A NNALI DELLA
S CUOLA N ORMALE S UPERIORE DI P ISA Classe di Scienze
P HILIPPE C HARPENTIER
Y VES D UPAIN
Pseudodistances et courants positifs fermés dans les domaines de C
3Annali della Scuola Normale Superiore di Pisa, Classe di Scienze 4
esérie, tome 24, n
o2 (1997), p. 299-350
<http://www.numdam.org/item?id=ASNSP_1997_4_24_2_299_0>
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fermés dans
lesdomaines
deC3
PHILIPPE CHARPENTIER - YVES DUPAIN
1. - Introduction et énoncé des résultats 1.1. - Introduction
Soit S2 un domaine borné à bord
régulier
de Si 0 est un(1, l)-courant positif
fermé dansS2,
il est maintenantclassique (c.f. [1], [2], [3], [4]
et[7])
que les coefficients tangents de 0 satisfont une condition de croissance au bord meilleure que ses autres coefficients. Cette condition est connue sous le nom
de "condition de Malliavin".
Précisément,
si S2 ={p 0},
p EC°°,
0sur on a
où K ne
dépend
que de S2 et13 = E dzi
AL’importance
de cette condition vient naturellement de son intervention essentielle dans la caractérisation des zéros des fonctions de la classe de Ne- vanlinna d’un domaine strictementpseudo-convexe
obtenueindépendamment
par G. M. Henkin et H. Skoda([3], [4]
et[7]).
Dans
[1]
on démontre que cette condition n’estoptimale
que dans les domaines strictementpseudo-convexes,
et, si l’on veutgénéraliser
le résultat de G. M. Henkin et H. Skoda il faut l’améliorer en fonction du domaine surlequel
on se trouve. Dans ce même article on propose alors unecondition,
dans les domaines de
C2,
meilleure engénéral
que la condition deMaliavin, qui
semblait alors être la bonne condition dans le cas des domaines de type fini. Cette condition s’écritoù le
poids S
est contruit àpartir
de dérivées de la forme de Levi du domaine S2. La raison pourlaquelle
cette condition semblait être la bonne est d’ordregéométrique:
Pervenuto alla Redazione il 4 luglio 1995 e in forma definitiva il 6 novembre 1996.
Considérons tout d’abord le cas des domaines strictement
pseudo-convexes.
Nous avons à notre
disposition
lapseudo-distance
deKorany
dont les boules ont, dans la directionnormale,
un rayonéquivalent
à la distance aubord,
et, dans les directionscomplexes tangentes,
un rayonR (.z) équivalent
à la racine carrée de la distance au bord. Dans la condition deMalliavin,
lepoids qui
affecte les coefficents
tangents
de 0peut
donc s’écrire Dans le cas traité dans[1]
le mêmephénomène
seproduit:
dans[5],
A.Nagel,
E. Stein et S.
Wainger
introduisent unepseudodistance
sur les domainespseudo-
convexes de cette
pseudodistance
n’estoptimale
que dansCZ (c.f. [6]),
et, dans ce cas, le rayon des boules dans la direction normale estéquivalent
à ladistance au
bord,
et le rayonR (z)
dans la directioncomplexe tangente
s’écritR (z )
= étant lepoids
intervenant dans la formule(1.2).
Ici nous nous interessons aux domaines bornés de
e3.
Dans[2]
nous avons donné pour ces domaines unecondition, dépendant
d’unparamètre
m, sur lescoefficients tangents d’un courant
positif fermé,
une base locale del’espace complexe
tangent étant choisie. Cette condition étant engénéral
meilleure que celle que l’on peut obtenir ens’inspirant logiquement
de cequi
avait été fait pourC 2
dans[1] (c’est-à-dire
sansdistinguer
les différentes directionscomplexes tangentes)
il est naturel de se demandersi,
comme dans les casprécédents,
cettecondition est liée de la même manière à l’existence de
pseudo-distances.
Lepremier
but duprésent
travail est de donner uneréponse
affirmative à cettequestion.
Nous construisons tout d’abord des
pseudo-distances
dont les rayons dans les directionscomplexes tangentes
de la base choisie sont liées auxpoids
in-troduits dans
[2]
de la même manière que dans le cas deC~.
