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Combet, Joseph. La question économique à. Nice pendant la... Aix

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(1)

97-84081-19 Combet, Joseph

La question économique à Nice pendant la...

Aix

1909

(2)

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Miltf^.lll!Ml'ill''

308

*

Z Goinbetp

Joseph, 1863-1919,

Box

327 ••.

La question

éconoiaique

lUoe

rendant,

la révolution

(179'î-.1799) ...

Alx, Kiel, 1909*

49 p. om.

At head of title: Joseph Gombet.

"Extrait des Annales

de

la Société d^études provençales."

80047

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(4)

OOCTEUAES-LETTRES PROFESSEUR D'HISTOIREauLYCÉEdeNIOE

1

LA

Question Économique

à Nice

PENDANT LA RÉVOLUTION

(1792=1799)

5

-f

(Extrait tl^sAnnales dela Société dliUtdesProvençales^

AIX

TVPOGKAPHIIî KTLITHOGRAPHIES-NIEL RueKmeric-I)a»id, 5

1909

(5)

/

Sot

f

LA

^QUESTION ÉCONOMIQUE A NICE PENDANT LA RÉVOLUTION

(1792-1799)

(6)

Joseph COMBET

DOCTEURÈS-LETTRES PROFESSEUR o'HlSTOlREauLYCÉEde NICE.

LA

Question Économique à Nice

PENDANT LA RÉVOLUTION

(1792-1799)

<Extrait desAnnales dela Sociétéd'EtudesProvençales"^

AIX

TYPOGRAPUIKET LITHOGKAPHlt».NlËi.

Kuel:)ineric-David,5

1909

(7)

LA

QUESTION ECONOMIQUE A NICE PENDANT LA RÉVOLUTION

(1792-1799;

A

Nice, plusquepartoutailleurs, laquestionéconomique seposaavecune acuitéextraordinaire,parsuitedesdiffi- cultésdeplusenplus croissantesaumilieu desquelles sedé- battirent,de1792à1799, lesarméesrépublicaines quiopérè- rentdanslarégion alpestre contrelestroupes austro-sardes.

^

La

tâche des représentantsen missionconsista,laplupart dutemps, àpourvoirauxapprovisionnementsdesarméeset cefutgénéralement auxdépensdespaysvoisins.Aussi,n'est- il pasétonnantqu'àNicelaquestionéconomique,quifut essentiellement militaire et

non

pointpolitique,aiteu une importancetoutà faitexceptionnelle en raison

même

des circonstances. Il fallut,en effet,

non

seulement songerà l'approvisionnementdelaville,mais encoresepréoccuper des

communes

delamontagneetbiensouvent nousverrons lechef-lieudansTobligatioade pourvoirlui-même aux be- soinsdeces

communes,

alorsqu'il estenproie

à

ladisetteet àlafamine^

1Sources.

LArchivesinnnicipalesde LivUle de Nice: Registresdes Délibérationsdu Conseil municipal delavilledeNicedu 26 octobre1793, anIdelaRépublique au12germinal an VIII(12volumes:I-XII)

Correspondance(5volumes.làV)de 1793à l'anVIII.

(8)

*

LavilledeNice,avait,au

moment

del'annexion(29septem- bre1792),environ24.000 habitants*.

Un

rapportdureprésentantGrégoire nousfaitconnaître quelles étaient à ce

moment

lesressourcesdufutur départe-

ment

des Alpes-Maritimes. Ellesétaient assezpeuconsidéra- bles.Larécolte dublé n'est passuffisantepournourrirles habitants.Levin sufat àpeineà laconsommationd'unmois, mais celuideBelletestexquis.La production du chanvre estnotoirementinsuffisante.

Quant

auxprairies, ellesn'exis- tent,-pourainsidire,pas, ce qui

amène

lararetédubétail.

Aussi n'ya-t-il pas ou presquepas d'engrais,leshabitants étant obligés deseservirderacluredecorne,de colombine, qu'ilsfont venirdel'extérieur, etdepoudrette avec quoiils font

~

au détriment dusold'ailleurs

-

troisrécoltes par an.

Lesautresproductionssontlecaroubier qui croît partout,la soie qui rapporteunmillion paran et l'olivierdontlespro- duits,d'unefinesserare,

donne

unbénéficedesixmillions.

Lesorangessontenassezgrandequantité et l'on récolteen- vironsixmillionsdecitronsparan.Grégoireattribuela

mé-

Procès-verbanx delaSociétéPopulaire de Niceduso octobre 1792 au12 floréalanIII (2volumes:I-ll).

BoHma:

Sommario

dMenoinU

siorichediNinae suocontado(1792- '^ArchivesDépartementales: I„veniaîre sommairedelai'-périodefran- çaise (imprimédu=9 septembreau=8 mars1793).SérieL:1,2, 3, 4, 5.

7,8.9,10,,8, 20.27, =8-34-5-51-53.60,61,103 109

III.In.primés.Tosewi. HUio.redeNice depmssafondaUonjusqu

m

1*60. Nice1867. xis^,9»9

Tisserand. Histoire delaRévolution danslesAlpes.Marthmes.-SilCtim' Cesdeuxouvrages sont aujourd'hui presquesans valeur.

ChAteauneufrandox. Tablede comparaison entrelesmesuresa»ctemes mitées dansledépartement des Alpes-MaritimeseicellesquiUsrempia- cent danslenouveau svsième métrique. Nice, an XI. ^

Caron.Concordance des calendriers républicainetgrégorten.Vtna1905

*Arch.Dép.L. 3, 98.verso. (Procès-verbaux desséancesduDirectoire des colons mmeillais).

-

7

-

diocritédusolnon-seulementà Pinfertilité,mais encoreet surtoutà Pignorance,à l'incurieetaudespotisme.Pourles combattreet lesvaincre,Tillustre conventionnelpréconise l'adduction deseaux delaVésubieàNiceetl'agrandissement duport.

Quant

auxressources minérales,elles sont

dit-il

asseznombreuses.

Tende

adu plomb, ducobaltetdel'ar- gent;NiceetRoquebnine,du charbon de terre.La pêche rapporteenvirondix mille livres par an.Le

commerce

est languissaiit.Ilya àNicequelques parfumeriesetsavonneries et lesabledelarégion pourrait alimenter,vulaqualitédes eauxdes fabriques d'indiennes etdetoilespeintes*.D'après le

même

rapportdeGrégoire,lesressources financièresdont pouvaitdisposerlepays, variaientde400.000livresà unmil- lion.Ellesprovenaient delataxe royale sarde,delagabelle', des droits surletabac,lescartesàjouer,lecontrôle, l'ancrage etsurtout l'exploitation destitresdenoblesse.«11pleuvait alors àNice

ditGrégoire

des barons, descomtesetdes marquis».

On

entiraitun revenu de300.000livresdontla ville futpresque aussitôt privée

^

Aussi,pour nepas tarir,dès lesdébutsde Tannexion,la source desrevenusdupays, l'administrateurdéléguéBarras*,

<Arch.Dép.L.lo.(Rapport de Grégoire surl'organisationdudépartement desAlpes-Maritimes).

2SociétéPopulaire: Procès-verbaux.I,Dèsle2novembre1792, laSo- ciétédemandelasuppression delagabellesansaucunsuccèsd'ailleurs,au débuttoutau moins.

3BoNiFACi:Ouvragecité.

*Lecomté de Nice,annexéle29 septembre1792, futtransformé en dépar- tement des Alpes-Maritimes provisoirement,le28mars1793,définitivement leSIdécembre1793, à la suited'un rapport de Grégoire.

