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La méthode des arbres

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Academic year: 2022

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Texte intégral

(1)

La méthode des arbres

Cours ďintroduction à la logique et à la philosophie du langage au semestre ďhiver 2005-2006

Feuille ďaccompagnement pour le cours du 9 janvier 2006

Points à retenir du dernier cours

1. Ľalphabet ďune langue pour la logique des prédicats contient des connecteurs, le signe ďiden- tité, des variables, des quantificateurs, des signes de relations, des signes de fonctions et des constantes individuelles. Les trois dernières catégories composent les signes non-logiques du langage.

2. Les quantificateurs de la logique des prédicats sont de la même catégorie syntaxique que les prédicats de deuxième ordre.

3. Une variable a une occurrence libre dans une formule si elle ne se trouve pas partout dans la portée ďun quantificateur correspondant.

4. Une structure pour un langage de la logique des prédicats consiste ďun univers de discours et ďune interprétation de ses signes non-logiques.

5. Une interprétation ďune constante lui assigne un élément de ľunivers de discours ;ľinterpréta- tion ďun signe de relation lui assigne une relation dans cet univers ; et ľinterprétation ďun signe de fonction lui assigne une fonction qui prend ses arguments et ses valeurs dans cet univers de discours.

6. Une assignation de valeurs dans une structure assigne à toute variable de la langue un élément de ľunivers de discours.

7. La notion clef de la sémantique de la logique des prédicats est celle de la satisfaction ďune phrase ouverte par une assignation de valeurs dans une structure. La phrase ouverte est alors appelée

‘vraie sous cette assignation’ (dans cette structure).

8. Une formule est vraie dans une structure si elle est et seulement si elle est vraie sous toutes les assignations de valeurs dans cette structure. Une telle structure est appelée un ‘modèle’ de la formule. Une formule est valide si et seulement si elle est vraie dans toutes les structures.

9. La substitution ďun terme pour une variable dans une formule substitue ce terme à toute occur- rence de la variable dans la formule. Pour qu’une telle substitution compte comme instanciation, il faut que le terme soit libre pour la variable dans la formule, c’est-à-dire qu’il ne contient pas de variable qui devient liée par la substitution.

10. Ľordre des quantificateur est important :“∃y∀x(Rxy)” implique formellement “∀x∃y(Rxy)”, mais la converse est fausse.

Les phrases quantifiées

Théorème 1. Soi!Aune structure dont ľunivers de discours|A|est fini e!φ(x)une formule qui contien!

une occurrence libre de la variable “x”. Nous avons les équivalences sémantiques suivantes :

!∀x(φ(x))"

⇐⇒

!φ(a1)∧φ(a2)∧ · · · ∧φ(an)"

!∃x(φ(x))"

⇐⇒

!φ(a1)∨φ(a2)∨ · · · ∨φ(an)"

où “a1”,“a2”, . . .,‘an” sont des constantes individue)es désignant tous les membres d*|A|.

F10 Si une quantification universelle!∀x(φ(x))"est vraie, alors toutes ses instanciations!φ(a)", pour une constante individuelle “a”, sont vraies.

F11 Si une quantification universelle!∀x(φ(x))"est fausse, alors au moins une instanciation!φ(a)"

est fausse.

(2)

F12 Si une quantification existentielle!∃x(φ(x))"est vraie, alors au moins une instanciation!φ(a)"

est vraie.

F13 Si une quantification existentielle!∃x(φ(x))"est fausse, alors toutes ses instanciations!φ(a)"

sont fausses.

(3)

La méthode des arbres pour la logique des prédicats

!∀x(φ(x))"

!φ(a1)"

!φ(a2)"

!φ(a. 3)"

. .

pour toutes les constantes “ai” apparaissant sur cette branche

!∃x(φ(x))"

!φ(a1)" !φ(a2)" . . . !φ(b)"

pour toutes les constantes “ai” de la branche et une nouvelle constante “b

❍❍

❍❍

❍❍

❆❆

✁✁

✟✟

✟✟

✟✟

!¬∀x(φ(x))"

!¬φ(a1)" !¬φ(a2)" . . . !¬φ(b)"

pour toutes les constantes “ai” de la branche et une nouvelle constante “b”

❍❍❍

❍❍

❍❍

❆❆

✁✁

✟✟

✟✟

✟✟

!¬∃x(φ(x))"

!¬φ(a1)"

!¬φ(a2)"

!¬φ(a. 3)"

. .

pour toutes les constantes “ai” apparaissant sur cette branche

Ordre ďapplication de ces règles : 1. connecteurs

2. ∃,¬∀– nouvelles branches pour toutes les constantes 3. ∀,¬∃– instanciations pour toutes les constantes 4. connecteurs

5. ∃,¬∀

6. ∀,¬∃

7. . . .

(4)

Quelques exemples

∃x∀y(Rxy)∧ ∃x∀y¬(Rxy)

∃x∀y(Rxy)

∃x∀y¬(Rxy)

∀y(Ray)

❅❅

&

&

&

∀y¬(Ray) ∀y¬(Rby)

Raa Raa

Rab

¬Raa

¬Rba

¬Rbb

!

¬∀x(Rxx→ ∃yRxy)

¬(Raa→ ∃yRay)

Raa

¬∃yRay

¬Raa

∀x∃y Rxy

∃yRay

❆❆

✁✁ Rab

∃yRby

Raa

❇❇

✂✂ Rbc

(5)

Les individus arbitraires

!∃x(φ(x))"

!φ(b)" pour une nouvelle constante “b

!¬∀x(φ(x))"

!¬φ(b)" pour une nouvelle constante “b

∀x∃(Rxy)

∃yRay

Rab

∃yRby

Rbc

∃yRcy

Rcd

∃yRdy

Rde

∃yRey

. . .

Les limites de la méthode des arbres pour la logique des prédicats

Le fait qu’il est possible que nous construisons, appliquant nos règles, des arbres infinis, montre une différence importante entre la logique propositionnelle et la logique des prédicats : la logique propositionnelle est décidable et la logique des prédicats ne ľest pas.

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