Ces
pseudo-distances
sont attachées à unparamètre
m. Dans une deuxièmepartie
nous montrons que, d’une certaine manière on peutoptimiser
enchaque point
ceparamètre
enagrandissant
le rayon dans une certaine direction de la basequitte
à le diminuer dans l’autre. On obtient ainsi une nouvellepseudo-distance qui
nous permet, commepremière application,
d’améliorer les estimations de[2].
Avant d’énoncer les
principaux résultats, rappelons
tout d’abord un certainnombre de définitions et notations extraites de
[2].
Soit S2 un domaine
pseudoconvexe
borné deC 3
à bord C°° . Soit p unefonction définissante de S2
(i.e.
0 auvoisinage
de Soit N le(1, 0) champ
normal à p dans unvoisinage
de défini parc’est à dire tel que
Np -=
1 auvoisinage
de Au bord deS2,
N est doncproportionnel
au vecteur normalcomplexe
unitaire(le
facteur deproportionalité
étant
Vp) qui
estintrinsèquement
défini(indépendamment
du choix de la fonc-tion définissante
p).
Nous noterons T lapartie imaginaire
de Nqui
est doncun vecteur
tangent
à 8Qqui
n’est pas dansl’espace complexe tangent.
Soit zo un
point
de 8Q fixé une fois pour toutes. Soit B =(LI, L2)
unebase C°° ordonnée de
(1, 0) champs
tangents à p(i.e. Lip =- 0)
dans unvoisinage
U de zo. En toutpoint ~
de n U, les vecteursLI (~)
etL2 (~ )
forment donc une base C°° de
l’espace complexe tangent
à et lesystème
est une base de
l’espace tangent
à 8Q aupoint ~ .
Soient m et M deux réels tels que
2 m
M(ici,
contrairement à[2],
on ne suppose pas m
entier).
SoitW(B)
la famille de listes suivante:Pour
chaque £
EW(B)
on posede sorte
que If-1 = k = l +12-
Pour
chaque (m, M)
définissons maintenant les sous-ensembles deW(B)
suivants:
Pour toute £ e W nous définissons = c
par lm + ~
= 1.Nous définissons maintenant deux notations que nous utiliserons dans tout l’article
(pour
des raisonstechniques
une troisième sera introduite dans deux lemmes del’appendice).
Si £=
(LI,..., Lk),
on noteet
Par contre, pour des raisons d’harmonie dans les
formules,
nous convenonsde la notation suivante
qui ignore
les deux dernierschamps
d’une liste ,C: si,C =
(L 1,
...,L k)
et sif
est une fonction C°° auvoisinage
de zo, on note£C(f)
=L’ ...Lk-2 (f )
si k >2,
et,£ (f )
=f
si k = 2.On remarquera en
particuler
que aussi bien que ne sont définis que pour ,C EW(B)
c’est-à-direpour ,C ~ >
2.Enfin
nous
notons y2,B =y le coefficient de Li
1 dans ladécomposition
ducrochet
[L2, L2]
sur la base(T, LI, LI, L2, L2)
del’espace tangent
à p.Pour
2 m
M on définit maintenantoù l’on a noté successivement
et,
On définit alors la fonction
S2(B, 8, M)
parSi =
(L2, Li)
est la base ordonnée obtenue enéchangeant Li
1 etL2,
on pose enfin
Autrement
dit,
les fonctionsSI
s’obtiennent de la même manière que les fonc- tionsS’2,
enéchangent
les rôles deLi
1 etL2.
La différence essentielle avec les
poids
considérés dans[2]
est que dans les inf ci-dessus leparamètre m
est réel alors que dans notre travailprécédent,
on ne faisait
prendre
à m que des valeurs entières.On pose enfin
Ce dernier
poids
est lagénéralisation
évidente du cas des domaines de(C2
c’est à dire lepoids
naturel si l’on ne veut pasdistinguer
les différentes directionscomplexes tangentes.
Comme dans
[5]
la définition despseudo-boules
que nous allonsprendre
utilise
l’application exponentielle.