'

n

comprit(Arch,Dép. L. 10et18) 3districts: Nice,Puget-Théniers, Menton:30 cantons, 96commancset97.000 habitants.Yfurentenglobés

,laprincipautédeMonaco,lepays deTendeetuncertainnombredevilla- gesitaliens:Delceaqua, Seborga, Apricale, Isolabuona,etc.Lorsduvoteau sujetdelaréuniontroiscommunesvotèrentpourêtreconstituéesenrépu- bliques Séparées: Pnget-Théniers, CubriselTorreta (Arch.Dép.L. 15).

A

côtédu ConseUmunicipalnommédès l'annexion, fonctionnèrent avant Torganisationdéfinitivedudépartement:i*uneadministrationdes corps administratifsdela villeetdaci«devantcomtéde Nice, séant à TEvêché,

(9)

-

8

-

déclara

prudemment

leiioctobre 179=, qu'en attendantles décisionsde TAssembléenationale,il fallait laisser« conti- nueretsubsister touslesimpôts, fermes, droits etbauxquel- conquesétablis parlegouvernementsarde» etl'assemblée desColonsMarseillais approuvait cettemesuresaufence qui concernaitlafermede Fhuileque l'ondéclarait éteinte et suppriméedès ce

moment. On

décidaitaussiquetouslesbâ- timents nationauxqui entreraientdansleportdeYillefranche nepaieraient plusde droits* àraison

du commerce

»«.Le

même

directoire des Colons Marseillais décidaitpeuaprès

-

,9janvier 1793

-

quelesdroits surlepain,laviande,le vin qui pesaientuniquementsurles malheureuxseraient désormaisabolis*.

«*

-Le corps municipal,prit à diverses époques,touteunesérie de mesuresdestinéessoitàaméliorerl'étatdelaville, afin d'éviterlesépidémies,soit àpermettrel'accèsplusfaciledu port pour amenerdes arrivages plus fréquentsdeblé.

Le9pluviôseanII(a8 janvier1794),vul'étatde malpro- preté considérabledelaville, les«eaux puantesetautres hodeurs»,onpublia,pour arrêteras

maux

qui pourraienten résulter,unarrêtémunicipal en11articles^».

Le9 avril1794(20germinalanll),le citoyenRochBocanio, proposa de prendre l'entreprisedu*bâillementdes rues,

moyennant

qu'onluifournissetouslesjours,8

hommes,

4

souslaprésidence dePaulBarm.admimstratcur-commissairedudéparte- ment duVar, présidentde l'administrationprov.so,re(^'''^•

J*^;

leDirectoire des Colons Marseillaisqni devint,le=mars1793,leDirec toiredudépartement des Alpes-Maritimes(Arch. Dép.L.31-Apartirde cettedate fonctionna l'administrationrégulièreétablieparlesdécret de1As- . semblée.

iArch. Dép. L.5,4.(Procès-verbanxdesséâncesduDirectoire des Colons

^ritif

iép.L.3.(Lettres écritesparleDirectoire des ColonsMarseiUais, 3janvier-i8mars1793)

aDélibérations,1,267-8.

-

9

tombereaux,des ustensiles diverset40 livresparjour»•

Oo

ajournait toute décision attendantquelestombereauxfussent prêts.Lorsqu'ilsl'étaient, onrequérait,enfloréalanII(20 avril 1794), lesjournaliers etles cultivateurspour.nettoyer lesruesdela ville et le travail se faisantavectropdelenteur, on

nommait

une commission desurveillanceetTondivisait, le8floréalanII(a? avril1794), la villeen deuxsections*.

Cesouvriers,paysans oucultivateurs, requispour« balicr les ruesettraînerlestombereaux»réclamaient bientôt leur sa- lairetouslesjouiset leconseil décidait,le22 frimairean11^

(12décembre1794),delespayertoi*lesdécadisoulorsqu'ils auraientterminéleur réquisition;afin, dit-il,delesobligerà travailler.

On

excepta,pourtantlesindigents qui furpntpayés touslesjours*.

Enfin,onsedécida, surl'invitationdelaSociété Populaire, les habitantss'yrefusant,à éclairerlaville.Leconseil,le dernier jourdela première décade

du

deuxième mois de TanIIdelarépublique(31octobre1793)décidadefairefa- briquer despetitsfanaux« qui seront placésau i^""étage des maisonsetsoutenus par

un

petit brasdeferd'une longueur d'unpan unquart».Leconseillesfera placer,maislespro- priétaireset leslocatairesles paieront,etily enauraau moins400'.

On

s'ingéniade

même

àrendreplusfacile l'accèsduport.

Le21fructidor, anII(7septembre1794), lesreprésentants AlbitteetMore, chargent

un

ingénieur defaireau portde Nicetoutesles réparations nécessaires «vu quelesfonde- ments du grand môle duportàNicesont ruinés ce quiestun danger pourlesnaviresetce quipeut provoquerlafamine*».

On

autorisaitpeuaprèslacourse.LereprésentantRicord

*Délibérations,I,335,343» 33i- ^7 février1794,Nice avaitéténnepre- mièrefois diviséen douzesections, et lequartier deBeUetavaitpris lenom nouveaude Bacchus. (Bonifaci,o. c.)

*DéUbérations,11,30-i.

3Délibérations,I,163-4,180.

*Arch.Dép.L. 51 (Arrêtésdes représentants en mission).

I

(10)

~

lO

déclaraitle3ventôse anII(ao février1794),que«pour dé- truirelesennemiset leurcommerce,lechef desbureaux de la marineàNice,feraitdélivreraux capitainesgénois des lettresde

marque

pour armer encourseà conditionqu'ilsse soumettront auxloisetrèglements delaConvention»*.

Enfin, d'Oneille,le 14ventôseanIII (14mars1795), lere- .

présentantTurreau«pourprotégerle

commerce

françaisdans leLevant, arrêterlesprogrèsdu

commerce

descoalisé»et établirplussûrementleséchanges aveclespeuples neutres et jmis»,délivredeslettresde marqueà Sapey, del'Isère,ar- mateur ducorsaireI0Terrible^ dontlesmarins sont tous étrangers',

»«

La première mesureprise parlecorps municipalausujet desapprovisionnements,le fut, le 8 avril1793-

Pourassurerlessubsistancesdelapoptilationengrains,lé- gumes,farines«quivont manquer,car

Gênes

interditl'ex- portation», lamunicipalité, dont«c'est le premierdevoir, faitdéfense d'extrairedela villede Niceetdela

campagne

toute sorte degrains, légumes, gros millet, farine etpain souspeinedeconfiscation».

Deux

officiersmunicipaux

Caissonet

Thaon —

sont chargésdefaire lerecensementdes ressources alimentaires etl'ôirdemandeàlaConvention deux frégatespourescorterlestranportsdeblé.Lecitoyen Naillac, chargéd'affairesdelarépubliqueàGênes,estprié d'acheter danscetteville,pourlecompte deNice, s.oooémines de blé^

Lamunicipalitéétablitensuite,le28 janvier1793,un bu- reaudessubsistancesdontles

membres

furentlescitoyens GuideetCaisson,officiersmunicipaux,auxquels

on

adjoignit

*

*Arch.Dép.L. 52 (Arrêtésdes représentants enmission).

2Arch. Dép.L. 52(Arrêtés des représentants enmission).

3Délibérations,I,943,Huiine, ancienne mesure decapaciténiçoise4'unc contenance de10 iitres.

les officiersCougnetet Gilly qui furent chargésdu bureau de lacomptabilité*. '

A

cesbureauxvint bientôts'ajouter, le comitédes subsis- tances, constitué par «les troiscorps constituésdela villede Nice»danssaséance du 29juillet1793.

On

décida,le23 juillet, de

nommer —

pourcet objet

dix commissaires,dontdeux, choisisdansl'administrationdu département,un,danscelledudistrict,deux, danslamuni- cipalité etcinq«négotiants>.

