 1267 3628 22844 27739

Syrie 16189000 8725 3292 -1598 10419

Togo 4562000 915 800 5394 7109

Tunisie 9564000 3939 6270 26328 36537

Zambie 9886000 1779 694 4091 6564

Zimbabwe 12650000 1531 1377 6704 9612

Source : Banque Mondiale

(15)

107 Tableau 2 : Matrice de corrélation

NAT PROD IMM

Corrélation

NAT 1,000 ,681 -,267

PROD ,681 1,000 ,398

IMM -,267 ,398 1,000

Signification (unilatérale)

NAT ,000 ,053

PROD ,000 ,007

IMM ,053 ,007

Tableau 3 : Indice KMO et test de Bartlett Mesure de précision de l'échantillonnage de Kaiser-

Meyer-Olkin. ,247

Test de sphéricité de Bartlett

Khi-deux approximé 64,039

ddl 3

Signification de Bartlett ,000 Tableau 4 : Variance totale expliquée

Composante Valeurs propres initiales Extraction Sommes des carrés des facteurs retenus

Total % de la variance

% cumulés Total % de la variance

% cumulés

1 1,697 56,573 56,573 1,697 56,573 56,573

2 1,225 40,832 97,405 1,225 40,832 97,405

3 ,078 2,595 100,000

Méthode d'extraction : Analyse en composantes principales.

Tableau 5 : Matrice des composantes a Composante

1 2

NAT ,853 -,494

PROD ,960 ,216

IMM ,221 ,967

Méthode d'extraction : Analyse en composantes principales.

a. 2 composantes extraites.

Tableau 6 : Matrice des coefficients des coordonnées des composantes

Composante

1 2

NAT ,502 -,403

PROD ,565 ,176

IMM ,131 ,789

Méthode d'extraction : Analyse en composantes principales.

Scores composante.

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108

Cartes

Carte 1 :

Source : Auteur, Données de la Banque Mondiale.

(17)

109 Carte 2 :

Source : Auteur, Données de la Banque Mondiale.

(18)

110 Carte 3 :

Source : Auteur, Données de la Banque Mondiale.

(19)

111 Carte 4 :

Source : Auteur, Données de la Banque Mondiale.

(20)

112

Figures

Figure 2 :

Figure 3 :

(21)

113 Figure 4 :

(22)

114 Figure 5 :

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