Lespropriétés
de celle-ci dont nous auronsbesoin sont
rappelées
ou démontrées dans[5]
et nous y ferons référencequand
cela sera nécéssaire. Pour fixer les
notations, rappelons simplement
que si Y est unchamp
défini dans un ouvert 0 de si E > 0 et xo E0,
on noteexpxo (E Y )
la valeurw(1)
de la fonction w solution del’équation
différentielleCette
équation
atoujours
une solution définie sur[0, 1]
pourvu que E soit assezpetit
et que xo soit dans uncompact
assezpetit
de O. _Dans
le cadre où nous sommes, posonsWl - Li, W2 = L 1, W3 = L2, W4 = L2
etWS -
T. Il existe donc unvoisinage Uo
de zo, relativementcompact
dans U et un eo > 0 tels que,pour 1
eo, 1 i5, ~
EUo
f1est bien défini et
l’application
est C°° de
[-EO, Eo]5
x(Uo
f1an)
dans U fl et undifféomorphisme
de[-EO, eo]5
dans son Jacobien étantmajoré
et minoré uniformément parrapport à ~ .
Nous allons définir les boules centrées en un
point ~
de commel’image
d’un
voisinage
de zéro dans parl’application exp,.
Cevoisinage
est un cubedont les côtés sont déterminés à l’aide des
fonctions Si
définiesprécédemment.
1.2. - Les
pseudo-boules (z, 8)
associées à ,~3 et mLa base ordonnée ~3 =
(Li, L2)
étant fixée commeprécédemment,
soit8 > 0 assez
petit.
PosonsIl est clair que,
pour 8 ::S o.o
assezpetit
nedépendant
que de2,
B etLa
pseudo-boule B~ m (~, 8)
est, pardéfinition, l’image
parl’application
exp~
définie en(1.3)
du cube de]R5
formé de tous les tels queTHÉORÈME 1.1. Soient
Q,
p, U et B comme ci-dessus. Il existe unvoisinage Ul
C U de zo et des constantes/(0
> 1, K et80
nedépendant
que des données p, B et M telles que, pourKo
>/(0,
z EUl
n et 8801 K,
Clairement ce théorème
signifie
que,pour 5
assezpetit,
les(z, 8)
sontles
pseudo-boules
d’unepseudo-distance
sur’
Du fait que
l’application
expz est undifféomorphisme,
on a immédiatementune estimation du volume des
pseudo-boules.
Posons tout d’abordPROPOSITION 1.2. Avec les notations du Théorème
1. 1,
il existe une constanteK2
nedépendant
que de p,Uo
et 13 telle que, pour z EUo
et 880,
on a1.3. - Les
pseudo-boules 8)
associées à BLa base ordonnée ,13 étant
toujours fixée,
soit 8 > 0 assezpetit.
Posonset,
Il est clair que
pour 8 s
assezpetit
nedépendant
queQ,
B et M on ai - l, 2.
Par
définition,
lapseudo-boule 8)
centrée en ,z est alorsl’image
parl’application
expz définie en(1.3)
du cube deIae5
formé de tous les tels queComme
précédement,
leprincipal
résultatsignifie
que ces boules sont les(petites) pseudo-boules
d’unepseudo-distance
surTHÉORÈME 1.3. Soient Q, p, U et B comme ci-dessus. Alors il existe un
voisinage Ul
C U de zo et des constantes1Co
> 1, K, et80
nedépendant
que des données p et B telles que, pourKo
>Ko,
z EUl
n a 0 et 8801 K,
Comme pour les
pseudo-boules précédentes
on a une estimation immédiate du volume de ces boules:Posons
Alors :
PROPOSITION 1.4. Avec les notations du Théorème
1.3,
il existe une constanteK2,
nedépendant
que de p,Uo
et B telle que, pour z EUo
et 880
on a1.4. -
Application
aux courantspositifs
fermésSoit S2
= {p 0}
commeprécédemment.
Soit 0 un courantpositif
fermé(i.e.
dO =0)
dans S2 satisfaisant à la condition de Blaschke c’est-à-direSoit,
commeprécédemment,
B =(Li , L2)
une base ordonnée del’espace tangent complexe
à p dans unvoisinage
U d’unpoint
zo de aS2(i.e. Li (p)
= 0dans
U).
N étant lechamp
normal à p, soit(ap, cv2)
la base de(1, 0)
formesduale de la base de
(1, 0) champs (N, L 1, L 2 )
dans U.Le théorème que nous allons démontrer donne une estimation des coeffi- cients
tangents
de 0 dans la basequi
améliore celle de[2].
Avec les notations de l’introduction posons, pour
i = 1, 2,
Alors:
THÉORÈME 1.5. Soit Q un domaine borné de
(C3
à bordCoo,
et soit p unefonction définissante
de Q(i.e.
0 auvoisinage
dea S2 ).