On nomma,

pourledéparte- ment: Audibert Carlon;pourle district,Bermondi; pour lamunicipalité.Blanc et Tosello;etVeillon;J.-B.Guide;

Saissi,neveu;Bonis;David, Moïse;négociants. Le but de cecomitéfutde tenirune correspondanceexacteavec« toutes lesplacesabondantes en bledetavecleministrepourlesap- provisionnementsnécessaires etpourtoutes lesopérations qu'untelobjet exigeroit»-.

De même,

lelaoctobre1792,fut institué, «

conformément

àl'article1 1delaproclamation

du

générald'Anselme»,

un

tribunal decommerce.

Furentélus juges:LouisReinaud;Joseph Caisson, aîné;

Salomon, Moïse;

Rampai

;David Verne, « négociantsen ville »,qui obtinrent 19voixsur 19 votants;

on nomma

Ti- ranty,

comme

notairegreffier.11eut 8 voixetfut

nommé

au bénéficedel'âge^.

On

instituaaussiunebourse.

Nous

voyons,le10octobre 1792,unfrère

demander

à laSociété Populaire,quel'on éta- blisseunelogede

commerce

«oùlesnégociantsetmarchands se devraientassembler».La

même

Société réclame,le 11oc- tobre, l'établissement d'un hôtel desMonnaies*.

Enfin,onétablitle

maximum.

Le10septembre1793,laSo-

*Délibérations,I,43

*Arch.Dép.L.61.(Correspondancedadirectoiredadépartement desAl- pes-Maritimes avecleComitédessubsistances).

Arch.Dép.L.a.p.6.(Procès-verbauxdes séancesdel'aduiinistration des corps administratifs dela ville etduci-devantcomtéde Nice).

Société popalaire:Procès-verbaux:TomeI.

(11)

ciété Populaire, «vulacherté des vivres » proposaitdetaxer laviande,lepain,lesvinset les

comestiWs

àdès prix

mo-

dérés.Lespertes,dit-elle,seront supportées parlesriches pourfavoriserlesassignats et «fairefaveuraux pauvres».La Société avait déjàdemandé,le20 janvieretle18 février 1793, àlamunicipalitéderendrelespoidsetmesures uniformesà àceux de GrasseetdeMarseille. Elle réclama,le26septem- bre 1793,les« vivres étant àunprix excessif», lafixationdu prix detoutes lesdenrées depremièrenécessité.Ilfautde

même

l'établirpourlesdépartementsvoisins qui approvision- nentlesÂlpes-Maritimes,caronaboutirait sauf cettemesure à la famine.Le décretdela Conventionsurle

maximum

ayant parusur cesentrefaites, laSociété considérantqu'ilne fixaitquele prixdesgrains, farines etfoins,demanda,le27 septembre1793,lataxe des comestiblesetmatièresdepre- mièrenécessité^.

Le

maximum

futpublié

dit Bonifaci

le17octobre 1793,la loicontrelesaccapareurs,le22, ainsiqueladeuxième tablede

maximum

et le 20, la tassedevinfutaugmentée*.

Leprix des grainsfut,d'aprèslesdécretsdelaConvention duIIseptembre1793,fixéà 14livres lequintal, portensus.

Sur réquisition dela SociétéPopulaire,ontaxa,«jusqu'à septembre prochain»au

même

taux qu'en 1790,lamoitiéen sus, le pain,les salaires, lesgages,la

main

d'oeuvre etles journéesdetravail.

On

établitd'abord,laSociétélerécla-

mant

avecinstances,leprixdupain à5sols la livre,poids deNice,endéclarantque

Ton

n'avaitdebléque pour cinq jours.Le

maximum

pourles salaires fut fixé le

même

jouret complétéle 19octobre 1793,le15dela première décade du deuxième

mois

del'an II(5

novembre

1793)et le 15frimaire anII (5décembre1793)'.

1Société Populaire: Procès-verbaux;TomeI, Bonifaci:ouv.cité.

•*Délibérations»I,160-182.Journéesetmaind'œuvre:

CnUivaieiirs:Hommes:2livres,5sols.

Femmesetenfants:llivre.

Boucliers:Vo^ïtuer etvçndre: ibœufou\vache; jlivres,1} sols;un

1

veau3 livres,.0 sols: imoutonouimenon,ibrebisouichèvre: Ilivre

-

(Sans percevoir aucunesortede viandeouavaries.) Maçons:Maître n.açon:3 livres.

-

Maneuvresde i" dasse:aUvres;de

2""*classe:ilivre.'

Boulangers:Ouvriers der"cl.:3 livres,ro sols;dea"cl.:. Uvres10sols.

Tanenrs: Ouvriers dex" cl.:=livres,5sols;de cl.:ilivre.16sols^

Maréchan.:Ouvrier, dex"cl.:.livres, 5 sols;dea-cl.:1ivre. 6 BoHiers:Ouvriers dex"cl,:. livres,xo sois;dea"cl.:i.hvre.Ij^ls.

ChaudronniersetFerblantiers:Ouvriers de i"classe:3 Uvres,10sols .

de3"' classe:ilivre,15sols. -

Menuisiers:Ouvriers dex"cl.:a livres,xosols;dea-cl.:XUvre.15so^- Cardeurs de chanvre: Ouvriers de I"cl.:3 livres;dea"d.:a Uvres.5sois.

Cordonniers:Ouvriers:alivres, 5 sols (lesautresà proporUon.) Serruriers:Ouvriers de x"cl.:alivres.TosoU;dea"d.:1livre.16sols.

Ouvriers pour passerlasemoule:alivres,5 sois.

BarUiers:Ouvriers de x" dasse: a Uvres, 10sols;dea"classe:a Uvres, 4 sols;de3"* classe:ilivre, 15 sols.

Tonneliers:Ouvriers de x"d.:3livres,xosols;dea" d.:alivres,.0sols.

VermicelUers:Ouvriers de t' dasse:alivres,10sols.

-

Femmes pour Vèiendage desvermicelU:xUvre,5 sols,

Cordiers:Ouvriers de i~classe:alivres.10sols;dea"classe:a Uvres, 4sols;de3"classe:xll*e,5 sols.

Calfataires: Ouvriers de i"d.:4 Uvres, 10sols;de2"cl.:3l'vres.

Charpentiers: Ouvriers de i"d.:j livres,10sols;dez"cl.:3livres.

TisseraSks:Ouvriers de i"d.:a Uvres,5 sols;dea-cl.:ilivre.10sols.

Imprimeurs:Compositeurs àlapresseetàla caisse:3livres,tosols aLeliers:Ouvriers de i"d.:alivres, 5 sols;de2"cl.:iUvre,16 5ols.

Tailleurs de pierre Ouvriers de i"classe:iUvres, 10sols.

Ouvriersde murà sec:3livres,10sols.

Orfèvres:Ouvriers de x" dasse:5livres;de='"'classe:3livres.

Selliers:Ouvriers de x" dasse:4Uvres, 10sols;dea"'dasse:3Uvres.

Tailleurs:Ouvriers de i" dasse:alivres,10sols.

Couturières:iUvre.

Bridiers:Ouvriers de 1"d.:alivres,3sols;dea"d.:ilivre,16 sols.

Meuniers:Mouturedeiseptierde grains:10sols.

Fendeursdebois:3 sols,6deniers.

Repasseuses de linge;à45 sols:5livres, 5 sols.

Blanchisseuses:à 45 sols:2 livres,5sols.

Portefaix:icolisde7 à 8 rubs,du port:10 sols.

Journées:Chevaux;alivres,10 sols;Muletde bat:ilivre,16 sols;Ane: Xlivre, 5 sols.

Blés:90livres lacharge de4septiers,mesure de Nice.

Seigle du nord:43livres lacharge de Nice.

Orge:5, livres lacharge de Nice.

Farines de froment;blutée:8livres.10 sols,lerub, poids de Nice;non blutée:6livres,10 sols, lerub, poids deNice.