Soient zo unpoint
de
a 0,
et B =(LI, L2)
une base ordonnée de( 1, 0) champs complexes
tangents àp au
voisinage
de zo(i.e. Li ( p) - 0).
Pour tout réel M > 2 il existe un réel r > 0et une constante C > 0
dépendant
de p, de la base B de M et de r tels que:Pour tout courant
positif fermé
o dans Q debidegré (1, 1 ), l’inégalité
suivanteest
vérifiée:
où,
(aP,
est la base de( 1, 0) formes
duale de la base(N, LI, L2 ),
N étant lechamp
normal à p(i.e. Np -
1 auvoisinage
deL’amélioration par rapport au résultat que nous avions montré dans
[2]
estprécisément
la suivante: dans[2]
on montraitl’inégalité
du Théorème 1.5 avec, à laplace
despoids
lespoids
la constante C étant
indépendante
de m(en fait,
dans[2],
onénonçait
seulementle résultat pour m
entier,
mais il est facile de se convaincre que la preuve que l’on donnait marche sanschangement
pour mréel).
La difficulté pour passer au Théorème 1.5 est que les réels m tels que
dépendent
fortement dupoint
z(d’autant plus
que l’ons’approche
du borddu
domaine).
Par suite il fautpouvoir
localiser la preuve de[2].
L’existence d’unepseudo-distance
convenablement associée auxpoids Si(B, -p(z), M)(z)
permettra de construire une localisation convenable.
2. - Construction et
propriétés
despseudo-boules 8)
La base ordonnée B étant fixée une fois pour toutes ainsi que M, nous
simplifions
maintenant les notations introduites auparagraphe précédent
en po- sant :et
Pour
Ko > 1,
les boules sont donc lesimages,
parl’application exponnentielle
d’un cube de dont les rayons sont~-7~(z,!)
dansles deux
premières coordonnées, K 0 R2(z, 8)
dans les deux suivantes et 8 dans o 2la dernière.
De manière à obtenir des notations
plus concises,
nous posons deplus
La méthode
générale
de la démonstration du Théorème 1.1 est fortementinspirée
du travail[5]
de A.Nagel,
E. Stein et S.Wainger.
On commence par construire des "boules" formées par les extrémités des courbes dont les
tangentes
sont des combinaisons linéaires àcoefficients ai
variables deschamps
de la baseB,
de leursconjugués
et de T =les ai
étantmajorés
en m®dule par les rayons despseudo-boules B~ m (.z, 8 ) .
Ensuite,
on montre que sur ces "boules" les fonctionsSr
sont essentiellement constantes dequoi
on déduit que ces "boules" sont attachées à unepseudo-
distance.
Enfin,
une bonnecomparaison
de ces "boules" avec lesBÉ£(z, 8),
basée,
comme dans[5],
sur une étudeprécise
des dérivées del’application exponnentielle
inverse en fonction des rayons desboules,
permet de conclure.Le
paragraphe
est donc divisé en deuxsous-paragraphes.
Dans lepremier
on étudie les "boules" définies par les
courbes,
et, dans lesecond,
on compareces dernières aux
pseudo-boules qui
nous interessent.2.1. - Les
pseudo-boules 8)
Rappelons
tout d’abord que nous avonsposé
dans l’introductionWl - L 1, W2
=W3
=L2, W4
=L2
etW5
= T.Avec ces
notations,
nous définissons les boules8),
z eUo,
comme étant l’ensemble despoints w(1) où ço : [0, 1]
---~ U est une courbecontinue, C
1 par morceaux, telle queles fonctions ai, 1 s 1 s 5 étant continues par morceaux, et telles
que, 1 8), i
=1,..., 4
et8)
= 8.Le but de ce
sous-paragraphe
est de montrer que les fonctions5’y
etSg’
sont constantes sur les "boules"
8)
et d’en déduire que celles-ci sontattachées à une
pseudo-distance.
’
Pour des raisons
techniques qui apparaîtront
clairement par la suite nousintroduisons maintenant une autre famille de "boules" en
changent
les rayons despseudo-boules B/Χ~(z, 8):
nous noteronsBm ° (z, 8 )
l’ensembles despoints
~ = où
[0, 1]
2013~ U est une courbecontinue, C
1 par morceaux, vérifiant(2.4),
lesfonctions ai
étant continues par morceaux, et telles que,y 1 ( sl/2 1 2, max{la31, 8)
et]
8. Il esto
~SO (z,8)~
/ 0clair que
D’autre
part,
afin depouvoir
mener certains calculs dedérivations,
comme dans[2],
nous allons travailler sur des fonctions6’t (z, 8), i
=0, 2,
obtenues àpartir
des fonctionsSi(z,8)
enremplaçant
dans ces dernières tous les termesqui
les composent par unepuissance
n-ième.Posons n = 2M.
Alors,
parexemple, 6Õ(z,8)
est donnée paret
6’ (z, 8) s’obtient,
àpartir
de la définition deS2 (z, ~),
de la même manière.Remarquons
que, naturellement il existe une constante K nedépendant
que de M telle queet les
propriétés
que nous montreront pour les fonctions67 s’appliqueront
immédiatement aux
Sim.
La
proposition qui
suit dit que les fonctions8m
etC~2
sont "constantes"sur les boules
B’.,» 0 (z, 8) :
PROPOSITION 2. l. Pour tout C > 1, il existe des constantes > 1, et
80
nedépendant
que de C et des données p, B, M etUo
telles que, pourKo
>Ko
et toutpoint
z EUo,
on a:Nous aurons à utiliser le lemme trivial suivant:
La démonstration de la
Proposition
2.1 utilise des estimations des dérivées des fonctionsLEMME 2.3. Il existe une constante K ne
dépendant
que de p, B et M telle que,pour e
E U on a:DÉMONSTRATION Du LEMME 2.3. Le
(i)
le(ii)
et le(v)
sont démontrés dans laProposition
4 de[2] (p. 332) (en remplaçant 5
par-p).
Nous avons doncseulement à démontrer le
(iii)
et le(iv).
(-)
Pour simplifier
lesnbtations,
pour i =1, 2,
onecrira,
d’unepart,
L i =L
i ouLi,
et, d’autre part,où F est une fonction
positive.
Commençons
par le(iii).
Soit
X = un terme non constant de6§/
etmajorons
Séparons
deux cas:(-)
Si - - M > 1,
onmajore L 2£(ap) 1
par une constante et il vient(-)
Si
inversement §
1 alorsapparaît
dans la définition deC2
sous la
forme avec 1£ 1 - 1,
et il vientDémontrons maintenant le
(iv).
Commeprécédemment,
nous allonsmajorer 1
pourchaque
Xapparaissant
dans lacomposition
de(5~.
Premier cas: X = = où Y est un terme
composant
6Õ.
D’après (i),
on~(6~)~~,
cequi
donneEn utilisant alors le Lemme 1 de
[2] (p. 329)
avec x2 = 0 et en conservant la mêmenotation,
on a6~~~" ~ 62
et il vientce
qui
est le résultat cherché.2 2
Deuxieme cas: X =
1 f- (ap) 1 F2 2n lSnl- ,
£ EW2.
On a
alors
W2
et, en prenant c’ défini paron a:
Par suite
(-)
Maintenant,
sim +- !z > 1,
on a, enmajorant L 1,C ( a p ) par
une constantene
dépendant
quedu domaine,
1-
c’est-à-dire
Comme finalement
ce
qui
achève ce cas.Troisième cas:
par une constante ne
dépendant
que dudomaine,
il vientDernier cas:
et £ E
W3.
On
obtient IL1XI K(Y
+Z)
oùet
Examinons tout
(-)
Il vient
successivement,
enmajorant ~ L [
par une constante,Si
l2 = 0, alors £ G Wi
i et on aCar le terme entre
parenthèses
dans le second membre de lapremière inégalité apparaît
dans la définition deE5,.
Si par contre
12
>1,
alors .c EW2,
enprenant 1
comme facteur d’un des termes deC~2
et en remarquant queen utilisant la minoration de
6Õ
par(81- m )n
et celle deC~2
par bn . Examinonsmaintenant 81/2 Z.
Si on remarque que on obtient
1 +1 1 (-)
Tout
d’abord,
supposonsl - M
1. Alors( L 1, ,C)
e W, et enposant D1 - (11
+I)Î2
+12,
il vient(-)
Supposons
enpremier
lieulz
= 0. Alors( L
i,,C)
EWi
et, en utilisant queet
il vient
(-)
Supposons
maintenant12
> 1 de sorte que( L
1,£)
EW2.
En définissant c’ par m 1+ 12
ci =1,
on a:En
remarquant
queon obtient
Pour
terminer,
examinons le casllm 1 + M >
l. Enmajorant
par une constante il vient:
car d’une part
et d’autre
part 8n1-M
- 2sm
et8n1-m
-6.