VermicelU:7sols,6deniers, la livre,poids deNice.

(12)

14

Le7pluviôseanII(26janvier1794), leconseilinstituaune commission poursurveiller l'exécutiondela loi^,etle30, pour queTéditfutconnu detous,on énfitmettre«deuxpla- cards» sur des tablettesenbois qui furent placées l'uneà la Placeaux Herbes,l'autreàlaPoissonnerie^

L'applicationdela loinefut,semble-t-il,pastrès facile.

Nous

voyons,le 9thermidoranII(27 juillet1794), leconseil municipalse plaindre, à cesujet,au citoyen Garnier,agent national prèsle districtdeNice^.Malgrésa surveillance, la municipaliténepeut«réprimerleshabiis,découvrirlesin- fracteursetobtenirTexécutionpleinièredela loisurle

ma- ximum

>.Lesacheteui^sont abusés par

un

faux principe d'honnêtetéetviolentla loiparmodérantisme.D'ailleursles Génois inondentlemarchéet la«disparité»deleursprix est «

énorme

».Aussi demande-t-on unenouvelleréglemen- tation.

Le

maximum

futsupprimé, le 18nivôsean III(7janvier 1795),

conformément

àla loides3 et4 nivôseet l'arrêté fut publiéle19,par

un

des

membres

duconseil €dans tousles lieuxaccoutumésdela

commune

»*.

On

établit, en

même

temps,un bureaudes douanes.Le 14avril1793, le citoyen Brac,commissaireorganisateur des douanes,réclame unlocalpour son bureauetses agentseton luiassignelamaisonsiseauport, servantau capitaine du port*.

Pouréviterlesfraudes,leconseil décidadefaireplacer à laboucherie une romaine pour quelesparticuliers«puissent repeserlaviandequ'ilsachètentetéviter parlà lesabus».

On

obligea,le8ventôse an HI(a6février1-795), lesmarchands etvendeurs engrosetendétail à faireétalonner leurspoids et leursmesuressouspeined'une

amende

de50livres et l'on

4Délibérations:I,a66.

s Correspondance.

3 Correspondance.

*Délibérations*.II,4».

» Délibérations:I,99verso.

13

désigna,àceteffet,pourlespoids,lecitoyen Fianson,etpour lesmesures,lecitoyen Olivaris*.

LaSociétéPopulaireavait, à cesujet,agitrèsénergique-

ment

auprèsduconseil.Le13janvier! 793,elle luienvoyait une commission desix

membres

pourl'inviter à « veillersur lespoids etmesuresqui périclitentjournellement»;le18 janvierelleréclamaitlanomination dequatreofficiersde po- licepourveillersurlematériel combustible,lapropretédes rues etlespoidsetmesures»; enfin,le18 février, ellede-

•demandait quel'onrenditlespoids uniformes à ceux de Grasseetde Marseille

^

Lecontrôledes poidset mesuresfutrigoureusementexercé.

Lecitoyen Fianson,le8germinal anII (7 avril1794)

deman-

daà êtrepayé pouravoir,pendantl'année courante,marqué, sur l'ordredelamunicipalité,«touteslesromaines,poids et mesuresdes particuliers

Le3thermidoranIV(21 juillet1796),

on

désignales

em-

placements pourlemarché.11futdécidéquelespoissonniè- res,pour nepas

incommoder

lesmalades,«carellesfontun bruit continuel»,vendraientleur poissonducôtédesterras- ses etqueles «cultivatrices»,qui apportentdesfruitsse pla- ceraientpour vendresurlaplace Saint-François*.

Leconseil, sur les plaintesdelaSociété populaire, protes- taitcontrelesabusdesrevendeursetrevendeusesquiache- taient,auxpaysans,fruits etcomestiblespourlesrevendreà des prix exorbitants, déclarait,le 15juin 1793,queceux-ci nepourraient plus désormais, souspeine d'amende,acheter avant9heuresdu matinet l'arrêtémunicipalleurétait aussi- tôtnotifié

^

Nous

voyons de

même

la Société Populaire demander,

*Délibérations:II,78-

9Société Populaire:Procès verbaux:tomeI.

3Délibérations:I,330 verso.

*Délibérations:IV,193.

»Délibérations:I,lioverso.

(13)

quoiquelejugedepaix Tait«proibé»,queles Juifspuissent teni^ou^rtsleursmagasinsledimanche

^

Enfin,le23du deuxième mois de TanÎII (13

novembre

179^

leConseilgénéraldudépartementdesAlpes-Maritimes, pour combattrelesabusdel'accaparement, «lavilleétantdépour- vuedetousles articlesde premièrenécessité etlesunset les autressecachantpour vendreau-dessusdu

maximum

»,ouï leprocureur général syndic, décidaque» l'onétabliraiten villedes magasins, jusqu'àconcurrencede12pourlavente des objetsdepremièrenécessité».Des commissaireslesap- provisionnerontenhuile,vin, vinaigre,légumes,poissonssa- lés,lard,œufs, beurre,fromage,chandelle etautres.

Chaque

boutiqueauraundirecteuroudirectrice chargédedétailler à tous venantslesobjets.Ilaura

comme

traitementlebéné- ficeattribuéauvendeur endétailparletableaudefixation .desdenréesetmarchandises de premièrenécessité sauf àpré- leverle loyerdu magasin.Les acheteurs ne devront pas

«s'a£[ouler»danslesmagasins.Les vendeursverseront aus- sitôtl'argentauxcommissaires,déductionfaitedeleurbéné- fice,et lescommissaires rendrontleurscomptesà l'adminis- trationdépartementaleunefoispardécade^

Lejour suivant,

on nommait comme

tenanciersdeces magasins:LaureVivani, au quartierdeMascoinat;Ghirard, auCollet;Julien Bruyère,à lamarine;Fidelle,àSt-Jacques;

ThérèseTeisseire,placedelaRépublique;ThérèseFlorès, prèslaplaceaujcHerbes'.

* *

Pourfaireface à lasituationdifficile danslaquelle elle allaitbientôt se trouver,lavilleavait-elledes ressourcessuf-

<Société Populaire:Procès verbaitx:I,6novembre1793.(Cahier écono- mique.)

« Arcli.Dép'", L. 34 (Procès verbaux,délibérations,arrêtésduConseil général puisdnDirectoiredudépartement des Alpes-Maritimes,du9ofri- maireanIIau5brumairean IV),pages.

3Arch, Dép'", L.34, p.4verso.

-

17

-

fisantes?

En

aucunefaçon,et

Ton

dut assezrapidementre- couriràPemprunt.

Le5octobre 179251e corps administratif provisoire delàville et ci-devantcomté deNice, sousladirectionde PaulBarras, proposa,vulararetédelapetitemonnaie, defaireuneémis- sion d'assignatspourfaciliter leséchanges.

On

décida d'émet- tre450,000livresenassignats: 100.000livresenassignatsde

^sols; ^0,000,de10 sols; 300,000,de 30sols.Lesassignats de3solsserontlespremiersmis en circulation.Us seront decouleurblanche;ceux delo,bleus;ceux de 20,rouges.

Le

IIoctobreonaffectaitàchaquecatégorieunevignette différenteetune grandeur en proportion deleur valeur.Ils devaient porterun timbre«sur lequel figureraune Républi- queFrançaiseaveclebonnet delalibertéau milieu».Les mandatsserontnumérotés,le

numéro

seraàgauche,lavi- gnetteau baset à l'intérieursetrouverale chiffre*.

Le9octobre1792,on donneordreàtousles «thrésoriers» des

communes

deverser tout leurargentàlacaissedurece- veur del'administration provisoirepourfairefaceaux dépen- sesde l'administration provisoire*.

Le6 février 1793,lemaire deDrap^ ayantfaitsavoir àl'ad- ministration provisoirequesa

commune

payaitannuellement 1837livres10 sols,monnaiedePiémont,à l'évêquedeNice etquecette

somme

étaitprêteàêtreexpédiée,onlepriait aussitôtdelaverserdanslacaissedel'administration*.

Le20 février 1793,lesfondsdelamunicipalité n*étant pas suffisantsonfaisaitentrerdanslacaisse centrale touslesfonds du département".

Enfin,en'vertu des ordresdelaConvention,ondéfendit, le12février 179^, d'exporteràl'étranger,Tor,l'argent,les monnaies marquées au coin de Franceainsiquelesmonnaies

4Arch,Dép'",L, 2,pages1-3. *

«Arch,Dép'", L.2,page5.

'Drap»commanevoîânede Nice.

* Arcfa,Dép»", I.3.

5Arch,Dép"%L.34*

(14)

de Piémontetanciennesmonnaies du Comté.

On

fitpourtant exception pourlesfonds destinés àlasoldedes subsistances venant de Gênes,car cela exposeraitlepaysde Nice«aux

maux

affreux d'unedisetteabsolue

On

songea

même,

le 21février 1793,àrecouriràl'emprunt forcé. Le procureur général syndic

du

département,vule

manque

debléetd'argent, déclaraqu'il« fallait faireun

em-

pruntforcédeunmillion».Leconseildécidades'enremet- treàlasagesse des représentantsdu peuple auxquels on en- voya uneadresse*.

Cette propositionnefutsansdoutepas oubliée,car,lorsque lesreprésentants eurent besoinderessources linancièrespour l'arméed'Italie,ilsn'hésitèrentpas à taxerla ville.Ritter levaainsi, le 15ventôse anIV(=, mars1706),unempruntsur les aisés de 30,000 livresnumérairemétallique, payables danslejour

même

^.

Lavilleétaitsipeufavorisée qu'elle avait desdettes.Le6 frimaireanII(26nov.1793),recevant150.000livres, elledé- cidaitde payer

un

acompteàceuxquiluiavaient prêté de l'argent*.

On demanda

quelaloidu7thermidoranIIIrelativeàla contributionsomptuaireet personnellefutappliquée\

On

ar- riva ensuiteaucours forcé des assignats.LaSociété Populaire avaitd'ailleurs,dèsle 4octobre 1792, protesté contreun ar- rêté

du

conseil établissantlaréception forcée des assignats de5livrespour5 livres10sols,en numéraire,déclarantque lesassignatsdoivent avoir leur valeurnominale.

En

janvier 1793,lasociété envoieauConseilles frèresRaynaud,Foncet, OlivierAstraudo,Cauvin,Dabray,pourl'engager à écrire à Marseillepoursavoir,leprixdel'argent.

En

février, ellese plaintquelesassignatsperdenttrop.

En

juin,à la^uitedes

*Arch. Dép'",L. 3,page 97 verso.

2Délibérations;I,169.

3Délibérations:III,92.

*Délibérations:I,177-8. '

^Délibérations:IIIy .94«

~

19

renseignements venus deMarseille(lesassignatsperdentalors de40à42pour100), laSociété proteste contrelemépris

du

papier-monnaiequi est trop considérable.Il

y

a, dit-^Ue, agiotageet lamunicipalitélefavorise*.

Le4 février 1793,lescours

du

numéraireétant contraires à ceuxdes assignatsetceciayant

amené

de nombreusescontes- tations entreboulangerset particuliers, leconseil

demanda

à TadministrationdesColonsMarseillaisdetaxerlepain des boulangersàdeuxprix:un enespèces,

un

enassignats*.

Enfin,le 17 floréalanIV(6mai1796),envertudela loi

du

25 germinal,

on

décrétaitqueles pièces républicaines de cinqfrancs seraient reçuespour5livres,

un

sol, 3deniers'.

Le26floréalanVI(15mai1798), leConseildécida queles écusdeLouis

XIV

etdeLouis

XV,

timbrés detrois fleursdelys dansun grandécusson ettroiscouronnes aureversdel'efl&gie auraientdésormaiscourspour6 francs,les

demi

pour3francs et qu'ilsseraient reçusdanstoutesles caissespubliques*.Par contre,la ville retiradesesdomaines quelques ressources.

Le6 frimaireanII(26

novembre

1793), leconseil loua, après avoir consulté l'administration départementale,auxcitoyens FrançoisMarinet Pastorel, bergers,lesterresenfrichede- puistroisanspourfairepâturer leurstroupeaux.

La

munici- palitéfutautoriséeà conditionquelesparticuliers seraient indemnisés enraisondes terrainsqu'ilspossédaient.Lesber- gersoffrirent2400livresqueleconseil exigeaen numéraire.

MarinetPastoreloffrirentalors4250livresenassignats.Le conseil acceptaetilsdurent payer

après avoir fourni cau- tion

en cinqéchéances, à raisonde 8^0livresparmois^.

m m0

On

réquisitionnadansla villetout ce quipouvaitservir

fSociété Populaire:Procès.verbaux,tomel.

«Délibérations:I,5^- 3DéUbéraUons:IV,50.

A Délibéiations:VIÎ,183.

sDélibérations:I,178.

(15)

auxarmées.Le21janvier 1793, des particuliersayantdeman- déàvendre auxouvriersdela villepourêtreexpédiés en Franceleurvieuxfer etchanvre,onleleur accorda'.Le26, ondéfendait d'exporterles métaux,boisdeconstruction, chanvre pourcordageset autres matièrespropresauxarsenaux*.

Le9 ventôseanII(27février1794), lereprésentant Ricord, charge ledépartement de rassemblerauchef-lieu,l'or et l'argentprovenantdes églises mises enréquisitionpourle réduireenlingotsquel'on enverraà lacaissedu payeur de l'arméedltalie^

Le28 frimaireanII(18décembre1793),surTordre du

com- mandant

de l'arméed'Italie,onréquisitionna tousles

plombs

deséglises,couventsetcaveaux dela villepourleservicede PartillerieXhabaud,fils,etCeriguetti,maçon, enfurent char- gés*.

On

établitenfui,unatelierdesalpêtredanslamaison de l'émigré Audiberti^ (6mars1794).

En

1793,le 25janvier,on fournîtauxtroupes,dela paillequelecitoyen

Camous

achète à Villefrancheetdontleprixs'élève à605livres9solsenes- pèces®.

* m0

La

question des«grainsetbleds»,fut,pendanttoutela périoderévolutionnairelapréoccupationconstante des corps administratifs dela villedeNice.

Dèsle8 octobre1792,on décidait surla propositionde Barras, l'achatdetousles« bleds » qui sont surlesbâtiments étrangersdansleport

A

ceteffet,

on nommait

une

commis-

sioncomposée del'administrateur Leclerc, Veillon,officier municipal; Gastaud, notable; Saissy, courtier;avecpleins

«DéUbérations:I,36.

«Délibérations:I.41verso, aArcluDép'",L.51.

4Délibérations:h187.

sDéUbérations:I,305.

«DéUbérations:I,40-J.

pouvoirs defaire lerecensementdes substancesengrains qui sontdansla ville, soitdanslesmagasinsnationaux,soitchez les particuliers, afinque« cettedenréesinécessairene

man-

quepasdanslescirconstancesoù nous nous trouvons»*.

On

achetaitaussidublé à Marseilleet lesvendeurs

les caissesdelà ville etdu départementétant alors vides

récla- maientd'urgencelepaiement.

Le19

novembre

1792,lamunicipalitéfaisaitunevisite en villepours'assurerdes ressourcesengrainset elleentrouvait 8000quintaux.