0Ceci achève la preuve du Lemme 2.3. D
DÉMONSTRATION DE LA PROPOSITION 2.1.
Comme Ç
E on a~ = w(1)
où w est une courbe vérifiant lespropriétés
décritesen (2.4).
Posons=
8),
i =0, 2.
On a doncpour t e
[0, 1] ]
sauf sur un ensemble fini depoints,
avecet
[
C8.Le lemme 2.3 donne
alors, pour j - 0,
2En utilisant la remarque suivant la définition des fonctions
6j
et le Lemme 2.2on obtient
Si on pose
uj (t)
= sj (o) 1puis
= =0, 2,
il vientSoit E un réel
positif.
Posons ti =sup (t
E[0,1]; , I v2 (t) I }
Vérifions que l’on
peut
choisirKo
et~o dépendant
de C et E de sorte que, pourI~o
>Xlo
et 880
on a tl = 1. Si tel n’est pas le cas(i.e.
si tl1),
pour t e[0, tl ] (sauf
éventuellement pour un ensemble fini de valeurs det)
on a
Alors,
si on choisit/Co
et80
de sorte que le second membre del’inégalité précédente
soit strictement inférieur à e, on aboutit à une contradiction enintégrant
Ainsi,
avec un tel choix de/Co
et de80,
on a tl = 1 cequi
donneet achève la preuve de la
Proposition
2.1 en choisissant E =log2.
0REMARQUE
2.4. La preuve ci-dessus montre en fait le résultatplus complet
suivant:
Pour toutes constantes C > 1 et E > 0 il existe des constantes
lCo
> 1 et80 dépendant
de C, E et des données telles que, pourKo
>Ko
et 880,
on a, V z EUo,
pour
tout ~
E(z, C8),
COROLLAIRE 2.5. Il existe une constante A ne
dépendant
que de M telle que, pour toute constante C >1,
il existe des constantes 1 et80 dépendant
de p,B,
M et C telles que, VKo
>J’Co,
V 880
et V z EUo,
REMARQUE
2.6. Dans lesParagraphes
2 et 3 laProposition
2.1 et le Corol-laire 2.5 ne seront
appliqués
que pour C = 1. Par contre nous lesappliquerons
sous leur forme forte au
Paragraphe
4.Une
conséquence
immédiate de laproposition précédente
et du fait que0)
C8)
est la suivante:COROLLAIRE 2.7. Il existe des constantes A, ne
dépendant
que de M, et, > 1 et80,
nedépendant
que desdonnées,
telles que, pourKo
>J’Co, ~ 80,
z EUo
eti =
1, 2,
on aLa dernière
proposition
de ceparagraphe
dit que les "boules"8)
sont attachées à une
pseudodistance
’
Soit
Ul
c U unvoisinage
de zo tel que V z EUl
et V 880 (intervenant
dans le Corollaire
2.7)
on aUo. Clairement,
un telvoisinage
existeet ne
dépend
que des données. Alors:PROPOSITION 2.8. Il existe une constante A ne
dépendant
que de M et desconstantes
J’Co
> 1 et8o
nedépendant
que desdonnées,
telles que, pourKo
>8
8o
et z EUl
on a:DÉMONSTRATION DE LA PROPOSITION 2. g.
Soit %
E8).
Enjuxtaposant
les
chemins j oignant ~
à .zet £
à z, on obtient l’existence d’une fonction cp :[0, 1]
2013~continue, C
1 par morceaux, telle que= ~, w(0) = §
et, sauf en un nombre fini de
points, cp’(t)
= avec[
£R7 (z, 8),
1s 1 s 4
et1
28.D’après
le Corollaire 2.7 et le Lemme2.2,
on apour
i =1,..., 4,
et donclai 1 1
Ko(2A)M8)
cequi
montre laproposi-
tion. 0
2.2. -
Comparaison
despseudo-boules 8 )
etBm ° (.z, ~ )
et preuve duThéorème 1.1
’
Le but de ce
paragraphe
est donc de démontrer le Théorème 1.1. Pourcela,
nous allons essentiellement suivre la même méthode que A.
Nagel,
E. Stein etS.
Wainger
dans[5].
Tout est basé sur une bonnecomparaison
despseudo-boules 8) et 8)
définiesrespectivement
au début duSous-Paragraphe
2.1et dans le
Sous-Paragraphe
1.2.Démontrons la
proposition
fondamentale suivante:PROPOSITION 2.9. Il existe deux constantes K et > 1 ne
dépendant
que des données p, B et M telles que, pourKo
>Ko
il existe une constante80 = So (Ko) dépendant
deKo
et des données telle que, pour 880
et z EUo
rl a 0 on aPREUVE DU THÉORÈME 1.1. C’est une
conséquence
immédiate de la propo-sition ci-dessus et de la
Proposition
2.8. DLe schéma
général
de la preuve de laProposition
2.9 suit de trèsprès
celui du Théorème 7 de
[5].
cette preuve est basée sur un calculprécis
de ladifférentielle de
l’application exponentielle
en unpoint
en fonction des crochetsdes
champs
de vecteurs en cepoint.
Posons
,
et, pour z E
Uo et lu (
eo,Alors 4$z est un
difféomorphisme
d’unvoisinage
del’origine
dansR~
surun
voisinage
de z dansDe
plus
notonsl’inverse de
Le lemme
qui
suit donne une estimation des dérivéespartielles
parrapport
aux
champs Wi
de dans unepseudo-boule
centrée en z. La démonstration de ce lemme est faite auSous-Paragraphe
5.2.LEMME 2.10. Il existe des constantes K,
82
nedépendant
que de p, B et M telles que, pour z EUo
882,
on a, pour toutKo
> 1 ettout ~
EBm° (.z, 8) : a)
pour(i, j)
E{1, ... , 4}
x11, 51
U15, 5}, Ri(z, 1 KRj
(z, 8);
b) pour j cil,
...,4}, R’f(z, 8).
DÉMONSTRATION DE LA PROPOSITION 2.9.
D’après
le Lemme2.2,
on a, pourK > 1, et 1 i 5,
Par
suite, Bm ô
’0(z, (Z & ),
K il existe une courbe cpcontinue, C par
morceaux,5
telle que, sauf pour un nombre fini de valeurs de t,
i=l
avec
1
1i 4, 1 1 8.
Posons alorsui (t) _ ~i ((~(t)), i = 1, ... , 5, et
(noter
que lesui (t)
sont bien définispour 8 5o, 80
nedépendant
que desdonnées).
Si to = 1 on a § G Il nous faut donc montrer que l’on peut choisir les constante K et
lCo,
nedépendant
que desdonnées,
de sorte que, siKo > Ko,
pour~o
= convenableon a to = 1.
Si to 1 il existe
io
tel que, soit1
=--7()
o 0 avecio
{ 1, ... , 4},
Ko lo
Or,
la fonctionu io
étant continueet Cl
1 par morceaux on a(sauf
pour un nombre fini de valeurs det)
Comme
Uio (0)
=0,
on aet
l’hypothèse
surles ai
donneSupposons
tout d’abordio
= 5.Puisque
E~)
pour t G[0, to],
le Lemme 2.10 combiné avec
l’inégalité
ci-dessusdonne
oùK ne
dépend
que des données carKo > 1,
et on conclut à une contradictionen
choisissant K > ~~.
Supposons
maintenant 1 4. Commeprécédemment,
le Lemme 2.10implique
et, pour
conclure,
il suffit de choisir80 M puis
K >(2 K ) M .
0KO
3. - Construction et
propriétés
despseudo-boules B:o (z, 8)
Dans le
paragraphe précédent,
nous avons construit une famille depseudo-
distances
dépendant
d’unparamètre
m. En unpoint
z fixé les rayons dans les directionscomplexes L
1 etL2
de lapseudo-boule 8)
dont le rayon dans la direction T est & varie considérablement en fonction de m. Notre butest d’obtenir des
pseudo-boules
dont le rayon dans l’une des directionsL
1 ouL2 (ici
nous choisissons deprivilégier L2)
est leplus grand possible.
Nousmontrons dans ce
paragraphe qu’il
estpossible
deprendre,
pourchaque (z, 8),
un rayon dans la direction
L2 égal
au maximum des rayonscorrespondant
despseudo-boules Bm ° (z, 8)
en faisant varier leparamètre
m,quitte
à diminuer le rayon dans la directionL 1.
La méthode
générale
est naturellement la même que celle utilisée au para-graphe précédent.