Cette quantitén'étaitpas suffisante,car le 18 décembre 1792, l'arméeayant réclamé 2000chargesdeblé, leconseil répondait€que parsuitedeladéfense d'exporterfaitepar Venise,laFouille, Naples,la

Romagne

et laToscane,iln'y enn'avait plussuffisamment pour la populationet qu'elle manquaitd'argentpourenacheter. »

On nommait

pourtant une commission chargéed'acheter 400 chargesdeblé se trou- vantsurunnavire espagnol, alors sur rade,afindeTexpédier à l'arméeet l'onrépartissaitladépensesur l'ensemble des ha- bitants, lesquels étaient prévenusqu'ilsseraientpoursuivis devantlestribunauxs'ilssedérobaientàce patriotique de- voir*.

En

1793(25 février)ondéfendait,^ l'extraction»dela ville etdesonterroirdesblés,farinesetautres grains,rizet«ver- michelles», eton

nommait

un garde pourla surveillance*.

Des mesuresspéciales étaient prisespour nepasgênerlesre- lationsavec Gênes,«leseulport quisoitouvertetquinous procuredes

moyens

desubsistance Défenseétaiten

mê- me

tempsfaited'exporterdanslesautresdépartements.

Le1®'août 1793^nous voyonslamunicipalité < toujours préoccupéed'assurer les subsistances nécessaires àla

com-

*Arch,Dép"",L.2,pages3-11.

*Délibérations:I,pages9-15.

3DéUbérations:I,pages68-9.

*Arch. Dép^", L. 3 page 55verso,

(16)

mune

»acheterdu«bled».Maisellene peutlepayer«sans avoir recoud aux louisdont vous avezsouscritpourcèt objet»,écrit-elleàcertains citoyensqu*ellepriedecompter leur souscriptionauxcitoyens désignéspourlesrecueillir*.

Ltôapprovisionnements dela villefurenttoujoursinsuffi- sants. En germinal anII(mars-avril1794)la

commune

n'a que pour58 joursdesubsistances,etlaconsommationestde 116 charges par jour^

En

1793(IIoctobre),laville n'a,à sa disposition,que446 chargesdebléet 107de farine;13=)charges de bléet107de farine,chezlesboulangers;260 charges deblé,danslesma- gasinsmunicipaux,et 40,à retirerdel'administration^

Enavril1793,lesressources s'épuisantet

Gênes

demandant 56 francsdel'émine,onprial'administration de verserà la ville1000 chargesdeblé.

En

retour,leconseil autoriserala sortie des comestibleset satisfera ainsi les «boutiguièrs, re- vendeursetmontagnars

Lescitoyens qui possédaienten magasin, pourlecompte dela

commune,

des blés, étaient autorisésk les livrerauxpor- teursde bonssignésdelamunicipalité quiétablissait leur prixen espècesetenassignatsenfaisantunedifférenceentre les blés*.

Viennent ensuiteles

nombreux

achatsdeblés effectués pour pourvoiràl'alimentationdelaville, La municipalité futàmaintesreprises attaquéeviolemmentà cesujetsurtout parlaSdciété Populairequi,dèsle30avril1793,ladénonçait

1Correspondance:r'août1793.

-Correspondance:octobre1793.

3Correspondance 17avril1793.

*Correspondance:10 avril1793.Les citoyensLévyaînéetAndréGîraud possèdent dubléde^'enisequel'ontaxeà55 livres lacharge.en espèceset dubléd'Ancône dontleprixestétablià 58 livres.Le blé deFiumedesci- toyens DuranteetGrossonesttaxéà 58 livres.Celui de Louis Saint-Pierre etClermontGassin,à 38 livresespècesou116livresassignats(blédeHon- grie); !cblédé Trieste de Benoît Canvin,à55 livresespècesouiioassi- gnats,etceluiducitoyen Coss^on(bléde Goro) àii6-livres lacharge, rendu enville.

aux corps constituéspouravoir reçu d'un citoyen,pourles bénéficesqu'ilavaitfaitssurlesgrains,

u^o

livresenviron*.

Le 30 janvier 1793,lecitoyen François Defly,filsaîné, étaitdésignépourparcourirlarivièreGênes,afin d'acheter destoiles,paillesetgrains. Ildevait inviterlescapitaines génoisà apporterletout àNice€étantbienspécifiéquela municipalité achèteraetpayeraenespèces»^.

Le31janvier 1793, parsuitedu

manque

debléetdelafer- meturedes ports dltalie,lecitoyenVilliers,

membre du

dî-*

rectoiredesColonsMarseillaisestchargé d'acheter aussitôt dansleseulport ouvert.Gênes,2000 chargesde«bledbou- iangeable '

Devantladisettemenaçante,lamunicipalitéayant annon- cé, le 17février 1793,qu'ilnerestaitplusenmagasin que3293 chargesdebléetque,dans moinsd'unmois,la

consomma-

tion avait étéde1499 charges,le

même

Directoire,chargeale ministre plénipotentiairedeFrance àGênes, Naillac,etle consulde France Raulindeseconderles effortsdeVilliers.

Lescapitainesgénoisréclamèrentlepaiement deleurssooo chargesetondéclaraqu'ilsseraientpayéscomptant avantle débarquement*.

On

adecetteépoque denombreusespétitionsadresséesau Directoire desCotonsMarseillais,quiaccorde,soitpardes commerçants,soitpar despatrons génois,pourl'exportation du numéraireà

Gènes

en vue

du

paiementdesblés,oranges ouvinaigre achetés^.

LecitoyenLévy,aîné^ était,delasorte,autorisé, le isfé^

vrier 1793àpasseraGênes7800livres, «espècesnionnoyées aucoursde France»en paiement de 130chargesdebléache*

téesau

nom

delamunicipalité*.

V

*Société Populaire:Procèsverbaax,tome1.

*Délibérations:1,46verso.

*Arch.Dép'",L. 3,page17.

*Arch.Dép' ,L.3,pages 31-3et L. 3. (Lettres écritesparleDirectoire desColonsMarseillais)pag.37-9.

sArch. Dép**%L. 4 (Pétitionsadresséesan Direct" des Colons MarseiUais)

«Arch. Dép'",L. 4,

(17)

/

, 24

Les agents français annonçaient,le27 février 1793, l'achat de 3000 éminesdeblé,l'envoide 2200éminesde blé deZé- lande blanc,auprixde41livres parémine,

monnaie

de

Gênes^

Surcesblés,Tondélivrait,enmars 1793,30 chargespour lachiourmedes«malfaiteursetviolateursdelaloi»,cepen- dantutilepourlestravaux péniblesauxquelson remploie*.

Le16février 1793,vuladisette, leconseil

nommait

pour seprocurerdubléune commission.Elle compritdes gens

^dontlafortunen'estnullement équivoque»:Rainantfrères,

Thaon

frères,Spitalier, laveuve Cauvin, Tabbé Roux.

IlsontchargésdecommissionneràGênestoutlebléqu'ils pourront aumeilleur prix possibleetleplusrapidement.Ils paieront

comme

ilsl'entendront et aviserontlamunicipalité duprix.

Quand

leblé arrivera,chaque commissairelegar- deraà ladispositionde la

commune

quifixeralesprix de venteetilserapayé aveclesintérêtsenplus.La municipa*- lités'engageàvendreleblé. Si le 15mai,toutn'estpasven- du,lescommissaires aurontledroitde vendre.S'ilyabéné- fice,ilspartageront aveclamunicipalités'ilyaperte,celle-ci lesindemnisera^.

Lescitoyens souscrivirentpour16^1 charges.

Le27mars1793,1e blémanquant,leconseildécida d'ache- terdublé etde Torge auprixde28 livreslacharge,afinde ledistribuerauxparticuliersdelavilleetdela

campagne^

Le24 avril, lamunicipalitéfaisaitacheter,par l'intermé- diaired'ofiicieux,400 chargesàGênes,à60livresla charge et obtenaitqu'ils seraientconvoyés par lesbâtimentsde guerre français qui se trouvent actuellementdansce port*.