La seule différence est que nous devons considérer enplus
une autre famille de
"boules", dépendant
duparamètre
m,définies,
comme dans leSous-Paragraphe
2.1 par des courbes.Le
premier sous-paragraphe
est consacré à cette famillesuplémentaire,
lesecond à la bonne famille de
pseudo-boules
définies par des courbes et la démonstration du Théorème 1.3 est faite dans le dernier.Pour
simplifier
lesnotations,
àpartir
de maintenant les boules seront notées3.1. - Les
pseudo-boules Bm 2 (z, ~)
Comme dans le
paragraphe précédent,
pour des raisonstechniques
appa- raissant clairement par lasuite,
nous considérerons tout d’abord une famille intermédiaire depseudo-boules dépendant
duparamètre m
sur les-quelles
nous allons démontrer despropriétés
d’invariance dupoids 62’.
Pour z E
Uo,
soità)
l’ensemble despoints
où ~p :[0, 1]
2013~ U est une courbecontinue, C
1 par morceaux, vérifiant(2.4)
lesfonctions ai, 1 ~ i
5,
étant continues par morceaux, et tellesque la51 [ 5, 1a41 1 Rm (z,
o 28)
etmax a 1 Ia2I} iori(z,8)
o 1 oùLe lemme
qui
suitpermet
decomparer
lespseudo-boules à)
etBm2(z,8):
LEMME 3.1. Il existe des constantes K et
8o
nedépendant
que de et M telles que, pour z E U80
on a~)’
La preuve de ce lemme se fait à
partir
de deux autres lemmes. Le secondne sera utilisé ici que sous une forme affaiblie. Il nous sera utile
plus
tard soussa forme forte.
Le
premier
est unegénéralisation
de laProposition
2 de[2]:
LEMME 3.2. Pour toute liste
l
telle queil
= 0 etIII
=k
M il existe uneconstante K ne
dépendant
que des données p, B et U telle que, pour z E U et 8 1,on a -
DÉMONSTRATION Du LEMME 3.2. Nous utilisons encore une fois le Lemme 1 de
[2]
avec X2 = 0: avec les notationsqui
y sontintroduites,
il suffit de voir que, pour tout terme X deTl
on aPour montrer
(3.5),
nousdistinguons
trois cas.2n n(,_ 2 )@
Premier cas: X =
1£(ap)11l8
n , avec L EWo.
Notons que,
puisque 12
=0,
on a 2l
l m.Si M
km,
on a, enmajorant If(Y)1 [
par une constante,Si maintenant M >
mk, alors £
eW4
et il vient2~ ~
Deuxième cas: X =
~.C(ap) ~ ~2 gn~l- ~ ~,
£ eW2.
Ce cas est trivial
puisque
X est un terme deC2
et8 ::S (6)".
Troisième cas: X X=. = n
( 1- ) .
_
_
Si
M mk,
on aK(62)1ï.
Si M >
mk,
alors jC eW4
et il vientCeci achève la preuve de
(3.5)
et, par la mêmeoccasion,
celle du Lem-me 3.2 n
LEMME 3.3. Pour toute liste £ de
longueur
k M, il existe une constante Kne
dépendant
que des données p, B et U, telle que pour z E U et 8 > 1 on aDÉMONSTRATION DU LEMME 3.3.
Supposons
tout d’abord12
= 0 c’est-à-dire k =11.
Si k m alors
,C E Wl
et on aSi par contre
k > m,
on a8k-2 ~k(1-m ) (6Õ)~.
Supposons
maintenantlz
> 1.Tout
d’abord,
si~ + i7
1 alors £ eW2
et nous avonsSi par
li + L2 > 1, (1--2-)n
et1- M n
entraînentSi par contre m m - 0 - m et 2 - m entrainent
ce
qui
termine la preuve du Lemme 3.3. DDÉMONSTRATION DU LEMME 3.1. Il faut démontrer que +
S2)1/2 ::S
K 81 ~2
cequi
estéquivalent
àPour démontrer
(3.6),
il suffit de remarquer que, pour une liste £ telle queOr la
première
de cesinégalités
est le Lemme 3.2 et la secondeprovient
du Lemme 3.3.
(3.7)
est trivialement vérifiée car 2 = 02 2
Le Lemme 3.1 montre
qu’il
existe des constantes K et8o
nedépendant
que de p,
B,
M et U telles que, pour 880
etKo
> 1 on a CK 8).
On en déduit lapropositon
suivante:’