L'envoideces blés

amena

des diôicultés.Le27mai1793,on

*Arch. Dép*", L.5,page41.

«Arch. Dép'",L. 3,page63.

3Délibérations:I,60-66.

*DéUbérations:I,86-7.La charge de Nice équivaut àihectoiitret6 déca- litres.Le rubestcontenu lafoisdansladiargc.

sDélibérations:I,104.

35

apprend queles blésachetésà

Gênes

sont retenusàSavone parlescorsaires

d

Oneille etla

commune

décide defairede grandssacrificespourles

amener

carelle n'a d'approvision- nements que pour deuxmois. Elle

demande

ànouveau que lesfrégates françaises qui sont àGênes,escortentleblé jus- qu'à

Nice^

Elledénonce, en

même

temps,certains citoyens,

notamment

lesieurPierruges,qui,ayantpromis dublétendre, fournitdublédurquelamunicipalité s'empressederefuser-.

Le19 juin,lavillene possédantd'autre bléqueceluidela municipalité etles^ fariniers»vendant lafarine àunprix excessif,parcequ'ilsachètentlafarineendétailaux boulan- gers, favorisant ainsilacontrebande,leconseil, « considé- rantlafarine

comme

subsistancede premièrenécessité»,en fixaleprixainsi qu'il suit:farineblutée:10 livres, 10 sols, le rub,poidsdeNice;farine

non

blutée:9 livres lerub;etdé- claraquelescontrevenantsseraientpunis delaconfiscation etde l'amende'.

Le27juin, leblé

manque

et celuide Gênesn'arrive pas, parsuitedublocus établi parla flotteespagnole.Ilfauts'en procurerquand

même

pouréviterlacontrebandeetla con- currence.

En

attendantlarécolte,ons'adresseaux Languedo- cienset l'on faiten

même

temps un nouvel appelà

Gênes

^.

Le

içnovembre,

on

envoieà

Gênes

deuxagents acheter desblés et comestiblespour approvisionnerledépartement.

Le25septembre, RicordetRobespierre jeune avaient dé- cidéquelarégiedes vivres aurait seuleledroit d'acheterles blés et farinesvenant dansleportdeNice, % ce qui rendra toutaccaparementimpossible».Le départementet lamuni- cipalitécontinueront à s'approvisionnerauxports neutresde l'Italieetlesdélinquants seront passibles des peineslesplus sévères

*Délibérations:I,116,

*Délibérations:I,117.

^Délibérations:1,121verso.

*Délibérations:I,122 verso.

»Arch. Dép'",L. 51.

(18)

-

26

-

Le14novembre, vul'urgence absolue d*avoirdublé,«car

iln'yena plus»,onchargeBenoitEscolfier,de Chateauneuf- d*Avignon, deserendreà Tarascon,prendre600 chargesde blé,pourles fairetransporterpar

mer

àNiceetonluiremet 60.000livres*.Pouréviterladisparition trop rapide des ap- provisionnements,leconseilordonna,le29brumaire anII (19

novembre

1792),d'apporterles approvisionnementsdes particuliersdanslesmagasinspublicsoù on^espaieraàré- ception*.

Ceux

qui avaient des provisionsdeblé achetaient, eneffet,dupain,augmentantainsi laconsommation. Lecon- seildéclaraqu'ilne donneraitdupain qu'àceuxqui n'avaient pas deprovisions etquel'onrefuseraitlesbons depain à ceuxquine consommeraientpas leurs provisions. Cettedé- cisionfutpubliéeàsonde trompe dansla ville».

Le3nivôse anII(23décembre1793), lereprésentantRicord faitpasser àNicel'étatexactementspécifié desblés, seigle, orge, farine etpailledu départementet

menace

des peines lesplus sévèreslespropriétaires qui ferontdefausses décla- rations*.

Le

même

Ricorddéclare,leî8 nivôseanII(7janvier1794), quetoute mission ausujetdel'achatdes blés,ordonnéepar d'autresquelesreprésentantsoul'administration des subsi- stances, sera nulle".

Le30 janvier 1794(11pluviôseanII),Ricord défendd'a- cheterdublé enItalie,ordonne deverser touslesblésaux magasins del'armée qui délivrerontlesgrains nécessairesà la consommation du département auprixdu

maximum,

porten

sus.11chargelescomitésde surveillancedeveillerà« l'exé- cution delaloi salutaire quiordonne uneseule espèce de paindanstoutelarépublique»•.

i 1Arch.Dép'*%L. 34.pages3-4-

2Délibérations:I,175.

3Délibérations:I,173-4- 4Arch. Dép'",L.51.

»Arch. Dép'",L.31.

6Arch.Dép^"', L. 51.

a?

Le10avril1794 (21germinalanII),lesboulangers ayant

demandé

queTonfitunenouvellepreuvesurlaqualité

du

pain qui leurétaitfourni,leconseilrefusa,déclarantqu'il leurdonnait delafarinesupérieure,quelepainqu'ilsfabri- quaientétaitpeublancet dequalitéinférieure etqueles boulangersvoulaient parlàse laverdereprochesmérités^

Le13 prairialanIII(i^''juin179s), lesreprésentantsdupeu- ple,vulapénuriedublé^établissentun empruntforcé surles

«aisés»deNice,pourleprixde 800chargesdeblé.Cet

em-

prunts'élevaà60.000livresetTonrépartitlescitoyensen5 classes*.

Le8 frimaireanVIII (29

novembre

1799)» leconseil s'avisa quecertains boulangers pardésirdegainvendaientdublé aux Génois,amenantainsila pénuriedecette«denrée».Il fitmettrel'embargosurtouslesnavires,fitdébarquerleblé et obligealesboulangersà lereprendrepourfaire,malgré leur cupidité,dupain au prixfixé^.

Laquestiondelafabricationdupainfut,en secondlieu, Tundes objets quioccasionnaleplusdetracasà lamunici- palité.Dèsle20octobre 1792,laSociétéPopulaire interve- nait etdénonçaitlesabusintroduitsdanslafabrication

du

painet protestaitcontrelafixation arbitraireduprixparles boulangers. Elledemande,au

nom

de«l'humanitédu pauvre etdeTorphelin»,àlamunicipalitéde réprimerlesditsabus etluidéputeune commission de10

membres

pours'occuper delaquestion.Le i-^janvier 1793,laSociété

demande

àce que Tonfasse «pâter»dupain bispourlesindigents.Le3 avril, elleréclameladiminution

du

prixdevente.

En

octo-

^Délibérations:I,334 verso.

*Délibérations:II,13S-3.La classedut payer 34 gros écusneufd'ar- gent de 6livreschaque;la3%tsécos;la3*,6 écus;la4%4écns; la 5*

3éCQS.

3Délibérations:XII,39.

)

(19)

28

bre1793, elleenvoieau département, deux

membres

de son comité desurveillance:SerenneetClerici,pourluidéclarer que

Ton

ne peutprévenirladisettedupain qu^en établissant dans chaquequartier desbureaux pourdistribueràchaque famille desbons pouracheterdupaincheslesboulangers*.

Le3 juin, leclub reçoit des corps administratifs quisesont occupés dela questionune première satisfaction.

On

va fairefabriquerdeuxespècesdepain,lademcièmequalité sera deprixtrèsbasafind'avantagerlesindigents,LaSo'ciétéas- sure,un peuplustard,quedans quelquesvillesde Provence

€lepainn'estpassicherqu'ici ».ElleécritauxSociétés voi- sinespoursavoirleprixdubléetdupain et

comment

les municipalités établissent cesprix.

A

diversesreprises, enfin, ellese plaint(juillet1793)du

manque

depain eten réclame instammentàlamunicipalité.

Nous

lavôyons

même

écrire, enavril1793,à laSociétéetàla Municipalité de Marseille pourqu'ellesenvoienttouteslessemaineslescoursdugrain et leprixdupain àNice

Le12frimaireanII (2décembre1793),vulamauvaisequa- litédupain etsurlerapportdeDive, Taduilnistrationcen- traledécidaitdefaireune preuve publique en présenced'un administrateur du département,d'unofficiermunicipal, de deux commissaires delaSociété Populaireetde deux bou- langers^. LeConseil avait,àcesujet,demandé, quelques mois auparavant(20avril1793)quel'onfit

un amalgame

des blésdel'administrationetdelamunicipalité ce qui donne- raitune

bonne

qualitédefarineque« pétriroientlesbou- langers*.»

Le8février 1794(20pluviôseanII)surla

demande

duclub,

*SociétéPopulaire: Procès-verbaux:II.Comitéde surveiUance11 oc- tobre1793.

2SociétéPopulaire:Procès verbaux:I.

*Arch. Dép"*, Administrationcentrale, L. 34,pages14-5.

*Correspondance:20avril1793.Lesblésde l'administration sontà cette date desblésde Zélaude;ceux delamunicipalité, desblésde Venise,de TxiesteetdeFiume.

S9

leconseilordonnait quelesboulangers«decette

commime

n'aientdansleurs blutoirsqu'uneseuletoilepourtamiserla farineetenfaire lepain del'égalité »^

Le15 prairialanII (24mai1794),ons'apercevaitque,mal- grélagrande quantité de blédistribué,lescitoyens

man-

geaient des fèves.Leconseilsoupçonnantdes dilapidations delà partdes boulangers,

nommait

içscitoyensGautieret Lantèripour noterlesfournées «pareuxfaites»^.Le9mes- sidoranII(37juin1794),on décida dedistribuerauxparti-*

culiersdela

commune

desbons depainàraisonde20onces partête^.Pouréviterdes bagarreslorsdeladistributiondu pain,onfitplacer 50fusiliersà la portedesboulangerset

Ton

renouvellala défensed'exporterlesvivres*: «quoique nos frères desautres

communes

n'auront pasde quoisemettre sousladent

quand

leshabitantsdecepays aurontde quoise substenter».Nombreusesfurent aussilesdiscussionsausujet delaqualitédupain.

Le19 avril 1795,leclubayant réclamé«qu'onnefasseet ne vende qu'uneseule qualitéde painconvenablepourtous, richesetpauvres»on

demande

au conseildeconserver sinon lestroisqualitésexistantesou au moins deux, car«parla fusiondelai***etdela a^

on

priveraitlepeuplede^00livres depain pain par jour».Ilfaut,dit leconseil, obliger^parune surveillance active,les boulangersà faire du bon pain des troisqualités.Le procureur dela

commune

ayantfaitobserver quelapétition

du

clubétait le

vœu

delamajorité

on

décida detenterunessaietunecommission de4

membres

(2pris dansleconseil,2dansleclub)futinstituéepourvoir ceque donneraitlemélangedesfarines.Leconseilvoteque

Von

feradeuxqualitésdepainetdésignedeux deses

membres

CauvinetS^uvaigne pourcontrôlerlafabrication.Ën&n,le

<Comqpondance:soplaviosetaII.

t Délibéntîoiis:I,p. ^99.

<Délib^lioos:I,page443.

*Cme^ndaiice:8 messidoran Q.

(20)

-

30

-

20avril1793,devantlesinstance réitéréesdelaSociété,le conseil décideque Ton neferadésormaisqu'une seule qualité depain.*

Parsuitedesabusquioccasionnaientde

nombreux

attrou- pements devantlesportesdes boulangeries,le conseil, sur Tinvitation

du

club,

nomma

un comité desurveillancepour supprimerlesabus« surveillerlaformation,ventedu painet le

nombre

desfournées».

Ce

document intéressant nous fournitnon seulementle

nom

des surveillants mais encore celuidesboulangersetletotaldes fournéesqu'ilsfaisaient^.

Les

membres

du comitésurveillerontlafabricationetPenfour- nement.Ilsveillerontàcequelesboulangersnevendentpas defleurdefarine,ilspèserontlepainen masse pourcontrôler remploi delafarine,aurontsoinquelepainsoitvendufroid auxparticuliers,qu'il

ny

aitaucunedistributionniventede painsoitaux

communes

voisines,soitauxcitoyensgénois soitauxmilitaires etilsferonttouslessoirsleur rapport àla municipalité.

Il

y

eût,quand

même,

denombreusesfraudes.Le10avril 1793,de nombreuses réclamationsparviennent auconseil contrelesgensquiachètentlepain,lerevendent,enfont

commerce

etentirentun bénéfice quiestcontraireaubien public.

Ce

trafic estaussitôtdéfenduetceuxquis'ylivrent sontmenacés decontraventionsetdevoir leurpainsaisi

4Détibérations:1,page loi verso,10^.

*Délibérations:I,page 399.Voicila liste desboulangersetdes sur- veillants:

Mossière,5fournées.Gilli,5fourn. Dutel,5fourn.

Snrveiîîani,Â.Baut.

Straudo,4fournées. Carlin,2fourn.Giraudi,3fourn.

Surveillan/,Gilli.

Carlon,6fournées.Illard, 2fourn.Giraudi.2fourn.

Surveiîlani, Falqui.

Marc,5fournées. Alex. Straudo,5fourn. Giuglaris,4fourn.

Surveillant, Guigocadet.

Hon.Gilli,5fournées. Saytour,3fourn.Âubin,3fourn. Jaunie,3fourn.—

Surveillant,Martin.

Cojat, 2fournées.Collât,tfoura.Cilli,ifourn.Cisâs. afourn.— Surv„ Ronx.

^Délibérations,I,page96.

Le28nivôse anIV(18janvier 1796)leconseilpour«mettre unfrainàlacupiditédesboulangersquiveulent s'enrichir sans consulteraucunementles loisdela justiceetdel'équité sur lesquelles tout

commerce

devrait être basé »décidaqu'à partirdu29, lepain blanc(faitaveclaseulefleurdefarine) seraitvendu4 solsnumérairemétalliquelalivre,poidsde Nice;lepaindeTégalité(£aitavecla fleurdefarine etdes recoupesoupetitson):

3sols, 3deniers; lepainde

y

caté- gorieoubi(faitavecdelafarine,desrecoupesetduson):2 sols,6deniers

^

Le19 avril1793,lecitoyenBoet,accuseleboulangerGiu- glarisdefabriquerdu mauvaispain.L'expertCottodéclare

4;leditpainabominable,mangeableparlesseulesbêtes Le conseil

condamne

Giuglarisàune

amende

de^olivres et,en cas de non paiement,à cinq jours de prison.

De

plus, sa boutique sera fermée pendant 7 jours et portera cetteinscription:

«Fermé

pouravoir

vendu

du pain de mauvaisequalité

Le 17 frimaire an II (7 décembre 1793), procès ver- bal est dressé contre leboulanger Sajrtour, qui fabrique du pain «d'une grosseur extraordinaire ettrèsmal fait, nuisible à la santé». Saytour se défend et déclare que son garçon n'est habitué qu'à faire

du

pain de munition.

On

le

condamne

quand

même

àune

amende

de50livres*.

Le 12 messidor an II(30 juin1794), le boulanger

André

Maino, ayant vendudupainmalpétri etmalcuit,sevoitin- fliger,auprofitdes pauvres dela

commune,

une

amende

de 150livres*.

LeConseilenarrivâensuiteà taxerlepain etnombreuses

*Délibérations,III,page 63-4.

2Délibérations.I,los, etCorrespondance.

3Délib'.II,page13, verso.

* Délib',I,pages 445-6«

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